L'AIR DU TEMPS

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EUROPE


Franceinfo - le vendredi 8 décembre 2017

 

 

Brexit : un "accord" entre Londres et Bruxelles a été trouvé à l'issue de la première phase de négociations

 

La Commission européenne l'a annoncé vendredi matin. Il revient désormais au Conseil européen, instance qui regroupe les dirigeants des Etats membres, de valider le constat de la Commission, lors d'une réunion le 15 décembre

 

 

La première étape est franchie. "Je suis satisfait de l'accord juste que nous avons conclu avec le Royaume-Uni", a affirmé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, vendredi 8 décembre, à l'issue d'une réunion matinale avec Theresa May. La Commission européenne, qui mène les négociations du Brexit au nom de l'Union européenne à 27, a estimé, dans un communiqué (en anglais), que des "progrès suffisants" ont été atteints sur les conditions du divorce avec le Royaume-Uni.

 

 

 

C'était une négociation difficile, mais nous avons fait une première percée.

Jean-Claude Juncker

 

 

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Cet accord ouvre la porte à la deuxième phase de négociations sur la future relation. Il revient cependant au Conseil européen, instance qui regroupe les dirigeants des Etats membres, de valider le constat de la Commission, lors d'une réunion le 15 décembre. Mais Jean-Claude Juncker assure que les 27 autres membres de l'Union européenne vont suivre la Commission et décider d'ouvrir la prochaine phase des négociations.

 


11/12/2017
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Franceinfo - le mardi 5 décembre 2017

 

 

L'Espagne retire le mandat d'arrêt européen lancé contre l'ancien président catalan Carles Puigdemont

 

Après la proclamation d'indépendance de la Catalogne, jugée illégale par Madrid, Carles Puigdemont et quatre autres responsables catalans avaient quitté le pays pour se rendre en Belgique

 

 

Carles Puigdemont va-t-il pouvoir rentrer en Catalogne ? Le tribunal suprême espagnol a retiré, mardi 5 décembre, le mandat d'arrêt européen visant l'ancien président catalan destitué et quatre membres de son ancien gouvernement. Après la proclamation unilatérale d'indépendance, jugée illégale par Madrid, ils avaient quitté le pays pour se rendre en Belgique.

 

 

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Carles Puigdemont, le 25 novembre 2017, à Oostkamp (Belgique).  (EMMANUEL DUNAND / AFP)

 

 

Une décision pour qu'ils soient jugés en Espagne ? 

 

Cela ne veut pas dire que les ennuis judiciaires de Carles Puigdemont sont terminés. Le juge d'instruction maintient le mandat d'arrêt espagnol contre lui. Le retrait du mandat d'arrêt permet surtout d'éviter que l'affaire soit traitée par la justice belge ou une autre juridiction européenne. 

 

 

Pour justifier sa décision, le tribunal a aussi expliqué que les responsables catalans avaient "manifesté leur intention de retourner en Espagne". Néanmoins, d'après des sources du tribunal espagnol citée par l'AFP, les cinq responsables catalans seront arrêtés s'ils reviennent dans leur pays.

 

 


05/12/2017
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Franceinfo - le lundi 27 novembre 2017

 

 

L'utilisation du glyphosate autorisée pour cinq années supplémentaires dans l'Union européenne

 

Dix-huit Etats ont voté pour, lundi. Neuf contre, dont la France

 

 

Après six reports, le vote était très attendu. Les Etats membres de l'Union européenne ont décidé, lundi 27 novembre, de prolonger de cinq années l'autorisation d'utiliser le glyphosate, l'herbicide le plus répandu au monde. Ce qui constitue un surprise, selon la Commission européenne. Dans le détail, 18 pays ont voté pour, neuf contre (dont la France et le Luxembourg). Un seul pays s'est abstenu : le Portugal.

 

 

Dans la foulée, Matignon a "regretté" ce résultat, et Emmanuel Macron a annoncé qu'il souhaitait que la France interdise le glyphosate d'ici trois ans.

 

 

L'Allemagne, qui s'était abstenue au tour précédent au début du mois de novembre, a finalement voté en faveur de la proposition. Berlin semble avoir changé d'avis après avoir demandé des modifications au texte en lien avec des restrictions sur l'usage privé du glyphosate et le respect de la biodiversité. C'est ce changement de position de l'Allemagne, un poids lourd démographique, qui a fait pencher la balance en faveur d'une nouvelle autorisation.

