L'AIR DU TEMPS

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EUROPE


Franceinfo

 

Non, le nationalisme catalan n'est pas une idée nouvelle, la preuve

 

Deux historiens reviennent sur les racines de l'indépendantisme catalan, apparu au XIXe siècle, mais qui puise dans des épisodes historiques du Moyen Age et de la guerre de Succession d'Espagne.

 

 

 

Les Catalans sont déterminés. Après la tenue d'un référendum, jugé illégal par la Cour constitutionnelle espagnole, le président du gouvernement de Catalogne a signé une déclaration d'indépendance "symbolique", mardi 10 octobre. Mais d'où vient cette volonté d'autonomie et cette défiance envers Madrid ? "Le nationalisme catalan est entièrement construit sur la mémoire historique", explique l'historien Benoît Pellistrandi. Franceinfo remonte le fil du récit catalan.

 

 

Pour comprendre la crise politique que traverse l'Espagne, il faut en effet ouvrir les manuels d'histoire. "Le moment clé, c'est la seconde moitié du XIXe siècle", assure Benoît Pellistrandi, auteur de Histoire de l'Espagne, des guerres napoléoniennes à nos jours (éd. Perrin, 2013). A cette époque, le mouvement de "la Renaissance" fait son apparition dans la région. "Il y a, en effet, un réveil culturel et historique autour de la Catalogne, explique l'historien. Par exemple, la langue catalane devient une langue littéraire, alors qu'elle était essentiellement orale."

 

 

Au XIXe siècle, il y a une redécouverte du Moyen Age, période à laquelle la Catalogne était une puissance importante.

Joan B. Culla, historien catalan

à franceinfo

A l'origine de la fête nationale de la Catalogne

 

Pour construire ce nationalisme catalan, les habitants de la région vont réhabiliter les grands événements de leur histoire. "Le romantisme du XIXe siècle va transformer ces dates historiques en fêtes nationales", explique Joan B. Culla. Par exemple, c'est en 1886 qu'est célébrée la première "Diada". Cette journée fait référence au 11 septembre 1714, jour où Barcelone tombe aux mains des troupes du roi d'Espagne Philippe V de Bourbon, petit-fils du roi de France Louis XIV. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, cette date n'était absolument pas célébrée. Elle est d'abord reprise de manière très marginale par quelques militants, puis progressivement intégrée dans le discours politique. Au point de devenir un jour férié et une fête nationale à partir des années 1980. En 2012, pour la première fois, ce sont les institutions catalanes qui appellent même à la manifestation et rassemblent plusieurs centaines de milliers de personnes ce jour-là. 

 

 

Dans le discours catalan, cette date du 11 septembre 1714 est devenue extrêmement symbolique. Mais elle divise aussi les historiens. "En 1714, la Catalogne a été battue et le roi [d'Espagne] a décidé de la punir en lui enlevant sa souveraineté politique, explique l'historien catalan Joan B. Culla. L'unification de l'Espagne s'est faite par les armes." Ce n'est pas vraiment l'interprétation de Benoît Pellistrandi. Selon lui, les indépendantistes ont "biaisé" la signification de cet évènement : "On présente ça comme l'écrasement de Barcelone, alors qu'en réalité c'est, dans la guerre de Succession d'Espagne, un épisode comme un autre, et la société catalane était divisée entre les Bourbons [partisans de Philippe V] et les Habsbourg [partisans de l'Autrichien Charles III]", explique-t-il.

 

 

 

 

 

 

Deux personnes portent le drapeau indépendantiste catalan dans les rues de Barcelone, le 10 octobre 2017. (GONZALO ARROYO MORENO / ANADOLU AGENCY / AFP)

 

 

Un hymne créé en 1899 et chargé d'histoire

 

A la toute fin du XIXe siècle toujours, la Catalogne va se doter d'un autre symbole fort : l'hymne Els Segadors, ("Les Faucheurs") composé en 1899. Encore une fois, c'est une référence à l'histoire de la région. "Cette chanson fait allusion à la révolte de 1640, rapidement écrasée par Madrid, explique Benoît Pellistrandi. Ce n'est pas du tout un hymne du XVIIe siècle, mais les Catalans reprennent un épisode de division entre l'Espagne et leur région pour réaliser un hymne qui marche très bien."

