L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

TERRORISME


le Progrès du samedi 22 avril 2017

 

 
 
   ALLEMAGNE - NI ISLAMISTE, NI EXTRÉMISTE. DORTMUND, UN ATTENTAT POUR
    SPÉCULER

 

 

 

L'auteur présumé de l'attentat à l'explosif contre le club de foot de Dortmund, (Sergej W., un ressortissant germano-russe de 28 ans) arrêté hier, cherchait à provoquer la chute de l'action du club allemand pour s'enrichir.

 


24/04/2017
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le Progrès du vendredi 21 avril 2017

 

 

 

TERRORISME – ATTAQUE SUR LES CHAMPS-ÉLYSÉES

 

 

 

UN POLICIER TUÉ, SON ASSAILLANT ABATTU, DAECH REVENIQUE LA FUSILLADE

 

 

 

Au moins deux morts et deux blessés graves à quelques dizaines de mètres de l'Arc de Triomphe. Le parquet anti-terroriste a ouvert une enquête dès cette nuit.

 

 

L'avenue parisienne des Champs-Élysées, à hauteur du numéro 102, a été le théâtre d'une effroyable fusillade hier en début de soirée, alors que l'activité battait son plein sur l'artère la plus célèbre de la capitale.

 

 

Quelques instants seulement après l'échange des coups de feu entre un ou plusieurs assaillants et les forces de l'ordre, la voie a été fermée à la circulation, d'ordinaire dense à cette heure de la soirée où les restaurants et les commerces nocturnes accueillent touristes et Parisiens. Les clients ont dû être confinés une bonne partie de la soirée. Tandis qu'une multitude de véhicules de police étaient dépêchés sur les lieux, la préfecture demandait via les réseaux aux badauds et automobilistes d'éviter le secteur. Un hélicoptère survolant l'avenue laissait à penser qu'une ou plusieurs malfaiteurs étaient encore à proximité.

 

 

 

L'assaillant abattu

 

Yvan Assioma, secrétaire régional Paris d'Alliance Police nationale, devait confirmer dans le même temps qu'un policier avait mortellement été touché par les tirs que certains témoins ont attribué à une arme automatique. Un second gardien de la paix a quant à lui été évacué dans un hôpital parisien, il se trouvait dans un état d'urgence absolue peu avant 22 heures. Un troisième policier aurait été également atteint.

 

 

Les autorités ont quant à elle confirmé que l'un des assaillants avait été abattu dans la fusillade. Selon les premiers éléments, il était connu des services de renseignements et son domicile a été perquisitionné dans la soirée.

 

 

Peu avant 21 heures, l'homme s'était garé à hauteur d'un car de police stationné sur l'avenue, est descendu de son véhicule et a ouvert le feu sur les policiers avant de prendre la fuite à pied. Il a alors été neutralisé alors qu'il tentait d'abattre d'autres fonctionnaires de police.

 

 

 

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Xavier Jugelé, 37 ans, le policier tué sur les Champs-Elysées

 

 

 

 

Deux mois après le Louvre, un mois après Orly

 

Ce nouvel épisode rappelle l'agression du Louvre, le 3 février dernier, au cours de laquelle des militaires déployés dans le cadre de l'opération Sentinelle avaient été attaqués par un terroriste. De même, des militaires avaient été pris à partie à Orly le 18 mars.

 

 

Hier soir, tandis que le Premier ministre rejoignait à 22 heures le président de la République à l'Élysée, le parquet anti-terroriste de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête.

 

 

Le gouvernement redoutait cette nuit que ne se reproduise le scénario connu lors des derniers attentats de Paris durant lesquels plusieurs attaques s'étaient déroulées dans un faible laps de temps. Sur les réseaux sociaux, au fil de la soirée, des témoins affirmaient avoir entendu de nouveaux coups de feu dans la capitale. Le gouvernement a formellement démenti à 23 heures.

 

 

Grave, François Hollande a pris la parole, à 23 h 20, depuis le palais présidentiel pour rendre hommage au policier tué et assurer que toutes les précautions seront prises pour sécuriser l'élection de dimanche. Pour lui, l'acte terroriste semblait le plus probable. Fabrice Veysseyre-Redon

 

 

 

 

DAECH REVENDIQUE

 

 

Peu avant minuit, Daech a revendiqué l'attaque contre les policiers perpétrée sur les Champs-Élysées. L'organisation terroriste a donné le nom du combattant de l'assaillant : il se prénommerait "Abu Youssef al-Belgiki". Ce qui semble signifier qu'il s'agit d'un individue belge.

 

 

Dans la soirée, des sources proches du dossier ont révélé que l'assaillant présumé était visé par une enquête anti-terroriste avant les faits. Des perquisitions ont eu lieu à son domicile, en Seine-et-Marne.

