L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

TERRORISME


le Progrès du vendredi 18 août 2017

 

 
 
    ATTENTATS - BARCELONE FRAPPÉE À SON TOUR. UN VÉHICULE LANCÉ SUR
        UNE FOULE DE PIÉTONS, AU COEUR DE LA CITÉ CATALANE

 

 

 

Une attaque terroriste au moyen de camion lancé sur la foule a été perpétré hier sur les Ramblas au coeur de Barcelone, où se promènent des milliers de touristes. Le dernier bilan hier soir faisait état d'au moins 13 morts et plus de 100 blessés. Deux suspects ont été arrêtés, un troisième abattu. Daesh a revendiqué.

 

 

"Soudain le van est monté sur la promenade piétonne et a foncé sur nous. J'ai compris tout de suite que l'horreur arrivait ici..." Nuria, cette vendeuse d'un commerce des Ramblas de Barcelone qui témoigne dans le quotidien régional. La Vangardia dit avoir revu les images de Nice, Berlin, Stockholm, Londres.

 

 

 

■ Le scénario du camion bélier

 

Sur le sol carrelé de l'artère emblématique de la ville qui relie la place de Catalogne au vieux port, près du marché coloré de la Boqueria grouillant de touristes, des dizaines de blessés gisent au sol, entourés de proches ou d'anonymes effrayés. Un drap ensanglanté recouvre le corps d'une victime tuée sur place. Partout, des cris, du sang, des larmes, et des secours qui s'affairent. Les images rappellent en effet tristement, celles d'autres attentats.

 

 

Hier, au coeur de l'été et de l'après-midi, Barcelone a été frappée à son tour par "une attaque terroriste", selon les mots du président de la Généralité de Catalogne Carles Puigdemont.

 

 

 

■ Des touristes visés

 

Il est 16 h 20 ce jeudi après-midi quand le camion lancé à toute allure fauche volontairement les passants qui flânent sur la célèbre promenade catalane. Plusieurs témoins décrivent un véhicule qui a quitté la chaussée pour monter sur la partie centrale piétonne et s'est mis à zigzaguer, comme pour toucher le maximum de monde. Surpris dans leurs déambulations, des dizaines de promeneurs, fauchés, tombent comme des quilles. Un seul décès est constaté sur place, celui d'un touriste belge, mais le bilan dans les hôpitaux où sont comptabilisés 12 autres décès et accueillis au moins 100 blessés dont 15 dans un état grave, s'alourdit très vite.

 

 

 

■ Deux suspects arrêtés, un tué

 

Très vite, la police boucle le quartier. Au porte-voix, les agents demandent à toutes les personnes présentes de partir ou de se réfugier das les magasins et restaurants du quartier. La stupeur de passants succède à l'horreur de l'attaque, la douceur de vivre et l'ambiance festive de la capitale catalane cèdent sous la violence terroriste. La zone est bouclée, le ballet des ambulances croise celui des forces de polices surarmées.

 

 

La camionnette est abandonnée par son conducteur qui est parvenu à prendre la fuite à pied. Il était, en début de nuit dernière, toujours activement recherché.

 

 

Dans la soirée, la police catalane annonce avoir abattu un individu qui tentait de forcer un barrage dans la banlieue de Barcelone. Dans le même temps, deux autres individus sont interpellés. Un Espagnol et un homme porteur de papiers d'identité au nom de Driss Oukabir. Un Français, né au Maroc, et installé à Ripoll, une localité située à 50 kilomètres de Barcelone en direction des Pyrénées. Connu de la police pour des faits de droits commun, il aurait loué deux camionnettes à son nom. L'une aurait servi à perpétrer l'attentat, l'autre pour la fuite.

 

 

 

■ Daesh revendique

 

L'attentat a été revendiqué hier soir par les djihadistes de Daesh dans un message sur son site de propagande et authentifié par les services de renseignements américains.

 

 

En début de nuit, la police a expliqué avoir établi un lien entre l'attentat de Barcelone et une double explosion d'une maison dans la ville d'Alcanar, à 200 km au sud de Barcelone, dans la nuit de mercredi à jeudi. Ces explosions ont tué une personne et en a blessé gravement une autre, expliquait El Pais, qui évoquait une explosion probablement liée au gaz.

