L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

MEDECINE - Santé

Chaque époque apporte son lot d'évolution. Il en est un, tout particulièrement intéressant, qui concerne la médecine. Que d'améliorations au fil de l'histoire ! Voilà où nous en somme aujourd'hui, en plein XXIème siècle...

 


le Progrès du lundi 20 mars 2017

 

 

 

SANTÉ - CETTE PATHOLOGIE EST UNE DES CONSÉQUENCES DE L'OBÉSITÉ. ALERTE SUR LA MALADIE DU "FOIE GRAS HUMAIN"

 

 

 

La stéatothépatite non alcoolique ou NASH est une pathologie du foie liée à de trop grande consommation de sucre et de gras. Elle peut évoluer en cirrhose voire en cancer.

 

 

Le chroniqueur sportif Pierre Ménès a failli en mourir. Il doit sa survie à une double greffe du foie et du rein. La stéatothépatite non alcoolique ou NSH est une maladie invisible, qui progresse dans les pays développés où les sucres et le gras sont consommés en excès.

 

 

 

■ De quoi s'agit-il ?

 

C'est la "maladie du foie gras non alcoolique". Elle peut dégénérer en cirrhose ou ne cancer du foie. Il s'agit d'une inflammation du foie qui n'a rien à voir avec l'alcool, une cirrhose d'un genre nouveau.

 

 

La NASH est liée à une trop grande accumulation de gras sur le foie. La consommation excessive de sodas et de fast-food n'est pas sans conséquences. Une alimentation trop riche en sucres et en graisses oblige le foi à stocker du gras à l'excès, et cette surcharge provoque une inflammation. Les patients atteints de la maladie ont les mêmes lésions du foie que dans l'hépatite alcoolique, alors qu'ils boivent peu ou pas du tout d'alcool.

 

 

 

■ Pourquoi ça progresse ?

 

"La NASH n'est pas une maladie nouvelle, mais son évolution flambe depuis une dizaine d'années en raison de la progression de l'obésité dans la population générale. La NASH est très fréquente chez les personnes souffrant d'obésité sévère et morbide", explique Guillaume Pourcher, chirurgien spécialiste de l'obésité. D'évolution lente, la maladie du foie gras non alcoolique a longtemps été ignorée, mais elle aujourd'hui la maladie hépatique la plus fréquente, et la première cause de transplantation du foie aux États-Unis, selon les médecins réunis fin janvier pour la Paris Hepatoloy Conference.

 

 

Outre-Atlantique, la NASH concerne 5 % de la population générale. En France, c'est moins : 1%, mais la stéatose pure, étape qui précède la NASH, toucherait de 15 à 20 % de la population française. La mauvaise nouvelle, c'est que le nombre de cas va augmenter. Pour une raison : l'épidémie de surpoids et d'obésité ne cesse de progresser.

 

 

 

■ Comment la repérer ?

 

La difficulté est que la NASH est une maladie silencieuse et invisible. Le seul moyen de la diagnostiquer de manière certaine est de faire une biopsie.

 

 

 

■ Comme ça se soigne ?

 

Il n'y a pas de traitement contre la NASH. Le seul levier est d'agir sur la cause : l'obésité. La perte de poids par "le régime et l'exercice est aujourd'hui le meilleur traitement de la NASH : une perte pondérale de 5 à 7% par rapport au poids initial a un effet" sur la sévérité de la maladie, la perte de 10 % en fait disparaître les signes dans 90 % des cas, notaient les spécialistes lors du congrès de janvier. Autre piste : la chirurgie de l'obésité qui fait perdre du poids et amène les patients à moins manger à cause de la réduction de la taille de leur estomac. Élodie Bécu

 

 

 

Un Français sur deux en surpoids

 

 

L'obésité progresse à grands pas dans la société française. Près d'un Français sur deux de plus de 30 ans est en surpoids, selon l'Inserm. Et 16 % sont obèses (leur indice de masse corporel est supérieur à 30 Kg/m2). L'obésité abdominale (définie par un tour de taille supérieur à 94 cm pour les hommes et à 80 cm pour les femmes) est encore plus fréquente (entre 41,6 et 48,5 %).

