L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

TERRORISME


le Progrès du vendredi 24 mars 2017

 

 

 

TERRORISME - LE DERNIER BILAN FAIT ÉTAT DE QUATRE VICTIMES ET 40 BLESSÉS. ATTAQUE À LONDRES : DAECH MISE SUR DES ACTES ISOLÉS

 

 

 

Le groupe djihadiste a revendiqué l'attaque d'un des ses "soldats" à Westminster. L'Europe a été frappée à de nombreuses reprises ces derniers mois en Europe par ces actions individuelles.

 

Pourquoi Khalid Masood, 52 ans, citoyen de sa Majesté, né dans le Kent, connu pour possessions d'armes, a-t-il foncé sur la foule à Londres et attaqué au couteau un garde du palais de Westminster ? Est-il "un loup solitaire" comme l'ont présenté hier matin la plupart des journaux britanniques ? "Il est né au Royaume-Uni et il y a quelques années il a fait l'objet d'une enquête du M15 (service de renseignement) en lien avec l'extrémisme violent", a déclaré la Première ministre britannique Theresa May.

 

 

Même si l'attaque a été revendiquée hier par l'organisation terroriste État islamique, rien ne permet d'affirmer que Masood a été téléguidé depuis la Syrie ou l'Irak. "Daech revendique uniquement les opérations qu'elle a directement inspirées", affirmait hier sur Twitter, Rukmini Callimachi, l'une des meilleures connaisseuses du groupe terroriste.

 


27/03/2017
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le Progrès du jeudi 23 mars 2017

 

 

 

QUATRE MORTS, UNE QUARANTAINE DE BLESSÉS, L'ASSAILLANT TUÉ - LE COEUR TOURISTIQUE DE LONDRES FRAPPÉ PAR UN SANGLANTE ATTAQUE

 

 

 

Un homme a précipité sa voiture sur les piétons du pont de Westminster avant de poignarder un policier en tentant de rentrer dans le parlement britannique. Il a été tué par les forces de l'ordre.

 

 

Un homme a semé la terreur hier au coeur de Londres. Il a tué quatre personnes et fait une quarantaine de blessés - dont plusieurs dans un état critique - en précipitant sa voiture sur le pont de Westminster, avant de tenter de s'introduire dans le Parlement britannique et d'être abattu par la police.

 

 

 

■ Une course folle

 

Vers 14 h 30 (15 h 40 heure française), un homme précipite son 4X4 sur la foule des piétons qui déambulent sur le pont de Westminster, menant au Parlement et à Big Ben, au coeur touristique de la capitale anglaise.

 

 

Sa course folle fait une vingtaine de blessés et s'achève sur les grilles latérales du palais où siègent les députés et les lords. L'homme emboutit son SUV sur le bas-côté et poursuit sa course meurtrière pour rejoindre l'entrée principale du Parlement. Il poignarde un policier armé qui gardait l'entrée. La police a fait feu sur lui alors qu'il essayait de s'attaquer à un deuxième officier. Il est tué par les forces de l'ordre. La confusion règne pendant deux longues heures où les parlementaires sont confinés dans Westminster. Theresa May, la Première ministre britannique qui devait s'exprimer devant les députés, est évacuée pour rejoindre le 10 Downing Sreet. Le quartier est bouclé, le métro fermé, la grande roue de London Eye à l'arrêt. Les secours prennent en charge les victimes directement sur le pont avant de les envoyer vers l'hôpital.

 

 

 

■ Des victimes françaises

 

Le bilan est lourd : quatre morts (dont le policier qu'un député a tenté en vain de réanimer) et une quarantaine de blessés graves. Parmi eux, trois lycéens bretons de Concarneau, gravement blessés, mais dont les jours n'étaient plus en danger selon les autorités hier soir. Les secours ont également repêché une femme grièvement blessée dans la Tamise.

 

 

 

■ Un extrémiste islamique

 

Scotland Yard a qualifié immédiatement l'attaque de "terroriste". Le porte-parole du commandement anti-terroriste n'a pas dévoilé l'identité de l'assaillant qui a été tué par la police, mais son porte-parole Mark Rowley indiquait hier soir que "la piste du terrorisme islamiste était l'hypothèse privilégiée". Le renseignement britannique connaîtrait l'individu fiché comme extrémiste et très dangereux. Il était résident dans le pays.

