L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

TURQUIE


le Progrès du jeudi 20 avril 2017

 

 

 
    TURQUIE - RÉFÉRENDUM : RECOURS REJETÉS

 

 

 

Le Haut-Conseil électoral turc a décidé de rejeter les recours de l'opposition contestant la validité du référendum renforçant considérablement les pouvoirs du président Erdogan. 16 militants de gauche ont aussi été arrêtés à Istanbul.

 


21/04/2017
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le Progrès du lundi 17 avril 2017

 

 
 
    TURQUIE - RÉFÉRENDUM. ERDOGAN OBTIENT UN PETIT "OUI", CONTESTÉ
    PAR L'OPPOSITION

 

 

 

Les électeurs turcs ont dit oui à 51 % au renforcement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan qui souhaite déjà organiser un référendum sur le rétablissement de la peine de mort. Une courte victoire contestée par l'opposition.

 

 

Recep Tayyip Erdogan, 63 ans, recherchait un plébiscite. Toutefois, selon les résultats diffusés par l'agence de presse progouvernementale Anadolu, le "oui" n'a recueilli que 51,35 % des suffrages dimanche.

 

 

Dans un discours télévisé, le chef de l'État a salué une "décision historique" du peuple turc et appelé les pays étrangers à "respecter" le résultat du scrutin.

 

 

Peu après, il a évoqué la possibilité d'organiser un nouveau référendum, cette fois-ci sur le rétablissement de la peine capitale, une initiative qui sonnerait le glas du processus d'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne.

 

 

 

Une victoire contestée

 

Les deux principaux partis de l'opposition, le CHP et le HDP (pro-kurde), ont dénoncé des "manipulations" au cours du référendum et annoncé qu'ils feraient appel du résultat.

 

 

Ils fustigent notamment une mesure annoncée à la dernière minute par le Haut-Conseil électoral turc (YSK) considérant comme valides les bulletins ne comportant pas le tampon officiel du bureau de vote dans lequel ils ont été glissés dans l'urne.

 

 

En dépit de la victoire annoncée du "oui" dans l'ensemble du pays, le camp du "non" l'a emporté dans les trois principales villes, Istanbul, Ankara et Izmir. Les régions peuplées en majorité de Kurdes du sud-est ont massivement fait de même.

 

 

À Ankara, des partisans de l'AKP, le parti du président, ont laissé éclater leur joie même s'ils s'attendaient à une plus large victoire. "On attendait plus, mais je suis heureuse", clame Yadigar Boztepe, une jeune femme tenant un drapeau turc à la main. "Ce résultat montre qu'une partie du pays ne veut pas rendre le pays plus fort et a une mentalité européenne, l'autre partie ce sont des vrais Anatoliens", a renchéri un autre supporteur, Mustafa Umit Unsal.

 

 

 

Opposition muselée

 

La révision constitutionnelle, sujet du référendum, prévoit en particulier l'abolition du poste de Premier ministre au profit d'un hyper-président, alors qu'Erdogan est déjà accusé d'autoritarisme par ses détracteurs.

 

 

Si sa victoire devait être officiellement confirmée, le président turc, qui a échappé à une tentative de putsch le 15 juillet, disposerait non seulement de pouvoirs considérablement renforcés, mais pourrait en théorie rester à la tête de l'État jusqu'en 2029.

 

 

Le gouvernement présente cette révision constitutionnelle comme indispensable pour assurer la stabilité de la Turquie et lui permettre de faire face aux défis sécuritaires et économiques. Mais l'opposition dénonce la dérive autoritaire d'un homme qu'elle accuse de chercher à museler toute voix critique, surtout depuis le coup d'État avorté. L'opposition et les ONG ont déploré une campagne inéquitable, avec une nette prédominance du "oui" dans les rues et les médias.

 


20/04/2017
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le Progrès du samedi 15 avril 2017

 

 
 
    RÉFÉRENDUM - VOTRE SUR LE RENFORCEMENT DES POUVOIRS D'ERDOGAN

 

 

 

LA TURQUIE VERS UNE HYPER-PRÉSIDENCE ?

