L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

TERRORISME


Franceinfo - le mercredi 1er novembre 2017

 

 

Attentat de New York : le suspect, inculpé, se dit "satisfait de ce qu'il a fait

 

Le parquet fédéral de Manhattan a annoncé mercredi l'inculpation pour terrorisme de Sayfullo Saipov, le suspect de l'attentat qui a fait huit morts et 12 blessés, qui a déclaré aux enquêteurs être "satisfait de ce qu'il a fait"

 

 

Le parquet fédéral de Manhattan a annoncé, mercredi 1er novembre, l'inculpation pour terrorisme de Sayfullo Saipov, le suspect de l'attentat qui a fait huit morts et 12 blessés, qui a déclaré aux enquêteurs être "satisfait de ce qu'il a fait". La plainte porte sur deux chefs d'inculpation : soutien à une organisation terroriste étrangère et violence et destruction de véhicules.

 

 

Inspiré par des vidéos du groupe Etat islamique. Sayfullo Saipov a expliqué aux enquêteurs avoir été inspiré par des vidéos de l'organisation terroriste, qu'il a visionnées sur son téléphone portable. Durant l'entretien, il s'est déclaré "satisfait de ce qu'il a fait". Il a par ailleurs demandé à ce que soit accroché dans sa chambre d'hôpital un drapeau de l'EI.

 

 

 

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Une attaque planifiée depuis un an. L'attentat de New York a été planifier "il y a environ un an", a déclaré Sayfullo Saipov , avant de décider, il y a deux mois, d'utiliser un camion bélier "pour faire un maximum de victimes". Il a précisé avoir loué un camion dès le 22 octobre pour s'entrainer, et a choisi le jour d'Halloween "pour être sûr qu'il y aurait beaucoup de gens dans les rues." Il avait auparavant songé à s'attaquer au pont de Brooklyn, très fréquenté tant par les New-Yorkais que par les touristes.

 

 

Un deuxième homme recherché. La police fédérale américaine a annoncé avoir trouvé un homme de nationalité ouzbèke, Mukhammadzoir Kadirov, pour lequel elle avait émis un avis de recherche.

 


08/11/2017
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Franceinfo - le mardi 31 octobre 2017

 

 

Passants renversés à Manhattan : le maire de New York dénonce "un acte de terrorisme"

 

Une voiture a heurté des piétons et des coups de feu ont été tirés dans le sud de l'île de Manhattan

 

 

Un véhicule a renversé plusieurs cyclistes, mardi 31 octobre, dans le sud de Manhattan, faisant huit morts et une douzaine de blessés, a annoncé le maire de New York, Bill de Blasio. Il dénonce "un acte de terrorisme". Un suspect a été arrêté. 

 

 

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Etats-Unis : ce que l'on sait de l'attaque à la camionnette qui a fait huit morts à Manhattan

 

 

Acte de terrorisme. "Sur la base des informations immédiatement disponibles, c'était un acte de terrorisme" a déclaré le maire démocrate, lors d'une conférence de presse sur les lieux de l'accident, au sud-ouest de Manhattan, en présence du chef de la police new-yorkaise et du gouverneur de l'Etat de New York.

 

 

 Le suspect blessé et interpellé. Un homme de 29 ans, est sorti armé du véhicule après être entré en collision avec un bus scolaire. Les policiers l'ont blessé par balle, au niveau de l'estomac, avant d'être interpellé. Selon plusieurs médias new-yorkais, l'homme aurait crié "Allah Akbar" en sortant de la camionnette.

 

 

"Une personne très malade". Donald Trump avait dans un premier tweet qualifié l'homme de "personne très malade et déséquilibrée". Puis, sans attendre la confirmation de la police et du FBI, le président américain Donald Trump a évoqué l'organisation Etat islamique dans un second tweet.  

 


06/11/2017
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dimanche 1er octobre 2017 - Journal télévisé sur la 2 - France Info

 

 

Attaque au couteau sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille. 2 victimes de 17 et 20 ans.