 

 

 

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"C'est la victoire du business sur la science"

 

Les réactions sont mitigées. Il faut dire que cette molécule controversée, substance active de nombreux herbicides, est au cœur d'un débat acharné au sein de l'Union européenne. La ministre luxembourgeoise de l'Environnement Carole Dieschbourg a affirmé sur Twitter que "le combat" devait "continuer".

 

 

Autre réaction, celle de José Bové, député européen du groupe Europe Ecologie les Verts (EELV). "C'est la victoire du business sur la science", écrit-il sur Twitter.

 

 

La Commission européenne va maintenant adopter une décision avant que l'autorisation actuelle n'expire, c'est-à-dire avant le 15 décembre.

 


30/11/2017
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Franceinfo - le jeudi 23 novembre 2017

 

 

Marché aux esclaves en Libye : l'UE est "complice" de "crime contre l'humanité", selon le Collectif contre l’esclavage en Libye

 

Claudy Siar, du Collectif contre l’esclavage en Libye, a réagi sur franceinfo à l'existence d'un marché aux esclaves en Libye, révélée par CNN. Une situation dans laquelle l'Union européenne a une part de responsabilité selon lui

 

 

Claudy Siar, du Collectif contre l’esclavage en Libye, a accusé jeudi 23 novembre sur franceinfo, l'Union européenne d'être "complice" de "crime contre l'humanité", après les révélations, dans un documentaire de CNN, de l'existence d'un marché aux esclaves en Libye.

 

 

"Il y a la complicité de l'Union européenne" juge t-il. "Lorsque, le 3 février dernier, l'Union européenne signe un accord avec la Libye, avec le Niger et d'autres pays pour enrayer ce flux migratoire, en réalité pour stopper les migrants pour qu'ils soient dans un cul de sac. C'est bien ce qui se passe. Eh bien, vous vous rendez complice, et pour le coup, on peut le dire très clairement, de crime contre l'humanité (...). Vous savez très bien qu'en faisant cela vous allez donner un permis de tuer et c'est bien ce qui se passe", a-t-il expliqué.

 

 

 

"On est là face à la dignité humaine"

 

Claudy Siar accuse "les Libyens mais pas seulement", également "des Nigérians" de racheter "des migrants qui ont été incarcérés pour les revendre après" en Libye. "Dans l'épisode qui nous occupe, ce n'est pas un combat de noirs contre blancs, de noirs contre arabes... On est là face à la condition humaine, on est là face à la dignité humaine", a-t-il expliqué.

 

 

Alors que le président français, Emmanuel Macron, a aussi dénoncé "un crime contre l'humanité", Claudy Siar a "beaucoup regretté" que dans la manifestation organisée samedi dernier pour dénoncer l'esclavage en Libye, il n'y avait que "90 % de noirs mais pas une France arc-en-ciel".


30/11/2017
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Franceinfo - le lundi 20 novembre 2017

 

 

Paris est désigné pour accueillir l'Autorité bancaire européenne, qui doit quitter Londres après le Brexit

 

Selon une source diplomatique, la capitale française a été tirée au sort face à Dublin, car les deux villes ont enregistré le même nombre de voix au troisième tour de vote

 

 

Paris a été choisi, lundi 20 novembre, pour accueillir l'Autorité bancaire européenne (EBA), qui va quitter Londres en raison du Brexit, a annoncé la présidence de l'UE. A l'issue d'un vote organisé à Bruxelles, la capitale française a été tirée au sort face à Dublin, selon une source diplomatique. Les deux villes avaient enregistré le même nombre de voix au troisième tour de vote, auquel participaient des ministres des 27 pays qui resteront dans l'Union.

 

 

Le gendarme bancaire européen emploie près de 170 personnes. L'agence bancaire avait suscité huit candidatures, dont celles de Francfort, Luxembourg, Bruxelles, Varsovie et Vienne. Amsterdam a remporté un peu plus tôt la compétition pour accueillir l'autre agence contrainte de déménager à cause du Brexit : l'Agence européenne du médicament (qui emploie 900 personnes).

