L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

MEDECINE - Santé

Chaque époque apporte son lot d'évolution. Il en est un, tout particulièrement intéressant, qui concerne la médecine. Que d'améliorations au fil de l'histoire ! Voilà où nous en somme aujourd'hui, en plein XXIème siècle...

 


Franceinfo - le

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils se prénomment Florence, Pascal, Fred et Michel. A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, quatre personnes séropositives et militantes associatives ont accepté de témoigner pour raconter à franceinfo comment elles ont été contaminées par le VIH et comment elles vivent aujourd'hui avec la maladie.

Tous les quatre se souviennent du jour où ils ont appris qu'ils étaient séropositifs. "C'était en 1987", se rappelle Pascal, militant d'Aides. "Il paraît que je fais partie des 7% de personnes contaminées dans les années 1980 qui restent encore vivantes." "C’était une épée de Damoclès qu’on avait au-dessus de la tête. On ne savait pas combien de temps on allait vivre", confirme Michel. Fred, militant d'Aides, vit avec le VIH depuis 1986. "J’ai appris que le garçon avec qui j’avais eu un rapport sexuel avait le sida", se rappelle-t-il. 

 

 

 

C’était un choc monumental. J’étais jeune, j’avais 18 ans. Quand il n’y a pas de traitement et que l’espérance de vie est de six mois, c’était forcément extrêmement difficile.

Fred

à franceinfo

 

 

Michel, lui, se doutait du résultat du test. "Je savais qu’il serait positif parce que j’avais un partenaire régulier qui était positif. C’était au début des années 1980. Le contexte était un peu différent. Il y avait la volonté de vivre une relation. Le risque était pris consciemment." "Même si on savait que la capote protégeait, c’était loin d’être aussi évident que ça. On ne savait pas quels étaient les modes de contamination possibles", renchérit Fred.

 

 

Florence Thune, directrice générale de Sidaction, a découvert sa séropositivité plus tard, en 1997. "J’étais effondrée. J’étais très loin à l’époque de tout ce qui concernait la question du VIH. J’étais, comme beaucoup de personnes, dans le 'ça n’arrive qu’aux autres'", confie-t-elle. Tout est arrivé à cause d'un rapport sexuel non protégé. "On avait eu l’occasion d’utiliser le préservatif. On a été deux jeunes adultes un peu inconscients. On s’est fait bêtement confiance l’un à l’autre. On n'a pas fait attention."

Leur vie a changé grâce aux trithérapies

"J’ai eu la chance de faire partie de ces séropositifs qui ont pu vivre pendant presque dix ans sans que la maladie ne se déclare. C’est ce qui m’a sauvé. Si j’avais déclaré la maladie tout de suite, je serai mort aujourd’hui", lâche Fred. L'apparition des premiers traitements et des trithérapies a changé leur vie. "C’est ce qui m’a sauvé", confirme Fred. "En 1995, j’étais en réanimation avec beaucoup de maladies opportunistes liées au VIH, quasi mort."

 

Les trithérapies sont arrivées à peu près en 1996. Les résultats ont été fulgurants. Il a fallu réapprendre à vivre. Il y a une expression qu’on utilise beaucoup, c’est : faire le deuil du deuil. Il faut réapprendre à avoir des projets pour le futur.

Michel

à franceinfo

"J'ai essuyé les effets secondaires très difficiles des débuts des trithérapies et des surdosages de l'époque", se remémore Pascal, qui travaillait alors dans l'hôtellerie. "J'ai arrêté en 1996, au moment où j'ai commencé les traitements.Si j'avais continué, je n'aurais pas pu tenir physiquement." "Je supporte bien les traitements. J’ai cette chance. Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Les traitements sont quand même lourds", reconnaît pour sa part Michel. 

 

 

Comme beaucoup de séropositifs, Fred a changé plusieurs fois de traitement dans sa vie. "A chaque fois, ils donnent des résultats meilleurs que les traitements précédents et avec beaucoup moins d’effets secondaires." "La recherche continue de faire des avancées", confirme Pascal, qui n'a plus qu'un seul médicament à prendre par jour. "Pour les personnes séropositives, bientôt il y aura de grosses avancées, voire peut-être l'élimination du VIH de notre corps. J'espère le vivre." 

 

Etre contaminé aujourd’hui, ce n’est pas du tout un synonyme de mort prématurée. Aujourd’hui, on vit avec le VIH. On vit presque normalement. La seule différence, c’est qu’on prend un traitement tous les jours.

Fred

à franceinfo

"Encore beaucoup de discriminations"

"Aujourd’hui, on peut vivre avec le virus qu’on arrive à maîtriser avec les traitements", assure Florence Thune. "Une personne séropositive sous traitement a une charge virale indétectable et ne transmet pas le virus", insiste Michel. Mais, glisse Pascal, "ça reste difficile. Il ne faut pas dire que tout est rose dans la vie d'un 'séropo'. Il y a encore beaucoup de discriminations." 

