L'AIR DU TEMPS

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EUROPE


Franceinfo - le lundi 5 février 2018

 

 

INFO FRANCEINFO. Des Britanniques lancent leur propre version du mouvement "En Marche" avec l'aide d'élus français LREM

 

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Antoine Giniaux Radio France

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Des Britanniques ont participé ce week-end à Londres à une réunion pour lancer Renew, un nouveau parti fondé sur le modèle d'En Marche. L'un de ses objectifs est d'annuler le Brexit, selon une information franceinfo lundi

 

 

 

Au Royaume-Uni, des Britanniques s'apprêtent à lancer leur propre version du mouvement En Marche qui a porté Emmanuel Macron au pouvoir, selon une information de franceinfo lundi 5 février. Baptisé Renew [le renouveau], ce mouvement politique sera lancé officiellement la semaine prochaine, et cela, avec le soutien et les conseils de plusieurs élus français étiquetés LREM. 

 

 

La première réunion officielle de ce mouvement s'est tenue ce week-end à Londres dans la plus grande discrétion. Aucun média n'a été prévenu, mais un journaliste de franceinfo a pu y assister.

 

 

 

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Capture d'écran du site du parti britannique Renew. (CAPTURE D'ECRAN RENEWBRITAIN.ORG)

 

 

 

Lors de cette réunion, une carte des circonscriptions était scotchée au mur avec les noms de 222 candidats. La plupart sont des jeunes. Parmi eux, Hasseb Ur Rehman, un avocat qui se dit écœuré par le Brexit et déçu par les partis politiques traditionnels.

 

 

"Ils ne représentent plus vraiment la volonté du peuple, explique Hasseb Ur Rehman. Là, vous avez un authentique mouvement de la société civile et je voulais vraiment en faire partie". Selon cet avocat, futur candidat, "à mesure que les gens commencent à voir les conséquences du Brexit, on va avoir de plus en plus de soutien". Un des trois principaux points du programme du parti Renew est d'annuler le Brexit.

 

 

Une tournée du Royaume-Uni pour imiter la "grande marche" d'Emmanuel Macron

 

Sandra Khadouri est porte-parole de ce nouveau parti et c'est bien à ceux qui regrettent d'avoir voté pour le Brexit qu'elle souhaite s'adresser. "Je pense qu'il faut qu'on s'adresse aux laissés pour compte, explique Sandra Khadouri. Il faut qu'on aille voir ces gens et qu'on leur demande pourquoi ils sont en colère", précise la porte-parole.

 

 

Et c'est bien en calquant leur stratégie sur celle d'Emmanuel Macron que les militants de Renew comptent aller à la rencontre des électeurs. "On suit exactement l'exemple de votre monsieur Macron", explique l'un des fondateurs francophone du parti, qui souhaiter garder l'anonymat. Les militants de Renew démarrent en effet cette semaine une tournée dans l'ensemble du Royaume-Uni, "c'est-à-dire qu'on va faire le tour de la Grande-Bretagne et on va leur poser des questions", explique ce responsable. "En France, la première question c'était 'qu'est-ce qui ne va pas avec la France ?', nous on va faire la même chose", précise-t-il.

 

 

Pas encore de chef de parti

 

Le parti Renew a également lancé un site internet sous le nom de domaine renewbritain.org sur lequel les Anglais sont appelés à les suivre, mais aussi, à les financer. Le parti n'a toutefois pas encore désigné un chef de file, un point qui n'inquiète pas Hugo Lucas, étudiant et futur candidat selon qui "ce n'est pas pour un leader qu'il faut qu'on se mobilise", mais "pour faire face aux gros problème du pays".

 

 

En attendant de trouver un leader, les militants ont désigné trois représentants issus des classes moyennes et ouvrières pour se préparer à d'éventuelles législatives partielles ou anticipées.