 

 

Le mode de l'attaque - un véhicule lancé pour tuer - rappelle la méthode employée par les terroristes se revendiquant de Daech, comme à Nice ou à Berlin. L'attaque est survenue un an après les attentats qui avaient fait 32 morts à Bruxelles le 22 mars 2016. Le niveau d'alerte terroriste au Royaume-Uni est fixé depuis août 2014 à "grave", le quatrième sur une échelle de 5. À la suite des attentats de novembre 2015 en France, la police avait annoncé le déploiement de 600 policiers armés supplémentaires à Londres, portant leur nombre à 2 800.

 

 

 

■ Condamnation unanime

 

De Donald Trump à François Hollande en passant par Angela Merkel, de nombreux chefs d'État ont condamné l'attentat et exprimé leur solidarité avec les Britanniques.

 

 

 

 

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26/03/2017
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le Progrès du dimanche 19 mars 2017

 

 

 

ATTENTAT - L'ATTAQUE D'ORLY RELANCE LE DÉBAT SUR LE MAINTIEN DE L'ÉTAT D'URGENCE

 

 

 

La France fait toujours face à la menace terroriste

 

 

 

L'homme abattu après avoir tenté de s'emparer du fusil d'assaut d'une militaire de la patrouille Sentinelle voulait "mourir par Allah". À un mois de la présidentielle, la question de la sécurité revient en force dans le débat.

 

 

La France s'est à nouveau levée avec la peur. Elle s'est réveillée hier avec la folle équipée à travers la banlieue parisienne de Ziyed Ben Belgacem, un Français âgé de 39 ans, abattu à l'aéroport d'Orly-Sud (Val-de-Marne) après avoir attaqué une patrouille militaire de l'opération Sentinelle.

 

 

 

Un contrôle tourne mal à Garges-Lès-Gonesse

 

Le cauchemar a commencé à l'aube à Garges-Lès-Gonesse (Val-d'Oise), commune de la banlieue nord de Paris. Peu avant 7 heures Ziyed Ben Belgacem fait l'objet d'un contrôle routier qui tourne mal. Il tire sur les policiers, en blessant légèrement un à la tête. Il réussit à s'enfuir.

 

 

À une trentaine de kilomètres, il menace ensuite avec son arme les clients d'un bar de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), en banlieue sud. Il vole un peu plus loin une voiture et prend la route de l'aéroport, direction Orly Sud.

 

 

Il est 8 h 22, au premier étage du hall A du terminal, quand Ziyed Ben Belgacem, qui porte un bidon d'essence dans le dos, attaque une militaire de la patrouille Sentinelle pour s'emparer de son fusil d'assaut. L'assaillant est abattu.

 

 

 

Pagaille dans le ciel

 

L'attaque n'a duré que trois minutes, sans faire de blessé ni susciter de scènes de panique. Mais 3 000 personnes sont immédiatement évacuées du terminal Sud ou confinées dans le terminal ouest voisin.

 

 

Fermé pour une opération de déminage qui a finalement exclu la présence d'explosifs, placé dans un large périmètre de sécurité, l'aéroport est devenu inaccessible, avec des embouteillages monstres et l'arrêt de sa desserte ferroviaire.

 

 

Dans le ciel parisien, le trafic aérien a été fortement perturbé par la fermeture des deux terminaux de l'aéroport, qui n'ont rouvert que dans l'après-midi. De nombreux vols ont été déroutés vers Roissy, et les passagers de 13 avions présents sur le tarmac d'Orly confinés à bord. 1 500 personnes débarquées ultérieurement. 29 avions au total ont été déroutés et 6 000 passagers touchés. 216 vols étaient prévus samedi au départ d'Orly, et 216 autres à l'arrivée.

 

 

 

"Il va y avoir des morts"

 

Coupe de folie d'un homme, action d'un loup solitaire radicalisé ? Le parquet anti-terroriste s'est saisi de l'enquête de l'attaque d'Orly, alors que que la France est confrontée depuis deux ans à une vague d'attentats djihadistes qui ont fait 238 morts.

 

 

"L'assaillant d'Orly a déclaré : "Je suis là pour mourir par Allah. Il va y avoir des morts", a indiqué François Molins, le procureur de la République de Paris. L'attaque d'Orly remet au centre des thèmes de la présidentielle la sécurité.

