L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

ÉTATS-UNIS


le Progrès du samedi 25 mars 2017

 

 

 

RÉFORME DE LA SANTÉ - LOURDE DÉFAITE POUR DONALD TRUMP

 

 

 

Le président Donald Trump a subi un sévère revers politique hier après avoir demandé aux républicains de retirer le projet phare de réforme du système de santé, faute de majorité.

 

 

Il avait déjà été vaincu sur le terrain judiciaire, avec la suspension par plusieurs tribunaux des différentes versions du "Muslim Ban", son décret empêchant la venue de personnes vivant dans des pays musulmans. Hier, c'est une lourde défaite politique qu'a subie Donald Trump. Faute de majorité au Congrès, le président des États-Unis a été dans l'obligation de demander aux républicains de retirer le projet phare de réforme du système de santé.

 

 

 

Une promesse de campagne non-tenue

 

Le président de la Chambre des représentants et chef de file des républicains Paul Ryan "a parlé au président cet après-midi et le président a demandé à Paul Ryan de retirer le projet de loi", a affirmé une source au Congrès.

 

 

Le retrait de ce qui a été l'une des principales promesses de la campagne présidentielle représente un énorme échec personnel pour Donald Trump, qui a bâti une bonne partie de son image sur ses talents de négociateur.

 

 

Il a mis tout son poids dans la balance, se rendant même personnellement au Congrès et passant d'innombrables coup de fil pour tenter de convaincre les républicains frondeurs.

 

 

Pour certains d'entre eux la loi va trop loin dans le démantèlement de la législation phare de l'ex-président Barack Obama. Pour d'autres, au contraire, la réforme est insuffisante, comme c'est le cas des ultra-conservateurs du Freedom Caucus.

 

 

 

Trump a fait "tout ce qui était possible"

 

La mine sombre, Sean Spicer, porte-parole de la Maison Banche, avait à son point presse clairement laissé entendre que l'exécutif se préparait à un revers. Donald Trump "a fait tout ce qui était possible" pour que la loi passe, avait-il affirmé.

 

 

Les 430 membres de la Chambre des représentants (193 démocrates et 237 républicains) devaient voter dans l'après-midi, heure locale. Mais le nombre de républicains ayant annoncé leur opposition dépassait la trentaine, ce qui assurait une défaite certaine, la minorité démocrate étant totalement opposée au projet.


28/03/2017
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le Progrès du mardi 21 mars 2017

 

 

 

SOUPÇONS DE COLLUSION - TRUMP-MOSCOU : LE FBI ENQUÊTE

 

 

Les directeurs du FBI et de la NSA ont confirmé hier l'existence d'une enquête sur une possible coordination entre l'équipe du président américain et le gouvernement russe.

 

 

Les médias américains en parlaient depuis plusieurs mois, le directeur du FBI l'a confirmé en personne : James Comey a indiqué hier devant la commission parlementaire du renseignement américain qu'une enquête avait bien été ouverte par l'agence fédérale sur les tentatives d'ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016.

 

 

"Cette enquête inclut des investigations sur la nature de tout lien entre des individus liés à l'équipe de campagne Trump et le gouvernement russe, et pour déterminer s'il y a eu coordination entre la campagne et les efforts russes" a-t-il expliqué, précisant que cette enquête avait commencé en juillet.

 


25/03/2017
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le Progrès du samedi 18 mars 2017

 

 

 

ÉTATS-UNIS - MERKEL À LA MAISON BLANCHE

 

 

Le président américain Donald Trump et la chancelière allemande Angela Merkel ont noué le contact hier à la Maison Blanche, mais la tension était palpable et les divergences évidentes, du libre-échange à l'immigration. "Je ne suis pas un isolationniste, je suis un partisan du libre-échange mais [...] notre libre-échange a conduit a beaucoup de mauvaises choses", a affirmé M. Trump. "Je crois que la mondialisation doit être façonnée avec un esprit ouvert", a-t-elle répondu, faisant au passage un éloge de l'intégration européenne. Même si les deux dirigeants ont évité les critiques directes, c'est sur l'immigration que leurs divergences de vues étaient les plus criantes.

