L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

MEDECINE - Santé

Chaque époque apporte son lot d'évolution. Il en est un, tout particulièrement intéressant, qui concerne la médecine. Que d'améliorations au fil de l'histoire ! Voilà où nous en somme aujourd'hui, en plein XXIème siècle...

 


Franceinfo - le lundi 29 janvier 2018

 

 

Découverte d'une molécule prometteuse contre la sclérose en plaques

 

 

Dans une étude publiée dans les Comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS), des scientifiques annoncent avoir découvert une molécule qui paraît protéger contre cette maladie auto-immune

 

 

 

C'est une découverte prometteuse. Des chercheurs ont identifié avec des expériences sur des souris une molécule qui paraît protéger contre la sclérose en plaques, une maladie auto-immune touchant les femmes trois à quatre fois plus que les hommes. La production de cette molécule est justement liée à l'hormone mâle testostérone.

 

 

Quand les rongeurs femelles, manipulées génétiquement pour souffrir de l'équivalent de la sclérose en plaques humaine, ont été traitées avec cette molécule protectrice, leurs symptômes ont disparu, expliquent ces scientifiques dont la découverte est publiée lundi dans les Comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).

 

 

 

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Un patient atteint de sclérose en plaque reçoit des soins, le 25 septembre 2017 à Nice (Alpes-Maritimes). (A. NOOR / BSIP / AFP)

 

 

 

Une maladie qui attaque le système nerveux

"Cette avancée pourrait aboutir à une classe entièrement nouvelle de thérapie contre la sclérose en plaque", estime la Docteur Melissa Brown, professeur d'immunologie à la faculté de médecine de l'université Northwestern à Chicago, principal auteur de ces travaux. Jusqu'à présent les scientifiques ne comprenaient pas comment la testostérone procurait cette protection contre la sclérose en plaques.

 

 

La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire qui attaque le système nerveux central, détruisant la myéline, une gaine entourant et protégeant les fibres nerveuses dans le cerveau et la moelle épinière. Les symptômes sont des problèmes moteurs et des déficits cognitifs.

 

 

 

De multiples effets secondaires néfastes

 

Ces scientifiques ont déterminé que la testostérone provoquait une réaction dans un certain type de cellules immunitaires qui leur faisaient produire la molécule protectrice chez les souris mâles. Cette molécule entraîne une série de réactions chimiques empêchant la formation d'un autre type de cellule immunitaire qui attaque directement la myéline.

 

 

Des essais cliniques pendant douze mois avec de la testostérone chez des hommes atteints de sclérose en plaques ont partiellement inversé la destruction de myéline et la dégénérescence des fibres nerveuses, indiquent les chercheurs. Toutefois pointent-ils, même à court terme la testostérone n'est pas une thérapie viable chez les hommes ou les femmes en raison de ses multiples effets secondaires néfastes.

 


05/02/2018
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Franceinfo - le jeudi 25 janvier 2018

 

 

Soins dentaires : une couronne céramique coûte 200 euros de plus à Paris qu'à Nîmes, selon "60 millions de consommateurs"

 

 

Une étude du magazine "60 millions de consommateurs", publiée jeudi, montre que les soins dentaires, dont le tarif est laissé libre, varient considérablement entre Paris et les autres villes françaises

 

 

 

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Un dentiste ausculte un patient (photo d'illustration). (MAXPPP)

 

 

 

 

Le magazine 60 millions de consommateurs, a publié jeudi 25 janvier, une étude sur le prix des soins dentaires, pour les actes dont les tarifs sont libres. L'association a passé en revue les prix pratiqués par "plus de 5 000 dentistes" installés dans une quarantaine de grandes villes françaises, a détaillé Benjamin Douriez, jeudi matin sur franceinfo. Selon le rédacteur en chef adjoint du mensuel, le magazine a relevé des écarts tarifaires "assez conséquents" entre les villes, avec un écart "d'environ 30% entre les villes les moins chères et les villes les plus chères".

 

 

Les villes les plus chères, selon 60 millions de consommateurs, sont "en région parisienne, également Lyon, certaines villes du pourtour méditerranéen ou encore Strasbourg", a précisé Benjamin Douriez. A contrario, "les grandes villes de l'Ouest comme Rennes, Nantes et Brest, sont plutôt parmi des villes où les tarifs sont plus abordables", a relevé le rédacteur en chef adjoint. Par exemple, la pose d'une couronne céramique coûte en moyenne 704 euros à Paris, contre 519 euros en moyenne à Nîmes (Gard), la ville la moins chère. Autre exemple, un inlay-core (pivot) coûte 85% de plus à Paris qu'à Brest (Finistère).

 

 

 

Les tarifs pratiqués sont totalement libres

 

Le magazine rappelle aussi que les tarifs en matière de prothèses dentaires sont totalement libres, contrairement aux soins conservateurs comme le détartrage ou le traitement des caries. "Les dentistes se plaignent souvent d'avoir des tarifs trop faibles, explique Benjamin Douriez. Cela explique le niveau élevé [des tarifs des prothèses] et ces écarts tarifaires d'une ville à l'autre."