 


12/02/2018
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Franceinfo - le mercredi 31 janvier 2018

 

 

Catalogne : un message privé de Puigdemont sème le doute sur sa candidature

 

 

Captée par la chaîne privée Telecinco, une conversation privée du leader indépendantiste revèle ses doutes et ses inquiétudes

 

 

Carles Puigdemont est-il sur le point d'abandonner la partie ? En exil en Belgique, le leader indépendantiste catalan a admis, mercredi 31 janvier, avoir eu des "doutes" sur sa candidature à la présidence de la Catalogne, qu'il assure maintenir, après la diffusion par une télévision espagnole d'un message privé où il jette l'éponge.

 

 

L'émission "El Programa de Ana Rosa" de la chaîne privée Telecinco a publié une série de messages adressés mardi soir par Carles Puigdemont à Toni Comin, ancien membre du gouvernement catalan destitué par Madrid. Dans ces messages Carles Puigdemont commente le report de la séance visant à l'investir mardi au parlement catalan et estime avoir été "sacrifié" suite à un plan "de Moncloa", le gouvernement espagnol.

 

 

 

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Le leader indépendantiste catalan, Carles Puigdemont, le 22 janvier 2018 à Copenhague (Danemark). (JONATHAN NACKSTRAND / AFP)

 

 

"Je suis humain"

 

La chaîne a obtenu ces messages en filmant l'écran du téléphone du député Toni Comin, installé comme lui en Belgique, alors qu'il assistait à une réunion du parti nationaliste flamand N-VA. Puigdemont lui écrit que tout est "terminé" et qu'il va se consacrer à défendre sa réputation. Dans une allocution vidéo publiée au même moment mardi, Carles Puigdemont assurait pourtant être le seul candidat possible.

 

 

"Je suis humain et j'ai aussi des moments de doute", a déclaré Carles Puigdemont sur Twitter après la diffusion du message, mais, a-t-il ajouté : "Je ne ferai pas marche arrière, par respect, sens de la reconnaissance et engagement auprès des citoyens du pays".

 

 

 

Sóc periodista i sempre he entès que hi ha límits, com la privacitat, que mai s’han de violar. Sóc humà i hi ha moments que també jo dubto. També sóc el President i no m’arronsaré ni em faré enrere, per respecte, agraïment i compromís amb els ciutadans i el país. Seguim!

 

 

La nouvelle, reprise dans toute la presse espagnole, intervient au lendemain du report de la séance d'investiture de Carles Puigdemont par le président du parlement catalan Roger Torrent, un séparatiste. Roger Torrent a estimé qu'il devait la reporter pour obtenir des "garanties" permettant sa tenue, en clair sans que Carles Puigdemont risque d'être arrêté. Mais l'annonce a surpris le groupe parlementaire de M. Puigdemont, qui a assuré ne pas avoir été consulté, et mis au jour les divisions au sein du camp séparatiste.


08/02/2018
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Franceinfo - le mardi 16 janvier 2018

 

 

Le Parlement européen vote l'interdiction de la pêche électrique, accusée d'épuiser les ressources des fonds marins

 

 

Ce type de pêche consiste à envoyer à partir d'un chalut des impulsions électriques dans le sédiment pour y capturer des poissons. Elle est critiquée pour ses impacts environnementaux

 

 

C'était une décision attendue de longue date. Le Parlement européen a adopté un amendement qui interdit la pêche électrique, mardi 16 janvier. Des eurodéputés l'ont annoncé sur Twitter, se félicitant de cette "victoire" pour la pêche durable, l'environnement et la biodiversité. Ils s'opposent ainsi à une dérogation proposée par la Commission qui veut autoriser la pratique à une plus large échelle dans la mer du Nord, où elle est permise à titre expérimental.

 

 

 

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Un bateau de pêche néerlandais, le 4 septembre 2015. (TON KOENE / AFP)

 

 

Electrocution, brûlures, ecchymoses et déformations 

 

Ce type de pêche consiste à envoyer à partir d'un chalut des impulsions électriques dans le sédiment pour y capturer des poissons benthiques, c'est-à-dire vivant au fond des mers. Elle est critiquée pour ses impacts sur les ressources. Les poissons remontés dans les chaluts montrent souvent des brûlures, des ecchymoses et des déformations du squelette consécutives à l'électrocution.

