L'AIR DU TEMPS

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ÉTATS-UNIS


Franceinfo - le mardi 28 novembre 2017

 

 

La Corée du Nord procède à un nouveau tir de missile balistique, "on va s'en occuper" réagit Donald Trump

 

Selon le Pentagone, l'engin était un missile intercontinental qui a parcouru 1 000 kilomètres. C'est le premier tir de Pyongyang depuis la mi-septembre

 

 

La Corée du Nord a procédé à nouveau tir de missile balistique, mardi 28 novembre, ont affirmé le Pentagone, l'état-major sud-coréen et l'agence de presse Yonhap. Un essai qui va sans doute raviver les tensions avec les pays voisins et les Etats-Unis, après plus de deux mois de calme relatif : le dernier tir nord-coréen datait du 15 septembre. "On va s'en occuper", a réagi le président américain Donald Trump, s'exprimant depuis la Maison Blanche.

 

 

Selon le Pentagone, l'engin tiré était un missile intercontinental. Il a parcouru 1 000 kilomètres, avant de s'abîmer en mer du Japon. Il n'a pas présenté de danger, ni pour les Etats-Unis continentaux, ni pour des territoires américains ou des pays alliés, assurent les Américains. Il a été tiré du site de Sain-ni, près de Pyongyang.

 

 

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Le leader nord-coréen Kim Jong-un dans une usine, sur une photo diffusée par l'agence de propagande nord-coréenne KCNA, le 28 novembre 2017. (AFP)

 

 

 

Réunion du Conseil de sécurité de l'ONU mercredi

 

Ce tir représente "une menace partout dans le monde", a ajouté le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis. Donald Trump "a été informé de la situation en Corée du Nord tandis que le missile était encore en vol", avait indiqué Sarah Sanders, la porte-parole de la présidence. Il est récemment rentré d'une tournée de douze jours en Asie qui avait, selon ses termes, pour objectif d'"unir le monde contre la menace posée par le régime nord-coréen".

 

 

Le Japon, les Etats-Unis et la Corée du Sud ont demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, qui aura lieu mercredi. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a, lui, qualifié le tir de missile "d'acte violent" qui "ne peut pas être toléré". Emmanuel Macron à réagi par un tweet dans la soirée.

 

 

Des signes d'activité détectés avant le tir

 

Quelques heures plus tôt, Séoul avait fait état mardi de signes d'activité sur une base de missiles nord-coréenne. Un radar de traçage de missiles a été mis en service lundi sur une base nord-coréenne non identifiée et le trafic télécoms s'est intensifié, selon une source gouvernementale citée par Yonhap. Le gouvernement japonais était lui aussi en état d'alerte après avoir détecté des signaux radio faisant craindre un tir de missile, selon l'agence Kyodo.

 

 

Le dernier essai nucléaire nord-coréen, le plus puissant à ce jour, avait eu lieu le 3 septembre. Et Pyongyang n'avait pas procédé à tir de missile depuis le 15 septembre, quand un engin balistique avait survolé le Japon. Ce tir intervenait moins d'une semaine après l'adoption par l'ONU d'une huitième série de sanctions : l'absence de tests nord-coréens depuis avait soulevé l'espoir que celles-ci portent leurs fruits.

 


30/11/2017
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Franceinfo - le lundi 20 novembre 2017

 

 

Les Etats-Unis qualifient à nouveau la Corée du Nord "d'Etat soutenant le terrorisme"

 

Le pays avait été retiré de cette liste en 2008 dans l'espoir de concrétiser un accord sur ses activités nucléaires

 

 

Retour en arrière. Les Etats-Unis qualifient à nouveau la Corée du Nord "d'Etat soutenant le terrorisme", annonce la Maison Blanche, lundi 20 novembre. Le pays avait été retiré de cette liste en 2008 dans l'espoir de concrétiser un accord sur ses activités nucléaires, précise l'agence Associated Press.

 

 

La décision permet donc aux Etats-Unis d'accroître la pression contre le programme nucléaire nord-coréen. "En plus de menacer le monde de dévastation nucléaire, la Corée du Nord a soutenu de manière répétée des actes de terrorisme international, dont des assassinats en territoire étranger", a déclaré le président américain, Donald Trump, à Washington.

 

 

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Menaces contre l'île de Guam

 

Début septembre, la Corée du Nord avait affirmé avoir réussi "parfaitement" le test d'une bombe à hydrogène pouvant être installée sur son nouveau missile balistique intercontinental. 

 

 

Depuis plusieurs mois, Pyongyang menace de tirer des missiles à proximité de l'île de Guam, un territoire américain de l'océan Pacifique. Elle a également tiré plusieurs missiles près du Japon.

 


22/11/2017
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Franceinfo - le vendredi 10 novembre 2017

 

 

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Fusillade dans une universitéune école primaireune égliseun cinémaun centre commercial ou lors d'un concert... Les tueries de masse font régulièrement la une de l'actualité aux Etats-Unis. Choquantes et médiatiques, elles ne doivent pas faire oublier la réalité d'une violence quotidienne dans ce pays où le droit de porter une arme à feu est inscrit dans la Constitution.

 

 

Braquages à main armée, règlements de comptes, personnes visées au hasard, accidents, interventions policières... Dimanche 5 novembre, date à laquelle 26 personnes ont été tuées et 20 autres blessées dans une église du village de Sutherland Springs, au Texas, des dizaines d'Américains ont subi la violence des armes à feu, comme le montrent les données du projet Gun Violence Archive. A partir de ces chiffres, franceinfo vous raconte ces 24 heures dans un pays armé jusqu'aux dents.

 

 

■ ■ ■

 

 

 

Minuit : premiers échanges de coups de feu

 

Peu après minuit. Philadelphie, Pennsylvanie. Marquese Houston, 16 ans, traîne dans son quartier avec un groupe de jeunes quand il est abattu de deux balles, l'une dans la poitrine, l'autre au niveau du cou. Le tireur est décrit par les témoins comme un homme d'une vingtaine d'années. Près de la scène du crime, un enfant de 12 ans, blessé à la cuisse dans la fusillade, se signale aux policiers. Il est conduit à l'hôpital. Personne n'a été arrêté. 

 

 

Peu après minuit. Erlanger, Kentucky. Une femme et deux hommes sont blessés par balles au coin d'une rue. La police est à la recherche de quatre hommes.

 

 

00h15. Springfield, Missouri. En voulant remettre son arme à sa ceinture après l'avoir montré à son cousin, un homme laisse partir un coup et se blesse à la jambe.

 

 

00h20. Philadelphie, Pennsylvanie. A 2 km de la première fusillade de la soirée à Philadelphie, un nouvel incident survient 20 minutes plus tard. Un jeune homme de 18 ans reçoit une balle dans le dos, à deux pas du campus universitaire. Il est transporté à l'hôpital dans un état critique.

 

 

00h30. Pomona, Californie. Un homme appelle la police pour signaler le vol de sa voiture. Il a été attaqué et frappé à la tête avec une arme. Ses deux agresseurs s'enfuient avec le véhicule. Ils sont retrouvés peu après.

 

 

00h45. Laurens, Caroline du Sud. Michael Eric McCraney, 35 ans, est retrouvé gisant dans une mare de sang. Le médecin légiste confirme rapidement que cet homme, qui a fait 15 jours de prison en 2014 pour de petits crimes, a été tué par balles.

 

 

00h45. Springfield, Ohio. William Allen Beverly Jr., surnommé "BJ", est un adolescent de 15 ans. Blessé par balle, il est retrouvé par la police près du comptoir d'une station-service. Il meurt après son transfert à l'hôpital. Le lendemain, une veillée rassemble près de 70 personnes devant le commerce. "Nous voulons la justice", s'indigne la tante du garçon, qui décrit un "ado ordinaire". La presse locale ne donne que peu de détails sur les circonstances de sa mort.

 

 

00h45. North Little Rock, Arkansas. Christon Anderson, 25 ans, est retrouvé mort sur le bord de la route, touché par balle.

 

 

1h00. Randallstown, Maryland. Une bagarre générale éclate sur le parking du Slate Lounge, une discothèque de la banlieue de Baltimore. Quand la police arrive sur les lieux, elle retrouve deux hommes grièvement blessés par balles. L'un, âgé de 28 ans, est tiré d'affaire, selon la presse locale. L'autre, un homme de 34 ans nommé Keonta Montez Lyons, meurt des suites de ses blessures à l'hôpital.

 

 

1h00. New Albany, Indiana. La presse locale et la police le martèlent : il s'agit d'"un incident isolé" dans "un quartier tranquille." Eddie "Bernard" Hamilton, âgé de 33 ans, a été tué par balle à proximité d'une station-service. Si un suspect est recherché, la police assure que les habitants du quartier ne sont pas en danger. 

