L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

Burkina Faso


Franceinfo - le mercredi 29 novembre 2017

 

 

"Les panneaux solaires s’étalent sur 55 hectares, c’est phénoménal" : le Burkina Faso inaugure la plus grosse centrale photovoltaïque d'Afrique de l'Ouest

 

La centrale solaire de Zagtouli, à une vingtaine de kilomètres de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, est inaugurée mercredi en présence d'Emmanuel Macron. C'est la plus grosse centrale photovoltaïque d'Afrique de l'Ouest et la France a largement participé à son financement

 

 

 

L’énergie solaire est la priorité numéro un du moment au Burkina Faso. Le pays est en effet totalement dépendant de ses voisins en matière d'énergie et sa population est en grande majorité privée d'électricité. Aussi, mercredi 29 novembre, le président français Emmanuel Macron, en visite dans le pays, inaugurera la centrale solaire de Zagtouli, à une vingtaine de kilomètres de Ouagadougou, la capitale.

 

 

130 000 panneaux solaires 

 

Il s’agit de la plus grosse centrale photovoltaïque d'Afrique de l'Ouest. Pour le Burkina Faso, cette centrale solaire de 33 mégawatts est une première. Nana Saïdou est très fier. Ce responsable de la Sonabel, l'entreprise nationale d'électricité, admire sous une chaleur écrasante les 130 000 panneaux solaires installés ici en quelques mois. "La centrale doit durer 25 à 30 ans, explique-t-il.

 

 

 

Avec le changement climatique, nous avons mis la barre très haut, les panneaux s’étalent sur 55 hectares ! C’est vraiment phénoménal.

Nana Saïdou, responsable à la Sonabel

à franceinfo

 

 

Cette centrale est un projet phare pour le Burkina car aujourd'hui ce petit pays enclavé est obligé d'importer du pétrole pour alimenter ses centrales thermiques. C'est un gouffre financier et un non-sens environnemental. "L'énergie produite par la centrale solaire coûtera environ 45 francs CFA (7 centimes d'euro) le kilowatt/heure (KWH), soit trois fois moins cher que l'électricité produite par les centrales thermiques, qui coûte 145 francs CFA", soutient le directeur d'exploitation de la Sonabel, Daniel Sermé.

 

 

Un impact sur la population burkinabée et au-delà

 

Construite en moins d'un an, elle est aussi un modèle pour la région et pour le Sahel en particulier, estime Quentin Lebègue de l'Agence française du développement, qui finance en partie cette centrale. L'enjeu dépasse les frontières, souligne-t-il. "Quand cette centrale a été imaginée il y a six ou sept ans, parler de 20, puis de 30 mégawatts au Burkina Faso paraissait un pari un peu fou. Or, la centrale a été construite en un an, pour un coût beaucoup moins élevé que prévu." "Cette centrale, prédit-il, aura un impact au-delà du Burkina et montrera aux pays voisins que c’est facile. Le pétrole coûte très cher."

 

 

La centrale ne couvre aujourd'hui qu'une petite partie des besoins en électricité du Burkina Faso, mais c'est une première étape. Dans ce pays où moins de 20% de la population dispose de courant, les attentes sont très fortes. Ainsi, au nord du pays, dans la région de Ouahigouya, une ligne à haute tension vient d'arriver et la vie a changé. À la tombée de la nuit, lorsque les lampadaires éclairent la petite ville de Gourcy, les habitants n’ont plus peur. Les femmes vont au puits, même tard, et elles peuvent travailler dans leur maison. "Avec l’éclairage, nous sommes davantage en sécurité, témoigne l’une d’entre elles. 

 

 

 

On arrive à suivre la télévision et à s’informer. On peut aussi développer de petits commerces. À tout moment, je peux allumer la lumière et travailler correctement.

Une habitante de Gourcy, dans la région de Ouahigouya

à franceinfo

 

 

Un peu plus au nord, tout près de la frontière avec le Mali - cette région a été placée en zone rouge à cause du risque terroriste - la plupart des familles n'ont pas d'électricité. Certaines ont manifesté leur colère dans la rue. "Les lotissements datent de 2004, explique un habitant. Treize ans après, c’était trop. Les phénomènes d’insécurité grandissants inquiétaient la population. Grâce à l’électrification, les gens circulent maintenant en toute liberté."