 

 

La pêche électrique est interdite en Europe depuis 1998 par un règlement en faveur de la conservation des ressources de pêche. Mais elle bénéficie de dérogations depuis 2007, à titre expérimental. Ce vote est une étape sur le long parcours législatif du texte au sein de l'UE. Le Parlement va maintenant entrer en négociation avec les Etats membres et la Commission pour trouver un compromis final.

 

 


19/01/2018
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le Progrès du samedi 30 décembre 2017

 

 

ESPAGNE - RAJOY FUSTIGE ENCORE OUVERTEMENT PUIGDEMONT

 

 

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a critiqué hier la volonté du président catalan destitué Carles Puigdemont de gouverner la Catalogne depuis la Belgique où il s'est réfugié. "Il est absurde de prétendre être président d'une région en vivant à l'étranger et plus absurde encore de prétendre exercer ces fonctions depuis l'étranger", a-t-il déclaré, une semaine après que les partis indépendantistes ont renouvelé leur majorité au Parlement régional.

 


30/12/2017
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Franceinfo - le samedi 16 décembre 2017

 

 

Autriche : après un accord avec les conservateurs, l'extrême droite obtient les ministères de l'Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères

 

Le chef du parti FPÖ assumera les fonctions de vice-chancelier et de ministre de la Fonction publique et des Sports

 

 

L'extrême droite a obtenu les ministères régaliens de l'Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères dans le nouveau gouvernement formé avec le conservateur Sebastian Kurz, a annoncé le dirigeant du Parti de la liberté de l'Autriche (FPÖ), samedi 16 décembre. Heinz-Christian Strache s'exprimait lors d'une conférence de presse à Vienne. Il assumera, pour sa part, les fonctions de vice-chancelier et de ministre de la Fonction publique et des Sports.

 

 

 

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Heinz-Christian Strache, le dirigeant du parti autrichien d'extrême droite FPÖ, à Vienne, le 27 octobre 2017. (ROLAND SCHLAGER / APA)

 

 

 

L'Intérieur et les Affaires étrangères avaient jusqu'à présent toujours échappé au FPÖ. En 2000, face à la pression internationale, cette formation d'extrême droite avait été privée de ces deux ministères-clés. Elle avait aussi dû renoncer à voir figurer au gouvernement ses principaux ténors, à commencer par son leader de l'époque, le sulfureux Jörg Haider.

 

 

Plusieurs cadres du parti font cette fois leur entrée au gouvernement, outre Heinz-Christian Strache. Considéré comme l'éminence grise du FPÖ, Herbert Kickl est nommé à l'Intérieur. Norbert Hofer, vice-président sortant du Parlement, prend la tête du ministère des Infrastructures et des Transports.


19/12/2017
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Franceinfo - le vendredi 8 décembre 2017

 

 

Brexit : un "accord" entre Londres et Bruxelles a été trouvé à l'issue de la première phase de négociations

 

La Commission européenne l'a annoncé vendredi matin. Il revient désormais au Conseil européen, instance qui regroupe les dirigeants des Etats membres, de valider le constat de la Commission, lors d'une réunion le 15 décembre

 

 

La première étape est franchie. "Je suis satisfait de l'accord juste que nous avons conclu avec le Royaume-Uni", a affirmé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, vendredi 8 décembre, à l'issue d'une réunion matinale avec Theresa May. La Commission européenne, qui mène les négociations du Brexit au nom de l'Union européenne à 27, a estimé, dans un communiqué (en anglais), que des "progrès suffisants" ont été atteints sur les conditions du divorce avec le Royaume-Uni.

 

 

 

C'était une négociation difficile, mais nous avons fait une première percée.

Jean-Claude Juncker

 

 

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Cet accord ouvre la porte à la deuxième phase de négociations sur la future relation. Il revient cependant au Conseil européen, instance qui regroupe les dirigeants des Etats membres, de valider le constat de la Commission, lors d'une réunion le 15 décembre. Mais Jean-Claude Juncker assure que les 27 autres membres de l'Union européenne vont suivre la Commission et décider d'ouvrir la prochaine phase des négociations.

