L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

EUROPE


le Progrès du dimanche 13 août 2017

 

 
 
    L'EUROPE TENTE DE FAIRE FACE AUX FANTÔMES DU FASCISME

 

 

 

APRÈS UN MUSÉE EN ALLEMAGNE, DEUX PROJETS SONT EN COURS EN ITALIE ET EN ESPAGNE

 

 

Le fascisme, c'est le grand tabou de l'histoire du XXe siècle en Europe, où trois pays, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, doivent composer avec ce lourd passé. Faut-il le laisser dans les oubliettes de l'histoire ou au contraire l'affronter pour mieux s'en prémunir ? Autrement dit troquer un tourisme de propagande pour un tourisme de connaissances.

 

 

Personne en tous cas, n'avait osé briser le tabou jusqu'à ce que Munich, en Allemagne, inaugure son musée du nazisme en 2015. L'an dernier, en Italie, le maire de Predappio, ville natale de Mussolini, a jeté un pavé dans la mare en relançant l'idée, afin de ne pas laisser la voie libre aux nostalgiques du Duce. En Espagne, c'est plus compliqué puisque le franquisme n'est pas interdit et ses fidèles veulent profiter de l'obligation qui est faite d'ouvrir la villa de vacances de Franco au public, pour montrer un musée dédié à sa gloire. La polémique enfle.

 

 

► Franco au coeur de la polémique en Espagne

 

► Le centre de documentation du nazisme ouvert malgré les oppositions à Munich

 

► En Italie, le projet de musée accueilli avec sceptiscisme

 


16/08/2017
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le Progrès du dimanche 16 juillet 2017

 

 
 
    ESTONIE - UNE E-AMBASSADE AU LUXEMBOURG

 

 

 

Considérée comme le pays le plus branché du monde, l'Estonie a fait encore un pas dans cette direction, en décidant d'ouvrir en 2018 au Luxembourg la première e-ambassade pour y garder ses banques de données. La salle des serveurs, très sécurisée, abritera d'importantes informations de l'e-gouvernement estonien, qui resteront accessibles même si le système sur le territoire national est hors-service. "La sécurité des données et la cyber-sécurité sont d'une importance cruciale du point de vue de la confiance des gens et du fonctionnement des services", a annoncé le Premier ministre estonien Juri Ratas le mois dernier.

 

 

 

 

 

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Juri Ratas

 


19/07/2017
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le Progrès du vendredi 14 juillet 2017

 

 
 
    MALTE - LE MARIAGE GAY AUTORISÉ

 

 

 

Le Parlement de Malte a voté mercredi à la quasi-unanimité une loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe, trois ans après la création d'une union civile. Il s'agit d'une révolution dans ce pays de 430 000 habitants où le catholicisme est religion d'État, où le divorce n'a été autorisé qu'en 2011 et où l'avortement reste illégal. Malte est le plus petit État de l'Union européenne.

 


18/07/2017
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le Progrès du lundi 10 juillet 2017

 

 
 
    G20 - PRÈS DE 500 POLICIERS BLESSÉS AU TOTAL À HAMBOURG

 

 

 

Près de 500 policiers ont été blessés dans des heurts avec des manifestants durant le sommet du G20 à Hambourg, d'après les forces de l'ordre. De nouveaux heurts ont éclaté hier matin, alors que les dirigeants du G20 avaient quitté la veille la métropole du nord de l'Allemagne. Des manifestants ont notamment incendié des véhicules. Au total, 476 policiers ont été blessés depuis jeudi, parmi les plus de 20 000 qui étaient déployés, et 186 personnes ont été arrêtées.

 


14/07/2017
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le Progrès du dimanche 9 juillet 2017

 

 
 
    G 20 À HAMBOURG - LE CHOIX D'ANGELA MERKEL CRITIQUÉ

 

 

 

Le sommet du G20 qui s'est achevé hier à Hambourg a donné lieu à d'importants affrontements. Mais malgré des mises en garde de la police, la chancelière allemande avait tenu à maintenir le sommet dans sa ville de naissance.

 

 

L'agacement d'Angela Merkel se lisait sur son visage hier. Les questions incessantes des journalistes sur les affrontements en marge du sommet lui donnaient des rictus. Pour elle, et elle l'a répété, les forces de police ont fait un "excellent travail" dans Hambourg. "La tâche des policiers était très difficile et je souhaite la saluer" avant d'ajouter que les fonctionnaires blessés pendant le G20 seront indemnisés. Elle a terminé sa journée par une rencontre et une séance photo avec les représentants des corps de sécurité.

