L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

MEDECINE - Santé

Chaque époque apporte son lot d'évolution. Il en est un, tout particulièrement intéressant, qui concerne la médecine. Que d'améliorations au fil de l'histoire ! Voilà où nous en somme aujourd'hui, en plein XXIème siècle...

 


le Progrès du samedi 26 août 2017

 

 
 
    SANTÉ - MÉDECINE. DOUBLE GREFFE DES BRAS : UN SUCCÈS

 

 

 

Le CHU Grenoble Alpes (Chuga) a organisé une conférence de presse, hier, pour mettre en valeur la "première réimplantation réussie bilatérale et simultanée de bras", après qu'une femme de 30 ans a eu les deux bras sectionnés par un train à Chambéry (Savoie) le 14 août dernier.

 

 

Denis Corcella, chef du service chirurgie de la main de l'établissement, relativise : "C'est une première parce que c'est un traumatisme très rare. L'exercice technique a été relativement simple". L'opération aura duré quatre heures. Son succès doit à la coordination des secours - les bras ont été vite récupérés et placés dans la glace - et au fait que les membres étaient sectionnés au-dessous du coude -. Près de l'épaule, les dommages auraient été plus importants.

 

 

L'âge de la patiente, lui, devrait jouer positivement dans la longue rééducation qui l'attend. Mais le succès vasculaire de l'opération ne laisse pas augurer du succès fonctionnel : la jeune femme ne retrouvera pas une complète mobilité de ses mains, "du fait des lésions nerveuses".

 


29/08/2017
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le Progrès du dimanche 13 août 2017

 

 
 
    GREFFES - LE COCHON, DONNEUR D'ORGANES DU FUTUR

 

 

 

Grâce à la technologie des "ciseaux génétiques", des chercheurs ont modifié l'ADN de cochons pour rendre leurs organes compatibles avec le corps humain.

 

 

Cela paraît fou, mais demain vous pourriez vivre avec un coeur, un foie ou un rein de cochon. Des scientifiques y travaillent depuis des décennies. La xénogreffe (ou xénotransplantation), la greffe entre deux espèces biologiques différentes, est un vieux fantasme censé pallier le manque de donneurs humains. Principal candidat, le porc. Cet animal est réputé pour avoir des organes génétiquement proche des nôtres et taille à peu près équivalente. Et surtout, il est bien plus répandu que les primates, autres donneurs potentiels.

 

 

Mais longtemps, les chercheurs ont buté sur les incompatibilités génétiques. Jusqu'à ce jeudi, où dans la revue américaine Science, des scientifiques ont assuré avoir élevé des porcelets génétiquement modifiés pour que leurs organes soient compatibles avec les nôtres. Une révolution. Le coauteur de l'étude, George Church, de l'université américaine de Harvard, pense que des greffes de cochons à humains seront possibles "dans deux ans".

 

 

 

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Cochons OGM

 

Pour prendre les mesures de ce résultat, il faut saisir les obstacles qu'ont dû contourner le scientifiques. Si la greffe d'organes de cochons était impossible, c'était pour deux bonnes raisons. Tout d'abord, le génome des cochons contient des rétrovirus spécifiques, qui peuvent se transmettre à l'humain. Ce qui rend leur greffe dangereuse. Par ailleurs, les cellules de porcs sont couvertes d'une protéine combattue par les anticorps humains. Ce qui provoque des rejets systématiques.

 

 

Pour George Church et Luhan Yang, l'autre coauteur de l'étude, la solution à ces problèmes leur est venue de la biologie moléculaire. Les deux chercheurs ont utilisé la technologie CriprCas9, dite du "ciseau génétique". Ces ciseaux permettent de modifier l'ADN à un degré de précision inédit. En somme, on coupe dans l'ADN ce qui pose problème, puis on "recoud" l'ADN sans les parties gênantes. Ici, les "ciseaux génétiques" ont servi à couper les gênes des rétrovirus et des protéines sur les cellules du porc. Ensuite, les scientifiques ont cloné cet ADN dans de embryons de porcs. C'est ainsi qu'ils ont fait grandir quinze porcelets. "Ce sont sans doute les animaux les plus génétiquement modifiés sur terre", a déclaré Luhan Yang

 

 

 

Des "usines à organes"

 

De son côté, George Church a déjà fondé une entreprise, eGenesis, dans l'espoir de commercialiser ses travaux. Drôle de scientifique, ce George Church, lui qui s'est par exemple proposé de ramener des mammouths ou même des hommes de Néanderthal à la vie...