 


11/12/2017
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Franceinfo - le mardi 5 décembre 2017

 

 

L'Espagne retire le mandat d'arrêt européen lancé contre l'ancien président catalan Carles Puigdemont

 

Après la proclamation d'indépendance de la Catalogne, jugée illégale par Madrid, Carles Puigdemont et quatre autres responsables catalans avaient quitté le pays pour se rendre en Belgique

 

 

Carles Puigdemont va-t-il pouvoir rentrer en Catalogne ? Le tribunal suprême espagnol a retiré, mardi 5 décembre, le mandat d'arrêt européen visant l'ancien président catalan destitué et quatre membres de son ancien gouvernement. Après la proclamation unilatérale d'indépendance, jugée illégale par Madrid, ils avaient quitté le pays pour se rendre en Belgique.

 

 

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Carles Puigdemont, le 25 novembre 2017, à Oostkamp (Belgique).  (EMMANUEL DUNAND / AFP)

 

 

Une décision pour qu'ils soient jugés en Espagne ? 

 

Cela ne veut pas dire que les ennuis judiciaires de Carles Puigdemont sont terminés. Le juge d'instruction maintient le mandat d'arrêt espagnol contre lui. Le retrait du mandat d'arrêt permet surtout d'éviter que l'affaire soit traitée par la justice belge ou une autre juridiction européenne. 

 

 

Pour justifier sa décision, le tribunal a aussi expliqué que les responsables catalans avaient "manifesté leur intention de retourner en Espagne". Néanmoins, d'après des sources du tribunal espagnol citée par l'AFP, les cinq responsables catalans seront arrêtés s'ils reviennent dans leur pays.

 

 


05/12/2017
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Franceinfo - le lundi 27 novembre 2017

 

 

L'utilisation du glyphosate autorisée pour cinq années supplémentaires dans l'Union européenne

 

Dix-huit Etats ont voté pour, lundi. Neuf contre, dont la France

 

 

Après six reports, le vote était très attendu. Les Etats membres de l'Union européenne ont décidé, lundi 27 novembre, de prolonger de cinq années l'autorisation d'utiliser le glyphosate, l'herbicide le plus répandu au monde. Ce qui constitue un surprise, selon la Commission européenne. Dans le détail, 18 pays ont voté pour, neuf contre (dont la France et le Luxembourg). Un seul pays s'est abstenu : le Portugal.

 

 

Dans la foulée, Matignon a "regretté" ce résultat, et Emmanuel Macron a annoncé qu'il souhaitait que la France interdise le glyphosate d'ici trois ans.

 

 

L'Allemagne, qui s'était abstenue au tour précédent au début du mois de novembre, a finalement voté en faveur de la proposition. Berlin semble avoir changé d'avis après avoir demandé des modifications au texte en lien avec des restrictions sur l'usage privé du glyphosate et le respect de la biodiversité. C'est ce changement de position de l'Allemagne, un poids lourd démographique, qui a fait pencher la balance en faveur d'une nouvelle autorisation.

 

 

 

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"C'est la victoire du business sur la science"

 

Les réactions sont mitigées. Il faut dire que cette molécule controversée, substance active de nombreux herbicides, est au cœur d'un débat acharné au sein de l'Union européenne. La ministre luxembourgeoise de l'Environnement Carole Dieschbourg a affirmé sur Twitter que "le combat" devait "continuer".

 

 

Autre réaction, celle de José Bové, député européen du groupe Europe Ecologie les Verts (EELV). "C'est la victoire du business sur la science", écrit-il sur Twitter.

 

 

La Commission européenne va maintenant adopter une décision avant que l'autorisation actuelle n'expire, c'est-à-dire avant le 15 décembre.

 


30/11/2017
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Franceinfo - le jeudi 23 novembre 2017

 

 

Marché aux esclaves en Libye : l'UE est "complice" de "crime contre l'humanité", selon le Collectif contre l’esclavage en Libye

 

Claudy Siar, du Collectif contre l’esclavage en Libye, a réagi sur franceinfo à l'existence d'un marché aux esclaves en Libye, révélée par CNN. Une situation dans laquelle l'Union européenne a une part de responsabilité selon lui

 

 

Claudy Siar, du Collectif contre l’esclavage en Libye, a accusé jeudi 23 novembre sur franceinfo, l'Union européenne d'être "complice" de "crime contre l'humanité", après les révélations, dans un documentaire de CNN, de l'existence d'un marché aux esclaves en Libye.