 

 

Dans le discours nationaliste, ce qui compte ce sont les chocs avec Madrid. L'idée est que l'Espagne est une puissance extérieure qui brime la Catalogne.

Benoît Pellistrandi, historien

à franceinfo

 

 

A partir du début du XXe siècle, le nationalisme catalan va véritablement éclore au niveau politique. En 1901, le premier parti nationaliste est créé. "C'est la première fois que des nationalistes catalans se présentent à des élections, raconte Joan B. Culla. C'est aussi à partir de ce moment que Madrid va parler de 'problème catalan'." Un premier statut pour la Catalogne est rédigé en 1932. Il sera rapidement balayé par la guerre civile espagnole (la guerre d'Espagne, 1936-1939) et la dictature de Franco.

 

 

 

Franco écrase la Catalogne 

 

En 1939, Barcelone est l'une des dernières villes à tomber aux mains des troupes franquistes. "La Catalogne est vraiment un point de résistance et va le payer très cher, contrairement aux Basques, qui se sont rendus en 1937, rappelle Benoît Pellistrandi. Ceci explique l'importance de la répression de Franco à partir de 1939." La Généralité (région autonome) est supprimée, des nationalistes sont fusillés.

 

 

Après cette période sombre, les Catalans reprennent le fil de leur histoire régionale. Le président en exil de la Généralité, Josep Tarradellas, est de retour en 1977. "C'est vraiment une date importante, explique Benoît Pellistrandi. C'est l'idée que le 'self government' de la Catalogne est reconnu dans le nouveau panorama politique qui s'ouvre." En 1979, un nouveau statut de la Catalogne est voté. "Il remet sur pied ce que le franquisme avait détruit", explique Joan B. Culla. 

 

 

 

"Madrid a cru à un mirage, il n'en est rien"

 

Après plusieurs années de statu quo face à un Parti populaire (droite) hostile à toute évolution du statut de la Catalogne, l'arrivée au pouvoir des socialistes semblent débloquer la situation en 2006. "Nous avons rédigé un nouveau statut, largement adopté par le Parlement catalan, mais très rapidement, le pouvoir socialiste a perdu son enthousiasme, se rappelle Joan B. Culla. A peine le texte adopté par Madrid, puis par référendum en Catalogne, il s'est retrouvé dans 'le couloir de la mort', à cause du recours du Parti populaire auprès du Tribunal constitutionnel".

 

 

En 2010, plusieurs articles très symboliques du statut sont censurés, dont la reconnaissance de la "nation" catalane et la primauté de la langue catalane. "Cette décision a été vécue comme une agression juridique en Catalogne", explique Joan B. Culla. C'est à partir de ce moment que l'idée de l'indépendance va progressivement faire surface. En 2012, des centaines de milliers de manifestants brandissant des drapeaux indépendantistes défilent pour la première fois dans les rues de Barcelone. "Madrid a cru à un mirage, explique Joan B. Culla. Mais il n'en est rien. Avec la crise économique, des gens peu politisés ont commencé à se révolter contre l'attitude de Madrid." Un dialogue de sourds entre les autorités catalanes et madrilènes a fini de faire monter le désir d'indépendance. Jusqu'à la crise politique que connaît l'Espagne actuellement.

 

 

A lire aussi

 

 


13/10/2017
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FranceInfo - vendredi 6 octobre 2017

 

 


10/10/2017
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le lundi 2 octobre 2017 - France Info

 

 

Référendum en Catalogne : Barcelone et Madrid s’opposent

Dimanche 1er octobre le référendum interdit a bien eu lieu en Catalogne. Cela a donné un vote sous violence. Les séparatistes revendiquent malgré tout la victoire avec un "oui" à 90 % des voix ; Madrid riposte et annonce que le gouvernement fera tout ce que permet la loi pour empêcher une déclaration d’indépendance.

 

 

À l’annonce des résultats du referendum, un chant indépendantiste s’élève au cœur de Barcelone. La victoire du "oui" à l’indépendance était attendue et elle est sans appel : c’est 90 % des votes exprimés. Immédiatement, Carles Puigdemont, le président du gouvernement catalan, annonce qu’il prépare une déclaration d’indépendance unilatérale : "Nous avons le droit de décider de notre avenir".