 


18/08/2017
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le Progrès du mardi 15 août 2017

 

 
 
    LE BURKINA FASO À NOUVEAU FRAPPÉ - UN FRANÇAIS TUÉ

 

 

 

Une attaque a été menée dimanche soir contre un café-restaurant à Ouagadougou. Au moins 18 personnes ont été tuées parmi lesquelles un Français.

 

 

L'attaque terroriste perpétrée dimanche soir à Ouagadougou a fait au moins 18 morts, dont sept Burkinabé et huit étrangers (un Français, une Canadienne, un Sénégalais, un Nigérian, un Libanais, un Turc et deux Koweïtiennes) et de nombreux blessés.

 

 

L'attaque a été lancée dans la soirée par au moins deux hommes, arrivés à moto armés de kalachnikov, qui ont ouvert le feu sur les clients assis en terrasse du restaurant "Istanbul", sur la grande avenue Kwame Kkrumah de Ouagadougou, particulièrement fréquenté par des expatriés.

 

 

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Assaillants neutralisés

 

Les opérations des forces de l'ordre contre les auteurs de l'attaque retranchés dans le café ont duré toute la nuit avant que les deux assaillants ne soient "neutralisés".

 

 

Le restaurant Istanbul est situé à 200 mètres du café Cappuccino, qui avait été en janvier 2016 la cible d'une attaque jihadiste sanglante, selon un mode opératoire similaire, revendiquée par al-Qaïda au Magrhreb islamique (Aqmi). Cette attaque avait fait 30 morts et 71 blessés, en majorité des étrangers.

 

 

Le président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré a condamné hier "l'attentat ignoble" en assurant que "le Burkina Faso se relèvera de cette épreuve car son vaillant peuple opposera une résistance sans concession au terrorisme".

 

 

 

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Son homologue français Emmanuel Macron a également condamné cette "attaque terroriste". Il s'est entretenu avec le président burkinabé "sur les circonstances de l'attaque, l'identification des victimes et su l'enquête visant à identifier les commanditaires". Ils sont convenus "de l'urgence de mettre en oeuvre les décisions prises lors du sommet de Bamako du 2 juillet et d'accélérer la mise en place de la force du G5Sahel".

 

 

La parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance des chefs d'"assassinat en lien avec une entreprise terroriste" et d'"association de malfaiteurs terroriste criminelle" après l'annonce qu'au moins une victime française avait été identifiée parmi les 18 tués.

 

 

 

Le Burkina, théâtre d'attaques régulières

 

Frontalier du Mali et du Niger, le Burkina Faso est depuis 2015 le théâtre d'attaques régulières de groupes djihadistes qui sévissent dans tout le sahel. En décembre 2016, une douzaine burkinabé ont été tués dans une attaque contre un détachement de l'armée basé dans le nord du pays. En octobre 2016,


18/08/2017
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le Progrès du jeudi 10 août 2017

 

 
 
    TERRORISME - L'ATTAQUE À LEVALLOIS-PERRET RELANCE LE DÉBAT SUR
       L'UTILITÉ DE L'OPÉRATION SENTINELLE

 

 

 

DES MILITAIRES DEVENUS DES CIBLES TROP FACILES

 

 

Si soldats on été renversés hier matin par une voiture qui a délibérément foncé sur un groupe de militaire de l'opération Sentinelle à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). le conducteur présumé, un Algérien de 36 ans, a été arrêté quelques heures plus tard près de Calais. L'homme a été grièvement blessé.

 

 

Les militaires de l'opération Sentinelles sont-ils devenus avant tout des cibles ? La question est posée après l'attaque qui a eu lieu hier matin à Levallois-Perret, en banlieue parisienne. Une voiture a foncé sur un groupe de soldats du 35e régiments d'infanterie de Belfort qui sortaient d'un local utilisé pour l'opération Sentinelle. Six militaires ont été blessés, la plupart légèrement. Leur pronostic vital n'est pas engagé.

 

 

D'après Patrick Balkany, le maire de Levallois-Perret, la BMW était pré-positionnée dans l'allée et a foncé sur les soldats de Sentinelle au moment où ils partaient en patrouille. "C'est un acte délibéré", a confirmé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb qui s'est rendu au chevet des militaires blessés. Le parquet anti-terroriste a immédiatement ouvert une enquête pour tentative d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroristes.