 

 

À Metz (Moselle), la candidate FN à la présidentielle Marine Le Pen a attaqué un "gouvernement dépassé, ahuri, tétanisé" et déploré "la lâcheté de toute la classe politique devant le fondamentalisme islamiste".

 

 

À un mois de l'élection, est relancée la question du maintien de l'état d'urgence en vigueur jusqu'au 15 juillet, débat déjà alimenté ces derniers jours par la fusillade du lycée à Grasse (Alpes-Maritimes) et le courrier piégé au siège du FMI à Paris.

 

 

À peine le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas a-t-il jugé que les conditions pour une sorite de l'état d'urgence étaient réunies, que l'actualité brandit à nouveau le chiffon rouge de la menace terroriste.

 

 

En février dernier après l'attaque déjà d'un homme seul contre une patrouille de l'opération Sentinelle, au Louvre, François Hollande avait déclaré : "La menace, elle est là, elle demeure et nous devons y faire face". N.C. (avec AFP)

 


21/03/2017
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le Progrès du lundi 20 février 2017

 

 

TERRORISME BACTÉRIOLOGIQUE : BILL GATES S'ALARME

 

 

Vendredi, Bill Gates a tiré la sonnette d'alarme devant la Conférence de sécurité de Munich. Le fondateur de Microsoft a prévenu la communauté internationale d'une possible pandémie mondiale, à laquelle personne n'est préparé. Prenant l'exemple de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest en 2014-2015, de la grippe espagnole de 1918 ou évoquant l'invention possible d'un virus à des fins "terroristes", l'homme le plus riche de la planète a jugé "probable" une catastrophe à l'échelle du globe. "Les épidémiologistes disent qu'un pathogène transmis dans l'air se propageant rapidement peut tuer 30 millions de personnes en moins d'un an", a-t-il lancé, ajoutant : "Il est assez probable que le monde va vivre une telle épidémie dans les 10 à 15 à venir". Et d'appeler les États à investir dans la recherche pour développer des technologies capables de créer des vaccins en quelques mois.

 

 


22/02/2017
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le Progrès du vendredi 17 février 2017

 

 

 

DOUBLE ATTENTAT - DAECH MASSACRE DES DIZAINES DE CHIITES EN IRAK ET AU PAKISTAN

 

 

Plus de 45 morts dans un quartier de Bagdad, et plus de 70 dans un temple soufi au Pakistan : hier, Daech a revendiqué deux attentats dont le bilan est particulièrement lourd.

 

 

Un attentat à la voiture piégée a dévasté hier un secteur de Bagdad, tuant au moins 45 personnes et blessant des dizaines d'autres, l'attaque la plus meurtrière à frapper la capitale irakienne cette année. C'est le troisième attentat à Bagdad en autant de jours. Il a immédiatement été revendiqué par le groupe djihadiste État islamique.

 

 

Quasiment au même moment, dans le sud du Pakistan, c'est un sanctuaire soufi qui été pris pour cible, attaqué par un kamikaze. Au moins 70 personnes ont perdu la vie, et plus de 150 ont été blessées. Là aussi, Daech a revendiqué l'attaque rapidement. Le bilan humain de ce double attentat pourrait donc encore s'alourdir.

 

 

 

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Irak - Pakistan

 

 

 

Les chiites ciblés

 

Dans les deux cas, Daech a annoncé avoir voulu frapper "un rassemblement de chiites". Responsable d'atrocités dans les zones sous son contrôle et d'attentats dans plusieurs pays arabes et occidentaux, l'organisation extrémiste considère comme hérétique la communauté chiite. Malgré ses revers militaires au cours des derniers mois et la perte de terrain en Irak et en Syrie voisine, Daech parvient toujours à frapper, en menant des attentats particulièrement meurtriers.

 

 

Depuis le lancement le 17 octobre, de l'offensive des forces irakiennes pour reconquérir Mossoul (nord), la deuxième ville du pays, Bagdad fait ainsi face à une recrudescence d'attentats.

 

 

Mercredi, l'État islamique avait déjà revendiqué un attentat suicide dans le quartier à majorité chiite de Habibiya, dans le nord de la capitale irakienne. Un kamikaze y avait fait exploser sa voiture piégée, tuant 11 personnes. L'attentat d'hier est le plus meurtrier à Bagdad depuis une attaque au camion piégé revendiqué par l'EI dans le quartier de Karrada, qui avait coûté la vie à 320 personnes en juillet 2016.

