L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

Burkina Faso


le Progrès du mercredi 20 janvier 2016

 

 

BURKINA FASO - Attentats. Trois terroristes encore recherchés. L'assaut djihadiste qui a fait 30 morts vendredi à Ouagadougou, au Burkina Faso, a été mené par six personnes au total, a affirmé hier Manuel Valls devant les députés, qui ont observé une minute de silence en hommage aux victimes. "Des six agresseurs, trois ont été tués et trois sont encore recherchés", a ajouté le Premier ministre. Ce dernier point n'avait pas encore été rendu public par les autorités du Burkina Faso.

 


20/01/2016
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le Progrès du lundi 18 janvier 2016

 

 

BURKINA FASO - Terrorisme. Face aux djihadistes du Sahel un long combat pour la France. Malgré le succès des opérations menées par les 3 500 militaires déployés dans l'opération Barkhane, Al-Qaïda au Maghreb islamique réussit à planifier des attaques d'envergure, loin de ses bases.

 

 

 

Six gendarmes et six policiers français sont arrivés hier à Ouagadougou pour participer à l'enquête sur les attentats qui ont ensanglanté la capitale du Burkina Faso entre vendredi soir et samedi matin. Leur expertise en matière de terrorisme sera utile pour comprendre comment les attaques qui visaient clairement la France et ses alliés occidentaux ont été organisées.

 

 

 

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Les trois victimes de France étaient des collègues de travail. Les attentats de vendredi ciblaient un restaurant et un hôtel de Ouagadougou très fréquentés par les Occidentaux. Au moins 14 étrangers figurent parmi les 29 tués. Deux Français et un Portugais résidant en France et marié à une Française sont morts au Cappuccino où ils dînaient. Les trois collègues de travail étaient partis pour un chantier au Burkina Faso. Ils travaillaient pour la société de transport et de manutention lourde Scales de Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise). 

 

 

 

 

Arnaud Cazier, 41 ans, Eddie Touati, 54 ans, et Antonio De Oliveira Basto, 52 ans, allaient rentrer en France. Ils devaient prendre l'avion dimanche soir. Plusieurs humanitaires sont également tombés sous les balles de terroristes, dont six Québécois et un missionnaire américain qui travaillait pour une organisation chrétienne. Le fils du patron du restaurant Le Cappucino âgé de 9 ans a aussi été tué.


18/01/2016
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le Progrès du dimanche 17 janvier 2016

 

 

 

BURKINA FASO - Terrorisme. Al-Qaïda attaque le "pré carré" français. Après les attentats attribués à Daech à Istanbul et à Djakarta, la capitale du Burkina Faso est frappée, cette fois par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Les attaques terroristes se multiplient et étendent leur emprise.

 

 

 

En quatre jours, le terrorisme aveugle a frappé trois fois, à Istanbul, Djakarta et Ouagadougou. Après avoir fait 130 morts le 13 novembre en plein Paris, la pieuvre djihadiste étend ses tentacules, souvent où on ne l'attend pas.

 

 

 

En Turquie, un kamikaze s'est fait exploser mardi près d'un groupe de touristes allemands, dans le coeur touristique d'Istanbul. L'attaque qui a fait 10 morts et 17 blessés, a été attribuée au groupe Etat islamique (EI). Le kamikaze venait de Syrie.

 

 

 

En Indonésie, les attentats-suicides visant notamment un café Starbucks, qui ont fait deux morts et 20 blessés jeudi, ont été financés avec des fonds provenant de Daech.

 

 

 

Par ailleurs, un couple d'Australiens, enlevé vendredi au Burkina Faso, est aux mains des djihadistes a indiqué hier le groupe terroriste malien Ansar Dine.

