L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

TERRORISME


le Progrès du samedi 17 juin 2017

 

 
 
    LE CHEF DE DAECH ÉLIMINÉ

 

 

 

Hier, l'armée russe a déclaré avoir vraisemblablement tué Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de Daech, en Syrie, fin mai. L'homme aurai été abattu lors de bombardements par l'aviation de Moscou visant une réunion de hauts dirigeants de l'organisation djihadiste près de Raqqa. Les Américains avaient été prévenus de l'opération, a précisé le ministère russe de la Défense. La coalition internationale ne confirme pas. Ibrahim Awad al-Badri - son vrai nom - n'a plus donné signe de vie depuis un enregistrement audio diffusé en novembre 2016 dans lequel il exhortait ses hommes à lutter jusqu'au martyre.

 

 

 

"Boucliers humains"

 

Par ailleurs, en Irak, l'ONU a estimé hier que plus de 100 000 civils étaient pris au piège par les djihadistes de Daech dans la vieille ville de Mossoul que les forces irakiennes tentent de reprendre.

 


18/06/2017
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le Progrès du mercredi 7 juin 2017

 

 
 
    TERRORISME - À PARIS. UN POLICIER ATTAQUÉ DEVANT NOTRE-DAME

 

 

 

Un policier a été attaqué au marteau hier sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame par un homme se réclamant djihadiste. L'homme a rapidement été neutralisé. Le fonctionnement n'est que légèrement blessé.

 

 

"C'est pour la Syrie !". Voilà ce qu'aurait crié l'homme qui s'est jeté hier avec un marteau sur un policier, avant d'être neutralisé par un de ses collègues.

 

 

Il était environ 16 h 20, sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris, un des lieux les plus touristiques de la capitale, le plus fréquenté du pays. Un témoin anonyme a rapporté avoir entendu "crier très fort", puis observé un mouvement de foule : "Les gens ont paniqué, j'ai entendu deux coups de feu, j'ai vu un homme étendu par terre, du sang partout.

 

 

Un étudiant algérien de 40 ans ?

 

Agé de 22 ans, le policier attaqué faisait partie dune patrouille de trois fonctionnaires chargée de sécuriser les abords de l'édifice. Légèrement blessé à la tête, il a été hospitalisé. Atteint au thorax par deux tirs de riposte, son assaillant a également été évacué vers un hôpital. Selon une source proche de l'enquête, l'homme était également en possession de deux couteaux de cuisine. "On s'aperçoit qu'on est passé d'un terrorisme très sophistiqué à une terrorisme où n'importe quel outil peut servir pour commettre des agressions", a commenté le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, qui s'est rendu sur place. Des experts évoquent un "terrorisme de mimétisme" quelques jours après les attentats de Londres.

 

 

"L'assaillant se présentait comme étudiant algérien, muni d'une carte et d'un titre de séjour dont nous devons vérifier l'authenticité", a ajouté le ministre. Ses papiers indiquent que le suspect serait né en Algérie en janvier 1977. Il aurait suivi des études en doctorat à la faculté de Metz sous réserve que les papiers coïncident avec la vraie identité de l'homme.

 

 

L'attaque n'avait pas été revendiquée hier soir, mais le suspect s'est qualifié après l'agression de "soldat du califat". Il aurait agi seul. Une enquête a été ouverte par le parquet antiterroriste de Paris. Selon TF1, une perquisition a eu lieu au domicile de l'agresseur, à Cergy-Pontoise (Val d'Oise).

 

 

 

Confinés dans la cathédrale

Dans un des secteurs les plus surveillés de la capitale, à quelques dizaines de mètres du Palais de justice et du siège de la police judiciaire, l'intervention des forces de l'ordre a été très rapide. Plusieurs dizaines de policiers et de gendarmes se sont aussitôt déployés autour de la cathédrale, dont les abords ont été évacués sur environ 200 mètres. Les stations de métro les plus proches ont été fermées.

 

 

Des centaines de touristes sont également restés confinés plus de deux heures dans l'édifice, pour raisons de sécurité. "On a vu quelqu'un courir, puis ils ont fermé les portes et on nous a demandé de nous asseoir. À un moment, les policiers nos ont fait lever les mains. Ils ont fouillé certains des hommes" explique Pierre-Claude, un touriste canadien en visite à Paris avec sa famille "C'était très bien organisé. Ils nous tenaient au courant avec des messages en français, en anglais et en espagnol", ajoute Michelle, son épouse américaine, qui explique ne pas s'être sentie en danger, même si ses enfants ont eu peur.