 

 

Ces prix peuvent avoir pour conséquence un renoncement aux soins. "Quand on a pour une dent une facture totale de 1 000 euros avec une prise en charge par la Sécurité sociale autour de 200 euros, à l'arrivée, il reste plusieurs centaines d'euros à la charge du patient, même si la mutuelle complémentaire intervient", a rappelé Benjamin Douriez. Malheureusement, "des personnes reportent ce type de soins ou y renoncent totalement", a déploré le rédacteur en chef adjoint de 60 millions de consommateurs.

 

 

Le magazine conseille de demander un devis écrit à son dentiste et de prendre le temps de comparer son offre avec d'autres. "Au sein d'une même ville, il y a des écarts non négligeables. Par exemple, à Aix-en-Provence, les dentistes les plus chers facturent la couronne céramo-métallique à plus de 700 euros, et les dentistes les moins chers sont autour de 450. Il faut faire jouer la concurrence", a conclu Benjamin Douriez. 60 millions de consommateurs recommande également de privilégier les professionnels de santé partenaires des complémentaires ou se rendre dans les facultés dentaires pour payer moins cher.

 


30/01/2018
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Franceinfo le jeudi 25 janvier 2018

 

 

Le gouvernement souhaite mettre en place une amende forfaitaire pour les consommateurs de cannabis

 

 

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, l'a annoncé sur l'antenne d'Europe 1, précisant que cela ne revenait pas à dépénaliser la consommation de cannabis

 

 

 

Le gouvernement opte pour une amende, éventuellement assortie de poursuites. Au lendemain de la remise d'un rapport parlementaire préconisant l'abandon des mesures pénales pour les consommateurs de cannabis, le ministre de l'Intérieur a donné la position de l'exécutif sur cette question : "Nous allons forfaitiser ce délit. Mais ensuite, il peut y avoir des poursuites. Il n’y a donc pas de dépénalisation du cannabis", a déclaré Gérard Collomb, invité sur l'antenne d'Europe 1.

 

 

La mise en place concrète de cette mesure dépendra de son inscription dans la loi, a poursuivi le ministre. "Cela prendra place dans un certain nombre de lois que nous allons présenter, et en particulier sur la réforme de la procédure pénale", a-t-il précisé.

 

 

 

 

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30/01/2018
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Franceinfo - le vendredi 19 janvier 2018

 

 

Des chercheurs mettent au point un test sanguin prometteur pour détecter des cancers avant l'apparition des symptômes

 

 

 

L'étude, publiée dans la revue "Science", donne l'espoir de dépister des tumeurs difficiles à détecter de façon précoce et ainsi améliorer les chances de guérison

 

 

 

Il pourrait révolutionner les méthodes de prévention des cancers. Un test sanguin expérimental a permis de détecter de façon précoce les huit cancers les plus fréquents dans 70% des cas en moyenne, selon une étude publiée jeudi 18 janvier dans la revue spécialisée Science. Une avancée qui donne l'espoir de dépister la maladie avant même l'apparition de symptômes et d'améliorer ainsi les chances de guérison.

 

 

L'étude a porté sur plus d'un millier de patients dont la tumeur ne s'était pas encore propagée. Ces résultats pourraient placer l'équipe de chercheurs de l'Université Johns Hopkins à Baltimore (Maryland), menée par Nickolas Papadopoulos, en tête dans la compétition en cours pour commercialiser un test sanguin universel de dépistage du cancer.

 

 

 

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Un chirurgien réalise une opération robotisée complexe pour enlever une tumeur de l'œsophage au Royal Marsden Hospital de Londres, le 10 janvier 2018. (DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)

 

 

 

Une méthode originale

 

Les mutations génétiques provoquent la croissance de cellules cancéreuses, dont l'ADN se retrouve dans le sang. Certains chercheurs ont déjà mis au point des "biopsies" des cellules cancéreuses circulant dans le sang et peuvent déterminer comment un patient répondra aux différents traitements. Mais la détection de bribes d'ADN portant la signature d'un cancer naissant reste difficile. Plusieurs sociétés de biotechnologie ont déjà mené des études pour trouver les marqueurs d'ADN spécifiques du cancer.

 

 

Mais les chercheurs de Johns Hopkins ont adopté une approche très différente. Ils ont décidé de séquencer seulement des parties de 16 gènes qui mutent le plus souvent dans différents types de tumeur. Ils ont ajouté huit bio-marqueurs de protéines caractéristiques de ces cancers. Cette combinaison a nettement accru la sensibilité du test et permis de déterminer quel tissu de l'organisme était affecté.

 

 

 

Le dépistage des cancers les plus difficiles à repérer

 

Le taux de détection a varié de 33% à 98% selon les tumeurs, précisent les auteurs. La sensibilité a été de 69% et plus pour les cancers de l'ovaire, du foie, de l'estomac, du pancréas et de l'œsophage qui sont tous difficiles à détecter précocement, ont précisé les chercheurs. L'équipe de recherche a déjà déposé un brevet pour ce test, appelé "CancerSEEK", dont le coût sera inférieur à 500 dollars.

