L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

EUROPE


le Progrès du mercredi 23 mars 2017

 

 

 

DIPLOMATIE - CONTRE TRUMP. VERS UN ACCORD ENTRE L'EUROPE ET LE JAPON

 

 

Alors que les États-Unis de Donald Trump affichent leur volonté de protectionnisme, l'Union européenne (UE) mise sur le Japon. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a rencontré, hier, à le Premier ministre nippon Shinzo Abe, en compagnie du président du Conseil européen Donald Tusk, en vue d'un accord commercial que l'UE espère conclure avec le Japon. Négocié depuis quatre ans, il pourrait peser plus lourd encore que celui récemment conclu avec le Canada, le Ceta.

 

 

Cet affichage en faveur d'un commerce "libre et équitable" contraste avec l'attitude de Trump hostile au multilatéralisme de l'Organisation mondiale du commerce. Le président américain a notamment officialisé le retrait américain du Traité transPacifique signé avec onze pays de la région Asie-Pacifique, dont le Japon. Ainsi, l'accord avec l'UE serait une priorité pour les Japonais, assurent les Européens. À Bruxelles, Shinzo Abe a pourtant ménagé son allié américain. Il a estimé "important que je Japon et l'UE coopèrent aussi avec les États-Unis pour défendre le libre-échange face à des tendances protectionnistes troublantes".

 

 

 

P034017000102-123481.jpg

 

 

Rencontre entre Shinzō Abe, Premier ministre japonais, Donald Tusk, président du Conseil européen. Shinzō Abe, Donald Tusk, Jean-Claude Juncker


26/03/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du dimanche 19 mars 2017

 

 

 

ÉCOSSE - BREXIT : LES NATIONALISTES EXIGENT UN RÉFÉRENDUM

 

 

"Évidemment que le référendum aura lieu !". Les nationalistes écossais, en congrès hier à Aberdeen, ont revendiqué leur soif d'indépendance et l'organisation d'un nouveau référendum, quitte à faire éclater le Royaume-Uni. Le Parti nationale écossais (SNP) estime que la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne (rejetée par 62 % des Écossais), justifie l'organisation d'une nouvelle consultation puisque l'Écosse veut conserver des liens étroits avec l'Europe.

 

 


24/03/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du vendredi 17 mars 2017

 

 

 

PAYS-BAS - LÉGISLATIVES. GEERT WILDERS BATTU : L'EUROPE SOULAGÉE

 

 

 

La victoire assez nette du Premier ministre libéral Mark Rutte a été saluée par tous les dirigeants européens. L'extrême droite, deuxième, progresse, mais se cogne au plafond de verre.

 

 

 

Un vote "pour l'Europe, contre les extrémistes", a commenté sur Twitter Margaritis Schinas, porte-parole du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Attendu comme un baromètre de la montée du populisme en Europe en cette année de grands scrutins à travers le continent, le résultat du député controversé Geert Wilders reste très en dessous du pronostic des sondages (36 sièges) et même du record historique du parti d'extrême droite (24 sièges en 2010).

 

 

 

58cab517c36188e62f8b462a.jpg

 

 

 

20 sièges pour l'extrême droite

 

Car après avoir longtemps flirté avec l'idée de propulser l'élu anti-islam, anti-Union européenne, anti-immigration et anti-système à la tête du gouvernement, les électeurs néerlandais ont opté pour la stabilité. En tête, avec au moins 33 sièges, le Premier ministre de centre droit Mark Rutte a salué une victoire contre "le populisme de mauvais aloi".

 

 

"Après les surprises du Brexit et de Donald Trump, ces résultats sont une victoire du bon sens et un bon départ pour la saison électorale européenne", a analysé Holger Schmieding, économiste en chef de la banque Berenberg. Deux scrutins clés doivent se tenir, la présidentielle en France en avril et mai et les législatives en Allemagne à l'automne, avant une élection en Italie.

 

 

"La fascination pour les partis populistes de droite est terminée", affirme le professeur Hajo Funke, de l'Institut des Sciences politiques Otto Suhr. "Les gens voient que Trump ne fait pas de bien ni aux États-Unis, ni à l'Europe", ajoute-t-il. Pour lui, les citoyens néerlandais se sont aperçu de la réaction en chaîne destructrice que pouvait déclencher le populisme de droite à travers toute l'Europe.

 

 

Le président français François Hollande a évoqué "une nette victoire contre l'extrémisme", tandis que la chancelière allemande Angela Merkel, selon son porte-parole, s'est réjouie de "poursuivre une bonne collaboration en tant qu'amis, voisins, Européens".