 

 

Reste que cette réelle avancée scientifique pose de profonds problèmes éthiques. Sans même parler des dilemmes religieux - juifs et musulmans s'abstiennent de manger du porc, pourront-ils s'en faire greffer ? - il y a enfin la question de l'exploitation animale. Verra-t-on à l'avenir se multiplier les "usines à organes", comme s'en inquiète déjà le New York Times ? Nul doute que les associations de protection des animaux trouveront à redire. R.B.

 


16/08/2017
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le Progrès du vendredi 28 juillet 2017

 

 
 
    SCIENCES - DÉCOUVERTE EN ALASKA. CETTE ÉPONGE VERTE RELANCE
        L'ESPOIR CONTRE LE CANCER DU PANCRÉAS

 

 

 

Une petite éponge verte, découverte dans les eaux glacées et sombres a large de l'Alaska, pourrait offrir la première arme efficace contre le cancer du pancréas, une tumeur agressive face à laquelle la médecine a peu de recours.

 

 

"Personne ne regarde cette éponge en se disant c'est une éponge miracle, mais elle pourrait l'être", s'exclame Bob Stone, chercheur au Centre scientifique de la pêche d'Alaska de l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA)

 

 

Il a été le premier à découvrir cette éponge de la taille d'une balle de golfe, de couleur terne, baptisée "Latrunculia austini", en 2005 lors d'une expédition d'exploration des écosystèmes sous-marins dont dépend l'industrie de la pêche en Alaska.

 

 

 

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Des tests en laboratoire ont révélé que plusieurs molécules détruisent sélectivement les cellules cancéreuses pancréatiques, a indiqué Mark Hamann, un chercheur de la faculté de médecine de l'Université de Caroline du Sud en collaboration avec Fred Valeriote de l'Institut Henry Ford du Cancer à Detroit.

 

 

"C'est sans aucun doute la molécule la plus active contre le cancer du pancréas que nous voyons", se réjouit Mark Hamman. "Bien qu'il reste encore beaucoup de travail à faire, cela marque la première étape clé dans la découverte et le processus de mise au point d'un traitement" a-t-il expliqué.

 


30/07/2017
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le Progrès du vendredi 21 juillet 2017

 

 
 
    SANTÉ - SIDA : LA MORTALITÉ RÉDUITE DE MOITIÉ

 

 

 

De bonnes nouvelles sur le front de l'épidémie de SIDA. On meurt moins de la maladie, et le nombre de malades infectés par le VIH diminue. Le taux de mortalité dû au SIDA a été divisé par deux depuis 2005, selon le dernier rapport d'ONUSIDA. Le nombre de décès liés au VIH ont eux aussi baissé, de 16 % entre 2010 et 2016, passant à 1,8 million.

 

 

Aujourd'hui, 36,7 millions de personnes vivent avec le virus dans le monde. Et 19,5 millions bénéficient d'un traitement qui leur permet de rester en vie. "Jamais nous n'avons eu autant de personnes sous traitement", se réjouit Michel Sidibé, directeur général d'ONUSIDA, estimant qu'un cap a été franchi dans l'objectif de venir à bout de l'épidémie.

 

 

Il n'existe pas encore de vaccin contre le VIH ou de médicament guérissant du Sida, et les personnes séropositives doivent suivre un traitement par antirétroviraux tout au long de leur vie, pour empêcher le développement du virus. Ces traitements sont coûteux et entraînent des effets secondaires, mais ils ont révolutionné l'état de santé des personnes séropositives et allongé leur espérance de vie. E.B.

 

 

 

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23/07/2017
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le Progrès du samedi 17 juin 2017

 

 
 
    SANTÉ - PRÉCONISATIONS. VERS ONZE VACCINS INFANTILES OBLIGATOIRES

 

 

 

La ministre de la Santé réfléchit à un élargissement de l'obligation vaccinale, après l'injonction du Conseil d'État. Elle envisage également d'imposer aux professionnels de santé de se vacciner contre la grippe.

