L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

Mali


le Progrès du mercredi 16 août 2017

 

 
 
    À DOUENTZA ET TOMBOUCTOU - DEUX ATTAQUES CONTRE L'ONU : NEUF
       MORTS

 

 

 

Neuf personnes, dont un Casque bleu togolais et cinq agents de sécurité maliens, ont été tuées lundi lors de deux attaques distinctes contre la mission de l'ONU au Mali (Minusma).

 

 

Une première attaque d'"hommes armés non identifiés" a visé des camps de la Minusma à Douentza, dans le centre du pays. Un Casque bleu togolais, un soldat malien et deux assaillants ont été tués. Un autre casque bleu a été blessé.

 

 

Lors d'un attaque distincte dans l'après-midi, des hommes armés ont pris d'assaut le quartier-général de la Minusma à Tombouctou. Cinq gardes maliens de la mission de l'ONU, un membre de la gendarmerie malienne et un agent civil contractuel de la Minusma, ont été tués. En outre, un garde de sécurité malien et six Casques bleus ont été blessés, dont deux grièvement.

 

 

Selon un responsable du gouvernorat de Tombouctou, les "terroristes" étaient armés de grenades et de Kalachnikov.

 


18/08/2017
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le Progrès du mardi 2 mai 2017

 

 
 
        MALI - FORCE BARKHANE. L'ARMÉE NEUTRALISE UNE VINGTAINE DE
       DJIHADISTES

 

 

 

Près de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, les militaires français ont déployé des avions de chasse et des hélicoptères, des commandos de montagne ainsi que des équipe de déminage.

 

 

 

La France vient de faire la démonstration de sa force dans l'opération Barkhane. Elle est engagée dans la lutte contre les groupes armés terroristes de la bande sahélo-saharienne aux côté des cinq pays de la zone, la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Tchad et le Burkina-Faso. La mission de la force Barkhane, qui mobilise environ 4 000 militaires, est d'appuyer les forces armées des pays partenaires. Elle a été lancée le 1er août 2014.

 

 

Ce week-end, la force Barkhane a neutralisé près d'une vingtaine de terroristes issus du groupe armés qui avaient leurs dépôt logistiques dans une forêt à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina-Faso, au sud-ouest de Gao.

 

 

Baptisée Bayard, l'opération avait été déclenchée samedi par des frappes aériennes. L'état-major français a précisé le déroulé de l'intervention qui a débuté par le déploiement de Mirage 2000, relayés par deux hélicoptères d'attaque Tigre chargés de sécuriser la zone afin de permettre aux commandos montagne d'intervenir au sol.

 

 

 

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Une opération après une autre

 

Les soldats français sont intervenus à l'aube, rejoints par des commandos parachutistes et des équipes opérationnelles de déminage qui ont procédé à la fouille de la zone d'opération. "De l'armement, des munitions, des lance-roquettes et des composants destinés à la fabrication d'engins explosifs ont été découverts en quantités importantes", a précisé le ministère de la Défense. Cette nouvelle opération de la force Barkhane a eu lieu dans une zone considérée depuis quelque temps comme "une zone refuge et d'influence des terroristes", selon l'état-major. Elle "vient concrétiser les efforts conduits avec les forces maliennes et burkinabés pour lutter contre les réseaux des groupes armés terroristes qui agissent dans ce secteurs".

 

 

C'est dans cette zone, près de la frontière avec le Burkina Faso, qu'un soldat français avait été tué le 5 avril. Le caporal-chef du 6e régiment du génie d'Angers, Julien Barbé, avait été victime de tirs directs, lors d'une opération militaire transfrontalière menée conjointement par les soldats maliens, burkinabés et français, au sud-ouest de Gao.

 

 

Au cours de cette opération nommée Panga, qui avait mobilisé quelque 1 300 soldats, 200 véhicules et une dizaine d'hélicoptères des trois pays, les militaires avaient conduit des missions de reconnaissance et de contrôle de la zone ainsi que des fouilles dans des villages de la région.