 


23/04/2017
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le Progrès du mercredi 19 avril 2017

 

 
 
    TERRORISME - "UNE ACTION VIOLENTE, À COURT TERME"

 

 

 

UN ATTENTAT DÉJOUÉ À CINQ JOURS DU PREMIER TOUR

 

 

Dans la dernière ligne droite de la présidentielle, un projet d'attentat a été déjoué. Deux Français, radicalisés et fichés S ont été arrêtés hier matin à Marseille. Leurs cibles restent à préciser.

 

 

"La menace terroriste est très élevée" (depuis le début de l'année, sept attentats ont été déjoués - 17 en 2016 - une quarantaine d'individus interpellés), n'ont cessé de marteler, depuis des mois le président de la République et les membres du gouvernement. À seulement cinq jour du premier tour de la présidentielle, après une campagne où le sujet du terrorisme a peu été évoqué et alors que d'autres pays européens ont été successivement frappés, la réalité rejoint les mots.

 

 

Deux hommes ont été arrêtés, hier, à Marseille : Clément Baur, 23 ans, et Mahiedine Merabe, 29 ans, tous deux originaires des Hauts-de-France. Ils sont suspectés d'avoir, selon le ministère de l'Intérieur, préparé "une action violente à très court terme" sur le territoire français.

 

 

Avec quelles cibles ? Le procureur François Molins a déclaré hier soir qu'on ne pouvait ni "déterminer avec précision le jour, le ou les cibles visées".

 

 

Fichés pour des faits de délinquance (braquage, stups), les deux hommes se seraient tous deux radicalisés à la prison de Sequedin (Nord). Ils étaient également fichés S depuis 2015. Clément Baur, converti depuis 2007 auprès de Tchetchènes à Nice, a un temps été en contact avec la djihadosphère belge de Verviers. Ces dernières semaines, en co-voiturage, les deux hommes se sont rendus jusqu'à Marseille, en partant de Nancy.

 

 

 

Les entourages des candidats informés

 

La traque de ces hommes, décrits comme "méfiants et déterminés", a duré plusieurs jours avant leur interpellation par le RAID et de la DGSI. des armes de poing et longues, ainsi que du matériel nécessaire à la préparation d'explosifs (3 kilos de type TATP, utilisé au Stade de France, et à l'aéroport de Bruxelles en mars 2016) ont été retrouvés dans un studio loué d'un quartier déshérité de Marseille.

 

 

De nationalité française tous les deux, ils étaient recherchés pour "association de malfaiteur terroriste" à la suite d'informations obtenues par la DGSI. Notamment une vidéo, interceptée la 12 avril, où Mérabet prête allégeance à Daech et tend, muni d'un fusil-mitrailleur, le quotidien Le Monde avec en Une, François Fillon. Le candidat des Républicains constituait-il l'un des objectifs ?

 

 

Dès jeudi, les entourages de principaux candidats à la présidentielle avaient été prévenus d'une potentielle menace. Toutes leurs équipes chargées de la protection ont même eu à leur disposition des portraits des deux hommes recherchés. Le meeting de François Fillon à Montpellier vendredi soir avait ainsi été placé sous très haute surveillance, avec la présence de tireurs d'élite, tout comme celui d'hier soir à Lille.

 

 

50 000 policiers et gendarmes pour la sécurité des élections

 

La protection des candidats ainsi que des élections, avec 50 000 policiers et gendarmes déployés sur l'ensemble du territoire, a été renforcée, notamment pour surveiller les 67 000 bureaux de vote.

 

 

L'enquête devra déterminer si les deux suspects visaient spécifiquement des candidats. Sans même cette cible précise, le projet d'attentat et l'interpellation constituent un fait politique important dans la dernière ligne droite de la présidentielle. Les tentatives de récupération politicienne existeront-elles ? Quel impact d'un tel événement sur le résultat ? C'est la énième rebondissement d'une campagne qui en compte déjà beaucoup. Le dernier ? Xavier Frère

 


20/04/2017
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le Progrès du mardi 11 avril 2017

 

 
 
    SUÈDE - TERRORISME. LE PRINCIPAL SUSPECT DE L'ATTENTAT AFFIRME
    AVOIR REÇU UN ORDRE DE DAECH

 

 

 

L'Ouzbek de 39 ans, suspecté d'avoir lancé son camion contre la foule vendredi à Stockholm, doit être écroué aujourd'hui. Hier, la Suède, bouleversée, a rendu hommage aux victimes de l'attentat.

 

 

L'enquête sur l'attentat au camion bélier, qui a tué quatre personnes vendredi à Stockholm, "pourrait prendre un an", a prévenu hier le directeur-adjoint de la police nationale suédoise. Le principal suspect de cette attaque doit être inculpé et écroué à l'issue d'une audience à huis clos fixée ce matin.

 

 

Il est accusé d'avoir lancé un véhicule volé contre la foule sur plusieurs centaines de mètres dans une rue piétonne de Stockholm, la capitale. Placé en garde à vue depuis son arrestation quelques heures après le drame, il a exigé la récusation de son avocat et réclamé un défenseur "musulman sunnite". Le tribunal a rejeté sa requête "faute de raisons valables".