"Ce qui est le plus difficile aujourd’hui, ça reste vraiment l’exclusion et le stigmate à l’encontre des personnes vivant avec le VIH" , confirme Fred. "Ce qu’on constate, c’est toujours la sérophobie, c’est toujours la peur des personnes séropositives. La peur et le rejet", abonde Michel. "J’ai pu avoir des réactions déplacées, notamment de personnels de santé, sur ma séropositivité" , assure Florence Thune.

 

 

Se protéger et se faire dépister

 

Tous les quatre prodiguent les mêmes conseils. "Aujourd’hui, il faut inciter toujours à se protéger. On a beaucoup de moyens. On a aussi des traitements qui fonctionnent et des traitements préventifs", liste Fred. "Faites-vous dépister", poursuit Fred. "Aujourd’hui, on ne meurt plus du sida, quand on se fait dépister et quand on est mis sous traitement très vite. Il ne faut surtout pas faire l’autruche." "On peut arriver à connaître la fin de la circulation du virus d'ici 2030 avec tous les moyens de prévention que l'on a", affirme Pascal. "Plus on se fera dépister, plus on connaîtra son statut sérologique, plus on sera traité et moins le virus circulera."

Le sida, ce n’est pas une fatalité. On peut se protéger.

Fred

à franceinfo

 

 

Florence Thune donne également un autre conseil : "Il faut vraiment très vite trouver quelqu’un à qui en parler, parce que le poids du secret est encore trop important aujourd’hui. Et le fait de pouvoir en parler à un ami, à un proche ou dans une association, c’est quelque chose de libérateur et qui permet de mieux vivre avec le VIH."


04/12/2017
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Franceinfo - le

 

 

Non, le sida "ça n'arrive pas qu'aux autres" : quatre séropositifs témoignent

 

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, organisée chaque 1er décembre, quatre personnes séropositives et militantes associatives ont accepté de témoigner pour raconter à franceinfo leur vie avec le virus du sida

 

 

 

Ils se prénomment Florence, Pascal, Fred et Michel. A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, quatre personnes séropositives et militantes associatives ont accepté de témoigner pour raconter à franceinfo comment elles ont été contaminées par le VIH et comment elles vivent aujourd'hui avec la maladie.

 

 

Tous les quatre se souviennent du jour où ils ont appris qu'ils étaient séropositifs. "C'était en 1987", se rappelle Pascal, militant d'Aides. "Il paraît que je fais partie des 7% de personnes contaminées dans les années 1980 qui restent encore vivantes." "C’était une épée de Damoclès qu’on avait au-dessus de la tête. On ne savait pas combien de temps on allait vivre", confirme Michel. Fred, militant d'Aides, vit avec le VIH depuis 1986. "J’ai appris que le garçon avec qui j’avais eu un rapport sexuel avait le sida", se rappelle-t-il. 

 

 

 

C’était un choc monumental. J’étais jeune, j’avais 18 ans. Quand il n’y a pas de traitement et que l’espérance de vie est de six mois, c’était forcément extrêmement difficile.

Fred

à franceinfo

 

Michel, lui, se doutait du résultat du test. "Je savais qu’il serait positif parce que j’avais un partenaire régulier qui était positif. C’était au début des années 1980. Le contexte était un peu différent. Il y avait la volonté de vivre une relation. Le risque était pris consciemment." "Même si on savait que la capote protégeait, c’était loin d’être aussi évident que ça. On ne savait pas quels étaient les modes de contamination possibles", renchérit Fred.

 

 

Florence Thune, directrice générale de Sidaction, a découvert sa séropositivité plus tard, en 1997. "J’étais effondrée. J’étais très loin à l’époque de tout ce qui concernait la question du VIH. J’étais, comme beaucoup de personnes, dans le 'ça n’arrive qu’aux autres'", confie-t-elle. Tout est arrivé à cause d'un rapport sexuel non protégé. "On avait eu l’occasion d’utiliser le préservatif. On a été deux jeunes adultes un peu inconscients. On s’est fait bêtement confiance l’un à l’autre. On n'a pas fait attention."

 

 

 

Leur vie a changé grâce aux trithérapies

 

"J’ai eu la chance de faire partie de ces séropositifs qui ont pu vivre pendant presque dix ans sans que la maladie ne se déclare. C’est ce qui m’a sauvé. Si j’avais déclaré la maladie tout de suite, je serai mort aujourd’hui", lâche Fred. L'apparition des premiers traitements et des trithérapies a changé leur vie. "C’est ce qui m’a sauvé", confirme Fred. "En 1995, j’étais en réanimation avec beaucoup de maladies opportunistes liées au VIH, quasi mort."