 

 

13h45 hier, un homme tue au couteau deux jeunes femmes d'une vingtaine d'années en criant "Allah Akbar". L'agresseur menace ensuite des militaires de l'opération Sentinelle ; il est immédiatement abattu. Le groupe État islamique a revendiqué l'attaque hier soir dans un communiqué. Les enquêteurs étudient désormais les images de vidéosurveillance pour comprendre les motivations de l'assaillant. A-t-il choisi ses victimes au hasard ou les connaissait-il ? Les victimes sont deux cousines, Morane et Laura. L'une faisait des études de médecine à Marseille. L'autre, originaire de Rillieux-la-Pape, près de Lyon (Rhône), était venue lui rendre visite. Les drapeaux de Rillieux-la-Pape ont été mis en berne et une minute de silence sera observée demain en mémoire des deux jeunes filles.

 


02/10/2017
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le Progrès du samedi 26 août 2017

 

 
 
    TERRORISME À BRUXELLES ET LONDRES - DEUX ATTAQUES SIMILAIRES
        CONTRE LES FORCES DE L'ORDRE

 

 

 

Un homme a attaqué avec un couteau des soldats hier soir à Bruxelles. L'agression qui a eu lieu hier soir dans le centre de Bruxelles contre deux militaires est considérée comme une "attaque terroriste", a indiqué le parquet fédéral belge. "Nous pensons qu'il s'agit d'une attaque terroriste", a indiqué le parquet. L'assaillant, contre lequel les soldats ont riposté avec leur arme à feu, "est décédé, et aurait crié "deux fois Allah Akbar en attaquant les militaires", a-t-il précisé.

 

 

 

Les militaires légèrement blessés

 

"Il y a eu une attaque contre un militaire à Bruxelles" avait expliqué plus tôt la police fédérale, ajoutant que "des militaires présents sur place ont riposté". L'agression a eu lieu vers 20 h 20. Les forces de l'ordre ont déployé un important périmètre de sécurité, toujours en cours à 21 h 45.

 

 

Selon l'agence de presse Belga, l'homme était âgé d'une "trentaine d'années". Il aurait blessé un seul des deux militaires visés, "légèrement", selon le parquet fédéral, qui a ouvert une enquête pour "tentative d'assassinat dans un contexte terroriste".

 

 

"Tout notre soutien à nos militaires", a tweeté le Premier ministre belge Charles Michel, bourgmestre de Bruxelles. "Nos services de sécurité restent attentifs. Nous suivons la situation de près avec le Centre de crise" a-t-il détaillé.

 

 

Un mode opératoire similaire à Londres

 

À Londres également, un homme a été arrêté hier soir après avoir attaqué des policiers devant le palais de Buckingham, a annoncé la police. "L'homme a été interpellé (...) vers 20 h 35 par des agents (...) devant le palais de Buckingam, en possession d'un couteau. Deux agents ont été légèrement blessés au bras", a indiqué la police.

 

 

 

 

 

 


27/08/2017
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le Progrès du vendredi 25 août 2017

 

 
 
    PAYS-BAS - ALERTE MARDI SOIR. CONCERT ANNULÉ : UNE MENACE TERRO-
        RISTE

 

 

 

Un deuxième homme a été interpellé aux Pays-Bas, dans la nuit de mercredi à jeudi, au lendemain de l'annulation d'un concert de rock à Rotterdam face à un risque d'attentat. Le suspect de 22 ans, habitant la région du Brabant (sud), "est suspecté d'être impliqué dans la préparation d'un attentat terroriste", a indiqué le chef de la police de la cité portuaire.

 

 

Mercredi soir, les autorités avaient annulé à la dernière minute le spectacle du groupe californien Allah-Las, après avoir reçu un avertissement de la police espagnole : "il y avait ne information concrète qu'un attentat serait commis à cette date, à cet endroit, contre ce groupe de rock". Un premier homme avait été interpellé mercredi soir à proximité de la salle de concert. La camionnette dont il était le conducteur, immatriculée en Espagne, contenait cinq bonbonnes de gaz. Mais pour la police de Rotterdam il n'est, à présent, plus considéré comme suspect et a été libéré.

 

 


26/08/2017
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le Progrès du mardi 22 août 2017

 

 
 
    ESPAGNE - TERRORISME. BARCELONE : LE CONDUCTEUR DU CAMION-BÉLIER
       DES RAMBLAS ABATTU

 

 

 

La police espagnole a repéré et abattu hier, près de Barcelone, Younès Abouyaaquoub, l'auteur présumé du sanglant attentat du 17 août sur la Ramblas de Barcelone, après quatre jours de chasse à l'homme.