 

 

La liste de vaccins obligatoires pourrait bientôt s'allonger. Aujourd'hui, seuls trois vaccins sont obligatoires pour les nourrissons : diphtérie, tétanos, et polio (DTP). Huit autres, dont la coqueluche, l'hépatite B, la rougeole, sont seulement recommandés. Agnès Buzyn, ministre de la Santé, envisage d'élargir l'obligation aux vaccins qui ne sont aujourd'hui que recommandés.

 

 

 

■ Pourquoi ?

 

En février dernier, le Conseil d'État a sommé le gouvernement de rendre disponible sur le marché les seuls vaccins obligatoires (DTP), car on ne les trouve aujourd'hui qu'associés à d'autres. La plupart du temps, les parents ont recours à un vaccin hexavalent (qui comprend six sérotypes de l'agent infectieux), protégeant également contre la coqueluche, l'hépatite B et l'Haemophilus influenza de type b, un germe responsable des méningites.

 

 

Le Conseil d'État avait été saisi par 2 300 requêtes de citoyens anti-vaccins contestant cette situation. Il laissait une porte de sortie à l'État, pour qui, mettre sur le marché un nouveau vaccin d'ici le 8 août était une gageure. Il en serait disposé si la loi évoluait en élargissant le champ des vaccinations obligatoires. C'est la voie privilégiée par la nouvelle ministre.

 

 

 

 

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■ Quels vaccins ?

 

"Aujourd'hui, en France, la rougeole réapparaît. Il n'est pas tolérable que des enfants en meurent: dix sont décédés depuis 2008. Comme ce vaccin est seulement recommandé et non obligatoire, le taux de couverture est de 75 % alors qu'il devrait être de 95 % pour prévenir cette épidémie. On a le même problème avec la méningite. Il n'est pas supportable qu'un ado de 15 ans puisse en mourir parce qu'il n'est pas vacciné. Nous réfléchissons donc à rendre obligatoire les onze vaccins pour une durée limitée, qui pourrait être de cinq à dix ans", explique Agnès Buzyn dans les colonnes du Parisien. La liste des obligations serait la suivante : Polio, tétanos, diphtérie, coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C.

 

 

Une mesure dénoncée par la députée européenne EELV Michèle Rivasi, très critique à l'égard de la vaccination : "La défiance des citoyens envers les vaccins est considérable suite à la multiplication des scandales sanitaires, la restauration de la confiance ne passe pas par l'infantilisation et le mépris des parents inquiets pour la santé et le système immunitaire de leurs enfants", estime l'élue qui s'interroge sur "le cadeau fait aux laboratoires pharmaceutiques".

 

 

 

■ Combien d'injections en plus ?

 

Cela n'équivaut pas forcément à autant de piqûres en plus pour nos bébés. Les vaccins hexavalent actuellement disponibles sur le marché protègent déjà contre six maladies (CTP, coqueluche, hépatite B, et l'haemophilus influenzae de type b). Il faudra ajouter les injections contre le pneumocoque, méningocoque C et le ROR (rougeole-oreillons-rubéole). Au total, entre 2 et 16 mois , un bébé recevra dix injections.

 

 

 

■ Et pour la grippe ?

 

La ministre se pose la question de rendre obligatoire la vaccination contre la grippe pour les professionnels de santé. Élodie Bécu

 


19/06/2017
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le Progrès du mardi 6 juin 2017

 

 
 
    SANTÉ - CONGRÈS À CHICAGO. CANCER DES PISTES PROMETTEUSES

 

 

 

Au plus grand congrès mondial sur le cancer, les spécialistes misent sur une médecine toujours plus personnalisée, les nouvelles technologies mais aussi sur un meilleur accompagnement des patients.

 

 

De bonnes nouvelles dans la lutte contre le cancer ! Les spécialistes de la maladie, réunis jusqu'à aujourd'hui à Chicago aux États-Unis, ont présenté les avancées thérapeutiques au plus grand congrès mondial sur le sujet (plus de 30 000 médecins du monde entier, environ 4 000 présentations...)

 

 

 

■ Immunothérapie

 

L'immunothérapie confirme son utilité. Cette thérapie consiste à booster les défenses immunitaires du malade pour combattre la tumeur. Elle est aujourd'hui utilisée pour soigner des mélanomes et certains types de cancers du poumon. Une étude apporte un espoir dans les cancers gynécologiques : sur 24 patientes, âgées en moyenne de la cinquantaine, une sur cinq a vu son cancer régresser de façon significative.

