L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

Burundi


le Progrès du lundi 2 janvier 2017

 

 

 

UN MINISTRE ASSASSINÉ

 

 

Le ministre burundais de l'Environnement a été tué par balle, hier matin dans la capitale Bujumbura. Il s'agit du premier membre du gouvernement à être assassiné depuis que le Burundi a plongé dans une grave crise politique il y près de deux ans.

 

 

 

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En pleine crise politique

 

Cette crise a été provoquée par la volonté du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat et sa réélection controversée en 2015. Ce meurtre intervient quelques jours après que M. Nkurunziza eut annoncé qu'il pourrait se présenter de nouveau en 2020.

 

 

Emmanuel Niyonkuru, 54 ans, ministre de l'Eau, de l'Environnement et de la Planification, a été tué avec une arme à feu par un homme, alors qu'il se rendait à son domicile. Une femme a été arrêtée après cet "assassinat" mais sans préciser d'autres circonstances.

 

 

Au moins 500 personnes ont été tuées et 300 000 ont choisi l'exil depuis le début de la crise. En décembre, la ligue Iteka, organisation membre de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), a dénoncé une "recrudescence" au cours des trois derniers mois des arrestations et disparitions d'opposants, ainsi que le climat de "peur généralisée" instauré, selon elle, par les autorités.

 


03/01/2017
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le Progrès du samedi 30 janvier 2016

 

 

BURUNDI - Journalistes interpellés et relâchés. La guerre civile couve. Ils avaient été arrêtés la veille "en compagnie de criminels armés" selon les autorités burundaises. Deux journalistes occidentaux, le Français Jean-Philippe Rémy et le photographe britannique Phil Moore, sont sortis libres hier du Palais de justice de la capitale Bujumbura. Aucune charge n'a été retenue contre les deux envoyés spéciaux du Monde, qui ont quitté les lieux dans des véhicules diplomatiques.

 

 

 

Le ministère français des Affaires étrangères Laurent Fabius avait appelé hier "à leur libération immédiate". De son côté, le Monde avait rappelé que Jean-Philippe Rémy et Phil Moore étaient entrés légalement dans le pays et "ne faisaient qu'exercer leur métier en rencontrant toutes les parties concernées par les tensions en cours".

 

 

 

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Selon le porte-parole adjoint de la police burundaise, Moïse Nkurnziza, les deux hommes avaient été arrêtés jeudi après-midi à Nyakabiga, quartier contestataire du centre de Bujumbura. Les policiers avaient réussi à interpeller cinq personnes, dont Phil Moore. Son collègue Jean-Philippe Rémy avait été un peu plus tard, lorsqu'il était venu demander de ses nouvelles.

 

 

 

 

 

Violences en hausse constante

 

L'incident est révélateur du climat qui règne au Burundi, de nouveau au bord de la guerre civile. Les attaques armées de forces rebelles se sont multipliées depuis la réélection en juillet dernier du Pierre Nkurunziza, dont l'annonce de la candidature pour un troisième mandat avait déjà provoqué une vague de contestation au printemps dernier. Celle-ci avait culminé en mai par une tentative de coup d'Etat, suivi par une féroce répression.

 

 

 

Plus de 400 personnes ont été tuées depuis le début de la crise, qui a poussé à l'exil plus de 200 000 autres parmi lesquels de nombreux opposants, militants associatifs et journalistes. Ceux n'ayant pas fui le pays, menacés ou attaqués, vivent dans la clandestinité.

 


30/01/2016
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le Progrès du samedi 16 janvier 2016

 

 

BURUNDI - Violences. L'ONU dénonce des massacres ethniques. L'Onu a dénoncé hier l'existence de massacres ethniques, de charniers avec une centaine de cadavres et de viols collectifs commis par les forces de sécurités au Burundi. Le haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a averti que "tous les signaux d'alarme, y compris celui d'une dimension de plus en plus ethnique, sont en train de virer au rouge", ajoutant qu'un "effondrement complet de l'ordre public est imminent".

 

 

 

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Au moins neuf charniers à Bujumbura. Ce petit Etat d'Afrique centrale est plongé dans un cycle de violences depuis l'annonce fin avril de la décision du président Pierre Nkurunziza de solliciter un troisième mandat, qu'il a remporté en juillet. Ses opposants l'accusent d'avoir violé la Constitution et l'Accord d'Arusha ayant mis fin à la guerre civile de 1993-2006.

 

 

 

Le haut-commissaire de l'Onu a dénoncé "des violences sexuelles commises par des membres des forces de sécurité et une forte augmentation des disparitions forcées et des tortures". Il a aussi réclamé une enquête sur "l'existence possible d'au moins neuf charniers" à Bujumbura et dans ses environs y compris un dans un camp militaire. Ils contiendraient au moins 100 corps, tous tués suite aux attaques lancées le 11 décembre contre trois camps militaires.

 


16/01/2016
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le Progrès du lundi 21 décembre 2015

 

 

 

 

BURUNDI - Mission militaire refusée. Le Burundi a annoncé hier qu'il n'autoriserait pas le déploiement sur son sol d'une mission de l'Union africaine, qui serait considérée comme "une force d'invasion et d'occupation" si l'UA passait outre le refus du Bujumbura. L'UA avait avalisé la création d'une mission militaire de 5 000 hommes pour enrayer les violences.