 

 

1h00. Mobile, Alabama. Une voiture percute une autre sur le très fréquenté boulevard de l'université. Quand le conducteur du véhicule embouti sort pour examiner les dégâts, le passager de l'autre véhicule lui place une arme dans le dos et menace de le tuer, pendant que son complice s'enfuit avec la voiture de la victime.  

 

 

1h00. Rockford, Illinois. Jaimie Cox, un policier de 30 ans, arrête le véhicule d'Eddie Patterson Jr., 49 ans. Le contrôle routier tourne mal, le conducteur percute le policier et le blesse grièvement. Avant de mourir de ses blessures, Jaimie Cox tire sur Eddie Patterson et le tue.

 

 

1h00. Dallas, Texas. Depuis chez eux, des habitants entendent des coups de feu. Ils se rendent à la fenêtre et aperçoivent le corps d'une femme gisant au sol. Atteinte d'une balle en pleine tête devant sa résidence, la victime, dont l'identité n'est pas révélée, meurt à l'hôpital peu après. Le tireur est recherché.

 

 

1h05. Detroit, Michigan. Un homme âgé d'entre 25 et 30 ans est mis à la porte d'un bar par des vigiles. Quelques instants plus tard, dans la rue, il reçoit une balle dans le dos. Il meurt peu avant son arrivée à l'hôpital.

 

 

1h13. Modesto, Californie. Deux policiers se rendent dans une habitation où ont été signalées des violences domestiques. Sans plus de précisions, la presse locale assure que des coups de feu ont été échangés. Un homme blessé par balle est conduit à l'hôpital.

1h14. Galesburg, Illinois. Une jeune femme de 20 ans, Autumn Ponder, est blessée par un tir d'arme à feu au visage. Emmenée à l'hôpital, elle est dans un état stable. La police pense qu'elle a été intentionnellement visée.

 

 

1h15. Greenville, Caroline du Nord. Une voiture avec une personne à l'intérieur est visée par un tir.

 

 

1h20. Norfolk, Virginie. Un jeune homme de 19 ans est emmené à l'hôpital avec une blessure par balle, sans gravité. Pendant que la police enquête, deux autres hommes, également blessés par balles plus tôt au même endroit, arrivent dans ce même établissement pour se faire soigner.

 

 

1h20. Chicago, Illinois. C'est l'histoire d'un cambriolage qui tourne mal. Un jeune de 20 ans s'introduit chez un homme, dans le quartier d'Oakland, dans le sud de Chicago. Armé d'un fusil à plomb, le cambrioleur menace l'habitant des lieux. Mais sa victime, âgée de 23 ans, est légalement propriétaire d'une arme à feu. L'homme tire sur le voleur et le blesse à l'abdomen ainsi qu'aux deux jambes. Selon la police, le cambrioleur a été hospitalisé.

 

 

1h24. Chicago, Illinois. Plus loin dans le sud de la ville, dans le quartier de Washington Heights, un homme meurt quelques minutes plus tard. Quand la police retrouve son corps criblé de balles dans une allée, elle ne peut que prononcer le décès de l'homme de 26 ans. 

 

 

1h25. Jacksonville, Floride. Deux hommes sont approchés par quatre voleurs. L'un d'entre eux est frappé à la tête, l'autre est touché par balle au niveau du torse. Après que les agresseurs se sont enfuis dans une Cadillac foncée, la deuxième victime est conduite à l'hôpital dans un état critique.

 

 

1h30. Sandusky, Ohio. Des coups de feu résonnent dans la petite ville de Sandusky, sur les bords du lac Erié, sans faire de victime.

 

 

1h30. Walterboro, Caroline du Sud. Des coups de feu retentissent dans le Club Classic, une boîte de nuit de la ville. En arrivant, les pompiers trouvent un mort et deux blessés, tous par arme à feu.

 

 

1h30. Dover, Delaware. Une voiture fonce dans un feu de signalisation. Ses deux occupants viennent d'être visés par des tirs en provenance d'un autre véhicule. Personne n'a été blessé et aucun suspect n'a été identifié.

 

 

1h30. Cincinnati, Ohio. Un officier de police arrête une Jeep Cherokee sur le bord de la route. Le conducteur, Ronald Foster, 32 ans, est prié de sortir du véhicule. Il brandit une arme et tire en direction du policier, qui riposte. Il s'enfuit en direction d'un bois et est depuis recherché. Personne n'a été blessé.

 

 

1h34. Springfield, Massachussetts. La police conduit un homme à l'hôpital, blessé par balle à la jambe. Des témoins assurent que deux hommes se sont enfuis après les coups de feu, mais la victime refuse de coopérer avec la police, contrainte de fouiller des maisons vacantes dans ce quartier réputé dangereux, à la recherche d'indices.

 

 

1h43. Chicago, Illinois. Toujours dans le sud de Chicago, un adolescent de 17 ans est arrêté après avoir tiré sur des policiers. Les agents, qui le poursuivaient à pied, ont également tiré dans sa direction. Cependant, personne n'a été blessé au cours de l'interpellation.

 

 

1h45. Meridian, Mississippi. Un couple, accompagné d'un homme, circule dans les rues de cette ville moyenne du centre du Mississippi. Une dispute éclate entre eux. Un des deux hommes est sommé de quitter le véhicule, menacé par une arme. Il appelle la police pour leur signaler que sa compagne est seule dans une voiture avec un homme armé et violent. Un officier prend en chasse le véhicule et parvient à le stopper. Mais le conducteur tire sur le policier, l'atteignant de plusieurs balles, qui viennent se loger dans son gilet par balles. L'officier tire sur le conducteur et le tue. "Tout a été fait pour tenter de résoudre la situation sans violence", assure la police.

 

 

1h45. Carlisle, Pennsylvanie. La police est alertée par des bruits de tirs. Sur place, un homme de 28 ans, Jalil Nickerson-Greer, est arrêté sans heurt avec à la main, une arme dont le numéro de série a été effacé. Il n'y a pas de victime.

 

 

1h48. Sioux Falls, Dakota du Nord. Une dispute éclate dans une maison de Sioux Falls. Appelée sur place, la police découvre un homme de 34 ans, abattu d'une balle. Selon les autorités, une femme est impliquée dans l'incident, mais elle n'est pas arrêtée.

 

 

1h49. Naples, Floride. "Je ne peux pas imaginer quelqu'un lui vouloir du mal. Il n'a pas d'ennemi." Interrogée par la télévision locale, la petite amie de Franklin François, 25 ans, est abasourdie. Son compagnon, dont la chaîne montre un selfie tout sourire, a été abattu sur le parking d'une résidence par un inconnu qui a pris la fuite.

 

 

Peu avant 2h00. Franklin, Indiana. La police est appelée pour intervenir alors qu'une personne blessée par balles est signalée. Il s'agit d'un homme de 21 ans, touché plusieurs fois, notamment au bras.

 

 

2h00. Baton Rouge, Louisiane. Chadrick Lee, 22 ans, est retrouvé devant un appartement. Son corps est criblé de balles et des impacts sont visibles dans un mur en briques non loin de là. La police n'a ni suspect, ni mobile.

 

 

2h00. Allentown, Pennsylvanie. Lors d'une dispute, Dagmary Baez-Arocho, 39 ans, gifle son compagnon, Angel Manuel Cruz, 54 ans, et lui demande de quitter la maison. Angel tire sur Dagmary et la tue, sous les yeux de ses deux filles de 15 et 17 ans. L'aînée est également blessée.

 

 

2h00. Whitehouse, Texas. Dans cette petite ville, un homme est abattu à son domicile d'une balle dans la poitrine. Quelques minutes plus tard, Martin Wesley Reynolds, Jr., un jeune homme de 21 ans, est arrêté et placé en détention. Soupçonné d'être l'auteur du tir mortel, il est quant à lui blessé par balle à la jambe, selon la police

 

 

2h00. Kansas City, Kansas. La police intervient chez un homme qui aurait fait usage d'une arme. Elle découvre des impacts de balle dans plusieurs murs du domicile.

 

 

2h00. Honolulu, Hawaï. Un homme blessé par balle est déposé aux urgences. 

 

 

2h11. Tampa, Floride. Leonardo Iciano-Perez roule dans les rues de la ville quand il remarque une voiture sombre qui le suit. Il tente de semer ce véhicule, mais quelqu'un à l'intérieur se met à lui tirer dessus, le blessant légèrement à la tête. Sur place, la police retrouve de nombreuses cartouches au sol.

