L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

ÉTATS-UNIS


le Progrès du dimanche 13 août 2017

 

 
 
    DROITE RADICALE - UNE VOITURE FONCE SUR LA FOULE : TROIS MORTS

 

 

 

Un rassemblement controversé du groupuscules de l'extrême droite hier en Virginie a viré au drame quand une voiture a foncé sur la foule des contre-manifestants antiracistes, faisant trois morts et 19 blessés. Cet accident est survenu peu après l'interdiction de cette manifestation émaillée d'échauffourées, qui ont fait quinze blessés.

 

 

Une journaliste de l'AFP présente sur les lieux a vu des blessés étendus au sol, des personnes en pleurs, des brancards, des ambulances et des camions de pompiers. La police a lancé un appel à témoin. "Une fille au sol a été mutilée. C'était volontaire, ils ont fait exprès de faire marche arrière", a raconté un homme ayant assisté à la scène. Le chauffeur du véhicule a été placé en garde à vue, selon la municipalité. Le président Donald Trump a dénoncé les violences, mais a refusé de condamner explicitement les mouvements d'extrême droite.

 


16/08/2017
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le Progrès du dimache 18 juin 2017

 

 
 
    AMÉRIQUE - BOYCOTT. TRUMP REFROIDIT LA DÉTENTE AVEC CUBA

 

 

 

L'argumentaire est le même que pour le plan climat : l'accord conclu par l'administration précédente serai "déséquilibré". Rompant avec la politique de rapprochement avec Cuba de son prédécesseur, Donald Trump a annoncé vendredi soir la limitation des transactions avec les entités contrôlées par l'armée cubaine.

 

 

"Nous ne voulons pas que les dollars soutiennent une armée qui exploite les citoyens de Cuba", s'est justifié le président américain, qui s'exprimait en terrain conquis : depuis le quartier de Little Havana à Miami, bastion de la communauté anti-castriste qui lui avait apporté ses suffrages en novembre.

 

 

"Maintenant que je suis président, l'Amérique va dénoncer les crimes du régime Castro", a encore ajouté le président républicain, brusquement soucieux des droits de l'homme dont son secrétaire d'État Rex Tillerson avait estimé le mois dernier qu'ils devaient passer après les intérêts économiques.

 

 

 

L'armée, omniprésente dans le tourisme

 

Donald Trump a choisi de frapper le régime de Raul Castro au portefeuille. À Cuba, des pans entiers de l'économie dépendent des militaires. Au travers du conglomérat Gaesa et du groupe touristique Gaviota, l'armée contrôle notamment plus de 40 % de l'infrastructure hôtelière, mais aussi des dizaines de restaurants, une compagnie aérienne, des compagnies de taxi ou de location de voitures, des marinas... Autant de structures qui seront désormais interdites aux entreprises et touristes américains, sous peine de poursuites.

 

 

Donald Trump est par ailleurs revenu sur l'assouplissement des contrôles sur les touristes américains se rendant à Cuba. Plus question de voyager seul. De nouveau, ces derniers devront passer obligatoirement par un tour-opérateur américain.

 

 

Le gouvernement cubain a regretté un "retour en arrière" dans les relations entre les deux pays, tout en s'affirmant prêt à poursuivre le dialogue avec son puissant voisin.

 


21/06/2017
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le Progrès du vendredi 2 juin 2017

 

 
 
    ENVIRONNEMENT - TRUMP SORT DE L'ACCORD SUR LE CLIMAT

 

 

 

Le président américain Donald Trump a annoncé hier soir le retrait des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat, comme il avait promis de la faire pendant la campagne au nom de la défense des emplois américains.

 

 

Après des semaines d'atermoiements, Donald Trump bat ses cartes : le président des États-Uni a annoncé hier soir une sortie de l'accord de Paris sur le climat, sous le regard inquiet des 194 autres pays signataires de ce texte historique : "Les accords de Paris soumettent le peuple américain à des restrictions trop sévères pour l'emploi [...]. Ces accords sont un boulet".

 

 

 

"Pittsburgh plutôt que Paris"

 

En campagne, l'homme d'affaires septuagénaire avait promis d'abandonner le document "au nom de la défense des emplois des ouvriers, des constructeurs automobiles et plus généralement de l'industrie américaine".

