L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

MEDECINE - Santé

Chaque époque apporte son lot d'évolution. Il en est un, tout particulièrement intéressant, qui concerne la médecine. Que d'améliorations au fil de l'histoire ! Voilà où nous en somme aujourd'hui, en plein XXIème siècle...

 


le Progrès du samedi 22 avril 2017

 

 
 
    SANTÉ - LES HÉPATITES TUENT DAVANTAGE

 

 

 

C'est une mauvaise nouvelle. La mortalité liée aux hépatites est en hausse dans le monde. En 2015, l'hépatite virale a provoqué 1,34 million de décès, selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), publié hier. Un chiffre comparable aux morts dues à la tuberculose ou au SIDA dans le monde, pathologies qui, elles, cependant, sont en recul.

 


24/04/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du vendredi 21 avril 2017

 

 

 

SANTÉ – UNE ÉTUDE DE 60 MILLIONS DE CONSOMMATEURS

 

 

 

PERTURBATEURS ENDOCRINIENS : ALERTE SUR NOS ENFANTS !

 

 

Pesticides, bisphénol, phtalates et même PCB : les cheveux de nos petites têtes blondes contiennent en moyenne 34 de ces substances toxiques, selon une nouvelle enquête.

 

 

Perturbateurs endocriniens : il y a urgence ! Une nouvelle étude tire la sonnette d'alarme sur la présence de ces substances toxiques dans nos organismes,

 

 

Le magazine 60 millions de consommateurs a retrouvé en moyenne 34 perturbateurs endocriniens dans les cheveux de 43 filles et garçons âgés de 10 à 15 ans. Les plus contaminés en comptabilisent jusqu'à 54, les moins 23, parmi les 254 substances recherchées pour l'étude.

 

 

« Aucun enfant n'est épargné. Nous sommes au bord d'une crise sanitaire majeure », s'alarme Kévin Fournier, ingénieur à l'Institution nationale de la consommation qui a réalisé les tests.

 

 

Les plastifiants (phtalates présents dans les bouteilles en plastiques par exemple, ou bisphénol) arrivent en tête. Les mèches des enfants contiennent également des pesticides, mais aussi, plus étonnant, des produits interdits depuis 30 ans : les PCB.

 

 

Les perturbateurs endocriniens sont présents partout. Dans notre alimentation (pesticides mais aussi pollution par les rejets de l'activité industrielle dans la nature), nos emballages, nos intérieurs (fenêtres PVC, revêtements plastiques, tissus traités) et nos cosmétiques.

 

 

Cette exposition multiple constitue un risque pour la santé. Plusieurs études scientifiques montrent l'impact de ces substances – quelle que soit la dose et surtout si elles sont associées à d'autres – sur le baisse de la fertilité, les troubles neurologiques ou encore certains cancers.

 

 

 

998013-les-perturbateurs-endocriniens-infographie-big.png

 

 

 

Comment se protéger ?

 

Comment s'en protéger ? « Aérer son logement 15-20 minutes par jour et faire le ménage une fois par semaine permet de limiter l'exposition », conseille Kévin Fournier. Éviter les revêtements et emballages plastiques, privilégier les produits bio et limiter sa consommation de poisson gras à une fois par semaine sont d'autres pistes.

 

 

Face à l'ampleur du risque, la réponse ne peut cependant pas être qu'une question de comportement individuel. Le magazine appelle les politiques à imposer une réglementation stricte pour limiter l'usage de ces produits (le seul à en avoir fait un cheval de bataille pendant la campagne est le socialiste Benoît Hamon).

 

 

Depuis des mois, la définition de ces produits est l'objet d'une âpre bataille au sein de la commission européenne. La France fait partie des pays qui souhaitent un encadrement plus strict des perturbateurs. Le bisphénol A y est interdit dans les biberons et les emballages alimentaires.