 

 

 

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 Carte datant de 2014

 

 

 

 

Al-Qaïda reste influente dans la zone sahélo-saharienne

 

Au Burkina Faso, l'attaque d'un hôtel et d'un restaurant fréquentés par des Occidentaux vendredi soir a été revendiquée par Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) qui en a attribué la responsabilité au groupe Al-Mourabitoune de l'islamiste algérien Mokhtar Belmokhtar. En perte de vitesse dans le reste du monde face à son grand rival qui a établi un "califat" à cheval sur l'Irak et la Syrie, Al-Qaïda montre ainsi qu'il reste influent en Afrique, surtout dans la zone sahélo-saharienne.

 

 

 

 

Aqmi était déjà derrière l'attaque de l'hôtel Radisson, Blu de Bamako au Mali, qui a fait 20 morts en novembre 2015. Le groupe Al-Mourabitoune était aussi responsable de l'attentat visant un bar-restaurant de Bamako fréquenté par des expatriés en mai 2015. Bilan : cinq morts dont un Français et un Belge.

 

 

 

Une capitale jusqu'ici épargnée

 

Chassés du Nord-Mali par l'armée française et l'opération Serval, les djihadistes ont changé de stratégie face aux 4 000 militaires français déployés au sein de l'opération Barkhane, qui a pris le relais de Serval. En tuant 26 personnes dont deux Français à Ouagadougou, une capitale jusqu'ici épargnée par le terrorisme islamiste, ils viennent narguer la France en plein coeur de son "pré carré".

 

 

 

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Près de 3 500 ressortissants français vivent en permanence au Burkina Faso, dont environ 2 700 dans la capitale, Ouagadougou. Le lycée français y compte 472 élèves français. Le Burkina est aussi un point d'appui important pour Barkhane et le pays fournit un contingent de militaire au sein de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma).

 

 

 

 

Un président en fonction depuis deux semaines

 

L'attaque terroriste de Ouagadougou intervient en pleine transition politique, après la fuite du président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir en octobre 2014 par une révolte populaire. Le gouvernement a été nommé il y trois jours et le nouveau président élu démocratiquement, Roch Marc Christian Kaboré, a pris ses fonctions il y a deux semaines à peine.

 

 

 

"C'est une transition politique d'un régime semi-autoritaire vers la démocratie. Cela fait du pays un symbole de progrès, d'avancée. C'est aussi ce genre de symbole que les terroristes veulent détruire", commente Cynthia Ohayon, experte à l'International Crisis Group (ICG) à Dakar.

 

 

 

En concurrence pour le leadership au sein de la sphère djihadiste, Daech et Al-Qaïda se livrent à une terrible surenchère. En élargissant leur champ d'action, ils partagent aussi souvent un objectif commun en choisissant de s'en prendre à des cibles occidentales. Luc Chaillot

 

 

 

 

Deux assauts pour libérer les otages

 

 

Le bilan de l'attaque terroriste contre un hôtel et un restaurant de Ouagadougou est très lourd. Au moins 29 personnes ont été tuées et 150 blessés selon un décompte encore provisoire. Le ministère des Affaires étrangères français a annoncé hier la mort de trois Français, dont deux confirmés par le Quai d'Orsay et le troisième par la famille.

 

 

 

Deux Suisses ont été également tués. Une photographe franco-marocaine, Leila Alaoui, a été blessée. Elle effectuait un reportage au Burkina Faso pour Amnesty International. Quatre djihadistes ont été tués au cours de l'assaut donné par les forces de l'ordre pour libérer 126 personnes prises en otages. La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête pour assassinats et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste.

 

 

 

 

 

"Dès que tu soulevais la tête, on t'abattait"

 

"Ils sont entrés et ils ont commencé à tirer. Tout le monde s'est couché à terre. Dès que tu soulevais la tête, on t'abattait directement. Il fallait faire semblant d'être mort. Ils venaient même toucher les pieds pour voir qui était encore vivant", a raconté un rescapé à la télévision nationale du Burkina Faso.