 

 

 

La cavale aura duré quatre jours. Younès Abouyaaqoub, 22 ans, 1,80 m, était recherché dans toute l'Europe et sa photo avait été diffusée, accompagnée de messages en quatre langues... Le Marocain de 22 ans soupçonné d'être le conducteur du camion bélier utilisé pour l'attaque du 17 août à Barcelone, a été abattu par la police à Subirats, à 50 km à l'ouest de Barcelone.

 


25/08/2017
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le Progrès du mardi 22 août 2017

 

 
 
    FINLANDE - TURKU : LE SUSPECT AVAIT ÉTÉ SIGNALÉ POUR RADICALISATION

 

 

 

Le principal suspect de l'attaque au couteau de Turku en Finlande, Abderrahman Meckhkah, 18 ans, qui a fait deux morts et huit blessés vendredi, "s'intéressait aux idéologies extrémistes", d'après les signalements reçus par les services de renseignement finlandais.

 

 

Cette attaque est survenue en pleine rue dans cette vile du sud-ouest de la Finlande a été qualifiée de "terroriste" par les autorités, mais le mobile demeure inconnu.

 


25/08/2017
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le Progrès du dimanche 20 août 2017

 

 
 
    DAESH REVENDIQUE UNE ATTAQUE EN RUSSIE

 

 

 

Daesh a revendiqué une attaque au couteau hier en Russie. À Sourgout, en Sibérie occidentale, vers 11 h 20, un homme "a attaqué des passants" dans le centre ville de 330 000 habitants, selon le Comité d'enquête russe. Au moins sept personnes ont été blessées, dont deux sont dans un état grave.

 

 

L'auteur de l'attaque, qui a tenté de "résister" à la police, a été abattu. L'assaillant est un homme né en 1994 à Sourgout. Dans un premier temps, la police locale avait indiqué à l'agence de presse russe Interfax que la piste "d'un attentat terroriste n'était pas la principale". Cette déclaration, avait provoqué la perplexité de certains internautes russes, don celle de l'opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny : "Un homme qui court avec un couteau et qui essaie de un maximum de personnes. Qu'est-ce que c'est, si ce n'est pas un attentat ?", s'était-il exclamé sur Twitter. En Russie, un attentat dans le métro de Saint-Pétersbourg avait fait 16 morts et des dizaines de blessés le 3 avril. Depuis le début de son intervention militaire en Syrie, le pays, allié du régime de Damas, a lui aussi été menacé de représailles par Daesh et la branche syrienne d'Al-Qaïda.

 


23/08/2017
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le Progrès du samedi 19 août 2017

 

 
 
    FINLANDE - FAITS DIVERS. ATTAQUE AU COUTEAU : DEUX MORTS

 

 

 

Une attaque au couteau à fait deux morts et six blessés hier, dans l'ouest de la Finlande. Un suspect a été arrêté.

 

 

Scènes de panique, hier après-midi dans une zone très fréquentée de Turku, dans l'ouest de la Finlande. Deux personnes sont mortes et six autres blessées après avoir été poignardées dans le centre-ville. La police locale recherchait hier soir plusieurs possibles suspects après avoir arrêté un homme à peine vingt minutes après l'attaque. Le mobile de cet individu, qui a été blessé par balles à la jambe, restait inconnu dans l'immédiat.

 

 

"Du sang partout sur le corps"

 

L'une des victimes a été attaquée alors qu'elle portait secours à une autre sur place du Marché au centre de la ville. "L'assaillant a ensuite quitté la place vers une rue très fréquentée et poignardé plus de gens", a raconté un porte-parole de la police. Selon un représentant de l'hôpital de Turku, toutes les victimes sont adultes. Une personne est morte sur place et l'autre à l'hôpital.

 

 

L'incident a eu lieu en plein coeur de cette ville portuaire, peu après 16 heures locales, dans un quartier très fréquenté. "J'ai vu une veille dame [...], elle avait du sang partout sur le corps, a dit Wali Hashi, présent sur les lieux. J'ai tenté de l'aider". "Une jeune femme a très fortement crié vers un coin de place. Nous avons vu un homme sur cette place, un couteau à la main et l'agitant", a raconté un témoin à la télévision publique finlandaise YLE. Le centre-ville était bouclé en fin d'après-midi, et les magasins vides.