 

 

L'opération avait permis d'approfondir la connaissance de cette zone, de collecter du renseignement, et de réaliser des saisies de matériel. Elle avait déjà permis de neutraliser deux terroristes, d'en capturer 8 autres ainsi que plusieurs dizaines de suspects remis aux autorités burkinabés.

 

 

Dans leur lutte contre les groupes armés terroristes, les militaires français avaient alors repéré comme objectif cible la forêt de Foulsaré où ils sont intervenus ce week-end. Une des zones réputées servir de refuge aux terroristes du groupe Ansarul Islam. Les djihadistes ont été en grande partie chassés du nord du Mali par l'intervention française Serval en 2013. Mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU.

 


03/05/2017
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le Progrès du jeudi 19 janvier 2017

 

 

 

LOURD BILAN - ATTAQUE SUICIDE MEURTRIÈRE AU MALI : LES EFFORTS DE PAIX MENACÉS

 

 

Trois jours après la visite de François Hollande à Gao, un attentat à fait plus de 60 morts dans un camp d'ex-combattants rebelles. Les djihadistes cherchent encore à déstabiliser le Nord-Mali.

 

 

"Les terroristes ne contrôlent plus aucun territoire (au Mali), la démocratie a repris son cours, les élections ont eu lieu [...] l'économie repart et la réconciliation avec les accords d'Alger est en cours".

 

 

Ce tableau, plutôt flatteur, avait été dressé le 14 janvier dernier par François Hollande lors du sommet Afrique-France à Bamako.

 

 

Le bilan sécuritaire du Mali, surtout au nord, est pourtant beaucoup plus contrasté que ne l'a laissé entendre le président français. L'attentat qui a fait plus de 60 morts et plus de 115 blessés hier à Gao, et que le chef de l'État a immédiatement "condamné sans réserve et avec la plus grande fermeté", est venu le rappeler hier.

 

 

 

Un sens politique

 

Jean-Marc Ayrault, le ministre des Affaires étrangères, a estimé que cette attaque suicide avait "un sens politique". "C'est une atteinte directe au processus de paix", a émis, pour sa part, le Français Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l'ONU. L'attentat a été revendiqué par le groupe du djihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, rallié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Selon le gouvernement malien, "cinq kamikazes", à bord de véhicules faussement siglés, se sont fait exploser à proximité du camp militaire du MOC (mécanisme opérationnel de coordination), mis en place pour garantir l'accord de paix signé à Alger en mai-juin 2015.

 

 

Ce sont ces patrouilles "mixtes", prévues par l'accord, et composés de combattants touaregs et de soldats pro-gouvernementaux, qui ont clairement été visées hier. Elles démarraient juste leurs opérations de sécurisation dans le Nord-Mali. Après bien des atermoiements, et des menaces reçues par ces participants à l'effort de paix.

 

 

"Certains combattants venant de Kidal ou Ber (région de Tombouctou) ont été bloqués durant à peu près une semaine à la sortie de Gao par d'autres groupes", nous a décrit hier depuis Niamey (Niger) Sidi Kounta, sociologue et fin connaisseur du djihadisme au Sahel, qui avait quitté Gao mardi. Seule l'intervention des militaires français de Barkhane et de la Minusma (mission de l'ONU au Mali) a convaincu les combattants de rester. Les soldats français installés sur l'aéroport de Gao, où avait transité samedi dernier François Hollande, "sont très visibles dans cette ville", reconnaît le spécialiste, "pour autant, ils n'ont pas pu empêcher l'enlèvement de l'humanitaire franco-suisse Sophie Pétronin le 24 décembre, ni de multiples attentats.

 

 

 

Attaque chaque semaine

 

À qui profite celui d'hier, le plus meurtrier de l'histoire du Mali ? Pour l'expert de la lutte armée dans le désert, cela ne fait aucun doute. "Les djihadistes n'ont pas intérêt à ce que ces patrouilles mixtes commencent", affirme Sidi Kounta, "le MOC a en effet pour but de cibler les bandits armés et les trafiquants, mais la première reste les djihadistes". Ces derniers, qui cherchent à "déstabiliser le Nord, sont les mêmes qui revendiquent des attaques presque chaque semaine", soutient-il. Le 13 janvier, jour de l'arrivée de François Hollande au Mali, une attaque, menée contre l'aéroport de Tombouctou, avait été revendiquée par Aqmi (Al-Qaida au Maghreb islamique).

