L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

TURQUIE


le Progrès du mardi 15 août 2017

 

 
 
    UN POLICIER TUÉ PAR UN PRÉSUMÉ TERRORISTE

 

 

 

Un policier a été dimanche soir à coups de coteau aux abords d'un commissariat d'Istanbul (Turquie) par un membre présumé de Daech qui venait d'être interpellé. Le suspect, qui était soupçonné de préparer un attentat, a été abattu par les forces de l'ordre.

 


18/08/2017
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le Progrès du dimanche 16 juillet 2017

 

 
 
    TURQUIE - UN AN APRÈS LE COUP D'ÉTAT. ERDOGAN RENFORCÉ, LE PAYS
        DIVISÉ

 

 

 

La Turquie célèbre "la victoire de la démocratie" contre la tentative de putsch militaire le 15 juillet 2016. Depuis cette date, le président Erdogan a surtout élargi son pouvoir. L'opposition, elle, tente de mobiliser.

 

 

Des statues dans tout le pays en mémoire des victimes du putsch. Des places et des stations de métro rebaptisées. Des émissions spéciales à la télévision. Des magazines sur papier glacé, distribués aux médias internationaux, où l'on loue "la victoire du peuple". Le 15 juillet 2016 restera à jamais gravé dans le marbre de l'histoire de la Turquie moderne, avec un bilan lourd : 250 morts, 2 735 blessés. C'est désormais la journée de "la démocratie et de l'unité".

 

 

Il y a un an, jour pour jour, le pays se levait au petit matin avec le sentiment d'avoir traversé un énième épisode troublé de son histoire. Dans la nuit, la tentative de putsch fomenté par des militaires avait échoué, et le président Recep Tayyip Erdogan, qui avait réussi à s'échapper, sortait vainqueur de ce bras de fer avec "des éléments incontrôlés de l'armée".

 

 

"C'est un triste anniversaire", retrace Ismail Hakki MUsa, ambassadeur de Turquie en France depuis quelques mois, "mais la démocratie a gagné en Turquie, en est sortie renforcée, et il faut commémorer cet esprit de résistance et cette solidarité historique". Étudiant à Strasbourg au début des années 80 ("époque où la Turquie était moins critiquée"), à Nancy où il a obtenu un doctorat, plus consul général à Lyon, il est passé dans les rangs du MIT, la fameuse organisation nationale du renseignement turc.

 

 

 

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Terrorisme et réfugiés

 

Depuis le coup d'État avorté du 15 juillet 2016, le gouvernement turc a mené des purges sans précédent pour éliminer des institutions publiques tout élément factieux lié aux instigateurs du putsch, imputé par Ankara au prédicateur Fethullah Gülen, installé aux États-Unis et ancien allié politique d'Erdogan. L'opposition, qui avait soutenu ce dernier lors du putsch, et des ONG accusent la Turquie de profiter de l'état d'urgence en vigueur pour éliminer toute voix critique. Au-delà des milieux gulénistes, ces purges ont visé les milieux politiques pro-kurdes, des médias critiques et des ONG.

 

 

"Des mesures nécessaires et proportionnées", se défend le diplomate. Et les actes de violences, qui les ont accompagnées ? "Il y a eu des exactions au niveau individuel", reconnaît le diplomate, "mais pas au niveau de l'État". Preuve que "le système fonctionne bien" d'après lui, trois cents établissements "fermés par précaution" (pour leurs liens supposés avec l'organisation de Gülen) ont rouvert.