 

 

La police a aussi renforcé la sécurité à l'aéroport de la capitale Helsinki, à 140 km à l'est de Turku, et dans les gares du pays. Sur Twitter, la police nationale a annoncé être en état d'alerte et avoir augmenté le nombre de ses patrouilles.

 


23/08/2017
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le Progrès du samedi 19 août 2017

 

 
 
    À BARCELONE : "NON, ON N'A PAS PEUR"

 

 

 

Après les minutes de silence, Barcelonais et vacanciers ont défilé sur les Ramblas pour honorer les victimes et affirmer leur volonté de ne pas céder à la terreur.

 

 

Barcelone la bambocheuse s'est tue. Brusquement. Un silence pour les morts fauchés la veille par la camionnette d'un fanatique. Barcelone est devenue muette. Juste avant de hurler de nouveau "No tengo miedo" : "Même pas peur". Il était midi pile, lorsque Catalans, mais aussi Espagnols, Français, Hollandais, Allemands ou Anglais se sont donné rendez-vous sur la place de Catalogne, le coeur de la ville, pour cette "minuta de silencio".

 

 

 

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Le tourisme frappé au coeur

 

L'Espagne avait été jusqu'ici épargnée par la vague d'attentats lancée par les djihadistes de Daesh qui ont touché des capitales européennes. Néanmoins, les attaques d'avant-hier ne constituent ps une surprise pour Madrid, le niveau d'alerte du pays se situant déjà au niveau 4 sur 5.

 

 

La volonté de Daesh de faire le maximum de victimes tout comme d'affaiblir les pays européens faisait du pays, troisième destination touristique au monde, une cible privilégiée. En frappant Barcelone et un emblème international de la ville, le groupe djihadiste s'est attaqué au coeur de l'économie espagnole : le tourisme pèse 11 % du PIB national et la Catalogne est la région la plus attractive.

 

 

Les attentats pourraient avoir un impact négatif de courte durée sur la fréquentation touristique en Espagne, selon des experts du secteur, comme Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme : "Le pays est dans une telle dynamique de croissance que l'effet se verra moins, sauf peut-être sur la clientèle asiatique qui n'est pas primordiale, contrairement à Paris. Le danger serait une répétition, et encore : à Londres, cela n'a pas empêché une croissance de fréquentation de 7 %".

 

 

Après les attentats d'Al-Qaïda à Madrid en 2004, les plus meurtriers jamais commis en Europe (191 morts), l'Espagne a renforcé ses services de renseignements et arrêté systématiquement les suspects de djihadisme : pas moins de 129 opérations pour 270 arrestations depuis 2012 dont 40 % en Catalogne. En revanche, les autorités n'ont pas mis en place de plans de protection comme Sentinelle, ni de dispositifs compliquant l'accès aux lieux touristiques les plus fréquentés. Ce serait de toute façon impossible dans un pays qui accueille deux fois plus de touristes qu'il compte d'habitants.

 

 

 

 

L'impossible "FBI européen"

 

C'est rituel : chaque attentat relance le projet d'un "FBI européen", sur le modèle du "Federal Bureau of Investigation" américain. Hier, l'écologiste Yannick Jadot et quelques autres ont repris l'antienne...

 

 

Un FBI européen est impossible, pour une une raison simple  l'Union européenne n'est pas un État fédéral, à la différence des États-Unis. Elle est la réunion de 28 États, jaloux de leur souveraineté, dotés chacun de police et de justice nationales. Créer un FBI européen "supposerait de modifier les traités", constatait Gilles de Kerchove, coordinateur de l'Union pour la lutte contre le terrorisme - et les électeurs européens ne veulent clairement pas aujourd'hui d'une Europe fédérale.

 

 

Il existe des organismes et instruments communs : Europol, où coopèrent les polices des différents pays ; un "parquet européen" dédié à la lutte contre la fraude financière ; un mandat d'arrêt européen, qui oblige les États à se livrer les fugitifs...