 

 

Après celle de Gao, un deuil national de trois jours a été annoncé par le président Ibrahim Boubacar Keïta. Quatre ans presque jour pour jour après le lancement de l'opération militaire française Serval. Xavier Frère

 

 

 

 


L'Ouest africain de crise en crise

 

Les opérations de secours restaient extrêmement difficile hier dans le nord-est du Nigeria où l'armée de l'air a bombardé par erreur, la veille, un camp de déplacés, faisant au moins 70 morts. Le pays est en guerre contre le groupe djihadiste Boko Haram depuis 8 ans, faisant 20 000 morts et 2,6 millions de déplacés.

 

 

En Côte d'Ivoire, le gouvernement a appelé au calme hier pour enrayer le mouvement de colère des militaires, dont les violences ont déjà fait quatre morts et qui menaçait de dégénérer en une révolte généralisée. Mardi, le premier paiement aux 8 500 anciens rebelles intégrés dans l'armée a déclenché un mouvement d'humeur des autres forces de sécurité, qui estiment elles aussi avoir le droit à  une prime.

 

 

En Gambie, population, étrangers et touristes quittaient hier en nombre ce pays placé sous état d'urgence par le président sortant Yahya Jammeh, qui refuse de céder le pouvoir à son successeur élu, Adama Barrow, censé prêter serment jeudi.

 

 

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DAKAR (AFP) - 

Le nouveau président gambien Adama Barrow a prêté serment jeudi après-midi à l'ambassade de Gambie au Sénégal, lors d'une cérémonie officielle, après l'expiration du mandat du chef de l'Etat sortant Yahya Jammeh, qui refuse de lui céder le pouvoir.

 

 


19/01/2017
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le Progrès du vendredi 13 janvier 2017

 

 

 

SOMMET - MALI. LA FRANCE À LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU EN AFRIQUE

 

 

Le 27e sommet entre la France et les pays africains se tient aujourd'hui et demain à Bamako. François Hollande est accompagné d'entrepreneurs alors que la France a perdu de son influence sur le continent.

 

 

Le sommet de Bamako, qui se tient aujourd'hui et demain dans la capitale malienne, n'est plus sous-titré sommet "France-Afrique". Trop connoté, trop synonyme des relations troubles et difficiles entre l'ancien pays colonisateur et ses ex-colonies. Pour sa 27e édition, il a été rebaptisé "sommet pour le partenariat, la paix et l'émergence". Il constituera sans doute le dernier voyage majeur sur le continent de François Hollande, quatre ans quasiment jour pour jour après le lancement de l'opération Serval, décidée par le président français. Affaibli en France, il est devenu chef de guerre en Afrique.

 

 

Les questions de sécurité et de terrorisme seront évidemment abordées, alors qu'Aqmi (al-Qaida au Maghreb islamique) renouvelle ses réseaux dans le nord-Mali et que la menace Boko Haram n'est pas totalement éteinte au Nigeria. À Bamako, où se déroule le sommet, la ville est en état de siège, selon plusieurs témoins. Le 20 novembre 2015, 22 personnes avaient été tuées dans l'attaque à l'hôtel Radisson Blu, fréquenté par les Occidentaux.

 

 

 

"Sécurité et business"

 

Que faut-il attendre d'autre de ce sommet ? "Pas grand-chose, c'est l'affichage politique, de la diplomatie hôtelière", juge Antoine Glaser, spécialiste de l'Afrique (Dernier ouvrage : Arrogant comme un Français en Afrique - Fayard), joint hier. Pour son trentième voyage en Afrique, François Hollande a embarqué avec lui une délégation de chefs d'entreprise. Objectif ? Tenter de rattraper le retard accumulé ces dernières années face à la Chine, mais aussi face aux voisins européens (Grande-Bretagne, Allemagne...).