 

 

Après un référendum gagné de justesse le 16 avril par Erdogan, renforçant son pouvoir autocratique, le pays semble se fracturer un peu plus. Notamment entre les citadins lettrés et les classes plus populaires. À l'appel de la gauche kémaliste (laïque), une "marche pour la justice" a rassemblé, le 7 juillet, des centaines de milliers de personnes entre Ankara et Istanbul. Les dirigeants turcs disent regarder "l'avenir avec confiance", surfant sur la croissance (2,9 % contre 1,8 % dans l'UE) et 12 milliards d'investissement direct. Un avenir loin de l'UE ? Le 12 juillet, le président Erdogan a rappelé que son pays n'en avait "pas besoin". Comme si la Turquie glissait irrémédiablement vers une forme d'isolationnisme. Xavier Frère

 


19/07/2017
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le Progrès du lundi 10 juillet 2017

 

 
 
    MANIFESTATION. DES MILLIERS D'OPPOSANTS À ERDOGAN

 

 

 

"Que personne ne pense que cette marche est la dernière", a déclaré à la foule Kemal Kiliçdaroglu. Des dizaines de milliers de personnes étaient venues hier, à Istanbul, écouter le chef de l'opposition au terme de "sa marche pour la justice", entamée 25 jours plus tôt.

 

 

"Nous avons marché pour la justice, nous avons marché pour le droit des opprimés, nous avons marché pour les députés emprisonnés, nous avons marché pour les journalistes incarcérés, nos avons marché pour les universitaires limogés", a clamé le chef du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), qui aura parcouru 450 kilomètres pour dénoncer la condamnation à 25 ans de prison du député Enis Berberoglu, reconnu coupable d'avoir fourni au quotidien d'opposition Cumhuriyet des informations confidentielles.

 

 

 

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Plus grande manifestation depuis 2013

 

Cette initiative, lancée sans insigne partisan et avec "justice" comme seul mot d'ordre, s'est transformée en une marche rassemblant des milliers d'opposants au président Erdogan : la plus grande manifestation de l'opposition depuis le mouvement contestataire de 2013. "Nous avons marché parce que nous nous opposons au régie d'un seul homme", a poursuivi Kiliçdaroglu. Dans une déclaration écrite, le chef du CHP avait déjà dénoncé un pays "dirigé d'une manière arbitraire" où "les limites du droit ont été dépassées".

 

 

"À l'heure actuelle, le parlement en Turquie est hors-service et le pays est dirigé par décrets par Erdogan", poursuivait-il.

 

 

Les soutiens de Kiliçdaroglu ont comparé cette initiative, sans précédent en Turquie, à la célèbre "marche du sel" de Gandhi contre le pouvoir britannique.

 

 

Erdogan, lui, a accusé le marcheur de se ranger du côté des "terroristes" et l'a même mis en garde contre une possible convocation judiciaire.

 

 

 

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Kemal Kiliçdaroglu


14/07/2017
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le Progrès du mercredi 3 mai 2017

 

 
 
    ERDOGAN RÉINTÈGRE LE PARTI AU POUVOIR

 

 

 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a réintégré hier le parti islamo-conservateur au pouvoir presque trois ans après l'avoir quitté, mettant en oeuvre le premier volet de la révision constitutionnelle validée lors d'un référendum le 16 avril.

 


05/05/2017
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le Progrès du dimanche 30 avril 2017

 

 
 
    LA CENSURE SE DURCIT

 

 

 

Les autorités turques bloquaient hier l'accès à Wikipedia, parce que le site établirait un lien entre Ankara et des organisations extrémistes. Le gouvernement a également décidé d'interdire des émissions télévisées de rencontres.

 


01/05/2017
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le Progrès du jeudi 20 avril 2017

 

 

 
    TURQUIE - RÉFÉRENDUM : RECOURS REJETÉS

 

 

 

Le Haut-Conseil électoral turc a décidé de rejeter les recours de l'opposition contestant la validité du référendum renforçant considérablement les pouvoirs du président Erdogan. 16 militants de gauche ont aussi été arrêtés à Istanbul.

 


21/04/2017
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le Progrès du lundi 17 avril 2017

 

 
 
    TURQUIE - RÉFÉRENDUM. ERDOGAN OBTIENT UN PETIT "OUI", CONTESTÉ
    PAR L'OPPOSITION

 

 

 

Les électeurs turcs ont dit oui à 51 % au renforcement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan qui souhaite déjà organiser un référendum sur le rétablissement de la peine de mort. Une courte victoire contestée par l'opposition.

 

 

Recep Tayyip Erdogan, 63 ans, recherchait un plébiscite. Toutefois, selon les résultats diffusés par l'agence de presse progouvernementale Anadolu, le "oui" n'a recueilli que 51,35 % des suffrages dimanche.