 

 

 

 

Deux départements touchés

 

 

Deux départements sont particulièrement touchés : le Nord, pour lequel la prévalence de l'obésité atteint 25,6 %, et la Meurthe-et-Moselle (22,9 %). Paris est le département le moins touché par l'obésité, avec une prévalence de 10,7 %.

 

 

Cette progression du surpoids n'est pas sans conséquences. Elle a des impacts sur la santé, en raison de ses complications métaboliques, cardiovasculaires, respiratoires, et cancéreuses. Le taux de mortalité est plus élevé chez les personnes obèses que chez celles ayant un poids normal, ce qui a conduit l'Organisation mondiale de la santé à classer au rang de maladie ce qui n'était avant considéré que comme une mauvaise habitude de vie...

 

 

 

 

 

 

 

André Grimaldi,

diabétologue, professeur à la Pitié-Salpêtrière (Paris)

 


 

Vient de publier les Maladies chroniques, vers la troisième médecine (Odile Jacob)

 

 

 

 

 

"L'obésité et la dépression sont les maladies du siècle"

 

 

 

Quelles sont les conséquences de maladies chroniques comme l'obésité sur la santé ?

 

"Dans le monde, il y a 400 millions de diabétiques, conséquence de l'obésité, conséquence elle-même de la sédentarité et de l'évolution de notre alimentation. Face à ces maladies, la prévention est essentielle".

 

 

 

Pourquoi les maladies chroniques progressent-elles à y rythme si rapide ?

 

"Tout d'abord, le vieillissement de la population s'accompagne d'une ensemble de pathologies, du diabète aux maladies cardiovasculaires ou neurodégénérative. Ensuite, l'environnement et l'évolution de nos modes de vie créent de nouvelles pathologies. L'obésité et la dépression sont les maladies du siècles. Enfin, les progrès de la médecine changent de donne en transformant des maladies auparavant mortelles, comme le Sida, en maladies chroniques, qu'on ne guérit pas, mais qu'on soigne de mieux en mieux. Le cancer est en train de devenir une maladie chronique. Or, notre système de soin n'est pas du tout adapté à ce changement radical".

 

 

 

Pourquoi ?

 

"Il s'est construit sur la maladie aiguë, autour de deux pôles, la maladie aiguë bénigne et les gestes techniques simples, effectués en ville, et la médecine aiguë grave ou de haute technicité comme les accidents cardiovasculaires ou les greffes. Mais il est mis aujourd'hui en échec par les maladies chroniques où c'est le patient qui tous les jours doit adopter de nouveaux comportements. C'est une autre médecine centrée sur le patient et pas sur la maladie, nécessitant un travail d'équipe entre médecins, infirmières et paramédicaux..."

 

 

 

Quels changement cela implique ?

 

"Il faut une réforme radicale de notre système de santé, qui passe par un ensemble de paramètres. Tout d'abord, il faut une éducation thérapeutique du patient. Annoncer une maladie chronique, c'est dire que rien ne sera plus comme avant et que désormais le patient sera différent des autres. le patient doit devenir un partenaire des soignants et il faut repenser le lien entre les professionnels et entre la ville et l'hôpital. Il faut également faire évoluer la formation des médecins. Enfin, tout cela ne se fera pas sans un changement d'approche du financement des soins.

 

 

Le paiement à l'acte et la T2A, qui sont aujourd'hui les bases de la rémunération en ville et à l'hôpital, ne sont pas adaptés à la prise en charge globale des patients. C'est un enjeu crucial. Réussir ce virage de la prise en charge des maladies chroniques, concernant en France quelque 20 millions de personnes devrait être la priorité de la politique de santé. Ce qui est en jeu, c'est la pérennité de notre système de santé solidaire". Propos recueillis par Élodie Bécu

 

 


24/03/2017
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le Progrès du samedi 18 mars 2017

 

 

 

SANTÉ - LE BACLOFÈNE PERMET BIEN DE RÉDUIRE LA CONSOMMATION D'ALCOOL CHEZ LES GROS BUVEURS

 

 

Le baclofène permet de réduire la consommation d'alcool chez les gros buveurs, confirment les résultats définitifs de eux études dévoilées hier. Les derniers résultats de ces études, Alpadir et Bacloville, ont été présentés à l'occasion des journées annuelles de la Société française d'alcoologie organisées à Paris. Ils confirment les premiers résultats présentés en 2016 lors du congrès mondial d'alcoologie à Berlin.