 

 

L'étude pointe néanmoins plusieurs problèmes potentiels. Des personnes sans cancer mais souffrant de maladies inflammatoires comme l'arthrite pourraient être testées faussement positives. En outre, "CancerSEEK" ne sera probablement pas aussi efficace chez des patients sans symptômes dont les tumeurs plus petites pourraient diffuser moins d'ADN dans le sang. Un autre problème potentiel pourrait être le traitement inutile et risqué de certaines de ces petites tumeurs qui n'évoluent pas et ne présentent aucun danger.

 


22/01/2018
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Franceinfo - le

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils se prénomment Florence, Pascal, Fred et Michel. A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, quatre personnes séropositives et militantes associatives ont accepté de témoigner pour raconter à franceinfo comment elles ont été contaminées par le VIH et comment elles vivent aujourd'hui avec la maladie.

Tous les quatre se souviennent du jour où ils ont appris qu'ils étaient séropositifs. "C'était en 1987", se rappelle Pascal, militant d'Aides. "Il paraît que je fais partie des 7% de personnes contaminées dans les années 1980 qui restent encore vivantes." "C’était une épée de Damoclès qu’on avait au-dessus de la tête. On ne savait pas combien de temps on allait vivre", confirme Michel. Fred, militant d'Aides, vit avec le VIH depuis 1986. "J’ai appris que le garçon avec qui j’avais eu un rapport sexuel avait le sida", se rappelle-t-il. 

 

 

 

C’était un choc monumental. J’étais jeune, j’avais 18 ans. Quand il n’y a pas de traitement et que l’espérance de vie est de six mois, c’était forcément extrêmement difficile.

Fred

à franceinfo

 

 

Michel, lui, se doutait du résultat du test. "Je savais qu’il serait positif parce que j’avais un partenaire régulier qui était positif. C’était au début des années 1980. Le contexte était un peu différent. Il y avait la volonté de vivre une relation. Le risque était pris consciemment." "Même si on savait que la capote protégeait, c’était loin d’être aussi évident que ça. On ne savait pas quels étaient les modes de contamination possibles", renchérit Fred.

 

 

Florence Thune, directrice générale de Sidaction, a découvert sa séropositivité plus tard, en 1997. "J’étais effondrée. J’étais très loin à l’époque de tout ce qui concernait la question du VIH. J’étais, comme beaucoup de personnes, dans le 'ça n’arrive qu’aux autres'", confie-t-elle. Tout est arrivé à cause d'un rapport sexuel non protégé. "On avait eu l’occasion d’utiliser le préservatif. On a été deux jeunes adultes un peu inconscients. On s’est fait bêtement confiance l’un à l’autre. On n'a pas fait attention."

Leur vie a changé grâce aux trithérapies

"J’ai eu la chance de faire partie de ces séropositifs qui ont pu vivre pendant presque dix ans sans que la maladie ne se déclare. C’est ce qui m’a sauvé. Si j’avais déclaré la maladie tout de suite, je serai mort aujourd’hui", lâche Fred. L'apparition des premiers traitements et des trithérapies a changé leur vie. "C’est ce qui m’a sauvé", confirme Fred. "En 1995, j’étais en réanimation avec beaucoup de maladies opportunistes liées au VIH, quasi mort."

 

Les trithérapies sont arrivées à peu près en 1996. Les résultats ont été fulgurants. Il a fallu réapprendre à vivre. Il y a une expression qu’on utilise beaucoup, c’est : faire le deuil du deuil. Il faut réapprendre à avoir des projets pour le futur.

Michel

à franceinfo

"J'ai essuyé les effets secondaires très difficiles des débuts des trithérapies et des surdosages de l'époque", se remémore Pascal, qui travaillait alors dans l'hôtellerie. "J'ai arrêté en 1996, au moment où j'ai commencé les traitements.Si j'avais continué, je n'aurais pas pu tenir physiquement." "Je supporte bien les traitements. J’ai cette chance. Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Les traitements sont quand même lourds", reconnaît pour sa part Michel. 

 

 

Comme beaucoup de séropositifs, Fred a changé plusieurs fois de traitement dans sa vie. "A chaque fois, ils donnent des résultats meilleurs que les traitements précédents et avec beaucoup moins d’effets secondaires." "La recherche continue de faire des avancées", confirme Pascal, qui n'a plus qu'un seul médicament à prendre par jour. "Pour les personnes séropositives, bientôt il y aura de grosses avancées, voire peut-être l'élimination du VIH de notre corps. J'espère le vivre." 

 

Etre contaminé aujourd’hui, ce n’est pas du tout un synonyme de mort prématurée. Aujourd’hui, on vit avec le VIH. On vit presque normalement. La seule différence, c’est qu’on prend un traitement tous les jours.

Fred

à franceinfo

"Encore beaucoup de discriminations"

"Aujourd’hui, on peut vivre avec le virus qu’on arrive à maîtriser avec les traitements", assure Florence Thune. "Une personne séropositive sous traitement a une charge virale indétectable et ne transmet pas le virus", insiste Michel. Mais, glisse Pascal, "ça reste difficile. Il ne faut pas dire que tout est rose dans la vie d'un 'séropo'. Il y a encore beaucoup de discriminations." 