 

 

 

Les trithérapies sont arrivées à peu près en 1996. Les résultats ont été fulgurants. Il a fallu réapprendre à vivre. Il y a une expression qu’on utilise beaucoup, c’est : faire le deuil du deuil. Il faut réapprendre à avoir des projets pour le futur.

Michel

à franceinfo

 

 

"J'ai essuyé les effets secondaires très difficiles des débuts des trithérapies et des surdosages de l'époque", se remémore Pascal, qui travaillait alors dans l'hôtellerie. "J'ai arrêté en 1996, au moment où j'ai commencé les traitements.Si j'avais continué, je n'aurais pas pu tenir physiquement." "Je supporte bien les traitements. J’ai cette chance. Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Les traitements sont quand même lourds", reconnaît pour sa part Michel. 

 

 

 

Comme beaucoup de séropositifs, Fred a changé plusieurs fois de traitement dans sa vie. "A chaque fois, ils donnent des résultats meilleurs que les traitements précédents et avec beaucoup moins d’effets secondaires." "La recherche continue de faire des avancées", confirme Pascal, qui n'a plus qu'un seul médicament à prendre par jour. "Pour les personnes séropositives, bientôt il y aura de grosses avancées, voire peut-être l'élimination du VIH de notre corps. J'espère le vivre." 

 

 

 

 

Etre contaminé aujourd’hui, ce n’est pas du tout un synonyme de mort prématurée. Aujourd’hui, on vit avec le VIH. On vit presque normalement. La seule différence, c’est qu’on prend un traitement tous les jours.

Fred

à franceinfo

"Encore beaucoup de discriminations"

 

 

"Aujourd’hui, on peut vivre avec le virus qu’on arrive à maîtriser avec les traitements", assure Florence Thune. "Une personne séropositive sous traitement a une charge virale indétectable et ne transmet pas le virus", insiste Michel. Mais, glisse Pascal, "ça reste difficile. Il ne faut pas dire que tout est rose dans la vie d'un 'séropo'. Il y a encore beaucoup de discriminations." 

 

 

 

"Ce qui est le plus difficile aujourd’hui, ça reste vraiment l’exclusion et le stigmate à l’encontre des personnes vivant avec le VIH" , confirme Fred. "Ce qu’on constate, c’est toujours la sérophobie, c’est toujours la peur des personnes séropositives. La peur et le rejet", abonde Michel. "J’ai pu avoir des réactions déplacées, notamment de personnels de santé, sur ma séropositivité" , assure Florence Thune.

 

 

 

Se protéger et se faire dépister

 

Tous les quatre prodiguent les mêmes conseils. "Aujourd’hui, il faut inciter toujours à se protéger. On a beaucoup de moyens. On a aussi des traitements qui fonctionnent et des traitements préventifs", liste Fred. "Faites-vous dépister", poursuit Fred. "Aujourd’hui, on ne meurt plus du sida, quand on se fait dépister et quand on est mis sous traitement très vite. Il ne faut surtout pas faire l’autruche." "On peut arriver à connaître la fin de la circulation du virus d'ici 2030 avec tous les moyens de prévention que l'on a", affirme Pascal. "Plus on se fera dépister, plus on connaîtra son statut sérologique, plus on sera traité et moins le virus circulera."

 

 

 

Le sida, ce n’est pas une fatalité. On peut se protéger.

Fred

à franceinfo

 

 

Florence Thune donne également un autre conseil : "Il faut vraiment très vite trouver quelqu’un à qui en parler, parce que le poids du secret est encore trop important aujourd’hui. Et le fait de pouvoir en parler à un ami, à un proche ou dans une association, c’est quelque chose de libérateur et qui permet de mieux vivre avec le VIH."

 


04/12/2017
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Franceinfo - le jeudi 23 novembre 2017

 

 

Paris : un homme brûlé à 95% sauvé par la greffe de peau de son frère jumeau, une première mondiale

 

 

Pour la première fois, un homme de 33 ans, brûlé sur la quasi-totalité de son corps après un accident du travail, a été sauvé d'une mort certaine à l'hôpital Saint-Louis de Paris grâce à une greffe de peau de son frère jumeau

 

 

Un homme de 33 ans, brûlé sur 95% de la surface de son corps après un accident du travail, a été sauvé au centre de traitement des brûlés de l'hôpital Saint-Louis de Paris, grâce à une greffe de peau de son frère jumeau, révèle jeudi 23 novembre franceinfo. Il s'agit d'une première mondiale, alors que les chances de survie du jeune homme étaient quasiment nulles, compte tenu de l'étendue de ses brûlures.