 

 

Jusqu'ici prescrit comme relaxant musculaire, le médicament bénéficie depuis trois ans d'une recommandation temporaire d'utilisation dans le traitement de l'alcoolo-dépendance. Le laboratoire qui le commercialise, Ethypharm, a annoncé hier qu'il comptait déposer d'ici à fin mars une demande d'autorisation de mise sur le marché du baclofène en France pour cet usage.

 


20/03/2017
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le Progrès du mercredi 15 mars 2017

 

 

 

SANTÉ - SOMMEIL. SEUL, ON DORT BEAUCOUP MIEUX

 

 

Avec son/sa conjoint(e), son enfant ou même son animal de compagnie : dormir accompagné peut-être réconfortant. Pourtant, d'après le très officiel Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), cette habitude perturberait le sommeil. Comme chaque année, l'INSV a dressé le portrait des nuits des Français à travers une enquête nationale (menée par OpinionWay auprès d'un échantillon national représentatif de la population françaises de 1 001 personnes âgées de 18 à 65 ans, du 28 novembre au 7 décembre 2016), publiée à l'approche de la Journée du sommeil, vendredi. Une fois de plus, les personnes interrogées se sont plaintes de ne pas assez dormir, 7 h 07 en moyenne en semaine et 8 h 04 le week-end. Cette dette  de sommeil est en partie due à la présence à nos côtés de "co-dormeurs".

 

 

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17 % des Français dorment avec leur animal de compagnie

 

Selon l'étude, 50 % des Français dorment en couple, 25 % de ceux qui ont un enfant au domicile l'accueillent régulièrement dans leur lit, en raison de pleurs nocturnes souvent. Et 17 % des sondés déclarent passer la nuit aux côtés de leur animal de compagnie.

 

 

Or, ce "co-sleeping" suscite de nombreuses gênes. La plus forte est due aux mouvements de l'autre. Viennent ensuite les ronflements, les bruits de respiration, les horaires différents de profond sommeil, les rythmes décalés ou encore une trop forte chaleur sous la couette. Avoir son jeune enfant près de soi perturbe aussi l'adulte une fois sur deux, tout en pouvant être dangereux pour l'enfant (mauvaise température, étouffement s'il est encore tout petit).

 

 

Bref, pour l'INSV, il est préférable de dormir seul pour bénéficier d'un sommeil réparateur. Un tiers des personnes interrogées ont d'ailleurs déjà fait ce choix, pour respecter leur confort ou échapper aux ronflements de leur conjoint. Il faut dire que 35 % des Français émettent des sons la nuit, en général des ronflements.

 

 

 

 

SANTÉ - L'ALLAITEMENT DES BÉBÉS EST INSUFFISANT EN FRANCE

 

 

Les taux d'allaitement restent très inférieurs en France aux six mois recommandés par l'Organisation mondiale de la santé, alors que la diversification alimentaire intervient en moyenne à un peu plus de 5 mois. Alors que 70 % des femmes entament un allaitement en maternité, elles ne sont plus que 38 % à le poursuivre de manière exclusive 4 mois après et 19 % quand le bébé a 6 mois.

 


18/03/2017
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le Progrès du samedi 11 mars 2017

 

 

 

SANTÉ - LE PRIX DES COURONNES DENTAIRES FIXÉ À 550 EUROS

 

 

Les prix des prothèses dentaires seront bientôt limités. En 2018, une couronne céramo-métalline ne pourra pas être facturée à un patient plus de 550 euros. Ce tarif diminuera ensuite progressivement jusqu'à 510 euros à partir de 2020. En parallèle de la limitation des prix des prothèses, la base de remboursement des couronnes, actes prothétiques les plus courants, augmentera de 107,50 euros à 120 euros en 2019.