 

 

 

Un second suspect en garde à vue

 

L'homme est un Ouzbek de 39 ans, identifié comme étant Rakhmat Akilov, toujours selon le tribunal. C'est un ouvrier, père de quatre enfants, croit savoir la presse locale. Le suspect affichait a minima "un intérêt pour des organisations extrémistes, dont le groupe État islamique" (EI), assurent les enquêteurs. Les quotidiens Aftonbladet et Expressen affirment, eux, que l'Ouzbek a revendiqué son acte. "J'ai écrasé les infidèles", s'est-il expliqué en garde à vue, précise Aftonbladet. Il dit avoir reçu un "ordre" direct du groupe EI assurant : "Le bombardement de la Syrie doit cesser". Hier, la police se refusait à confirmer ces informations tout en admettant que les déclarations d'Akilov font partie des éléments à charge.

 

 

Un second suspect, dont l'identité n'a pas été révélée, a été placé en garde à vue. La police cherche à savoir s'il a apporté un quelconque soutien au principal mis en cause. Cet attentat est le troisième en Europe en deux semaines après ceux de Londres (cinq tués) et Saint-Pétersbourg.

 

 

 

"Stockholm restera une ville tolérante"

 

Hier, la pluie glaciale n'a pas empêché les Suédois - anonymes, membres du gouvernement, du Parlement et de la famille royale - d'observer deux minutes de silence pour les victimes de l'attentat qui a fait quatre morts (deux Suédoises, un Britannique et une Belge) et quinze blessés. "Vous n'êtes pas seuls, nos pensées vous accompagnent, la Suède est à vos côtés", a souligné le Premier ministre Stefan Löfven, manifestement très ému s'adressant aux proches des victimes.

 

 

"Nous ne céderons jamais devant la violence, nous ne laisserons pas le terrorisme vaincre. Stockholm restera une ville ouverte et tolérante", a pour sa part affirmé la maire de Stockholm, Karin Wanngard. La menace terroriste dans les pays est au niveau 3, sur une échelle de 5 depuis 2010. Un renforcement de l'arsenal judiciaire antiterroriste est à l'étude après l'attaque de vendredi. Aux abords de l'artère piétonne Drottninggatan, une montagne de fleurs recouvrait les stigmates du drame.

 


15/04/2017
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le Progrès du lundi 10 avril 2017

 

 
 
    TERRORISME - ATTENTATS. LES COPTES ÉGYPTIENS CIBLÉS PAR DAECH

 

 

 

Le Bilan est lourd, plus de quarante morts et une centaine de blessés dans deux attentats, le jour de la fête des Rameaux, et à trois semaine de la venue du pape.

 

 

Deux attentats à la bombe ont visé hier des églises coptes en Égypte, faisant au moins 27 morts dans la ville de Tanta et 17 morts à Alexandrie. Les attaques ont été revendiquées en début d'après-midi par Daech, dont la branche égyptienne avait récemment appelé à viser la communauté copte.

 

 

 

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13/04/2017
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le Progrès du dimanche 9 avril 2017

 

 
 
    SUÈDE - 4 MORTS, 15 BLESSÉS. ATTENTAT DE STOCKHOLM : UN SUSPECT
    OUZBEK LIÉ À DAECH

 

 

 

Un Ouzbek de 39 ans était toujours en garde à vue hier, après l'attentat au camion bélier qui a fait quatre morts et quinze blessés, vendredi à Stockholm. Le suspect avait été arrêté la veille dans la banlieue nord de Stockholm.  "Il a fait surface dans notre collecte de renseignement dans le passé", a précisé lors d'une conférence de presse le chef des services de renseignement (Säpo) Anders Thornberg. Celui-ci n'a cependant pas précisé quels faits avaient entraîné sa présence dans les fichiers.

 


12/04/2017
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le Progrès du samedi 8 avril 2017

 

 
 
    SUÈDE - UN HOMME INTERPELLÉ. UN ATTENTAT AU CAMION BÉLIER FRAPPE
    STOCKHOLM

 

 

 

Un bilan provisoire, hier soir, faisait état de quatre morts et 15 blessés dans l'attentat au camion bélier qui s'est produit dans le centre-ville de Stockholm. L'attaque n'avait pas été revendiquée, et le chauffeur toujours recherché.

 

 

■ L'effet d'un bombe

 

"Ça a fait le même bruit qu'une bombe qui explose et de la fumée a commencé à s'échapper de l'entrée principale du magasin", témoigne cette cliente encore sous le choc.

 

 

Il était environ 14 heures, hier, lorsqu'un camion fou a foncé sur les piétons au croisement d'une artère et d'une rue piétonne très fréquentée de Stockholm, avant de finir sa course dans la façade d'un commerce.

 

 

Les lieux ont été rapidement circonscrits d'un périmètre de sécurité. Et les blessés ont été pris en charge par les secours sur place.