 

 

 

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"Un réservoir de peau à disposition"

 

Des brûlés ont déjà été greffés avec leur jumeau homozygote, mais jamais un brûlé avec une telle étendue. Cette prouesse a été réalisée par l'équipe du professeur Maurice Mimoun en chirurgie plastique et reconstructrice, et l'équipe du professeur Alexandre Mebaza en anesthésie-réanimation, a précisé l'AP-HP à franceinfo. "C'est la première fois qu'on greffe 95% d'une peau brûlée, c'est une greffe quasi-totale", s'est félicité le professeur Maurice Mimoun au micro de franceinfo.

 

 

L'intérêt de le greffer avec la peau de son jumeau est que la peau n'est pas rejetée après trois semaines, comme l'aurait été n'importe quelle autre peau.

Professeur Maurice Mimoun

à franceinfo

 

La peau est un organe indispensable à la vie. Le don de son frère jumeau a donc permis de sauver la vie du brûlé ; les jumeaux étant homozygotes, soit issus du même œuf, les deux frères partagent le même ADN, ce qui a permis d'éviter le rejet de greffe. "C'est comme s'il avait un réservoir de peau à disposition, une peau qu'on pouvait lui mettre alors qu'il n'avait plus rien", a estimé le professeur Mimoun.

 

 

L'homme de 33 ans qui a subi la greffe avait été victime d'un accident du travail en septembre 2016. Il avait été brûlé sur 95% de la surface de son corps, y compris le visage : seule une partie de ses pieds et de son bassin avait été épargnée. Son frère s'est immédiatement proposé pour être donneur, a raconté le professeur Mimoun : "Il n'était pas question pour lui de faire autrement".

 

 

Grâce à lui, les médecins ont pu lancer la procédure de greffe sur son jumeau brûlé. "D'abord, il y a une préparation. On l'opère une ou deux fois pour lui enlever la peau brûlée, qui est un poison, a-t-il détaillé. Au septième jour, dans deux blocs opératoires très proches, d'un côté on prépare le patient brûlé et de l'autre on prélève le jumeau sain."

 

 

 

Trois interventions nécessaires

 

Le donneur a été prélevé sur le cuir chevelu. "L'avantage, c'est que cela ne laisse aucune marque et que cela cicatrise extrêmement vite, sans être douloureux. Ce qui fait qu'on peut prendre plusieurs fois cette zone, car elle cicatrise en quelques jours", a expliqué le professeur Mimoun.

 

 

Trois interventions ont été nécessaires, au 7eme, 11eme et 44eme jour. Ce cuir chevelu ne suffisant pas, le jumeau sain a donné de la peau de son dos et de ses cuisses, pour une surface totalisant les 50% de son corps. Sa peau a ensuite été étendue par l'équipe médicale, pour pouvoir recouvrir le corps de son frère.

 

 

Une première inédite qui donne de l'espoir aux médecins, pour pouvoir ensuite envisager de faire progresser la réussite des greffes de peau.

 

 

 

On a compris qu'on pouvait sauver des brûlés à 95% si on disposait rapidement d'une peau, que l'on espère un jour universelle

Le professeur Mimoun

à franceinfo

 

"Les recherches avancent, s'est enthousiasmé le professeur Mimoun. Un autre phénomène assez magique est qu'en greffant le patient précocement, on s'est aperçus qu'il y avait certaines zones [de peau] qui avaient récupéré." 

 

 

Après plus de quatre mois de soins spécialisés, le patient est sorti du centre de brûlés de l’hôpital de Saint-Louis. Actuellement, la rééducation suit son cours, le patient marche et est rentré chez lui.

 


24/11/2017
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Franceinfo le mardi 24 octobre 2017

 

 

Carmat annonce une première implantation de son cœur artificiel à l'étranger

 

 

Cette implantation a été réalisée au National Research Center for Cardiac Surgery, à Astana (Kazakhstan). Carmat avait jusqu'ici seulement réalisé des implantations en France

 

 

L'entreprise française Carmat a annoncé lundi 23 octobre avoir réalisé avec succès, au Kazakhstan, la première implantation de son cœur artificiel à l'étranger. Cette implantation a été réalisée au National Research Center for Cardiac Surgery, à Astana, par l'équipe du Dr Yuriy Pya, chirurgien cardiaque et directeur général du centre. La date de l'opération n'a pas été précisée.

 

 

L'essai clinique français reprendra en mai

 

Jusqu'ici, Carmat avait seulement réalisé des implantations de son cœur artificiel en France, où il a repris son essai clinique en mai, après six mois de suspension. L'agence du médicament (ANSM) avait exigé de nouvelles garanties de sécurité après le décès du premier patient inclus dans cet essai (dit "étude pivot"), à la suite d'une mauvaise manipulation des batteries du dispositif.

 

 

La société avait réalisé en décembre 2013 une implantation d'un cœur artificiel ayant vocation à rester de manière définitive. Le premier patient est mort 75 jours après l'opération. Quatre essais ont suivi et tous se sont soldé par la mort des patients. Avec son cœur artificiel, Carmat souhaite apporter au moins cinq ans d'espérance de vie à des malades considérés comme étant en phase terminale.