 

 

 

■ Nouvelles technologies

 

Adapter très vite le traitement des malades grâce à une application web permet d'allonger leur espérance de vie. C'est le résultat d'une enquête menée avec 766 patients. Ces malades, tous diagnostiqués de différents cancers métastasés du poumon, du sein et de la prostate, pouvaient utiliser l'application disponible sur tablette ou smartphone pour communiquer les effets secondaires de la chimiothérapie à leur médecin. Ils ont vécu en moyenne cinq mois de plus que ceux du groupe témoin, qui attendaient leur visite mensuelle chez le cancérologue pour mentionner ces problèmes. Les nouvelles technologies jouent aussi un rôle dans le soutien psychologique en ligne des malades.

 

 

 

■ Médiation et aide psychologique

 

La méditation, la relaxation et l'aide psychologique deviennent des armes à part entière dans la prise en charge des malades du cancer et ceux qui sont en rémission, selon plusieurs études cliniques présentées à Chicago. Elles jouent un rôle essentiel pour diminuer la peur et l'anxiété. Or, l'angoisse peut être stressante au point d'affecter l'efficacité du suivi médical, le comportement et les relations avec l'entourage et au travail.

 

 

 

■ Hygiène de vie et prévention

 

Plusieurs études mettent l'accent sur l'importance de l'hygiène de vie contre le cancer. Une enquête s'est intéressée à 1 000 personnes traitées pour un cancer du côlon, suivies pendant sept ans. Elle montre qu'une vie saine - contrôler son poids, avoir une activité physique régulière et avoir une alimentation riches en fruits, légumes et céréales complètes, et pauvre en viande rouge - réduit de 42 % le risque de rechute.

 

 

Selon une autre étude, menée par une équipe de Boson sur plus de 900 patients atteints de cancer du côlon : consommer plus de 50 grammes par semaine de fruits secs (noix, noisettes, amandes...) réduit quasiment de moitié (42 %) la mortalité et le risque de rechute.

 


10/06/2017
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le Progrès du samedi 6 mai 2017

 

 
 
    SANTÉ - ÉTUDE. DES CHERCHEURS PARVIENNENT À GUÉRIR DES SOURIS DU
    SIDA

 

 

 

Grande avancée dans la recherche sur le Sida : des chercheurs sont parvenus à éliminer le virus sur des souris. Un espoir pour un futur vaccin ?

 

 

Une étude publiée dans le journal scientifique Molecular Therapy indique que des chercheurs sont parvenus à éradiquer le virus du Sida de l'organisme de souris, à l'aide d'une technique appelée le CRISPR Cas9.

 

 

Il s'agit en fait de découper très précisément l'ADN : les chercheurs ont ainsi découpé les gènes touchés par le VIH. De plus, le virus, qui se cache dans les cellules, n'est pas réapparu une fois qu'il avait été totalement retiré.

 

 

Les chercheurs sont également parvenus à stopper la reproduction du virus. Cette méthode révolutionnaire pourrait permettre d'aborder différemment de nombreuses maladies génétiques.

 

 

 

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Essai chez les primates

 

Les chercheurs des universités de Temple et de Pittsburgh (États-Unis), qui ont mené cette recherche, fondent beaucoup d'espoir sur cette technique. "La prochaine étape de nos travaux est de répéter ces résultats chez des primates, qui sont les modèles animaux les plus fiables pour étudier l'infection par le VIH", explique le Dr Kamel Khalili. "Si nous démontrons à nouveau l'élimination du virus dans les réservoirs du VIH, y compris les cellules du cerveau, nous espérons pouvoir mener un essai chez l'homme".

 

 

Mais ce n'est pas pour demain : cette technologie controversée, indique France 24. En effet, elle peut donner lieu à des dérives de toutes sortes puisqu'elle permet de modifier les gènes. Ainsi, aux États-Unis, une entreprise du Minnesota a créé des vaches laitières sans cornes. Les débats font rage depuis des mois quant à l'utilisation d'une telle "arme de destruction massive", comme l'a qualifiée la CIA.

 

 

Aujourd'hui, le VIH est incurable et seul un traitement permettant de bloquer son évolution existe.