 

 

"Il y a la complicité de l'Union européenne" juge t-il. "Lorsque, le 3 février dernier, l'Union européenne signe un accord avec la Libye, avec le Niger et d'autres pays pour enrayer ce flux migratoire, en réalité pour stopper les migrants pour qu'ils soient dans un cul de sac. C'est bien ce qui se passe. Eh bien, vous vous rendez complice, et pour le coup, on peut le dire très clairement, de crime contre l'humanité (...). Vous savez très bien qu'en faisant cela vous allez donner un permis de tuer et c'est bien ce qui se passe", a-t-il expliqué.

 

 

 

"On est là face à la dignité humaine"

 

Claudy Siar accuse "les Libyens mais pas seulement", également "des Nigérians" de racheter "des migrants qui ont été incarcérés pour les revendre après" en Libye. "Dans l'épisode qui nous occupe, ce n'est pas un combat de noirs contre blancs, de noirs contre arabes... On est là face à la condition humaine, on est là face à la dignité humaine", a-t-il expliqué.

 

 

Alors que le président français, Emmanuel Macron, a aussi dénoncé "un crime contre l'humanité", Claudy Siar a "beaucoup regretté" que dans la manifestation organisée samedi dernier pour dénoncer l'esclavage en Libye, il n'y avait que "90 % de noirs mais pas une France arc-en-ciel".


30/11/2017
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Franceinfo - le lundi 20 novembre 2017

 

 

Paris est désigné pour accueillir l'Autorité bancaire européenne, qui doit quitter Londres après le Brexit

 

Selon une source diplomatique, la capitale française a été tirée au sort face à Dublin, car les deux villes ont enregistré le même nombre de voix au troisième tour de vote

 

 

Paris a été choisi, lundi 20 novembre, pour accueillir l'Autorité bancaire européenne (EBA), qui va quitter Londres en raison du Brexit, a annoncé la présidence de l'UE. A l'issue d'un vote organisé à Bruxelles, la capitale française a été tirée au sort face à Dublin, selon une source diplomatique. Les deux villes avaient enregistré le même nombre de voix au troisième tour de vote, auquel participaient des ministres des 27 pays qui resteront dans l'Union.

 

 

Le gendarme bancaire européen emploie près de 170 personnes. L'agence bancaire avait suscité huit candidatures, dont celles de Francfort, Luxembourg, Bruxelles, Varsovie et Vienne. Amsterdam a remporté un peu plus tôt la compétition pour accueillir l'autre agence contrainte de déménager à cause du Brexit : l'Agence européenne du médicament (qui emploie 900 personnes).

 

 

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"Reconnaissance de l'attractivité de la France"

 

Le président Emmanuel Macron s'est félicité dans la foulée sur son compte twitter de cette décision, y voyant "la reconnaissance de l'attractivité et de l'engagement européen de la France". Il a été rejoint par la maire PS de la capitale, Anne Hidalgo : "L'Autorité bancaire européenne va s'installer à Paris ! C'est une victoire collective. Elle démontre une nouvelle fois l'attractivité de notre métropole et de sa place financière."

 

 

 

Même son de cloche du côté du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, sur Twitter : "l'Autorité bancaire européenne pour Paris : un nouveau signe de l'attractivité de la France ! Merci à nos partenaires européens de leur confiance."

 


22/11/2017
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Franceinfo - le lundi 20 novembre 2017

 

 

Crise politique en Allemagne : comment l'indéboulonnable Angela Merkel a échoué à former une coalition

 

Depuis 1949, jamais le pays ne s'était retrouvé sans majorité pour gouverner après une élection. Or, les conservateurs de la chancelière, les libéraux et les écologistes n'ont pas réussi à s'entendre pour former une coalition

 

 

C'est une première depuis la création de la République fédérale allemande en 1949. Après des semaines de négociations dans la foulée des législatives du 24 septembre, les conservateurs d'Angela Merkel (CDU-CSU), les libéraux (FDP) et les écologistes n'ont pas réussi à s'entendre pour former un gouvernement de coalition. Dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 novembre, le FDP a jeté l'éponge, jugeant les "positions communes et de confiance mutuelle" insuffisantes. Le pays n'a donc pas de majorité pour être gouverné.