 

 

 

■ Un bilan revu à la baisse

 

Les services de sécurité ont brièvement mis en ligne un communiqué où ils parlaient d'"au moins deux morts", mais l'ont presque immédiatement retiré. La police de Stockholm a indiqué sur Twitter ne pas pouvoir donner d'informations sur le nombre de blessés, et n'a pas parlé de morts. "Il y a des morts, et beaucoup de blessés", a indiqué une porte-parole de Säpo, le service de la sûreté de l'État. Mais dans la soirée, la police suédoise a annoncé le décès de quatre personnes et l'hospitalisation de 15 blessés parmi lesquels des enfants.

 

 

 

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■ Le chauffeur recherché

 

Après avoir commis son attaque, le chauffeur du camion a pris la fuite. La police a aussitôt diffusé des images de vidéosurveillance de l'homme qu'elle recherchait. On y voyait une homme relativement jeune portant une capuche noire.

 

 

Elle a également établi que le camion avait été volé "à l'occasion d'une livraison à un restaurant" comme le leur avait indiqué une dirigeante de l'entreprise propriétaire du véhicule.

 

 

En début de soirée le chauffeur du camion bélier était toujours recherché. Les enquêteurs ont précisé avoir arrêté un homme en début de soirée en banlieue nord de Stockholm, mais qu'il ne s'agissait pas du conducteur.

 

 

 

■ La nature de l'attaque incertaine

 

"La Suède a été attaquée" et "tout laisse penser à un attentat", a affirmé le Premier ministre suédois Stefan Löfven. Mais aucune revendication n'était connue hier soir.

 

 

Les faits et l'utilisation d'un véhicule bélier ne sont évidemment pas sans rappeler les attaques revendiquées par Daech et menées à Londres, Berlin et dans le sud de la France à Nice, où des camions ont foncé dans la foule.

 

 

 

■ La Suède  jusque-là épargnée par le terrorisme

 

Cette attaque intervient dans un pays qui avait paru relativement épargné par la vague d'attentats. La Suède n'a été visée qu'une seule fois par un attentat, quand en décembre 2010 un homme avait mené une attaque-suicide à la bombe, dans la même rue piétonne de Stockholm. Il n'avait que légèrement blessé des passants.

 

 

 
    LES ATTAQUES AU VÉHICULE BÉLIER SE MULTIPLIENT

 

 

L'attentat d'hier rappelle les dramatiques précédents revendiqués par Daech mené à Londres, Berlin et dans le sud de la France à Nice, où des camions ont foncé dans la foule.

 

 

Le 22 mars, Khalid Masood, un Britannique de 52 ans converti à l'islam et connu des services de police, avait tué cinq personnes en fauchant des piétons en lançant sa voiture de location sur le trottoir du pont de Westminster qui enjambe la Tamise face à Big Ben, avant de poignarder à mort un policier devant le Parlement.

 

 

L'auteur de l'attaque, revendiquée par Daech, avait été tué par la police. En décembre, 12 personnes avaient été tuées lorsqu'un homme avait volé un camion pour foncer sur la foule massée sur un marché de Noël à Berlin. L'attaque le plus mortelle de ce type de ces derniers mois en Europe est celle de Nice du 14 juillet 2016, lorsqu'un camion a foncé dans la foule qui venait d'assister aux feux d'artifice de la fête nationale en France. L'attentat, là encore revendiqué par Daech, avait fait 86 morts.

 


12/04/2017
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le Progrès du mardi 4 avril 2017

 

 

 

TERRORISME - UNE BOMBE EXPLOSE DANS LE MÉTRO AU CENTRE DE SAINT-PÉTERSBOURG

 

 

La Russie frappée au coeur par un attentat

 

 

Un attentat à la bombe dans une rame de métro de la deuxième vile du pays a fait une dizaine de mors et de très nombreux blessés. L'attaque aurait été menée par un kamikaze.

 

 

"Un fracas terrible d'explosion a résonné dans le tunnel, puis le métro est arrivé, s'est arrêté et les gens se sont tous mis à descendre en courant et en hurlant"... Ce retraité qui patientait sur le quai opposé de la station Tekhnologuitcheski Institout en plein centre de Saint-Pétersbourg témoigne "avoir vu quatre cadavres à travers la fenêtre de la rame".

 

 

Après l'annonce de dix puis 9 morts, le bilan hier soir était évalué à 11 morts dont sept personnes tuées dans la rame, trois décédées lors que transport et à l'hôpital. Sur les 37 blessés hospitalisés, six sont dans un état grave dont une adolescente.

 

 

 

La piste terroriste

 

Saisi, le Comité d'enquête russe, organisme chargé des principales affaires, a ouvert une enquête pour "acte terroriste" et semblait retenir l'hypothèse d'une attaque kamikaze. Peu après, une bombe artisanale a été "découverte et désamorcée à temps" dans une autre station du centre ville, Plotchad Vosstanïîa.

 

 

Hier soir, l'attentat n'avait pas été revendiqué. "Nous étudions toujours toutes les éventualités : accidentelle, criminelle et avant tout une action à caractère terroriste", a assuré, prudent, le Président Vladimir Poutine qui se trouvait à Saint-Pétersbourg, son fief, au moment des faits.