 

 

Dans un discours télévisé, le chef de l'État a salué une "décision historique" du peuple turc et appelé les pays étrangers à "respecter" le résultat du scrutin.

 

 

Peu après, il a évoqué la possibilité d'organiser un nouveau référendum, cette fois-ci sur le rétablissement de la peine capitale, une initiative qui sonnerait le glas du processus d'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne.

 

 

 

Une victoire contestée

 

Les deux principaux partis de l'opposition, le CHP et le HDP (pro-kurde), ont dénoncé des "manipulations" au cours du référendum et annoncé qu'ils feraient appel du résultat.

 

 

Ils fustigent notamment une mesure annoncée à la dernière minute par le Haut-Conseil électoral turc (YSK) considérant comme valides les bulletins ne comportant pas le tampon officiel du bureau de vote dans lequel ils ont été glissés dans l'urne.

 

 

En dépit de la victoire annoncée du "oui" dans l'ensemble du pays, le camp du "non" l'a emporté dans les trois principales villes, Istanbul, Ankara et Izmir. Les régions peuplées en majorité de Kurdes du sud-est ont massivement fait de même.

 

 

À Ankara, des partisans de l'AKP, le parti du président, ont laissé éclater leur joie même s'ils s'attendaient à une plus large victoire. "On attendait plus, mais je suis heureuse", clame Yadigar Boztepe, une jeune femme tenant un drapeau turc à la main. "Ce résultat montre qu'une partie du pays ne veut pas rendre le pays plus fort et a une mentalité européenne, l'autre partie ce sont des vrais Anatoliens", a renchéri un autre supporteur, Mustafa Umit Unsal.

 

 

 

Opposition muselée

 

La révision constitutionnelle, sujet du référendum, prévoit en particulier l'abolition du poste de Premier ministre au profit d'un hyper-président, alors qu'Erdogan est déjà accusé d'autoritarisme par ses détracteurs.

 

 

Si sa victoire devait être officiellement confirmée, le président turc, qui a échappé à une tentative de putsch le 15 juillet, disposerait non seulement de pouvoirs considérablement renforcés, mais pourrait en théorie rester à la tête de l'État jusqu'en 2029.

 

 

Le gouvernement présente cette révision constitutionnelle comme indispensable pour assurer la stabilité de la Turquie et lui permettre de faire face aux défis sécuritaires et économiques. Mais l'opposition dénonce la dérive autoritaire d'un homme qu'elle accuse de chercher à museler toute voix critique, surtout depuis le coup d'État avorté. L'opposition et les ONG ont déploré une campagne inéquitable, avec une nette prédominance du "oui" dans les rues et les médias.

 


20/04/2017
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le Progrès du samedi 15 avril 2017

 

 
 
    RÉFÉRENDUM - VOTRE SUR LE RENFORCEMENT DES POUVOIRS D'ERDOGAN

 

 

 

LA TURQUIE VERS UNE HYPER-PRÉSIDENCE ?

 

 

 

Demain, les électeurs se prononcent pour ou contre l'extension des pouvoirs du président Erdogan. Le résultat du référendum pourrait avoir des conséquences.

 

 

Recep Tayyip Erdogan verra-t-il son pouvoir renforcé ? 55,3 millions d'électeurs se prononcent demain par référendum - certains Turcs de l'étranger ont déjà voté au début du mois - sur la réforme constitutionnelle voulue par le président turc et leader du Parti de la justice et du développement (AKP).

 

 

 

■ Sur quoi porte le référendum ?

 

Les électeurs doivent répondre "oui" ou "non" à la "proposition de référendum sur la réforme constitutionnelle" (aucune question n'est formulée). Cette réforme a été adoptée le 21 janvier dernier par le Parlement turv, avec 339 voix sur 550.

 

 

 

■ En quoi consiste la réforme ?