 

 

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"Reconnaissance de l'attractivité de la France"

 

Le président Emmanuel Macron s'est félicité dans la foulée sur son compte twitter de cette décision, y voyant "la reconnaissance de l'attractivité et de l'engagement européen de la France". Il a été rejoint par la maire PS de la capitale, Anne Hidalgo : "L'Autorité bancaire européenne va s'installer à Paris ! C'est une victoire collective. Elle démontre une nouvelle fois l'attractivité de notre métropole et de sa place financière."

 

 

 

Même son de cloche du côté du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, sur Twitter : "l'Autorité bancaire européenne pour Paris : un nouveau signe de l'attractivité de la France ! Merci à nos partenaires européens de leur confiance."

 


22/11/2017
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Franceinfo - le lundi 20 novembre 2017

 

 

Crise politique en Allemagne : comment l'indéboulonnable Angela Merkel a échoué à former une coalition

 

Depuis 1949, jamais le pays ne s'était retrouvé sans majorité pour gouverner après une élection. Or, les conservateurs de la chancelière, les libéraux et les écologistes n'ont pas réussi à s'entendre pour former une coalition

 

 

C'est une première depuis la création de la République fédérale allemande en 1949. Après des semaines de négociations dans la foulée des législatives du 24 septembre, les conservateurs d'Angela Merkel (CDU-CSU), les libéraux (FDP) et les écologistes n'ont pas réussi à s'entendre pour former un gouvernement de coalition. Dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 novembre, le FDP a jeté l'éponge, jugeant les "positions communes et de confiance mutuelle" insuffisantes. Le pays n'a donc pas de majorité pour être gouverné.

 

 

>> Crise politique en Allemagne : suivez les tractations dans notre direct

 

Un échec cuisant pour la chancelière, qui a acté l'échec des négociations, le visage fermé, lundi. Faute d'alternative, la première puissance économique européenne se prépare à des semaines ou mois de paralysie, sur le plan national comme en Europe. Comment Angela Merkel, qui dirige le pays depuis douze ans, en est-elle arrivée là ? Retour sur la plus grave crise politique à laquelle la "mutti" ("mère) de l'Allemagne est confrontée.

 

 

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1 - Angela Merkel n'obtient pas la majorité aux législatives

 

Tout commence au soir des élections législatives du 24 septembre dernier : la CDU/CSU remporte une victoire au parfum de défaite. Avec 33% des voix, les conservateurs obtiennent un score historiquement bas. Faute de majorité, la chancelière inamovible doit donc chercher un ou plusieurs nouveaux partenaires pour former le prochain gouvernement, qui devra se faire sans les sociaux-démocrates (SPD).

 

 

Emmené par l'ex-président du Parlement européen, Martin Schulz, le SPD n'a récolté que 20,5% des voix. Jamais dans son histoire d'après-guerre, le parti n'était descendu aussi bas. Après cette défaite historique, le parti annonce ne plus vouloir former de coalition avec les conservateurs dans le futur gouvernement d'Angela Merkel. Le résultat du vote "est un rejet de la grande coalition", déclare le chef du groupe parlementaire du plus vieux parti d'Allemagne, Thomas Oppermann. 

 

 

La CDU doit donc se tourner vers les libéraux du FDP, qui ont enregistré un peu plus de 10%. Insuffisant pour constituer une majorité. Seule solution : élargir la coalition aux écologistes, une première au niveau national. Mais réussir à convaincre les libéraux et les Verts – deux partis que beaucoup de sujets opposent – de coopérer relève de la gageure.

 

 

 

2 - La coalition "jamaïcaine" se solde par un échec

 

Cette alliance improbable est baptisée "coalition jamaïcaine", en référence aux couleurs du drapeau jamaïcain (noir, couleur de la CDU-CSU de Merkel, jaune, couleur du FDP, et vert, pour les Verts). Elle s'annonçait comme un casse-tête, tant les divergences de fond entre les écologistes, le FDP et l'aile la plus conservatrice de la CDU étaient importantes. Les tractations butent principalement sur la question de l'immigration et sur les suites à donner à la politique généreuse d'accueil des demandeurs d'asile d'Angela Merkel en 2015, qui a suscité beaucoup de critiques. Les partis n'arrivent pas à s'entendre sur un plafonnement du nombre de demandeurs d'asile, ni sur la question de savoir si tous les réfugiés, ou seulement une partie, doivent avoir droit au regroupement familial en Allemagne. Les questions environnementales constituent l'autre grand sujet de discorde entre les écologistes et les autres partis.