 

 

 

La Russie une cible

 

Les autorités ont annoncé le renforcement des mesures de sécurité dans le métro de Moscou et les aéroports. À Saint-Pétersboug, le métro est fermé et la municipalité a décrété trois jours de deuil. La Russie a été frappée plusieurs fois par les terrorisme ces dernières années. Sur son territoire comme à l'étranger notamment lors de l'attentat au-dessus du Sinaï contre un avion avec 224 à bord. Daech l'avait revendiqué comme une riposte à l'engagement depuis 2015 de l'armée en soutien au régime de Bachar Al-Assad en Syrie. Mais ce n'est pas la seule piste terroriste.

 

 

Conflits du Daghestan et de Tchétchénie, conflit avec l'Ukraine, acte isolé de djihadistes de pays d'Asie centrale. Faute de revendication authentifiée, l'enquête s'annonce large. À quelques mois du centenaire de la révolution d'octobre 1917 et à un an du Mondial 2018 de football, la menace est particulièrement élevée. Vladimir Poutine a reçu hier les condoléances et le soutien de tous les dirigeants occidentaux. Comme tant d'autres pays en Europe, la Russie pleurait ses morts.

 

 

 
     La Russie menacée depuis longtemps

 

 

"Écoute Poutine, nous allons venir en Russie et vous tuer dans vos maisons. Frères, menez le djihad, tuez-les, combattez-les". Ces menaces émanent d'une vidéo diffusée quelques jours seulement après l'attentat meurtrier de Nice en juillet 2016. Même si hier soir aucune revendication n'était encore tombée après l'attentat, on sait depuis longtemps que la Russie est dans le viseur des terroristes, et notamment de Daech. L'intervention de l'armée russe en Syrie, au côté des soldats de Bachar Al-Assad, a encore renforcé dans les rangs djihadistes cette volonté de frapper le pays de Vladimir Poutine.

 

 

Parmi les troupes de Daech, on compte un très fort contingent issu des ex-République soviétique : leur nombre aurait atteint jusqu'à 4 700 hommes l'an dernier, dont 2 400 originaires de Russie même, selon les investigations du Soufan Group, groupe international expert en stratégie militaire. Beaucoup sont originaires du Kirghizistan, Daghestan, Tadjikistan, Ouzbékistan...

 

 

 

 
     Des combattants plus nombreux

 

 

 

La proportion de combattants de ces contrées - partis rejoindre Daech en Syrie et Irak relativement proches géographiquement - a largement augmenté ces derniers mois que celle des djihadistes d'Europe de l'ouest. Certains, parfois ex-soldats de l'armée russe, se sont reconvertis en consultants, marchands d'armes ou soldats d'élite au service du terroriste islamiste au Levant". "Ils sont d'ailleurs mieux équipés et mieux formés que les Syriens ou les Irakiens, pour avoir combattu dans les montagnes du Caucase dans les années 1990-2000", selon le Soufan Group, "ils ont même moins peur face à la mort..." Jusqu'à présent, excepté l'explosion de l'A321 russe au-dessus du Sinaï (224 morts), les services secrets russes (le FSB) avaient réussi à contenir la menace.

 

 

De nombreuses arrestations d'extrémistes ont eu lieu en 2016. En juin 2016, Vladimir Poutine avait aussi signé une nouvelle loi anti-terroriste qui restreint les libertés individuelles et élargit les possibilités pour les organes de sécurité d'intervenir dans les communications privées. X.F.


12/04/2017
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le Progrès du vendredi 24 mars 2017

 

 

 

TERRORISME - LE DERNIER BILAN FAIT ÉTAT DE QUATRE VICTIMES ET 40 BLESSÉS. ATTAQUE À LONDRES : DAECH MISE SUR DES ACTES ISOLÉS

 

 

 

Le groupe djihadiste a revendiqué l'attaque d'un des ses "soldats" à Westminster. L'Europe a été frappée à de nombreuses reprises ces derniers mois en Europe par ces actions individuelles.

 

 

Pourquoi Khalid Masood, 52 ans, citoyen de sa Majesté, né dans le Kent, connu pour possessions d'armes, a-t-il foncé sur la foule à Londres et attaqué au couteau un garde du palais de Westminster ? Est-il "un loup solitaire" comme l'ont présenté hier matin la plupart des journaux britanniques ? "Il est né au Royaume-Uni et il y a quelques années il a fait l'objet d'une enquête du M15 (service de renseignement) en lien avec l'extrémisme violent", a déclaré la Première ministre britannique Theresa May.

 

 

Même si l'attaque a été revendiquée hier par l'organisation terroriste État islamique, rien ne permet d'affirmer que Masood a été téléguidé depuis la Syrie ou l'Irak. "Daech revendique uniquement les opérations qu'elle a directement inspirées", affirmait hier sur Twitter, Rukmini Callimachi, l'une des meilleures connaisseuses du groupe terroriste. Cet attentat ressemble en tout cas aux actions individuelles menées à de nombreuses reprises depuis quelques années : Londres déjà en 2013, Montréal en 2014, Valence, Nice et Berlin en 2016.