 

 

 

Six attaques en deux ans et demi

 

Après une chasse à l'homme de plusieurs heures, le conducteur présumé de la BMW a été arrêté à la mi-journée sur l'autoroute A16 près de Calais. L'homme, un Algérien de 36 ans domicilié dans les Yvelines qui n'était pas armé, a été grièvement blessé alors qu'il tentait de prendre la fuite. Le véhicule a été criblé de balles, dont cinq ont atteint l'auteur présumé de l'attaque. La BMW de location aurait été retrouvée grâce à son système de géolocalisation.

 

 

Cette attaque est la sixième visant les militaires de l'opération Sentinelle depuis sa mise en place après les attentats de janvier 2015. Auparavant, l'armée était déjà mobilisée à un niveau plus modeste dans le cadre des patrouilles Vigipirate pour lesquelles elle fournissait environ un millier d'hommes sur 3 000.

 

 

 

"Une réponse militaire à un problème qui ne l'était pas"

 

Le dispositif Sentinelle avait été porté temporairement de 7 000 à 10 000 soldats après les attaques terroristes du 13 novembre 2015. L'armée est prête à déployer cet effectif de 10 000 militaires en cas d'alerte attentat au niveau maximal. Les soldats n'ont jamais été autant sollicités pour des missions intérieure depuis la fin de la guerre d'Algérie.

 

 

Avant d'être poussé à la démission pour avoir critiqué les 850 millions d'euros d'économies imposées aux militaires, le général Pierre de Villiers, ancien chef d'état-major des armées, s'inquiétait des fortes tensions pesant sur l'armée engagée tous azimuts contre le terrorisme, en Afrique, au Moyen-Orient et en France avec l'opération Sentinelle.

 

 

En juin 2016, les ex-députés Olivier Audibert-Troin et Christophe Léonard constataient dans un rapport parlementaire que "c'est en sous-effectif que les armées doivent assurer l'opération Sentinelle". Ils dénonçaient par ailleurs les "risques" sur le moral des militaires liés à l'installation d'une mission aussi exigeante dans la durée.

 

 

Plusieurs militaires ont rompu leur contrat après avoir craqué parce qu'ils ne s'étaient pas engagés pour patrouiller dans les gares ou des centres commerciaux. À cette lassitude j'ajoute la multiplication des attaques qui donne l'impression aux soldats d'être devenus des "para-tonnerres", comme le souligne Elie Tenenbaum, chercheur au Laboratoire de recherche sur la Défense de l'Ifri (Institut français des relations internationales). Pour François Heisbourg, président du Centre de politique de sécurité de Genève, Vigipirate comme Sentinelle représentent "une réponse militaire à un problème qui n'était pas militaire à un problème qui n'était pas militaire".  Le 14 juillet dernier, Emmanuel Macron avait d'ailleurs annoncé que Sentinelle allait être revue "en profondeur pour prendre en compte l'effectivité et l'évolution de la menace". Luc Chaillot

 


12/08/2017
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le Progrès du lundi 31 juillet 2017

 

 
 
    AUSTRALIE - MENACE. UN COMPLOT TERRORISTE DÉJOUÉ

 

 

 

Le projet d'attaque "d'inspiration islamiste" visait à faire exploser un avion en vol. Depuis 2014, le pas, qui appartient à la coalition contre Daech, fait face à une menace terroriste croissante.

 

 

La police australienne a déjoué un "complot terroriste" visant à détruire un avion en vol avec un engin explosif. Quatre personnes ont été interpellées dans les faubourgs de Sydney par quatre policiers anti-émeutes. C'est le Premier ministre australien en personne, Malcolm Turnbull, qui  évoqué hier cette opération majeure de contre-terrorisme menée la veille.

 

 

 

Le retour des djihadistes inquiète aussi en Asie et en Océanie

 

Il n'y a pas qu'en Europe qu'on s'inquiète du retour des djihadistes de l'organisation État islamique. L'Asie pourrait-elle constituer un lieu de repli pour les extrémistes, alors que Daech accumule les revers en Irak et en Syrie ? Le sud des Philippines constitue sans doute un pôle d'attractivité. À Marawi, considérée comme la capitale musulmane de ce pays majoritairement catholique, la bataille fait rage depuis des mois entre des soldats ayant prêté allégeance à Daech et l'armée philippine.