 

 

"C'était une coalition des impossibles, qui a opposé non seulement la CDU [chrétiens démocrates] et la CSU [centre droit] qui, sur des questions migratoires, ont connu pas mal de divergences, mais surtout, les libéraux et les Verts", analyse pour franceinfo Hans Stark, secrétaire général du Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) de l'Ifri. Les libéraux, aujourd'hui, se situent clairement à droite et les Verts viennent de la gauche, d'une gauche parfois plus idéologique encore que le SPD, même si les écologistes auraient aimé participer à ce gouvernement. C'était la quadrature du cercle et ça n'a pas fonctionné."

 

 

 

3 - Le SPD refuse à nouveau d'entrer dans "une grande coalition"

 

Pour de nombreux observateurs, dont Hans Stark, "Angela Merkel n'a pas d'autre choix que de se tourner vers le SPD".  Reste que ses anciens alliés sociaux-démocrates, qui ont gouverné de 2013 à 2017 avec le bloc chrétien-démocrate, ont de nouveau refusé toute coalition sous l'égide de la chancelière lundi.

 

"Compte tenu des résultats des élections du 24 septembre, nous ne sommes pas disponibles pour entrer dans une grande coalition", peut-on lire dans un projet de résolution préparé pour une réunion de l'exécutif du SPD.

 

 

 

On est dans une situation très difficile, inédite en Allemagne. (...) Merkel a vraiment échoué.

Jakob von Weizsäcker, eurodéputé allemand, membre du SPD

sur franceinfo

 

 

4 - Le président repousse de nouvelles élections 

 

En l'état actuel des choses, des élections anticipées semblaient la solution la plus probable, Angela Merkel ayant exclu un gouvernement minoritaire. Les Allemands pourraient donc retourner aux urnes début 2018, alors qu'ils venaient d'élire leurs députés fin septembre. Mais le président Frank-Walter Steinmeier, qui joue un rôle institutionnel clé pour mettre en œuvre une dissolution, a laissé entendre dimanche qu'il prendrait son temps, ce scénario n'ayant pas ses faveurs.

 

 

Il a confirmé sa position lundi, lors d'une allocution télévisée, exhortant la classe politique à retourner à la table des négociations et repoussant dans l'immédiat des législatives anticipées au nom de la stabilité de l'Allemagne et de l'Europe.

 

 

 

J'attends de tous (les partis) qu'ils soient disponibles pour le dialogue afin de rendre possible, dans un délai raisonnable, la formation d'un gouvernement.

Frank-Walter Steinmeier, président de l'Allemagne

lors d'une allocution télévisée

 

 

Et pour cause. Si de nouvelles élections étaient organisées, rien ne garantit que le résultat du nouveau scrutin serait différent du précédent. Selon plusieurs sondages, le parti d’extrême droite AfD, qui est entré pour la première fois au Bundestag depuis la fin de la seconde guerre mondiale, pourrait même continuer à progresser. L'AfD, qui a placé au cœur de son programme un discours anti-migrants, anti-islam et anti-Merkel, devrait capitaliser sur l'échec de la chancelière, dont l'avenir s'assombrit.

 

 

A tel point que selon Der Spiegel, "la méthode Merkel – un pragmatisme sans limite et une flexibilité idéologique maximale – est arrivée à sa fin". La chancelière n'est pas pour autant prête à raccrocher. Elle a annoncé lundi à la télévision publique qu'elle était prête à être de nouveau candidate en cas d'élections législatives anticipées, "une voie préférable" à la mise sur pied éventuelle d'un gouvernement minoritaire.

 

 

 

Je suis prête à gouverner quatre années supplémentaires.

Angela Merkel

à la télévision publique


22/11/2017
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Franceinfo - le lundi 20 novembre 2017

 

 

Allemagne : Angela Merkel échoue à former une nouvelle coalition, plongeant le pays dans une crise politique

 

Au pouvoir depuis 2005, la chancelière a remporté les dernières élections législatives, mais avec le pire score pour son parti conservateur depuis 1949

 

 

C'est la plus grave crise politique qu'Angela Merkel rencontre en douze ans de pouvoir. La chancelière allemande a "déploré", dimanche 19 novembre, l'échec des négociations qu'elle mène pour former un gouvernement, estimant qu'un accord aurait été possible avec un peu plus de volonté de compromis. Depuis plus d'un mois, la dirigeante tentait de former une coalition inédite au plan national, entre son parti, la CDU-CSU, les libéraux, et les écologistes.