"Ce qui est le plus difficile aujourd’hui, ça reste vraiment l’exclusion et le stigmate à l’encontre des personnes vivant avec le VIH" , confirme Fred. "Ce qu’on constate, c’est toujours la sérophobie, c’est toujours la peur des personnes séropositives. La peur et le rejet", abonde Michel. "J’ai pu avoir des réactions déplacées, notamment de personnels de santé, sur ma séropositivité" , assure Florence Thune.

 

 

Se protéger et se faire dépister

 

Tous les quatre prodiguent les mêmes conseils. "Aujourd’hui, il faut inciter toujours à se protéger. On a beaucoup de moyens. On a aussi des traitements qui fonctionnent et des traitements préventifs", liste Fred. "Faites-vous dépister", poursuit Fred. "Aujourd’hui, on ne meurt plus du sida, quand on se fait dépister et quand on est mis sous traitement très vite. Il ne faut surtout pas faire l’autruche." "On peut arriver à connaître la fin de la circulation du virus d'ici 2030 avec tous les moyens de prévention que l'on a", affirme Pascal. "Plus on se fera dépister, plus on connaîtra son statut sérologique, plus on sera traité et moins le virus circulera."

Le sida, ce n’est pas une fatalité. On peut se protéger.

Fred

à franceinfo

 

 

Florence Thune donne également un autre conseil : "Il faut vraiment très vite trouver quelqu’un à qui en parler, parce que le poids du secret est encore trop important aujourd’hui. Et le fait de pouvoir en parler à un ami, à un proche ou dans une association, c’est quelque chose de libérateur et qui permet de mieux vivre avec le VIH."


04/12/2017
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Franceinfo - le

 

 

Non, le sida "ça n'arrive pas qu'aux autres" : quatre séropositifs témoignent

 

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, organisée chaque 1er décembre, quatre personnes séropositives et militantes associatives ont accepté de témoigner pour raconter à franceinfo leur vie avec le virus du sida

 

 

 

Ils se prénomment Florence, Pascal, Fred et Michel. A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, quatre personnes séropositives et militantes associatives ont accepté de témoigner pour raconter à franceinfo comment elles ont été contaminées par le VIH et comment elles vivent aujourd'hui avec la maladie.

 

 

Tous les quatre se souviennent du jour où ils ont appris qu'ils étaient séropositifs. "C'était en 1987", se rappelle Pascal, militant d'Aides. "Il paraît que je fais partie des 7% de personnes contaminées dans les années 1980 qui restent encore vivantes." "C’était une épée de Damoclès qu’on avait au-dessus de la tête. On ne savait pas combien de temps on allait vivre", confirme Michel. Fred, militant d'Aides, vit avec le VIH depuis 1986. "J’ai appris que le garçon avec qui j’avais eu un rapport sexuel avait le sida", se rappelle-t-il. 

 

 

 

C’était un choc monumental. J’étais jeune, j’avais 18 ans. Quand il n’y a pas de traitement et que l’espérance de vie est de six mois, c’était forcément extrêmement difficile.

Fred

à franceinfo

 

Michel, lui, se doutait du résultat du test. "Je savais qu’il serait positif parce que j’avais un partenaire régulier qui était positif. C’était au début des années 1980. Le contexte était un peu différent. Il y avait la volonté de vivre une relation. Le risque était pris consciemment." "Même si on savait que la capote protégeait, c’était loin d’être aussi évident que ça. On ne savait pas quels étaient les modes de contamination possibles", renchérit Fred.

 

 

Florence Thune, directrice générale de Sidaction, a découvert sa séropositivité plus tard, en 1997. "J’étais effondrée. J’étais très loin à l’époque de tout ce qui concernait la question du VIH. J’étais, comme beaucoup de personnes, dans le 'ça n’arrive qu’aux autres'", confie-t-elle. Tout est arrivé à cause d'un rapport sexuel non protégé. "On avait eu l’occasion d’utiliser le préservatif. On a été deux jeunes adultes un peu inconscients. On s’est fait bêtement confiance l’un à l’autre. On n'a pas fait attention."

 

 

 

Leur vie a changé grâce aux trithérapies

 

"J’ai eu la chance de faire partie de ces séropositifs qui ont pu vivre pendant presque dix ans sans que la maladie ne se déclare. C’est ce qui m’a sauvé. Si j’avais déclaré la maladie tout de suite, je serai mort aujourd’hui", lâche Fred. L'apparition des premiers traitements et des trithérapies a changé leur vie. "C’est ce qui m’a sauvé", confirme Fred. "En 1995, j’étais en réanimation avec beaucoup de maladies opportunistes liées au VIH, quasi mort."

 

 

 

Les trithérapies sont arrivées à peu près en 1996. Les résultats ont été fulgurants. Il a fallu réapprendre à vivre. Il y a une expression qu’on utilise beaucoup, c’est : faire le deuil du deuil. Il faut réapprendre à avoir des projets pour le futur.

Michel

à franceinfo

 

 

"J'ai essuyé les effets secondaires très difficiles des débuts des trithérapies et des surdosages de l'époque", se remémore Pascal, qui travaillait alors dans l'hôtellerie. "J'ai arrêté en 1996, au moment où j'ai commencé les traitements.Si j'avais continué, je n'aurais pas pu tenir physiquement." "Je supporte bien les traitements. J’ai cette chance. Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Les traitements sont quand même lourds", reconnaît pour sa part Michel. 