 

 

 

Le Pakistan déjà aux prises avec les talibans

 

Le Pakistan est sous le choc, après une période d'accalmie. Cette semaine, ce sont les talibans pakistanais qui ont commis plusieurs attentats (dont un lundi à Lahore, où 13 personnes ont été tuées), alors que les habitants commençaient tout juste à renouer avec un relatif sentiment de sécurité après des années de violences.

 

 

Plus de 60 000 personnes ont été tuées et 11 milliards de dollars dépensés dans la guerre contre le terrorisme au Pakistan, a indiqué le ministère des Affaires étrangères lundi, répondant à une critique des États-Unis.

 


19/02/2017
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le Progrès du mardi 14 février 2017

 

 

 

LE DÉLIT DE CONSULTATION DE SITES DJIHADISTES RÉTABLI

 

 

Députés et sénateurs ont rétabli hier le délit de consultation "habituelle" de dites djihadistes. Il a été intégré, réécrit, dans le projet de loi sécurité publique sur lequel les deux Assemblées sont parvenues à un accord. Vendredi, le Conseil constitutionnel l'avait censuré, jugeant que ce texte portait atteinte aux libertés fondamentales.

 


17/02/2017
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le Progrès du samedi 11 février 2017

 

 

 

FRANÇAIS LE PLUS RECHERCHÉ AU MONDE

 

 

La DGSE vérifie si le Roannais Rachid Kassim a été tué

 

 

 

Le djihadiste originaire de Roanne, dans la Loire, aurait été visé par un tir drone américain. Cet islamiste qui a inspiré plusieurs attentats en France était devenu une cible prioritaire.

 

 

La CIA a demandé mercredi aux services secrets français (DGSE) de confirmer si la Français Rachid Kassim, originaire de Roanne (Loire) a été tué dans une attaque de la coalition près de Mossoul en Irak. Selon LCI, il aurait été neutralisé par un drone américain. Le commandement de cette attaque est persuadé que Kassim figure parmi les djihadistes tués.

 

 

 

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12/02/2017
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le Progrès du mardi 31 janvier 2017

 

 

 

QUÉBEC - ATTENTAT. UN JEUNE DE 27 ANS TUE SIX PERSONNES

 

 

Un jeune homme considéré, comme proche des mouvements nationalistes a tiré sur une mosquée de Québec, au Canada, dans la nuit de dimanche à lundi. Une fusillade qui a fait six victimes et huit blessés.

 

 

C'est une première dans un pays occidental : une mosquée a été la cible d'un attentat terroriste dans la nuit de dimanche à lundi à Québec. Le dernier bilan communiqué hier soir faisait état de six morts et huit blessés (cinq dans un état critique). Les identités n'ont pas encore été divulguées, mais d'après plusieurs médias canadiens, certaines victimes seraient d'origine maghrébine et d'Afrique noire. Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a qualifié l'attaque d'"acte terroriste". Justin Trudeau, Premier ministre du Canada, a condamné "cet attentat terroriste dirigé contre des musulmans dans un lieu de culte et de refuge".

 

 

 

■ Comment s'est déroulée l'attaque ?

 

Elle s'est produite vers 20 heures à la mosquée du chemin Sainte-Foy, rattachée au Centre culturel islamique de Québec. La fusillade a eu lieu juste après la prière d'Al Isha, la dernière des cinq prières quotidiennes musulmanes. "Les gens les plus visés étaient debout en prière", a raconté un représentant musulman à nos confrères québécois. À cette heure-là, les personnes présentes étaient une cinquantaine, âgées entre 35 et 70 ans. 39 personnes sont sortie indemnes. L'un des auteurs aurait utilisé un fusil d'assaut Kalachnikov AK-47. Selon le Collectif canadien anti-islamophobe, l'imam de la mosquée, cité par le Journal de Québec, "le frère Azeddine, également père de famille, fait partie des victimes". Une des victimes aurait été tuée alors qu'elle tentait de désarmer un assaillant.

 

 

 

■ Qui est le suspect ?