 


20/03/2017
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le Progrès du vendredi 17 mars 2017

 

 

 

POLITIQUE - LE DÉCRET MIGRATOIRE DE TRUMP ENCORE BLOQUÉ

 

 

Le texte controversé, qui bannit l'entrée des États-Unis aux ressortissants de six pays musulmans, devait être appliqué dès hier. Mais à quelques heures seulement de l'entrée en vigueur du nouveau texte, pourtant expurgé de ses éléments les plus contestés, le magistrat d'Hawaï Derrick Watson a estimé que la suspension temporaire du décret éviterait un "préjudice irréparable".

 

 

 

Trump promet d'aller jusqu'à la Cour suprême

 

Aussitôt, lors d'une réunion publique à Nashville (Tenessee), le président américain a dénoncé "un abus de pouvoir sans précédent". Il a promis d'aller jusqu'à la Cour suprême : "La loi selon la Constitution a donné au président le pouvoir de suspendre l'immigration quand il estime qu'il y va de l'intérêt national de notre pays. Nous allons gagner".

 

 

Pour expliquer sa décision, le juge Watson s'est appuyé notamment sur plusieurs déclarations de Donald Trump à l'égard des musulmans pour conclure que le décret comporte "des preuves significatives et irréfutables d'animosité religieuse".

 

 

Quelques heures après le juge d'Hawaï, un juge fédéral de Seattle, dans l'État de Washington (Nord-Ouest), a accepté une demande de suspension provisoire de 14 jours par les États de Washington et de l'Oregon. "Dans l'esprit de M. Trump, le danger associé aux musulmans et le danger associé aux réfugiés ne sont qu'un seul et même danger", a dénoncé Omar Jadwat, l'avocat de l'Américain civil liberties union (ACLU).

 

 

Le gouvernement a la possibilité de faire appel arguant que "le nouveau décret ne fait aucune distinction entre les religions". Ces derniers jours, le président et ses principaux ministres avaient défendu ce texte, le qualifiant de "vital pour la sécurité nationale face à des menaces d'attentats. Mais les opposants au décret ne sont pas convaincus de cette urgence. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, les attaques les plus graves aux États-Unis ont été commises soit par des Américains, ressortissants ne provenant pas des pays visés par le décret.

 


20/03/2017
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le Progrès du mercredi 15 mars 2017

 

 

 

CASSEZ L'"OBAMACARE" SE COMPLIQUE POUR TRUMP

 

 

Des millions d'Américains perdraient leur couverture maladie si le projet républicain de réforme du système de santé, soutenu par Donald Trump, était adopté. Ce constat dressé lundi dans un rapport du Bureau du budget du Congrès (CBO), très respecté arbitre budgétaire, devrait diviser encore un peu plus la majorité républicaine du Congrès. Jusqu'à 52 millions de personnes seraient privés d'assurance en 2026, soit 85 % de plus qu'avec "Obamacare", si la loi de 2010 signée Barack Obama, n'était pas maintenue en place, selon la prévision du CBO. Dès 2018, année électorale aux États-Unis, il y aurait 14 millions d'assurés en moins, estiment les experts.

 

 

 

 

"Un bain de sang" aux législatives américaines

 

Ces chiffres s'avèrent plus élevés que les craintes de nombreux élus républicains modérés, qui s'inquiètent d'un retour en arrière trop brusque dans le secteur de la santé alors que l'aile droite du parti juge le projet actuel trop timide et menace de le torpiller. Conscient de la difficile bataille qui s'ouvre, Donald Trump multiplie les interventions pour dire combien la loi actuelle est "un désastre". Pour les dirigeants républicains, un échec serait catastrophique car cette abrogation est leur premier chantier législatif. La semaine dernière, Donald Trump aurait prédit en privé un "bain de sang" aux élections législatives de mi-mandat, en novembre 2018, si les élus de son camp ne tenaient pas leur promesse d'abrogation.