 

 

 

Un défi énergétique colossal

 

Dans cette région de Ouahigouya, où habitent un peu plus d’un million de personnes, on ne compte que 18 000 abonnés. L'électrification est un défi énorme. Si le gouvernement souhaite que la moitié de la population soit couverte dans les prochaines années, cette centrale solaire de Zagtouli n’est qu’une première pierre posée à l'édifice car les besoins sont bien supérieurs. Pour réellement devenir un champion du solaire, le Burkina devra notamment construire de nouvelles centrales solaires capables de stocker l'énergie.

 

 

Si la centrale de Zagtouli a coûté 30 millions d'euros, le pays a besoin du double. Ces dernières années, le pays a dû importer environ 30% de son électricité de Côte d'Ivoire, mais l'énergie solaire pourrait aider le pays à devenir autosuffisant. Au regard de l'aubaine que constitue l'énergie solaire pour le Burkina Faso, une extension de 17 MW est prévue sur le site de Zagtouli, pour atteindre une production totale de 50 MW. D'autres projets sont prévus, notamment deux centrales solaires à Koudougou (20 MW) et à Kaya (10 MW).

 


30/11/2017
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Franceinfo - le mardi 28 novembre 2017

 

 

 

Colonisation, esclavage en Libye, échanges animés... Quatre séquences à retenir du discours de Macron au Burkina Faso

 

Le chef de l’Etat s'est longuement exprimé, mardi, face aux étudiants de l’université de Ouagadougou avant une séance de questions particulièrement vive avec la salle

 

 

 

Une heure et quarante-cinq minutes de discours, puis une heure de questions-réponses. Emmanuel Macron n'a pas regardé sa montre, mardi 28 novembre, lors de son discours à l'université de Ouagadougou au Burkina Faso. Il s'agit de sa première tournée africaine, qui l'emmènera ensuite en Côte d'Ivoire et au Ghana. Franceinfo a sélectionné quelques extraits de son intervention.

 

 

Quand Macron dit être "d’une génération qui ne vient pas dire à l’Afrique ce qu’elle doit faire"

 

 

Ce sont des mots qu'il a prononcés au tout début de son intervention. Devant 800 étudiants burkinabés, le président français a expliqué être "d’une génération qui ne vient pas dire à l’Afrique ce qu’elle doit faire".

 

 

 

Je suis, comme vous, d'une génération qui n'a jamais connu l'Afrique comme un continent colonisé.

Emmanuel Macron

à Ouagadougou

 

 

Le chef de l'Etat a rappelé qu'il voyait dans l'Afrique "un continent pluriel, multiple, fort", "un continent où se joue une partie de notre avenir commun"

 

 

 

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Quand Macron qualifie les "drames" en Libye de "crime contre l'humanité" 

 

Autre thème abordé par le président français, celui de la Libye. Il a de nouveau dénoncé la situation dans le pays, où des migrants sont réduits en esclavage. Il a qualifié les "drames qui se déroulent sous nos yeux" de "crime contre l'humanité". Emmanuel Macron promet de "frapper les réseaux de passeurs" et "d'évacuer les personnes en danger". Pour cela, il a expliqué qu’il allait proposer une "initiative euro-africaine" en ce sens.

 

 

 

Quand Macron dénonce "les crimes de la colonisation européenne" 

 

Emmanuel Macron a eu droit à des applaudissements lorsqu'il a dit être d'une "génération pour qui les crimes de la colonisation européenne sont incontestables et font partie de notre histoire". "C’est un passé qui doit passer", a-t-il expliqué.

 

 

L’Afrique n’est ni un encombrant passé, ni un voisin comme un autre. L’Afrique est gravée dans la culture, dans l’histoire, dans l’identité de la France.

Emmanuel Macron

à Ouagadougou

 

Emmanuel Macron a enfin insisté sur le fait qu’il "n’y avait plus de politique africaine de la France". 