 

 

Argument qu'il a une nouvelle fois brandi, hier, pour justifier sa décision. Autre argument, les économies qui en résulteront. Il a enfin estimé que l'accord de Paris n'était pas suffisamment dur avec la Chine et l'Inde. Il a donc fait fi des nombreuses voix, sur la scène internationale (Chine et Union européenne en tête), dans le monde des affaires de son propre pays et au sein même de son administration, qui l'ont appelé à revoir sa position, rappelant ces derniers jours l'urgence d'agir face au réchauffement en cours.

 

 

 

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Comme il l'a fait pendant la campagne, Donald Trump a tenu de bout en bout un discours sur le thème : l'Amérique d'abord. "J'ai été élu pour représenter les citoyens de Pittsburgh, pas ceux de Paris", a-t-il déclaré, opposant la ville la plus ouvrière du pays qui a voté massivement pour lui à une capitale symbole de l'ouverture internationale.

 

 

"J'ai promis de renégocier tous les accords climatiques ou commerciaux qui ne seraient pas à l'avantage des États-Unis. Je le fais", a poursuivi le nouveau président, justifiant la sortie du fonds vert mondial : "Nous avons déjà payé un milliard dans ce fonds, les autres n'ont rien versé, surtout les principaux pollueurs. Nous faisons notre devoir vis-à-vis des pays en développement. Mais nous préférons mettre l'argent que M. Obama voulait verser dans la lutte contre le terrorisme et pour ramener l'emploi qui est parti à l'étranger dans notre pays".

 

 

Les États-Unis sont le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, derrière la Chine. Mais la portée de cette décision ira, de fait, bien au-delà de la question climatique. Elle donne une indication sur la place que les États-Unis version Donald Trump entendent occuper sur la scène internationale dans les années à venir, à savoir un véritable retrait de la coopération internationale.

 

 

 

L'ACCORD EN BREF

 

 

■ 147 pays

 

L'accord a été signé en décembre 2015 à Paris par 195 pays plus l'Union européenne, à l'issue de plusieurs années d'âpres négociations. À ce jour, 147 pays sont allés au bout de leur processus de ratification. Parmi les grandes économies, la Russie et la Turquie manquent à l'appel.

 

 

 

■ Un mode de retrait précis

 

Pour se retirer de l'accord, un pays doit le notifier à la Convention climat de l'Onu, mais il ne peut le faire que trois ans après l'entrée en vigueur du texte, effective depuis le 4 novembre 2016. Ensuite, il y a un préavis d'un an avant d'être réellement "sorti" de l'accord. Plus rapide mais aussi plus radical : un pays peut se retirer de la Convention climat de l'Onu, qui compte 197 membres. Cela est effectif un an après la notification.

 

 

 

■ -2° C

 

L'accord fixe un objectif global de maintenir la hausse de la température moyenne mondiale "bien en deçà 2°C" par rapport à l'ère pré-industrielle et si possible à 1,5°C, un seuil déjà synonyme de profonds changements selon les climatologues. Le plafond de 2°C n'est pas atteignable avec les engagements actuels de réduction de gaz à effet de serre.

 


04/06/2017
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le Prgrès du jeudi 1er juin 2017

 

 
 
    CONFLITS - WASHINGTON RÉUSSIT UN TEST D'INTERCEPTION DE MISSILE
      DANS LE PACIFIQUE

 

 

 

Les États-Unis ont testé avec succès, pour la première fois, l'interception d'un missile balistique intercontinental, envoyant un message à la Corée du Nord qui cherche à se doter de cette arme nucléaire de longue portée pour atteindre le territoire américain.

 

 

Un missile tiré depuis la base Vandenberg de l'US Air Force en Californie "a intercepté avec succès un missile balistique intercontinental cible", sans charge nucléaire parce qu'il s'agissait d'un essai, lancé depuis le Reagan Test Site dans les Îles Marshall, dans le pacifique, selon la Missile defense agency (MDA).

 


04/06/2017
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le Progrès du lundi 22 mai 2017

 

 
 
    TRUMP ENTERRE LA DIPLOMATIE OBAMA

 

 

 

MOYEN-ORIENT - EN ARABIE SAOUDITE

 

 

Le nouveau président américain Donald Trump réoriente la politique étrangère des États-Unis, et choisit son camp : se rapprocher du monde sunnite, en faisant des affaires, et cibler l'Iran chiite.