 

 

On recense des centaines de morts et 400 000 exilés dans cette région où les terroristes se sont alliés et enracinés. "Ce conflit nous rappelle l'urgence et le proximité de la menace à laquelle nous sommes confrontés", a expliqué le représentant australien Georges Branis lors d'un sommet samedi en Indonésie sur le contre-terrorisme. Outre l'Australie et l'Indonésie, les Philippines, la Malaisie, Brunei et la Nouvelle-Zélande ont exprimé leur "grave inquiétude" sur l'évolution de l'extrémisme dans la région. Les six nations souhaitent mieux coordonner leurs efforts pour combattre "la menace posée par le retour des combattants après la chute du califat". X.F

 


05/08/2017
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le Progrès du lundi 24 juillet 2017

 

 
 
    SÉCURITÉ - TERRORISME. DES DIZAINES DE KAMIKAZES DE DAECH SONT-ILS
       PRÊTS À FRAPPER L'EUROPE ?

 

 

 

Interpol, l'organisation internationale de police installée à Lyon, disposerait d'une liste de 173 kamikazes potentiels.

 

 

Des dizaines de kamikazes de Daech auraient prévu de frapper l'Europe, en représailles à l'effondrement du califat. C'est ce que vient de révéler The Guardian, selon lequel Interpol disposerait d'une liste de 173 terroristes potentiels.

 

 

Cette dernière a été adressée par le FBI au secrétariat général d'Interpol, basé à Lyon. Selon le quotidien britannique, qui a pu la consulter, cette liste a été constituée par les services de renseignements américains à partir d'informations recueillies dans les territoires libérés dans la zone irako-syrienne - probablement les formulaires de recrutement remplis par les candidats au djihad, dans lesquels ils peuvent notamment se déclarer volontaires pour des missions suicides.

 

 

Ces 173 combattants "pourraient avoir été entraînés à fabriquer et utiliser des engins explosifs improvisés afin de faire de nombreuses victimes", précise d'ailleurs Interpol.

 

 

 

Environ 4 000 Européens dans les rangs de Daech

 

Rien ne permet toutefois d'affirmer qu'aucun de ces terroristes potentiels soit déjà présent sur le territoire européen. Interpol a demandé à ses 190 membres de lui fournir toutes les informations dont ils pourraient disposer sur ces derniers.

 

 

Une attention toute particulière devrait être portée aux ressortissants européens, qui pourraient profiter de leur retour sur le continent pour commettre des attentats.

 

 

Selon un rapport des Nations unies, environ 20 000 étrangers combattaient sous la bannière de Daech dans la zone irako-syrienne en 2015. Parmi eux figuraient environ 4 000 Européens dont environ 700 Français. Quelque 200 "revenants", ces Français partis rejoindre Daech en Irak ou en Syrie, seraient de retour sur le territoire national. La majorité d'entre eux font l'objet de poursuites et son incarcérés.

 


26/07/2017
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le Progrès du mercredi 12 juillet 2017

 

 
 
    LE CHEF DE DAECH EST MORT

 

 

 

Il était l'homme le plus recherché au monde. Abou Bakr al-Baghadadi, le chef du groupe terroriste Daech, a été annoncé mort hier par l'Observatoire syrien des Droits de l'Homme. Une information "confirmée par de hauts responsables de l'organisation" précise l'ONG, sans pour autant être en mesure de dire quand, comment et où son décès était intervenu. Des rumeurs sur sa mort ont régulièrement circulé ces dernières années. Âgé de 46 ans, le "calife" invisible du groupe avait gravi les échelons pour devenir la figure de proue de Daech

 

 

 

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14/07/2017
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le Progrès du samedi 17 juin 2017

 

 
 
    LE CHEF DE DAECH ÉLIMINÉ

 

 

 

Hier, l'armée russe a déclaré avoir vraisemblablement tué Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de Daech, en Syrie, fin mai. L'homme aurai été abattu lors de bombardements par l'aviation de Moscou visant une réunion de hauts dirigeants de l'organisation djihadiste près de Raqqa. Les Américains avaient été prévenus de l'opération, a précisé le ministère russe de la Défense. La coalition internationale ne confirme pas. Ibrahim Awad al-Badri - son vrai nom - n'a plus donné signe de vie depuis un enregistrement audio diffusé en novembre 2016 dans lequel il exhortait ses hommes à lutter jusqu'au martyre.

 

 

 

"Boucliers humains"

 

Par ailleurs, en Irak, l'ONU a estimé hier que plus de 100 000 civils étaient pris au piège par les djihadistes de Daech dans la vieille ville de Mossoul que les forces irakiennes tentent de reprendre.