 

 

Malgré le résultat, Geert Wilders a déclaré que sa voix ne pourra être ignorée. Il devrait se poser en principal leader de l'opposition.

 


19/03/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du jeudi 16 mars 2017

 

 

 

FRANCE - MIGRANTS. L'ÉTAT VEUT DÉMANTELER LE CAMP DE GRANDE-SYNTHE

 

 

Près de cinq mois après la "Jungle" de Calais (Pas-de-Calais), l'État veut s'atteler au démantèlement "progressif" du camp de migrants de Grande-Synthe, dans le Nord. C'est le ministre de l'Intérieur qui l'a annoncé hier. Toutefois, le maire écologiste de la ville, Damien Carême, s'y oppose.

 


19/03/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du mardi 14 mars 2017

 

 

 

DIPLOMATIE - TENSIONS. TURQUIE-EUROPE : LE PACTE SUR LES MIGRANTS AU COEUR DU CONFLIT

 

 

Les tensions entre certains pays européens et la Turquie ne retombent pas après l'interdiction de certains meetings turcs à l'étranger. Ankara met la pression sur les migrants.

 

 

Un an après sa signature en mars 2016, le pacte sur les migrants Turquie-Union européenne revient sous les feux de l'actualité, après le week-end de tensions entre le pays dirigé par Tayyip Erdogan et plusieurs pays européens (Pays-Bas, Allemagne). "Nous devons réévaluer la question du passage terrestre (dans le pacte sur les migrants clandestins)", a ainsi émis hier le ministre des Affaires européennes Omer Celik. Le sujet des migrants est souvent agité par Ankara comme un moyen de pression et de chantage sur l'UE soit dans l'impasse, la Turquie reste un partenaire indispensable notamment dans la gestion des flux de migrants vers l'Europe.

 

Erdogan accuse Merkel de cacher des terroristes

L'UE, qui s'est engagée à verser trois milliard d'euros pour 2016 et 2017 à la Turquie, a appelé Ankara à "s'abstenir de toute déclaration excessive et d'actions qui risqueraient d'exacerber encore la situation". Un message visiblement pas bien entendu par le président turc qui a accusé hier la chancelière allemande Angela Merkel de "soutenir les terroristes" après avoir parlé l'avant-veille de "nazisme"...

 

 

Pourtant la "désescalade" entre la Turquie et l'Europe, le chef de l'Otan, Jens Stoltenberg, l'avait également appelée de ses voeux. "Nous travaillons avec les Turcs pour conter la violence et les troubles en Syrie et en Irak [...] afin de soutenir la coalition globale contre Daech, ceci est dans notre intérêt", a-t-il souligné.

 

 

Jusqu'à ces dernières années, la présence d'hommes politiques turcs en campagne en Europe n'avait pas suscité de remous. Mais le contexte électorale très tendu, aux Pays-Bas, avec les élections législatives demain, et en Turquie le 16 avril avec le référendum sur le renforcement des pouvoirs du président Erdogan, a sans doute joué.

 

 

De l'avis de Soner Cagaptay, analyste spécialiste de la Turquie au Washington Institute, "Erdogan se cherche des ennemis étrangers imaginaires pour courtiser sa base nationaliste à l'approche du référendum. C'est aussi simple que cela et les Néerlandais sont tombés dans ce piège au lieu d'ignorer le meeting pro-Erdogan". X.F (avec AFP)

 


18/03/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du samedi 11 mars 2017

 

 

 

SOMMET - UN CLUB VIP AU SEIN DE L'UNION EUROPÉENNE ?

 

 

Alors que la Grande-Bretagne quitte l'UE, que la Pologne se retrouve isolée, l'idée d'une Europe à plusieurs vitesses s'impose dans les débats sur l'avenir de l'UE, en pleine introspection.

 

 

Les conflits se multiplient au sein des 27, entre sortie de la Grande-Bretagne, gestion des migrants, lutte contre le terrorisme... La dernière crise en date vient de la Pologne, qui s'isole et bloque les discussions. Dans ces conditions, avec la crainte de nouvelles sorties de l'Union Européenne (UE), plusieurs pays veulent une Europe où l'unanimité n'est plus légion. Le risque : augmenter la fracture déjà présente entre pays de l'Ouest et de l'Est.

 

 

 

Ce que cela signifie

 

Il s'agit de permettre à plusieurs pays de collaborer dans certains domaines, sans que la participation de tous les États de l'UE ne soit nécessaire.