 

 

C'est l'évêque auxiliaire de Paris, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, qui a demandé sur requête de la police aux personnes présentes dans la cathédrale de lever les bras pour que les policiers puissent procéder à la fouille. Les personnes coincées dans la cathédrale ont pu sortir hier en début de soirée, mais le secteur restait encore bouclé. La police scientifique poursuivait ses investigations. Jean-Michel Lahire (avec AFP)

 


11/06/2017
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le Progrès du mardi 6 juin 2017

 

 
 
    L'IDENTITÉ DE DEUX ASSAILLANTS RÉVÉLÉE

 

 

 

La police britannique a révélé l'identité et a publié les photos de deux des trois assaillants abattus samedi soir après l'attaque sur le London Bridge et dans le quartier de Borough Market. Il s'agit de Khuram Butt et Rachid Redouane. Butt, surnommé "Abs" dans son quartier de l'est londonien, est un père de famille qui fréquentait assidûment la salle de fitness : ce britannique de 27 ans, né au Pakistan, était connu des services de sécurité qui n'avaient cependant pas d'élément laissant penser qu'il préparait un attentat.

 

 

En revanche, Redouane, 30 ans, qui prétendait être de nationalité marocaine ou libyenne, était inconnu des services. Redouane utilisait également une autre identité, Rachid Elkhdar, 25 ans.

 

 

Le troisième assaillant, dont l'identité n'a pas été communiquée, pourrait être, selon la télévision irlandaise, un homme ayant vécu à Dublin et ayant des papiers marocains. Les dix dernières personnes encore entendues, dans le cadre de l'enquête sur cet attentat ont été relâchées par la police, tard hier soir.

 


10/06/2017
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le Progrès du lundi 5 juin 2017

 

 
 
    ATTENTAT - AU MOINS SEPT MOTS DONT UN FRANÇAIS

 

 

 

LONDRES ENSANGLANTÉE, LES TERRORISTES FRAPPENT ENCORE

 

 

Un camion lancé sur la foule, trois hommes armés de couteaux qui frappent au hasard... Une attaque au scénario barbare déjà vu a répandu l'horreur samedi soir dans un quartier branché de Londres. Daesh a revendiqué l'attentat hier dans la soirée.

 

 

"Ils sont sortis de la camionnette, ils poignardaient tout le monde dans la rue, dans les bars"... Ce chauffeur de taxi prénommé Chris décrit des scènes d'un cauchemar qu'il semble avoir déjà vécu. À Londres et ailleurs.

 

 

Il est 22 h 10 ce samedi soir sur les rives de la Tamise. La panique et la terreur s'emparent soudain des rues animées et des pubs bondés de Borough Market où face aux écrans de télévision, les clients regardent la finale de la league des Champions en football.

 

 

Ce quartier de docks réhabilités face à la City des banquiers est devenu un haut lieu branché de la vie nocturne londonienne. Dans une ambiance festive se retrouvent la jeunesse londonienne, les fans de foot, les expatriés et les touristes au pied du Shard, le plus haut gratte-ciel du Royaume-Uni. Une cible pou les terroristes comme les terrasses et le Bataclan à Paris, l'Arena de Manchester, le marché de Noël de Berlin, la promenade des Anglais à Nice...

 

 

 

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■ Un van sur la foule, des hommes armés de couteaux

 

Peu avant 22 h 10, les services de secours reçoivent plusieurs appels : une camionnette blanche fonce dans la foule sur le London Bridge. Le véhicule traverse l'ouvrage à vive allure, monte sur les trottoirs pour faucher plus de monde avant de s'arrêter contre une clôture de la cathédrale de Southwark. Les trois assaillants en sortent armés de lames, lacérant de coups de couteau clients et passants au hasard. Ils montrent des ceintures d'explosifs factices pour effrayer les gens. Selon plusieurs témoins, ils courent dans tous les sens, frappent sans s'arrêter et hurlent "C'est pour Allah".

 

 

Les trois suspects sont abattus devant un pub de Borough Market par huit policiers armés, huit minutes après le premier appel d'urgence. 50 balles ont été tirées. Auparavant, un autre policier, non armé s'était interposé avec ne matraque et avait été blessé. Les terroristes ont eu le temps de tuer au moins sept personnes, dont un Français.

 

 

Le Royaume-Uni est ensanglanté par une troisième attaque terroriste en trois mois. À Londres, déjà fin mars, cinq morts à Westminster, à Manchester, le 22 mai, 22 morts dans l'attentat suicide.