 


07/05/2017
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le Progrès du mercredi 3 mai 2017

 

 
 
    MÉDECINE - FRANCE. COEUR ARTIFICIEL : REPRISE DE L'ESSAI CLINIQUE
     DE CARMAT

 

 

 

L'Agence du médicament a autorisé, hier, la société de biotechnologie Carmat à reprendre l'essai clinique de son coeur artificiel, qui avait été suspendu mi-octobre après le décès du cinquième patient implanté.

 

 

"Après une évaluation approfondie, l'ANSM considère que la société Carmat a apporté des éléments permettant de reprendre l'essai dans des conditions de sécurité et de maîtrise des risques satisfaisantes", a expliqué l'agence sanitaire.

 

 

L'ANSM "sera particulièrement vigilante sur la sécurité des patients, sur la qualité des données fournies et sur l'analyse qui en sera faite", a-t-elle ajouté, soulignant qu'une "analyse globale intermédiaire portant sur les cinq prochains patients inclus" dans l'essai clinique serait réalisée.

 

 

Conçu par le Pr Alain Carpentier, le coeur artificiel permanent Carmat, appareil de 900 grammes, vise à palier le manque de greffons disponibles pour les personnes victimes d'insuffisance cardiaque terminale.

 

 

L'entreprise a transplanté cinq patients depuis 2013, tous décédés depuis. Les décès des patients, pas nécessairement liés au coeur artificiel, sont intervenus entre un et neuf mois après l'opération. Le patient décédé en octobre était le premier de la dernière phase de l'essai avant l'éventuelle commercialisation de la prothèse. Cette étape devait inclure 15-20 patients au total jusqu'en 2018, en France et à l'étranger.

 


06/05/2017
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le Progrès du samedi 22 avril 2017

 

 
 
    SANTÉ - LES HÉPATITES TUENT DAVANTAGE

 

 

 

C'est une mauvaise nouvelle. La mortalité liée aux hépatites est en hausse dans le monde. En 2015, l'hépatite virale a provoqué 1,34 million de décès, selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), publié hier. Un chiffre comparable aux morts dues à la tuberculose ou au SIDA dans le monde, pathologies qui, elles, cependant, sont en recul.

 


24/04/2017
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le Progrès du vendredi 21 avril 2017

 

 

 

SANTÉ – UNE ÉTUDE DE 60 MILLIONS DE CONSOMMATEURS

 

 

 

PERTURBATEURS ENDOCRINIENS : ALERTE SUR NOS ENFANTS !

 

 

Pesticides, bisphénol, phtalates et même PCB : les cheveux de nos petites têtes blondes contiennent en moyenne 34 de ces substances toxiques, selon une nouvelle enquête.

 

 

Perturbateurs endocriniens : il y a urgence ! Une nouvelle étude tire la sonnette d'alarme sur la présence de ces substances toxiques dans nos organismes,

 

 

Le magazine 60 millions de consommateurs a retrouvé en moyenne 34 perturbateurs endocriniens dans les cheveux de 43 filles et garçons âgés de 10 à 15 ans. Les plus contaminés en comptabilisent jusqu'à 54, les moins 23, parmi les 254 substances recherchées pour l'étude.

 

 

« Aucun enfant n'est épargné. Nous sommes au bord d'une crise sanitaire majeure », s'alarme Kévin Fournier, ingénieur à l'Institution nationale de la consommation qui a réalisé les tests.

 

 

Les plastifiants (phtalates présents dans les bouteilles en plastiques par exemple, ou bisphénol) arrivent en tête. Les mèches des enfants contiennent également des pesticides, mais aussi, plus étonnant, des produits interdits depuis 30 ans : les PCB.

 

 

Les perturbateurs endocriniens sont présents partout. Dans notre alimentation (pesticides mais aussi pollution par les rejets de l'activité industrielle dans la nature), nos emballages, nos intérieurs (fenêtres PVC, revêtements plastiques, tissus traités) et nos cosmétiques.

 

 

Cette exposition multiple constitue un risque pour la santé. Plusieurs études scientifiques montrent l'impact de ces substances – quelle que soit la dose et surtout si elles sont associées à d'autres – sur le baisse de la fertilité, les troubles neurologiques ou encore certains cancers.

 

 

 

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Comment se protéger ?