 

 

 

Ce qui existe déjà

 

En réalité, cette UE à plusieurs vitesses déjà : au fil des élargissements, la nécessité de permettre différents niveaux d'intégration est apparue comme indispensable et les traités ont notamment introduit les "coopérations renforcées". Cette procédure va notamment permettre le futur lancement d'un parquet européen, spécialisé dans les fraudes à la TVA transfrontalière et aux fonds structurels européens. Les États membres intéressés pourront y participer malgré l'opposition de plusieurs États membres, qui pourront eux se tenir à l'écart.

 

 

Cette procédure a déjà été utilisée dans le passé pour une harmonisation des régimes matrimoniaux ou encore du système de délivrance des brevets, mais elle reste peu fréquente.

 

 

 

ob_640f39_europe.jpg

 

 

 

Pourquoi faire plus

 

Pour la Commission européenne, évoquer ce scénario vise à pousser tous les États membres à dire clairement dans quels domaines ils veulent aller plus loin, ou au contraire garder le statu quo.

 

 

En ouvrant de nouveaux domaines aux "coopérations renforcées", l'UE ne serait plus bloquée lorsque quelques pays s'opposent à un projet commun. Mais le risque est aussi de créer des différences croissantes entre les droits des citoyens de l'UE et de rendre l'Europe encore plus difficile à comprendre.

 

 

La Commission a cité une série de domaines possibles : l'harmonisation fiscale et sociale, la défense (avec des marchés publics conjoints par exemple) ou encore la sécurité (avec des échanges obligatoires de données pour lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée).

 

 

 

Qui est pour, qui est contre

 

Paris et Berlin font partie des partisans les plus convaincus, avec les soutien affiché de pays comme l'Espagne ou l'Italie. "L'unité n'est pas l'uniformité", plaide ainsi le président Hollande, tandis que la chancelière allemande Angela Merkel pousse les Européens à "avoir le courage d'accepter que certains pays avancent plus rapidement que d'autres, sans que ce soit fermé pour ceux qui ont pris du retard".

 

 

Mais les pays de l'Est et d'Europe centrale craignent de leur côté que ces projets ne visent en fait à les exclure du "club", en raison de leur opposition récurrente aux projets de Bruxelles.

 

 

 

 

 

Lutte contre le terrorisme : cohésion zéro chez les 27

 

 

Soumise à une menace terroriste inédite, l'Union européenne manque cruellement de cohésion dans la prise en charge des victimes d'attentats, un sujet sensible sur lequel les États membres planchaient hier. Alors que le statut de victime du terrorisme n'est même pas reconnu dans certains États, les modalités d'accompagnement sont inégales.

 

 

Le montant des indemnisations varie énormément, tout comme leurs sources de financement. Certains pays, comme l'Espagne, l'Italie, la Grande-Bretagne, l'Allemagne ou la France, ont construit un dispositif "assez efficace", estime Levent Altan, le directeur exécutif de Victim Support Europe, un réseau de plaidoyer. Mais d'autres comme la Grèce, Chypre, la Roumanie ou la Bulgarie "restent derrière". Le pire est, selon lui, à craindre si "une attaque y survient  demain". Il est "absolument nécessaire" que l'Europe se dote d'une politique commune sur l'aide au victimes, affirme la secrétaire d'État française Juliette Méadel, dont les services ont organisé une conférence internationale sur ce thème en janvier à Paris.

 

 

 


12/03/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du marcredi 8 mars 2017

 

 

 

HONGRIE - IMMIGRATION. DÉTENTION SYSTÉMATIQUE POUR LES RÉFUGIÉS

 

 

Le Parlement hongrois a voté hier pour rétablir la mise en détention systématique de tous les demandeurs d'asile présents dans le pays, une mesure supprimée en 2013 sous la pression de l'Union européenne et du Haut-commissariat de l'Onu aux réfugiés (HCR).

 

 

 

hongrie-map2.png

 

 

La nouvelle loi, adoptée à une large majorité prévoit que les migrants seront placés dans des "zones de transit" aux frontières serbe et croate, où ils seront détenus dans l'attente d'une décision définitive concernant leur demande d'asile. Il leur sera possible de quitter les lieux s'ils retournent dans le pays par lequel ils sont arrivés.