 

 

2h15. Tuscaloosa, Alabama. Un jeune homme de 19 ans est blessé au visage par deux balles, sur un parking, dans un quartier connu pour ses boîtes de nuit fréquentées par les étudiants. Selon des témoins, il était en train de vendre de la drogue quand l'incident est survenu. Scolarisé à l'université de Georgie, il venait d'assister à un match de football universitaire sur le campus de l'université d'Alabama. Ses jours ne sont pas en danger. 

 

 

2h30. Las Vegas, Nevada. La police intervient dans une maison où une femme a été blessée par balle au bras lors d'une fête. Selon les participants de la soirée, une bagarre venait d'éclater quand le coup est parti. La police, elle, évoque un incident "possiblement lié à un gang".

 

 

2h30. Kansas City, Missouri. Un homme est retrouvé le long d'une bretelle d'autoroute, grièvement blessé par balle. A la police, il raconte qu'il marchait pour rentrer à son hôtel après avoir mangé dans un fast-food, quand une voiture s'est garée et que deux suspects en sont sortis pour lui tirer dessus.

 

 

2h55. Oakland, Californie. Soane Mausia, un jeune homme de 18 ans, son petit frère et quelques amis se trouvent devant leur domicile. Des hommes se dirigent vers le groupe et se mettent à tirer : Soane est tué, son petit frère blessé. Aucun suspect n'a été arrêté.

 

 

3h00. Mobile, Alabama. Tyrone Tyler, 23 ans, est retrouvé mort, assassiné par balle. Le jeune homme avait été arrêté moins de trois semaines plus tôt pour son rôle dans une fusillade en marge d'un braquage, au cours de laquelle une adolescente de 15 ans avait été blessée.

 

 

3h21. Manteca, Californie. Une femme de 35 ans appelle les secours et assure que son mari a tiré sur un homme dans leur appartement, mais la ligne est brutalement coupée. En arrivant sur place, la police, appuyée par une unité d'intervention, parvient à faire sortir le tireur. Dans l'appartement, un homme inconscient et grièvement blessé par balle est retrouvé. L'épouse est saine et sauve.

 

 

4h00. Kansas City, Kansas. Les policiers de la ville découvrent le corps d'un jeune homme d'une vingtaine d'années en pleine rue. Selon la presse locale, les autorités ont été averties par un voisin, qui est sorti après avoir entendu, non pas un coup de feu, mais le claquement d'une portière de voiture.

 

 

4h15. Wilmington, Caroline du Nord. Melquan Hicks-Bey, 22 ans, est enlevé par deux hommes armés sous les yeux d'une amie. Quelques heures plus tard, son corps criblé de balles est découvert dans un chemin.

 

 

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6 heures : déjà 21 morts, 28 blessés

 

 

6h00. Lake Worth, Floride. Là encore, ni motif, ni suspect. En arrivant dans un quartier de Lake Worth, les policiers découvrent un jeune homme au sol, tué par balle. 

 

 

6h30. Ruidoso, Nouveau-Mexique. Un policier arrive sur les lieux d'un cambriolage et surprend les deux voleurs qui s'échappent dans deux véhicules séparés. L'un d'eux percute l'agent de police, qui tire sur ce premier suspect. La conductrice de la seconde voiture, Marlysa Sanchez, 31 ans, fonce à son tour sur le policier, qui lui tire dessus et la touche mortellement.

 

 

7h45. Chicago, Illinois. Un homme de 41 ans marche dans une rue près de Marquette Park, quand il entend un coup de feu et s'aperçoit qu'il vient d'être touché au bras droit.

 

 

8h00. Cleveland, Ohio. La police est appelée sur les lieux où a été découvert un homme, mort après avoir reçu une balle dans la tête

 

 

8h30. Fresno, Californie. Martha Gracia, 61 ans, et son compagnon, Raul Herrera, 51 ans, sont abattus chacun d'une balle dans la tête, dans leur voiture. Ils s'apprêtaient à quitter l'église après la messe. Le tireur, Manuel Garcia, 64 ans, est le mari de Martha. Il ne supportait pas leur séparation, après 43 ans de vie commune. En prenant la fuite, ce dernier appelle leur fille et l'informe qu'il a tué sa mère et son nouvel ami. C'est cette dernière qui prévient la police. Mais quand les officiers arrivent au domicile de Manuel, il se tire une balle dans la tête.

 

 

10h00. Houston, Texas. La police arrive sur le parking d'une résidence où un homme a été retrouvé mort après s'être fait tirer dessus. Les autorités pensent que le suspect s'est enfui dans un véhicule clair avec une vitre passager explosée.

 

 

10h30. Indianapolis, Indiana. La police découvre un homme blessé de plusieurs balles, dans un quartier de l'est de la ville. Il est transporté à l'hôpital dans un état stable.

 

 

11h20. Sutherland Springs, Texas. Devin Patrick Kelley, un ancien militaire de 26 ans, renvoyé de l'armée de l'air en 2014 après un passage en cour martiale pour avoir agressé son épouse de l'époque et leur enfant, ouvre le feu dans la First Baptist Church de Sutherland Springs. Armé d'un fusil d'assaut et vêtu d'un gilet pare-balles, il entre dans l'église et tire sur les fidèles, avant d'être pris à partie par un habitant qui a saisi son fusil. Vingt-six personnes, dont plusieurs enfants et une femme enceinte, sont tués et au moins 20 personnes sont blessées. L'assaillant prend la fuite, mais est poursuivi par l'habitant l'ayant fait fuir et un autre voisin. Des coups de feu sont échangés entre le tireur et ces deux hommes pendant une course-poursuite en voiture. Le tireur est retrouvé mort dans sa voiture. La police précise qu'il s'est suicidé.

 

 

11h33. Denver, Colorado. La police est appelée dans un motel, où elle retrouve un homme blessé par balle. Les autorités ne donnent pas d'informations sur les circonstances de l'incident, mais précise que la population n'est pas en danger.

 

 

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Midi : 54 morts, 52 blessés après une fusillade de masse

 

 

12h12. Bridgeport, Connecticut. La presse locale rapporte qu'un homme a été frappé au visage avec un pistolet pendant un vol à main armé.

 

 

12h30. Albuquerque, Nouveau-Mexique. Appelé pour tapage dans le nord de la ville, un policier fait usage de son arme et tire sur un homme qui, selon les déclarations de la police, est lui-même armé d'un couteau. En conférence de presse, le shérif ne précise pas si son pronostic vital est en danger.

 

 

12h30. Hubert, Caroline du Nord. Une femme et sa fille de 4 ans se trouvent à leur domicile, dans un parc pour mobil-homes, quand elles sont surprises par des tirs en direction de leur logement. La police retrouve six impacts de balle, mais ne dispose ni d'un mobile, ni d'un suspect.

 

 

12h50. Youngstown, Ohio. Un homme appelle la police après avoir découvert des impacts de balle sur la façade de sa maison.

 

 

13h00. Jacksonville, Floride. Un groupe d'adolescents se promène dans un secteur boisé lorsqu'ils tombent sur des hommes en train de désosser une voiture volée. Alors que les jeunes s'enfuient, l'un d'eux, âgé de 13 ans, est touché par balle à la jambe. Il est rapidement soigné. Interrogé par la police, le propriétaire de la voiture volée raconte avoir été braqué par des hommes armés, le lundi matin, alors qu'il sortait les poubelles.

 

 

13h00. Florence, New Jersey. Une adolescente de 16 ans est conduite à l'hôpital, blessée par balle. Elle se trouve dans un état stable.

 

 

13h30. Hallsburg, Texas. Près d'un lac de ce village rural, la police découvre le corps d'une jeune femme de 24 ans, Valarie Martinez. Elle a été tuée par balle, tout près de sa voiture. A l'intérieur du véhicule, toujours accrochée dans son siège bébé, sa fille Azariah, âgée de un an est morte, elle aussi abattue d'une balle dans la tête. Le lendemain, la police arrête Christopher Paul Weiss, un homme de 26 ans, qui assure être le père biologique de la petite fille.

 

 

13h40. Paramount, Californie. Un conducteur fou tire dans les rues de la ville. Il abandonne une première voiture et abat le conducteur d'une Audi pour tenter de lui voler son véhicule. La victime est un infirmier de 24 ans, jeune papa. Le tireur parvient finalement à dérober une Mustang, menaçant les deux personnes à l'intérieur, laissées saines et sauves. Il est ensuite arrêté.

 

 

14h00. Fresno, Californie. Deux voitures se poursuivent tandis que leurs occupants se tirent dessus. Quelques minutes plus tard, des policiers retrouvent un véhicule criblé de balles sur le parking d'une résidence. Non loin, ils rencontrent une femme blessée, laquelle nie avoir pris part à cette fusillade. En suivant des traces de sang, ils arrivent dans un appartement, mais ce dernier est vide.