 

 

Kévin Fournier en appelle aussi aux consommateurs : « Jouez l'arme économique, dites que vous ne voulez plus de ces produits et les industriels seront contraints de proposer des vraies alternatives de substitution. On le voit par exemple avec les cosmétiques « sans paraben ». Élodie Bécu

 


23/04/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du samedi 15 avril 2017

 

 
 
    SANTÉ - INNOVATION. LA HANCHE FRANÇAISE "ANTI-LUXATION" À LA CON-
    QUÊTE DU MONDE

 

 

 

Invention stéphano-lyonnaise, l'implant à "double mobilité" réduit fortement l'instabilité des prothèses de hanche.

 

 

Quatre millions de Français - dont Johnny Hallyday - sont porteurs d'une prothèse totale de hanche (PTH). C'est l'une des chirurgies les plus fréquentes que ce soit en raison d'arthrose, de nécrose ou de fracture du col du fémur.

 

 

Et elle est amenée à se développer avec le vieillissement de la population et son goût croissant pour les sports traumatisants comme le marathon ou le ski.

 

 

"Avant, les gens venaient pour une gêne fonctionnelle et voir disparaître la douleur. Aujourd'hui, ils demandent "est-ce que je pourrais refaire du sport ?", souligne le Dr Jean-Louis Prudhon, l'un des chirurgiens de "l'École lyonnaise de la hanche" qui vient de réunir 400 spécialistes français et étrangers à Lyon.

 

 

 

Amplitude articulaire optimale

 

Alors que l'instabilité est le principal inconvénient de la PTH et la première cause de ré-intervention à court terme, ce patient sportif augmente son risque de luxer sa prothèse.

 

 

"Cette complication précoce, entre la 1ère et 3e année est très mal vécue par les patients qui perdent confiance en eux et en leur chirurgien", poursuit le Dr Prudhon.

 

 

Cependant, selon l'École lyonnaise de la hanche, les implants "à double mobilité" font pratiquement disparaître ce risque de luxation grâce à une double articulation qui permet une amplitude articulaire optimale.

 

 

Inventée en 1976 par le Pr Gilles Bousquet (CHU de Saint-Etienne), ce concept a été développé par la société Serf, basée à Décines (Rhône).

 

 

 

prothese-totale-de-la-hanche.png

 

 

 

Un concept dont se sont emparés les Américains

 

Le marché compte trois autre leaders, Lépine et Amplitude, situés en Rhône-Alpes et l'américain Stryker. "C'est très rare que les Américains s'emparent d'un concept qui ne vient pas de chez eux", souligne le Pr Sébastien Lustig.

 

 

Si la double mobilité s'impose aujourd'hui chez les plus de 70 ans, les chirurgiens restent divisés pour les patients plus jeunes en raison de l'usure du polyéthylène qui compose cet implant, augmentant alors le risque de reprise précoce.

 

 

La question des matériaux (métal, céramique, polyéthylène) reste d'ailleurs sensible dans un secteur qui a connu un scandale sanitaire mondial il y a quelques années. "Même si on est de plus en plus confiants, on reste très prudents vis-à-vis des innovations des industriels", précise d'ailleurs le Pr Michel-Henri Fessy. Sylvie Montaron

 


18/04/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du jeudi 13 avril 2017

 

 

 
    SANTÉ - PATHOLOGIE. LES CANCERS DES ENFANTS EN HAUSSE DE 13 % en
    20 ANS

 

 

 

Depuis 20 ans, le nombre de cancers pédiatriques est en hausse très significative. Cet accroissement pourrait s'expliquer par une meilleure détection ou un diagnostic plus précoce de la maladie.

 

 

C'est un mal qui touche malheureusement - aussi les enfants. Dans les années 2000, la fréquence des cancers chez les moins de 14 a été 13 % plus élevée que dans les années 1980.

 

 

L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), qui a publié cette étude hier, a analysé environ 300 000 cas diagnostiqués dans 62 pays. Il en résulte un taux de cancers de 140 cas pour un million d'enfants par an entre 2001 et 2010. Soit un nombre d'enfants concernés relativement faible mais "une cause significative de décès chez les enfants et les adolescents", souligne Christopher Wild, directeur du Centre international de recherches contre le cancer (CIRC), qui a coordonné l'étude.