 

 

 

Comme beaucoup de séropositifs, Fred a changé plusieurs fois de traitement dans sa vie. "A chaque fois, ils donnent des résultats meilleurs que les traitements précédents et avec beaucoup moins d’effets secondaires." "La recherche continue de faire des avancées", confirme Pascal, qui n'a plus qu'un seul médicament à prendre par jour. "Pour les personnes séropositives, bientôt il y aura de grosses avancées, voire peut-être l'élimination du VIH de notre corps. J'espère le vivre." 

 

 

 

 

Etre contaminé aujourd’hui, ce n’est pas du tout un synonyme de mort prématurée. Aujourd’hui, on vit avec le VIH. On vit presque normalement. La seule différence, c’est qu’on prend un traitement tous les jours.

Fred

à franceinfo

"Encore beaucoup de discriminations"

 

 

"Aujourd’hui, on peut vivre avec le virus qu’on arrive à maîtriser avec les traitements", assure Florence Thune. "Une personne séropositive sous traitement a une charge virale indétectable et ne transmet pas le virus", insiste Michel. Mais, glisse Pascal, "ça reste difficile. Il ne faut pas dire que tout est rose dans la vie d'un 'séropo'. Il y a encore beaucoup de discriminations." 

 

 

 

"Ce qui est le plus difficile aujourd’hui, ça reste vraiment l’exclusion et le stigmate à l’encontre des personnes vivant avec le VIH" , confirme Fred. "Ce qu’on constate, c’est toujours la sérophobie, c’est toujours la peur des personnes séropositives. La peur et le rejet", abonde Michel. "J’ai pu avoir des réactions déplacées, notamment de personnels de santé, sur ma séropositivité" , assure Florence Thune.

 

 

 

Se protéger et se faire dépister

 

Tous les quatre prodiguent les mêmes conseils. "Aujourd’hui, il faut inciter toujours à se protéger. On a beaucoup de moyens. On a aussi des traitements qui fonctionnent et des traitements préventifs", liste Fred. "Faites-vous dépister", poursuit Fred. "Aujourd’hui, on ne meurt plus du sida, quand on se fait dépister et quand on est mis sous traitement très vite. Il ne faut surtout pas faire l’autruche." "On peut arriver à connaître la fin de la circulation du virus d'ici 2030 avec tous les moyens de prévention que l'on a", affirme Pascal. "Plus on se fera dépister, plus on connaîtra son statut sérologique, plus on sera traité et moins le virus circulera."

 

 

 

Le sida, ce n’est pas une fatalité. On peut se protéger.

Fred

à franceinfo

 

 

Florence Thune donne également un autre conseil : "Il faut vraiment très vite trouver quelqu’un à qui en parler, parce que le poids du secret est encore trop important aujourd’hui. Et le fait de pouvoir en parler à un ami, à un proche ou dans une association, c’est quelque chose de libérateur et qui permet de mieux vivre avec le VIH."

 


04/12/2017
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Franceinfo - le jeudi 23 novembre 2017

 

 

Paris : un homme brûlé à 95% sauvé par la greffe de peau de son frère jumeau, une première mondiale

 

 

Pour la première fois, un homme de 33 ans, brûlé sur la quasi-totalité de son corps après un accident du travail, a été sauvé d'une mort certaine à l'hôpital Saint-Louis de Paris grâce à une greffe de peau de son frère jumeau

 

 

Un homme de 33 ans, brûlé sur 95% de la surface de son corps après un accident du travail, a été sauvé au centre de traitement des brûlés de l'hôpital Saint-Louis de Paris, grâce à une greffe de peau de son frère jumeau, révèle jeudi 23 novembre franceinfo. Il s'agit d'une première mondiale, alors que les chances de survie du jeune homme étaient quasiment nulles, compte tenu de l'étendue de ses brûlures.

 

 

 

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"Un réservoir de peau à disposition"

 

Des brûlés ont déjà été greffés avec leur jumeau homozygote, mais jamais un brûlé avec une telle étendue. Cette prouesse a été réalisée par l'équipe du professeur Maurice Mimoun en chirurgie plastique et reconstructrice, et l'équipe du professeur Alexandre Mebaza en anesthésie-réanimation, a précisé l'AP-HP à franceinfo. "C'est la première fois qu'on greffe 95% d'une peau brûlée, c'est une greffe quasi-totale", s'est félicité le professeur Maurice Mimoun au micro de franceinfo.

 

 

L'intérêt de le greffer avec la peau de son jumeau est que la peau n'est pas rejetée après trois semaines, comme l'aurait été n'importe quelle autre peau.

Professeur Maurice Mimoun

à franceinfo

 

La peau est un organe indispensable à la vie. Le don de son frère jumeau a donc permis de sauver la vie du brûlé ; les jumeaux étant homozygotes, soit issus du même œuf, les deux frères partagent le même ADN, ce qui a permis d'éviter le rejet de greffe. "C'est comme s'il avait un réservoir de peau à disposition, une peau qu'on pouvait lui mettre alors qu'il n'avait plus rien", a estimé le professeur Mimoun.