 

 

 

Demain, les électeurs se prononcent pour ou contre l'extension des pouvoirs du président Erdogan. Le résultat du référendum pourrait avoir des conséquences.

 

 

Recep Tayyip Erdogan verra-t-il son pouvoir renforcé ? 55,3 millions d'électeurs se prononcent demain par référendum - certains Turcs de l'étranger ont déjà voté au début du mois - sur la réforme constitutionnelle voulue par le président turc et leader du Parti de la justice et du développement (AKP).

 

 

 

■ Sur quoi porte le référendum ?

 

Les électeurs doivent répondre "oui" ou "non" à la "proposition de référendum sur la réforme constitutionnelle" (aucune question n'est formulée). Cette réforme a été adoptée le 21 janvier dernier par le Parlement turv, avec 339 voix sur 550.

 

 

 

■ En quoi consiste la réforme ?

 

Le texte prévoit de renforcer le pouvoir exécutif du président, en supprimant le poste de Premier ministre et en gommant les pouvoirs du Parlement. Le président pourra nommer les ministres et un ou plusieurs vice-présidents. Il choisira six des treize membres du Haut conseil des juges et procureurs. Les élections législatives et présidentielles seront simultanées. Erdogan pourrait ainsi être élu président en novembre 2019, pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois et rester au pouvoir... jusqu'en 2029.

 

 

 

■ Pourquoi pose-t-elle problème ?

 

Le gouvernement explique que cette réforme est indispensable pour doter l'État d'un exécutif stable afin de  lutter contre le terrorisme et les éventuelles difficultés économiques. Ses détracteurs y voient plutôt une volonté d'Erdogan d'étendre ses pouvoirs, alors que le président est déjà accusé de dérive autoritaire depuis le coup d'État avorté du 15 juillet 2016.

 

 

 

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■ Le "oui" a-t-il des chances de l'emporter ?

 

Deux sondages publiés mercredi en Turquie donnaient le "oui" gagnant, entre 51 et 52 % des intentions de vote. Mais le résultat devrait être serré. L'économie, pilier de la popularité du président, s'essouffle. Les Turcs sont attachés au régime parlementaire. Le projet divise jusqu'au sein de l'AKP, dont certains électeurs pourraient hésiter à voter oui, par crainte d'accorder trop de pouvoir à une seule personne.

 

 

 

■ Et si le "non" gagne ?

 

Une victoire du "non" serait extrêmement humiliante pour Erdogan, et fragiliserait sa position tant en Turquie qu'à l'international. Le président turc pourrait alors réagir violemment, en multipliant les mesures liberticides.

 

 

 

■ Quel est le contexte ?

 

Erdogan demande un renforcement de ses pouvoirs alors que la Turquie, après avoir soutenu Bachar al-Assad, est désormais engagée dans le conflit syrien. Ankara est également en lutte contre le terrorisme, face à Daech et au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

 

 

 

■ Comment l'Europe est-elle concernée ?

 

Erdogan compte sur les voix de la diaspora turque en Europe, qui lui est favorable et dont la participation élevée pourrait jouer en sa faveur. Pendant la campagne, il a flatté la fibre nationaliste de cet électorat, multipliant les attaques contre les pays européens. Une victoire du "oui" pourrait entraîner une rupture définitive avec l'Europe... ou adoucir le ton d'Erdogan. À l'inverse, si le "non" l'emporte, le président turc essayera-t-il de réparer cette relation ? Pas si sûr. L.B.

 

 

 

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les Kurdes mobilisés contre le référendum

 
 
 
    DES TENSIONS EXACERBÉES AVEC L'EUROPE

 

 

 

La relation déjà tendue entre Ankara et l'Europe s'est encore détériorée lors de la campagne en faveur du référendum, après l'annulation en Allemagne et aux Pays-Bas de plusieurs meetings de ministres turcs venus défendre le "oui". Erdogan a accusé les deux pays de "nazisme", jouant sur la fibre anti-occidentale pour galvaniser ses électeurs, aussi bien en Turquie qu'à l'étranger.