 

 

14h15. Milwaukee, Wisconsin. Un jeune homme de 18 ans est blessé par balle pendant une dispute, explique la presse locale, sans donner davantage de détails sur les circonstances de cet incident. Transporté à l'hôpital par la police, il n'est pas en danger de mort. Un suspect est recherché

 

 

14h25. Shreveport, Louisiane. Tyrone Levy, 26 ans, conduit quand un véhicule arrive à sa hauteur. Une personne lui tire dessus. Blessé à la main, il refuse d'être emmené à l'hôpital. 

 

 

14h30. Oklahoma City, Oklahoma. Sur le parking bondé d'un supermarché, des témoins assistent à un accident de voiture. A l'intérieur du véhicule se trouve une personne, touchée par plusieurs balles. Elle meurt quelques instants plus tard.

 

 

15h00. Durham, Caroline du Nord. Un homme est blessé par balle au niveau du biceps et un second dans la cuisse. Les suspects ont pris la fuite dans un SUV blanc.  

 

 

15h30. Selah, Washington. Une patrouille intervient pour aider un homme âgé d'entre 20 et 30 ans, blessé à la tête par arme à feu. La police évoque un accident.

 

 

15h50. Suffolk, Virginie. La police apprend qu'un homme vient d'être touché par une balle perdue, près d'une église installée à proximité d'un bois. Si des tirs ont été rapportés plus tôt, la police ignore s'il s'agit d'un accident de chasse. L'homme est conduit à l'hôpital. 

 

 

16h15. Chicago, Illinois. Un homme de 24 ans est blessé par balle alors qu'il conduit dans le Southwest Side. Il est touché à la cuisse gauche.

 

 

16h26. Chicago, Illinois. Un homme de 36 ans est abattu d'une balle dans la tête alors qu'il est assis dans sa voiture. Sa mort est prononcée 21 minutes plus tard. 

 

 

16h30. Jackson, Tennessee. Des coups de feu retentissent près d'un bâtiment universitaire. Aucun blessé n'est signalé.

 

 

16h31. Allen Parish, Louisiane. Pendant une partie de chasse, une femme de 42 ans est tuée. L'homme qui l'accompagne explique à la police qu'il a trébuché et que le coup est parti. Accusé d'homicide par négligence, le tireur a reconnu avoir bu. Il a par ailleurs du cannabis et de la méthamphétamine sur lui.

 

 

16h35. Washington D.C. Sur Twitter, la police locale assure être sur les lieux d'une fusillade, mais ne fait état d'aucun mort ni blessé. 

 

 

16h45. Memphis, Tennessee. Un homme, dont le nom et l'âge n'ont pas été communiqués, est dans un état critique après avoir été blessé par balle par un individu qui a pris la fuite.

 

 

17h00. Lafayette, Indiana. Appelée pour des coups de feu, la police retrouve des cartouches au sol, dans une résidence, ainsi que des impacts de balle dans les murs. Dans un appartement, ils saisissent une arme, des munitions et de la drogue. Quatre personnes sont arrêtées.

 

 

17h10. Mobile, Alabama. Trois véhicules sont impliqués dans un accrochage sur l'autoroute. Le conducteur de l'un d'entre eux en abat un autre, sous les yeux des occupants de la troisième voiture : le fils de la victime et son meilleur ami.

 

 

17h25. Loleta, Californie. La police se rend dans un hôpital où se trouve un homme qui assure avoir été blessé plus tôt dans la journée. Il a été touché à l'œil et à l'épaule par des balles en plomb. Les enquêteurs suspectent un acte de négligence. 

 

 

17h30. Clifton, New Jersey. Une personne, dont la police n'a révélé ni l'âge, ni le sexe, ni le nom, est menacée d'une arme et kidnappée. Au bout de 45 minutes, les autorités retrouvent la victime, saine et sauve, ainsi que le suspect.

 

 

17h44. Wichita, Kansas. Un jeune homme de 19 ans quitte une boutique de téléphonie et monte dans sa voiture. Au moment de démarrer, le véhicule est criblé de balles. Le conducteur est touché sur la partie supérieure du corps et conduit à l'hôpital dans un état grave. La police est à la recherche d'un suspect âgé de 16 ans.

 

 

17h46. Chicago, Illinois. Deux hommes sortent d'une voiture et menacent un passant de 39 ans. L'un d'eux tire et le blesse au genou droit. Il est conduit à l'hôpital dans un état grave. 

 

 

17h51. Chicago, Illinois. Un homme de 20 ans est touché par balle alors qu'il se trouve dans sa voiture avec sa petite amie, dans le Southwest Side. Il est dans un état stable.

 

 

■ ■ ■

 

 

 

18 heures : 61 morts, 68 blessés

 

18h00. Houston, Texas. L'adjoint de police Justin Gay intervient dans une maison où un homme violent a été signalé. Ce dernier tente de s'enfuir à son arrivée mais le policier le rattrape rapidement et tente de l'interpeller en faisant usage d'un Taser. Le suspect sort alors une arme à feu et tire six coups dans les jambes de l'officier. Le policier est rapidement héliporté vers l'hôpital : son pronostic vital n'est pas engagé, mais il devra subir plusieurs opérations dans les semaines qui viennent. Les médecins n'ont pas encore été en mesure d'indiquer s'il sera capable de remarcher.

 

 

18h00. Toledo, Ohio. Norman Allen, 32 ans, est conduit à l'hôpital avec deux blessures par balle, à la jambe et à la fesse. Au moment des faits, il se trouvait sur le parking d'une résidence où il avait rendu visite à un ami. Sur place, la police retrouve 35 cartouches de fusil et 15 cartouches de calibre 45.

 

 

18h00. Portland, Oregon. Un jeune homme de 17 ans est blessé par balle dans un appartement. Il est hors de danger. 

 

 

18h15. Chicago, Illinois. Encore une agression par balles dans le Southside de Chicago. Un homme de 38 ans est en train de conduire quand il reçoit une balle dans la joue, une dans le bras et une autre au niveau du coup. Il est transporté à l'hôpital dans un état grave. 

 

 

18h42. Revere, Massachusetts. La police reçoit un appel concernant des tirs. Aucun autre détail n'a filtré.

 

 

18h43. Shreveport, Louisiane. Une altercation éclate entre deux hommes dans une supérette. L'un d'eux, Jerry Foster, quitte les lieux à pied, avant d'être rattrapé par un homme à vélo qui lui tire dessus. Blessé à la jambe, il est conduit à l'hôpital par la police. 

 

 

19h00. Myrtle Beach, Caroline du Sud. Un homme de 33 ans assure à la police que deux hommes l'ont frappé au visage avec un revolver et ont tenté de l'enlever. Ils l'accusent d'avoir volé de l'argent et de la drogue et lui ont tiré dessus alors qu'il s'enfuyait, rapporte-t-il. Il souffre de blessures à la tête et à la jambe. 

 

 

19h00. Jackson, Tennessee. Un homme entre dans une épicerie et demande à acheter des cigarettes. Selon des témoins, le caissier refuse. Le client quitte donc le magasin, avant de revenir quelques instants plus tard avec une arme. Il blesse deux personnes

 

 

19h00. Las Vegas, Nevada. Un homme est tué en pleine rue. La police, avertie par des gens ayant entendu des coups de feu, le retrouve inanimé sur le trottoir.

 

 

19h13. Peabody, Massachusetts. Une femme appelle la police et explique qu'une personne a pointé un revolver dans sa direction sur le parking d'un supermarché.  

 

 

19h18. West Palm Beach, Floride. Deux hommes entrent dans une salle de jeux d'arcade et tirent en direction du comptoir. Deux personnes sont blessées. 

 

 

19h30. Cleveland, Ohio. Eric Mason, 32 ans, et sa compagne, Kladijah Baker, 25 ans, se font tirer dessus par un cambrioleur. Avant de mourir, Eric Mason déclare à la police connaître le tireur, un homme de 27 ans. La jeune femme meurt également de ses blessures le lendemain. Deux semaines plus tôt, elle avait écrit sur Facebook son désir de quitter ce quartier, se plaignant de la violence par armes à feu.

 

 

19h35. Philadelphie, Pennsylvanie. Un homme de 20 ans, blessé par balle, entre dans une station-service et s'effondre. Il meurt une heure plus tard, à l'hôpital.

 

 

19h40. New York. Raul Melendez, un jeune homme de 22 ans, agent de maintenance dans une école de Brooklyn et père d'un enfant d'un an, est retrouvé mort dans son appartement du Bronx. Selon la police, de nombreux vêtements de la victime ont été emportés. Elle recherche deux adolescents, aperçus sur des caméras de surveillance en train de quitter l'immeuble les bras chargés de vêtements.