 

 

Du terrorisme "low-cost" (à bas coût), "où il suffit d'une voiture et d'un couteau comme à Londres pour tuer et créer la psychose", selon un expert du terrorisme. De surcroît dans un lieu si symbolique que le palais de Westminster en plein coeur de la capitale londonienne, et un an jour pour jour après les attentats de Bruxelles.

 

 

 

La hantise des services ant-terroristes

 

Ce mode opératoire, avec un véhicule comme arme, a été préconisé par Abou Mohammed al-Adnani, le porte-parole de Daech (tué fin 2016) et relayé par toute la propagande djihadiste, notamment depuis 2015 par des Français présents à Raqqa. C'est la hantise des services anti-terroristes des pays européens. Une action coordonnée comme celle du 13-Novembre 2015 est aujourd'hui plus facilement décelable qu'une attaque en "solo". "À tort on a privilégié la "data", la masse d'informations au renseignement de proximité qui permettait parfois de détecter des individus suspects pas forcément membres de réseaux", déplore une source proche du renseignement français.

 

 

Début mars, au Royaume-Uni, une campagne a été lancée auprès du grand public pour aider la lutte anti-terroriste, et "rapporter aux autorités toute conversation suspicieuse" sur le sujet. Sur la hotline "anti-terroriste", le nombre d'appels (22 000) a doublé en un an, et selon mark Rowley, le référent national sur le sujet, plus "d'un tiers des enquêtes sur le haut-risque terroriste ont été favorisées par les informations fournies par le public". Treize attentats ont été déjoués au Royaume-Uni depuis 2013.

 

 

Plus dangereux que les revenants

 

La protection doit donc s'adapter à une nouvelle forme de terrorisme. Cette menace provient d'ailleurs plus fréquemment de l'intérieur du pays, que de l'extérieur. Les "revenants" de Syrie et d'Irak - même s'ils constituent une menace avec le recul de Daech au Proche-Orient - sont pour la plupart fichés, identifiés. pas toujours les "apprentis" terroristes in situ.

 

 

À Londres, le profil et l'âge de l'assaillant interpellent aussi. Ils ne correspondent pas à ceux des auteurs des dernières attaques. "Daech utilise plutôt des gars de 20 ans comme chair à canon", indiquait hier Rukmin Calimachi. Selon la spécialiste américaine, le groupe djihadiste aurait de plus en plus de mal à recruter des candidats aux attentats, et se tourneraient désormais "vers de profils d'anciens délinquants qui chercheraient à se laver de leurs pêchés". Le cas de Khalid Masood ? Xavier Frère


27/03/2017
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le Progrès du jeudi 23 mars 2017

 

 

 

QUATRE MORTS, UNE QUARANTAINE DE BLESSÉS, L'ASSAILLANT TUÉ - LE COEUR TOURISTIQUE DE LONDRES FRAPPÉ PAR UN SANGLANTE ATTAQUE

 

 

 

Un homme a précipité sa voiture sur les piétons du pont de Westminster avant de poignarder un policier en tentant de rentrer dans le parlement britannique. Il a été tué par les forces de l'ordre.

 

 

Un homme a semé la terreur hier au coeur de Londres. Il a tué quatre personnes et fait une quarantaine de blessés - dont plusieurs dans un état critique - en précipitant sa voiture sur le pont de Westminster, avant de tenter de s'introduire dans le Parlement britannique et d'être abattu par la police.

 

 

 

■ Une course folle

 

Vers 14 h 30 (15 h 40 heure française), un homme précipite son 4X4 sur la foule des piétons qui déambulent sur le pont de Westminster, menant au Parlement et à Big Ben, au coeur touristique de la capitale anglaise.

 

 

Sa course folle fait une vingtaine de blessés et s'achève sur les grilles latérales du palais où siègent les députés et les lords. L'homme emboutit son SUV sur le bas-côté et poursuit sa course meurtrière pour rejoindre l'entrée principale du Parlement. Il poignarde un policier armé qui gardait l'entrée. La police a fait feu sur lui alors qu'il essayait de s'attaquer à un deuxième officier. Il est tué par les forces de l'ordre. La confusion règne pendant deux longues heures où les parlementaires sont confinés dans Westminster. Theresa May, la Première ministre britannique qui devait s'exprimer devant les députés, est évacuée pour rejoindre le 10 Downing Sreet. Le quartier est bouclé, le métro fermé, la grande roue de London Eye à l'arrêt. Les secours prennent en charge les victimes directement sur le pont avant de les envoyer vers l'hôpital.

 

 

 

■ Des victimes françaises

 

Le bilan est lourd : quatre morts (dont le policier qu'un député a tenté en vain de réanimer) et une quarantaine de blessés graves. Parmi eux, trois lycéens bretons de Concarneau, gravement blessés, mais dont les jours n'étaient plus en danger selon les autorités hier soir. Les secours ont également repêché une femme grièvement blessée dans la Tamise.