 

 

 

Merkel ignore la polémique

 

La chancelière fait fi de la polémique qui enfle en Allemagne atour de la stratégie utilisée par la police. Dès jeudi, des observateurs neutres en marge des rassemblements ont signalé que l'intransigeance des forces de l'ordre contribuait "sans aucun doute à souder et galvaniser les opposants au G20", raconte l'une des ces témoins en gilet jaune.

 

 

 

G20 : Trump arrive à ses fins sur le climat

 

La déclaration finale adoptée après deux jours porte la marque de la controverse entre la nouvelle administration américaine et le reste du monde, et des concessions accordées au locataire de la Maison Blanche. Sur le climat, le G20 a pris acte de la sortie des États-Unis de l'accord de Paris. Le texte est confirmé comme "irréversible" mais les Américains obtiennent le blanc-seing du G20 pour mener une politique divergente  ils pourront aider d'autres pays dans le monde à "avoir accès et à utiliser des énergies fossiles", concrètement du gaz de schiste.

 

 

Emmanuel Macron a déclaré ne pas avoir perdu espoir de "convaincre" Donald Trump de changer un jour d'avis. Le président français a également annoncé la convocation d'un sommet sur le climat en décembre en France, "afin de prendre de nouvelles actions, notamment sur le plan financier". Sur le sujet du commerce, les États-Unis ont accepté finalement, après avoir rechigné, des se rallier à une condamnation du "protectionnisme". Mais en échange, le forum des vingt plus grandes économies mondiales les reconnaît pour la première fois le droit des pays victimes de pratiques de dumping de recourir à "des instruments légitimes de défense commerciale".

 


10/07/2017
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le Progrès du samedi 8 juillet 2017

 

 
 
    ALLEMAGNE - PREMIÈRE RENCONTRE ENTRE LES PRÉSIDENTS RUSSE ET
      AMÉRICAIN

 

 

 

AU G20, POUTINE-TRUMP : UNE RENCONTRE GLACIALE

 

 

Ambiance de guerre froide à l'intérieur comme à l'extérieur hier au sommet du G20. La rencontre russo-américaine a été vigoureuse et les Européens ont fait front contre le président US sur le climat.

 

 

Dans une petite salle en marge du centre des congrès de Hambourg, décor bleu et profonds fauteuils crème, Vladimir Poutine et Donald Trump ont tous les deux les mains croisées et les regards fixés au sol. Aucun sourire. Comme deux animaux qui se font face. La poignée de main qui suit détend un peu d'atmosphère. "C'est un honneur d'être avec vous", déclare Donald Trump. "Je suis ravi de vous rencontrer", rajoute Vladimir Poutine. Les deux hommes s'enferment ensuite pour deux heures et demie d'entretien. Un délai exceptionnellement long pour ce genre de réunion bilatérale.

 

 

Mais rien n'en filtrera sinon qu'un échange "très vigoureux" les a opposés au sujet des interférences présumées de la Russie dans la campagne présidentielle américaine. "Un obstacle significatif dans les relations entre les deux pays" commentait le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson.

 


08/07/2017
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le Progrès du samedi 1er juillet 2017

 

 
 
    ALLEMAGNE - UNION POUR TOUS. BERLIN VA CÉLÉBRER LE MARIAGE GAY

 

 

 

La législation du mariage entre personnes de même sexe, adoptée hier, devrait entrer en vigueur d'ici à la fin de l'année. Malgré le vote conte d'Angela Merkel.

 

 

"L'Allemagne a voté pour l'amour", exulte la Fédération des homosexuels et lesbiennes du pays. Hier, le Bundestag a adopté une proposition de loi légalisant le mariage homosexuel. Avant d'entrer en vigueur d'ici à la fin de l'année, cette loi doit être approuvée par la chambre haute. Si le texte n'est pas contesté devant la Cour constitutionnelle, l'Allemagne deviendra alors le 14e pays d'Europe à l'autoriser.