 

 

L'homme de 33 ans qui a subi la greffe avait été victime d'un accident du travail en septembre 2016. Il avait été brûlé sur 95% de la surface de son corps, y compris le visage : seule une partie de ses pieds et de son bassin avait été épargnée. Son frère s'est immédiatement proposé pour être donneur, a raconté le professeur Mimoun : "Il n'était pas question pour lui de faire autrement".

 

 

Grâce à lui, les médecins ont pu lancer la procédure de greffe sur son jumeau brûlé. "D'abord, il y a une préparation. On l'opère une ou deux fois pour lui enlever la peau brûlée, qui est un poison, a-t-il détaillé. Au septième jour, dans deux blocs opératoires très proches, d'un côté on prépare le patient brûlé et de l'autre on prélève le jumeau sain."

 

 

 

Trois interventions nécessaires

 

Le donneur a été prélevé sur le cuir chevelu. "L'avantage, c'est que cela ne laisse aucune marque et que cela cicatrise extrêmement vite, sans être douloureux. Ce qui fait qu'on peut prendre plusieurs fois cette zone, car elle cicatrise en quelques jours", a expliqué le professeur Mimoun.

 

 

Trois interventions ont été nécessaires, au 7eme, 11eme et 44eme jour. Ce cuir chevelu ne suffisant pas, le jumeau sain a donné de la peau de son dos et de ses cuisses, pour une surface totalisant les 50% de son corps. Sa peau a ensuite été étendue par l'équipe médicale, pour pouvoir recouvrir le corps de son frère.

 

 

Une première inédite qui donne de l'espoir aux médecins, pour pouvoir ensuite envisager de faire progresser la réussite des greffes de peau.

 

 

 

On a compris qu'on pouvait sauver des brûlés à 95% si on disposait rapidement d'une peau, que l'on espère un jour universelle

Le professeur Mimoun

à franceinfo

 

"Les recherches avancent, s'est enthousiasmé le professeur Mimoun. Un autre phénomène assez magique est qu'en greffant le patient précocement, on s'est aperçus qu'il y avait certaines zones [de peau] qui avaient récupéré." 

 

 

Après plus de quatre mois de soins spécialisés, le patient est sorti du centre de brûlés de l’hôpital de Saint-Louis. Actuellement, la rééducation suit son cours, le patient marche et est rentré chez lui.

 


24/11/2017
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Franceinfo le mardi 24 octobre 2017

 

 

Carmat annonce une première implantation de son cœur artificiel à l'étranger

 

 

Cette implantation a été réalisée au National Research Center for Cardiac Surgery, à Astana (Kazakhstan). Carmat avait jusqu'ici seulement réalisé des implantations en France

 

 

L'entreprise française Carmat a annoncé lundi 23 octobre avoir réalisé avec succès, au Kazakhstan, la première implantation de son cœur artificiel à l'étranger. Cette implantation a été réalisée au National Research Center for Cardiac Surgery, à Astana, par l'équipe du Dr Yuriy Pya, chirurgien cardiaque et directeur général du centre. La date de l'opération n'a pas été précisée.

 

 

L'essai clinique français reprendra en mai

 

Jusqu'ici, Carmat avait seulement réalisé des implantations de son cœur artificiel en France, où il a repris son essai clinique en mai, après six mois de suspension. L'agence du médicament (ANSM) avait exigé de nouvelles garanties de sécurité après le décès du premier patient inclus dans cet essai (dit "étude pivot"), à la suite d'une mauvaise manipulation des batteries du dispositif.

 

 

La société avait réalisé en décembre 2013 une implantation d'un cœur artificiel ayant vocation à rester de manière définitive. Le premier patient est mort 75 jours après l'opération. Quatre essais ont suivi et tous se sont soldé par la mort des patients. Avec son cœur artificiel, Carmat souhaite apporter au moins cinq ans d'espérance de vie à des malades considérés comme étant en phase terminale.

 


24/10/2017
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le Progrès du samedi 26 août 2017

 

 
 
    SANTÉ - MÉDECINE. DOUBLE GREFFE DES BRAS : UN SUCCÈS

 

 

 

Le CHU Grenoble Alpes (Chuga) a organisé une conférence de presse, hier, pour mettre en valeur la "première réimplantation réussie bilatérale et simultanée de bras", après qu'une femme de 30 ans a eu les deux bras sectionnés par un train à Chambéry (Savoie) le 14 août dernier.

 

 

Denis Corcella, chef du service chirurgie de la main de l'établissement, relativise : "C'est une première parce que c'est un traumatisme très rare. L'exercice technique a été relativement simple". L'opération aura duré quatre heures. Son succès doit à la coordination des secours - les bras ont été vite récupérés et placés dans la glace - et au fait que les membres étaient sectionnés au-dessous du coude -. Près de l'épaule, les dommages auraient été plus importants.

 

 

L'âge de la patiente, lui, devrait jouer positivement dans la longue rééducation qui l'attend. Mais le succès vasculaire de l'opération ne laisse pas augurer du succès fonctionnel : la jeune femme ne retrouvera pas une complète mobilité de ses mains, "du fait des lésions nerveuses".