 


18/06/2017
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le Progrès du mercredi 7 juin 2017

 

 
 
    TERRORISME - À PARIS. UN POLICIER ATTAQUÉ DEVANT NOTRE-DAME

 

 

 

Un policier a été attaqué au marteau hier sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame par un homme se réclamant djihadiste. L'homme a rapidement été neutralisé. Le fonctionnement n'est que légèrement blessé.

 

 

"C'est pour la Syrie !". Voilà ce qu'aurait crié l'homme qui s'est jeté hier avec un marteau sur un policier, avant d'être neutralisé par un de ses collègues.

 

 

Il était environ 16 h 20, sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris, un des lieux les plus touristiques de la capitale, le plus fréquenté du pays. Un témoin anonyme a rapporté avoir entendu "crier très fort", puis observé un mouvement de foule : "Les gens ont paniqué, j'ai entendu deux coups de feu, j'ai vu un homme étendu par terre, du sang partout.

 

 

Un étudiant algérien de 40 ans ?

 

Agé de 22 ans, le policier attaqué faisait partie dune patrouille de trois fonctionnaires chargée de sécuriser les abords de l'édifice. Légèrement blessé à la tête, il a été hospitalisé. Atteint au thorax par deux tirs de riposte, son assaillant a également été évacué vers un hôpital. Selon une source proche de l'enquête, l'homme était également en possession de deux couteaux de cuisine. "On s'aperçoit qu'on est passé d'un terrorisme très sophistiqué à une terrorisme où n'importe quel outil peut servir pour commettre des agressions", a commenté le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, qui s'est rendu sur place. Des experts évoquent un "terrorisme de mimétisme" quelques jours après les attentats de Londres.

 

 

"L'assaillant se présentait comme étudiant algérien, muni d'une carte et d'un titre de séjour dont nous devons vérifier l'authenticité", a ajouté le ministre. Ses papiers indiquent que le suspect serait né en Algérie en janvier 1977. Il aurait suivi des études en doctorat à la faculté de Metz sous réserve que les papiers coïncident avec la vraie identité de l'homme.

 

 

L'attaque n'avait pas été revendiquée hier soir, mais le suspect s'est qualifié après l'agression de "soldat du califat". Il aurait agi seul. Une enquête a été ouverte par le parquet antiterroriste de Paris. Selon TF1, une perquisition a eu lieu au domicile de l'agresseur, à Cergy-Pontoise (Val d'Oise).

 

 

 

Confinés dans la cathédrale

Dans un des secteurs les plus surveillés de la capitale, à quelques dizaines de mètres du Palais de justice et du siège de la police judiciaire, l'intervention des forces de l'ordre a été très rapide. Plusieurs dizaines de policiers et de gendarmes se sont aussitôt déployés autour de la cathédrale, dont les abords ont été évacués sur environ 200 mètres. Les stations de métro les plus proches ont été fermées.

 

 

Des centaines de touristes sont également restés confinés plus de deux heures dans l'édifice, pour raisons de sécurité. "On a vu quelqu'un courir, puis ils ont fermé les portes et on nous a demandé de nous asseoir. À un moment, les policiers nos ont fait lever les mains. Ils ont fouillé certains des hommes" explique Pierre-Claude, un touriste canadien en visite à Paris avec sa famille "C'était très bien organisé. Ils nous tenaient au courant avec des messages en français, en anglais et en espagnol", ajoute Michelle, son épouse américaine, qui explique ne pas s'être sentie en danger, même si ses enfants ont eu peur.

 

 

C'est l'évêque auxiliaire de Paris, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, qui a demandé sur requête de la police aux personnes présentes dans la cathédrale de lever les bras pour que les policiers puissent procéder à la fouille. Les personnes coincées dans la cathédrale ont pu sortir hier en début de soirée, mais le secteur restait encore bouclé. La police scientifique poursuivait ses investigations. Jean-Michel Lahire (avec AFP)

 


11/06/2017
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le Progrès du mardi 6 juin 2017

 

 
 
    L'IDENTITÉ DE DEUX ASSAILLANTS RÉVÉLÉE

 

 

 

La police britannique a révélé l'identité et a publié les photos de deux des trois assaillants abattus samedi soir après l'attaque sur le London Bridge et dans le quartier de Borough Market. Il s'agit de Khuram Butt et Rachid Redouane. Butt, surnommé "Abs" dans son quartier de l'est londonien, est un père de famille qui fréquentait assidûment la salle de fitness : ce britannique de 27 ans, né au Pakistan, était connu des services de sécurité qui n'avaient cependant pas d'élément laissant penser qu'il préparait un attentat.