 

 

 

Quand le président burkinabé quitte la salle

 

Curieuse scène lors de la séquence de questions-réponses entre Emmanuel Macron et les étudiants de l'université de Ouagadougou. Interpellé au sujet des coupures d'électricité au Burkina Faso, le chef de l'Etat a répondu : "Vous me parlez comme si j'étais le président du Burkina ! Vous me parlez comme si j'étais toujours une puissance coloniale ! Mais je ne veux pas m'occuper de l'électricité du Burkina !" Le dirigeant burkinabé a brièvement quitté la salle, sans que l'on sache vraiment si le but était de créer un effet comique ou s'il était tout simplement vexé.

 


30/11/2017
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le Progrès du mardi 15 août 2017

 

 
 
    LE BURKINA FASO À NOUVEAU FRAPPÉ - UN FRANÇAIS TUÉ

 

 

 

Une attaque a été menée dimanche soir contre un café-restaurant à Ouagadougou. Au moins 18 personnes ont été tuées parmi lesquelles un Français.

 

 

L'attaque terroriste perpétrée dimanche soir à Ouagadougou a fait au moins 18 morts, dont sept Burkinabé et huit étrangers (un Français, une Canadienne, un Sénégalais, un Nigérian, un Libanais, un Turc et deux Koweïtiennes) et de nombreux blessés.

 

 

L'attaque a été lancée dans la soirée par au moins deux hommes, arrivés à moto armés de kalachnikov, qui ont ouvert le feu sur les clients assis en terrasse du restaurant "Istanbul", sur la grande avenue Kwame Kkrumah de Ouagadougou, particulièrement fréquenté par des expatriés.

 

 

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Assaillants neutralisés

 

Les opérations des forces de l'ordre contre les auteurs de l'attaque retranchés dans le café ont duré toute la nuit avant que les deux assaillants ne soient "neutralisés".

 

 

Le restaurant Istanbul est situé à 200 mètres du café Cappuccino, qui avait été en janvier 2016 la cible d'une attaque jihadiste sanglante, selon un mode opératoire similaire, revendiquée par al-Qaïda au Magrhreb islamique (Aqmi). Cette attaque avait fait 30 morts et 71 blessés, en majorité des étrangers.

 

 

Le président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré a condamné hier "l'attentat ignoble" en assurant que "le Burkina Faso se relèvera de cette épreuve car son vaillant peuple opposera une résistance sans concession au terrorisme".

 

 

 

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Son homologue français Emmanuel Macron a également condamné cette "attaque terroriste". Il s'est entretenu avec le président burkinabé "sur les circonstances de l'attaque, l'identification des victimes et su l'enquête visant à identifier les commanditaires". Ils sont convenus "de l'urgence de mettre en oeuvre les décisions prises lors du sommet de Bamako du 2 juillet et d'accélérer la mise en place de la force du G5Sahel".

 

 

La parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance des chefs d'"assassinat en lien avec une entreprise terroriste" et d'"association de malfaiteurs terroriste criminelle" après l'annonce qu'au moins une victime française avait été identifiée parmi les 18 tués.

 

 

 

Le Burkina, théâtre d'attaques régulières

 

Frontalier du Mali et du Niger, le Burkina Faso est depuis 2015 le théâtre d'attaques régulières de groupes djihadistes qui sévissent dans tout le sahel. En décembre 2016, une douzaine burkinabé ont été tués dans une attaque contre un détachement de l'armée basé dans le nord du pays. En octobre 2016, une précédente attaque avait fait six morts, quatre militaires et deux civils.

 


18/08/2017
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le Progrès du mercredi 20 janvier 2016

 

 

BURKINA FASO - Attentats. Trois terroristes encore recherchés. L'assaut djihadiste qui a fait 30 morts vendredi à Ouagadougou, au Burkina Faso, a été mené par six personnes au total, a affirmé hier Manuel Valls devant les députés, qui ont observé une minute de silence en hommage aux victimes. "Des six agresseurs, trois ont été tués et trois sont encore recherchés", a ajouté le Premier ministre. Ce dernier point n'avait pas encore été rendu public par les autorités du Burkina Faso.

 


20/01/2016
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le Progrès du lundi 18 janvier 2016

 

 

BURKINA FASO - Terrorisme. Face aux djihadistes du Sahel un long combat pour la France. Malgré le succès des opérations menées par les 3 500 militaires déployés dans l'opération Barkhane, Al-Qaïda au Maghreb islamique réussit à planifier des attaques d'envergure, loin de ses bases.