 

Le texte prévoit de renforcer le pouvoir exécutif du président, en supprimant le poste de Premier ministre et en gommant les pouvoirs du Parlement. Le président pourra nommer les ministres et un ou plusieurs vice-présidents. Il choisira six des treize membres du Haut conseil des juges et procureurs. Les élections législatives et présidentielles seront simultanées. Erdogan pourrait ainsi être élu président en novembre 2019, pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois et rester au pouvoir... jusqu'en 2029.

 

 

 

■ Pourquoi pose-t-elle problème ?

 

Le gouvernement explique que cette réforme est indispensable pour doter l'État d'un exécutif stable afin de  lutter contre le terrorisme et les éventuelles difficultés économiques. Ses détracteurs y voient plutôt une volonté d'Erdogan d'étendre ses pouvoirs, alors que le président est déjà accusé de dérive autoritaire depuis le coup d'État avorté du 15 juillet 2016.

 

 

 

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■ Le "oui" a-t-il des chances de l'emporter ?

 

Deux sondages publiés mercredi en Turquie donnaient le "oui" gagnant, entre 51 et 52 % des intentions de vote. Mais le résultat devrait être serré. L'économie, pilier de la popularité du président, s'essouffle. Les Turcs sont attachés au régime parlementaire. Le projet divise jusqu'au sein de l'AKP, dont certains électeurs pourraient hésiter à voter oui, par crainte d'accorder trop de pouvoir à une seule personne.

 

 

 

■ Et si le "non" gagne ?

 

Une victoire du "non" serait extrêmement humiliante pour Erdogan, et fragiliserait sa position tant en Turquie qu'à l'international. Le président turc pourrait alors réagir violemment, en multipliant les mesures liberticides.

 

 

 

■ Quel est le contexte ?

 

Erdogan demande un renforcement de ses pouvoirs alors que la Turquie, après avoir soutenu Bachar al-Assad, est désormais engagée dans le conflit syrien. Ankara est également en lutte contre le terrorisme, face à Daech et au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

 

 

 

■ Comment l'Europe est-elle concernée ?

 

Erdogan compte sur les voix de la diaspora turque en Europe, qui lui est favorable et dont la participation élevée pourrait jouer en sa faveur. Pendant la campagne, il a flatté la fibre nationaliste de cet électorat, multipliant les attaques contre les pays européens. Une victoire du "oui" pourrait entraîner une rupture définitive avec l'Europe... ou adoucir le ton d'Erdogan. À l'inverse, si le "non" l'emporte, le président turc essayera-t-il de réparer cette relation ? Pas si sûr. L.B.

 

 

 

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les Kurdes mobilisés contre le référendum

 
 
 
    DES TENSIONS EXACERBÉES AVEC L'EUROPE

 

 

 

La relation déjà tendue entre Ankara et l'Europe s'est encore détériorée lors de la campagne en faveur du référendum, après l'annulation en Allemagne et aux Pays-Bas de plusieurs meetings de ministres turcs venus défendre le "oui". Erdogan a accusé les deux pays de "nazisme", jouant sur la fibre anti-occidentale pour galvaniser ses électeurs, aussi bien en Turquie qu'à l'étranger.

 

 

Les Turcs se sentent déjà trahis par des négociations d'entrée dans l'Union européenne (UE) au point mort depuis 2005, et une réaction européenne mitigée après le coup d'État de juillet 2016. La possible victoire du "oui" inquiète - le ministre allemand des Finances a évoqué mardi le risque d'une "dictature" - car elle mènerait à un système presque sans contre-pouvoir, incompatible avec les critères politiques européens. Erdogan dispose d'un levier de poids face à l'UE : le pacte migratoire conclu en mars 2016, qui a permis de réduire les arrivées de migrants et de réfugiés, et que le président turc menace régulièrement d'annuler. Si le rapprochement d'Ankara avec Poutine et l'achat d'armes à la Chine ont irrité l'Otan, la Turquie reste un partenaire militaire incontournable. Enfin, en flattant l'identité nationale des Turcs de l'étranger, les propos d'Erdogan profitent aux populistes européens.