 

 

20h00. Louisville, Kentucky. A 30 ans, Jason Spencer est un jeune marié tout juste rentré de lune de miel. Cet homme, connu pour être à la tête d'un compte Twitter sur l'actualité de la ville, rend visite à sa famille quand il se fait braquer dans la rue avec son épouse par deux adolescents. L'un d'eux tire sur Jason et le tue. Agé de 15 ans, le tireur est à son tour retrouvé blessé par balles quelques minutes plus tard, dans un autre quartier de la ville.

 

 

20h00. Wichita, Kansas. Une voiture, avec à l'intérieur quatre adultes et un jeune enfant, s'avance dans un quartier pour, selon la police, participer à une transaction liée à la drogue. Mais des tirs sont échangés et un homme de 20 ans reçoit une balle dans la poitrine.

 

 

20h00. Atlanta, Georgie. Des coups de feu résonnent devant un motel. Sur le parking, un homme de 27 ans a été tué par balle à la suite d'une dispute avec un homme qui a pris la fuite et qui, selon la police, connaissait la victime.

 

 

20h00. Silver Spring, Maryland. Une personne appelle la police et raconte qu'une personne au volant d'un SUV est  en train de percuter de façon répétée sa voiture stationnée sur le parking d'un centre commercial alors qu'elle-même est à l'intérieur. Le policier qui arrive sur les lieux tire sur le chauffard et le blesse. Cet homme de 52 ans est dans un état critique.  

 

 

20h15. Greenville, Caroline du Nord. Une maison est visée par des tirs. Une fenêtre et une voiture sont endommagées. Peu après minuit, une autre maison est également visée, à l'arme semi-automatique.

 

 

20h15. Chattanooga, Tennessee. Un homme est retrouvé mort dans une rue, après avoir reçu une balle. Peu après, un suspect de 34 ans est arrêté.

 

 

20h15. Youngstown, Ohio. Un homme découvre qu'une fenêtre de son domicile a été brisée par une balle. C'est le deuxième habitant de la ville à constater que quelqu'un a tiré en direction de sa maison.

 

 

20h40. New Bern, Caroline du Nord. Gregory Williams raconte à la police que deux hommes ont forcé l'entrée de son appartement, le visage masqué. En se battant avec eux, il a été touché de plusieurs balles. L'enquête démontre que Gregory Williams était spécifiquement visé.

 

 

20h40. Saint-Louis, Missouri. Michael Guest II, 35 ans, est retrouvé blessé par balle dans une maison. Il meurt quelques instants plus tard, à l'hôpital. 

 

 

21h00. Oshkosh, Wisconsin. La police apprend que des coups de feu ont été échangés dans une maison et découvre le corps d'un jeune homme de 18 ans, ainsi que le propriétaire de l'appartement, âgé de 25 ans, blessé par balle. Selon une voisine, ce dernier avait frappé à sa fenêtre quelque temps plus tôt pour lui signaler que quelqu'un avait lancé une brique à travers sa fenêtre. 

 

 

21h00. Jacksonville, Floride. Une femme marche dans la rue et entend des coups de feu. En arrivant chez elle, elle remarque qu'elle a été touchée au pied et appelle la police.

 

 

21h00. Monroe, Louisiane. Un homme est abattu. La police ne communique pas le nom de la victime, ni celui du suspect qui a été identifié.

 

 

21h15. Tacoma, Washington. Deux officiers de police pensent repérer un véhicule impliqué dans un vol. Après une courte course-poursuite, ils tentent d'arrêter le conducteur à pied, mais celui-ci leur fonce dessus. Les policiers tirent alors dans sa direction de l'homme, sans le toucher. Il est arrêté quelques mètres plus loin. 

 

 

21h30. Vernon, Vermont. Un homme appelle la police pour rapporter qu'un homme armé s'est introduit dans le domicile qu'il partage avec son père, un homme âgé. Les enquêteurs ne parviennent pas à retrouver les intrus.

 

 

21h30. Darrington, Washington. Un homme armé de 38 ans est arrêté après avoir menacé sa petite amie à plusieurs reprise avec un calibre 22, ainsi qu'une hache, rapporte la presse locale. La police n'a pas retrouvé l'arme.

 

 

21h35. Milwaukee, Wisconsin. Une femme de 32 ans est blessée par balle dans des "circonstances inconnues"selon la police

 

 

21h45. Lexington, Kentucky. Un homme se trouve dans sa voiture quand il est visé par plusieurs coups de feu. Touché, il parvient à se rendre à pied à son domicile, d'où il est conduit à l'hôpital. Selon la presse locale, ses jours ne sont pas en danger.

 

 

22h00. Louisville, Kentucky. Un ami de Michael Davis, 37 ans, appelle la police après l'avoir retrouvé mort dans son appartement, touché par plusieurs balles. Selon la police, il aurait pu être tué 24 heures auparavant.

 

 

22h30. Red Springs, Caroline du Nord. Dwayne Vencent Fairley, 20 ans, échange des tirs avec Terrell LaShawn Hunt, 31 ans. Le plus jeune est retrouvé par la police derrière une épicerie, blessé par balle à la jambe. Le second prend la fuite. Arrêté pour possession d'une arme, d'une voiture volée ainsi que pour trafic de drogue, Fairley refuse de coopérer.

 

 

22h45. Dallas, Texas. Un homme est blessé par balle dans une maison d'un quartier du sud-est de Dallas. Sans donner plus d'informations, la police indique que le suspect a pris la fuite dans une voiture foncée.

 

 

23h00. Lacombe, Louisiane. Une femme paniquée appelle la police. Elle craint d'avoir été suivie à son domicile par son ex-petit ami. La justice a pourtant interdit à cet homme d'approcher son ex-compagne. Quelques instants plus tard, la police reçoit un autre coup de fil, indiquant qu'une femme de 28 ans a été blessée par balle, à la même adresse. Elle meurt à l'hôpital. Pendant ce temps, l'ex petit-ami en question est poursuivi par la police. Il se suicide avant d'être arrêté.

 

 

23h00. Fairmont, Virginie-Occidentale. Un mineur est légèrement blessé par balle par un autre jeune. Selon la police, il s'agit d'un accident.

 

 

23h20. Detroit, Michigan. Un homme de 31 ans marche dans la rue quand il est approché par deux hommes. L'un d'eux lui tire dessus avant de s'enfuir. Pendant que la victime appelle les secours, une autre fusillade survient non loin de là. Cette fois, trois personnes – deux femmes de 27 et 32 ans ainsi qu'un homme de 40 ans – sont blessées par balles par les deux inconnus. Toutes les victimes sont dans un état critique.

 

 

23h36. Florence, Alabama. La police reçoit un appel au sujet d'un homme au comportement étrange dans la rue. Quand elle le retrouve, ce dernier, visiblement très troublé, rapporte que quelque chose est arrivé dans sa résidence. Arrivée sur place, la police découvre le corps de Judy Staten, une femme de 38 ans, qui ne vit pas à cette adresse. Elle a été tuée d'une balle.

 

 

23h55. Savannah, Georgie. La police locale annonce sur Twitter qu'elle se rend sur les lieux d'une fusillade, où une personne a été légèrement blessée.

 

 

Juste avant minuit. Houston, Texas. Un homme est blessé par balle devant un bar dans le nord de la ville. Les clients de l'établissement racontent avoir entendu des tirs et avoir découvert l'homme grièvement blessé dehors.

 

 

Juste avant minuit. Washington D.C. Un homme a été tué dans une fusillade, rapporte la police sur Twitter. Aucun avis de recherche n'est publié.

 


10/11/2017
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Franceinfo - Jeudi 12 octobre 2017

 

 

Israël emboîte le pas aux Etats-Unis et quitte l'Unesco

 

 

Après son retrait de la COP21 en juin, Washington continue de faire cavalier seul. Jeudi 12 octobre, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a annoncé que les Etats-Unis quittaient ses rangs. "Cette décision n'a pas été prise à la légère, et reflète les inquiétudes des Etats-Unis concernant l'accumulation des arriérés à l'Unesco, la nécessité d'une réforme en profondeur de l'organisation et ses partis pris anti-israéliens persistants", a précisé le département d'Etat américain dans un communiqué.

 

 

 

Dans la foulée, Israël a annoncé qu'elle quittait également l'organisation

 

Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, "a donné pour instruction au ministère des Affaires étrangères de préparer le retrait d'Israël de l'organisation, parallèlement aux Etats-Unis", a dit son bureau dans un communiqué. "L'Unesco est devenue le théâtre de l'absurde où l'on déforme l'histoire au lieu de la préserver", a-t-il ajouté.