 

 

 

Six gendarmes et six policiers français sont arrivés hier à Ouagadougou pour participer à l'enquête sur les attentats qui ont ensanglanté la capitale du Burkina Faso entre vendredi soir et samedi matin. Leur expertise en matière de terrorisme sera utile pour comprendre comment les attaques qui visaient clairement la France et ses alliés occidentaux ont été organisées.

 

 

 

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Les trois victimes de France étaient des collègues de travail. Les attentats de vendredi ciblaient un restaurant et un hôtel de Ouagadougou très fréquentés par les Occidentaux. Au moins 14 étrangers figurent parmi les 29 tués. Deux Français et un Portugais résidant en France et marié à une Française sont morts au Cappuccino où ils dînaient. Les trois collègues de travail étaient partis pour un chantier au Burkina Faso. Ils travaillaient pour la société de transport et de manutention lourde Scales de Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise). 

 

 

 

 

Arnaud Cazier, 41 ans, Eddie Touati, 54 ans, et Antonio De Oliveira Basto, 52 ans, allaient rentrer en France. Ils devaient prendre l'avion dimanche soir. Plusieurs humanitaires sont également tombés sous les balles de terroristes, dont six Québécois et un missionnaire américain qui travaillait pour une organisation chrétienne. Le fils du patron du restaurant Le Cappucino âgé de 9 ans a aussi été tué.


18/01/2016
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le Progrès du dimanche 17 janvier 2016

 

 

 

BURKINA FASO - Terrorisme. Al-Qaïda attaque le "pré carré" français. Après les attentats attribués à Daech à Istanbul et à Djakarta, la capitale du Burkina Faso est frappée, cette fois par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Les attaques terroristes se multiplient et étendent leur emprise.

 

 

 

En quatre jours, le terrorisme aveugle a frappé trois fois, à Istanbul, Djakarta et Ouagadougou. Après avoir fait 130 morts le 13 novembre en plein Paris, la pieuvre djihadiste étend ses tentacules, souvent où on ne l'attend pas.

 

 

 

En Turquie, un kamikaze s'est fait exploser mardi près d'un groupe de touristes allemands, dans le coeur touristique d'Istanbul. L'attaque qui a fait 10 morts et 17 blessés, a été attribuée au groupe Etat islamique (EI). Le kamikaze venait de Syrie.

 

 

 

En Indonésie, les attentats-suicides visant notamment un café Starbucks, qui ont fait deux morts et 20 blessés jeudi, ont été financés avec des fonds provenant de Daech.

 

 

 

Par ailleurs, un couple d'Australiens, enlevé vendredi au Burkina Faso, est aux mains des djihadistes a indiqué hier le groupe terroriste malien Ansar Dine.

 

 

 

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 Carte datant de 2014

 

 

 

 

Al-Qaïda reste influente dans la zone sahélo-saharienne

 

Au Burkina Faso, l'attaque d'un hôtel et d'un restaurant fréquentés par des Occidentaux vendredi soir a été revendiquée par Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) qui en a attribué la responsabilité au groupe Al-Mourabitoune de l'islamiste algérien Mokhtar Belmokhtar. En perte de vitesse dans le reste du monde face à son grand rival qui a établi un "califat" à cheval sur l'Irak et la Syrie, Al-Qaïda montre ainsi qu'il reste influent en Afrique, surtout dans la zone sahélo-saharienne.

 

 

 

 

Aqmi était déjà derrière l'attaque de l'hôtel Radisson, Blu de Bamako au Mali, qui a fait 20 morts en novembre 2015. Le groupe Al-Mourabitoune était aussi responsable de l'attentat visant un bar-restaurant de Bamako fréquenté par des expatriés en mai 2015. Bilan : cinq morts dont un Français et un Belge.

 

 

 

Une capitale jusqu'ici épargnée

 

Chassés du Nord-Mali par l'armée française et l'opération Serval, les djihadistes ont changé de stratégie face aux 4 000 militaires français déployés au sein de l'opération Barkhane, qui a pris le relais de Serval. En tuant 26 personnes dont deux Français à Ouagadougou, une capitale jusqu'ici épargnée par le terrorisme islamiste, ils viennent narguer la France en plein coeur de son "pré carré".