 

 

>> Crise politique en Allemagne : suivez les tractations dans notre direct

 

Un échec cuisant pour la chancelière, qui a acté l'échec des négociations, le visage fermé, lundi. Faute d'alternative, la première puissance économique européenne se prépare à des semaines ou mois de paralysie, sur le plan national comme en Europe. Comment Angela Merkel, qui dirige le pays depuis douze ans, en est-elle arrivée là ? Retour sur la plus grave crise politique à laquelle la "mutti" ("mère) de l'Allemagne est confrontée.

 

 

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1 - Angela Merkel n'obtient pas la majorité aux législatives

 

Tout commence au soir des élections législatives du 24 septembre dernier : la CDU/CSU remporte une victoire au parfum de défaite. Avec 33% des voix, les conservateurs obtiennent un score historiquement bas. Faute de majorité, la chancelière inamovible doit donc chercher un ou plusieurs nouveaux partenaires pour former le prochain gouvernement, qui devra se faire sans les sociaux-démocrates (SPD).

 

 

Emmené par l'ex-président du Parlement européen, Martin Schulz, le SPD n'a récolté que 20,5% des voix. Jamais dans son histoire d'après-guerre, le parti n'était descendu aussi bas. Après cette défaite historique, le parti annonce ne plus vouloir former de coalition avec les conservateurs dans le futur gouvernement d'Angela Merkel. Le résultat du vote "est un rejet de la grande coalition", déclare le chef du groupe parlementaire du plus vieux parti d'Allemagne, Thomas Oppermann. 

 

 

La CDU doit donc se tourner vers les libéraux du FDP, qui ont enregistré un peu plus de 10%. Insuffisant pour constituer une majorité. Seule solution : élargir la coalition aux écologistes, une première au niveau national. Mais réussir à convaincre les libéraux et les Verts – deux partis que beaucoup de sujets opposent – de coopérer relève de la gageure.

 

 

 

2 - La coalition "jamaïcaine" se solde par un échec

 

Cette alliance improbable est baptisée "coalition jamaïcaine", en référence aux couleurs du drapeau jamaïcain (noir, couleur de la CDU-CSU de Merkel, jaune, couleur du FDP, et vert, pour les Verts). Elle s'annonçait comme un casse-tête, tant les divergences de fond entre les écologistes, le FDP et l'aile la plus conservatrice de la CDU étaient importantes. Les tractations butent principalement sur la question de l'immigration et sur les suites à donner à la politique généreuse d'accueil des demandeurs d'asile d'Angela Merkel en 2015, qui a suscité beaucoup de critiques. Les partis n'arrivent pas à s'entendre sur un plafonnement du nombre de demandeurs d'asile, ni sur la question de savoir si tous les réfugiés, ou seulement une partie, doivent avoir droit au regroupement familial en Allemagne. Les questions environnementales constituent l'autre grand sujet de discorde entre les écologistes et les autres partis.

 

 

"C'était une coalition des impossibles, qui a opposé non seulement la CDU [chrétiens démocrates] et la CSU [centre droit] qui, sur des questions migratoires, ont connu pas mal de divergences, mais surtout, les libéraux et les Verts", analyse pour franceinfo Hans Stark, secrétaire général du Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) de l'Ifri. Les libéraux, aujourd'hui, se situent clairement à droite et les Verts viennent de la gauche, d'une gauche parfois plus idéologique encore que le SPD, même si les écologistes auraient aimé participer à ce gouvernement. C'était la quadrature du cercle et ça n'a pas fonctionné."