 

 

La première puissance économique européenne se prépare donc à plusieurs semaines ou mois de paralysie politique. Les Allemands pourraient même retourner aux urnes début 2018, alors qu'ils viennent fin septembre d'élire leurs députés. Au pouvoir depuis 2005, Angela Merkel a remporté ces dernières législatives, mais avec le pire score pour son parti conservateur depuis 1949, dans un contexte de percée de l'extrême droite. Cette situation, ajoutée au refus des sociaux-démocrates de continuer à gouverner avec elle, la prive de majorité évidente au Bundestag.

 

 

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La chancelière allemande Angela Merkel s'exprime après l'échec des négociations gouvernementales, dimanche 19 novembre 2017, à Berlin (Allemagne). (TOBIAS SCHWARZ / AFP)

 

 

Des "semaines difficiles à venir"

 

Après plus d'un mois de tractations laborieuses et un dernier week-end marathon, les libéraux ont jeté l'éponge dimanche soir, jugeant les positions des uns et des autres trop antagonistes. "Il est préférable de ne pas gouverner que de mal gouverner", a déclaré le président du parti à la presse. Il a aussi jugé qu'il n'y avait pas de "positions communes et de confiance mutuelle" suffisantes pour envisager un gouvernement de ce type pendant quatre ans.

 

 

Les tractations ont principalement buté sur la question de l'immigration et des suites de la politique généreuse d'accueil des demandeurs d'asile de la chancelière allemande. Les partis n'ont pas réussi à s'entendre sur un plafonnement du nombre de demandeurs d'asile, ni sur la question de savoir si tout ou une partie seulement des réfugiés devaient avoir droit au regroupement familial en Allemagne. Les questions environnementales ont constitué l'autre grand sujet de discorde entre les écologistes et les autres partis.

 

 

Dans l'immédiat, Angela Merkel doit continuer à diriger, comme elle le fait depuis un mois, un gouvernement qui se contente de gérer les affaires courantes et ne peut donc prendre aucune décision majeure. La chancelière a néanmoins promis de "tout faire pour que ce pays soit bien dirigé au cours des semaines difficiles à venir". Mais cette crise pourrait à terme signer la fin de sa carrière politique. 

 

 

De nouvelles élections en perspective

 

Quelle issue désormais pour le pays ? Angela Merkel a déclaré vouloir consulter lundi le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, à qui la Constitution confère un rôle-clé pour les choix à venir. La Constitution ne fixant pas de limite pour la formation d'un gouvernement, Angela Merkel peut en principe, après une pause, faire une nouvelle tentative de coalition avec les quatre partis. Mais la tâche s'annonce rude.

 

 

Elle peut aussi essayer de convaincre les sociaux-démocrates de revenir sur leur refus de gouverner avec elle. Mais le SPD ne cesse de réitérer son souhait de faire une cure d'opposition. La chancelière a pour le reste rejeté l'idée de se faire élire pour un quatrième mandat à la tête d'un gouvernement minoritaire.

 

 

Reste donc l'issue la plus probable : de nouvelles élections. Dans un pareil cas de figure, Angela Merkel aura toutes les peines à convaincre son parti de la laisser mener la bataille.

 


20/11/2017
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Franceinfo - le mercredi 8 novembre 2017

 

 

Crise en Catalogne : la Cour constitutionnelle annule la déclaration d'indépendance

"La déclaration d'indépendance du 27 octobre a été déclarée nulle et inconstitutionnelle", a déclaré une porte-parole de la plus haute cour juridictionnelle espagnole

 

 

 

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La Cour constitutionnelle espagnole a annulé, mercredi 8 novembre, la déclaration unilatérale d'indépendance de la Catalogne, adoptée le 27 octobre par le Parlement régional. "La déclaration d'indépendance (...) a été déclarée nulle et inconstitutionnelle", a déclaré une porte-parole de la plus haute cour juridictionnelle espagnole.

 

 

Le 27 octobre, lors d'une journée pleine de rebondissements, le Parlement de la Catalogne a déclaré l'indépendance. Cette motion avait été adoptée par 70 voix pour, 10 voix contre, et deux votes blancs, mais un grand nombre d'élu avait quitté l'hémicycle pour boycotter le vote. 