 

 


02/07/2017
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le Progrès du dimanche 18 juin 2017

 

 
 
    ROYAUME-UNI - INCENDIE. GRENFELL TOWER : LA COLÈRE DES RESCAPÉS

 

 

 

Comme redouté, le bilan, toujours provisoire, de l'incendie d'un immeuble de l'ouest de la capitale, s'est alourdi hier à 58 morts. Critiquée, Theresa May tente de calmer la colère des rescapés.

 

 

Londres n'en finit pas de pleurer ses morts. Au moins cinquante-huit personnes étaient hier considérées comme décédées dans l'incendie de la Grenfell Tower à Londres. Par ailleurs, dix-neuf blessés étaient toujours hospitalisés dont dix dans un état critique.

 

 

Le Bilan reste provisoire. "Ce nombre de cinquante-huit pourrait changer. J'espère que ce ne sera pas le cas, mais il pourrait augmenter", a prévenu un haut responsable de la police de la capitale britannique.

 

 

Cette tour HLM de 120 logements, répartis sur vingt-quatre niveaux, abritait officiellement 600 résidents.

 

 

 

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Les opérations de recherche des corps pourraient prendre des semaines, peut-être davantage, en raison de l'état du bâtiment ravagé par le feu qui s'est déclenché dans la nuit de mardi à mercredi. Certaines victimes pourraient même ne jamais être identifiées.

 

 

L'ampleur de la catastrophe choque l'opinion publique. Dans la partie populaire du quartier de Kensington, à l'ouest de Londres, les proches des victimes et des membres de leur communauté sont en colère. Vendredi, certains ont investi la mairie locale, propriétaire du bâtiment sinistré, aux cris de "Honte à vous", "Tueurs". Les autorités locales sont accusées de ne pas avoir entendu les alertes concernant la sécurité de la tour datant de 1974 parce qu'elles provenaient d'une population majoritairement modeste.

 

 

De nombreux résidents ont affirmé qu'il n'y avait pas d'issue de secours, pas d'extincteur, pas d'alarmes incendie. Le revêtement installé l'an dernier sur la façade aurait en outre favorisé la propagation des flammes. L'origine du sinistre demeure incertaine - l'explosion d'un réfrigérateur a été relatée par la presse - mais les éventuels responsables seront traduits en justice, promet la police.

 

 

 

Une crise de trop pour Theresa May ?

 

Hier, des manifestants ont brandi des pancartes "Justice pour Grenfell" non loin du 10, Downing Street, la résidence officielle de la Première ministre conservatrice.

 

 

Critiquée pour la gestion de ce drame, Theresa May, déjà empêtrée dans la crise politique issue des législatives anticipées, a reçu hier un groupe de résidents et de victimes. Face à la polémique grandissante, elle a publié en fin de journée un long communiqué dans lequel elle assure avoir "entendu les inquiétudes". Elle y confirme le déblocage en urgence de 5 millions de livres, voire plus si nécessaire. Elle promet aussi le relogement de tous les sinistrés dans un délai de trois semaines. Sans convaincre la presse, très sévère cette "tombe dans le ciel sera à jamais le monument de Theresa May", écrit The Guardian. Londres et les Britanniques ne sortent décidément pas de la tristesse et des drames.

 

 

 

 

LE MESSAGE DE LA REINE ELIZABETH : "SOMBRE HUMEUR NATIONALE"

 

Dans ce climat de deuil, la reine Elizabeth II a adressé un message d'une gravité inhabituelle hier lors des célébrations officielles de son 91e anniversaire. "Cette année, il est difficile de ne pas ressentir la très sombre humeur nationale", a déclaré la souveraine. Évoquant la "succession de terribles tragédies" - trois attentats sanglants et l'incendie -, elle a invité ses sujets à puiser dans leurs ressources : "Quand il est mis à l'épreuve, le Royaume-Uni se montre déterminé face à l'adversité". La reine s'est rende dès vendredi au chevet des rescapés. Cette image d'Elizabeth II discutant avec des membres de la communauté locale a offert un contraste saisissant avec la réaction de Theresa May qui, après s'être rendue sur place jeudi sans rencontrer la population, y est retournée le lendemain sous les huées.

 


21/06/2017
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le Progrès du samedi 17 juin 2017

 

 
 
    ALLEMAGNE - DISPARITION. HELMUT KOHL, L'HOMME DE LA RÉUNIFICATION

 

 

 

Père de l'unité allemande, pilier de la construction européenne et détenteur du record de longévité à la chancellerie après-guerre (1982-1998), Helmut Kohl est mort hier à 87 ans.