13/10/2017
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le Progrès du dimanche 13 août 2017

 

 
 
    DROITE RADICALE - UNE VOITURE FONCE SUR LA FOULE : TROIS MORTS

 

 

 

Un rassemblement controversé du groupuscules de l'extrême droite hier en Virginie a viré au drame quand une voiture a foncé sur la foule des contre-manifestants antiracistes, faisant trois morts et 19 blessés. Cet accident est survenu peu après l'interdiction de cette manifestation émaillée d'échauffourées, qui ont fait quinze blessés.

 

 

Une journaliste de l'AFP présente sur les lieux a vu des blessés étendus au sol, des personnes en pleurs, des brancards, des ambulances et des camions de pompiers. La police a lancé un appel à témoin. "Une fille au sol a été mutilée. C'était volontaire, ils ont fait exprès de faire marche arrière", a raconté un homme ayant assisté à la scène. Le chauffeur du véhicule a été placé en garde à vue, selon la municipalité. Le président Donald Trump a dénoncé les violences, mais a refusé de condamner explicitement les mouvements d'extrême droite.

 


16/08/2017
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le Progrès du dimache 18 juin 2017

 

 
 
    AMÉRIQUE - BOYCOTT. TRUMP REFROIDIT LA DÉTENTE AVEC CUBA

 

 

 

L'argumentaire est le même que pour le plan climat : l'accord conclu par l'administration précédente serai "déséquilibré". Rompant avec la politique de rapprochement avec Cuba de son prédécesseur, Donald Trump a annoncé vendredi soir la limitation des transactions avec les entités contrôlées par l'armée cubaine.

 

 

"Nous ne voulons pas que les dollars soutiennent une armée qui exploite les citoyens de Cuba", s'est justifié le président américain, qui s'exprimait en terrain conquis : depuis le quartier de Little Havana à Miami, bastion de la communauté anti-castriste qui lui avait apporté ses suffrages en novembre.

 

 

"Maintenant que je suis président, l'Amérique va dénoncer les crimes du régime Castro", a encore ajouté le président républicain, brusquement soucieux des droits de l'homme dont son secrétaire d'État Rex Tillerson avait estimé le mois dernier qu'ils devaient passer après les intérêts économiques.

 

 

 

L'armée, omniprésente dans le tourisme

 

Donald Trump a choisi de frapper le régime de Raul Castro au portefeuille. À Cuba, des pans entiers de l'économie dépendent des militaires. Au travers du conglomérat Gaesa et du groupe touristique Gaviota, l'armée contrôle notamment plus de 40 % de l'infrastructure hôtelière, mais aussi des dizaines de restaurants, une compagnie aérienne, des compagnies de taxi ou de location de voitures, des marinas... Autant de structures qui seront désormais interdites aux entreprises et touristes américains, sous peine de poursuites.

 

 

Donald Trump est par ailleurs revenu sur l'assouplissement des contrôles sur les touristes américains se rendant à Cuba. Plus question de voyager seul. De nouveau, ces derniers devront passer obligatoirement par un tour-opérateur américain.

 

 

Le gouvernement cubain a regretté un "retour en arrière" dans les relations entre les deux pays, tout en s'affirmant prêt à poursuivre le dialogue avec son puissant voisin.

 


21/06/2017
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le Progrès du vendredi 2 juin 2017

 

 
 
    ENVIRONNEMENT - TRUMP SORT DE L'ACCORD SUR LE CLIMAT

 

 

 

Le président américain Donald Trump a annoncé hier soir le retrait des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat, comme il avait promis de la faire pendant la campagne au nom de la défense des emplois américains.

 

 

Après des semaines d'atermoiements, Donald Trump bat ses cartes : le président des États-Uni a annoncé hier soir une sortie de l'accord de Paris sur le climat, sous le regard inquiet des 194 autres pays signataires de ce texte historique : "Les accords de Paris soumettent le peuple américain à des restrictions trop sévères pour l'emploi [...]. Ces accords sont un boulet".

 

 

 

"Pittsburgh plutôt que Paris"

 

En campagne, l'homme d'affaires septuagénaire avait promis d'abandonner le document "au nom de la défense des emplois des ouvriers, des constructeurs automobiles et plus généralement de l'industrie américaine".

 

 

Argument qu'il a une nouvelle fois brandi, hier, pour justifier sa décision. Autre argument, les économies qui en résulteront. Il a enfin estimé que l'accord de Paris n'était pas suffisamment dur avec la Chine et l'Inde. Il a donc fait fi des nombreuses voix, sur la scène internationale (Chine et Union européenne en tête), dans le monde des affaires de son propre pays et au sein même de son administration, qui l'ont appelé à revoir sa position, rappelant ces derniers jours l'urgence d'agir face au réchauffement en cours.

 

 

 

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Comme il l'a fait pendant la campagne, Donald Trump a tenu de bout en bout un discours sur le thème : l'Amérique d'abord. "J'ai été élu pour représenter les citoyens de Pittsburgh, pas ceux de Paris", a-t-il déclaré, opposant la ville la plus ouvrière du pays qui a voté massivement pour lui à une capitale symbole de l'ouverture internationale.

 

 

"J'ai promis de renégocier tous les accords climatiques ou commerciaux qui ne seraient pas à l'avantage des États-Unis. Je le fais", a poursuivi le nouveau président, justifiant la sortie du fonds vert mondial : "Nous avons déjà payé un milliard dans ce fonds, les autres n'ont rien versé, surtout les principaux pollueurs. Nous faisons notre devoir vis-à-vis des pays en développement. Mais nous préférons mettre l'argent que M. Obama voulait verser dans la lutte contre le terrorisme et pour ramener l'emploi qui est parti à l'étranger dans notre pays".

 

 

Les États-Unis sont le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, derrière la Chine. Mais la portée de cette décision ira, de fait, bien au-delà de la question climatique. Elle donne une indication sur la place que les États-Unis version Donald Trump entendent occuper sur la scène internationale dans les années à venir, à savoir un véritable retrait de la coopération internationale.

 

 

 

L'ACCORD EN BREF

 

 

■ 147 pays

 

L'accord a été signé en décembre 2015 à Paris par 195 pays plus l'Union européenne, à l'issue de plusieurs années d'âpres négociations. À ce jour, 147 pays sont allés au bout de leur processus de ratification. Parmi les grandes économies, la Russie et la Turquie manquent à l'appel.

 

 

 

■ Un mode de retrait précis

 

Pour se retirer de l'accord, un pays doit le notifier à la Convention climat de l'Onu, mais il ne peut le faire que trois ans après l'entrée en vigueur du texte, effective depuis le 4 novembre 2016. Ensuite, il y a un préavis d'un an avant d'être réellement "sorti" de l'accord. Plus rapide mais aussi plus radical : un pays peut se retirer de la Convention climat de l'Onu, qui compte 197 membres. Cela est effectif un an après la notification.

 

 

 

■ -2° C

 

L'accord fixe un objectif global de maintenir la hausse de la température moyenne mondiale "bien en deçà 2°C" par rapport à l'ère pré-industrielle et si possible à 1,5°C, un seuil déjà synonyme de profonds changements selon les climatologues. Le plafond de 2°C n'est pas atteignable avec les engagements actuels de réduction de gaz à effet de serre.

 


04/06/2017
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le Prgrès du jeudi 1er juin 2017

 

 
 
    CONFLITS - WASHINGTON RÉUSSIT UN TEST D'INTERCEPTION DE MISSILE
      DANS LE PACIFIQUE

 

 

 

Les États-Unis ont testé avec succès, pour la première fois, l'interception d'un missile balistique intercontinental, envoyant un message à la Corée du Nord qui cherche à se doter de cette arme nucléaire de longue portée pour atteindre le territoire américain.

 

 

Un missile tiré depuis la base Vandenberg de l'US Air Force en Californie "a intercepté avec succès un missile balistique intercontinental cible", sans charge nucléaire parce qu'il s'agissait d'un essai, lancé depuis le Reagan Test Site dans les Îles Marshall, dans le pacifique, selon la Missile defense agency (MDA).

 


04/06/2017
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le Progrès du lundi 22 mai 2017

 

 
 
    TRUMP ENTERRE LA DIPLOMATIE OBAMA

 

 

 

MOYEN-ORIENT - EN ARABIE SAOUDITE

 

 

Le nouveau président américain Donald Trump réoriente la politique étrangère des États-Unis, et choisit son camp : se rapprocher du monde sunnite, en faisant des affaires, et cibler l'Iran chiite.