 

 

Dans la foulée, le Sénat espagnol avait alors autorisé la mise sous tutelle de la Catalogne, en vertu de l'article 155 de la Constitution. Le gouvernement espagnol a alors dissous l'exécutif régional et repris le contrôle de l'administration régionale.

 


09/11/2017
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Franceinfo - le mardi 31 octobre 2017

 

 

DIRECT. Catalogne : "Je ne suis pas ici pour demander l'asile politique", annonce Carles Puigdemont, depuis Bruxelles

 

Le président séparatiste catalan destitué s'est exprimé mardi. Il promet d'accepter les élections du 21 décembre qui doivent renouveler le Parlement de l'autonomie

 

 

Visé par une procédure judiciaire en Espagne, le président destitué de la Catalogne, Carles Puigdemont, s'est exprimé, mardi 31 octobre, lors d'une conférence de presse organisée à Bruxelles. Elle se tenait au "Press Club" de la capitale belge. Suivez notre direct.

 

 

 Il reste en Belgique "par sécurité". Carles Puigdemont est dans la capitale belge depuis lundi 30 octobre. Il a précisé ne pas être "ici pour demander un asile politique". D'ailleurs, "on ne veut pas échapper à la justice", explique-t-il. "Si on était resté là-bas avec une attitude de résistance, il y aurait eu beaucoup de violences."

 

 

 Il respectera les élections du 21 décembre. Le dirigeant catalan dit vouloir poursuivre le combat sur le plan politique. Affirmant qu'il se pliera le résultat des élections de décembre, il interpelle le gouvernement : "Respectera-t-il le résultat des urnes ?"

 

 

 

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Carles Puigdemont, au palais de la Généralité catalane, à Barcelone (Catalogne, Espagne), le 26 octobre 2017.  (JORDY BOIXAREU / SPUTNIK / AFP)

 

 

 

 

La justice espagnole annule la déclaration d'indépendance. La Cour constitutionnelle d'Espagne a suspendu mardi la déclaration unilatérale d'indépendance votée par le Parlement de Catalogne vendredi dernier.

 

 

Puigdemont visé par une enquête. Carles Puigdemont est en Belgique depuis lundi, selon Me Paul Bekaert, l'avocat belge qu'il a sollicité pour des conseils juridiques. Le président catalan destitué est visé depuis lundi par une procédure judiciaire (pour rébellion, sédition et malversation) à la suite de la déclaration d'indépendance de la région, désormais sous tutelle de Madrid.

 

 

 La garde civile perquisitionne le siège de la police catalane. La garde civile espagnole a perquisitionné mardi le siège de la police catalane dans le cadre d'une enquête sur le référendum d'autodétermination du 1er octobre interdit par Madrid et émaillé de violences policières. Le porte-parole de la garde civile précise que plusieurs perquisitions ont été simultanément menées au siège de la police catalane à Sabadell, en Catalogne, et ailleurs.

 


02/11/2017
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Franceinfo - le vendredi 28 octobre 2017

 

 

Indépendance de la Catalogne : Mariano Rajoy destitue le président catalan Carles Puigdemont et dissout le Parlement de Barcelone

Le chef du gouvernement espagnol a pris la parole après une réunion extraordinaire avec son gouvernement.

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Il regrette une "triste journée". Mariano Rajoy a annoncé la destitution de Carles Puigdemont, le président catalan, vendredi 27 octobre, quelques heures après la proclamation de l'indépendance de la région par le Parlement catalan. Le Premier ministre espagnol a aussi annoncé la dissolution du parlement de Barcelone, ainsi que la tenue d'élections en Catalogne le 21 décembre. Mariano Rajoy compte également saisir le Tribunal constitutionnel pour obtenir la nullité des mesures adoptées par le Parlement catalan.

 

 

 

Une procédure judiciaire pour "rébellion". Le parquet général d'Espagne a annoncé, de son côté, qu'il allait engager, la semaine prochaine, une procédure judiciaire contre le président catalan Carles Puigdemont pour "rébellion"

 

 

 

 

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 Aucun pays n'a reconnu l'indépendance de la Catalogne, pour le moment. A l'inverse, de nombreux pays européens ont soutenu l'Espagne. Emmanuel Macron a déclaré son "plein soutien" à Mariano Rajoy. Londres, Berlin ainsi que Donald Tusk, le président du Conseil européen, ont affirmé qu'il ne reconnaissait pas d'autre gouvernement que celui de Madrid.