 

 

 

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Près de 3 500 ressortissants français vivent en permanence au Burkina Faso, dont environ 2 700 dans la capitale, Ouagadougou. Le lycée français y compte 472 élèves français. Le Burkina est aussi un point d'appui important pour Barkhane et le pays fournit un contingent de militaire au sein de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma).

 

 

 

 

Un président en fonction depuis deux semaines

 

L'attaque terroriste de Ouagadougou intervient en pleine transition politique, après la fuite du président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir en octobre 2014 par une révolte populaire. Le gouvernement a été nommé il y trois jours et le nouveau président élu démocratiquement, Roch Marc Christian Kaboré, a pris ses fonctions il y a deux semaines à peine.

 

 

 

"C'est une transition politique d'un régime semi-autoritaire vers la démocratie. Cela fait du pays un symbole de progrès, d'avancée. C'est aussi ce genre de symbole que les terroristes veulent détruire", commente Cynthia Ohayon, experte à l'International Crisis Group (ICG) à Dakar.

 

 

 

En concurrence pour le leadership au sein de la sphère djihadiste, Daech et Al-Qaïda se livrent à une terrible surenchère. En élargissant leur champ d'action, ils partagent aussi souvent un objectif commun en choisissant de s'en prendre à des cibles occidentales. Luc Chaillot

 

 

 

 

Deux assauts pour libérer les otages

 

 

Le bilan de l'attaque terroriste contre un hôtel et un restaurant de Ouagadougou est très lourd. Au moins 29 personnes ont été tuées et 150 blessés selon un décompte encore provisoire. Le ministère des Affaires étrangères français a annoncé hier la mort de trois Français, dont deux confirmés par le Quai d'Orsay et le troisième par la famille.

 

 

 

Deux Suisses ont été également tués. Une photographe franco-marocaine, Leila Alaoui, a été blessée. Elle effectuait un reportage au Burkina Faso pour Amnesty International. Quatre djihadistes ont été tués au cours de l'assaut donné par les forces de l'ordre pour libérer 126 personnes prises en otages. La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête pour assassinats et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste.

 

 

 

 

 

"Dès que tu soulevais la tête, on t'abattait"

 

"Ils sont entrés et ils ont commencé à tirer. Tout le monde s'est couché à terre. Dès que tu soulevais la tête, on t'abattait directement. Il fallait faire semblant d'être mort. Ils venaient même toucher les pieds pour voir qui était encore vivant", a raconté un rescapé à la télévision nationale du Burkina Faso.

 

 

 

"Ensuite, ils ont mis le feu et c'était impossible de respirer. Même dans la fumée, si tu essayais de t'échapper, ils étaient là à la porte". Vendredi soir, plusieurs terroristes ont mitraillé les terrasses de plusieurs bars avant de faire irruption dans l'hôtel Spendid, un établissement de luxe de Ouagadougou fréquenté par des Occidentaux et des employés des agences des Nations unies.

 

 

 

Un deuxième commando a pénétré dans le restaurant. Le Cappuccino, un autre lieu de rendez-vous de la communauté expatriée situé en face de l'hôtel. Un premier assaut dans l'hôtel Spendid a été donné au milieu de la nuit  par les forces burkinabés, avec le soutien de militaires français des forces spéciales stationnés à Ouagadougou. A l'aube, l'assaut a été lancé au Cappucino, où des djihadistes s'étaient également retranchés après avoir fait de nombreuses victimes.

 

 

 

 

Signé Mokhtar Belmokhtar

 

 

Donné mort plusieurs fois, Mokhtar Belmokhtar reste insaisissable et fait à nouveau parler de lui. L'islamiste algérien pourrait être l'instigateur des attaques de Ouagadougou. Surnommé "le borgne" après avoir perdu un oeil pendant la guerre en Afghanistan et "Mister Malboro" pour ses trafics de cigarettes, il a fait du Sahara et du Sahel une terre de djihad.