 


24/10/2017
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le Progrès du samedi 26 août 2017

 

 
 
    SANTÉ - MÉDECINE. DOUBLE GREFFE DES BRAS : UN SUCCÈS

 

 

 

Le CHU Grenoble Alpes (Chuga) a organisé une conférence de presse, hier, pour mettre en valeur la "première réimplantation réussie bilatérale et simultanée de bras", après qu'une femme de 30 ans a eu les deux bras sectionnés par un train à Chambéry (Savoie) le 14 août dernier.

 

 

Denis Corcella, chef du service chirurgie de la main de l'établissement, relativise : "C'est une première parce que c'est un traumatisme très rare. L'exercice technique a été relativement simple". L'opération aura duré quatre heures. Son succès doit à la coordination des secours - les bras ont été vite récupérés et placés dans la glace - et au fait que les membres étaient sectionnés au-dessous du coude -. Près de l'épaule, les dommages auraient été plus importants.

 

 

L'âge de la patiente, lui, devrait jouer positivement dans la longue rééducation qui l'attend. Mais le succès vasculaire de l'opération ne laisse pas augurer du succès fonctionnel : la jeune femme ne retrouvera pas une complète mobilité de ses mains, "du fait des lésions nerveuses".

 


29/08/2017
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le Progrès du dimanche 13 août 2017

 

 
 
    GREFFES - LE COCHON, DONNEUR D'ORGANES DU FUTUR

 

 

 

Grâce à la technologie des "ciseaux génétiques", des chercheurs ont modifié l'ADN de cochons pour rendre leurs organes compatibles avec le corps humain.

 

 

Cela paraît fou, mais demain vous pourriez vivre avec un coeur, un foie ou un rein de cochon. Des scientifiques y travaillent depuis des décennies. La xénogreffe (ou xénotransplantation), la greffe entre deux espèces biologiques différentes, est un vieux fantasme censé pallier le manque de donneurs humains. Principal candidat, le porc. Cet animal est réputé pour avoir des organes génétiquement proche des nôtres et taille à peu près équivalente. Et surtout, il est bien plus répandu que les primates, autres donneurs potentiels.

 

 

Mais longtemps, les chercheurs ont buté sur les incompatibilités génétiques. Jusqu'à ce jeudi, où dans la revue américaine Science, des scientifiques ont assuré avoir élevé des porcelets génétiquement modifiés pour que leurs organes soient compatibles avec les nôtres. Une révolution. Le coauteur de l'étude, George Church, de l'université américaine de Harvard, pense que des greffes de cochons à humains seront possibles "dans deux ans".

 

 

 

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Cochons OGM

 

Pour prendre les mesures de ce résultat, il faut saisir les obstacles qu'ont dû contourner le scientifiques. Si la greffe d'organes de cochons était impossible, c'était pour deux bonnes raisons. Tout d'abord, le génome des cochons contient des rétrovirus spécifiques, qui peuvent se transmettre à l'humain. Ce qui rend leur greffe dangereuse. Par ailleurs, les cellules de porcs sont couvertes d'une protéine combattue par les anticorps humains. Ce qui provoque des rejets systématiques.

 

 

Pour George Church et Luhan Yang, l'autre coauteur de l'étude, la solution à ces problèmes leur est venue de la biologie moléculaire. Les deux chercheurs ont utilisé la technologie CriprCas9, dite du "ciseau génétique". Ces ciseaux permettent de modifier l'ADN à un degré de précision inédit. En somme, on coupe dans l'ADN ce qui pose problème, puis on "recoud" l'ADN sans les parties gênantes. Ici, les "ciseaux génétiques" ont servi à couper les gênes des rétrovirus et des protéines sur les cellules du porc. Ensuite, les scientifiques ont cloné cet ADN dans de embryons de porcs. C'est ainsi qu'ils ont fait grandir quinze porcelets. "Ce sont sans doute les animaux les plus génétiquement modifiés sur terre", a déclaré Luhan Yang

 

 

 

Des "usines à organes"

 

De son côté, George Church a déjà fondé une entreprise, eGenesis, dans l'espoir de commercialiser ses travaux. Drôle de scientifique, ce George Church, lui qui s'est par exemple proposé de ramener des mammouths ou même des hommes de Néanderthal à la vie...

 

 

Reste que cette réelle avancée scientifique pose de profonds problèmes éthiques. Sans même parler des dilemmes religieux - juifs et musulmans s'abstiennent de manger du porc, pourront-ils s'en faire greffer ? - il y a enfin la question de l'exploitation animale. Verra-t-on à l'avenir se multiplier les "usines à organes", comme s'en inquiète déjà le New York Times ? Nul doute que les associations de protection des animaux trouveront à redire. R.B.