 

 

 

Les cancers les plus fréquents

 

Dans un tiers des cas, les malades souffrent de leucémie, suivie par les tumeurs du système nerveux central (20 %) et les lymphomes. Chez les adolescents (15-19 ans), la fréquence des cancers est estimée à 185 cas pour un million de personnes chaque année, ajoute l'étude. Le lymphome est alors le plus fréquent (23 % des cas), devant les carcinomes et les mélanomes (des cancers de la peau, 21 %). Une partie de cette augmentation serait "peut-être due, selon le CIRC, à une détection meilleure ou plus précoce de ces cancers".

 

 

 

Des facteurs extérieurs

 

Pour autant, cet accroissement des cancers pédiatriques - probablement encore sous-estimés, en particulier dans les pays à faibles revenus - pourrait aussi être influencé par "des facteurs extérieurs, tels que des infections ou certains polluants présents dans l'environnement", ajoute l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La diminution de l'exposition des enfants aux microbes dans les sociétés développées pourrait également jouer un rôle dans l'augmentation des cancers impliquant un comportement anormal du système immunitaire, comme la leucémie aiguë, estime Mel Greaves, de l'Institute of Cancer Research à Londres.

 

 

Richard Peto, professeur de statistique médicale à Oxford (Grande-Bretagne) conteste les conclusions de l'étude de l'OMS, estimant que les chiffres s'expliquent par la hausse des diagnostics. "Il est faux d'affirmer que les taux réels de cancer de l'enfant augmentent dans le monde. Depuis les années 1980, les services médicaux et les méthodes de diagnostic se sont améliorés, tout comme la fiabilité avec laquelle les cas de cancers sont signalés dans les registres de population".

 


16/04/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du vendredi 24 mars 2017

 

 

 

SANTÉ - ÉTUDE. MÉDECINS : LES DÉLAIS DE CONSULTATIONS EXPLOSENT

 

 

Les "patients" n'ont jamais aussi bien porté leur nom... En ville, le délai moyen pour obtenir un rendez-vous avec un généraliste a doublé : il est désormais de huit jours, contre quatre en 2012, selon les données de la dernière enquête Ifop, pour le cabinet Jalma. De même, pour une visite chez un médecin spécialiste, il faut patienter deux mois en moyenne (61 jours exactement, contre 48 en 2012). Pis, 47 % des médecins ont plus de 55 ans, et leur renouvellement n'est pas suffisant.

 

 

Le spécialiste le plus difficile à consulter reste l'ophtalmologue (117 jours d'attente, contre 104 en 2012). Mais celui dont le délai pour décrocher un rendez-vous s'est le plus allongé, c'est le dermatologue (64 jours d'attente, contre 41). Sans surprise, c'est en région parisienne que les délais d'attente pour obtenir un rendez-vous chez un médecin spécialiste libéral sont les plus courts. À l'inverse, les quarts nord-ouest et nord-est de l'Hexagone sont les plus affectés : dans ces régions, il faut patienter environ cinq mois avant de pouvoir un ophtalmo.

 

 

 

 

 

PRÉVENTION - LE SIDACTION REVIENT AUJOURD'HUI ET TOUT LE WEEK-END

 

En France, 153 000 personnes vivent avec le VIH. Et tous les ans, plus de 6 000 découvrent leur séropositivité. Aujourd'hui et ce week-end, le Sidaction se donne donc comme mission d'informer. Car contre toute attente, le défaut d'informations ne touche pas que les plus jeunes, qui n'ont pas connu le début de l'épidémie à la fin des années 1980.

 

 

 

bandeau2017.png


30/03/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du lundi 20 mars 2017

 

 

 

SANTÉ - CETTE PATHOLOGIE EST UNE DES CONSÉQUENCES DE L'OBÉSITÉ. ALERTE SUR LA MALADIE DU "FOIE GRAS HUMAIN"

 

 

 

La stéatothépatite non alcoolique ou NASH est une pathologie du foie liée à de trop grande consommation de sucre et de gras. Elle peut évoluer en cirrhose voire en cancer.