 

 

 

Cet ancien membre du GIA (Groupe islamique armé) à été l'un des premiers à se rallier à Oussama Ben Laden, pour créer l'organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). En mai 2015, Mokhtar Belmokhtar a réaffirmé sa loyauté à Al-Qaïda et son rejet de Daech.

 


17/01/2016
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le Progrès du mercredi 30 décembre 2015

 

 

 

 

BURKINA FASO - Le président Kaboré investi. Ancien baron du régime de l'ex-président Blaise Compaoré, Roch Marc Christian Kaboré a été investi hier président de ce pays pauvre d'Afrique de l'ouest, mettant fin à une transition d'un an ayant suivi la chute de M. Compaoré. Il avait été élu le 29 novembre au premier tour avec 53,46 % des voix.

 

 

 

 

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30/12/2015
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le Progrès du mercredi 2 décembre 2015

 

 

 

 

 BURKINA FASO - Christian Kaboré élu président. Roech Marc Christian Kaboré, a été élu président du Burkina Faso dès le premier tour lundi et sa victoire a été reconnue par ses principaux adversaires. Il devra toutefois attendre le résultat des élections législatives pour savoir quelle sera sa marge de manoeuvre.

 

 


02/12/2015
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le Progrès du 1er octobre 2015

 

 

 

BURKINA FASO - Le coup d'Etat définitivement terminé. En reprenant la caserne où étaient retranchés des ex-putschistes, l'armée loyaliste semble avoir repris le contrôle de la situation dans le pays, et tourné la page du coup d'Etat qui a ébranlé le Burkina depuis le 17 septembre.

 

 


01/10/2015
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le Progrès du vendredi 25 septembre 2015

 

 

 

BURKINA FASO - L'ONU salue le retour du président. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué hier "le rétablissement du président (Michel) Kafando dans ses fonctions ainsi que des institutions transitionnelles au Burkina Faso", après l'échec d'un coup d'Etat. "La reprise du processus de transition permettra au Burkina Faso d'organiser des élections présidentielles et législatives, en accord avec sa Constitution et la Charte de la Transition", a-t-il ajouté. Des élections générales étaient prévues le 11 octobre, mais elles pourraient être reportées de plusieurs semaines, selon les autorités du pays.

 

 


26/09/2015
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le Progrès du jeudi 24 septembre 2015

 

 

 

BURKINA FASO - Les tensions s'apaisent à Ouagadougou. Le Burkina Faso a fait hier un premier pas vers une sortie de crise. Un accord a été conclu entre les soldats loyalistes et putschistes, permettant d'apaiser les tensions et au président burkinabé, Michel Kafando, renversé par un coup d'Etat mené par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) le 17 septembre dernier, de reprendre son poste.

 

 

 

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24/09/2015
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le Progrès du mercredi 23 septembre 2015

 

 

 

BURKINA FASO - La confusion règne. Lundi, l'armée loyale au gouvernement de transition avait pris la direction de la capitale, Ouagadougou, intimant les putschistes de déposer les armes. Dans la nuit de lundi à mardi, ceux-ci ont relâché le président des institutions de transition du pays, qui était détenu depuis mercredi dernier par les militaires putschistes de la garde présidentielle. Mais la confusion régnait toujours, notamment avec les déclarations du chef des putschistes, le général Gilbert Diendéré, qui refusait hier de déposer les armes comme l'exige l'armée. Le général Diendéré a affirmé préférer s'en remettre aux conclusions de la médiation ouest africaine en discussion au Nigeria.

 

 


23/09/2015
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le Progrès du samedi 19 septembre 2015

 

 

 

BURKINA FASO - Diendéré prend le pouvoir. Le Burkina Faso semble divisé en deux camps depuis le coup d'Etat de mercredi. Hier, le général Diendéré, nouvel homme fort du pays proche de l'ex-président Compaoré, s'employait à rassurer en promettant d'organiser "rapidement" des élections et à redonner un semblant de normalité au pays. "En signe d'apaisement", les frontières ont été rouvertes et le président du régime de transition Michel Kafando a été libéré. En face, la résistance s'organise avec le mouvement "Balai citoyen", malgré les tirs des forces de sécurité présidentielle sur les manifestants.

 

 


19/09/2015
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