 

 

"Un grand moment dans l'Histoire", ou "le début de la paix au Moyen Orient et même dans le monde entier". Pas moins. Voilà comment Donald Trump a lui-même jugé de l'importance de son discours hier à Ryad, devant trente-sept dirigeants de nations musulmanes dont le roi Ben Salman d'Arabie saoudite. Il s'est déclaré porteur d'un message "d'amitié, d'espoir et d'amour" à l'endroit du  monde musulman. Quel contraste avec le candidat républicain en campagne, martelant régulièrement "l'islam nous déteste". Trump inaugure en tout cas un changement de cap radical par rapport à son prédécesseur Barack Obama.

 

 

 

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■ La main tendue et le business

 

Les accords économiques de la veille avec le royaume whhabite, à hauteur de 400 milliards de dollars et avec la promesse de "création de centaines de milliers d'emplois dans les deux pays", sont "des bonnes nouvelles", a encore affirmé Donald Trump, brossant le portrait d'un pays "grand et gentil". Il prône "une vision pacifique" tout en signant essentiellement des contrats d'achat de matériel militaire... Il n'a pas fait référence aux droits de l'Homme, mais a toutefois souligné l'ouverture faite aux femmes saoudiennes. Il a dit s'inscrire dans la lignée du président américain Franklin Delano Roosevelt (1882-1945) qui a initié ces relations avec la pétromonarchie. "Renforcer les alliances", "tendre la main", doivent conduire à "un avenir d'espérance", selon l'hôte de la Maison Blanche, qui a employé hier des accents religieux. L'Arabie Saoudite, qui a beaucoup souffert de la chute des prix du brut, voit sans doute aussi d'un bon oeil ce président qui veut remettre sur le tapis l'exploitation des énergies fossiles.

 

 

■ La lutte contre le terrorisme

 

"C'est une bataille entre le bien et le mal", a jugé Trump, exhortant les pays musulmans à n'offrir aucun "refuge aux terroristes". Point sans doute apprécié de ses interlocuteurs, il a souligné que les pays musulmans payaient "le tribut le plus cher", avec "95 % des victimes et des désastres humanitaires". Il y a même du concret, qui pourrait laisser pantois : la création, en Arabie Saoudite même - pays qui a laissé prospérer les radicaux - d'un "centre mondial pour combattre l'idéologie extrémiste".

 

■ L'Iran, le grand Satan

 

Après le réchauffement initié par Barack Obama, les accords sur le nucléaire, et l'élection du modéré Hassan Rohani salué la veille en Iran, tous les signaux pourraient être au vert. C'est l'effet inverse qui pourrait se produire, avec un durcissement probable des relations entre Washington et Téhéran.  Donald Trump n'a cessé hier de critiquer l'Iran, "soutien de Bachar al-Assad", appelant même tous les pays présents à s'unir contre le grand rival chiite des sunnites de Ryad au Moyen-Orient. Il réoriente la politique étrangère américaine en faveur des pays du Golfe. Les pays européens, dont la France, qui s'étaient rapprochés d'eux cette dernière décennie, en feront-ils les frais ? Xavier Frère

 

 

Israël, une autre visite hautement symbolique

 

Attendu aujourd'hui et demain à Jérusalem et Bethléem, en Cisjordanie occupée, Donald Trump peut-il être l'homme de la situation pour résoudre un conflit israélo-palestinien, vieux d'un demi-siècle ? Pour sa longue tournée hors des États-Unis, il a rappelé hier à Ryad qu'il visiterait successivement "les lieux des trois fois abrahamiques". Les dernières négociations de paix, sous les auspices des États-Unis, ont capoté en 2014. Entre Israël et le Hamas islamiste, qui gouverne la bande de Gaza, les violences persistent. L'homme d'affaires devenu président semble s'être éloigné, depuis son élection, de la solution à deux États, souhaitée par la communauté internationale.

 

 

Si sa présence sera symbolique, comme au mur des Lamentations, où aucun président américain en exercice ne s'est jamais rendu, l'impact politique de cette visite devrait être mesuré, a déjà anticipé la Maison Blanche. Il se contentera sans doute de rappeler les nécessaires efforts de paix, tout en restant évasif sur la gênante question de la colonisation, et du statut de l'ambassade des États-Unis qu'il avait dit vouloir déménager de Tel-Aviv à Jérusalem. Il doit prendre une décision avant début juin à ce sujet. X.F.

 


24/05/2017
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le Progrès du jeudi 18 mai 2017

 

 
 
    SCANDALE - DONALD TRUMP, UN PRÉSIDENT DANS LA TOURMENTE

 

 

 

L'étau se resserre autour de Donald Trump, accusé de tentative d'entrave à la justice et d'avoir livré des secrets à la Russie.

 

 

 

"Aucun homme politique dans l'histoire, et je dis cela avec beaucoup d'assurance, n'a été traité plus injustement", s'est plaint, hier, Donald Trump, lors d'un discours devant l'École des gardes-côtes. Cette phrase a été la seule allusion du chef de l'État à l'atmosphère de crise qui s'est répandue sur la capitale fédérale américaine depuis une semaine.

 

 

Le milliardaire a d'abord limogé James Comey de la direction du FBI, prétextant sa gestion de l'affaire des emails d'Hillary Clinton avant d'admettre qu'il avait depuis longtemps décidé de s'en débarrasser.

 

 

Puis on a découvert, dans le New York Times, qu'il aurait demandé, en février, à James Comey de classer l'enquête sur Michael Flynn, son éphémère conseiller à la sécurité nationale soupçonné de jeux troubles avec les Russes. James Comey aurait consigné cette tentative d'étouffer une enquête dans des notes, qui ont commencé à fuiter dans la presse.

 

 

Le Congrès n'a pas attendu et demandé, hier, à l'ancien patron du FBI de venir témoigner lors d'une audition publique, réclamant aussi la production de ces notes, devenues en quelques heures les documents les plus recherchés des États-Unis.

 

 

 

Poutine ironise

 

À cela s'ajoute une affaire distincte, qui reflète selon les détracteurs du président son incapacité à exercer la fonction suprême. Il a donné au chef de la diplomatie russe et à l'ambassadeur de Moscou des informations secrètes sur un projet d'opération de Daech. La Maison Blanche ne conteste pas le fond de ces révélations mais insiste sur le fait que la partage d'informations est une prérogative absolue du président.

 

 

Problème : une source de l'administration a confirmé que ces renseignements avaient été fournis par Israël, dont les méthodes et sources sur le territoire de l'organisation djihadistes risquent ainsi d'être mises à jour.

 

 

Depuis le Russie, Vladimir Poutine a ironisé sur les batailles qui déchirent Washington et... proposé au Congrès de fournir la retranscription russe du rendez-vous du Bureau ovale pour prouver que rien de secret n'avait été divulgué par les président américain. Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a assuré qu'il n'y avait eu "aucune perturbation" dans les relations avec les alliés des États-Unis.

 

 

Au Congrès Mitch McConnell, gardien de la feuille de route républicaine au Sénat, a regretté les "psychodrames" à répétition, une rare admonestation.

 


22/05/2017
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le Progrès du mercredi 17 mai 2017

 

 
 
    ÉTATS-UNIS/RUSSIE - POLÉMIQUE. QUAND DONALD TRUMP PARTAGE DES
       INFORMATIONS SECRÈTES AVEC MOSCOU

 

 

 

Énième dérapage du président américain ? Donald Trump aurait récemment divulgué des renseignements secrets, transmis par un pays tiers, au chef de la diplomatie russe. Il s'est défendu hier.

 

 

L'oeil (et l'oreille) de Moscou jusque dans le bureau ovale du président de la première puissance mondiale ? Sans même avoir besoin de se cacher, mais en y étant carrément invité par Donald Trump, l'hôte de la Maison Blanche. La scène pourrait prêter à sourire si elle ne s'était pas passée réellement, le 10 mai dernier, et qu'elle avait donné lieu, selon le Washington Post, à la révélation d'"informations ultrasensibles concernant une opération du groupe Daech en préparation".

 

 

C'est un pays tiers, proche des États-Unis, qui aurait fourni ces renseignements de haute importance stratégique. Problème : Donald Trump les aurait évoqués sans l'accord de cet allié.

 

 

"C'est mon droit de partager des informations avec Moscou"

 

Imprudence ? Rapprochement une nouvelle fois douteux, après les hypothèses de manipulation sur les élections, avec la Russie de Vladimir Poutine ? Critiqué, le président américain a balayé hier de deux tweets matinaux et rageurs ces accusations, défendant son "droit à partager des informations avec Moscou". Il a affirmé avoir "partagé des faits" relatifs au terrorisme et la sécurité aérienne avec Moscou, notamment pour "des raisons humanitaires". Le patron du Conseil de sécurité nationale, le général HR Mc Master a dénoncé hier "une histoire fausse". De son côté, le Kremlin a qualifié de "n'importe quoi" cette affaire.