 

 

Le chroniqueur sportif Pierre Ménès a failli en mourir. Il doit sa survie à une double greffe du foie et du rein. La stéatothépatite non alcoolique ou NSH est une maladie invisible, qui progresse dans les pays développés où les sucres et le gras sont consommés en excès.

 

 

 

■ De quoi s'agit-il ?

 

C'est la "maladie du foie gras non alcoolique". Elle peut dégénérer en cirrhose ou ne cancer du foie. Il s'agit d'une inflammation du foie qui n'a rien à voir avec l'alcool, une cirrhose d'un genre nouveau.

 

 

La NASH est liée à une trop grande accumulation de gras sur le foie. La consommation excessive de sodas et de fast-food n'est pas sans conséquences. Une alimentation trop riche en sucres et en graisses oblige le foi à stocker du gras à l'excès, et cette surcharge provoque une inflammation. Les patients atteints de la maladie ont les mêmes lésions du foie que dans l'hépatite alcoolique, alors qu'ils boivent peu ou pas du tout d'alcool.

 

 

 

■ Pourquoi ça progresse ?

 

"La NASH n'est pas une maladie nouvelle, mais son évolution flambe depuis une dizaine d'années en raison de la progression de l'obésité dans la population générale. La NASH est très fréquente chez les personnes souffrant d'obésité sévère et morbide", explique Guillaume Pourcher, chirurgien spécialiste de l'obésité. D'évolution lente, la maladie du foie gras non alcoolique a longtemps été ignorée, mais elle aujourd'hui la maladie hépatique la plus fréquente, et la première cause de transplantation du foie aux États-Unis, selon les médecins réunis fin janvier pour la Paris Hepatoloy Conference.

 

 

Outre-Atlantique, la NASH concerne 5 % de la population générale. En France, c'est moins : 1%, mais la stéatose pure, étape qui précède la NASH, toucherait de 15 à 20 % de la population française. La mauvaise nouvelle, c'est que le nombre de cas va augmenter. Pour une raison : l'épidémie de surpoids et d'obésité ne cesse de progresser.

 

 

 

■ Comment la repérer ?

 

La difficulté est que la NASH est une maladie silencieuse et invisible. Le seul moyen de la diagnostiquer de manière certaine est de faire une biopsie.

 

 

 

■ Comme ça se soigne ?

 

Il n'y a pas de traitement contre la NASH. Le seul levier est d'agir sur la cause : l'obésité. La perte de poids par "le régime et l'exercice est aujourd'hui le meilleur traitement de la NASH : une perte pondérale de 5 à 7% par rapport au poids initial a un effet" sur la sévérité de la maladie, la perte de 10 % en fait disparaître les signes dans 90 % des cas, notaient les spécialistes lors du congrès de janvier. Autre piste : la chirurgie de l'obésité qui fait perdre du poids et amène les patients à moins manger à cause de la réduction de la taille de leur estomac. Élodie Bécu

 

 

 

Un Français sur deux en surpoids

 

 

L'obésité progresse à grands pas dans la société française. Près d'un Français sur deux de plus de 30 ans est en surpoids, selon l'Inserm. Et 16 % sont obèses (leur indice de masse corporel est supérieur à 30 Kg/m2). L'obésité abdominale (définie par un tour de taille supérieur à 94 cm pour les hommes et à 80 cm pour les femmes) est encore plus fréquente (entre 41,6 et 48,5 %).

 

 

 

 

Deux départements touchés

 

 

Deux départements sont particulièrement touchés : le Nord, pour lequel la prévalence de l'obésité atteint 25,6 %, et la Meurthe-et-Moselle (22,9 %). Paris est le département le moins touché par l'obésité, avec une prévalence de 10,7 %.

 

 

Cette progression du surpoids n'est pas sans conséquences. Elle a des impacts sur la santé, en raison de ses complications métaboliques, cardiovasculaires, respiratoires, et cancéreuses. Le taux de mortalité est plus élevé chez les personnes obèses que chez celles ayant un poids normal, ce qui a conduit l'Organisation mondiale de la santé à classer au rang de maladie ce qui n'était avant considéré que comme une mauvaise habitude de vie...