 

 

 

"Ensuite, ils ont mis le feu et c'était impossible de respirer. Même dans la fumée, si tu essayais de t'échapper, ils étaient là à la porte". Vendredi soir, plusieurs terroristes ont mitraillé les terrasses de plusieurs bars avant de faire irruption dans l'hôtel Spendid, un établissement de luxe de Ouagadougou fréquenté par des Occidentaux et des employés des agences des Nations unies.

 

 

 

Un deuxième commando a pénétré dans le restaurant. Le Cappuccino, un autre lieu de rendez-vous de la communauté expatriée situé en face de l'hôtel. Un premier assaut dans l'hôtel Spendid a été donné au milieu de la nuit  par les forces burkinabés, avec le soutien de militaires français des forces spéciales stationnés à Ouagadougou. A l'aube, l'assaut a été lancé au Cappucino, où des djihadistes s'étaient également retranchés après avoir fait de nombreuses victimes.

 

 

 

 

Signé Mokhtar Belmokhtar

 

 

Donné mort plusieurs fois, Mokhtar Belmokhtar reste insaisissable et fait à nouveau parler de lui. L'islamiste algérien pourrait être l'instigateur des attaques de Ouagadougou. Surnommé "le borgne" après avoir perdu un oeil pendant la guerre en Afghanistan et "Mister Malboro" pour ses trafics de cigarettes, il a fait du Sahara et du Sahel une terre de djihad.

 

 

 

Cet ancien membre du GIA (Groupe islamique armé) à été l'un des premiers à se rallier à Oussama Ben Laden, pour créer l'organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). En mai 2015, Mokhtar Belmokhtar a réaffirmé sa loyauté à Al-Qaïda et son rejet de Daech.

 


17/01/2016
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le Progrès du mercredi 30 décembre 2015

 

 

 

 

BURKINA FASO - Le président Kaboré investi. Ancien baron du régime de l'ex-président Blaise Compaoré, Roch Marc Christian Kaboré a été investi hier président de ce pays pauvre d'Afrique de l'ouest, mettant fin à une transition d'un an ayant suivi la chute de M. Compaoré. Il avait été élu le 29 novembre au premier tour avec 53,46 % des voix.

 

 

 

 

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30/12/2015
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le Progrès du mercredi 2 décembre 2015

 

 

 

 

 BURKINA FASO - Christian Kaboré élu président. Roech Marc Christian Kaboré, a été élu président du Burkina Faso dès le premier tour lundi et sa victoire a été reconnue par ses principaux adversaires. Il devra toutefois attendre le résultat des élections législatives pour savoir quelle sera sa marge de manoeuvre.

 

 


02/12/2015
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le Progrès du 1er octobre 2015

 

 

 

BURKINA FASO - Le coup d'Etat définitivement terminé. En reprenant la caserne où étaient retranchés des ex-putschistes, l'armée loyaliste semble avoir repris le contrôle de la situation dans le pays, et tourné la page du coup d'Etat qui a ébranlé le Burkina depuis le 17 septembre.

 

 


01/10/2015
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le Progrès du vendredi 25 septembre 2015

 

 

 

BURKINA FASO - L'ONU salue le retour du président. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué hier "le rétablissement du président (Michel) Kafando dans ses fonctions ainsi que des institutions transitionnelles au Burkina Faso", après l'échec d'un coup d'Etat. "La reprise du processus de transition permettra au Burkina Faso d'organiser des élections présidentielles et législatives, en accord avec sa Constitution et la Charte de la Transition", a-t-il ajouté. Des élections générales étaient prévues le 11 octobre, mais elles pourraient être reportées de plusieurs semaines, selon les autorités du pays.

 

 


26/09/2015
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le Progrès du jeudi 24 septembre 2015

 

 

 

BURKINA FASO - Les tensions s'apaisent à Ouagadougou. Le Burkina Faso a fait hier un premier pas vers une sortie de crise. Un accord a été conclu entre les soldats loyalistes et putschistes, permettant d'apaiser les tensions et au président burkinabé, Michel Kafando, renversé par un coup d'Etat mené par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) le 17 septembre dernier, de reprendre son poste.