 

 

 

■ L'enquête : Daesh a revendiqué 24 heures après

 

Tard hier soir, l'attentat a été revendiqué par Daesh. La Première ministre, Theresa May, avait lié l'attentat à "l'idéologie malfaisante de l'extrémisme islamiste". "Des actes barbares", condamne le maire de Londres Sadiq Khan. Douze personnes ont été arrêtées dans la matinée à Barking, un quartier multi-ethnique de la banlieue est de Londres, en lien avec l'attentat. La police a ajouté que des perquisitions avaient eu lieu "dans plusieurs lieux de Barking" où résidait au moins l'un des trois terroristes présumés abattus.

 


07/06/2017
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le Progrès du mardi 30 mai 2017

 

 
 
    GRANDE-BRETAGNE - ATTENTAT DE MANCHESTER : DES DYSFONCTIONNE-
      MENTS ?

 

 

 

Une semaine après l'attentat suicide à Manchester, la police britannique a arrêté hier un 14e suspect, un homme de 23 ans, à Shoreham-on-Sea, dans le Sussex (sud). La police a par ailleurs publié une nouvelle photo du kamikaze avec une grande valise bleue à roulettes.

 

 

Elle n'a pas été utilisée dans l'explosion mais l'auteur a été vu avec dans le centre-ville le jour de l'attentat, a indiqué la police en lançant un nouvel appel à témoin. Elle a aussi confirmé qu'une opération de fouille avait lieu dans la décharge d'ordures à Pilsworth, au nord de la ville, sans donner plus de détails.

 

 

Des complices ayant participé à la préparation de cet attentat, revendiqué par l'État islamique, pourraient toujours être en fuite, a rappelé le gouvernement dimanche. Parallèlement, le M15 (renseignement intérieur) a ouvert une enquête sur d'éventuels dysfonctionnements, puisqu'au moins trois signalements pour radicalisation avaient été émis au sujet du kamikaze présumé Salman Abedi avant qu'il ne passe à l'acte.

 

 

Mais la ministre britannique de l'Intérieur, Amber Rudd, a mis en garde contre toute "conclusion hâtive" suggérant que les services auraient loupé quelque chose". Dans la foulée de l'attentat, des responsables cités dans la presse britannique ont rappelé qu'environ 500 enquêtes anti-terroristes étaient ouvertes, concernant 3 000 personnes.

 


03/06/2017
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le Progrès du mercredi 24 mai 2017

 

 
 
    UN KAMIKAZE FAIT AU MOINS 22 MORTS ET 59 BLESSÉS DANS UNE SALLE DE
      CONCERT

 

 

 

ATTENTAT DE MANCHESTER :  ENFANTS ET ADOLESCENTS POUR CIBLE

 

 

L'auteur de l'attentat de lundi soir à la Manchester Arena est un Britannique de 22 ans né dans la capitale du nord de l'Angleterre de parents réfugiés libyens. Il a pris pour cible le public très jeune d'un concert d'une star de la pop américaine.

 

 

Un nouveau cap dans l'horreur a été franchi lundi soir à Manchester. Le kamikaze, qui s'est fait sauter à la fin d'un concert pop à la Manchester Arena, visait spécifiquement un public d'enfants et d'adolescents, fans de la star américaine Ariana Grande. "Cet attaque ciblait délibérément des enfants et des jeunes innocents et sans défense", a déploré la Première ministre britannique Theresa May.

 

 

 

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Une des victimes âgée de 8 ans

 

Une des premières victimes identifiées n'avait que 8 ans. Saffie Rose Roussos était "simplement une jolie petite fille dans tous les sens du terme" et "tout le monde l'aimait", a décrit hier un des professeurs de son école. Les deux autres victimes connues sont une étudiante de 18 ans et un jeune de 28 ans. Parmi les 59 blessés hospitalisés, au moins 12 jeunes sont âgés de moins de 16 ans. Trois adolescents de 15 ans, 17 ans et 19 ans font partie des personnes portées disparues.

 

 

L'attentat-suicide a fait au moins 22 morts, mais le bilan pourrait s'aggraver car plusieurs blessés dont dans un état grave. C'est l'attaque terroriste la plus meurtrière en Angleterre depuis la série d'explosions coordonnées qui avait fait 53 morts et 700 blessés à Londres en juillet 2005.