 

 

Les Turcs se sentent déjà trahis par des négociations d'entrée dans l'Union européenne (UE) au point mort depuis 2005, et une réaction européenne mitigée après le coup d'État de juillet 2016. La possible victoire du "oui" inquiète - le ministre allemand des Finances a évoqué mardi le risque d'une "dictature" - car elle mènerait à un système presque sans contre-pouvoir, incompatible avec les critères politiques européens. Erdogan dispose d'un levier de poids face à l'UE : le pacte migratoire conclu en mars 2016, qui a permis de réduire les arrivées de migrants et de réfugiés, et que le président turc menace régulièrement d'annuler. Si le rapprochement d'Ankara avec Poutine et l'achat d'armes à la Chine ont irrité l'Otan, la Turquie reste un partenaire militaire incontournable. Enfin, en flattant l'identité nationale des Turcs de l'étranger, les propos d'Erdogan profitent aux populistes européens.

 

 

 

 

LES DATES CLÉS

 

 

3 novembre 2002 - Le parti AKP, cofondé par Recep Tayyip Erdogan, remporte les législatives

 

 

11 mars 2003 - Erdogan est nommé Premier ministre

 

 

Octobre 2005 - La Turquie obtient l'ouverture de négociations d'adhésion à l'Union Européenne

 

 

31 mai 2013 - Pendant trois semaines, 2,5 millions de personnes manifestent pour exiger la démission d'Erdogan, accusé de dérive autoritaire

 

 

10 août 2014 - Erdogan est élu président au premier tour d'un scrutin disputé pour la première fois au suffrage universel direct

 

 

7 juin 2015 - L'AKP arrive premier aux législatives, mais est privé de sa majorité absolue au Parlement, notamment à cause du bon score du parti prokurde HDP

 

 

1er novembre 2015 - L'AKP remporte les élections anticipées

 

 

15-16 juillet 2016 - Une tentative de coup d'État mené par une faction de l'armée fait 248 morts. Plus de 47000 personnes ont été arrêtées et plus de 100 000 limogée ou suspendues depuis

 

 

9 août 2016 - Erdogan et Vladimir Poutine scellent la réconciliation après une crise due à la destruction d'un avion russe par la Turquie à la frontière turco-syrienne fin 2015

 

 

Mars 2017 : L'Allemagne et les Pays-Bas annulent des meetings sur leur territoire en faveur du "oui" au référendum

 


18/04/2017
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le Progrès du mercredi 15 mars 2017

 

 

 

ERDOGAN VISE L'EUROPE

 

 

Hier, le président turc Recep Tayip Erdogan n'a pas cherché l'apaisement pour promouvoir le "oui" au référendum d'avril sur ses pouvoirs.  Erdogan a évoqué "Srebrenica" pour éreinter les Pays-Bas (le contingent de Casques Bleus néerlandais n'avait pas réussi à empêcher le massacre en 1995).

 

"Erdogan se permet une falsification nauséabonde de l'Histoire" a répliqué le Premier ministre Mark Rutte. Autre cible de M. Erdogan, l'Allemagne, qui soutient selon lui "les terroristes". Le ministre allemand de l'Intérieur Thomas de Maizière a accusé le pouvoir turc de se poser "en victime" pour peser sur le résultat du référendum.


18/03/2017
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le Progrès du mercredi 1er mars 2017

 

 

 

330 ACCUSÉS - COUP D'ÉTAT : LE PLUS GRAND DES PROCÈS DÉBUTE

 

 

Pas moins de 330 accusés, la plupart des membres d'une école d'officiers militaires risquent chacun plusieurs peines de prison à vie. Ils sont soupçonnés de liens avec la tentative de putsch menée l'été dernier contre Erdogan en Turquie par une faction dissidente de l'armée. Le procès s'est ouvert sous haute sécurité hier dans la prison de Sincan près d'Ankara. Un véhicule équipé d'un canon à eau se tenait prêt à intervenir alors qu'un drone surveillait les proches des accusés.