 

 

"Un grand moment dans l'Histoire", ou "le début de la paix au Moyen Orient et même dans le monde entier". Pas moins. Voilà comment Donald Trump a lui-même jugé de l'importance de son discours hier à Ryad, devant trente-sept dirigeants de nations musulmanes dont le roi Ben Salman d'Arabie saoudite. Il s'est déclaré porteur d'un message "d'amitié, d'espoir et d'amour" à l'endroit du  monde musulman. Quel contraste avec le candidat républicain en campagne, martelant régulièrement "l'islam nous déteste". Trump inaugure en tout cas un changement de cap radical par rapport à son prédécesseur Barack Obama.

 

 

 

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■ La main tendue et le business

 

Les accords économiques de la veille avec le royaume whhabite, à hauteur de 400 milliards de dollars et avec la promesse de "création de centaines de milliers d'emplois dans les deux pays", sont "des bonnes nouvelles", a encore affirmé Donald Trump, brossant le portrait d'un pays "grand et gentil". Il prône "une vision pacifique" tout en signant essentiellement des contrats d'achat de matériel militaire... Il n'a pas fait référence aux droits de l'Homme, mais a toutefois souligné l'ouverture faite aux femmes saoudiennes. Il a dit s'inscrire dans la lignée du président américain Franklin Delano Roosevelt (1882-1945) qui a initié ces relations avec la pétromonarchie. "Renforcer les alliances", "tendre la main", doivent conduire à "un avenir d'espérance", selon l'hôte de la Maison Blanche, qui a employé hier des accents religieux. L'Arabie Saoudite, qui a beaucoup souffert de la chute des prix du brut, voit sans doute aussi d'un bon oeil ce président qui veut remettre sur le tapis l'exploitation des énergies fossiles.

 

 

■ La lutte contre le terrorisme

 

"C'est une bataille entre le bien et le mal", a jugé Trump, exhortant les pays musulmans à n'offrir aucun "refuge aux terroristes". Point sans doute apprécié de ses interlocuteurs, il a souligné que les pays musulmans payaient "le tribut le plus cher", avec "95 % des victimes et des désastres humanitaires". Il y a même du concret, qui pourrait laisser pantois : la création, en Arabie Saoudite même - pays qui a laissé prospérer les radicaux - d'un "centre mondial pour combattre l'idéologie extrémiste".

 

■ L'Iran, le grand Satan

 

Après le réchauffement initié par Barack Obama, les accords sur le nucléaire, et l'élection du modéré Hassan Rohani salué la veille en Iran, tous les signaux pourraient être au vert. C'est l'effet inverse qui pourrait se produire, avec un durcissement probable des relations entre Washington et Téhéran.  Donald Trump n'a cessé hier de critiquer l'Iran, "soutien de Bachar al-Assad", appelant même tous les pays présents à s'unir contre le grand rival chiite des sunnites de Ryad au Moyen-Orient. Il réoriente la politique étrangère américaine en faveur des pays du Golfe. Les pays européens, dont la France, qui s'étaient rapprochés d'eux cette dernière décennie, en feront-ils les frais ? Xavier Frère

 

 

Israël, une autre visite hautement symbolique

 

Attendu aujourd'hui et demain à Jérusalem et Bethléem, en Cisjordanie occupée, Donald Trump peut-il être l'homme de la situation pour résoudre un conflit israélo-palestinien, vieux d'un demi-siècle ? Pour sa longue tournée hors des États-Unis, il a rappelé hier à Ryad qu'il visiterait successivement "les lieux des trois fois abrahamiques". Les dernières négociations de paix, sous les auspices des États-Unis, ont capoté en 2014. Entre Israël et le Hamas islamiste, qui gouverne la bande de Gaza, les violences persistent. L'homme d'affaires devenu président semble s'être éloigné, depuis son élection, de la solution à deux États, souhaitée par la communauté internationale.

 

 

Si sa présence sera symbolique, comme au mur des Lamentations, où aucun président américain en exercice ne s'est jamais rendu, l'impact politique de cette visite devrait être mesuré, a déjà anticipé la Maison Blanche. Il se contentera sans doute de rappeler les nécessaires efforts de paix, tout en restant évasif sur la gênante question de la colonisation, et du statut de l'ambassade des États-Unis qu'il avait dit vouloir déménager de Tel-Aviv à Jérusalem. Il doit prendre une décision avant début juin à ce sujet. X.F.