 

 

"Nous sommes en état de siège, a estimé le Premier ministre conservateur Viktor Orban. La tempête migratoire ne s'est pas dissipée, elle s'est juste provisoirement calmée", a-t-il estimé. Cette privation de liberté s'appliquera tant aux nouveaux venus qu'aux demandeurs d'asile déjà hébergés dans le pays, au nombre de 586 en février. La Hongrie avait renoncé en 2013 à la détention systématique des migrants sous la pression notamment de l'UE, du HCR et de la Cour européenne des droits de l'Homme.

 

 

 

14783536904844447_original.jpg

 

Viktor Orban

 


12/03/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du mardi 7 mars 2017

 

 

 

DIPLOMATIE - "PRATIQUES NAZIES". L'ALLEMAGNE EN COLÈRE APRÈS LES ACCUSATIONS D'ERDOGAN

 

"Gardons la tête froide". Ainsi a répondu hier le porte-parole d'Angela Merkel, aux accusations de "pratiques nazies" proférées dimanche par le président turc, après l'annulation de plusieurs meetings de ses soutiens prévus en Allemagne la semaine dernière. "À l'adresse de notre partenaire turc, soyons critiques là où c'est nécessaire mais ne perdons pas de vue la signification de notre partenariat", a-t-il ajouté, qualifiant les critiques turques "d'absurdes et déplacées".

 

"Pression systématique"

 

L'homme fort de la Turquie, qui espère une victoire du "oui" au référendum sur l'extension de ses pouvoirs prévu le 16 avril prochain, s'est aussi dit prêt à faire campagne en Allemagne. Il a assuré que si les autorités l'en empêchaient, il mettrait "le monde sens dessus dessous".

 

 

Ces déclarations ont de quoi inquiéter Berlin, qui abrite la plus grande diaspora turque au monde. Les 1,4 million d'électeurs turcs vivant en Allemagne, plutôt favorables à Erdogan, représentent un réservoir de voix non négligeable pour les forces politiques turques.

 


09/03/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du dimanche février 2017

 

 

 

ALLEMAGNE - UNE VOITURE FONCE SUR DES PASSANTS : AU MOINS UN MORT

 

 

Hier après-midi, un homme au volant d'un véhicule a foncé sur des passants dans une rue du centre-ville d'Heidelberg, située au sud-ouest du pays. Une personne est morte, deux autres ont été blessées. Après l'incident, "le suspect est sorti de la voiture et s'est éloigné à pied, armé d'un couteau", selon les services de police. Le conducteur a été grièvement blessé lors de son interception et a dû être hospitalisé. Selon le quotidien allemand Bild, l'homme souffrait de troubles psychiatriques

 

 

Les pouvoirs publics sont sur le qui-vive en raison de la menace djihadiste pesant sur l'Allemagne, particulièrement depuis l'attentat au camion-bélier en décembre à Berlin qui avait fait 12 morts et avait été revendiqué par Daech.

 

 

 


27/02/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du jeudi 23 février 2017

 

 

 

PAYS-BAS - LÉGISLATIVES. AVEC GEERT WILDERS, L'EXTRÊME DROITE EST CONQUÉRANTE

 

 

L'extrême droite est bien placée pour arriver en tête des législatives du 15 mars aux Pays-Bas. Et même s'il ne parviendra pas à gouverner, son leader Geert Wilders influence déjà la politique du pays.

 

 

L'extrême droite n'a pas besoin d'une crise économique pour se développer. Les très prospères Pays-Bas, avec 5,4 % de chômeurs, pourraient placer le Parti pour la liberté (PVV) de Greert Wilders en tête des législatives du 15 mars.

 

 

geert_wilders.jpg


24/02/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du mardi 21 février 2017

 

 

 

FINANCES - LA GRÈCE DE NOUVEAU CONTRAINTE À UNE CURE D'AUSTÉRITÉ

 

 

Cédant aux exigences de ses créanciers, le gouvernement d'Alexis Tsipras promet de nouvelles mesures d'austérité dans l'espoir d'obtenir un nouveau prêt avant juillet.

 


22/02/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du dimanche 19 février 2017

 

 

 

ALLEMAGNE - DIPLOMATIE. LA CONFÉRENCE POUR LA SÉCURITÉ DE MUNICH FIGE LES INQUIÉTUDES

 

 

Berlin a appelé les États-Unis à se méfier de la Russie, Washington a certifié qu'il restait "le plus grand allié" de l'Europe, et Moscou a évoqué l'avènement d'un nouvel "ordre mondial post-occidental".

 

 

Hier à la 53e Conférence sur la sécurité de Munich, l'Allemagne a appelé les États-Unis à ne pas menacer la cohésion européenne et à se méfier de la Russie, après un G20 où les Occidentaux ont tenté de se rassurer sur les intentions de Donald Trump.