 

 

 

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24/09/2015
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le Progrès du mercredi 23 septembre 2015

 

 

 

BURKINA FASO - La confusion règne. Lundi, l'armée loyale au gouvernement de transition avait pris la direction de la capitale, Ouagadougou, intimant les putschistes de déposer les armes. Dans la nuit de lundi à mardi, ceux-ci ont relâché le président des institutions de transition du pays, qui était détenu depuis mercredi dernier par les militaires putschistes de la garde présidentielle. Mais la confusion régnait toujours, notamment avec les déclarations du chef des putschistes, le général Gilbert Diendéré, qui refusait hier de déposer les armes comme l'exige l'armée. Le général Diendéré a affirmé préférer s'en remettre aux conclusions de la médiation ouest africaine en discussion au Nigeria.

 

 


23/09/2015
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le Progrès du samedi 19 septembre 2015

 

 

 

BURKINA FASO - Diendéré prend le pouvoir. Le Burkina Faso semble divisé en deux camps depuis le coup d'Etat de mercredi. Hier, le général Diendéré, nouvel homme fort du pays proche de l'ex-président Compaoré, s'employait à rassurer en promettant d'organiser "rapidement" des élections et à redonner un semblant de normalité au pays. "En signe d'apaisement", les frontières ont été rouvertes et le président du régime de transition Michel Kafando a été libéré. En face, la résistance s'organise avec le mouvement "Balai citoyen", malgré les tirs des forces de sécurité présidentielle sur les manifestants.

 

 


19/09/2015
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le Progrès du vendredi 18 septembre 2015

 

 

AFRIQUE DE L'OUEST - Le Burkina Faso au mains de l'armée. La transition brutalement interrompue avant les élections. Le général Diendéré, proche de l'ex-président Compaoré, a pris la tête des putschistes qui ont renversé mercredi les autorités de transition du pays. Paris garde ses distances avec l'ex-colonie.

 

 

 

Paris n'interviendra pas

 

Le coup d'Etat a été unanimement condamné par la communauté internationale. "La France a une relation d'amitié à l'égard du Burkina Faso et ne peut pas laisser faire ce qui se produit aujourd'hui", a de son côté dénoncé François Hollande appelant à la "remise en place" des institution. Néanmoins, le Président a indiqué que les militaires français sur place n'interviendraient pas dans ancienne colonie d'Afrique de l'Ouest. 220 soldats des forces spéciales françaises sont engagés à Ougadougou dans le cadre de l'opération Barkhane (qui mobilise 3 500 hommes au total) contre les djihadistes au Sahel.

 

 

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19/09/2015
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la tribune du 18 novembre 2014

 

 

BURKINA FASO - La transition. Le Burkina Faso a désigné hier un nouveau chef de l'Etat intérimaire, le diplomate Michel Kafando. Le pays tourne ainsi la page du régime militaire qui a dirigé le pays pendant seize jours après la chute de Blaise Compaoré. Après une nuit de tractations à Ouagadougou, le nouveau président intérimaire, âgé de 72 ans, a à peine cillé à l'annonce de sa nomination annoncée en présence des deux autres candidats retenus par le "collège de désignation", l'ex-ministre de Thomas Sankara, Joséphine Ouédraogo et le journaliste Cherif Sy.

 

 


22/11/2014
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la tribune du mercredi 5 novembre 2014

 

 

BURKINA FASO – La France « a veillé à évacuer » Compaoré. La France « a veillé à évacuer » de son pays le président déchu du Burkina Faso Blaise Compaoré a indiqué hier à Québec le président François Hollande. « Pour permettre la transition » au Burkina, la France a « fait en sorte que le président Campaoré (…) puisse être évacué vers la Côte d’Ivoire » et « nous avons veillé à ce qu’il soit évacué en mettant à disposition tous les moyens qui pouvaient être utiles » selon le chef de l’Etat.

 

 

 

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06/11/2014
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