 


24/05/2017
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le Progrès du jeudi 18 mai 2017

 

 
 
    SCANDALE - DONALD TRUMP, UN PRÉSIDENT DANS LA TOURMENTE

 

 

 

L'étau se resserre autour de Donald Trump, accusé de tentative d'entrave à la justice et d'avoir livré des secrets à la Russie.

 

 

 

"Aucun homme politique dans l'histoire, et je dis cela avec beaucoup d'assurance, n'a été traité plus injustement", s'est plaint, hier, Donald Trump, lors d'un discours devant l'École des gardes-côtes. Cette phrase a été la seule allusion du chef de l'État à l'atmosphère de crise qui s'est répandue sur la capitale fédérale américaine depuis une semaine.

 

 

Le milliardaire a d'abord limogé James Comey de la direction du FBI, prétextant sa gestion de l'affaire des emails d'Hillary Clinton avant d'admettre qu'il avait depuis longtemps décidé de s'en débarrasser.

 

 

Puis on a découvert, dans le New York Times, qu'il aurait demandé, en février, à James Comey de classer l'enquête sur Michael Flynn, son éphémère conseiller à la sécurité nationale soupçonné de jeux troubles avec les Russes. James Comey aurait consigné cette tentative d'étouffer une enquête dans des notes, qui ont commencé à fuiter dans la presse.

 

 

Le Congrès n'a pas attendu et demandé, hier, à l'ancien patron du FBI de venir témoigner lors d'une audition publique, réclamant aussi la production de ces notes, devenues en quelques heures les documents les plus recherchés des États-Unis.

 

 

 

Poutine ironise

 

À cela s'ajoute une affaire distincte, qui reflète selon les détracteurs du président son incapacité à exercer la fonction suprême. Il a donné au chef de la diplomatie russe et à l'ambassadeur de Moscou des informations secrètes sur un projet d'opération de Daech. La Maison Blanche ne conteste pas le fond de ces révélations mais insiste sur le fait que la partage d'informations est une prérogative absolue du président.

 

 

Problème : une source de l'administration a confirmé que ces renseignements avaient été fournis par Israël, dont les méthodes et sources sur le territoire de l'organisation djihadistes risquent ainsi d'être mises à jour.

 

 

Depuis le Russie, Vladimir Poutine a ironisé sur les batailles qui déchirent Washington et... proposé au Congrès de fournir la retranscription russe du rendez-vous du Bureau ovale pour prouver que rien de secret n'avait été divulgué par les président américain. Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a assuré qu'il n'y avait eu "aucune perturbation" dans les relations avec les alliés des États-Unis.

 

 

Au Congrès Mitch McConnell, gardien de la feuille de route républicaine au Sénat, a regretté les "psychodrames" à répétition, une rare admonestation.

 


22/05/2017
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le Progrès du mercredi 17 mai 2017

 

 
 
    ÉTATS-UNIS/RUSSIE - POLÉMIQUE. QUAND DONALD TRUMP PARTAGE DES
       INFORMATIONS SECRÈTES AVEC MOSCOU

 

 

 

Énième dérapage du président américain ? Donald Trump aurait récemment divulgué des renseignements secrets, transmis par un pays tiers, au chef de la diplomatie russe. Il s'est défendu hier.

 

 

L'oeil (et l'oreille) de Moscou jusque dans le bureau ovale du président de la première puissance mondiale ? Sans même avoir besoin de se cacher, mais en y étant carrément invité par Donald Trump, l'hôte de la Maison Blanche. La scène pourrait prêter à sourire si elle ne s'était pas passée réellement, le 10 mai dernier, et qu'elle avait donné lieu, selon le Washington Post, à la révélation d'"informations ultrasensibles concernant une opération du groupe Daech en préparation".

 

 

C'est un pays tiers, proche des États-Unis, qui aurait fourni ces renseignements de haute importance stratégique. Problème : Donald Trump les aurait évoqués sans l'accord de cet allié.

 

 

"C'est mon droit de partager des informations avec Moscou"

 

Imprudence ? Rapprochement une nouvelle fois douteux, après les hypothèses de manipulation sur les élections, avec la Russie de Vladimir Poutine ? Critiqué, le président américain a balayé hier de deux tweets matinaux et rageurs ces accusations, défendant son "droit à partager des informations avec Moscou". Il a affirmé avoir "partagé des faits" relatifs au terrorisme et la sécurité aérienne avec Moscou, notamment pour "des raisons humanitaires". Le patron du Conseil de sécurité nationale, le général HR Mc Master a dénoncé hier "une histoire fausse". De son côté, le Kremlin a qualifié de "n'importe quoi" cette affaire.