 

 

 

"L'armée française en Afrique sert de cache-misère à une France globalement en déshérence", estime Antoine Glaser, "on aimerait bien en profiter au niveau du business...". Les problèmes d'immigration (2/3 des Africains ont moins de 25 ans) ne devraient logiquement être qu'effleurés. X.F.

 

 

 

 

Mali : le terrorisme freiné mais pas éradiqué

 

 

150 terroristes tués dans le Sahel en 2016, 6 tonnes de munitions et d'explosifs saisi par les forces françaises de l'opération Barkhane déployées dans cinq pays (Mali, Niger, Mauritanie, Tchad, Burkina Faso). Ces derniers chiffres diffusés hier par les autorités françaises tendent à montrer l'efficacité de Barkhane, qui a pris la succession de Serval, centrée elle exclusivement sur le Mali entre janvier 2013 et août 2014. L'intervention éclair des forces françaises avait permis d'interrompre la descente des djihadistes du nord du pays vers la capitale Bamako. 

 

 

Quatre ans après, si l'hydre djihadiste a effectivement perdu quelques têtes majeures, le terrorisme et les trafics ont repris du poil de la bête. À chaque jour, des morts, comme ces cinq soldats maliens tués mercredi par une mine. "Sans moyens aériens conséquents, il y a plus de soldats tombés... que debout. La moyenne est de deux soldats tués par semaine", soulignait hier Adama Diarra, journaliste malien à l'Essor. L'opération Sangaris a levé le camp définitivement en République centrafricaine il y a deux mois. Barkhane, elle, au Sahel, poursuit sa mission. Les choses bougent : l'Allemagne vient d'annoncer le futur déploiement d'un millier de soldats au Nord-Mali sous mandat de l'Onu. X.F.

 


15/01/2017
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le Progrès du lundi 22 août 2016

 

 

MAUSOLÉES DÉTRUITS : UN HOMME JUGÉ

 

 

C'est un procès inédit qui doit s'ouvrir aujourd'hui devant la Cour pénale internationale (CPI) : un djihadiste malien présumé a prévu de plaider coupable de la destruction de mausolées de Tombouctou classés au Patrimoine mondial de l'humanité. Le Touareg Ahmad Al Faqi Al Mahdi est accusé d'avoir dirigé intentionnellement des attaques contre neuf des mausolées et contre la porte de la mosquée Sidi Yahia entre le 30 juin et le 11 juillet 2012.

 

 

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22/08/2016
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le Progrès du vendredi 20 mai 2016

 

 

MALI - CINQ CASQUES BLEUS TUÉS

 

Cinq casques bleus tchadiens ont été tués et trois autres grièvement blessés mercredi lors d'une embuscade dans le nord-est du Mali, a annoncé hier la Mission de l'ONU au Mali (Minusma). Cette attaque est la plus meurtrière visant la force de l'ONU depuis celle du 12 février - revendiquée par le groupe djihadiste Ansar Dine - contre la base de la Minusma à Kidal, qui avait coûté la vie à sept Casques bleus guinéens.

 


21/05/2016
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le Progrès du dimanche 17 avril 2016

 

 

SOLDATS FRANÇAIS TUÉS : ANSAR DINE REVENDIQUE

 

Le groupe terroriste Ansar Dine a revendiqué être à l'origine de la mort de trois militaires français au Mali tués mardi dans l'explosion de leur véhicule de l'avant blindé (VAB) sur un engin explosif improvisé (IED).

 

 

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18/04/2016
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le Progrès du mardi 22 mars 2016

 

 

BAMAKO - Un hôtel de soldats de l'UE visé par des tirs. Les soldats de la mission militaire de l'Union européenne en poste à Bamako, au Mali, ont été attaqués hier soir dans leur hôtel. Quatre assaillants ont tenté de forcer le barrage mis en place. Il s'en est suivi une fusillade de tirs nourris et des explosions. Un des agresseurs aurait été tué, les trois autres auraient pris la fuite. Le quartier a été bouclé et trois véhicules blindés de la Mission de l'Onu dans le pays ainsi que dans quatre de l'armée malienne sont arrivés sur place. Des opérations de ratissage étaient encore en cours en début de nuit.