 

 

L'auteur de l'attentat de la Manchester Arena est un Britannique de 22 ans, né à Manchester de parents libyens qui ont fuit le régime de Kadhafi et se sont réfugiés en Angleterre. La police n'a donné aucun détail sur le profil de Salman Abedi, qui vivait dans le quartier résidentiel de Fallowfield, au sud de Manchester.

 

 

Daech a revendiqué hier l'attaque terroriste de Manchester, mais l'organisation djihadiste n'a pas donné le nom de l'assaillant ni précisé s'il avait été dirigé ou inspiré par ses soins. Après le meurtre d'un policier sur les Champs-Élysées à Paris juste avant l'élection présidentielle, Daech avait attribué par erreur l'attentat à un Belge, laissant penser à une revendication d'opportunisme.

 

 

 

Il attend la dernière chanson

 

Le kamikaze, auteur de l'attaque de Manchester, n'a pas déclenché ses explosifs garnis de clous dans la salle de concert de 21 000 places car les fouilles de sécurité auraient probablement permis de le repérer. Il a attendu la dernière chanson d'Ariana Grande pour se faire sauter dans une zone moins sécurisée, au moment où la foule commençait à sortir. L'attentat a eu lieu dans le "foyer", près d'une des portes de sortie, à l'endroit où les fans se pressent pour acheter des produits dérivés.

 

 

Un homme de 23 ans a été arrêté dans la matinée dans une banlieue résidentielle de Manchester. Il serait en lien avec l'attentat selon la police qui n'a pas voulu en dire plus. L'enquête cherche maintenant à savoir si le kamikaze auteur de l'attentat a agi seul ou s'il faisait partie d'un réseau, susceptible de commettre d'autres attentats. Luc Chaillot

 

 

 

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 Ariana Grande

 

 

 

 

 

 

Arnaud Danjean Député européen (LR), ancien membre de la DGSE

 

 

 

"Les groupes terroristes ont délivré des permis de tuer"

 

 

 

La menace était-elle élevée ces dernières semaines ?

 

Oui, elle l'est durablement depuis deux ans, et elle l'est pour plusieurs années sans doute. Le caractère de la menace est maximal. Ce n'est pas parce qu'il y a un répit de quelques semaines dans nos pays qu'il n'y a pas des choses qui se trament et qu'on est à l'abri. Il y a des facteurs cumulatifs pour des pays européens, plus à risques que d'autres : la France, la Grande-Bretagne (tous deux impliqués dans la coalition), l'Allemagne, la Belgique... Quand on s'attaque à l'Angleterre et à la France, la caisse de résonance est maximale.

 

 

 

Comment faut-il interpréter le choix de la cible ?

 

L'objectif de ces terroristes est de faire le maximum de victimes, et d'obtenir un effet de communication massif. En visant la Manchester Arena, c'est la parfaite combinaison des deux dimensions. Ce qui est choquant, c'est la jeunesse des victimes... On va beaucoup spéculer aussi sur cet événement qui été ciblé : en Angleterre, une jeune femme américaine, à la veille aussi du premier déplacement en Europe de Donald Trump. On ne peut rien négliger pour expliquer le choix d'une cible.

 

 

 

Et le mode opératoire ?

 

Ces groupes terroristes ont délivré des permis de tuer à leurs militants. Ils ont permission de passer à l'action dès qu'ils peuvent et où ils le peuvent. C'est le terrorisme d'opportunité, ce qui les rend beaucoup plus difficilement détectables.

 

 

 

La revendication de Daech n'est pas très claire

 

Il y a sans doute une chaîne logistique derrière, même s'il peut agir de façon isolée. Je ne crois pas à la thèse du loup solitaire... Certains instigateurs d'attentat de Daech ont été éliminés, le groupe est assez désorganisé aujourd'hui. Mais Daech n'est pas seul : il faut se méfier de AQMI et d'AQPA. Al-Qaida a sans doute plus de moyens aujourd'hui que Daech...

 

 

 

Le Royaume-Uni a longtemps été préservé et présenté comme un modèle d'anti-terrorisme

 

Le dispositif britannique, bien au-delà du M15, est un modèle d'intégration des différents services de renseignements, extrêmement poussé. Ça va plus loin que la coordination qu'on prône en France. Leur modèle, bénéficiant de plus de moyens que les services français (en hommes et en budget), est efficace, mais à l'arrivée, on voit que personne n'est infaillible. Recueilli par Xavier Frère

 

 

 

 

 

 

LES TERRORISTES S'EN PRENNENT À LA CULTURE

 

 

Manchester, Istanbul, Orlando, Paris, ou Bali. Depuis quinze ans, les lieux de divertissement, et notamment de musique, ont été pris pour cibles par les terroristes.