 

 


Le Parlement catalan vote l'indépendance. 
La résolution proclamant l'indépendance de la Catalogne a été adoptée avec 70 voix favorables, sur 135 députés. Majoritaires, les séparatistes étaient assurés de l'emporter. Les membres du Parti socialiste catalan, du Parti populaire et de Ciudadanos avaient quitté la séance en signe de protestation. Le vote s'est déroulé à bulletins secrets, ce qui peut compliquer d'éventuelles poursuites judiciaires contre les votants.

 


02/11/2017
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Franceinfo - le samedi 29 octobre 2017

 

 

DIRECT. Catalogne : entre 300 000 et un million de personnes dans les rues de Barcelone pour l'unité de l'Espagne

 

 

Les indépendantistes ont été nombreux à manifester depuis vendredi soir et la proclamation de la "République catalane". C'est maintenant au tour de leurs opposants de se faire entendre.

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

"Puigdemont en prison !" Moins de 48 heures après la déclaration d'indépendance de la Catalogne, au moins un million de personnes manifestent à Barcelone pour l'unité de l'Espagne, rapportent les autorités, dimanche 29 octobre. La police municipale évoque le chiffre de 300 000. Suivez la situation dans notre direct.

 

 

 

Carles Puigdemont appelle "à s'opposer démocratiquement" à la mise sous tutelle. "Nous continuerons à œuvrer pour construire un pays libre", a déclaré le président catalan destitué, lors d'un discours télévisé, samedi. Et l'indépendantiste d'ajouter : "La nouvelle étape dans laquelle nous sommes, nous devons y réagir de façon civique et pacifique."

 

 

 

Vers des élections serrées ? Alors que Mariano Rajoy a convoqué des élections le 21 décembre, rien n'indique que les résultats du scrutin iront dans le sens du Premier ministre espagnol. Selon un sondage publié dimanche par le quotidien El Mundo, Pro et anti-indépendantistes seraient au coude-à-coude. Les partisans de l'unité sont crédités d'une courte avance : 43,4% des voix contre 42,5%.

 


02/11/2017
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Franceinfo - Le vendredi 27 octobre 2017

 

 

 

Vendredi 27 octobre, le jour où la Catalogne a déclaré son indépendance

 

 

Près d'un mois après le référendum interdit sur l'indépendance de la Catalogne, la crise politique en Espagne a pris un virage décisif, vendredi, avec la déclaration d'indépendance de la région.

 

 

La nouvelle a déclenché des hurlements de joie à l'extérieur du Parlement catalan à Barcelone. Les députés de la région autonome ont approuvé, vendredi 27 octobre, l'indépendance de la Catalogne.

 

 

15h25 : le Parlement de la Catalogne déclare l'indépendance

 

Réuni en début d'après-midi, le Parlement de Catalogne adopte la résolution déclarant que la région devient un "Etat indépendant prenant la forme d'une République". Dans ses attendus, la résolution demande à l'exécutif catalan de négocier sa reconnaissance à l'étranger. La motion est adoptée par 70 voix pour, 10 voix contre, et deux votes blancs, annonce la présidente du Parlement régional, qui compte au total 135 élus. Le vote est boycotté par les élus du Parti socialiste, du Parti populaire et de Ciudadanos, qui ont quitté l'hémicycle en signe de protestation. Les députés indépendantistes entonnent avec ferveur l'hymne de la Catalogne.

 

 

 

15h30 : scènes de liesse à Barcelone

 

Plusieurs dizaines de milliers de personnes, massées à l'extérieur du parc abritant le Parlement, saluent par des clameurs de joie l'annonce de la proclamation d'une République catalane. Des hourras, des applaudissements et le cri "indépendance" en catalan montent de la foule. Les manifestants reprennent l'hymne de la Catalogne, la plupart le poing levé.

 

 

La nouvelle a déclenché des hurlements de joie à l'extérieur du Parlement catalan à Barcelone. Les députés de la région autonome ont approuvé, vendredi 27 octobre, l'indépendance de la Catalogne. Franceinfo déroule le fil de cette journée qui marque une rupture sans précédent en Espagne. 

 

 

 

15h35 : Madrid veut "restaurer la légalité en Catalogne"

 

"L'Etat de droit restaurera la légalité en Catalogne", tweete le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy. Le dirigeant conservateur demande à tous les Espagnols de "garder leur calme".