 

Comment s'en protéger ? « Aérer son logement 15-20 minutes par jour et faire le ménage une fois par semaine permet de limiter l'exposition », conseille Kévin Fournier. Éviter les revêtements et emballages plastiques, privilégier les produits bio et limiter sa consommation de poisson gras à une fois par semaine sont d'autres pistes.

 

 

Face à l'ampleur du risque, la réponse ne peut cependant pas être qu'une question de comportement individuel. Le magazine appelle les politiques à imposer une réglementation stricte pour limiter l'usage de ces produits (le seul à en avoir fait un cheval de bataille pendant la campagne est le socialiste Benoît Hamon).

 

 

Depuis des mois, la définition de ces produits est l'objet d'une âpre bataille au sein de la commission européenne. La France fait partie des pays qui souhaitent un encadrement plus strict des perturbateurs. Le bisphénol A y est interdit dans les biberons et les emballages alimentaires.

 

 

Kévin Fournier en appelle aussi aux consommateurs : « Jouez l'arme économique, dites que vous ne voulez plus de ces produits et les industriels seront contraints de proposer des vraies alternatives de substitution. On le voit par exemple avec les cosmétiques « sans paraben ». Élodie Bécu

 


23/04/2017
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le Progrès du samedi 15 avril 2017

 

 
 
    SANTÉ - INNOVATION. LA HANCHE FRANÇAISE "ANTI-LUXATION" À LA CON-
    QUÊTE DU MONDE

 

 

 

Invention stéphano-lyonnaise, l'implant à "double mobilité" réduit fortement l'instabilité des prothèses de hanche.

 

 

Quatre millions de Français - dont Johnny Hallyday - sont porteurs d'une prothèse totale de hanche (PTH). C'est l'une des chirurgies les plus fréquentes que ce soit en raison d'arthrose, de nécrose ou de fracture du col du fémur.

 

 

Et elle est amenée à se développer avec le vieillissement de la population et son goût croissant pour les sports traumatisants comme le marathon ou le ski.

 

 

"Avant, les gens venaient pour une gêne fonctionnelle et voir disparaître la douleur. Aujourd'hui, ils demandent "est-ce que je pourrais refaire du sport ?", souligne le Dr Jean-Louis Prudhon, l'un des chirurgiens de "l'École lyonnaise de la hanche" qui vient de réunir 400 spécialistes français et étrangers à Lyon.

 

 

 

Amplitude articulaire optimale

 

Alors que l'instabilité est le principal inconvénient de la PTH et la première cause de ré-intervention à court terme, ce patient sportif augmente son risque de luxer sa prothèse.

 

 

"Cette complication précoce, entre la 1ère et 3e année est très mal vécue par les patients qui perdent confiance en eux et en leur chirurgien", poursuit le Dr Prudhon.

 

 

Cependant, selon l'École lyonnaise de la hanche, les implants "à double mobilité" font pratiquement disparaître ce risque de luxation grâce à une double articulation qui permet une amplitude articulaire optimale.

 

 

Inventée en 1976 par le Pr Gilles Bousquet (CHU de Saint-Etienne), ce concept a été développé par la société Serf, basée à Décines (Rhône).

 

 

 

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Un concept dont se sont emparés les Américains

 

Le marché compte trois autre leaders, Lépine et Amplitude, situés en Rhône-Alpes et l'américain Stryker. "C'est très rare que les Américains s'emparent d'un concept qui ne vient pas de chez eux", souligne le Pr Sébastien Lustig.

 

 

Si la double mobilité s'impose aujourd'hui chez les plus de 70 ans, les chirurgiens restent divisés pour les patients plus jeunes en raison de l'usure du polyéthylène qui compose cet implant, augmentant alors le risque de reprise précoce.

 

 

La question des matériaux (métal, céramique, polyéthylène) reste d'ailleurs sensible dans un secteur qui a connu un scandale sanitaire mondial il y a quelques années. "Même si on est de plus en plus confiants, on reste très prudents vis-à-vis des innovations des industriels", précise d'ailleurs le Pr Michel-Henri Fessy. Sylvie Montaron

 


18/04/2017
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le Progrès du jeudi 13 avril 2017

 

 

 
    SANTÉ - PATHOLOGIE. LES CANCERS DES ENFANTS EN HAUSSE DE 13 % en
    20 ANS

 

 

 

Depuis 20 ans, le nombre de cancers pédiatriques est en hausse très significative. Cet accroissement pourrait s'expliquer par une meilleure détection ou un diagnostic plus précoce de la maladie.