 

 

Des interventions policières ont dégénéré

 

Le président Mariano Rajoy, de son côté, est catégorique. Selon lui, ce vote n’a aucune valeur aux yeux du gouvernement espagnol : "Je dis aux Catalans que le cours à suivre pour débattre de leur demande politique ne pourra jamais venir d’une rupture avec la loi, mais d’un dialogue loyal dans lequel nous écoutons et prêtons attention à tous". Dimanche 1er octobre, le vote déclaré illégal a été perturbé par de nombreuses interventions policières. Certaines ont dégénéré. Les blessés se comptent par centaines ; ce matin, c’est cette violence qui fait la une des journaux.

 


02/10/2017
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Vendredi 29 septembre 2017 - France TV info

 

 
 
    RÉFÉRENDUM EN CATALOGNE

 

 

 

 

La Garde civile a saisi, jeudi 28 septembre 2017, près de 2,5 millions de bulletins de vote et trouvé une centaine d'urnes, au cours d'une perquisition à proximité de Barcelone, trois jours avant le référendum d'autodétermination interdit de dimanche.

 

 

C'est la première fois que la police trouve des urnes depuis qu'elle multiplie les opérations en Catalogne pour saisir du matériel de vote et ainsi empêcher le référendum organisé par le gouvernement indépendantiste catalan, interdit par la Cour Constitutionnelle.

 

 

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Des urnes destinées au FC Barcelone ?

 

"La Garde civile a saisi 2,5 millions de bulletins de vote, quatre millions d'enveloppes et 100 urnes dans un entrepôt à Igualada", a dit une source policière, précisant que l'entreprise avait assuré que ces urnes étaient destinées au FC Barcelone. Un porte-parole de ce club de football a confirmé que cette même entreprise lui avait fourni des urnes dans le passé pour l'organisation d'élections internes, mais il n'était pas en mesure de donner plus d'informations.

 

 

La police avait déjà saisi plusieurs millions de bulletins de vote la semaine dernière au cours d'une opération qui avait suscité beaucoup de tensions dans une région fortement divisée sur l'indépendance.

 

 

La majorité des habitants de la Catalogne souhaite toutefois un référendum légal, mais le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy et la justice sont décidés à l'interdire, quitte à faire bloquer l'accès aux bureaux de vote par les forces de l'ordre massivement déployées dans la région, avec plus de 10 000 policiers et gardes civils en renfort.


29/09/2017
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le mercredi 27 septembre 2017

 

 
 
    DÉLIVRANCE DU PERMIS DE CONDUIRE AUX FEMMES EN ARABIE SAOUDITE

 

 

 

AFP, publié le mercredi 27 septembre 2017 à 10h33

 

 

L'Arabie saoudite a autorisé les femmes à conduire, brisant un tabou dans ce royaume ultraconservateur régi par une vision rigoriste de l'islam, qui continue d'imposer d'autres restrictions.

 

 

La communauté internationale a salué la décision historique du royaume saoudien qui était jusqu'ici le seul pays au monde à interdire le volant aux femmes.

 

 

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et le président américain Donald Trump y ont vu une avancée pour les femmes dans ce grand Etat arabe souvent critiqué pour son déficit en matière des droits de l'Homme.

 

 

"Les bonnes nouvelles en provenance d'Arabie saoudite se succèdent", a noté le ministre d'Etat aux Affaires étrangères des Emirats arabes unis, Anwar Gargash.

 

 

Mardi soir, le roi Salmane a ordonné la délivrance de permis de conduire "indifféremment aux hommes et aux femmes", selon un décret qui a résonné comme un séisme dans le royaume.

 

 

Cette mesure, réclamée depuis 1990 par des militantes dont certaines ont été arrêtées pour avoir défié l'interdiction, doit entrer en vigueur à partir de juin 2018.

 

 

En attendant, les agences concernées devront procéder "à tous les changements nécessaires dans les réglementations en vigueur" et développer les infrastructures pour accueillir "des millions" de candidates au permis de conduire, a expliqué l'ambassade saoudienne à Washington.   

 

 

"Je suis sous le choc, je ressens une très grande joie", a lancé Haya Rakyane, employée de banque de 30 ans installée à Ryad. "Je ne m'attendais pas à une telle décision avant 10 ou 20 ans", a-t-elle déclaré à l'AFP.