 

 

 

L'appel de Merkel

 

En ouverture de ce deuxième jour de débats, la chancelière allemande Angela Merkel a appelé les pays à résister à la tentation du repli sur soi pour affronter les menaces globales, alors que les appels aux nationalismes gagnent en Occident. "Allons-nous continuer à agir ensemble ou allons-nous retomber dans nos rôles individuels ? Je vous appelle [...] à faire en sorte qu'ensemble nous rendions le monde meilleur", a-t-elle déclaré. Et d'ajouter : "Il faut chercher nos points communs dans la lutte contre le terrorisme".

 

 

 

La parole de Mike Pence

 

Prenant à son tour la parole, le vice-président américain Mike Pence a assuré que l'engagement des États-Unis envers leurs alliés était "inébranlable", mais que ceux-ci devaient aussi "faire plus", un message déjà porté cette semaine par le secrétaire à la Défense James Mattis au siège de l'Otan et le secrétaire d'État Rex Tillerson à la réunion du G20 à Bonn. En mission pour Donald Trump, il a avant tout choisi de rassurer, certifiant à plusieurs reprises que son pays restait "le plus grand allié" de l'Europe. Il a évoqué très brièvement la relation russo-américaine: "Sachez que les États-Unis continueront de demander des comptes à la Russie, même si nous cherchons des terrains d'entente.

 

 

 

L'intransigeance de Lavrov

 

Pique, l'homme de confiante de Vladimir Poutine, Sergueï Lavrov, est allé droit au but. Le ministre russe des Affaires étrangères a dénoncé "l'ordre libéral international" qui a profité à une petite élite, et a appelé à l'avènement d'un "ordre mondial démocratique et juste, [...] post-occidental".

 

 

La Russie, "puissance eurasiatique", entend développer ses relations avec les États-Unis, selon lui, "sur la base de pragmatisme, du respect mutuel et de la responsabilité mondiale partagée", qualifiant au passage l'Otan de "vestige de la Guerre froide".

 

 

Interrogé sur les accusations de piratage de la Russie dans la campagne électorale pour la présidentielle française, Sergueï Lavrov a simplement répliqué : "Montrez-nous les faits". Enfin, il s'est montré intransigeant à propos du conflit à l'est de l'Ukraine : "La Russie ne lèvera pas ses sanctions sur l'Union européenne tant que les accords de Minsk ne seront pas appliqués". Dans la soirée, il a annoncé qu'une trêve débutera demain entre les rebelles pro-russes et l'armée ukrainienne.

 


21/02/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du mercredi 15 février 2017

 

 

 

ALLEMAGNE - APRÈS L'ATTENTAT DE BERLIN. LE TORCHON BRÛLE ENTRE MERKEL ET LA TUNISIE

 

 

Le bras de fer continue. Angela Merkel, la chancelière allemande, a insisté hier devant le Premier ministre tunisien pour que les expulsions de demandeurs d'asile déboutés en Allemagne puissent être accélérées. "L'an dernier, selon données, 116 ressortissants tunisiens ont quitté l'Allemagne après avoir été déboutés de leur demande d'asile. Ce n'est pas encore assez rapide", a indiqué Angela Merkel lors d'une conférence de presse commune à Berlin.

 

 

 2016-08-20t175951z_2083366008_s1betwokrfaa_rtrmadp_3_tunisia-politics_0.jpg

 

 

le Premier ministre tunisien Youssef Chahed

 

 

 

 

"Aucune erreur" de la part de la Tunisie

 

Mais, avant même leur rencontre, le Premier ministre tunisien Youssef Chahed avait rejeté en bloc les demandes de l'Allemagne, qui reproche à Tunis de freiner ces expulsions (1 000 à 1 500 dossiers) en particulier s'agissant de personnes liées à la mouvance salafiste. Berlin adresse le même type de reproches à l'Algérie et au Maroc.

 

 

Cas emblématique, la Tunisie est accusée d'avoir bloqué des mois durant en 2016 le rapatriement d'Anis Amri, l'homme qui finira par tuer 12 personnes le 19 décembre en attaquant au camion-bélier pour le compte de Daech un marché de Noël à Berlin.

 

 

En pleine année électorale la thématique est devenue brûlante pour la chancelière, attaquée jusque dans son camp conservateur pour sa politique d'accueil des migrants de 2015, lorsque près d'un million de demandeurs d'asile étaient arrivés.

 


18/02/2017
0 Poster un commentaire


Recherche

Vous recherchez ? :