 

 


21/12/2015
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le Progrès du dimanche 20 décembre 2015

 

 

 

BURUNDI - Violences. L'Union africaine veut envoyer 5 000 hommes. Le Conseil de paix et sécurité de l'Union africaine (UA), réuni vendredi soir à Addis Abeba (Ethiopie), a décidé "d'autoriser de le déploiement d'une Mission africaine de prévention et de protection au Burundi (Maprobu), pour une période initiale de six mois, renouvelable", et a demandé "au gouvernement du Burundi de confirmer dans les 96 heures qu'il accepte le déploiement de la Maprobu et coopérer avec".

 

 

 

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Le Burundi devrait refuser

 

Si Bujumbura s'oppose à l'envoi de cette mission, l'UA prendra des "mesures supplémentaires" pour en assurer le déploiement, a prévenu le Conseil. Il est peu probable que les autorités burundaises, qui ne cessent de dénoncer l'immixtion de la communauté internationale dans la crise politique où est plongé le pays depuis huit mois, acceptent un tel déploiement. La Mission africaine comptera à ses débuts jusqu'à 5 000 hommes, soldats et policiers, ainsi qu'une composante civile, et intègrera les observateurs des droits de l'Homme et experts militaires déjà déployés au Burundi. Aucun détail n'a été fourni sur les pays qui pourraient participer à cette mission.

 


20/12/2015
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le Progrès du samedi 14 novembre 2015

 

 

 

BURUNDI - L'UE évacue une partie de son personnel. L'Union européenne a décider d'"évacuer" les familles et des personnels non essentiels de sa délégation au Burundi, secoué depuis six mois par une violente crise politique. "La décision a été prise sur la base d'une nouvelle évaluation des risques liés à la situation au Burundi", a expliqué hier un responsable européen.

 

 

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14/11/2015
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le Progrès du mercredi 11 novembre 2015

 

 

 

BURUNDI - Risque de génocide : la France saisit l'ONU. La France exhorte la communauté internationale à mettre fin aux violences qui s'intensifient au Burundi, faisant craindre le spectre d'un génocide, comme en 1993. Paris va soumettre au Conseil de sécurité de l'ONU à New York une résolution qui menace de sanctions les auteurs des troubles et appelle les parties à "rejeter toute forme de violence".

 

 


11/11/2015
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le Progrès du lundi 9 novembre 2015

 

 

 

 

BURUNDI - Plusieurs morts à Bujumbura. Neuf personnes ont été tuées dans un quartier d'opposants du sud de Bujumbura quelques heures avant le début d'opérations de désarmement forcé "maison par maison" dans le nord de la capitale du Burundi, alors que le président rwandais Paul Kagame a accusé son voisin burundais de "massacrer" son peuple. Dans une virulente charge publique, le président rwandais a estimé que la situation au Burundi "rappelle un peu celle qui a prévalu ici" au Rwanda en 1994 lors du génocide qui, en à peine 100 jours à partir d'avril 1994, a fait environ 800 000 morts.

 

 


09/11/2015
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le Progrès du mercredi 28 octobre 2015

 

 

 

BURUNDI - Nouvelle flambée de violences : sept morts. Au moins sept personnes, dont un policier, ont été tuées lundi et hier au Burundi, dans des affrontements distincts entre insurgés contestant toujours le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, et forces de l'ordre. Pour la première fois, des affrontements ont eu lieu dans le centre du pays, fief du pouvoir. La volonté de M. Nkurunziza de garder le pouvoir, malgré les critiques, a plongé son petit pays d'Afrique des Grands lacs dans une grave crise politique émaillée de violences.

 

 

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28/10/2015
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le Progrès du samedi 25 juillet 2015

 

 

 

BURUNDI - Troisième mandat pour le président Nkurunziza. Le président burundais Pierre Nkurunziza a été réélu sans surprise dès le premier tour pour un troisième mandat. Au pouvoir depuis 2005, Nkurunziza a obtenu 69,41 % des suffrages exprimés lors du scrutin de mardi, selon les résultats proclamés. La candidature de Nkurunziza était jugé contraire à la Constitution par ses adversaires politiques. Elle avait aussi plongé le pays dans une crise émaillée de violences, qui ont fait plus de 80 morts depuis fin avril et poussé plus de 160 000 Burundais à fuir dans les pays voisins.

 


27/07/2015
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le Progrès du jeudi 23 juillet 2015

 

 

 

BURUNDI - Les résultats doivent être proclamés demain. Victoire annoncée pour Nkurunziza.  C'est une élection sans suspense, précédée de violences, dont les lendemains font craindre le pire. Les résultats de l'élection présidentielle au Burundi seront proclamées demain. La victoire de Pierre Nkurunziza, qui brigue un troisième mandat, paraît inéluctable. Rien n'a pu arrêter le chef de l'Etat. Ni les récriminations de l'opposition - qui juge sa candidature contraire à la Constitution -, ni la tentative de coup d'Etat militaire en mai, ni les six semaines de manifestations quasi quotidiennes à Bujumbura, la capitale.

 

 

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25/07/2015
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le Progrès du mercredi 22 juillet 2015

 

 

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BURUNDI - Deux morts et un scrutin controversé. Nukurunziza devrait être réélu. Une faible participation et des violences qui ont fait deux morts : ce sont les points marquants de l'élection présidentielle sans grand suspense, qui s'est tenue hier au Burundi.

 

 

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25/07/2015
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le Progrès du mardi 21 juillet 2015

 

 

 

BURUNDI - Peur sur l'élection présidentielle. Le scrutin, qui se déroule aujourd'hui, est dénoncé par l'opposition. La candidature du président Pierre Nkurunziza, qui brigue un troisième mandat, plonge le Burundi dans a plus grave crise politique depuis dix ans.

 

 


21/07/2015
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