 

 

Selon un responsable américain cité par le Washington Post, les informations communiquées par Donald Trump au ministre des Affaires étrangères russes Sergueï Lavrov ainsi qu'à l'ambassadeur de Russie aux États-Unis Sergueï Kisliak, également présent, avaient l'un des degré de classification les plus élevés utilisés par les agences de renseignement américaines. Pour le blog américain Lawfare, spécialisé dans le terrorisme, "il s'agit peut-être de la plus grave accusation de mauvaise conduite présidentielle en quatre mois d'une administration Trump plombée sur les scandales". Pour autant, Donald Trump n'a pas enfreint la loi fédérale, même si les données sont de nature extrêmement sensibles.

 

 

"Profondément perturbant"

 

Le sénateur John Mc Cain a qualifié hier ce procédé de "profondément perturbant". Au-delà du comportement présidentiel empreint de légèreté, c'est l'impact stratégique que revêt un tel dérapage s'il est avéré. Il peut compromettre les propres sources de renseignement américain, comme celles de ses alliés, essentielles pour la sécurité du monde. Un officiel européen, sous couvert d'anonymat affirmait hier que les pays européens devraient cesser de partager les renseignements avec les États-Unis si Trump avait effectivement révélé des informations classifiées aux Russes. Xavier Frère


20/05/2017
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le Progrès du jeudi 11 mai 2017

 

 
 
    POLÉMIQUE - POURQUOI TRUMP A VIRÉ LE PATRON DU FBI

 

 

 

Donald Trump a provoqué une onde de choc aux États-Unis en congédiant mardi James Corney, directeur du FBI depuis septembre 2013.

 

 

En congédiant mardi James Comey, le patron du FBI, Donald Trump s'est attiré les foudres de l'opposition qui le soupçonne de vouloir ralentir l'enquête sur une éventuelle collusion entre son équipe de campagne et la Russie, mais aussi d'une partie de sa famille politique.

 

 

 

■ Quel est le motif officiel ?

 

Donald Trump s'est reposé sur une note de trois pages du ministre adjoint de la Justice. Rod Rosenstein qui énumère les manquements attribués à James Comey dans la gestion de la fin de l'enquête sur les e-mails d'Hillary Clinton.

 

 

Il lui est reproché d'avoir annoncé en juillet, lors d'une conférence de presse, la clôture des investigations et sa recommandation que l'ancienne secrétaire d'État ne fasse pas l'objet de poursuites ; puis le 28 octobre, soit 11 jours avant l'élection présidentielle, de rouvrir finalement le dossier après la découverte de nouveaux e-mails sur l'ordinateur d'une collaboratrice et de son mari.

 

 

 

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James Comey

 

 

 

■ Pourquoi maintenant ?

 

Ces raisons officielles se heurtent au comportement de Donald Trump durant la campagne. En octobre, il avait salué le courage de James Comey. Le candidat pilonnant son adversaire démocrate en utilisant les mots mêmes du directeur, qu'il avait maintenu à son poste à son arrivée au pouvoir. Mais le 20 mars, James Comey a confirmé au Congrès que le FBI enquêtait sur une possible coordination entre des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie, un scénario considéré comme "fake news" par le président.

 

 

Et il avait contredit le milliardaire en déclarant qu'il n'existait aucune preuve que Barack Obama ait placé la Trump Tower sur écoute. Selon Politico, le président cherchait depuis une semaine un prétexte pour débarquer le patron du FBI, exaspéré que l'enquête russe occupe tant l'espace médiatique, chaque semaine apportant son lot de révélations et de fuites.

 

 

 

■ Quelles sont les réactions ?

 

Ce limogeage pose question, mais pas seulement dans les rangs démocrates. Plusieurs ténors républicains ont exprimé leur surprise, voire leur incrédulité, à commencer par le sénateur John McCain sur CNN : "Lorsque vous virez l'un des personnages les plus respectés de l'Amérique, vous avez intérêt à avoir une très bonne explication, et jusqu'ici, je ne l'ai pas entendue".

 

 

Le chef de la puissante commission du Renseignement du Sénat, Richar Burr, s'est déclaré "troublé" par le timing et les raisons avancées pour ce limogeage. "Monsieur le Président, avec tout le respect que je vous dois, vous faites une grave erreur", a quant à lui déclaré le chef de file de l'opposition démocrate du Sénat, Chuck Schumer. Lors d'une conférence de presse au Capitole, il a appelé la nomination d'un magistrat indépendant pour conduire l'enquête russe, actuellement menée par le FBI, jugeant que les Américains étaient en droit de soupçonner que ce limogeage constituait une tentative d'"étouffer" l'affaire.

 


12/05/2017
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le Progrès du samedi 29 avril 2017

 

 
 
    PRÉSIDENCE - TRUMP FACE AU MUR DES RÉALITÉS

 

 

 

Il promettait à ses partisans une révolution en cent jours. Le président américain a surtout passé son temps à découvrir les réalités de sa fonction.

 

 

Durant sa campagne, il s'était donné cent jours pour "rendre sa grandeur à l'Amérique". L'échéance arrive ce samedi, et Donald Trump a déjà anticipé les critiques : "Peu importe ce que j'ai accompli [...], les médias vont m'assassiner", a-t-il prévenu cette semaine dans un tweet bravache.

 

 

C'est qu'en dehors du détricotage de quelques réglementations et de la nomination à la Cour suprême du juge conservateur Neil Gorsuch, le bilan du nouveau président américain est maigre; Aucune de ses propositions phares - de celles qui galvanisaient ses partisans et révulsaient des adversaires - n'a pu être concrétisée.

 

 

Le mur de séparation qu'il se ventait de vouloir faire payer au Mexique ? Toujours à l'état de projet, surtout depuis que le Congrès s'est aperçu que c'est le contribuable américain qui réglera la facture.

 

 

Les décrets migratoires ? Bloqués à deux reprises par des juges fédéraux.

 

 

Quant à l'Obamacare, Donald Trump n'a pas réussi à convaincre le Congrès, pourtant dominé par son propre camp, de voter l'abrogation du système de santé mis en place par son prédécesseur. "Personne ne savait que le système de santé était si compliqué", s'était-il justifié, dans un stupéfiant aveu d'amateurisme.

 

 

 

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Maladresses, volte-face

 

Le président des États-Unis est sans doute l'homme le plus puissant du monde, mais il n'est pas tout-puissant. Donald Trump est en train de s'en rendre compte, avec d'autant plus de violence qu'il n'a aucune expérience politique - et le revendique d'ailleurs avec fierté.

 

 

Le nouveau président a toutefois commencé à faire preuve d'une certaine capacité d'adaptation, notamment sur le plan international. Terminées les déclaration péremptoires sur la Chine ou l'obsolescence de l'Otan : sur ces dossiers, Donald Trump a opéré ces dernières semaines une totale volte-face. Tout comme il n'a pas craint de fâcher la Russie, avec laquelle il prônait le rapprochement, en bombardant unilatéralement une base de l'armée syrienne après l'attaque chimique de Khan Cheikhoun.

 

 

Le nouveau chef d'État n'a toutefois effectué aucun voyage à l'étranger. Si le budget de la Maison Blanche a explosé, c'est surtout en raison de ses fréquents déplacements dans sa propriété de Floride et du coût de sa protection...

 

 

Élu dans des conditions controversées, à l'issue d'une campagne marquée par des soupçons de manipulation russe, Donald Trump ne bénéficie de toute manière d'aucun état de grâce. Les derniers sondages le créditaient de seulement 42 % d'opinions favorables : du jamais vu pour un président américain après seulement trois mois aux affaires. Le magnat new-yorkais conserve toutefois une forte popularité auprès de sa base électorale, qu'il a encore soignée cette en annonçant "la plus grande baisse d'impôt de l'histoire" - qui devra toutefois d'obtenir le feu vert du Congrès... Jean-Michel Lahire

 

 

 

 

Corée du Nord : un risque de "gros, gros conflit"...

 

L'heure est toujours à la recherche d'une solution diplomatique, mais Donald Trump a prévenu : "Il existe un risque que tout cela se termine par un gros, gros conflit avec la Corée du Nord", a déclaré cette semaine le président américain, qui semble aussi beaucoup compter sur Pékin pour tenter de raisonner le régime de Pyongyang. "Nous allons voir s'ils veulent nous aider à nous occuper de cette grave menace", a martelé le secrétaire d'État américain Rex Tillerson, qui devait présider hier une réunion ministérielle des pays membres du Conseil de sécurité de l'Onu consacrée au dossier.

 


30/04/2017
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