 

 

"Helmut Kohl était l'essence même de l'Europe", a commenté le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker en apprenant le décès de l'ancien Chancelier, survenu hier dans sa maison de Ludwigshfen. Il avait 87 ans. Helmut Kohl, en très mauvaise santé et cloué dans un fauteuil roulant.

 

 

 

■ Enrôlé de force en 1945

 

Il s'était mis en retrait de la vie politique allemande depuis l'actuelle chancelière, Angela Merkel, lui avait pris les commandes du parti à l'issu d'une bataille interne. La fin d'une longue et très riche carrière politique. C'est à la faveur d'une rupture de coalition provoquée par les libéraux du FDP que ce provincial un peu pataud issu d'un village paisible du Palatinat succède, en 1982, à l'énergique Helmut Schmidt à la tête de la Chancellerie.

 

 

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Qui aurait cru, à l'époque, que seulement sept ans plus tard, Helmut Kohl se transformerait en architecte déterminé et habile de la réunification de son pays ?  Adolescent, il avait connu les affres de la guerre. En mai 1945, âgé tout juste de quinze ans, il se trouve à l'extrême sud-est de l'Allemagne, à Berchtesgaden, où il a été envoyé de force avec les jeunesse hitlériennes. L'adolescent traverse à pied la moitié du pays pour rentrer chez lui.

 

 

Dans la crise des euromissiles qui opposait les SS-20 de l'Union soviétique au monde occidental, Kohl poursuit la politique de son prédécesseur Schmidt et prône la fermeté face à l'URSS. Il se trouve ainsi sur la même longueur d'ondes que le président français François Mitterrand. En 1984, Helmu Kohl multiplie les voyages à portée historique : il se rend en Israël et le 22 septembre, à Verdun, avec François Mitterrand.

 

 

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Helmut Kohl en septembre 2012

 

 

 

■ L'unité

 

En 989, la population est-allemande augmente la pression sur le gouvernement à Berlin-Est, par des manifestations hebdomadaires pacifiques. Le 9 novembre, le Mur de Berlin tombe. L'heure de Kohl a sonné : en arrachant l'accord de l'URSS à Grbatchev, il saisit sa chance historique pour cette réunification et fonce. Ainsi, le 28 novembre, il prend tout le monde de court, amis politiques comme pays voisins, et présente "un programme en dix points" pour parfaire rapidement l'unité. Il accorde aussitôt des crédits aux régions de l'ex-RDA.

 

 

Contre la résistance de Margaret Thatcher et malgré la réticence de François Mitterrand, Helmut Kohl réussit ainsi "l'intégration de la République démocratique allemande" (RDA). L'unité de l'Allemagne est réalisée, la guerre froide touche à sa fin. Helmut Kohl entre dans l'Histoire comme le père de l'unité allemande. Peter Pfeil

 


18/06/2017
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le Progrès du mercredi 14 juin 2017

 
 
 
    UNION EUROPÉENNE - LA CONVENTION CONTRE LA VIOLENCE FAITE AUX
      FEMMES SIGNÉE

 

 

 

L'Union européenne a signé hier à Strasbourg la convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence faite aux femmes et la violence domestique. Cette signature marque l'importance de la Convention d'Istanbul, qui établit les normes mondiales dans le domaine de la lutte contre les différents types de violences faites aux femmes.

 


14/06/2017
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le Progrès du lundi 12 juin 2017

 
 
 
    UNION EUROPÉENNE - LES UKRAINIENS EXEMPTÉS DE VISAS

 

 

 

Des centaines d'Ukrainiens ont traversé la frontière entre leur pays et l'UE hier, célébrant l'entrée en vigueur de l'exemption de visas avec l'Union pour les courts séjours et "la sortie définitive" de leur pays de "l'empire russe", selon le président Petro Porochenko.

 


14/06/2017
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le Progrès du samedi 10 juin 2017

 
 
 
    ROYAUME-UNI - REVERS SURPRISE DES CONSERVATEURS AUX ÉLECTIONS

 

 

 

 

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES : LE MAUVAIS MOIS DE MAY

 

 

La Première ministre, fragilisée, veut former un nouveau gouvernement. Mais l'Europe s'impatiente et craint un nouveau report de l'ouverture des négociations du Brexit, censées s'achever fin 2018.