 

 

 

3 - Le SPD refuse à nouveau d'entrer dans "une grande coalition"

 

Pour de nombreux observateurs, dont Hans Stark, "Angela Merkel n'a pas d'autre choix que de se tourner vers le SPD".  Reste que ses anciens alliés sociaux-démocrates, qui ont gouverné de 2013 à 2017 avec le bloc chrétien-démocrate, ont de nouveau refusé toute coalition sous l'égide de la chancelière lundi.

 

"Compte tenu des résultats des élections du 24 septembre, nous ne sommes pas disponibles pour entrer dans une grande coalition", peut-on lire dans un projet de résolution préparé pour une réunion de l'exécutif du SPD.

 

 

 

On est dans une situation très difficile, inédite en Allemagne. (...) Merkel a vraiment échoué.

Jakob von Weizsäcker, eurodéputé allemand, membre du SPD

sur franceinfo

 

 

4 - Le président repousse de nouvelles élections 

 

En l'état actuel des choses, des élections anticipées semblaient la solution la plus probable, Angela Merkel ayant exclu un gouvernement minoritaire. Les Allemands pourraient donc retourner aux urnes début 2018, alors qu'ils venaient d'élire leurs députés fin septembre. Mais le président Frank-Walter Steinmeier, qui joue un rôle institutionnel clé pour mettre en œuvre une dissolution, a laissé entendre dimanche qu'il prendrait son temps, ce scénario n'ayant pas ses faveurs.

 

 

Il a confirmé sa position lundi, lors d'une allocution télévisée, exhortant la classe politique à retourner à la table des négociations et repoussant dans l'immédiat des législatives anticipées au nom de la stabilité de l'Allemagne et de l'Europe.

 

 

 

J'attends de tous (les partis) qu'ils soient disponibles pour le dialogue afin de rendre possible, dans un délai raisonnable, la formation d'un gouvernement.

Frank-Walter Steinmeier, président de l'Allemagne

lors d'une allocution télévisée

 

 

Et pour cause. Si de nouvelles élections étaient organisées, rien ne garantit que le résultat du nouveau scrutin serait différent du précédent. Selon plusieurs sondages, le parti d’extrême droite AfD, qui est entré pour la première fois au Bundestag depuis la fin de la seconde guerre mondiale, pourrait même continuer à progresser. L'AfD, qui a placé au cœur de son programme un discours anti-migrants, anti-islam et anti-Merkel, devrait capitaliser sur l'échec de la chancelière, dont l'avenir s'assombrit.

 

 

A tel point que selon Der Spiegel, "la méthode Merkel – un pragmatisme sans limite et une flexibilité idéologique maximale – est arrivée à sa fin". La chancelière n'est pas pour autant prête à raccrocher. Elle a annoncé lundi à la télévision publique qu'elle était prête à être de nouveau candidate en cas d'élections législatives anticipées, "une voie préférable" à la mise sur pied éventuelle d'un gouvernement minoritaire.

 

 

 

Je suis prête à gouverner quatre années supplémentaires.

Angela Merkel

à la télévision publique


22/11/2017
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Franceinfo - le lundi 20 novembre 2017

 

 

Allemagne : Angela Merkel échoue à former une nouvelle coalition, plongeant le pays dans une crise politique

 

Au pouvoir depuis 2005, la chancelière a remporté les dernières élections législatives, mais avec le pire score pour son parti conservateur depuis 1949

 

 

C'est la plus grave crise politique qu'Angela Merkel rencontre en douze ans de pouvoir. La chancelière allemande a "déploré", dimanche 19 novembre, l'échec des négociations qu'elle mène pour former un gouvernement, estimant qu'un accord aurait été possible avec un peu plus de volonté de compromis. Depuis plus d'un mois, la dirigeante tentait de former une coalition inédite au plan national, entre son parti, la CDU-CSU, les libéraux, et les écologistes.

 

 

La première puissance économique européenne se prépare donc à plusieurs semaines ou mois de paralysie politique. Les Allemands pourraient même retourner aux urnes début 2018, alors qu'ils viennent fin septembre d'élire leurs députés. Au pouvoir depuis 2005, Angela Merkel a remporté ces dernières législatives, mais avec le pire score pour son parti conservateur depuis 1949, dans un contexte de percée de l'extrême droite. Cette situation, ajoutée au refus des sociaux-démocrates de continuer à gouverner avec elle, la prive de majorité évidente au Bundestag.