 

 

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- Autres restrictions -

 

 

"C'est un jour très heureux ! Je n'y crois pas encore, je n'y croirai pas avant de le voir de mes propres yeux", a affirmé Chatha Dousri, employée de la compagnie pétrolière Aramco à Dahran (est) qui dit avoir conduit à l'intérieur du complexe résidentiel fermé où elle habite mais jamais sur la voie publique.

De nombreuses femmes de l'élite saoudienne, qui pouvaient conduire à Londres ou à Dubaï mais pas à Ryad, avaient tenté de braver cette interdiction en Arabie saoudite mais avaient été systématiquement arrêtées.

 

 

"C'est la concrétisation du courage de militantes qui ont fait campagne pendant des années", a dit Amnesty International. 

 

 

Les femmes font encore l'objet de sévères restrictions en Arabie où elles sont notamment soumises à la tutelle d'un homme de leur famille --généralement le père, le mari ou le frère-- pour faire des études ou voyager.

 

 

Dans le cadre d'un plan de réformes économiques et sociales à l'horizon 2030 pour limiter sa dépendance au pétrole, Ryad semble assouplir certaines mesures imposées aux femmes.

 

 

 

- Possibles résistances -

 

 

Samedi, les Saoudiennes ont été autorisées, alors que la mixité est interdite dans l'espace public, à célébrer la fête nationale dans un stade, une première dans le pays.

 

 

Ryad tente prudemment de promouvoir des formes de divertissement malgré l'opposition des ultraconservateurs dans un royaume où la moitié de la population a moins de 25 ans.

 

 

L'un des représentants de cette frange, Saad al-Hijri, a été suspendu de prêche récemment pour avoir affirmé que les femmes ne pouvaient être autorisées à conduire car elles n'ont que "le quart" du cerveau d'un homme.

 

 

Le ministère saoudien de l'Intérieur a insisté dans une série de tweets sur le fait que la "majorité des oulémas" n'était pas contre cette décision.

 

 

Mais il a en même temps averti que les autorités "n'hésiteront pas à prendre toute mesure pour préserver la sécurité et la stabilité" du pays.

 

 

 

- Coût économique -

 

 

En novembre dernier, le prince et milliardaire saoudien Al-Walid ben Talal, connu pour son franc-parler, avait lancé un vibrant appel pour que les femmes obtiennent le droit de conduire.

 

 

Il avait déploré le "coût économique" découlant du fait que les femmes en Arabie saoudite dépendent, pour se déplacer, de chauffeurs privés "étrangers" ou de taxis. Et si un mari trouve le temps de conduire son épouse, cela suppose qu'il s'absente de son travail, réduisant sa productivité, avait-il regretté.

 

 

Les tentatives d'alléger les restrictions visent aussi à masquer des critiques sur une récente campagne de répression, estiment des analystes.

 

 

Les autorités ont arrêté ce mois-ci une vingtaine de personnalités, dont des prédicateurs influents et des intellectuels réformateurs.

 

 

Des analystes affirment que nombre de ces dissidents critiquaient la politique étrangère musclée du jeune prince héritier Mohammed ben Salmane (32 ans), comme le boycott du Qatar, ainsi que certaines réformes comme la privatisation d'entreprises publiques et la réduction des subventions de l'Etat.

 


27/09/2017
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le dimanhe 24 septembre 2017

 

 
 
    ÉLECTIONS LÉGISLATIVES EN ALLEMAGNE

 

 

 

 

Leur importance est au moins aussi forte que le suspense est faible. Alors qu’ont lieu ce dimanche les élections législatives en Allemagne, qui, d’après les dernières enquêtes d’opinion, s’annoncent pour le moins favorables à la chancelière Angela Merkel et à ses désirs de quatrième mandat (elle est en poste depuis 2005), tous les regards internationaux sont tournés vers Berlin. Fort de résultats économiques à faire pâlir d’envie les libéraux de tout grain, le pays fait plus que jamais figure de place forte dans le monde et, surtout, en Europe.

 

 

 

Complexe aux yeux des Français, le système électoral des législatives allemandes allie deux modes de scrutin : uninominal direct à un tour d’une part, proportionnel de l’autre. Chacun des 61,5 millions d'électeurs dispose ainsi de deux voix (voir l’exemple de bulletin ci-dessous) pour élire les députés du Bundestag, dont le seuil minimum a été fixé à 598. Avec leur première voix, les citoyens allemands choisissent d’abord un député pour chacune des 299 circonscriptions. Le candidat arrivé en tête sera directement élu même s’il n’atteint pas la barre des 50%.