 

Il est rare qu'après une attaque terroriste d'une telle envergure l'un ou les auteurs présumés soient en vie. La justice canadienne a confirmé hier l'identité de deux hommes, mais n'en a retenu qu'un seul comme "suspect" : Alexandre Bissonnette. Une quinzaine de minutes après les faits, il aurait appelé le numéro d'urgence "pour parler de son geste", a indiqué la police locale. Bissonnette, 27 ans, vit à Cap-Rouge, dans la banlieue de Québec. Sans antécédent judiciaire, il a étudié en anthropologie et en science politique à l'Université de Laval. Des perquisitions ont eu lieu à plusieurs endroits de la ville, dont une résidence universitaire. L'autre, Mohamed al Khadir, interpellé aux abords de la mosquée peu après les faits, est considéré comme "témoin".

 

 

 

■ Quel est le mobile de l'attaque ?

 

S'il parle, l'homme interpellé pourra répondre aux questions clés : Est-ce une attaque islamophobe ? Y a-t-il des groupes radicaux derrière cette attaques ? Dans la nuit du 18 au 19 juin 2016, une tête de porc emballée dans un paquet cadeau avait été déposée à l'entrée du lieu de cette même mosquée Sainte-Foy. "Nous avons été attaqués lâchement parce que musulmans", affirmait hier sur sa page Facebook la direction du centre culturel islamique. La sécurité, déjà en cours autour des lieux de culte sera renforcée. Cité comme un pays de tolérance, de multiculturalisme et d'accueil pour les réfugiés, le Canada compte environ 4 % de musulmans, soit 1,4 million sur 36 millions d'habitants. Dans un récent sondage, 94 % des musulmans exprimaient "un sentiment d'appartenance au Canada fort, voire très fort". X.F.

 

 

 

 

 

Stéphane Berthomet, analyste en terrorisme au Québec, ex-officier de la lutte anti-terroriste en France

 

 

 

"Un sentiment de stigmatisation est monté chez les musulmans"

 

 

 

La communauté musulmane a-t-elle déjà été menacée au Québec ?

 

"Oui, il y a un sentiment de stigmatisation qu est monté au sein de cette communauté, même si c'est difficile à mesurer. Le Québec en tant que société se démarque du Canada, et en même temps, au niveau des politiques d'immigration. Il y a eu une charte de la laïcité qui visait plus clairement les musulmans..."

 

 

 

Est-ce la première fois qu'un lieu de culte est ciblé ?

 

"La plupart des lieux de culte ont déjà subi des graffitis et la mosquée Sainte-Foy avait eu une tête de porc déposée à son entrée... On n'est pas dans le même degré d'événement qu'aujourd'hui, mais dans le climat, on s'inscrit dans un certain bruit latent en train de monter contre la communauté musulmane".

 

 

Existe-t-il des groupes extrémistes radicaux au Canada ?

 

"Oui, certains sont connus et identifiés, mais à ce stade, on ne connaît pas les motivations des auteurs. Il faut être prudent : les deux suspects arrêtés sont un jeune Québécois et un jeune homme originaire du Maghreb".

 


01/02/2017
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le Progrès du vendredi 6 janvioer 2016

 

 

 

TERRORISME - LE PREMIER ATTENTAT D'UNE LONGUE SÉRIE FRAPPANT LA FRANCE

 

 

Deux ans après, Charlie ne rend pas les armes

 

 

Le 7 janvier 2015, la rédaction de Charlie Hebdo était décimée. Deux ans après, le journal satirique reste sous protection mais défend encore le droit à rire de tout. Avec de nouveaux dessinateurs, dont Juin.

 

 

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08/01/2017
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le Progrès du mardi 3 janvier 2017

 

 

 

ATTENTAT À ISTANBUL - DAECH VEUT PROPAGER LA TERREUR EN TURQUIE

 

 

En revendiquant hier l'attaque au night-club Reina à Istanbul, Daech franchit un nouveau cap dans sa stratégie terroriste contre la Turquie. Un pays jugé fragile et proche des Occidentaux par les djihadistes.

 

 

Il n'y a pas eu de surprise : Daech a revendiqué hier l'attaque perpétrée la nuit du réveillon au Reina, club sélect situé sur les rives du Bosphore à Istanbul. Le bilan faisait état, hier, de 39 victimes, dont 27 étrangers et 69 blessés.

 

 

La Turquie est ciblée, explique le communiqué, parce qu'elle "bombarde des Musulmans en Syrie", et parce qu'elle est "esclave de l'Occident", ajoutant que "ce soldat du califat" a attaqué des "Chrétiens durant leurs vacances païennes".

 

 

 

Un tueur d'Asie centrale ?