 


16/08/2017
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le Progrès du vendredi 28 juillet 2017

 

 
 
    SCIENCES - DÉCOUVERTE EN ALASKA. CETTE ÉPONGE VERTE RELANCE
        L'ESPOIR CONTRE LE CANCER DU PANCRÉAS

 

 

 

Une petite éponge verte, découverte dans les eaux glacées et sombres a large de l'Alaska, pourrait offrir la première arme efficace contre le cancer du pancréas, une tumeur agressive face à laquelle la médecine a peu de recours.

 

 

"Personne ne regarde cette éponge en se disant c'est une éponge miracle, mais elle pourrait l'être", s'exclame Bob Stone, chercheur au Centre scientifique de la pêche d'Alaska de l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA)

 

 

Il a été le premier à découvrir cette éponge de la taille d'une balle de golfe, de couleur terne, baptisée "Latrunculia austini", en 2005 lors d'une expédition d'exploration des écosystèmes sous-marins dont dépend l'industrie de la pêche en Alaska.

 

 

 

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Des tests en laboratoire ont révélé que plusieurs molécules détruisent sélectivement les cellules cancéreuses pancréatiques, a indiqué Mark Hamann, un chercheur de la faculté de médecine de l'Université de Caroline du Sud en collaboration avec Fred Valeriote de l'Institut Henry Ford du Cancer à Detroit.

 

 

"C'est sans aucun doute la molécule la plus active contre le cancer du pancréas que nous voyons", se réjouit Mark Hamman. "Bien qu'il reste encore beaucoup de travail à faire, cela marque la première étape clé dans la découverte et le processus de mise au point d'un traitement" a-t-il expliqué.

 


30/07/2017
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le Progrès du vendredi 21 juillet 2017

 

 
 
    SANTÉ - SIDA : LA MORTALITÉ RÉDUITE DE MOITIÉ

 

 

 

De bonnes nouvelles sur le front de l'épidémie de SIDA. On meurt moins de la maladie, et le nombre de malades infectés par le VIH diminue. Le taux de mortalité dû au SIDA a été divisé par deux depuis 2005, selon le dernier rapport d'ONUSIDA. Le nombre de décès liés au VIH ont eux aussi baissé, de 16 % entre 2010 et 2016, passant à 1,8 million.

 

 

Aujourd'hui, 36,7 millions de personnes vivent avec le virus dans le monde. Et 19,5 millions bénéficient d'un traitement qui leur permet de rester en vie. "Jamais nous n'avons eu autant de personnes sous traitement", se réjouit Michel Sidibé, directeur général d'ONUSIDA, estimant qu'un cap a été franchi dans l'objectif de venir à bout de l'épidémie.

 

 

Il n'existe pas encore de vaccin contre le VIH ou de médicament guérissant du Sida, et les personnes séropositives doivent suivre un traitement par antirétroviraux tout au long de leur vie, pour empêcher le développement du virus. Ces traitements sont coûteux et entraînent des effets secondaires, mais ils ont révolutionné l'état de santé des personnes séropositives et allongé leur espérance de vie. E.B.

 

 

 

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23/07/2017
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le Progrès du samedi 17 juin 2017

 

 
 
    SANTÉ - PRÉCONISATIONS. VERS ONZE VACCINS INFANTILES OBLIGATOIRES

 

 

 

La ministre de la Santé réfléchit à un élargissement de l'obligation vaccinale, après l'injonction du Conseil d'État. Elle envisage également d'imposer aux professionnels de santé de se vacciner contre la grippe.

 

 

La liste de vaccins obligatoires pourrait bientôt s'allonger. Aujourd'hui, seuls trois vaccins sont obligatoires pour les nourrissons : diphtérie, tétanos, et polio (DTP). Huit autres, dont la coqueluche, l'hépatite B, la rougeole, sont seulement recommandés. Agnès Buzyn, ministre de la Santé, envisage d'élargir l'obligation aux vaccins qui ne sont aujourd'hui que recommandés.

 

 

 

■ Pourquoi ?

 

En février dernier, le Conseil d'État a sommé le gouvernement de rendre disponible sur le marché les seuls vaccins obligatoires (DTP), car on ne les trouve aujourd'hui qu'associés à d'autres. La plupart du temps, les parents ont recours à un vaccin hexavalent (qui comprend six sérotypes de l'agent infectieux), protégeant également contre la coqueluche, l'hépatite B et l'Haemophilus influenza de type b, un germe responsable des méningites.

 

 

Le Conseil d'État avait été saisi par 2 300 requêtes de citoyens anti-vaccins contestant cette situation. Il laissait une porte de sortie à l'État, pour qui, mettre sur le marché un nouveau vaccin d'ici le 8 août était une gageure. Il en serait disposé si la loi évoluait en élargissant le champ des vaccinations obligatoires. C'est la voie privilégiée par la nouvelle ministre.