 

 

À défaut de "FBI", la solution est dans la coopération des services de sécurité et de justice des États européens. Elle est en place depuis vingt ans, mais progresse très lentement, comme en témoigne Rob Wainwright, le directeur d'Europol : "Nous avons essayé de motiver les États à partager leurs données contre-terroristes via le hub d'information d'Europol. Il y a de grandes améliorations ceux deux dernières années. Mais nous n'avons pas encore atteint le niveau souhaité". C'est très poliment dit. F.B.

 

 

 
 
    DEUXIÈME ATTAQUE À CAMBRILS

 

 

 

Sous le choc de la tragédie de Barcelone, l'Espagne apprenait en effet à l'aube un deuxième attentat survenu à Cambrils, station balnéaire de la Costa Dorada à 120 km au sud de Barcelone autour de 0 h 15. Une Audi A3 fonçait sur la promenade de bord de mer, renversant les passants et les policiers présents. Elle a percuté une voiture des Mossos d'Esquadra, la police catalane, et une fusillade a éclaté.

 

 

Cinq terroristes présumés, armés de couteaux, porteurs de ceintures d'explosifs, qui se révéleront factices ont été abattus. Un policier et six civils ont été blessés par des tirs ou par la voiture, dont une femme qui est décédée vendredi matin. La 14e victime de ce commando terroriste. Car selon la police catalane, "les auteurs des attentats à Barcelone et Cambrils formaient un groupe et préparaient une attaque de plus grande envergure.

 


23/08/2017
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le Progrès du vendredi 18 août 2017

 

 
 
    ATTENTATS - BARCELONE FRAPPÉE À SON TOUR. UN VÉHICULE LANCÉ SUR
        UNE FOULE DE PIÉTONS, AU COEUR DE LA CITÉ CATALANE

 

 

 

Une attaque terroriste au moyen de camion lancé sur la foule a été perpétré hier sur les Ramblas au coeur de Barcelone, où se promènent des milliers de touristes. Le dernier bilan hier soir faisait état d'au moins 13 morts et plus de 100 blessés. Deux suspects ont été arrêtés, un troisième abattu. Daesh a revendiqué.

 

 

"Soudain le van est monté sur la promenade piétonne et a foncé sur nous. J'ai compris tout de suite que l'horreur arrivait ici..." Nuria, cette vendeuse d'un commerce des Ramblas de Barcelone qui témoigne dans le quotidien régional. La Vangardia dit avoir revu les images de Nice, Berlin, Stockholm, Londres.

 

 

 

■ Le scénario du camion bélier

 

Sur le sol carrelé de l'artère emblématique de la ville qui relie la place de Catalogne au vieux port, près du marché coloré de la Boqueria grouillant de touristes, des dizaines de blessés gisent au sol, entourés de proches ou d'anonymes effrayés. Un drap ensanglanté recouvre le corps d'une victime tuée sur place. Partout, des cris, du sang, des larmes, et des secours qui s'affairent. Les images rappellent en effet tristement, celles d'autres attentats.

 

 

Hier, au coeur de l'été et de l'après-midi, Barcelone a été frappée à son tour par "une attaque terroriste", selon les mots du président de la Généralité de Catalogne Carles Puigdemont.

 

 

 

■ Des touristes visés

 

Il est 16 h 20 ce jeudi après-midi quand le camion lancé à toute allure fauche volontairement les passants qui flânent sur la célèbre promenade catalane. Plusieurs témoins décrivent un véhicule qui a quitté la chaussée pour monter sur la partie centrale piétonne et s'est mis à zigzaguer, comme pour toucher le maximum de monde. Surpris dans leurs déambulations, des dizaines de promeneurs, fauchés, tombent comme des quilles. Un seul décès est constaté sur place, celui d'un touriste belge, mais le bilan dans les hôpitaux où sont comptabilisés 12 autres décès et accueillis au moins 100 blessés dont 15 dans un état grave, s'alourdit très vite.

 

 

 

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■ Deux suspects arrêtés, un tué

 

Très vite, la police boucle le quartier. Au porte-voix, les agents demandent à toutes les personnes présentes de partir ou de se réfugier das les magasins et restaurants du quartier. La stupeur de passants succède à l'horreur de l'attaque, la douceur de vivre et l'ambiance festive de la capitale catalane cèdent sous la violence terroriste. La zone est bouclée, le ballet des ambulances croise celui des forces de polices surarmées.