 

 

L'Europe porte décidément malheur aux Premiers ministres britanniques... David Cameron avait dû démissionner en juin dernier pour avoir échoué à remporter son référendum sur la maintien de son pays dans l'Union européenne. Theresa May, qui lui a succédé, a échoué jeudi à élargir sa majorité dans les élections qu'elle avait elle-même provoquées, avec l'espoir d'être plus forte dans la négociation du Brexit face à l'Union Européenne dans l'expectative, alors que les négociations devaient enfin débuter dans dix jours.

 

 

 

Résultats du scrutin du jeudi 8 juin 2017

 

 

 

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13/06/2017
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le Progrès du dimanche 4 juin 2017

 

 
 
    EIRE - UN PREMIER MINISTRE MÉTIS ET GAY

 

 

 

LEO VARADKAR, UNE RÉVOLUTION IRLANDAISE

 

 

La prochaine arrivée au pouvoir de Leo Varadkar, 38 ans, témoigne des profonds changements qui ont bouleversé la société irlandaise depuis deux décennies.

 

 

Jeune, homosexuel et métis : il y a encore une génération, chacun de ces trois attributs aurait été rédhibitoire pour quiconque aurait voulu prétendre aux plus hautes fonctions dans la très catholique Irlande.

 

 

Mais il faut croire que les temps changent. Lorsqu'il deviendra Premier ministre le 12 juin, Leo Varadkar deviendra le plus jeune chef de gouvernement de l'histoire du pays, mais aussi le premier à avoir un père d'origine étrangère et à être ouvertement gay. Une révolution en Irlande, où l'homosexualité n'a été décriminalisée qu'en 1993 et où le divorce n'a été autorisé que deux ans plus tard.

 

 

 

L'Église de moins en moins influente

 

"L'Église a encre beaucoup d'influence, notamment via les écoles et les hôpitaux qu'elle contrôle en partie, mais les Irlandais sont de moins en moins religieux. C'est aussi la conséquence d'un changement sociologique et démographique. Un Irlandais sur trois vit dans la région de Dublin. Et Dublin est l'une des capitales les plus jeunes d'Europe", décrypte Flavien Plouzennec, un designer web français expatrié dans la capitale irlandaise. Signe des temps, Leo Varadkar a été préféré par les élus militants du Fine Gael, son parti de centre-droit, à un adversaire au profil beaucoup plus traditionnel : Simon Coveney, l'actuel ministre du logement, père de trois enfants.

 

 

Tous deux briguaient la succession de l'actuel Premier ministre, Enda Kenny, qui avait annoncé le mois dernier sa démission de la présidence du Fine Gael et du gouvernement. Fils d'un immigré indien et d'une Irlandaise, médecin de formation, Leo Varadkar était devenu en 2015 le premier membre d'un gouvernement irlandais en activité à faire son "coming out". Pour autant, il refuse d'être réduit à ce rôle de pionnier. "Je ne suis pas un homme politique moitié indien ou gay, ou un médecin. Ce sont juste des aspects qui font ce que je suis", avait-il expliqué à l'époque.

 

 

 

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Leo Varadkar

 

 

 

Un libéral pas favorable à l'avortement

 

Économiquement, Leo Varadkar est un libéral favorable aux politiques d'austérité, qui a d'ailleurs recyclé le slogan de Nicolas Sarkozy en se déclarant le "candidat des Irlandais qui se lèvent tôt".

 

 

Mais sur d'autres points, il campe aussi sur des positions assez conservatrices. "Il reste par exemple favorable à un encadrement strict de l'avortement. Celui-ci est toujours interdit en Irlande - sauf dans certains cas extrêmes - et seul un référendum pourrait d'autoriser", reprend Flavien Plouzennec.

 

 

Profitant de l'élan provoqué par son élection, Leo Varadkar pourrait convoquer rapidement de nouvelles élections législatives afin de renforcer la représentation de son parti au gouvernement. La coalition au pouvoir reste extrêmement fragile. L'an dernier, Enda Kenny avait même dû passer un accord avec le Fiana Fail, principale formation d'opposition, pour rester à la tête de l'exécutif.

 


07/06/2017
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