 

 

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La chancelière allemande Angela Merkel s'exprime après l'échec des négociations gouvernementales, dimanche 19 novembre 2017, à Berlin (Allemagne). (TOBIAS SCHWARZ / AFP)

 

 

Des "semaines difficiles à venir"

 

Après plus d'un mois de tractations laborieuses et un dernier week-end marathon, les libéraux ont jeté l'éponge dimanche soir, jugeant les positions des uns et des autres trop antagonistes. "Il est préférable de ne pas gouverner que de mal gouverner", a déclaré le président du parti à la presse. Il a aussi jugé qu'il n'y avait pas de "positions communes et de confiance mutuelle" suffisantes pour envisager un gouvernement de ce type pendant quatre ans.

 

 

Les tractations ont principalement buté sur la question de l'immigration et des suites de la politique généreuse d'accueil des demandeurs d'asile de la chancelière allemande. Les partis n'ont pas réussi à s'entendre sur un plafonnement du nombre de demandeurs d'asile, ni sur la question de savoir si tout ou une partie seulement des réfugiés devaient avoir droit au regroupement familial en Allemagne. Les questions environnementales ont constitué l'autre grand sujet de discorde entre les écologistes et les autres partis.

 

 

Dans l'immédiat, Angela Merkel doit continuer à diriger, comme elle le fait depuis un mois, un gouvernement qui se contente de gérer les affaires courantes et ne peut donc prendre aucune décision majeure. La chancelière a néanmoins promis de "tout faire pour que ce pays soit bien dirigé au cours des semaines difficiles à venir". Mais cette crise pourrait à terme signer la fin de sa carrière politique. 

 

 

De nouvelles élections en perspective

 

Quelle issue désormais pour le pays ? Angela Merkel a déclaré vouloir consulter lundi le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, à qui la Constitution confère un rôle-clé pour les choix à venir. La Constitution ne fixant pas de limite pour la formation d'un gouvernement, Angela Merkel peut en principe, après une pause, faire une nouvelle tentative de coalition avec les quatre partis. Mais la tâche s'annonce rude.

 

 

Elle peut aussi essayer de convaincre les sociaux-démocrates de revenir sur leur refus de gouverner avec elle. Mais le SPD ne cesse de réitérer son souhait de faire une cure d'opposition. La chancelière a pour le reste rejeté l'idée de se faire élire pour un quatrième mandat à la tête d'un gouvernement minoritaire.

 

 

Reste donc l'issue la plus probable : de nouvelles élections. Dans un pareil cas de figure, Angela Merkel aura toutes les peines à convaincre son parti de la laisser mener la bataille.

 


20/11/2017
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Franceinfo - le mercredi 8 novembre 2017

 

 

Crise en Catalogne : la Cour constitutionnelle annule la déclaration d'indépendance

"La déclaration d'indépendance du 27 octobre a été déclarée nulle et inconstitutionnelle", a déclaré une porte-parole de la plus haute cour juridictionnelle espagnole

 

 

 

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La Cour constitutionnelle espagnole a annulé, mercredi 8 novembre, la déclaration unilatérale d'indépendance de la Catalogne, adoptée le 27 octobre par le Parlement régional. "La déclaration d'indépendance (...) a été déclarée nulle et inconstitutionnelle", a déclaré une porte-parole de la plus haute cour juridictionnelle espagnole.

 

 

Le 27 octobre, lors d'une journée pleine de rebondissements, le Parlement de la Catalogne a déclaré l'indépendance. Cette motion avait été adoptée par 70 voix pour, 10 voix contre, et deux votes blancs, mais un grand nombre d'élu avait quitté l'hémicycle pour boycotter le vote. 

 

 

Dans la foulée, le Sénat espagnol avait alors autorisé la mise sous tutelle de la Catalogne, en vertu de l'article 155 de la Constitution. Le gouvernement espagnol a alors dissous l'exécutif régional et repris le contrôle de l'administration régionale.

 


09/11/2017
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