 

 

La camionnette est abandonnée par son conducteur qui est parvenu à prendre la fuite à pied. Il était, en début de nuit dernière, toujours activement recherché.

 

 

Dans la soirée, la police catalane annonce avoir abattu un individu qui tentait de forcer un barrage dans la banlieue de Barcelone. Dans le même temps, deux autres individus sont interpellés. Un Espagnol et un homme porteur de papiers d'identité au nom de Driss Oukabir. Un Français, né au Maroc, et installé à Ripoll, une localité située à 50 kilomètres de Barcelone en direction des Pyrénées. Connu de la police pour des faits de droits commun, il aurait loué deux camionnettes à son nom. L'une aurait servi à perpétrer l'attentat, l'autre pour la fuite.

 

 

 

■ Daesh revendique

 

L'attentat a été revendiqué hier soir par les djihadistes de Daesh dans un message sur son site de propagande et authentifié par les services de renseignements américains.

 

 

En début de nuit, la police a expliqué avoir établi un lien entre l'attentat de Barcelone et une double explosion d'une maison dans la ville d'Alcanar, à 200 km au sud de Barcelone, dans la nuit de mercredi à jeudi. Ces explosions ont tué une personne et en a blessé gravement une autre, expliquait El Pais, qui évoquait une explosion probablement liée au gaz.

 


18/08/2017
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le Progrès du mardi 15 août 2017

 

 
 
    LE BURKINA FASO À NOUVEAU FRAPPÉ - UN FRANÇAIS TUÉ

 

 

 

Une attaque a été menée dimanche soir contre un café-restaurant à Ouagadougou. Au moins 18 personnes ont été tuées parmi lesquelles un Français.

 

 

L'attaque terroriste perpétrée dimanche soir à Ouagadougou a fait au moins 18 morts, dont sept Burkinabé et huit étrangers (un Français, une Canadienne, un Sénégalais, un Nigérian, un Libanais, un Turc et deux Koweïtiennes) et de nombreux blessés.

 

 

L'attaque a été lancée dans la soirée par au moins deux hommes, arrivés à moto armés de kalachnikov, qui ont ouvert le feu sur les clients assis en terrasse du restaurant "Istanbul", sur la grande avenue Kwame Kkrumah de Ouagadougou, particulièrement fréquenté par des expatriés.

 

 

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Assaillants neutralisés

 

Les opérations des forces de l'ordre contre les auteurs de l'attaque retranchés dans le café ont duré toute la nuit avant que les deux assaillants ne soient "neutralisés".

 

 

Le restaurant Istanbul est situé à 200 mètres du café Cappuccino, qui avait été en janvier 2016 la cible d'une attaque jihadiste sanglante, selon un mode opératoire similaire, revendiquée par al-Qaïda au Magrhreb islamique (Aqmi). Cette attaque avait fait 30 morts et 71 blessés, en majorité des étrangers.

 

 

Le président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré a condamné hier "l'attentat ignoble" en assurant que "le Burkina Faso se relèvera de cette épreuve car son vaillant peuple opposera une résistance sans concession au terrorisme".

 

 

 

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Son homologue français Emmanuel Macron a également condamné cette "attaque terroriste". Il s'est entretenu avec le président burkinabé "sur les circonstances de l'attaque, l'identification des victimes et su l'enquête visant à identifier les commanditaires". Ils sont convenus "de l'urgence de mettre en oeuvre les décisions prises lors du sommet de Bamako du 2 juillet et d'accélérer la mise en place de la force du G5Sahel".

 

 

La parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance des chefs d'"assassinat en lien avec une entreprise terroriste" et d'"association de malfaiteurs terroriste criminelle" après l'annonce qu'au moins une victime française avait été identifiée parmi les 18 tués.

 

 

 

Le Burkina, théâtre d'attaques régulières

 

Frontalier du Mali et du Niger, le Burkina Faso est depuis 2015 le théâtre d'attaques régulières de groupes djihadistes qui sévissent dans tout le sahel. En décembre 2016, une douzaine burkinabé ont été tués dans une attaque contre un détachement de l'armée basé dans le nord du pays. En octobre 2016,


18/08/2017
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le Progrès du jeudi 10 août 2017

 

 
 
    TERRORISME - L'ATTAQUE À LEVALLOIS-PERRET RELANCE LE DÉBAT SUR
       L'UTILITÉ DE L'OPÉRATION SENTINELLE

 

 

 

DES MILITAIRES DEVENUS DES CIBLES TROP FACILES

 

 

Si soldats on été renversés hier matin par une voiture qui a délibérément foncé sur un groupe de militaire de l'opération Sentinelle à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). le conducteur présumé, un Algérien de 36 ans, a été arrêté quelques heures plus tard près de Calais. L'homme a été grièvement blessé.