 


29/08/2017
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le Progrès du dimanche 13 août 2017

 

 
 
    GREFFES - LE COCHON, DONNEUR D'ORGANES DU FUTUR

 

 

 

Grâce à la technologie des "ciseaux génétiques", des chercheurs ont modifié l'ADN de cochons pour rendre leurs organes compatibles avec le corps humain.

 

 

Cela paraît fou, mais demain vous pourriez vivre avec un coeur, un foie ou un rein de cochon. Des scientifiques y travaillent depuis des décennies. La xénogreffe (ou xénotransplantation), la greffe entre deux espèces biologiques différentes, est un vieux fantasme censé pallier le manque de donneurs humains. Principal candidat, le porc. Cet animal est réputé pour avoir des organes génétiquement proche des nôtres et taille à peu près équivalente. Et surtout, il est bien plus répandu que les primates, autres donneurs potentiels.

 

 

Mais longtemps, les chercheurs ont buté sur les incompatibilités génétiques. Jusqu'à ce jeudi, où dans la revue américaine Science, des scientifiques ont assuré avoir élevé des porcelets génétiquement modifiés pour que leurs organes soient compatibles avec les nôtres. Une révolution. Le coauteur de l'étude, George Church, de l'université américaine de Harvard, pense que des greffes de cochons à humains seront possibles "dans deux ans".

 

 

 

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Cochons OGM

 

Pour prendre les mesures de ce résultat, il faut saisir les obstacles qu'ont dû contourner le scientifiques. Si la greffe d'organes de cochons était impossible, c'était pour deux bonnes raisons. Tout d'abord, le génome des cochons contient des rétrovirus spécifiques, qui peuvent se transmettre à l'humain. Ce qui rend leur greffe dangereuse. Par ailleurs, les cellules de porcs sont couvertes d'une protéine combattue par les anticorps humains. Ce qui provoque des rejets systématiques.

 

 

Pour George Church et Luhan Yang, l'autre coauteur de l'étude, la solution à ces problèmes leur est venue de la biologie moléculaire. Les deux chercheurs ont utilisé la technologie CriprCas9, dite du "ciseau génétique". Ces ciseaux permettent de modifier l'ADN à un degré de précision inédit. En somme, on coupe dans l'ADN ce qui pose problème, puis on "recoud" l'ADN sans les parties gênantes. Ici, les "ciseaux génétiques" ont servi à couper les gênes des rétrovirus et des protéines sur les cellules du porc. Ensuite, les scientifiques ont cloné cet ADN dans de embryons de porcs. C'est ainsi qu'ils ont fait grandir quinze porcelets. "Ce sont sans doute les animaux les plus génétiquement modifiés sur terre", a déclaré Luhan Yang

 

 

 

Des "usines à organes"

 

De son côté, George Church a déjà fondé une entreprise, eGenesis, dans l'espoir de commercialiser ses travaux. Drôle de scientifique, ce George Church, lui qui s'est par exemple proposé de ramener des mammouths ou même des hommes de Néanderthal à la vie...

 

 

Reste que cette réelle avancée scientifique pose de profonds problèmes éthiques. Sans même parler des dilemmes religieux - juifs et musulmans s'abstiennent de manger du porc, pourront-ils s'en faire greffer ? - il y a enfin la question de l'exploitation animale. Verra-t-on à l'avenir se multiplier les "usines à organes", comme s'en inquiète déjà le New York Times ? Nul doute que les associations de protection des animaux trouveront à redire. R.B.

 


16/08/2017
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le Progrès du vendredi 28 juillet 2017

 

 
 
    SCIENCES - DÉCOUVERTE EN ALASKA. CETTE ÉPONGE VERTE RELANCE
        L'ESPOIR CONTRE LE CANCER DU PANCRÉAS

 

 

 

Une petite éponge verte, découverte dans les eaux glacées et sombres a large de l'Alaska, pourrait offrir la première arme efficace contre le cancer du pancréas, une tumeur agressive face à laquelle la médecine a peu de recours.

 

 

"Personne ne regarde cette éponge en se disant c'est une éponge miracle, mais elle pourrait l'être", s'exclame Bob Stone, chercheur au Centre scientifique de la pêche d'Alaska de l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA)

 

 

Il a été le premier à découvrir cette éponge de la taille d'une balle de golfe, de couleur terne, baptisée "Latrunculia austini", en 2005 lors d'une expédition d'exploration des écosystèmes sous-marins dont dépend l'industrie de la pêche en Alaska.

 

 

 

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Des tests en laboratoire ont révélé que plusieurs molécules détruisent sélectivement les cellules cancéreuses pancréatiques, a indiqué Mark Hamann, un chercheur de la faculté de médecine de l'Université de Caroline du Sud en collaboration avec Fred Valeriote de l'Institut Henry Ford du Cancer à Detroit.

 

 

"C'est sans aucun doute la molécule la plus active contre le cancer du pancréas que nous voyons", se réjouit Mark Hamman. "Bien qu'il reste encore beaucoup de travail à faire, cela marque la première étape clé dans la découverte et le processus de mise au point d'un traitement" a-t-il expliqué.