 

 

Avec leur seconde, les électeurs doivent ensuite se prononcer parmi une liste de partis, différente dans chacun des 16 Länder (Etats fédérés). C'est là qu'intervient le système proportionnel : chaque formation ayant recueilli au moins 5% des suffrages entre au Parlement via un système de rééquilibrage des résultats du vote direct.

 

 

 

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Faire prospérer l'Allemagne, continuer à peser en Europe

Si la victoire  de l'actuelle chancelière ne fait (presque) aucun doute, reste à savoir quelle en sera l'ampleur. Aura-t-elle la majorité absolue ? Avec qui gouvernera-t-elle ? Arrivera-t-elle à contenir l'opposition ? "Mutti" ("Maman"), comme la surnomment affectueusement les Allemands, espère en tout cas avoir les coudées franches pour poursuivre son "oeuvre" ; continuer à faire prospérer les résultats économique des dernières années, tout en renforçant encore la stature internationale du pays, notamment au niveau continental, où la chancelière est absolument incontournable - Emmanuel Macron, qui entend "refonder" l'Europe, en sait quelque chose et attend avec impatience les résultats des élections.

 

 

"Son message est toujours le même : pourquoi prendre le risque de l’inédit alors que l’économie allemande est conquérante et que l’Allemagne est plus forte que jamais ?" La fondation Robert Schuman

 


24/09/2017
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le Progrès du mercredi 13 septembre 2017

 
 
    NORVÈGE - LÉGISLATIVES : LA DROITE, DE PEU

 

 

 

Après la victoire étriquée de la droite aux législatives en Norvège lundi, la Première ministre Ema Solberg va rempiler pour un deuxième mandat - une première depuis 30 ans

 

 

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16/09/2017
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le Progrès du vendredi 25 août 2017

 

 
 
    BREXIT - DES CITOYENS EUROPÉENS QUITTENT LE ROYAUME-UNI

 

 

 

Au total 122 000 citoyens européens installés au Royaume-Uni ont quitté le pays entre avril 2016 et mars 2017, un chiffre au plus haut depuis 9 ans, selon les données publiées hier par l'Office national des statistiques britanniques (ONS). L'émigration européenne s'est accélérée ces derniers mois.

 


26/08/2017
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le Progrès du dimanche 13 août 2017

 

 
 
    L'EUROPE TENTE DE FAIRE FACE AUX FANTÔMES DU FASCISME

 

 

 

APRÈS UN MUSÉE EN ALLEMAGNE, DEUX PROJETS SONT EN COURS EN ITALIE ET EN ESPAGNE

 

 

Le fascisme, c'est le grand tabou de l'histoire du XXe siècle en Europe, où trois pays, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, doivent composer avec ce lourd passé. Faut-il le laisser dans les oubliettes de l'histoire ou au contraire l'affronter pour mieux s'en prémunir ? Autrement dit troquer un tourisme de propagande pour un tourisme de connaissances.

 

 

Personne en tous cas, n'avait osé briser le tabou jusqu'à ce que Munich, en Allemagne, inaugure son musée du nazisme en 2015. L'an dernier, en Italie, le maire de Predappio, ville natale de Mussolini, a jeté un pavé dans la mare en relançant l'idée, afin de ne pas laisser la voie libre aux nostalgiques du Duce. En Espagne, c'est plus compliqué puisque le franquisme n'est pas interdit et ses fidèles veulent profiter de l'obligation qui est faite d'ouvrir la villa de vacances de Franco au public, pour montrer un musée dédié à sa gloire. La polémique enfle.

 

 

► Franco au coeur de la polémique en Espagne

 

► Le centre de documentation du nazisme ouvert malgré les oppositions à Munich

 

► En Italie, le projet de musée accueilli avec sceptiscisme

 


16/08/2017
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le Progrès du dimanche 16 juillet 2017

 

 
 
    ESTONIE - UNE E-AMBASSADE AU LUXEMBOURG

 

 

 

Considérée comme le pays le plus branché du monde, l'Estonie a fait encore un pas dans cette direction, en décidant d'ouvrir en 2018 au Luxembourg la première e-ambassade pour y garder ses banques de données. La salle des serveurs, très sécurisée, abritera d'importantes informations de l'e-gouvernement estonien, qui resteront accessibles même si le système sur le territoire national est hors-service. "La sécurité des données et la cyber-sécurité sont d'une importance cruciale du point de vue de la confiance des gens et du fonctionnement des services", a annoncé le Premier ministre estonien Juri Ratas le mois dernier.