 

 

Selon un responsable américain cité par le Washington Post, les informations communiquées par Donald Trump au ministre des Affaires étrangères russes Sergueï Lavrov ainsi qu'à l'ambassadeur de Russie aux États-Unis Sergueï Kisliak, également présent, avaient l'un des degré de classification les plus élevés utilisés par les agences de renseignement américaines. Pour le blog américain Lawfare, spécialisé dans le terrorisme, "il s'agit peut-être de la plus grave accusation de mauvaise conduite présidentielle en quatre mois d'une administration Trump plombée sur les scandales". Pour autant, Donald Trump n'a pas enfreint la loi fédérale, même si les données sont de nature extrêmement sensibles.

 

 

"Profondément perturbant"

 

Le sénateur John Mc Cain a qualifié hier ce procédé de "profondément perturbant". Au-delà du comportement présidentiel empreint de légèreté, c'est l'impact stratégique que revêt un tel dérapage s'il est avéré. Il peut compromettre les propres sources de renseignement américain, comme celles de ses alliés, essentielles pour la sécurité du monde. Un officiel européen, sous couvert d'anonymat affirmait hier que les pays européens devraient cesser de partager les renseignements avec les États-Unis si Trump avait effectivement révélé des informations classifiées aux Russes. Xavier Frère


20/05/2017
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le Progrès du jeudi 11 mai 2017

 

 
 
    POLÉMIQUE - POURQUOI TRUMP A VIRÉ LE PATRON DU FBI

 

 

 

Donald Trump a provoqué une onde de choc aux États-Unis en congédiant mardi James Corney, directeur du FBI depuis septembre 2013.

 

 

En congédiant mardi James Comey, le patron du FBI, Donald Trump s'est attiré les foudres de l'opposition qui le soupçonne de vouloir ralentir l'enquête sur une éventuelle collusion entre son équipe de campagne et la Russie, mais aussi d'une partie de sa famille politique.

 

 

 

■ Quel est le motif officiel ?

 

Donald Trump s'est reposé sur une note de trois pages du ministre adjoint de la Justice. Rod Rosenstein qui énumère les manquements attribués à James Comey dans la gestion de la fin de l'enquête sur les e-mails d'Hillary Clinton.

 

 

Il lui est reproché d'avoir annoncé en juillet, lors d'une conférence de presse, la clôture des investigations et sa recommandation que l'ancienne secrétaire d'État ne fasse pas l'objet de poursuites ; puis le 28 octobre, soit 11 jours avant l'élection présidentielle, de rouvrir finalement le dossier après la découverte de nouveaux e-mails sur l'ordinateur d'une collaboratrice et de son mari.

 

 

 

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James Comey

 

 

 

■ Pourquoi maintenant ?

 

Ces raisons officielles se heurtent au comportement de Donald Trump durant la campagne. En octobre, il avait salué le courage de James Comey. Le candidat pilonnant son adversaire démocrate en utilisant les mots mêmes du directeur, qu'il avait maintenu à son poste à son arrivée au pouvoir. Mais le 20 mars, James Comey a confirmé au Congrès que le FBI enquêtait sur une possible coordination entre des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie, un scénario considéré comme "fake news" par le président.

 

 

Et il avait contredit le milliardaire en déclarant qu'il n'existait aucune preuve que Barack Obama ait placé la Trump Tower sur écoute. Selon Politico, le président cherchait depuis une semaine un prétexte pour débarquer le patron du FBI, exaspéré que l'enquête russe occupe tant l'espace médiatique, chaque semaine apportant son lot de révélations et de fuites.

 

 

 

■ Quelles sont les réactions ?

 

Ce limogeage pose question, mais pas seulement dans les rangs démocrates. Plusieurs ténors républicains ont exprimé leur surprise, voire leur incrédulité, à commencer par le sénateur John McCain sur CNN : "Lorsque vous virez l'un des personnages les plus respectés de l'Amérique, vous avez intérêt à avoir une très bonne explication, et jusqu'ici, je ne l'ai pas entendue".