 

 

 

■ Un extrémiste islamique

 

Scotland Yard a qualifié immédiatement l'attaque de "terroriste". Le porte-parole du commandement anti-terroriste n'a pas dévoilé l'identité de l'assaillant qui a été tué par la police, mais son porte-parole Mark Rowley indiquait hier soir que "la piste du terrorisme islamiste était l'hypothèse privilégiée". Le renseignement britannique connaîtrait l'individu fiché comme extrémiste et très dangereux. Il était résident dans le pays.

 

 

Le mode de l'attaque - un véhicule lancé pour tuer - rappelle la méthode employée par les terroristes se revendiquant de Daech, comme à Nice ou à Berlin. L'attaque est survenue un an après les attentats qui avaient fait 32 morts à Bruxelles le 22 mars 2016. Le niveau d'alerte terroriste au Royaume-Uni est fixé depuis août 2014 à "grave", le quatrième sur une échelle de 5. À la suite des attentats de novembre 2015 en France, la police avait annoncé le déploiement de 600 policiers armés supplémentaires à Londres, portant leur nombre à 2 800.

 

 

 

■ Condamnation unanime

 

De Donald Trump à François Hollande en passant par Angela Merkel, de nombreux chefs d'État ont condamné l'attentat et exprimé leur solidarité avec les Britanniques.

 

 

 

 

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26/03/2017
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le Progrès du dimanche 19 mars 2017

 

 

 

ATTENTAT - L'ATTAQUE D'ORLY RELANCE LE DÉBAT SUR LE MAINTIEN DE L'ÉTAT D'URGENCE

 

 

 

La France fait toujours face à la menace terroriste

 

 

 

L'homme abattu après avoir tenté de s'emparer du fusil d'assaut d'une militaire de la patrouille Sentinelle voulait "mourir par Allah". À un mois de la présidentielle, la question de la sécurité revient en force dans le débat.

 

 

La France s'est à nouveau levée avec la peur. Elle s'est réveillée hier avec la folle équipée à travers la banlieue parisienne de Ziyed Ben Belgacem, un Français âgé de 39 ans, abattu à l'aéroport d'Orly-Sud (Val-de-Marne) après avoir attaqué une patrouille militaire de l'opération Sentinelle.

 

 

 

Un contrôle tourne mal à Garges-Lès-Gonesse

 

Le cauchemar a commencé à l'aube à Garges-Lès-Gonesse (Val-d'Oise), commune de la banlieue nord de Paris. Peu avant 7 heures Ziyed Ben Belgacem fait l'objet d'un contrôle routier qui tourne mal. Il tire sur les policiers, en blessant légèrement un à la tête. Il réussit à s'enfuir.

 

 

À une trentaine de kilomètres, il menace ensuite avec son arme les clients d'un bar de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), en banlieue sud. Il vole un peu plus loin une voiture et prend la route de l'aéroport, direction Orly Sud.

 

 

Il est 8 h 22, au premier étage du hall A du terminal, quand Ziyed Ben Belgacem, qui porte un bidon d'essence dans le dos, attaque une militaire de la patrouille Sentinelle pour s'emparer de son fusil d'assaut. L'assaillant est abattu.

 

 

 

Pagaille dans le ciel

 

L'attaque n'a duré que trois minutes, sans faire de blessé ni susciter de scènes de panique. Mais 3 000 personnes sont immédiatement évacuées du terminal Sud ou confinées dans le terminal ouest voisin.

 

 

Fermé pour une opération de déminage qui a finalement exclu la présence d'explosifs, placé dans un large périmètre de sécurité, l'aéroport est devenu inaccessible, avec des embouteillages monstres et l'arrêt de sa desserte ferroviaire.

 

 

Dans le ciel parisien, le trafic aérien a été fortement perturbé par la fermeture des deux terminaux de l'aéroport, qui n'ont rouvert que dans l'après-midi. De nombreux vols ont été déroutés vers Roissy, et les passagers de 13 avions présents sur le tarmac d'Orly confinés à bord. 1 500 personnes débarquées ultérieurement. 29 avions au total ont été déroutés et 6 000 passagers touchés. 216 vols étaient prévus samedi au départ d'Orly, et 216 autres à l'arrivée.

 

 

 

"Il va y avoir des morts"

 

Coupe de folie d'un homme, action d'un loup solitaire radicalisé ? Le parquet anti-terroriste s'est saisi de l'enquête de l'attaque d'Orly, alors que que la France est confrontée depuis deux ans à une vague d'attentats djihadistes qui ont fait 238 morts.

 

 

"L'assaillant d'Orly a déclaré : "Je suis là pour mourir par Allah. Il va y avoir des morts", a indiqué François Molins, le procureur de la République de Paris. L'attaque d'Orly remet au centre des thèmes de la présidentielle la sécurité.