 

 

La salle d'audience, construite pour accueillir jusqu'à 1 558 personnes, était pleine d'agents des forces de l'ordre entourant les accusés. Plusieurs accusés ont affirmé que la nuit du putsch manqué, les troupes avaient été approvisionnées en munitions après avoir été informées d'une attaque terroriste par leurs supérieurs. Ceux-ci auraient notamment déclaré : "Il y a des attaques dehors, vous devez assurer la sécurité du peuple. Nous vous avons entraîné pour ce jour, s'il le faut utilisez vos armes".

 

 

 

Une seule condamnation pour l'instant

 

Ce procès est le dernier en date à s'ouvrir en Turquie pour des putschistes présumés, dont des milliers sont jugés, ou en passe de l'être, à travers le pays. Pour l'instant, une seule condamnation a été prononcée, à l'encontre de deux soldats d'Erzurum qui ont écopé de la prison à vie.

 


02/03/2017
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le Progrès du jeudi 23 février 2017

 

 

 

LE FOULARD ISLAMIQUE DANS L'ARMÉE

 

 

Les autorités turques ont décidé de lever l'interdiction du port du foulard islamique pour les femmes qui servent comme officiers ou sous-officiers dans l'armée. Cette mesure, symboliquement forte, concerne également les étudiantes dans les écoles militaires. Les femmes pourront, si elles le souhaitent, porter un foulard de "la même couleur que l'uniforme", "sans motif" sans "recouvrir le visage".

 

 

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24/02/2017
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le Progrès du samedi 11 février 2017

 

 

 

RÉFÉRENDUM - ERDOGAN VERROUILLE SES PLEINS POUVOIRS

 

 

C'est la dernière touche à la présidentialisation du régime en Turquie. Avec la réforme constitutionnelle validée hier, Recep Tayyip Erdogan s'arroge les (quasi) pleins pouvoirs. L'aboutissement d'une transformation politique en cours depuis plusieurs années, mais accélérée par la tentative de coup d'État de juillet dernier. Un référendum, programmé le 16 avril, devra entériner la réforme.

 

 

Le texte prévoit le transfert de l'essentiel du pouvoir exécutif au président Recep Tayyip Erdogan qui nommera lui-même les ministres. Le poste de Premier ministre disparaîtra.

 

 

La réforme constitutionnelle autorise, en outre, le président à intervenir directement dans le domaine de la justice, en jouant un rôle dans la nomination et la destitution du personnel judiciaire. Il peut par ailleurs instaurer l'état d'urgence en cas de "soulèvement contre la patrie" ou d'"actions violentes qui mettent la nation en danger de se diviser". 

 

 

Le Parlement, rajeuni (l'âge d'éligibilité des députés est abaissé à 18 ans) et agrandi (600 députés contre 550 aujourd'hui), sera affaibli.

 

 

Le projet de réforme constitutionnelle fixe au 3 novembre 2019 la date des prochaines élections présidentielles et législatives. Si le nombre maximum de mandats était réinitialisé à partir de l'élection de 2019, ce qui n'a pas encore été établi clairement, Erdogan pourrait rester au pouvoir jusqu'en 2029.

 


12/02/2017
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le Progrès du lundi 6 février 2017

 

 

 

ARRESTATIONS - COUP DE FILET DANS LES RANG DE DAECH

 

 

La police turque a mené hier une série de raids à travers l'ensemble du pays. Objectif : les soutiens de Daech. Environ 150 suspects ont été arrêtés à Sanliurfa, dans le sud-est, et 47 dans la ville voisine de Gaziantep, proche de la frontière avec la Syrie où des djihadistes sont implantés. Dans la capitale Ankara, ce sont une soixantaine de suspects, des étrangers pour la plupart, qui ont été arrêtés. Au total 400 membres présumés de Daech sont entre les mains des forces de sécurité.

 

 

Il s'agit de la plus vaste opération de la police contre des membres présumés de Daech depuis le massacre du Nouvel An, lorsque 39 personnes, en majorité des touristes venus de pays arabes, avaient été tuées dans une attaque menée par un homme armé qui s'était introduit dans une boîte de nuit huppée d'Istanbul.

 

 

 

Les attaques devaient être multiples

 

Selon le quotidien Hurriyet, l'EI entendait mener une attaque simultanée dans la nuit du Nouvel An à Ankara, mais avait renoncé à la suite d'arrestations menées par les autorités turques.