 


18/03/2017
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le Progrès du mercredi 1er mars 2017

 

 

 

AU CONGRÈS - DONALD TRUMP, PRIORITÉ À LA DÉFENSE

 

 

Le président américain a dévoilé cette nuit devant le Congrès sa feuille de route. Axe fort : augmenter le budget militaire, au détriment de l'aide internationale, la diplomatie ou l'environnement


02/03/2017
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le Progrès du vendredi 24 février 2017

 

 

 

MIGRANTS - LA FRONDE DE BOSTON CONTRE TRUMP

 

 

Élus, entrepreneurs et étudiants de ce bastion démocrate de la cote Est se mobilisent contre les mesures visant les migrants.

 

 

Dans son taxi spacieux, le chauffeur d'origine africaine ne cache pas sa joie de s'exprimer en français avec son client. Tout en circulant dans les rues des quartiers anciens de Boston, il l'interpelle sur le sujet qui fâche tout le monde ici : Trump. "Vous savez, on peut en rire mais ici à Boston, il nous inquiète tous. Sa volonté de rejeter les étrangers est insupportable et même dangereuse pour les Américains".

 

 

 

28 % d'Américains d'origine étrangère à Boston

 

De tels propos, on en saisit partout dans la capitale du Massachussetts qui a voté pour Hillary Clinton à 80 % en novembre dernier. L'idée même de fermer la frontière à des migrants choque profondément les habitants de Boston dont 28 % sont d'origine étrangère. Plus d'un tiers des entreprises de la ville sont gérées par des Américains d'origine étrangère. Alors quand le président Trump passe à l'acte en signant son décret présidentiel suspendant l'entrée aux États-Unis des ressortissants de plusieurs pays, c'est le maire d'origine irlandaise qui passe à l'offensive contre cette décision.

 

 

 

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Le maire s'oppose au décret migratoire

 

On a vu en effet Marty Walsh se rendre à l'aéroport international pour tenter de sortir des migrants bloqués à la descente de leur avion le jour de cette signature. "Je ne partirai pas d'ici tant qu'ils ne seront pas libérés" a-t-il clamé auprès des autorités douanières qui ont fini par céder. Depuis, l'élu monte au créneau à chacune de ses interventions. Comme récemment devant des jeunes entrepreneurs européens : "Notre pays a besoin de forces vives pour grandir !" leur a-t-il déclaré sans jamais prononcer le nom du président américain.

 

 

 

Les étudiants d'Harvard mobilisés

 

Autres terrains de résistance : les célèbres universités et les nombreux centre de recherche réputé mondialement. La ville compte 138 000 étudiants dont 22 % d'origine étrangère. Ainsi de nombreux étudiants d'Harvard ont cherché à protéger leurs camarades sans papier mais la police locale n'est jamais intervenue depuis un mois sur le campus. De plus, une grande partie de cette élite appelée normalement à rejoindre les offices ministériels de Washington s'est engagée à retourner dans leur État respectif pour travailler plus en phase avec les attentes du peuple américain. À Boston, Vincent Rocken

 


25/02/2017
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le Progrès du mercredi 15 février 2017

 

 

 

MAISON BLANCHE - DÉMISSION FORCÉE, RUSSIE, MIGRANTS : TRUMP DÉJÀ À RUDE ÉPREUVE

 

 

Un mois seulement après son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump et son équipe traversent une nouvelle zone de turbulences. Le conseiller national à la sécurité a été débarqué et la Russie déploie des missiles de croisière.

 

 

Et deux de chute ! Après la suspension de son décret anti-immigration, le président américain Donald Trump connaît une nouveau coup dur depuis son arrivée à la Maison Blanche : son conseiller national à la sécurité, Michael Flynn, a été contraint de démissionner.

 

 

 

Relations troubles avec la Russie

 

Mis en cause pour ses contacts avec l'ambassadeur russe à Washington, Sergey Kislyak, l'ancien général a dû jeter l'éponge. Il a reconnu avoir "par inadvertance trompé le vice-président élu" (Mike Pence) en lui fournissant des informations incomplètes sur ses discussions téléphoniques avec le diplomate russe. Au moment même où l'administration Obama ordonnait des sanctions contre la Russie pour son ingérence présumée dans l'élection américaine, Michael Flynn aurait assuré à son interlocuteur qu'il ne fallait pas trop s'inquiéter des nouvelles sanctions et que les relations s'amélioreraient après l'investiture le 20 janvier.