 

 

 

 

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■ Quels vaccins ?

 

"Aujourd'hui, en France, la rougeole réapparaît. Il n'est pas tolérable que des enfants en meurent: dix sont décédés depuis 2008. Comme ce vaccin est seulement recommandé et non obligatoire, le taux de couverture est de 75 % alors qu'il devrait être de 95 % pour prévenir cette épidémie. On a le même problème avec la méningite. Il n'est pas supportable qu'un ado de 15 ans puisse en mourir parce qu'il n'est pas vacciné. Nous réfléchissons donc à rendre obligatoire les onze vaccins pour une durée limitée, qui pourrait être de cinq à dix ans", explique Agnès Buzyn dans les colonnes du Parisien. La liste des obligations serait la suivante : Polio, tétanos, diphtérie, coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C.

 

 

Une mesure dénoncée par la députée européenne EELV Michèle Rivasi, très critique à l'égard de la vaccination : "La défiance des citoyens envers les vaccins est considérable suite à la multiplication des scandales sanitaires, la restauration de la confiance ne passe pas par l'infantilisation et le mépris des parents inquiets pour la santé et le système immunitaire de leurs enfants", estime l'élue qui s'interroge sur "le cadeau fait aux laboratoires pharmaceutiques".

 

 

 

■ Combien d'injections en plus ?

 

Cela n'équivaut pas forcément à autant de piqûres en plus pour nos bébés. Les vaccins hexavalent actuellement disponibles sur le marché protègent déjà contre six maladies (CTP, coqueluche, hépatite B, et l'haemophilus influenzae de type b). Il faudra ajouter les injections contre le pneumocoque, méningocoque C et le ROR (rougeole-oreillons-rubéole). Au total, entre 2 et 16 mois , un bébé recevra dix injections.

 

 

 

■ Et pour la grippe ?

 

La ministre se pose la question de rendre obligatoire la vaccination contre la grippe pour les professionnels de santé. Élodie Bécu

 


19/06/2017
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le Progrès du mardi 6 juin 2017

 

 
 
    SANTÉ - CONGRÈS À CHICAGO. CANCER DES PISTES PROMETTEUSES

 

 

 

Au plus grand congrès mondial sur le cancer, les spécialistes misent sur une médecine toujours plus personnalisée, les nouvelles technologies mais aussi sur un meilleur accompagnement des patients.

 

 

De bonnes nouvelles dans la lutte contre le cancer ! Les spécialistes de la maladie, réunis jusqu'à aujourd'hui à Chicago aux États-Unis, ont présenté les avancées thérapeutiques au plus grand congrès mondial sur le sujet (plus de 30 000 médecins du monde entier, environ 4 000 présentations...)

 

 

 

■ Immunothérapie

 

L'immunothérapie confirme son utilité. Cette thérapie consiste à booster les défenses immunitaires du malade pour combattre la tumeur. Elle est aujourd'hui utilisée pour soigner des mélanomes et certains types de cancers du poumon. Une étude apporte un espoir dans les cancers gynécologiques : sur 24 patientes, âgées en moyenne de la cinquantaine, une sur cinq a vu son cancer régresser de façon significative.

 

 

 

■ Nouvelles technologies

 

Adapter très vite le traitement des malades grâce à une application web permet d'allonger leur espérance de vie. C'est le résultat d'une enquête menée avec 766 patients. Ces malades, tous diagnostiqués de différents cancers métastasés du poumon, du sein et de la prostate, pouvaient utiliser l'application disponible sur tablette ou smartphone pour communiquer les effets secondaires de la chimiothérapie à leur médecin. Ils ont vécu en moyenne cinq mois de plus que ceux du groupe témoin, qui attendaient leur visite mensuelle chez le cancérologue pour mentionner ces problèmes. Les nouvelles technologies jouent aussi un rôle dans le soutien psychologique en ligne des malades.

 

 

 

■ Médiation et aide psychologique

 

La méditation, la relaxation et l'aide psychologique deviennent des armes à part entière dans la prise en charge des malades du cancer et ceux qui sont en rémission, selon plusieurs études cliniques présentées à Chicago. Elles jouent un rôle essentiel pour diminuer la peur et l'anxiété. Or, l'angoisse peut être stressante au point d'affecter l'efficacité du suivi médical, le comportement et les relations avec l'entourage et au travail.

 

 

 

■ Hygiène de vie et prévention

 

Plusieurs études mettent l'accent sur l'importance de l'hygiène de vie contre le cancer. Une enquête s'est intéressée à 1 000 personnes traitées pour un cancer du côlon, suivies pendant sept ans. Elle montre qu'une vie saine - contrôler son poids, avoir une activité physique régulière et avoir une alimentation riches en fruits, légumes et céréales complètes, et pauvre en viande rouge - réduit de 42 % le risque de rechute.