 

Plus que des touristes occidentaux, le Reina enregistrait surtout ces dernières années une forte affluence de vacanciers du Proche-Orient, notamment au moment des fêtes. "Cette discothèque était la plus cotée de Turquie il y a 5 ans, avec beaucoup de personnages connus venus pour faire la fête", nous confiait hier depuis la mégalopole turque, Macit, un jeune Franco-Turc qui l'a régulièrement fréquentée à l'époque, "mais elle est désormais beaucoup moins prisée des Stambouliotes".

 

 

À Istanbul, huit personnes ont été interpellées hier dans le cadre de l'enquête, mais l'assaillant, lui, est toujours en fuite. Des vidéos le montrant à un bureau de change ont été diffusées hier. Il serait âgé d'environ 25 ans, et originaire d'Asie centrale (Ouzbékistan, Kirghizistan voire Chine).

 

 

D'après la police stambouliote, le tueur était quelqu'un d'"hyper entraîné". En 7 minutes, il aurait tiré entre 120 et 180 balles avec son arme automatique, changeant plusieurs fois de chargeur de façon très méthodique, achevant certaines personnes au sol d'une balle dans la tête. Il a ensuite gagné la cuisine du Reina et a pris le temps de se changer pour sortir et profiter du mouvement de panique.

 

 

C'est la première fois qu'une attaque en Turquie contre les civils est revendiquée par Daech qui, jusqu'à présent, visait plutôt l'armée. Elle témoigne en tout cas d'une escalade, et même selon plusieurs informateurs turcs d'une "guerre ouverte, totale" entre le pouvoir de Recep Tayyip Erdogan et l'organisation terroriste.

 

 

À ce stade, rien n'indique que cette opération terroriste a été directement pilotée par Daech, ou que l'auteur de la tuerie a plutôt été "inspiré" par la propagande djihadiste. Ce premier attentat de 2017, après une longue série noire en Turquie en 2016 (plus de 300 morts), n'infléchira pas la stratégie militaire de la Turquie. "Nous continuerons à mener nos opérations extérieures avec détermination", a ainsi déclaré Numan Kurtulmus, vice-premier ministre à l'issue d'un Conseil des ministres présidé par Recep Tayyip Erdogan. Le chef de l'État, fragilisé, ne s'est toujours pas exprimé publiquement depuis l'attentat. Xavier Frère

 


05/01/2017
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le Progrès du mardi 3 janvier 2017

 

 

 

ATTENTAT À ISTANBUL - DAECH VEUT PROPAGER LA TERREUR EN TURQUIE

 

 

En revendiquant hier l'attaque au night-club Reina à Istanbul, Daech franchit un nouveau cap dans sa stratégie terroriste contre la Turquie. Un pays jugé fragile et proche des Occidentaux par les djihadistes.

 

 

Il n'y a pas eu de surprise : Daech a revendiqué hier l'attaque perpétrée la nuit du réveillon au Reina, club sélect situé sur les rives du Bosphore à Istanbul. Le bilan faisait état, hier, de 39 victimes, dont 27 étrangers et 69 blessés.

 

 

La Turquie est ciblée, explique le communiqué, parce qu'elle "bombarde des Musulmans en Syrie", et parce qu'elle est "esclave de l'Occident", ajoutant que "ce soldat du califat" a attaqué des "Chrétiens durant les vacances païennes".

 

 

D'après la police stambouliote, le tueur était quelqu'un d'"hyper entraîné". En 7 minutes, il aurait tiré entre 120 et 180 balles avec son arme automatique, changeant plusieurs fois de chargeur de façon très méthodique, achevant certaines personnes au sol d'une balle dans la tête. Il a ensuite gagné la cuisine du Reina et a pris le temps de se changer pour sortir et profiter du mouvement de panique.

 

 

C'est la première fois qu'une attaque en Turquie contre les civils est revendiquée par Daech qui, jusqu'à présent, visait plutôt l'armée. Elle témoigne en tous cas d'une escalade, et même selon plusieurs observateurs turcs d'une "guerre ouverte, totale" entre le pouvoir de Recep Tayyip Erdogan et l'organisation terroriste.