 

 

Le chef de la puissante commission du Renseignement du Sénat, Richar Burr, s'est déclaré "troublé" par le timing et les raisons avancées pour ce limogeage. "Monsieur le Président, avec tout le respect que je vous dois, vous faites une grave erreur", a quant à lui déclaré le chef de file de l'opposition démocrate du Sénat, Chuck Schumer. Lors d'une conférence de presse au Capitole, il a appelé la nomination d'un magistrat indépendant pour conduire l'enquête russe, actuellement menée par le FBI, jugeant que les Américains étaient en droit de soupçonner que ce limogeage constituait une tentative d'"étouffer" l'affaire.

 


12/05/2017
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le Progrès du samedi 29 avril 2017

 

 
 
    PRÉSIDENCE - TRUMP FACE AU MUR DES RÉALITÉS

 

 

 

Il promettait à ses partisans une révolution en cent jours. Le président américain a surtout passé son temps à découvrir les réalités de sa fonction.

 

 

Durant sa campagne, il s'était donné cent jours pour "rendre sa grandeur à l'Amérique". L'échéance arrive ce samedi, et Donald Trump a déjà anticipé les critiques : "Peu importe ce que j'ai accompli [...], les médias vont m'assassiner", a-t-il prévenu cette semaine dans un tweet bravache.

 

 

C'est qu'en dehors du détricotage de quelques réglementations et de la nomination à la Cour suprême du juge conservateur Neil Gorsuch, le bilan du nouveau président américain est maigre; Aucune de ses propositions phares - de celles qui galvanisaient ses partisans et révulsaient des adversaires - n'a pu être concrétisée.

 

 

Le mur de séparation qu'il se ventait de vouloir faire payer au Mexique ? Toujours à l'état de projet, surtout depuis que le Congrès s'est aperçu que c'est le contribuable américain qui réglera la facture.

 

 

Les décrets migratoires ? Bloqués à deux reprises par des juges fédéraux.

 

 

Quant à l'Obamacare, Donald Trump n'a pas réussi à convaincre le Congrès, pourtant dominé par son propre camp, de voter l'abrogation du système de santé mis en place par son prédécesseur. "Personne ne savait que le système de santé était si compliqué", s'était-il justifié, dans un stupéfiant aveu d'amateurisme.

 

 

 

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Maladresses, volte-face

 

Le président des États-Unis est sans doute l'homme le plus puissant du monde, mais il n'est pas tout-puissant. Donald Trump est en train de s'en rendre compte, avec d'autant plus de violence qu'il n'a aucune expérience politique - et le revendique d'ailleurs avec fierté.

 

 

Le nouveau président a toutefois commencé à faire preuve d'une certaine capacité d'adaptation, notamment sur le plan international. Terminées les déclaration péremptoires sur la Chine ou l'obsolescence de l'Otan : sur ces dossiers, Donald Trump a opéré ces dernières semaines une totale volte-face. Tout comme il n'a pas craint de fâcher la Russie, avec laquelle il prônait le rapprochement, en bombardant unilatéralement une base de l'armée syrienne après l'attaque chimique de Khan Cheikhoun.

 

 

Le nouveau chef d'État n'a toutefois effectué aucun voyage à l'étranger. Si le budget de la Maison Blanche a explosé, c'est surtout en raison de ses fréquents déplacements dans sa propriété de Floride et du coût de sa protection...

 

 

Élu dans des conditions controversées, à l'issue d'une campagne marquée par des soupçons de manipulation russe, Donald Trump ne bénéficie de toute manière d'aucun état de grâce. Les derniers sondages le créditaient de seulement 42 % d'opinions favorables : du jamais vu pour un président américain après seulement trois mois aux affaires. Le magnat new-yorkais conserve toutefois une forte popularité auprès de sa base électorale, qu'il a encore soignée cette en annonçant "la plus grande baisse d'impôt de l'histoire" - qui devra toutefois d'obtenir le feu vert du Congrès... Jean-Michel Lahire

 

 

 

 

Corée du Nord : un risque de "gros, gros conflit"...

 

L'heure est toujours à la recherche d'une solution diplomatique, mais Donald Trump a prévenu : "Il existe un risque que tout cela se termine par un gros, gros conflit avec la Corée du Nord", a déclaré cette semaine le président américain, qui semble aussi beaucoup compter sur Pékin pour tenter de raisonner le régime de Pyongyang. "Nous allons voir s'ils veulent nous aider à nous occuper de cette grave menace", a martelé le secrétaire d'État américain Rex Tillerson, qui devait présider hier une réunion ministérielle des pays membres du Conseil de sécurité de l'Onu consacrée au dossier.