 


13/03/2017
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le Progrès du jeudi 9 mars 2017

 

 

 

SANTÉ - AUDITION. SMARTPHONES ET OREILLETTES : BAISSEZ LE VOLUME !

 

 

Les Français, surtout les jeunes, sont accros aux casques reliés aux téléphones pour écouter de la musique ou accompagner des vidéos. Les spécialistes tirent la sonnette d'alarme : ce n'est pas sans danger pour leurs oreilles.

 

 

 

Pour prendre soin de vos oreilles, "écoutez de la musique avec modération sur votre smartphone". C'est le message de la Journée nationale de l'audition (JNA) aujourd'hui. Un Français sur deux utilise son téléphone au moins une heure par jour. Une proportion qui augmente considérablement chez les jeunes : 9 sur 10 chez les moins de 24 ans, selon une enquête réalisée par Ifop pour la JNA.

 

 


12/03/2017
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le Progrès du vendredi 3 mars 2017

 

 

 

SANTÉ - DÉPISTAGE. DES CHIENS RENIFLEURS DE CANCER DU SEIN : EFFICACES À 100 %

 

 

Après six mois d'entraînement, Thor et Nikios, les deux malinois acquis par l'Institut Curie afin d'être formés à la détection précoce du cancer du sein ont rempli leur mission. Si bien que l'Institut a annoncé un résultat positif à 100 % de cette phase-test, menée sur une cohorte de 130 femmes volontaires.

 

 

Les chiens parviennent à détecter le cancer en reniflant une lingette imprégnée de la transpiration ou de tissus prélevés sur un patient.

 

 

 

Financement participatif

 

Portée par une équipe pluridisciplinaire associant l'institut de recherche et des experts cynophiles, cette première étape du projet Kdog a été rendue possible par un financement participatif.

 

 

Les résultats très positifs des six premiers mois confirment la pertinence d'une étude clinique qui pourra, cette fois, entrer dans le cadre d'un financement en partie porté par le programme hospitalier de recherche clinique. "Une demande est sur le point d'être déposée en ce sens", a précisé l'Institut Curie.

 

 

Cette étude clinique, qui associera quatre chiens, se déroulera sur une période de trois ans entre 2018 et 2021 et s'appuiera sur une sélection de 1 000 femmes.

 

 

 

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Deux nouveaux chiens, de race différente et conduits par un autre dresseur, rejoindront les deux malinois pionniers du projet Kdog. Avec ce dispositif simple, non-invasif et peu coûteux, l'Institut Curie espère à terme "étendre ce processus dans les pays en voie de développement, où les outils de diagnostic peuvent faire défaut".

 

 

 

Stade précoce

 

Le flair très développé du chien lui permet de détecter les cancers à des stades précoces. À l'origine, "il s'agissait de se concentrer sur la nécessité de simplifier le diagnostic du cancer du sein", mais devant les excellents résultats obtenus au cours des six derniers mois, "l'équipe de travail projette sur le long terme d'étendre cette méthode de dépistage à tous les types de cancer, notamment le cancer de l'ovaire".

 


05/03/2017
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le Progrès du mercredi 1er mars 2017

 

 

 

SANTÉ - NOUVEL ÉCHEC. PERTURBATEURS ENDOCRINIENS, LE STATU QUO

 

 

Petite victoire pour les écologistes qui dénoncent les méfaits des perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques présentes dans presque tous les objets du quotidien et soupçonnées de provoquer des maladies comme le cancer.

 

 

Hier, la définition proposée par la Commission européenne de ces substances chimiques a été rejetée. Le texte européen était jugé par les militants écologistes trop peu restrictif pour pouvoir encadrer ces molécules. Il ne voulait réglementer que les perturbateurs avérés, avec un niveau de preuve jugé "irréaliste" par l'Endocrine Society (société savante internationale dans la recherche en endocrinologie). Il faisait par ailleurs une exception pour les pesticides. La France a voté contre le texte, tout comme le Danemark et la Suède.