 

 

À Metz (Moselle), la candidate FN à la présidentielle Marine Le Pen a attaqué un "gouvernement dépassé, ahuri, tétanisé" et déploré "la lâcheté de toute la classe politique devant le fondamentalisme islamiste".

 

 

À un mois de l'élection, est relancée la question du maintien de l'état d'urgence en vigueur jusqu'au 15 juillet, débat déjà alimenté ces derniers jours par la fusillade du lycée à Grasse (Alpes-Maritimes) et le courrier piégé au siège du FMI à Paris.

 

 

À peine le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas a-t-il jugé que les conditions pour une sorite de l'état d'urgence étaient réunies, que l'actualité brandit à nouveau le chiffon rouge de la menace terroriste.

 

 

En février dernier après l'attaque déjà d'un homme seul contre une patrouille de l'opération Sentinelle, au Louvre, François Hollande avait déclaré : "La menace, elle est là, elle demeure et nous devons y faire face". N.C. (avec AFP)

 


21/03/2017
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le Progrès du lundi 20 février 2017

 

 

TERRORISME BACTÉRIOLOGIQUE : BILL GATES S'ALARME

 

 

Vendredi, Bill Gates a tiré la sonnette d'alarme devant la Conférence de sécurité de Munich. Le fondateur de Microsoft a prévenu la communauté internationale d'une possible pandémie mondiale, à laquelle personne n'est préparé. Prenant l'exemple de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest en 2014-2015, de la grippe espagnole de 1918 ou évoquant l'invention possible d'un virus à des fins "terroristes", l'homme le plus riche de la planète a jugé "probable" une catastrophe à l'échelle du globe. "Les épidémiologistes disent qu'un pathogène transmis dans l'air se propageant rapidement peut tuer 30 millions de personnes en moins d'un an", a-t-il lancé, ajoutant : "Il est assez probable que le monde va vivre une telle épidémie dans les 10 à 15 à venir". Et d'appeler les États à investir dans la recherche pour développer des technologies capables de créer des vaccins en quelques mois.

 

 


22/02/2017
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le Progrès du vendredi 17 février 2017

 

 

 

DOUBLE ATTENTAT - DAECH MASSACRE DES DIZAINES DE CHIITES EN IRAK ET AU PAKISTAN

 

 

Plus de 45 morts dans un quartier de Bagdad, et plus de 70 dans un temple soufi au Pakistan : hier, Daech a revendiqué deux attentats dont le bilan est particulièrement lourd.

 

 

Un attentat à la voiture piégée a dévasté hier un secteur de Bagdad, tuant au moins 45 personnes et blessant des dizaines d'autres, l'attaque la plus meurtrière à frapper la capitale irakienne cette année. C'est le troisième attentat à Bagdad en autant de jours. Il a immédiatement été revendiqué par le groupe djihadiste État islamique.

 

 

Quasiment au même moment, dans le sud du Pakistan, c'est un sanctuaire soufi qui été pris pour cible, attaqué par un kamikaze. Au moins 70 personnes ont perdu la vie, et plus de 150 ont été blessées. Là aussi, Daech a revendiqué l'attaque rapidement. Le bilan humain de ce double attentat pourrait donc encore s'alourdir.

 

 

 

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Irak - Pakistan

 

 

 

Les chiites ciblés

 

Dans les deux cas, Daech a annoncé avoir voulu frapper "un rassemblement de chiites". Responsable d'atrocités dans les zones sous son contrôle et d'attentats dans plusieurs pays arabes et occidentaux, l'organisation extrémiste considère comme hérétique la communauté chiite. Malgré ses revers militaires au cours des derniers mois et la perte de terrain en Irak et en Syrie voisine, Daech parvient toujours à frapper, en menant des attentats particulièrement meurtriers.

 

 

Depuis le lancement le 17 octobre, de l'offensive des forces irakiennes pour reconquérir Mossoul (nord), la deuxième ville du pays, Bagdad fait ainsi face à une recrudescence d'attentats.

 

 

Mercredi, l'État islamique avait déjà revendiqué un attentat suicide dans le quartier à majorité chiite de Habibiya, dans le nord de la capitale irakienne. Un kamikaze y avait fait exploser sa voiture piégée, tuant 11 personnes. L'attentat d'hier est le plus meurtrier à Bagdad depuis une attaque au camion piégé revendiqué par l'EI dans le quartier de Karrada, qui avait coûté la vie à 320 personnes en juillet 2016.

 

 

 

Le Pakistan déjà aux prises avec les talibans

 

Le Pakistan est sous le choc, après une période d'accalmie. Cette semaine, ce sont les talibans pakistanais qui ont commis plusieurs attentats (dont un lundi à Lahore, où 13 personnes ont été tuées), alors que les habitants commençaient tout juste à renouer avec un relatif sentiment de sécurité après des années de violences.

 

 

Plus de 60 000 personnes ont été tuées et 11 milliards de dollars dépensés dans la guerre contre le terrorisme au Pakistan, a indiqué le ministère des Affaires étrangères lundi, répondant à une critique des États-Unis.

 


19/02/2017
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