 


23/03/2016
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le Progrès du samedi 6 février 2016

 

 

MALI - Patrimoine. A Tombouctou, les mausolées à nouveau debout. Plus de trois an après la destruction des mausolées de Tombouctou par les djihadistes, la cité légendaire du nord-ouest du Mali a repris possession de ses sanctuaires reconstruits à l'identique.

 

 

 

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MALI - Attaque contre une base de l'ONU : au moins cinq morts. Six à sept djihadistes présumés ont attaqué hier une base de la force de l'ONU à Tombouctou. Une "opération minutieusement préparée" qui a coûté la vie à un commandant malien et au moins quatre assaillants, trois militaires maliens étant aussi blessés. Le double assaut à visé la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) et une de ses bases occupée par des policiers nigérians, autour de "La Palmeraie", un ancien hôtel situé entre l'aéroport et le quartier administratif de Tombouctou.

 

 

 

 

"Dans un premier temps, un véhicule a forcé un barrage de l'armée malienne, avant d'exploser avec des terroristes devant un camp de la Minusma. Ensuite, un second véhicule a suivi pour mener des opérations terroristes", a détaillé un officier malien. Le contingent de policiers nigérians était en cours de déménagement vers un autre site et la plupart d'entre eux avaient déjà quitté les lieux lors de l'attaque.


07/02/2016
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le Progrès du lundi 11 janvier 2016

 

 

 

 

MALI - Suissesse enlevée : la piste djihadiste confirmée. L'enlèvement d'une Suissesse à Tombouctou a été mené par des "sous-traitants" d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, affirmait hier une source de sécurité malienne. "On n'a pas de nouvelle depuis l'enlèvement", a répondu de son côté le procureur Boubacar Sikiki Samaké, sur d'éventuelles preuves de vie de Béatrice Stockly, une femme d'une quarantaine d'années qui revendique sa foi chrétienne, très impliquée dans les actions sociales.

 

 


11/01/2016
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Le Progrès du dimanche 29 novembre 2015

 

 

 

 

MALI - Terrorisme. Attaque contre un camp de l'ONU : trois morts. La situation reste tendue au Mali. Hier, l'ONU a révélé l'attaque de son camp à Kidal : "Il a été attaqué tôt ce matin par des terroristes. Ils ont utilisé des roquettes qui ont tué deux casques bleus de nationalité guinéenne et un civil de l'ONU", a déclaré un responsable. La Mission de l'ONU au Mali (Minusma) a précisé que 20 personnes avaient été blessées, dont quatre grièvement.

 

 

 

 

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Cet assaut a été revendiqué par le groupe djihadiste Ansar Dine. Dans un enregistrement remontant à octobre, le chef du gouvernement djihadiste, Iyad Ag Ghaly, a dénoncé l'accord de paix de mai-juin et appelé à poursuivre la lutte contre la France et le djihad.

 

 

 

 

 

Une semaine après le Radisson Blu

 

L'attaque du camp de la Minusma, hier, survient une semaine après l'attentat contre le grand Hôtel Radisson Blu de la capitale Bamako. Un commando d'au moins deux assaillants avait pénétré dans l'hôtel le vendredi 20 novembre, tôt le matin, et ouvert le feu sur le personnel et les clients, tuant 20 personnes, avant d'être abattus à son tour par les forces de sécurité. L'attentat a été revendiqué le jour même par le groupe djihadiste de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, Al-Mourabitoune, "avec la participation" d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).


29/11/2015
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le Progrès du jeudi 26 novembre 2015

 

 

 

 

MALI - Berlin va envoyer 650 soldats pour aider la France. Le gouvernement allemand veut envoyer jusqu'à 650 soldats au Mali pour aider la communauté internationale à lutter contre le terrorisme. Aussi, l'Allemagne va soumettre "sous peu" un nouveau mandat au Bundestag pour appuyer la mission Minusma de l'ONU, destinée à favoriser la mise en oeuvre d'un accord de paix entre le gouvernement malien et les rebelles du nord du pays.