 

 

Cette victoire est maigre, car le problème reste entier. Pour pouvoir limiter les risques des perturbateurs endocriniens sur la santé, il faut pouvoir les définir précisément afin d'établir la liste de ceux qu'il faut interdire. É.B.


03/03/2017
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le Progrès du mardi 28 février 2017

 

 

 

SANTÉ - L'OMS LISTE 12 SUPERBACTÉRIES

 

 

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié hier une liste de 12 familles de bactéries contre lesquelles elle juge urgent de développer de nouveaux antibiotiques, en raison des risques que font peser leurs résistances aux traitements actuels. Ce risque est même jugé "critique" pour trois familles de bactéries.

 

 

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01/03/2017
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le Progrès du mardi 21 février 2017

 

 

 

SANTÉ - LA FIN DE VIE VEUT FAIRE PARLER D'ELLE

 

 

Souhaitons-nous faire l'objet d'un acharnement thérapeutique ? Depuis hier, une campagne d'information incite les Français à faire connaître leurs volontés à leurs proches.

 

 

"Ce que nous avons voulu faire, c'est une campagne chaleureuse, une invitation à la conversation et non une injonction", explique Véronique Fournier, présidente du centre national des soins palliatifs et de la fin de vie, l'organisme qui a piloté la campagne avec le ministère de la Santé.

 

 

L'objectif : inciter chacun à dire de son vivant s'il souhaite limiter ou arrêter les traitements qu'il pourrait recevoir en fin de vie, au cas où il deviendrait incapable d'exprimer sa volonté. Pendant un mois, le message sera décliné à la télévision, dans la presse ou les réseaux sociaux.

 

 

 

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Nouveau droit à la "sédation profonde"

 

La nouvelle loi sur la fin de vie est synonyme de "nouveaux droits" aux malades et opère un "changement de paradigme", a rappelé hier la ministre de la Santé Marisol Touraine. Adopté en février 2016, le texte prévoit notamment que les directives anticipées s'imposent au médecin, "sauf en cas d'urgence vitale pendant le temps nécessaire à une évaluation complète de la situation" et lorsqu'elles apparaissent "manifestement inappropriées ou non conformes à la situation médicale".

 

 

La loi Leonetti de 2005 prévoyait déjà la possibilité de coucher par écrit son éventuel refus de l'acharnement thérapeutique, mais sans obligation pour le médecin de le respecter. Ce droit était par ailleurs mal connu : en 2012, seul 2,5 % des patients en fin de vie avaient rédigé leurs directives anticipées, selon une étude de l'institut national démographique (Ined).

 

 

La loi ouvre par ailleurs la possibilité d'une "sédation profonde et continue" jusqu'au décès et clarifie le "refus de l'obstination déraisonnable", en précisant les conditions dans lesquelles l'arrêt des traitements pourra être décidé.

 

 

Une campagne auprès des professionnels de santé a déjà été menée en décembre, pour les aider à "engager le dialogue avec leurs patients". La Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (Sfap), qui rassemble 5 000 soignants, a toutefois affirmé fin janvier qu'elle "refuser (ait) certaines pratiques".

 


22/02/2017
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le Progrès du lundi 20 février 2017

 

 

 

SANTÉ - RADIOFRÉQUENCES. FAUT-IL AVOIR PEUR DES ONDES ?

 

 

Le sujet divise les experts eux-mêmes : les ondes électromagnétiques (téléphonie mobile, wi-fi, bue-tooth...) qui nous environnent sont-elles toxiques, nocives pour notre santé ? Devons-nous réduire notre exposition ? Les électro-hypersensibles sont-ils condamnés à fuir les radiofréquences ? En vingt ans, ces nouvelles technologies ont profondément modifié nos usages et le visage de la société.

 

 

À l'heure de l'internet des objets, de l'yper-communication et d'une inter-connectivité quasi-inéluctable, le chercheur Jean-François Doré et le médecin Dominique Belpomme tentent de répondre à ces questions en confrontant symptômes et diagnostics, rationalité physique et empirisme médical.