 

 

 

 

 

 

 

André Grimaldi,

diabétologue, professeur à la Pitié-Salpêtrière (Paris)

 


 

Vient de publier les Maladies chroniques, vers la troisième médecine (Odile Jacob)

 

 

 

 

 

"L'obésité et la dépression sont les maladies du siècle"

 

 

 

Quelles sont les conséquences de maladies chroniques comme l'obésité sur la santé ?

 

"Dans le monde, il y a 400 millions de diabétiques, conséquence de l'obésité, conséquence elle-même de la sédentarité et de l'évolution de notre alimentation. Face à ces maladies, la prévention est essentielle".

 

 

 

Pourquoi les maladies chroniques progressent-elles à y rythme si rapide ?

 

"Tout d'abord, le vieillissement de la population s'accompagne d'une ensemble de pathologies, du diabète aux maladies cardiovasculaires ou neurodégénérative. Ensuite, l'environnement et l'évolution de nos modes de vie créent de nouvelles pathologies. L'obésité et la dépression sont les maladies du siècles. Enfin, les progrès de la médecine changent de donne en transformant des maladies auparavant mortelles, comme le Sida, en maladies chroniques, qu'on ne guérit pas, mais qu'on soigne de mieux en mieux. Le cancer est en train de devenir une maladie chronique. Or, notre système de soin n'est pas du tout adapté à ce changement radical".

 

 

 

Pourquoi ?

 

"Il s'est construit sur la maladie aiguë, autour de deux pôles, la maladie aiguë bénigne et les gestes techniques simples, effectués en ville, et la médecine aiguë grave ou de haute technicité comme les accidents cardiovasculaires ou les greffes. Mais il est mis aujourd'hui en échec par les maladies chroniques où c'est le patient qui tous les jours doit adopter de nouveaux comportements. C'est une autre médecine centrée sur le patient et pas sur la maladie, nécessitant un travail d'équipe entre médecins, infirmières et paramédicaux..."

 

 

 

Quels changement cela implique ?

 

"Il faut une réforme radicale de notre système de santé, qui passe par un ensemble de paramètres. Tout d'abord, il faut une éducation thérapeutique du patient. Annoncer une maladie chronique, c'est dire que rien ne sera plus comme avant et que désormais le patient sera différent des autres. le patient doit devenir un partenaire des soignants et il faut repenser le lien entre les professionnels et entre la ville et l'hôpital. Il faut également faire évoluer la formation des médecins. Enfin, tout cela ne se fera pas sans un changement d'approche du financement des soins.

 

 

Le paiement à l'acte et la T2A, qui sont aujourd'hui les bases de la rémunération en ville et à l'hôpital, ne sont pas adaptés à la prise en charge globale des patients. C'est un enjeu crucial. Réussir ce virage de la prise en charge des maladies chroniques, concernant en France quelque 20 millions de personnes devrait être la priorité de la politique de santé. Ce qui est en jeu, c'est la pérennité de notre système de santé solidaire". Propos recueillis par Élodie Bécu

 

 


24/03/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du samedi 18 mars 2017

 

 

 

SANTÉ - LE BACLOFÈNE PERMET BIEN DE RÉDUIRE LA CONSOMMATION D'ALCOOL CHEZ LES GROS BUVEURS

 

 

Le baclofène permet de réduire la consommation d'alcool chez les gros buveurs, confirment les résultats définitifs de eux études dévoilées hier. Les derniers résultats de ces études, Alpadir et Bacloville, ont été présentés à l'occasion des journées annuelles de la Société française d'alcoologie organisées à Paris. Ils confirment les premiers résultats présentés en 2016 lors du congrès mondial d'alcoologie à Berlin.

 

 

Jusqu'ici prescrit comme relaxant musculaire, le médicament bénéficie depuis trois ans d'une recommandation temporaire d'utilisation dans le traitement de l'alcoolo-dépendance. Le laboratoire qui le commercialise, Ethypharm, a annoncé hier qu'il comptait déposer d'ici à fin mars une demande d'autorisation de mise sur le marché du baclofène en France pour cet usage.