 

 

Les autorités turques ont en effet multiplié les arrestations contre Daech depuis l'été 2015. Depuis cette date, l'armée turque frappe aussi les positions des djihadistes en Syrie. Ces derniers ont répliqué par une série d'attentats sur le sol turc, où ils sont solidement implantés. Le régime d'Erdogan a longtemps été accusé de tolérance à leur égard, lui dont l'objectif a longtemps été de faire tomber Bachar al-Assad. Mais cette époque est révolue.

 

 

La preuve, selon le quotidien Hurriyet, Daech entendait mener une attaque simultanée dans la nuit du Nouvel An à Ankara. Mais une série d'arrestations a contraint les djihadistes à renoncer à leur sombre dessein. Malheureusement, ils ont pu tout de même frapper.

 


07/02/2017
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le Progrès du samedi 28 janvier 2017

 

 

 

MENACES SUR LES RÉFUGIÉS

 

La Turquie a menacé hier d'annuler un accord de réadmission des migrants signé avec la Grèce et l'Union européenne après le refus d'Athènes d'extrader huit militaires turcs accusés d'être liés au putsch manqué de juillet.

 

 


30/01/2017
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le Progrès du mercredi 18 janvier 2017

 

 

 

TERRORISME - L'AUTEUR DE L'ATTAQUE SANGLANTE DU NOUVEL AN PASSE AUX AVEUX

 

 

Arrêté lundi soir, Abdulgadir Masharipov est un "terroriste bien entraîné", assure le gouverneur d'Istanbul. Cinquante autres personnes ont été interpellées.

 

 

"Le terroriste a admis son crime", a assuré le gouverneur d'Istanbul, en livrant de premières informations sur l'arrestation lundi soir d'Abdulgadir Masharipov. L'homme a avoué être l'auteur de l'attaque contre la discothèque Reina dans la nuit du Nouvel An. Le massacre (39 tués) a été revendiqué par Daech alors que le principal suspect était encore en cavale.

 

 

Le terroriste présumé est de nationalité ouzbèke. "Il a été entraîné en Afghanistan et parle quatre langues. C'est un terroriste aguerri", a précisé le gouverneur.

 

 

 

Deux drones saisis

 

En fuite depuis l'attaque, Masharipov, 34 ans, a été arrêté avec quatre complices présumés - un Irakien et trois femmes dont une Égyptienne - , dans un appartement du quartier d'Esenyurt à Istanbul. 197 000 dollars, deux armes à feu, deux drones et des cartes Sim, ont été saisis. Quelque 2 000 policiers ont été mobilisés pour cette opération. Plus de 150 adresses ont été "visitées" et 50 personnes arrêtées. Selon la chaîne de télévision d'État TRT, la police avait repéré la cache du suspect trois jours auparavant et l'avait suivi afin d'identifier ses complices.

 

 

Il résidait dans un appartement loué par un ressortissant Kirghize à Istanbul, qui a été également arrêté. Le gouverneur d'Istanbul affirme que le jeune fils du suspect, âgé de 4 ans, n'était pas présent lors du raid. Le fait que l'auteur d'une attaque revendiquée par Daech soit arrêté vivant pourrait permettre, lors de son interrogatoire, de récolter de précieuses informations.

 


18/01/2017
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le Progrès du mardi 17 janvier 2017

 

 

 

ATTENTAT D'ISTANBUL : LE TIREUR AURAIT ÉTÉ INTERPELLÉ

 

 

L'homme qui avait attaqué la discothèque Reina à Istanbul la nuit du Nouvel An, faisant 39 morts et 65 blessés, aurait été arrêté. Abdukadir Masharipov aurait été interpellé avec son fils lors d'une opération dans le quartier d'Esenyurt à Istanbul. Les forces de sécurité turques avaient repéré le suspect dans la maison d'un ami kirghize.