 


22/02/2017
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le Progrès du vendredi 10 février 2017

 

 

 

SANTÉ - DIX-NEUF ANS APRÈS LA PREMIÈRE. QUEL AVENIR POUR LA GREFFE DE MAINS ?

 

 

La compétition est ouverte entre transplantation, prothèse et fabrication d'organes. La greffe de main ne semble pas forcément privilégiée.

 

 

Avec la première greffe (unilatérale) de main, réalisée au CHU de Lyon le 23 septembre 1998, l'histoire des transplantations a pris un tournant : celui de la greffe vitale à la greffe "utile". Tournant pour lequel la société n'est sans doute toujours pas prête.

 

 

 

De handicapé à malade

 

Aujourd'hui, les médecins lyonnais estiment que la greffe est "ce qui'l y a de mieux" pour les patients doublement amputés, qui se retrouvent en "état de mort sociale". Les greffés, eux, parlent d'ailleurs de leur "renaissance".

 

 

Même si les résultats restent variables d'un patient à l'autre avec une mobilité des doigts allant de 31 % à 97 %. "Mais même avec 30 % on peut faire des tas de choses et les bénéfices psychologiques sont indiscutables. Ils disent très vite "mes mains", explique le psychiatre Christian Seulin. Et même s'ils passent du statut de "handicapé" à celui de "malade" à cause des effets secondaires des traitements immunosuppresseurs (diabète, ostéoporose) et des épisodes de rejet.

 

 

L'un des sept patients a ainsi dû être à nouveau amputé après 12 ans de greffe. Le plus ancien - 17 ans de greffe - se porte bien mais on sait désormais que, comme les autres transplantations, les greffes de tissus composites ont une durée de vie limitée.

 

 

Cela ferme encore un plus, une porte déjà bien étroite pour cette intervention hors norme alors que pendant ce temps, les prothèses bioniques ne cessent de s'enrichir de capteurs qui les rendent de plus en plus précises. Grâce à une prothèse expérimentale reliée aux nerfs de son bras, un homme a retrouvé ce sens du toucher dont les amputés ne peuvent faire leur deuil. À moins que l'avenir ne soit dans la fabrication d'organes à partir de cellules-souches ? "Aujourd'hui, on ne sait pas qui va gagner", note le Pr Emmanuel Morelon. La greffe de main, comme toutes les greffes d'organes, n'est peut-être qu'une étape transitoire dans cette réparation des vivants.

 

 


12/02/2017
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le Progrès du jeudi 9 février 2017

 

 

 

SANTÉ - E-CIGARETTE. VAPOTER EST MOINS NOCIF QUE FUMER

 

 

Une étude publiée mardi et financée par la fondation britannique de recherche contre le cancer montre pour la première fois que la vapoteuse est nettement moins nocive que la cigarette sur le long terme.

 

 

Les premières e-cigarettes sont apparues en 2009 et connaissent, depuis, un engouement croissant. Environ 3 millions de personnes vapotent aujourd'hui en France, dont une bonne moitié de manière quotidienne.

 

 

Pour autant, cette popularité a entraîné de nombreuses interrogations autour de son usage : est-elle dangereuse pour la santé à long terme ? Vapoter peut-il sevrer ou, au contraire, inciter les jeunes, attirés par les saveurs sucrées exhalées, à commencer à fumer ?

 

 

Pour la première fois, une étude scientifique britannique démontre les effets de la e-cigarette sur le long terme: elle est nettement moins nocive que la cigarette.

 


10/02/2017
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le Progrès du lundi 6 février 2017

 

 

 

GÉNÉTIQUE - RÉVOLUTION DES "CISEAUX DE L'ADN : FAUT-IL AVOIR PEUR ?

 

 

 

La nouvelle méthode d'édition du génome permettra de guérir des maladies, mais pourrait aussi se transformer en arme de destruction massive. Elle suscite autant d'espoirs que d'inquiétudes.

 

 

Avec la technique de modification génétique CRISPR-CAS9, le pouvoir de l'homme sur le vivant a changé de dimension. Cette intervention permet de couper l'ADN et de la moduler à façon. Les scientifiques peuvent à présent modifier génétiquement n'importe quel organisme vivant avec la même facilité que s'ils avaient des ciseaux.