 


20/03/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du mercredi 15 mars 2017

 

 

 

SANTÉ - SOMMEIL. SEUL, ON DORT BEAUCOUP MIEUX

 

 

Avec son/sa conjoint(e), son enfant ou même son animal de compagnie : dormir accompagné peut-être réconfortant. Pourtant, d'après le très officiel Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), cette habitude perturberait le sommeil. Comme chaque année, l'INSV a dressé le portrait des nuits des Français à travers une enquête nationale (menée par OpinionWay auprès d'un échantillon national représentatif de la population françaises de 1 001 personnes âgées de 18 à 65 ans, du 28 novembre au 7 décembre 2016), publiée à l'approche de la Journée du sommeil, vendredi. Une fois de plus, les personnes interrogées se sont plaintes de ne pas assez dormir, 7 h 07 en moyenne en semaine et 8 h 04 le week-end. Cette dette  de sommeil est en partie due à la présence à nos côtés de "co-dormeurs".

 

 

MAG1668_033.jpg

 

17 % des Français dorment avec leur animal de compagnie

 

Selon l'étude, 50 % des Français dorment en couple, 25 % de ceux qui ont un enfant au domicile l'accueillent régulièrement dans leur lit, en raison de pleurs nocturnes souvent. Et 17 % des sondés déclarent passer la nuit aux côtés de leur animal de compagnie.

 

 

Or, ce "co-sleeping" suscite de nombreuses gênes. La plus forte est due aux mouvements de l'autre. Viennent ensuite les ronflements, les bruits de respiration, les horaires différents de profond sommeil, les rythmes décalés ou encore une trop forte chaleur sous la couette. Avoir son jeune enfant près de soi perturbe aussi l'adulte une fois sur deux, tout en pouvant être dangereux pour l'enfant (mauvaise température, étouffement s'il est encore tout petit).

 

 

Bref, pour l'INSV, il est préférable de dormir seul pour bénéficier d'un sommeil réparateur. Un tiers des personnes interrogées ont d'ailleurs déjà fait ce choix, pour respecter leur confort ou échapper aux ronflements de leur conjoint. Il faut dire que 35 % des Français émettent des sons la nuit, en général des ronflements.

 

 

 

 

SANTÉ - L'ALLAITEMENT DES BÉBÉS EST INSUFFISANT EN FRANCE

 

 

Les taux d'allaitement restent très inférieurs en France aux six mois recommandés par l'Organisation mondiale de la santé, alors que la diversification alimentaire intervient en moyenne à un peu plus de 5 mois. Alors que 70 % des femmes entament un allaitement en maternité, elles ne sont plus que 38 % à le poursuivre de manière exclusive 4 mois après et 19 % quand le bébé a 6 mois.

 


18/03/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du samedi 11 mars 2017

 

 

 

SANTÉ - LE PRIX DES COURONNES DENTAIRES FIXÉ À 550 EUROS

 

 

Les prix des prothèses dentaires seront bientôt limités. En 2018, une couronne céramo-métalline ne pourra pas être facturée à un patient plus de 550 euros. Ce tarif diminuera ensuite progressivement jusqu'à 510 euros à partir de 2020. En parallèle de la limitation des prix des prothèses, la base de remboursement des couronnes, actes prothétiques les plus courants, augmentera de 107,50 euros à 120 euros en 2019.

 


13/03/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du jeudi 9 mars 2017

 

 

 

SANTÉ - AUDITION. SMARTPHONES ET OREILLETTES : BAISSEZ LE VOLUME !

 

 

Les Français, surtout les jeunes, sont accros aux casques reliés aux téléphones pour écouter de la musique ou accompagner des vidéos. Les spécialistes tirent la sonnette d'alarme : ce n'est pas sans danger pour leurs oreilles.

 

 

 

Pour prendre soin de vos oreilles, "écoutez de la musique avec modération sur votre smartphone". C'est le message de la Journée nationale de l'audition (JNA) aujourd'hui. Un Français sur deux utilise son téléphone au moins une heure par jour. Une proportion qui augmente considérablement chez les jeunes : 9 sur 10 chez les moins de 24 ans, selon une enquête réalisée par Ifop pour la JNA.