 

 


18/01/2017
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le Progrès du vendredi 6 janvier 2017

 

 

 

À IZMIR - NOUVEL ATTENTAT MEURTRIER CINQ JOUR APRÈS LA TUERIE D'ISTANBUL

 

 

Hier, au 5e jour de chasse à l'homme après l'attentat meurtrier de Nouvel An dans une discothèque, une voiture piégée dans l'ouest du pays a fait deux morts et au moins dix blessés.

 

 

La Turquie ne connaît pas de répit. Cinq jours après l'attaque dans le night-club huppé Reina à Istanbul le 1er janvier, deux personnes ont été tuées et, au moins 10 autres, ont été blessés dans l'explosion d'une voiture piégée près d'un tribunal de la ville côtière d'Izmir, dans l'ouest du pays. Les deux victimes sont un policier et un huissier. La déflagration s'est produite près de l'entrée des juges et des procureurs. Les assaillants ont déclenché leurs explosifs lorsqu'ils ont été arrêtés à un contrôle policier. Deux "terroristes" ont été abattus après l'explosion et deux suspects liés à l'attaque ont également été interpellés.

 

 

"Étant donné leur équipement, il apparaît que l'objectif était un carnage bien plus important", a déclaré le vice-Premier ministre, Veysi Kaynak qui a précisé que deux kalachnikovs, des lance-roquettes et huit grenades ont été trouvées avec les assaillants tués par les forces de l'ordre.

 

 

Le préfet d'Izmir, Erol Ayyildiz, a indiqué en milieu d'après-midi : "Les premiers éléments indiquent que le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) est derrière cette attaque". Cette explosion à la voiture piégée est la dernière en date d'une série d'attaques qui a endeuillé la Turquie en 2016 et qui ont été, soit imputées aux djihadistes du groupe terroriste Daech - qui ont revendiqué le massacre du Nouvel An dans la discothèque -, soit à la rébellion kurde.

 

 

 

L'assaillant du Nouvel An sur le point d'être localisé ?

 

Dans l'enquête sur le tuerie du Reina à Istanbul durant la nuit du Nouvel An qui a coûté la vie à 39 personnes, la chasse à l'homme se poursuit pour retrouver l'auteur présumé toujours en fuite. Le vice-Premier ministre turc, assure que les autorités étaient près de le localiser.

 

 

Plusieurs personnes soupçonnées d'être des complices ont été arrêtées à Silivri, près d'Istanbul. Pas moins de 36 personnes sont toujours en garde à vue, dont l'épouse de l'assaillant présumé.

 

 

Les suspects sont originaires du "Turkestan oriental", ancien nom de la région chinoise du Xinjiang à majorité ouïghoure. Des perquisitions menées précisément à Izmir après l'arrestation d'une vingtaine de suspects avaient permis la découverte de lunettes de vision nocturne, de matériel militaire et de faux passeports.

 

 

Le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu, a annoncé mercredi que l'auteur de l'attentat d'Istanbul avait effectivement été identifié, mais il n'a ni dévoilé son nom, ni communiqué sa nationalité.

 


08/01/2017
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le Progrès du lundi 2 janvier 2017

 

 

 

TURQUIE - UNE DISCOTHÈQUE VISÉE. NOUVEL AN SANGLANT À ISTANBUL

 

 

Une boîte de nuit huppée a été la cible d'une attaque terroriste, lors de la nuit du réveillon. 39 personnes ont été tuées, 65 ont été blessées. Le tireur est en fuite.

 

 

À Istanbul, son nom était synonyme de fête et de joie. Le "Reina" sera désormais associé au massacre commis dans la nuit du passage à l'année 2017. C'est dans cette discothèque que 39 personnes, dont au moins 15 étrangers, ont perdu la vie dimanche au petit matin, et plus de 65 autres ont été blessées. Une heure et quart après le passage à la nouvelle année, un assaillant muni d'une kalachnikov a surgi devant la boîte de nuit.

 

 

Il a tué un policier en charge de la sécurité, puis un civil, avant d'entrer dans la discothèque, qui accueillait 7 à 800 fêtards. L'homme a mitraillé la foule "d'une façon sauvage et impitoyable", selon le gouverneur d'Istanbul. Il aurait même achevé des personnes à terre. Plusieurs personnes ont plongé dans le Bosphore, à l'arrière, pour échapper aux balles.