 

 

 

 

LES DATES CLÉS

 

 

3 novembre 2002 - Le parti AKP, cofondé par Recep Tayyip Erdogan, remporte les législatives

 

 

11 mars 2003 - Erdogan est nommé Premier ministre

 

 

Octobre 2005 - La Turquie obtient l'ouverture de négociations d'adhésion à l'Union Européenne

 

 

31 mai 2013 - Pendant trois semaines, 2,5 millions de personnes manifestent pour exiger la démission d'Erdogan, accusé de dérive autoritaire

 

 

10 août 2014 - Erdogan est élu président au premier tour d'un scrutin disputé pour la première fois au suffrage universel direct

 

 

7 juin 2015 - L'AKP arrive premier aux législatives, mais est privé de sa majorité absolue au Parlement, notamment à cause du bon score du parti prokurde HDP

 

 

1er novembre 2015 - L'AKP remporte les élections anticipées

 

 

15-16 juillet 2016 - Une tentative de coup d'État mené par une faction de l'armée fait 248 morts. Plus de 47000 personnes ont été arrêtées et plus de 100 000 limogée ou suspendues depuis

 

 

9 août 2016 - Erdogan et Vladimir Poutine scellent la réconciliation après une crise due à la destruction d'un avion russe par la Turquie à la frontière turco-syrienne fin 2015

 

 

Mars 2017 : L'Allemagne et les Pays-Bas annulent des meetings sur leur territoire en faveur du "oui" au référendum

 


18/04/2017
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le Progrès du mercredi 15 mars 2017

 

 

 

ERDOGAN VISE L'EUROPE

 

 

Hier, le président turc Recep Tayip Erdogan n'a pas cherché l'apaisement pour promouvoir le "oui" au référendum d'avril sur ses pouvoirs.  Erdogan a évoqué "Srebrenica" pour éreinter les Pays-Bas (le contingent de Casques Bleus néerlandais n'avait pas réussi à empêcher le massacre en 1995).

 

"Erdogan se permet une falsification nauséabonde de l'Histoire" a répliqué le Premier ministre Mark Rutte. Autre cible de M. Erdogan, l'Allemagne, qui soutient selon lui "les terroristes". Le ministre allemand de l'Intérieur Thomas de Maizière a accusé le pouvoir turc de se poser "en victime" pour peser sur le résultat du référendum.


18/03/2017
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le Progrès du mercredi 1er mars 2017

 

 

 

330 ACCUSÉS - COUP D'ÉTAT : LE PLUS GRAND DES PROCÈS DÉBUTE

 

 

Pas moins de 330 accusés, la plupart des membres d'une école d'officiers militaires risquent chacun plusieurs peines de prison à vie. Ils sont soupçonnés de liens avec la tentative de putsch menée l'été dernier contre Erdogan en Turquie par une faction dissidente de l'armée. Le procès s'est ouvert sous haute sécurité hier dans la prison de Sincan près d'Ankara. Un véhicule équipé d'un canon à eau se tenait prêt à intervenir alors qu'un drone surveillait les proches des accusés.

 

 

La salle d'audience, construite pour accueillir jusqu'à 1 558 personnes, était pleine d'agents des forces de l'ordre entourant les accusés. Plusieurs accusés ont affirmé que la nuit du putsch manqué, les troupes avaient été approvisionnées en munitions après avoir été informées d'une attaque terroriste par leurs supérieurs. Ceux-ci auraient notamment déclaré : "Il y a des attaques dehors, vous devez assurer la sécurité du peuple. Nous vous avons entraîné pour ce jour, s'il le faut utilisez vos armes".

 

 

 

Une seule condamnation pour l'instant

 

Ce procès est le dernier en date à s'ouvrir en Turquie pour des putschistes présumés, dont des milliers sont jugés, ou en passe de l'être, à travers le pays. Pour l'instant, une seule condamnation a été prononcée, à l'encontre de deux soldats d'Erzurum qui ont écopé de la prison à vie.