 

 


12/03/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du vendredi 3 mars 2017

 

 

 

SANTÉ - DÉPISTAGE. DES CHIENS RENIFLEURS DE CANCER DU SEIN : EFFICACES À 100 %

 

 

Après six mois d'entraînement, Thor et Nikios, les deux malinois acquis par l'Institut Curie afin d'être formés à la détection précoce du cancer du sein ont rempli leur mission. Si bien que l'Institut a annoncé un résultat positif à 100 % de cette phase-test, menée sur une cohorte de 130 femmes volontaires.

 

 

Les chiens parviennent à détecter le cancer en reniflant une lingette imprégnée de la transpiration ou de tissus prélevés sur un patient.

 

 

 

Financement participatif

 

Portée par une équipe pluridisciplinaire associant l'institut de recherche et des experts cynophiles, cette première étape du projet Kdog a été rendue possible par un financement participatif.

 

 

Les résultats très positifs des six premiers mois confirment la pertinence d'une étude clinique qui pourra, cette fois, entrer dans le cadre d'un financement en partie porté par le programme hospitalier de recherche clinique. "Une demande est sur le point d'être déposée en ce sens", a précisé l'Institut Curie.

 

 

Cette étude clinique, qui associera quatre chiens, se déroulera sur une période de trois ans entre 2018 et 2021 et s'appuiera sur une sélection de 1 000 femmes.

 

 

 

chiens-cancer.jpg

 

 

Deux nouveaux chiens, de race différente et conduits par un autre dresseur, rejoindront les deux malinois pionniers du projet Kdog. Avec ce dispositif simple, non-invasif et peu coûteux, l'Institut Curie espère à terme "étendre ce processus dans les pays en voie de développement, où les outils de diagnostic peuvent faire défaut".

 

 

 

Stade précoce

 

Le flair très développé du chien lui permet de détecter les cancers à des stades précoces. À l'origine, "il s'agissait de se concentrer sur la nécessité de simplifier le diagnostic du cancer du sein", mais devant les excellents résultats obtenus au cours des six derniers mois, "l'équipe de travail projette sur le long terme d'étendre cette méthode de dépistage à tous les types de cancer, notamment le cancer de l'ovaire".

 


05/03/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du mercredi 1er mars 2017

 

 

 

SANTÉ - NOUVEL ÉCHEC. PERTURBATEURS ENDOCRINIENS, LE STATU QUO

 

 

Petite victoire pour les écologistes qui dénoncent les méfaits des perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques présentes dans presque tous les objets du quotidien et soupçonnées de provoquer des maladies comme le cancer.

 

 

Hier, la définition proposée par la Commission européenne de ces substances chimiques a été rejetée. Le texte européen était jugé par les militants écologistes trop peu restrictif pour pouvoir encadrer ces molécules. Il ne voulait réglementer que les perturbateurs avérés, avec un niveau de preuve jugé "irréaliste" par l'Endocrine Society (société savante internationale dans la recherche en endocrinologie). Il faisait par ailleurs une exception pour les pesticides. La France a voté contre le texte, tout comme le Danemark et la Suède.

 

 

Cette victoire est maigre, car le problème reste entier. Pour pouvoir limiter les risques des perturbateurs endocriniens sur la santé, il faut pouvoir les définir précisément afin d'établir la liste de ceux qu'il faut interdire. É.B.


03/03/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du mardi 28 février 2017

 

 

 

SANTÉ - L'OMS LISTE 12 SUPERBACTÉRIES

 

 

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié hier une liste de 12 familles de bactéries contre lesquelles elle juge urgent de développer de nouveaux antibiotiques, en raison des risques que font peser leurs résistances aux traitements actuels. Ce risque est même jugé "critique" pour trois familles de bactéries.

 

 

10772577.jpg


01/03/2017
0 Poster un commentaire


Recherche

Vous recherchez ? :