 

 

 

Pourquoi ce lieu ?

 

Situé à Ortakoÿ, quartier de Besiktas sur la rive européenne, le "Reina" accueille essentiellement la jeunesse dorée stambouliote, celle qui vit à  l'occidentale. Des célébrités du football, de la télévision, mais également de nombreux touristes étrangers, comme en atteste la liste des victimes. Ce club sélect, auquel ont peut même accéder en bateau, avait renforcé sa sécurité. Le soir du réveillon, l'alcool coulais à flot.

 

 

Récemment, plusieurs journaux de la presse islamo-conservatrice du pays, proche du parki AKP du président Erdogan, avaient décrit le réveillon comme "une nuit de beuveries, de jeux et de débauche".

 

 

 

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Qui sont les victimes

 

Parmi les 39 morts figurent une quinzaine d'étrangers, Jean-Marc Ayrault, ministre français des Affaires étrangères, a confirmé hier soir la mort d'une Franco-Tunisienne, tuée avec son mari, un homme d'affaires tunisien. Quatre Français ont aussi été blessés dans l'attentat. Plusieurs Saoudiens et Jordaniens, un Libanais et un Libyen, deux Indiens, une jeune Israélienne, un Belgo-Turc sont morts dans l'attaque.

 

 

 

Chasse à l'homme, pas de revendication

 

Le tireur, qui a "profité de l'anarchie" pour s'enfuir, était introuvable hier soir. Une vaste chasse à l'homme a été déclenchée. Pour le compte de qui et avec quelles motivations le tueur a-t-il mené ce carnage ? Si, hier soir, aucune revendication n'avait été formulée, le mode opératoire et la cible rappellent les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et du 12 juin 2016 à Orlando. Avec la signature - légitime ou d'opportunisme - de Daech. "Ils tentent de semer le chaos, de démoraliser notre peuple et de déstabiliser notre pays", a réagi le président turc Erdogn, sans citer nommément le groupe terroriste. Le PKK (Kurde) a affirmé hier n'être pour rien dans cette attaque. Xavier FRÈRE (avec AFP)

 

 

 

 

Le revirement d'Erdogan en Syrie

 

En 2016, la Turquie a payé un lourd tribut au terrorisme. En un an, le pays a été frappé par au moins 16 attentats qui ont fait environ 300 morts au total. Neuf de ces attaques ont été revendiquées par des militants kurdes proches du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan). La plupart visaient des policiers ou des militaires alors que le cessez-le-feu qui avait été décrété en 2013 n'aura tenu que deux ans.

 

 

 

Virage d'Erdogan

 

L'attentat de la nuit de la Saint-Sylvestre à Istanbul intervient après le virage à 180 degrés du président turc qui a changé de stratégie dans la guerre en Syrie, en s'alliant à la Russie et à l'Iran. Recep Tayyip Erdogan a lâché les rebelles sunnites et laissé Alep tomber entre les mains de Bachar el-Assad, son ennemi d'hier.

 

 

Le revirement d'Erdogan et son ralliement à l'axe pro-chiite en Syrie a surpris de la part de celui qui se voulait protecteur des sunnites. Il s'explique surtout par la volonté du nouveau "sultan turc" d'empêcher les Kurdes syriens de gagner du terrain avec l'aide des États-Unis. La Turquie, membre de l'Otan, prend donc ses distances avec l'Amérique d'Obama - bientôt livrée à Trump, admirateur du président russe Vladimir Poutine - et se rapproche de la Russie.

 

 

Au moment où le rêve européen de la Turquie n'a jamais semblé aussi être éloigné, Erdogan accuse l'Union européenne de ne pas respecter sa part de l'accord qui retient les réfugiés syriens sur le sol turc : l'UE n'a toujours pas levé l'obligation de visa pour les Turcs. Erdogan en veut aussi aux Occidentaux qui critiquent la dérive autoritaire de son régime et les purges qui ont suivi la tentative de coup d'État du 15 juillet. L.C.

 


02/01/2017
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