 

 

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Michael Flynn

 

 

En 2014, Flynn, alors à la tête de la Défense Intelligence Agency (DIA), avait déjà été démis de ses fonctions par Barack Obama, pour "insubordination", rappelaient hier les médias américains. En 2015, cet ancien chef de guerre, notamment en Irak, avait créé sa propre boîte de consulting militaire. En décembre 2015, Flynn avait assisté à un dîner à Moscou en l'honneur de Vladimir Poutine. Flynn est le troisième membre de l'équipe de Trump à quitter le navire pour des liens avec Moscou, après, l'été dernier, Paul Manafort, qui dirigeait la campagne, et le businessman Carter Page.

 

 

Du côté de la capitale russe, certains officiels dénonçaient hier "une Russophobie depuis Washington", et s'inquiètent du possible virage pris par Trump. Ce nouveau camouflet interroge plus globalement sur les capacités du nouveau gouvernement américain à diriger la première puissance mondiale, et au profil de ses membres, très controversés lors de leur nomination.

 

 

Hier, un juge de l'État de Virginie a accordé une injonction préliminaire interdisant à l'administration Trump de mettre en vigueur dans l'État de Virginie son interdiction d'entrée au pays des citoyens de sept pays musulmans. Cette décision s'ajoute à celles de plusieurs tribunaux ayant pris des décisions similaires. Un autre front s'est encore ouvert hier soir. Le New York Times a révélé que la Russie avait déployé de nouveaux missiles de croisière, violant ainsi un traité de 1987, actant la fin de la guerre froide. Nouvelle crise en perspective et nouveau test majeur pour Donald Trump ? Xavier Frère

 


17/02/2017
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le Progrès du jeudi 9 février 2017

 

 

 

USA - SÉCESSION. ET SI LA CALIFORNIE QUITTAIT LE PAYS DE TRUMP

 

 

Le plus peuplé, le plus entreprenant, le plus riche État américain avec son PIB supérieur à celui de la France et ses 21000 nouveaux jobs par semaine, vote toujours largement démocrate. En novembre dernier, seulement 31,5 % des 13 millions de votants en Californie ont donné leur voix à Donald Trump (5,5 % à San Francisco !).

 

 

S'estimant lésés par le principe des grands électeurs, les représentants démocrates de l'État envisagent de faire de la Californie un "sanctuaire", afin de protéger les immigrés illégaux des expulsions causées par le "MuslimBan" de Donald Trump.

 

 

Du coup, la Californie, 39 millions d'habitants, commence à penser... à faire sécession. De novembre au 20 janvier, le mouvement séparatiste Yes California a vu le nombre de consultations sur son site multiplié par 800.

 

 

La sécession démocratique risque cependant de débuter par une bataille juridique. En clair, il faudrait que les Californiens votent mais prendre aussi l'avis des autres États. Sur le premier point, le secrétaire d'État de Californie a autorisé l'introduction d'une proposition de référendum pour la sécession pure et simple de la Californie. Il fixe la date à novembre 2018. D'ici là 8 % des inscrits doivent signer une motion, soit 600 000 personnes, pour que ce référendum soit valable. Serait-il validé par Washington ? Politiquement, les démocrates n'y ont pas intérêt. Sans les 55 grands électeurs de Californie qui lui sont assurés, la conquête de la Maison Blanche deviendrait plus compliquée.

 


10/02/2017
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le Progrès du mardi 7 février 2017

 

 

 

POLITIQUE ANTI-IMMIGRATION - LA SILICON VALLEY CONTRE TRUMP

 

 

Apple, Facebook, Google... Les plus grosses entreprises américaines high-tech ont déposé une requête en justice contre le décret présidentiel qui veut interdire l'entrée sur le sol américain de ressortissants musulmans. Son application reste bloquée par la justice fédérale.