 

 

En revanche, Redouane, 30 ans, qui prétendait être de nationalité marocaine ou libyenne, était inconnu des services. Redouane utilisait également une autre identité, Rachid Elkhdar, 25 ans.

 

 

Le troisième assaillant, dont l'identité n'a pas été communiquée, pourrait être, selon la télévision irlandaise, un homme ayant vécu à Dublin et ayant des papiers marocains. Les dix dernières personnes encore entendues, dans le cadre de l'enquête sur cet attentat ont été relâchées par la police, tard hier soir.

 


10/06/2017
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le Progrès du lundi 5 juin 2017

 

 
 
    ATTENTAT - AU MOINS SEPT MOTS DONT UN FRANÇAIS

 

 

 

LONDRES ENSANGLANTÉE, LES TERRORISTES FRAPPENT ENCORE

 

 

Un camion lancé sur la foule, trois hommes armés de couteaux qui frappent au hasard... Une attaque au scénario barbare déjà vu a répandu l'horreur samedi soir dans un quartier branché de Londres. Daesh a revendiqué l'attentat hier dans la soirée.

 

 

"Ils sont sortis de la camionnette, ils poignardaient tout le monde dans la rue, dans les bars"... Ce chauffeur de taxi prénommé Chris décrit des scènes d'un cauchemar qu'il semble avoir déjà vécu. À Londres et ailleurs.

 

 

Il est 22 h 10 ce samedi soir sur les rives de la Tamise. La panique et la terreur s'emparent soudain des rues animées et des pubs bondés de Borough Market où face aux écrans de télévision, les clients regardent la finale de la league des Champions en football.

 

 

Ce quartier de docks réhabilités face à la City des banquiers est devenu un haut lieu branché de la vie nocturne londonienne. Dans une ambiance festive se retrouvent la jeunesse londonienne, les fans de foot, les expatriés et les touristes au pied du Shard, le plus haut gratte-ciel du Royaume-Uni. Une cible pou les terroristes comme les terrasses et le Bataclan à Paris, l'Arena de Manchester, le marché de Noël de Berlin, la promenade des Anglais à Nice...

 

 

 

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■ Un van sur la foule, des hommes armés de couteaux

 

Peu avant 22 h 10, les services de secours reçoivent plusieurs appels : une camionnette blanche fonce dans la foule sur le London Bridge. Le véhicule traverse l'ouvrage à vive allure, monte sur les trottoirs pour faucher plus de monde avant de s'arrêter contre une clôture de la cathédrale de Southwark. Les trois assaillants en sortent armés de lames, lacérant de coups de couteau clients et passants au hasard. Ils montrent des ceintures d'explosifs factices pour effrayer les gens. Selon plusieurs témoins, ils courent dans tous les sens, frappent sans s'arrêter et hurlent "C'est pour Allah".

 

 

Les trois suspects sont abattus devant un pub de Borough Market par huit policiers armés, huit minutes après le premier appel d'urgence. 50 balles ont été tirées. Auparavant, un autre policier, non armé s'était interposé avec ne matraque et avait été blessé. Les terroristes ont eu le temps de tuer au moins sept personnes, dont un Français.

 

 

Le Royaume-Uni est ensanglanté par une troisième attaque terroriste en trois mois. À Londres, déjà fin mars, cinq morts à Westminster, à Manchester, le 22 mai, 22 morts dans l'attentat suicide.

 

 

 

■ L'enquête : Daesh a revendiqué 24 heures après

 

Tard hier soir, l'attentat a été revendiqué par Daesh. La Première ministre, Theresa May, avait lié l'attentat à "l'idéologie malfaisante de l'extrémisme islamiste". "Des actes barbares", condamne le maire de Londres Sadiq Khan. Douze personnes ont été arrêtées dans la matinée à Barking, un quartier multi-ethnique de la banlieue est de Londres, en lien avec l'attentat. La police a ajouté que des perquisitions avaient eu lieu "dans plusieurs lieux de Barking" où résidait au moins l'un des trois terroristes présumés abattus.

 


07/06/2017
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le Progrès du mardi 30 mai 2017

 

 
 
    GRANDE-BRETAGNE - ATTENTAT DE MANCHESTER : DES DYSFONCTIONNE-
      MENTS ?