 

 

 

15h50 : les banques catalanes chutent en Bourse

 

CaixaBank, la troisième banque espagnole, perd environ 5% et Banco Sabadell 6%, à la Bourse de Madrid. Banco Santander, première banque de la zone euro, perd environ 2,5%. Ces banques ont déjà transféré leurs sièges sociaux hors de Catalogne après le référendum de début octobre.

 

 

 

16h10 : le Sénat autorise la mise sous tutelle de la Catalogne

 

Le Sénat espagnol donne son feu vert à la mise en œuvre de l'article 155 de la Constitution, qui permet au gouvernement d'administrer directement la Catalogne. La proposition de l'exécutif espagnol est approuvée par 214 voix pour, 47 contre et une abstention.

 

 

 

 

17 heures : de nombreux pays ne reconnaissent pas l'indépendance 

 

L'Allemagne, la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis apportent leur soutien au gouvernement central. Londres appelle à "une unité préservée", Paris affirme n'avoir "qu'un interlocuteur, le Premier ministre Rajoy", Washington appelle de ses vœux une "Espagne forte et unie".

 

 

 

18h30 : le Tribunal constitutionnel engage un recours contre la déclaration d'indépendance

 

Le Tribunal constitutionnel espagnol débute l'examen d'un recours contre la déclaration unilatérale d'indépendance. La plus haute cour de justice a été saisie par le Parti socialiste catalan (PSC), opposé à l'indépendance, qui estime que la décision du bureau du Parlement de Catalogne d'inscrire cette motion à l'ordre du jour était contraire à la Constitution.

 

 

 

18h45 : le parquet poursuit le président catalan pour rébellion

 

Le parquet général d'Espagne annonce qu'il engagera la semaine prochaine une procédure judiciaire contre le président catalan, Carles Puigdemont, pour "rébellion". Ce délit est puni d'une peine de prison allant jusqu'à 30 ans.

 

 

 

20h25 : Rajoy destitue Puigdemont et son gouvernement

 

Mariano Rajoy annonce que le président catalan, son vice-président et ses ministres sont destitués. Il dissout le Parlement catalan et convoque des élections en Catalogne le 21 décembre.

 


31/10/2017
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Franceinfo le jeudi 19.10.17

 

DIRECT. Indépendance de la Catalogne : les séparatistes face à l'ultimatum de Madrid

 

 

Carles Puigdemont a jusqu'à 10 heures pour affirmer clairement s'il renonce à déclarer l'indépendance de sa région de 7,5 millions d'habitants.

 

 

Reculer ou aller au choc frontal ? Le président indépendantiste catalan doit répondre, jeudi 19 octobre, à l'ultimatum du gouvernement central, qui a promis de suspendre l'autonomie de la Catalogne s'il ne renonce pas à déclarer l'indépendance.

 

 

Carles Puigdemont a jusqu'à 10 heures pour affirmer clairement s'il renonce à déclarer l'indépendance de sa région de 7,5 millions d'habitants. S'il ne le fait pas, le gouvernement de Mariano Rajoy compte appliquer l'article 155 de la Constitution, qui lui permet de suspendre tout ou partie de l'autonomie d'une région si celle-ci viole ses obligations légales.

 

 

"Sortir la tête haute". Carles Puigdemont a rencontré mercredi soir la direction de son parti, le PdeCat. Celle-ci l'a encouragé à déclarer l'indépendance en cas de refus de dialogue de Madrid. Le gouvernement espagnol de son côté laissait entendre sa disposition à accepter une solution qui permettrait au président séparatiste de sortir la tête haute du conflit, s'il renonçait à l'indépendance de sa région.

 

 

Une majorité de "oui". Les dirigeants catalans estiment que le référendum d'autodétermination qu'ils ont organisé le 1er octobre malgré l'interdiction de la justice leur donne un "mandat populaire" pour déclarer l'indépendance. Selon leurs chiffres, invérifiables, le "oui" l'a emporté à 90% avec 43% de participation. 

 

 

Deux indépendantistes arrêtés. La tension entre Madrid et les séparatistes s'est encore accrue depuis lundi soir, après le placement en détention de deux figures de l'indépendantisme, Jordi Sanchez et Jordi Cuixart, qui a entraîné d'importantes manifestations dans toute la Catalogne.

 


19/10/2017
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