 

 

Selon une autre étude, menée par une équipe de Boson sur plus de 900 patients atteints de cancer du côlon : consommer plus de 50 grammes par semaine de fruits secs (noix, noisettes, amandes...) réduit quasiment de moitié (42 %) la mortalité et le risque de rechute.

 


10/06/2017
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le Progrès du samedi 6 mai 2017

 

 
 
    SANTÉ - ÉTUDE. DES CHERCHEURS PARVIENNENT À GUÉRIR DES SOURIS DU
    SIDA

 

 

 

Grande avancée dans la recherche sur le Sida : des chercheurs sont parvenus à éliminer le virus sur des souris. Un espoir pour un futur vaccin ?

 

 

Une étude publiée dans le journal scientifique Molecular Therapy indique que des chercheurs sont parvenus à éradiquer le virus du Sida de l'organisme de souris, à l'aide d'une technique appelée le CRISPR Cas9.

 

 

Il s'agit en fait de découper très précisément l'ADN : les chercheurs ont ainsi découpé les gènes touchés par le VIH. De plus, le virus, qui se cache dans les cellules, n'est pas réapparu une fois qu'il avait été totalement retiré.

 

 

Les chercheurs sont également parvenus à stopper la reproduction du virus. Cette méthode révolutionnaire pourrait permettre d'aborder différemment de nombreuses maladies génétiques.

 

 

 

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Essai chez les primates

 

Les chercheurs des universités de Temple et de Pittsburgh (États-Unis), qui ont mené cette recherche, fondent beaucoup d'espoir sur cette technique. "La prochaine étape de nos travaux est de répéter ces résultats chez des primates, qui sont les modèles animaux les plus fiables pour étudier l'infection par le VIH", explique le Dr Kamel Khalili. "Si nous démontrons à nouveau l'élimination du virus dans les réservoirs du VIH, y compris les cellules du cerveau, nous espérons pouvoir mener un essai chez l'homme".

 

 

Mais ce n'est pas pour demain : cette technologie controversée, indique France 24. En effet, elle peut donner lieu à des dérives de toutes sortes puisqu'elle permet de modifier les gènes. Ainsi, aux États-Unis, une entreprise du Minnesota a créé des vaches laitières sans cornes. Les débats font rage depuis des mois quant à l'utilisation d'une telle "arme de destruction massive", comme l'a qualifiée la CIA.

 

 

Aujourd'hui, le VIH est incurable et seul un traitement permettant de bloquer son évolution existe.

 


07/05/2017
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le Progrès du mercredi 3 mai 2017

 

 
 
    MÉDECINE - FRANCE. COEUR ARTIFICIEL : REPRISE DE L'ESSAI CLINIQUE
     DE CARMAT

 

 

 

L'Agence du médicament a autorisé, hier, la société de biotechnologie Carmat à reprendre l'essai clinique de son coeur artificiel, qui avait été suspendu mi-octobre après le décès du cinquième patient implanté.

 

 

"Après une évaluation approfondie, l'ANSM considère que la société Carmat a apporté des éléments permettant de reprendre l'essai dans des conditions de sécurité et de maîtrise des risques satisfaisantes", a expliqué l'agence sanitaire.

 

 

L'ANSM "sera particulièrement vigilante sur la sécurité des patients, sur la qualité des données fournies et sur l'analyse qui en sera faite", a-t-elle ajouté, soulignant qu'une "analyse globale intermédiaire portant sur les cinq prochains patients inclus" dans l'essai clinique serait réalisée.

 

 

Conçu par le Pr Alain Carpentier, le coeur artificiel permanent Carmat, appareil de 900 grammes, vise à palier le manque de greffons disponibles pour les personnes victimes d'insuffisance cardiaque terminale.

 

 

L'entreprise a transplanté cinq patients depuis 2013, tous décédés depuis. Les décès des patients, pas nécessairement liés au coeur artificiel, sont intervenus entre un et neuf mois après l'opération. Le patient décédé en octobre était le premier de la dernière phase de l'essai avant l'éventuelle commercialisation de la prothèse. Cette étape devait inclure 15-20 patients au total jusqu'en 2018, en France et à l'étranger.

 


06/05/2017
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le Progrès du samedi 22 avril 2017

 

 
 
    SANTÉ - LES HÉPATITES TUENT DAVANTAGE

 

 

 

C'est une mauvaise nouvelle. La mortalité liée aux hépatites est en hausse dans le monde. En 2015, l'hépatite virale a provoqué 1,34 million de décès, selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), publié hier. Un chiffre comparable aux morts dues à la tuberculose ou au SIDA dans le monde, pathologies qui, elles, cependant, sont en recul.

 


24/04/2017
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