 


30/04/2017
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le Progrès du jeudi 27 avril 2017

 

 
 
    FISCALITÉ - DONALD TRUMP PROPOSE UNE BAISSE D'IMPÔT MASSIVE

 

 

 

La semaine est cruciale aux États-Unis. Le Congrès doit impérativement adopter un budget avant vendredi, le 28 avril à minuit. Au-delà, l'État fédéral n'est plus financé et risquerait de fermer ses administrations, une paralysie humiliante pour le nouveau pouvoir républicain qui fêtera le jour même ses 100 jours à la Maison Blanche. Donald Trump n'aura décidément pas connu d'état de grâce depuis son investiture.

 

 

 

Une promesse de campagne

 

Hier, le président américain a dévoilé un projet de baisse colossale des impôts, notamment pour les entreprises, désireux de lancer une nouvelle initiative choc.

 

 

La Maison Blanche va demander au Congrès de réduire le aux d'imposition des entreprises américaines à 15 %, au lieu de 35 % actuellement. Le taux actuel est l'un des plus élevés des pays riches de l'OCDE, bien que le taux effectif soit souvent bien inférieur en raison des différentes exemptions et déductions.

 

 

"Ce sera la plus grande baisse d'impôt et la plus grande réforme fiscale de l'histoire de notre pays", a affirmé le secrétaire au Trésor. Donald Trump, qui a pris ses fonctions en janvier, avait promis pendant sa campagne de réformer les impôts et de diminuer la charge fiscale pesant à la fois sur les entreprises et les ménages.

 


29/04/2017
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le Progrès du mercredi 26 avril 2017

 

 
 
    BRAS DE FER AU CONGRÈS SUR LE MUR DE DONALD TRUMP

 

 

 

Le mur à la frontière mexicaine voulu par Donald Trump était au coeur hier des négociations budgétaires au Congrès américain, où l'opposition démocrate refuse absolument de voter le moindre dollar pour le chantier... et serait en passe d'emporter le bras de fer, selon ses chefs. Le Congrès doit adopter impérativement un budget avant le 28 avril à minuit. Après, l'État fédéral n'est plus financé.

 


29/04/2017
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le Progrès du jeudi 20 avril 2017

 

 
 
  

      ÉTATS-UNIS – LÉGISLATIVES. UN DÉMOCRATE EN TÊTE EN GÉORGIE


 

 

 

 

Premier revers électoral pour Trump ? Un candidat démocrate inconnu est arrivé largement en tête dans une législative partielle mardi dans l'État américain de Géorgie... tenu par les républicains depuis près de 40 ans. Jon Ossoff, 30 ans, a recueilli 48,1 % des voix face aux 17 autres candidats. Son adversaire pour le second tour, le 20 juin, sera la républicaine Karen Handel, ancienne secrétaire d'État de Géorgie, qui a obtenu 19,8 %. Les républicains seront unis cette fois alors qu'ils étaient une dizaine en lice pour ce premier tour. Et le président américain, qui s'est impliqué dans le scrutin, lui a renouvelé son soutien.

 

 

 

La victoire finale du jeune démocrate n'est pas encore acquise dans cette circonscription d'une banlieue blanche, relativement aisée et conservatrice d'Atlanta. Si elle se concrétise, ce serait de mauvaise augure pour les républicains dans la bataille qui s'annonce pour le contrôle du Congrès avec les élections de mi-mandat en 2018.

 

 

 

Elle serait aussi un échec embarrassant pour le locataire de la Maison Blanche. Le camp démocrate considère, lui, le scrutin comme un premier test de sa résistance après la défaite à la présidentielle. Plusieurs poids lourds démocrates et célébrités ont soutenu publiquement le candidat Ossoff.

 


23/04/2017
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le Progrès du samedi 8 avril 2017

 
 
    ÉTATS-UNIS - LE TAUX DE CHÔMAGE AU PLUS BAS DEPUIS 10 ANS

 

 

 

Le taux de chômage en mars a baissé à son plus bas niveau depuis mai 2007, selon le rapport officiel sur l'emploi publié hier. Il a reculé à 4,5 % (-0,2 pt). Mais les embauches ont été décevantes en février pour le deuxième mois de l'administration Trump (+98000 contre 180 000 attendues).

 


12/04/2017
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