 

 


26/11/2015
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le Progrès du lundi 23 novembre 2015

 

 

 

 

MALI - A Bamako, la traque continue après l'attentat. Encore sous le choc, le Mali entame aujourd'hui un deuil national de trois jours alors que dans la capitale, des mesures de sécurité ont été renforcées aux abords des grands hôtels.

 

 

 

Après l'attaque sanglante contre le Radisson Blu à Bamako, les enquêteurs passaient hier l'établissement au peigne fin et travailleraient actuellement sur "plusieurs pistes", orientés par les indices trouvés sur place.

 

 

 

Trois personnes sont toujours "activement recherchées", soupçonnées d'être impliquées dans la prise d'otage meurtrière de vendredi, revendiquée par le groupe djihadiste de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, avec la participation d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Les assaillants auraient aussi reçu l'aide de "trois à quatre complices", pouvant être des Maliens, qui les auraient aidés à se fondre dans la population avant qu'ils exécutent leur opération.

 

 

 

Selon le ministre français de la Défense, l'attaque visait à "empêcher" le Mali de retrouver la paix, alors que la France est militairement engagée dans ce pays depuis 2013. D'après lui, Mokhtar Belmokhtar, activement recherché et plusieurs fois donné pour mort, est toujours en vie. "Il circule", affirme Jean-Yves le Drian.

 

 

 

 

19 tués

 

Selon un bilan "définitif" du gouvernement malien, l'attaque a fait 19 morts - 18 clients et un gendarme malien - et deux assaillants ont été tués. La Minusma a donné samedi un bilan de 22 personnes tuées, mais d'autres sources affirment que le bilan serait plus élevé. Quatorze étrangers ont été identifiés parmi les morts : six Russes, trois Chinois, deux Belges, une Américaine, un Sénégalais et un Israélien. Le président sénégalais Macky Sall, également président en exercice de la CEDEAO (Communauté éconmique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) est arrivé hier à Bamako pour témoigner son soutien.

 

 

 

 

 

 QUESTIONS à Mahamadou CAMARA

 

 

 

Ancien ministre, directeur du "Journal du Mali"

 

 

 

 

 

"Une attaque contre les Occidentaux"

 

 

 

 

 

 

Pourquoi les terroristes ont-ils pris le Mali pour cible ?

 

 

Le Mali est infesté de groupes terroristes depuis l'occupation du nord du territoire en 2012. Ensuite, il existe des faiblesses dans l'appareil sécuritaire malien, qui rendent plus faciles ce genre d'attentats ici qu'ailleurs. Enfin, le Mali est un symbole car la France et d'autres pays occidentaux sont fortement présents, surtout depuis l'opération Serval en 2013 : l'hôtel Radisson, qui appartient à une chaîne américaine et reçoit beaucoup d'étrangers, est un symbole par excellence.

 

 

 

 

 

Les islamistes ont-ils un soutien dans la population malienne ?

 

Pas du tout ! Au Mali, l'islam est présent depuis le XIe, XIIe siècle. Ce n'est pas un islam importé comme en France, mais adapté à la culture malienne, qui n'est pas une culture de conflit, mais d'échange entre communautés. Les Maliens sont abasourdis par ce qu'il s'est passé. Ils ont l'impression que l'attaque du Radisson était d'abord destinée à frapper les Occidentaux.

 

 

 

 

 

Que faut-il faire ?

 

D'abord réinstaller l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire. Il a été libéré il y a deux ans, mais il reste beaucoup d'endroits où l'Etat n'est pas présent, aussi bien l'armée que d'autres administrations. Les groupes peuvent se balader tranquillement, surtout dans le nord, où ils s'associent à différents trafics, et peuvent recruter des jeunes. Ensuite, cela freine le développement, et l'absence de santé et d'éducation alimente le terrorisme. Il faut aussi renforcer l'appareil sécuritaire, notamment l'armée. Et mieux coopérer avec nos voisins, pour rendre les frontières moins poreuses. Recueilli par Francis Brochet

 

 


23/11/2015
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