 

 

Les militaires de l'opération Sentinelles sont-ils devenus avant tout des cibles ? La question est posée après l'attaque qui a eu lieu hier matin à Levallois-Perret, en banlieue parisienne. Une voiture a foncé sur un groupe de soldats du 35e régiments d'infanterie de Belfort qui sortaient d'un local utilisé pour l'opération Sentinelle. Six militaires ont été blessés, la plupart légèrement. Leur pronostic vital n'est pas engagé.

 

 

D'après Patrick Balkany, le maire de Levallois-Perret, la BMW était pré-positionnée dans l'allée et a foncé sur les soldats de Sentinelle au moment où ils partaient en patrouille. "C'est un acte délibéré", a confirmé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb qui s'est rendu au chevet des militaires blessés. Le parquet anti-terroriste a immédiatement ouvert une enquête pour tentative d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroristes.

 

 

 

Six attaques en deux ans et demi

 

Après une chasse à l'homme de plusieurs heures, le conducteur présumé de la BMW a été arrêté à la mi-journée sur l'autoroute A16 près de Calais. L'homme, un Algérien de 36 ans domicilié dans les Yvelines qui n'était pas armé, a été grièvement blessé alors qu'il tentait de prendre la fuite. Le véhicule a été criblé de balles, dont cinq ont atteint l'auteur présumé de l'attaque. La BMW de location aurait été retrouvée grâce à son système de géolocalisation.

 

 

Cette attaque est la sixième visant les militaires de l'opération Sentinelle depuis sa mise en place après les attentats de janvier 2015. Auparavant, l'armée était déjà mobilisée à un niveau plus modeste dans le cadre des patrouilles Vigipirate pour lesquelles elle fournissait environ un millier d'hommes sur 3 000.

 

 

 

"Une réponse militaire à un problème qui ne l'était pas"

 

Le dispositif Sentinelle avait été porté temporairement de 7 000 à 10 000 soldats après les attaques terroristes du 13 novembre 2015. L'armée est prête à déployer cet effectif de 10 000 militaires en cas d'alerte attentat au niveau maximal. Les soldats n'ont jamais été autant sollicités pour des missions intérieure depuis la fin de la guerre d'Algérie.

 

 

Avant d'être poussé à la démission pour avoir critiqué les 850 millions d'euros d'économies imposées aux militaires, le général Pierre de Villiers, ancien chef d'état-major des armées, s'inquiétait des fortes tensions pesant sur l'armée engagée tous azimuts contre le terrorisme, en Afrique, au Moyen-Orient et en France avec l'opération Sentinelle.

 

 

En juin 2016, les ex-députés Olivier Audibert-Troin et Christophe Léonard constataient dans un rapport parlementaire que "c'est en sous-effectif que les armées doivent assurer l'opération Sentinelle". Ils dénonçaient par ailleurs les "risques" sur le moral des militaires liés à l'installation d'une mission aussi exigeante dans la durée.

 

 

Plusieurs militaires ont rompu leur contrat après avoir craqué parce qu'ils ne s'étaient pas engagés pour patrouiller dans les gares ou des centres commerciaux. À cette lassitude j'ajoute la multiplication des attaques qui donne l'impression aux soldats d'être devenus des "para-tonnerres", comme le souligne Elie Tenenbaum, chercheur au Laboratoire de recherche sur la Défense de l'Ifri (Institut français des relations internationales). Pour François Heisbourg, président du Centre de politique de sécurité de Genève, Vigipirate comme Sentinelle représentent "une réponse militaire à un problème qui n'était pas militaire à un problème qui n'était pas militaire".  Le 14 juillet dernier, Emmanuel Macron avait d'ailleurs annoncé que Sentinelle allait être revue "en profondeur pour prendre en compte l'effectivité et l'évolution de la menace". Luc Chaillot

 


12/08/2017
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