 


30/07/2017
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le Progrès du vendredi 21 juillet 2017

 

 
 
    SANTÉ - SIDA : LA MORTALITÉ RÉDUITE DE MOITIÉ

 

 

 

De bonnes nouvelles sur le front de l'épidémie de SIDA. On meurt moins de la maladie, et le nombre de malades infectés par le VIH diminue. Le taux de mortalité dû au SIDA a été divisé par deux depuis 2005, selon le dernier rapport d'ONUSIDA. Le nombre de décès liés au VIH ont eux aussi baissé, de 16 % entre 2010 et 2016, passant à 1,8 million.

 

 

Aujourd'hui, 36,7 millions de personnes vivent avec le virus dans le monde. Et 19,5 millions bénéficient d'un traitement qui leur permet de rester en vie. "Jamais nous n'avons eu autant de personnes sous traitement", se réjouit Michel Sidibé, directeur général d'ONUSIDA, estimant qu'un cap a été franchi dans l'objectif de venir à bout de l'épidémie.

 

 

Il n'existe pas encore de vaccin contre le VIH ou de médicament guérissant du Sida, et les personnes séropositives doivent suivre un traitement par antirétroviraux tout au long de leur vie, pour empêcher le développement du virus. Ces traitements sont coûteux et entraînent des effets secondaires, mais ils ont révolutionné l'état de santé des personnes séropositives et allongé leur espérance de vie. E.B.

 

 

 

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23/07/2017
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le Progrès du samedi 17 juin 2017

 

 
 
    SANTÉ - PRÉCONISATIONS. VERS ONZE VACCINS INFANTILES OBLIGATOIRES

 

 

 

La ministre de la Santé réfléchit à un élargissement de l'obligation vaccinale, après l'injonction du Conseil d'État. Elle envisage également d'imposer aux professionnels de santé de se vacciner contre la grippe.

 

 

La liste de vaccins obligatoires pourrait bientôt s'allonger. Aujourd'hui, seuls trois vaccins sont obligatoires pour les nourrissons : diphtérie, tétanos, et polio (DTP). Huit autres, dont la coqueluche, l'hépatite B, la rougeole, sont seulement recommandés. Agnès Buzyn, ministre de la Santé, envisage d'élargir l'obligation aux vaccins qui ne sont aujourd'hui que recommandés.

 

 

 

■ Pourquoi ?

 

En février dernier, le Conseil d'État a sommé le gouvernement de rendre disponible sur le marché les seuls vaccins obligatoires (DTP), car on ne les trouve aujourd'hui qu'associés à d'autres. La plupart du temps, les parents ont recours à un vaccin hexavalent (qui comprend six sérotypes de l'agent infectieux), protégeant également contre la coqueluche, l'hépatite B et l'Haemophilus influenza de type b, un germe responsable des méningites.

 

 

Le Conseil d'État avait été saisi par 2 300 requêtes de citoyens anti-vaccins contestant cette situation. Il laissait une porte de sortie à l'État, pour qui, mettre sur le marché un nouveau vaccin d'ici le 8 août était une gageure. Il en serait disposé si la loi évoluait en élargissant le champ des vaccinations obligatoires. C'est la voie privilégiée par la nouvelle ministre.

 

 

 

 

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■ Quels vaccins ?

 

"Aujourd'hui, en France, la rougeole réapparaît. Il n'est pas tolérable que des enfants en meurent: dix sont décédés depuis 2008. Comme ce vaccin est seulement recommandé et non obligatoire, le taux de couverture est de 75 % alors qu'il devrait être de 95 % pour prévenir cette épidémie. On a le même problème avec la méningite. Il n'est pas supportable qu'un ado de 15 ans puisse en mourir parce qu'il n'est pas vacciné. Nous réfléchissons donc à rendre obligatoire les onze vaccins pour une durée limitée, qui pourrait être de cinq à dix ans", explique Agnès Buzyn dans les colonnes du Parisien. La liste des obligations serait la suivante : Polio, tétanos, diphtérie, coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C.

 

 

Une mesure dénoncée par la députée européenne EELV Michèle Rivasi, très critique à l'égard de la vaccination : "La défiance des citoyens envers les vaccins est considérable suite à la multiplication des scandales sanitaires, la restauration de la confiance ne passe pas par l'infantilisation et le mépris des parents inquiets pour la santé et le système immunitaire de leurs enfants", estime l'élue qui s'interroge sur "le cadeau fait aux laboratoires pharmaceutiques".

 

 

 

■ Combien d'injections en plus ?

 

Cela n'équivaut pas forcément à autant de piqûres en plus pour nos bébés. Les vaccins hexavalent actuellement disponibles sur le marché protègent déjà contre six maladies (CTP, coqueluche, hépatite B, et l'haemophilus influenzae de type b). Il faudra ajouter les injections contre le pneumocoque, méningocoque C et le ROR (rougeole-oreillons-rubéole). Au total, entre 2 et 16 mois , un bébé recevra dix injections.

 

 

 

■ Et pour la grippe ?

 

La ministre se pose la question de rendre obligatoire la vaccination contre la grippe pour les professionnels de santé. Élodie Bécu

 


19/06/2017
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