 

 

CRISP-R est un bouleversement historique, qui suscite autant d'espoirs que de craintes.

 

 

 

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Ressusciter les mammouths

 

Depuis sa mise au point en 2012, les laboratoires se sont emparés de cette découverte révolutionnaire. "Environ 1100 brevets d'application ou d'amélioration de la technique ont été déposés dans le monde. CRISPR-CAS9 est testé sur près de 100 espèces. Les enjeux financiers sont de l'ordre de deux milliards de dollars", explique Carine Gionannangeli, chercheuse CNRS au Laboratoire "Structure et instabilité des génomes".

 

 

Des Américains ont créé un champignon de Paris qui ne brunit pas quand on le coupe. Des chercheurs de l'université de Californie ont réussi à modifier génétiquement les cellules sexuelles de moustiques, qui transmettent le parasite responsable du paludisme. D'autres rêvent de ressusciter les mammouths grâce à ce système de "copier-coller" de l'ADN.

 

 

Les Chinois ont testé ce scalpel surpuissant sur des patients atteints de cancer. Mais aussi des embryons humains (non viables) pour tenter de corriger un gène responsable d'une maladie génétique du sang. Ils n'y sont pas parvenus.

 

 

"La technique est très efficace pour désactiver un gène et comprendre à quoi il sert. En revanche, il y a encore beaucoup d'améliorations à trouver sur les mécanismes de réparation qu'il permet. Par ailleurs, on peut introduire des modifications en dehors de la cible visée et il est difficile de prédire tous les effets induits par une correction effectivement réalisée", précise Carine Gionannangeli.

 

 

 

Risque de bioterrorisme ?

 

CRISP-R n'est pas encore un outil parfait, mais il soulève déjà d'immenses questions éthiques. Les modifications faites sur l'embryon entraîneraient des conséquences irréversibles sur toute sa descendance. Et où poser la limite des modifications du vivant pour l'amélioration de l'humanité ?

 

 

La menace de CRISPR-CAS9 se situe aussi à un autre niveau : sa facilité d'utilisation. "Même quelqu'un qui a juste des bases en biochimie peut s'en servir", confirme Carine Gionanangeli. Des "kits Crispr" sont même déjà en vente sur Internet !

 

 

Entre des mains mal intentionnées, comme celles de terroristes pour créer des virus d'un genre nouveau, ils pourraient avoir des conséquences terribles, comme l'ont souligné les conseillers scientifiques de Barack Obama. Dans son rapport annuel sur les menaces touchant les États-Unis, en février dernier, le patron du renseignement américain a classé CRISPR-CAS9 au rang des armes de destruction massives potentielles... E.B.

 

 

 

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Une découverte franco-américaine

 

 

La révolution date de 2012. Cette année-là, la Française Emmanuelle Charpentier et l'Américaine Jennifer Doudna publient un papier qui fera date dans l'histoire des sciences. Elles décrivent le fonctionnement de la technique CRISPR-Cas9 pour modifier l'ADN.

 

 

C'est l'aboutissement de 20 ans de recherches sur un mécanisme de défense immunitaire naturel de certaines bactéries contre des virus. Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna démontrent qu'il peut être détourné pour aller casser un segment de l'ADN qu'ont choisi les scientifiques. Quelques mois plus tard, d'autres scientifiques prouvent l'efficacité du mécanisme en dehors des tubes à essai : le scalpel de l'ADN fonctionne sur des cellules en culture, et sur le zebra fish.

 

 

La machine CRISPR-Cas9 est lancée. Son usage se répand comme une traînée de poudre dans les laboratoires du monde entier. Et les deux scientifiques sont couvertes de prix et de récompenses. Un succès si rapide que sa co-créatrice, la Française Emmanuelle Charpentier, s'inquiète "qu'elle fonctionne si bien et rencontre un tel succès qu'il serait important d'évaluer les aspects éthiques de son utilisation.

 

 

 

 

 

 

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06/02/2017
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