 

 

 

Une semaine après l'attentat suicide à Manchester, la police britannique a arrêté hier un 14e suspect, un homme de 23 ans, à Shoreham-on-Sea, dans le Sussex (sud). La police a par ailleurs publié une nouvelle photo du kamikaze avec une grande valise bleue à roulettes.

 

 

Elle n'a pas été utilisée dans l'explosion mais l'auteur a été vu avec dans le centre-ville le jour de l'attentat, a indiqué la police en lançant un nouvel appel à témoin. Elle a aussi confirmé qu'une opération de fouille avait lieu dans la décharge d'ordures à Pilsworth, au nord de la ville, sans donner plus de détails.

 

 

Des complices ayant participé à la préparation de cet attentat, revendiqué par l'État islamique, pourraient toujours être en fuite, a rappelé le gouvernement dimanche. Parallèlement, le M15 (renseignement intérieur) a ouvert une enquête sur d'éventuels dysfonctionnements, puisqu'au moins trois signalements pour radicalisation avaient été émis au sujet du kamikaze présumé Salman Abedi avant qu'il ne passe à l'acte.

 

 

Mais la ministre britannique de l'Intérieur, Amber Rudd, a mis en garde contre toute "conclusion hâtive" suggérant que les services auraient loupé quelque chose". Dans la foulée de l'attentat, des responsables cités dans la presse britannique ont rappelé qu'environ 500 enquêtes anti-terroristes étaient ouvertes, concernant 3 000 personnes.

 


03/06/2017
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le Progrès du mercredi 24 mai 2017

 

 
 
    UN KAMIKAZE FAIT AU MOINS 22 MORTS ET 59 BLESSÉS DANS UNE SALLE DE
      CONCERT

 

 

 

ATTENTAT DE MANCHESTER :  ENFANTS ET ADOLESCENTS POUR CIBLE

 

 

L'auteur de l'attentat de lundi soir à la Manchester Arena est un Britannique de 22 ans né dans la capitale du nord de l'Angleterre de parents réfugiés libyens. Il a pris pour cible le public très jeune d'un concert d'une star de la pop américaine.

 

 

Un nouveau cap dans l'horreur a été franchi lundi soir à Manchester. Le kamikaze, qui s'est fait sauter à la fin d'un concert pop à la Manchester Arena, visait spécifiquement un public d'enfants et d'adolescents, fans de la star américaine Ariana Grande. "Cet attaque ciblait délibérément des enfants et des jeunes innocents et sans défense", a déploré la Première ministre britannique Theresa May.

 

 

 

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Une des victimes âgée de 8 ans

 

Une des premières victimes identifiées n'avait que 8 ans. Saffie Rose Roussos était "simplement une jolie petite fille dans tous les sens du terme" et "tout le monde l'aimait", a décrit hier un des professeurs de son école. Les deux autres victimes connues sont une étudiante de 18 ans et un jeune de 28 ans. Parmi les 59 blessés hospitalisés, au moins 12 jeunes sont âgés de moins de 16 ans. Trois adolescents de 15 ans, 17 ans et 19 ans font partie des personnes portées disparues.

 

 

L'attentat-suicide a fait au moins 22 morts, mais le bilan pourrait s'aggraver car plusieurs blessés dont dans un état grave. C'est l'attaque terroriste la plus meurtrière en Angleterre depuis la série d'explosions coordonnées qui avait fait 53 morts et 700 blessés à Londres en juillet 2005.

 

 

L'auteur de l'attentat de la Manchester Arena est un Britannique de 22 ans, né à Manchester de parents libyens qui ont fuit le régime de Kadhafi et se sont réfugiés en Angleterre. La police n'a donné aucun détail sur le profil de Salman Abedi, qui vivait dans le quartier résidentiel de Fallowfield, au sud de Manchester.

 

 

Daech a revendiqué hier l'attaque terroriste de Manchester, mais l'organisation djihadiste n'a pas donné le nom de l'assaillant ni précisé s'il avait été dirigé ou inspiré par ses soins. Après le meurtre d'un policier sur les Champs-Élysées à Paris juste avant l'élection présidentielle, Daech avait attribué par erreur l'attentat à un Belge, laissant penser à une revendication d'opportunisme.