 

 

À ce stade, rien n'indique que cette opération terroriste a été directement pilotée par Daech, ou que l'auteur de la tuerie à plutôt été "inspiré" par la propagande djihadiste". Ce premier attentat de 2017, après une longue série noire en Turquie en 2016 (plus de 300 morts), n'infléchira pas la stratégie militaire de la Turquie. "Nous continuerons à mener nos opérations extérieures avec détermination", a ainsi déclaré Numan Kurtulmus, vice-premier ministre à l'issue d'un Conseil des ministres présidé par Recep Tayyip Erdogan. Le chef de l'État, fragilisé, ne s'est toujours pas exprimé publiquement depuis l'attentat. Xavier Frère

 


04/01/2017
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le Progrès du lundi 2 janvier 2017

 

 

 

TURQUIE - UNE DISCOTHÈQUE VISÉE. NOUVEL AN SANGLANT À ISTANBUL

 

 

Une boîte de nuit huppée a été la cible d'une attaque terroriste, lors de la nuit du réveillon. 39 personnes ont été tuées, 65 ont été blessées. Le tireur est en fuite.

 

 

À Istanbul, son nom était synonyme de fête et de joie. Le "Reina" sera désormais associé au massacre commis dans la nuit du passage à l'année 2017. C'est dans cette discothèque que 39 personnes, dont au moins 15 étrangers, ont perdu la vie dimanche au petit matin, et plus de 65 autres ont été blessées. Une heure et quart après le passage à la nouvelle année, un assaillant muni d'une kalachnikov a surgi devant la boîte de nuit.

 

 

Il a tué un policier en charge de la sécurité, puis un civil, avant d'entrer dans la discothèque, qui accueillait 7 à 800 fêtards. L'homme a mitraillé la foule "d'une façon sauvage et impitoyable", selon le gouverneur d'Istanbul. Il aurait même achevé des personnes à terre. Plusieurs personnes ont plongé dans le Bosphore, à l'arrière, pour échapper aux balles.

 

 

 

Pourquoi ce lieu ?

 

Situé à Ortakoÿ, quartier de Besiktas sur la rive européenne, le "Reina" accueille essentiellement la jeunesse dorée stambouliote, celle qui vit à  l'occidentale. Des célébrités du football, de la télévision, mais également de nombreux touristes étrangers, comme en atteste la liste des victimes. Ce club sélect, auquel ont peut même accéder en bateau, avait renforcé sa sécurité. Le soir du réveillon, l'alcool coulais à flot.

 

 

Récemment, plusieurs journaux de la presse islamo-conservatrice du pays, proche du parki AKP du président Erdogan, avaient décrit le réveillon comme "une nuit de beuveries, de jeux et de débauche".

 

 

 

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Qui sont les victimes

 

Parmi les 39 morts figurent une quinzaine d'étrangers, Jean-Marc Ayrault, ministre français des Affaires étrangères, a confirmé hier soir la mort d'une Franco-Tunisienne, tuée avec son mari, un homme d'affaires tunisien. Quatre Français ont aussi été blessés dans l'attentat. Plusieurs Saoudiens et Jordaniens, un Libanais et un Libyen, deux Indiens, une jeune Israélienne, un Belgo-Turc sont morts dans l'attaque.

 

 

 

Chasse à l'homme, pas de revendication

 

Le tireur, qui a "profité de l'anarchie" pour s'enfuir, était introuvable hier soir. Une vaste chasse à l'homme a été déclenchée. Pour le compte de qui et avec quelles motivations le tueur a-t-il mené ce carnage ? Si, hier soir, aucune revendication n'avait été formulée, le mode opératoire et la cible rappellent les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et du 12 juin 2016 à Orlando. Avec la signature - légitime ou d'opportunisme - de Daech. "Ils tentent de semer le chaos, de démoraliser notre peuple et de déstabiliser notre pays", a réagi le président turc Erdogn, sans citer nommément le groupe terroriste. Le PKK (Kurde) a affirmé hier n'être pour rien dans cette attaque. Xavier FRÈRE (avec AFP)

 


02/01/2017
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le Progrès du samedi 31 décembre 2016

 

 

 

ESPAGNE - DES DJIHADISTES PRÉSUMÉS MENACENT MADRID DANS UNE VIDÉO

 

 

La police espagnole a découvert des vidéos de présumés djihadistes en armes devant une image de la Puerta del Sol, lieu emblématique de Madrid où des milliers de personnes s'apprêtent à célébrer le Nouvel An sous une sécurité renforcée. Cette découverte de la police est inhabituelle en Espagne, où le phénomène djihadiste semble assez limité.

 

 

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02/01/2017
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