 


08/02/2017
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le Progrès du lundi 6 février 2017

 

 

 

POLÉMIQUE - LES FRONTIÈRES OUVERTES JUSQU'À NOUVEL ORDRE

 

 

Jusqu'à  nouvel ordre, les frontières des États-Unis resteront ouvertes aux ressortissants de sept pays musulmans (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen) ainsi qu'aux réfugiés, syriens compris. Au grand dam de Donald Trump qui voudrait les priver d'entrer dans le pays et de visas avec son décret migratoire controversé. Car en l'espace de quelques heures, le nouveau président des États-Unis a été désavoué à deux reprises par la justice fédérale.

 

 

La cour d'appel fédérale a, en effet, rejeté l'appel formulé samedi soir par le ministère américain de la Justice contre la décision prise vendredi par un juge de Seattle (État de Washington). Ce dernier a émis une injonction temporaire, valable sur l'ensemble du territoire américain, bloquant le décret présidentiel le temps que soit examinée une plainte déposée lundi dernier par les États de Washington et du Minnesota. Le ministre de la Justice de l'État de Washington estime que le décret va à l'encontre des droits constitutionnels des immigrés car il cible spécifiquement les musulmans.

 

 

Concrètement, les ressortissants des pays visés peuvent à nouveau entrer aux États-Unis et de nombreuses compagnies aériennes, dont Air France, les acceptent à nouveau à condition qu'ils soient munis d'un visa. D'ailleurs, les quelque 60 000 visas suspendus par le décret, ont également retrouvé leur validité.

 

 

L'exécutif "va réagir rapidement", a fait savoir le vice-président Mike Pence. Le ministère de la Justice du gouvernement Trump a jusqu'à lundi après-midi pour en convaincre la cour d'appel. Mais quoiqu'il arrive, la bataille politico-judiciaire ne fait que commencer.

 


07/02/2017
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le Progrès du mercredi 1er février 2016

 

 

 

LE TON MONTE - TRUMP OU LE GRAND CHAMBARDEMENT

 

 

Moins d'un mois après son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump bouscule les habitudes diplomatiques de la première puissance mondiale. Une politique-clash possible sans crash ?

 

 

En endossant le costume de président et en s'asseyant dans le bureau ovale de la Maison Blanche, il devait changer. S'assagir, prédisaient même certains observateurs politiques. Mais Donald Trump, 45e président des États-Unis d'Amérique ressemble étrangement au Donald Trump candidat républicain. Politique étrangère, immigration, économie, santé, en à peine quinze jours, le milliardaire-président a bousculé tous les us et coutumes de la première puissance mondiale en maintenant un discours et en signant dix-sept décrets aux accents populistes et nationalistes. Jusqu'à quand pourra-t-il tenir dans cette position, alors que son pays connaît une polarisation sans précédent ?

 

 

 

Quelle sécurité intérieure ?

 

Le décret le plus symbolique pris par Donald Trump concerne les ressortissants de sept pays musulmans (Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yemen) interdits d'entrée sur le territoire américain. Objectif affiché : "Lutter contre l'infiltration de terroristes étrangers". Mais, rétrospectivement, aucun terroriste ayant frappé sur le sol des États-Unis ne provient de ces pays-là. Pour le 11-Septembre 2001, référence récurrent de Donald Trump, la majorité des pirates de l'air/terroristes étaient originaires d'Arabie Saoudite, royaume qui, par le plus grand des hasards, abrite de nombreuses affaires de la Trump company.

 

 

Dans plusieurs villes des États-Unis, mais aussi en Europe, ou dans les pays concernés, la vague d'indignation ne cesse de monter. Derrière ce décret, on peut facilement imaginer la patte dure de Steve Bannon, bras (très) droit du président Trump et stratège de sa campagne. Bannon vient d'être officiellement nommé au Conseil national de sécurité américain. Un signe fort, cohérent pour Trump, inquiétant pour la stabilité mondiale.

 

 

 

Quelle ligne pour l'économie américaine ?