 


02/03/2017
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le Progrès du jeudi 23 février 2017

 

 

 

LE FOULARD ISLAMIQUE DANS L'ARMÉE

 

 

Les autorités turques ont décidé de lever l'interdiction du port du foulard islamique pour les femmes qui servent comme officiers ou sous-officiers dans l'armée. Cette mesure, symboliquement forte, concerne également les étudiantes dans les écoles militaires. Les femmes pourront, si elles le souhaitent, porter un foulard de "la même couleur que l'uniforme", "sans motif" sans "recouvrir le visage".

 

 

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24/02/2017
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le Progrès du samedi 11 février 2017

 

 

 

RÉFÉRENDUM - ERDOGAN VERROUILLE SES PLEINS POUVOIRS

 

 

C'est la dernière touche à la présidentialisation du régime en Turquie. Avec la réforme constitutionnelle validée hier, Recep Tayyip Erdogan s'arroge les (quasi) pleins pouvoirs. L'aboutissement d'une transformation politique en cours depuis plusieurs années, mais accélérée par la tentative de coup d'État de juillet dernier. Un référendum, programmé le 16 avril, devra entériner la réforme.

 

 

Le texte prévoit le transfert de l'essentiel du pouvoir exécutif au président Recep Tayyip Erdogan qui nommera lui-même les ministres. Le poste de Premier ministre disparaîtra.

 

 

La réforme constitutionnelle autorise, en outre, le président à intervenir directement dans le domaine de la justice, en jouant un rôle dans la nomination et la destitution du personnel judiciaire. Il peut par ailleurs instaurer l'état d'urgence en cas de "soulèvement contre la patrie" ou d'"actions violentes qui mettent la nation en danger de se diviser". 

 

 

Le Parlement, rajeuni (l'âge d'éligibilité des députés est abaissé à 18 ans) et agrandi (600 députés contre 550 aujourd'hui), sera affaibli.

 

 

Le projet de réforme constitutionnelle fixe au 3 novembre 2019 la date des prochaines élections présidentielles et législatives. Si le nombre maximum de mandats était réinitialisé à partir de l'élection de 2019, ce qui n'a pas encore été établi clairement, Erdogan pourrait rester au pouvoir jusqu'en 2029.

 


12/02/2017
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le Progrès du lundi 6 février 2017

 

 

 

ARRESTATIONS - COUP DE FILET DANS LES RANG DE DAECH

 

 

La police turque a mené hier une série de raids à travers l'ensemble du pays. Objectif : les soutiens de Daech. Environ 150 suspects ont été arrêtés à Sanliurfa, dans le sud-est, et 47 dans la ville voisine de Gaziantep, proche de la frontière avec la Syrie où des djihadistes sont implantés. Dans la capitale Ankara, ce sont une soixantaine de suspects, des étrangers pour la plupart, qui ont été arrêtés. Au total 400 membres présumés de Daech sont entre les mains des forces de sécurité.

 

 

Il s'agit de la plus vaste opération de la police contre des membres présumés de Daech depuis le massacre du Nouvel An, lorsque 39 personnes, en majorité des touristes venus de pays arabes, avaient été tuées dans une attaque menée par un homme armé qui s'était introduit dans une boîte de nuit huppée d'Istanbul.

 

 

 

Les attaques devaient être multiples

 

Selon le quotidien Hurriyet, l'EI entendait mener une attaque simultanée dans la nuit du Nouvel An à Ankara, mais avait renoncé à la suite d'arrestations menées par les autorités turques.

 

 

Les autorités turques ont en effet multiplié les arrestations contre Daech depuis l'été 2015. Depuis cette date, l'armée turque frappe aussi les positions des djihadistes en Syrie. Ces derniers ont répliqué par une série d'attentats sur le sol turc, où ils sont solidement implantés. Le régime d'Erdogan a longtemps été accusé de tolérance à leur égard, lui dont l'objectif a longtemps été de faire tomber Bachar al-Assad. Mais cette époque est révolue.

 

 

La preuve, selon le quotidien Hurriyet, Daech entendait mener une attaque simultanée dans la nuit du Nouvel An à Ankara. Mais une série d'arrestations a contraint les djihadistes à renoncer à leur sombre dessein. Malheureusement, ils ont pu tout de même frapper.

 


07/02/2017
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