 

 

 

 

 

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Juri Ratas

 


19/07/2017
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le Progrès du vendredi 14 juillet 2017

 

 
 
    MALTE - LE MARIAGE GAY AUTORISÉ

 

 

 

Le Parlement de Malte a voté mercredi à la quasi-unanimité une loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe, trois ans après la création d'une union civile. Il s'agit d'une révolution dans ce pays de 430 000 habitants où le catholicisme est religion d'État, où le divorce n'a été autorisé qu'en 2011 et où l'avortement reste illégal. Malte est le plus petit État de l'Union européenne.

 


18/07/2017
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le Progrès du lundi 10 juillet 2017

 

 
 
    G20 - PRÈS DE 500 POLICIERS BLESSÉS AU TOTAL À HAMBOURG

 

 

 

Près de 500 policiers ont été blessés dans des heurts avec des manifestants durant le sommet du G20 à Hambourg, d'après les forces de l'ordre. De nouveaux heurts ont éclaté hier matin, alors que les dirigeants du G20 avaient quitté la veille la métropole du nord de l'Allemagne. Des manifestants ont notamment incendié des véhicules. Au total, 476 policiers ont été blessés depuis jeudi, parmi les plus de 20 000 qui étaient déployés, et 186 personnes ont été arrêtées.

 


14/07/2017
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le Progrès du dimanche 9 juillet 2017

 

 
 
    G 20 À HAMBOURG - LE CHOIX D'ANGELA MERKEL CRITIQUÉ

 

 

 

Le sommet du G20 qui s'est achevé hier à Hambourg a donné lieu à d'importants affrontements. Mais malgré des mises en garde de la police, la chancelière allemande avait tenu à maintenir le sommet dans sa ville de naissance.

 

 

L'agacement d'Angela Merkel se lisait sur son visage hier. Les questions incessantes des journalistes sur les affrontements en marge du sommet lui donnaient des rictus. Pour elle, et elle l'a répété, les forces de police ont fait un "excellent travail" dans Hambourg. "La tâche des policiers était très difficile et je souhaite la saluer" avant d'ajouter que les fonctionnaires blessés pendant le G20 seront indemnisés. Elle a terminé sa journée par une rencontre et une séance photo avec les représentants des corps de sécurité.

 

 

 

Merkel ignore la polémique

 

La chancelière fait fi de la polémique qui enfle en Allemagne atour de la stratégie utilisée par la police. Dès jeudi, des observateurs neutres en marge des rassemblements ont signalé que l'intransigeance des forces de l'ordre contribuait "sans aucun doute à souder et galvaniser les opposants au G20", raconte l'une des ces témoins en gilet jaune.

 

 

 

G20 : Trump arrive à ses fins sur le climat

 

La déclaration finale adoptée après deux jours porte la marque de la controverse entre la nouvelle administration américaine et le reste du monde, et des concessions accordées au locataire de la Maison Blanche. Sur le climat, le G20 a pris acte de la sortie des États-Unis de l'accord de Paris. Le texte est confirmé comme "irréversible" mais les Américains obtiennent le blanc-seing du G20 pour mener une politique divergente  ils pourront aider d'autres pays dans le monde à "avoir accès et à utiliser des énergies fossiles", concrètement du gaz de schiste.

 

 

Emmanuel Macron a déclaré ne pas avoir perdu espoir de "convaincre" Donald Trump de changer un jour d'avis. Le président français a également annoncé la convocation d'un sommet sur le climat en décembre en France, "afin de prendre de nouvelles actions, notamment sur le plan financier". Sur le sujet du commerce, les États-Unis ont accepté finalement, après avoir rechigné, des se rallier à une condamnation du "protectionnisme". Mais en échange, le forum des vingt plus grandes économies mondiales les reconnaît pour la première fois le droit des pays victimes de pratiques de dumping de recourir à "des instruments légitimes de défense commerciale".

 


10/07/2017
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