 

Sur le terrain économique, Donald Trump joue aussi sur "la colère et l'anxiété", deux sentiments déjà agités durant la campagne. La Chine est en ligne de mire, le Brexit considéré comme atout et la Grande-Bretagne comme allié. Avec "l'Amérique d'abord" au fronton de la ligne idéologique. À l'heure de la mondialisation, Donald Trump joue à contre-courant. Les grandes entreprises américaines, qui imaginaient, à son élection, un bon climat pour les affaires, déchantent. Comme la Silicon Valley, les PDG de Ford, Nike, FedEx, Apple, ou Starbucks, ne modèrent pas leurs critiques. Même certains bailleurs de fonds du Parti républicain ont exprimé leurs vives inquiétudes. La Réserve fédérale aussi affiche ses... réserves sur les mesures protectionnistes prises par Donald Trump. Les pays émergents s'inquiètent du retour d'un dollar fort. Par ricochet, cette peur risque de gagner le continent européen. Le champion des Républicains, devenu le porte-parole du mécontentement des Américains, gardera-t-il longtemps le soutien des uns et des autres ? Le suspense reste entier. X.F.

 

 

 

 

 

Pas d'accord ? "Vous êtes viré"

 

 

"You're fired" ("Vous êtes virés"), a répété pendant de nombreuses années Donald Trump, quand il présidait l'émission qui l'a rendu célèbre, The Apprentice. Devenu président, l'ancien animateur n'a pas perdu ses habitudes et a limogé la ministre par intérim de la Justice, qui avait refusé d'appliquer le décret controversé. Sally Yates, qualifiée de "faible sur les frontières et très faible sur l'immigration illégale" par la Maison Blanche, a été remplacée par le procureur Dana Boente, en attendant la confirmation par le Sénat de la nomination du sénateur Jeff Sessions. Le chef de l'État a également débarqué le chef intérimaire du service de l'immigration et des douanes, un ancien de l'administration Obama.

 

 

Mais la nomination attendue concernait la Cour suprême. Cette nuit, Donald Trump devait révéler le nom du futur neuvième jugue de l'instance. Nul doute que le siège, vacant depuis février 2016, sera confié à un juge conservateur et qu'il entraînera des remous avec l'opposition démocrate. "Il s'agit d'une personne incroyablement hautement respectée et je pense que vous allez être très impressionnés", a fanfaronné le président.

 


03/02/2017
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le Progrès du lundi 30 janvier 2017

 

 

 

 

ÉTATS-UNIS – POLITIQUE. UN DÉCRET ANTI-MUSULMANS TRÈS CONTESTÉ

 

 

Le décret du président Trump interdisant l'entrée aux États-Unis des ressortissants de sept pays musulmans (Iran, Somalie, Irak, Syrie, Yémen, Libye, Soudan) et de réfugiés a entraîné un tonnerre de protestations à l'étranger et aux États-Unis. Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés dans plusieurs aéroports américains pour exiger la remise en liberté d'une centaine de passagers interpellés à leur arrivée sur le sol américain et menacés d'expulsion.

 

 

Les opposants au décret anti-musulmans ont obtenu une première victoire. Une juge new-yorkaise a empêché l'expulsion de passagers retenus alors qu'ils avaient un visa ou même une carte verte ne seraient pas empêchés de retourner aux États-Unis.

 

 

 

Certains accusent Donald Trump d'avoir voulu ménager ses intérêts en signant son décret. Le quotidien New Yord Daily News note ainsi que l'Arabie saoudite, la Turquie et les Émirats arabes unis, les pays musulmans où Donald Trump faisait des affaires avant de transférer son empire à ses fils, ne figurent pas dans la liste.

 

 

 

Aucun terroriste ne venait des pays ciblés

 

Alors que le président américain justifie son décret par la protection contre l'entrée de terroristes étrangers, le tabloïd new-yorkais souligne qu'aucun ressortissant des sept pays ciblés par l'interdiction n'a été impliqué dans une attaque terroriste aux États-Unis entre 1975 et 2015. Deux Somaliens ont toutefois commis deux attaques distinctes en 2016. Par contre, 15 des 19 pirates de l'air responsables des attentats du 11 septembre 2001 étaient saoudiens. Les autres étaient émiratis, égyptiens et libanais, donc tous originaires de pays qui ne sont pas visés par le décret. L.C.

 


31/01/2017
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