 

 

 

Il attend la dernière chanson

 

Le kamikaze, auteur de l'attaque de Manchester, n'a pas déclenché ses explosifs garnis de clous dans la salle de concert de 21 000 places car les fouilles de sécurité auraient probablement permis de le repérer. Il a attendu la dernière chanson d'Ariana Grande pour se faire sauter dans une zone moins sécurisée, au moment où la foule commençait à sortir. L'attentat a eu lieu dans le "foyer", près d'une des portes de sortie, à l'endroit où les fans se pressent pour acheter des produits dérivés.

 

 

Un homme de 23 ans a été arrêté dans la matinée dans une banlieue résidentielle de Manchester. Il serait en lien avec l'attentat selon la police qui n'a pas voulu en dire plus. L'enquête cherche maintenant à savoir si le kamikaze auteur de l'attentat a agi seul ou s'il faisait partie d'un réseau, susceptible de commettre d'autres attentats. Luc Chaillot

 

 

 

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 Ariana Grande

 

 

 

 

 

 

Arnaud Danjean Député européen (LR), ancien membre de la DGSE

 

 

 

"Les groupes terroristes ont délivré des permis de tuer"

 

 

 

La menace était-elle élevée ces dernières semaines ?

 

Oui, elle l'est durablement depuis deux ans, et elle l'est pour plusieurs années sans doute. Le caractère de la menace est maximal. Ce n'est pas parce qu'il y a un répit de quelques semaines dans nos pays qu'il n'y a pas des choses qui se trament et qu'on est à l'abri. Il y a des facteurs cumulatifs pour des pays européens, plus à risques que d'autres : la France, la Grande-Bretagne (tous deux impliqués dans la coalition), l'Allemagne, la Belgique... Quand on s'attaque à l'Angleterre et à la France, la caisse de résonance est maximale.

 

 

 

Comment faut-il interpréter le choix de la cible ?

 

L'objectif de ces terroristes est de faire le maximum de victimes, et d'obtenir un effet de communication massif. En visant la Manchester Arena, c'est la parfaite combinaison des deux dimensions. Ce qui est choquant, c'est la jeunesse des victimes... On va beaucoup spéculer aussi sur cet événement qui été ciblé : en Angleterre, une jeune femme américaine, à la veille aussi du premier déplacement en Europe de Donald Trump. On ne peut rien négliger pour expliquer le choix d'une cible.

 

 

 

Et le mode opératoire ?

 

Ces groupes terroristes ont délivré des permis de tuer à leurs militants. Ils ont permission de passer à l'action dès qu'ils peuvent et où ils le peuvent. C'est le terrorisme d'opportunité, ce qui les rend beaucoup plus difficilement détectables.

 

 

 

La revendication de Daech n'est pas très claire

 

Il y a sans doute une chaîne logistique derrière, même s'il peut agir de façon isolée. Je ne crois pas à la thèse du loup solitaire... Certains instigateurs d'attentat de Daech ont été éliminés, le groupe est assez désorganisé aujourd'hui. Mais Daech n'est pas seul : il faut se méfier de AQMI et d'AQPA. Al-Qaida a sans doute plus de moyens aujourd'hui que Daech...

 

 

 

Le Royaume-Uni a longtemps été préservé et présenté comme un modèle d'anti-terrorisme

 

Le dispositif britannique, bien au-delà du M15, est un modèle d'intégration des différents services de renseignements, extrêmement poussé. Ça va plus loin que la coordination qu'on prône en France. Leur modèle, bénéficiant de plus de moyens que les services français (en hommes et en budget), est efficace, mais à l'arrivée, on voit que personne n'est infaillible. Recueilli par Xavier Frère

 

 

 

 

 

 

LES TERRORISTES S'EN PRENNENT À LA CULTURE

 

 

Manchester, Istanbul, Orlando, Paris, ou Bali. Depuis quinze ans, les lieux de divertissement, et notamment de musique, ont été pris pour cibles par les terroristes.

 


24/05/2017
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le Progrès du mercredi 26 avril 2017

 

 
 
    TERRORISME - AL-QAÏDA REVENDIQUE L'ATTENTAT DE SAINT-PÉTERSBOURG

 

 

 

Alors que tous les soupçons se portaient sur Daech, l'attentat du métro de Saint-Pétersbourg (Russie), le 3 avril dernier, pourrait être l'oeuvre d'une autre organisation terroriste, Al-Qaïda. D'après Reuters, le groupe appelé "Imam Shamil Battalion" a revendiqué l'attaque qui a coûté la vie à 15 personnes et fait cinquante blessés.

 


29/04/2017
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