 

 

C'est un mal qui touche malheureusement - aussi les enfants. Dans les années 2000, la fréquence des cancers chez les moins de 14 a été 13 % plus élevée que dans les années 1980.

 

 

L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), qui a publié cette étude hier, a analysé environ 300 000 cas diagnostiqués dans 62 pays. Il en résulte un taux de cancers de 140 cas pour un million d'enfants par an entre 2001 et 2010. Soit un nombre d'enfants concernés relativement faible mais "une cause significative de décès chez les enfants et les adolescents", souligne Christopher Wild, directeur du Centre international de recherches contre le cancer (CIRC), qui a coordonné l'étude.

 

 

 

Les cancers les plus fréquents

 

Dans un tiers des cas, les malades souffrent de leucémie, suivie par les tumeurs du système nerveux central (20 %) et les lymphomes. Chez les adolescents (15-19 ans), la fréquence des cancers est estimée à 185 cas pour un million de personnes chaque année, ajoute l'étude. Le lymphome est alors le plus fréquent (23 % des cas), devant les carcinomes et les mélanomes (des cancers de la peau, 21 %). Une partie de cette augmentation serait "peut-être due, selon le CIRC, à une détection meilleure ou plus précoce de ces cancers".

 

 

 

Des facteurs extérieurs

 

Pour autant, cet accroissement des cancers pédiatriques - probablement encore sous-estimés, en particulier dans les pays à faibles revenus - pourrait aussi être influencé par "des facteurs extérieurs, tels que des infections ou certains polluants présents dans l'environnement", ajoute l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La diminution de l'exposition des enfants aux microbes dans les sociétés développées pourrait également jouer un rôle dans l'augmentation des cancers impliquant un comportement anormal du système immunitaire, comme la leucémie aiguë, estime Mel Greaves, de l'Institute of Cancer Research à Londres.

 

 

Richard Peto, professeur de statistique médicale à Oxford (Grande-Bretagne) conteste les conclusions de l'étude de l'OMS, estimant que les chiffres s'expliquent par la hausse des diagnostics. "Il est faux d'affirmer que les taux réels de cancer de l'enfant augmentent dans le monde. Depuis les années 1980, les services médicaux et les méthodes de diagnostic se sont améliorés, tout comme la fiabilité avec laquelle les cas de cancers sont signalés dans les registres de population".

 


16/04/2017
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le Progrès du vendredi 24 mars 2017

 

 

 

SANTÉ - ÉTUDE. MÉDECINS : LES DÉLAIS DE CONSULTATIONS EXPLOSENT

 

 

Les "patients" n'ont jamais aussi bien porté leur nom... En ville, le délai moyen pour obtenir un rendez-vous avec un généraliste a doublé : il est désormais de huit jours, contre quatre en 2012, selon les données de la dernière enquête Ifop, pour le cabinet Jalma. De même, pour une visite chez un médecin spécialiste, il faut patienter deux mois en moyenne (61 jours exactement, contre 48 en 2012). Pis, 47 % des médecins ont plus de 55 ans, et leur renouvellement n'est pas suffisant.

 

 

Le spécialiste le plus difficile à consulter reste l'ophtalmologue (117 jours d'attente, contre 104 en 2012). Mais celui dont le délai pour décrocher un rendez-vous s'est le plus allongé, c'est le dermatologue (64 jours d'attente, contre 41). Sans surprise, c'est en région parisienne que les délais d'attente pour obtenir un rendez-vous chez un médecin spécialiste libéral sont les plus courts. À l'inverse, les quarts nord-ouest et nord-est de l'Hexagone sont les plus affectés : dans ces régions, il faut patienter environ cinq mois avant de pouvoir un ophtalmo.

 

 

 

 

 

PRÉVENTION - LE SIDACTION REVIENT AUJOURD'HUI ET TOUT LE WEEK-END

 

En France, 153 000 personnes vivent avec le VIH. Et tous les ans, plus de 6 000 découvrent leur séropositivité. Aujourd'hui et ce week-end, le Sidaction se donne donc comme mission d'informer. Car contre toute attente, le défaut d'informations ne touche pas que les plus jeunes, qui n'ont pas connu le début de l'épidémie à la fin des années 1980.

 

 

 

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30/03/2017
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