 


24/05/2017
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le Progrès du mercredi 26 avril 2017

 

 
 
    TERRORISME - AL-QAÏDA REVENDIQUE L'ATTENTAT DE SAINT-PÉTERSBOURG

 

 

 

Alors que tous les soupçons se portaient sur Daech, l'attentat du métro de Saint-Pétersbourg (Russie), le 3 avril dernier, pourrait être l'oeuvre d'une autre organisation terroriste, Al-Qaïda. D'après Reuters, le groupe appelé "Imam Shamil Battalion" a revendiqué l'attaque qui a coûté la vie à 15 personnes et fait cinquante blessés.

 


29/04/2017
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le Progrès du samedi 22 avril 2017

 

 
 
   ALLEMAGNE - NI ISLAMISTE, NI EXTRÉMISTE. DORTMUND, UN ATTENTAT POUR
    SPÉCULER

 

 

 

L'auteur présumé de l'attentat à l'explosif contre le club de foot de Dortmund, (Sergej W., un ressortissant germano-russe de 28 ans) arrêté hier, cherchait à provoquer la chute de l'action du club allemand pour s'enrichir.

 


24/04/2017
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le Progrès du vendredi 21 avril 2017

 

 

 

TERRORISME – ATTAQUE SUR LES CHAMPS-ÉLYSÉES

 

 

 

UN POLICIER TUÉ, SON ASSAILLANT ABATTU, DAECH REVENIQUE LA FUSILLADE

 

 

 

Au moins deux morts et deux blessés graves à quelques dizaines de mètres de l'Arc de Triomphe. Le parquet anti-terroriste a ouvert une enquête dès cette nuit.

 

 

L'avenue parisienne des Champs-Élysées, à hauteur du numéro 102, a été le théâtre d'une effroyable fusillade hier en début de soirée, alors que l'activité battait son plein sur l'artère la plus célèbre de la capitale.

 

 

Quelques instants seulement après l'échange des coups de feu entre un ou plusieurs assaillants et les forces de l'ordre, la voie a été fermée à la circulation, d'ordinaire dense à cette heure de la soirée où les restaurants et les commerces nocturnes accueillent touristes et Parisiens. Les clients ont dû être confinés une bonne partie de la soirée. Tandis qu'une multitude de véhicules de police étaient dépêchés sur les lieux, la préfecture demandait via les réseaux aux badauds et automobilistes d'éviter le secteur. Un hélicoptère survolant l'avenue laissait à penser qu'une ou plusieurs malfaiteurs étaient encore à proximité.

 

 

 

L'assaillant abattu

 

Yvan Assioma, secrétaire régional Paris d'Alliance Police nationale, devait confirmer dans le même temps qu'un policier avait mortellement été touché par les tirs que certains témoins ont attribué à une arme automatique. Un second gardien de la paix a quant à lui été évacué dans un hôpital parisien, il se trouvait dans un état d'urgence absolue peu avant 22 heures. Un troisième policier aurait été également atteint.

 

 

Les autorités ont quant à elle confirmé que l'un des assaillants avait été abattu dans la fusillade. Selon les premiers éléments, il était connu des services de renseignements et son domicile a été perquisitionné dans la soirée.

 

 

Peu avant 21 heures, l'homme s'était garé à hauteur d'un car de police stationné sur l'avenue, est descendu de son véhicule et a ouvert le feu sur les policiers avant de prendre la fuite à pied. Il a alors été neutralisé alors qu'il tentait d'abattre d'autres fonctionnaires de police.

 

 

 

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Xavier Jugelé, 37 ans, le policier tué sur les Champs-Elysées

 

 

 

 

Deux mois après le Louvre, un mois après Orly

 

Ce nouvel épisode rappelle l'agression du Louvre, le 3 février dernier, au cours de laquelle des militaires déployés dans le cadre de l'opération Sentinelle avaient été attaqués par un terroriste. De même, des militaires avaient été pris à partie à Orly le 18 mars.

 

 

Hier soir, tandis que le Premier ministre rejoignait à 22 heures le président de la République à l'Élysée, le parquet anti-terroriste de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête.

 

 

Le gouvernement redoutait cette nuit que ne se reproduise le scénario connu lors des derniers attentats de Paris durant lesquels plusieurs attaques s'étaient déroulées dans un faible laps de temps. Sur les réseaux sociaux, au fil de la soirée, des témoins affirmaient avoir entendu de nouveaux coups de feu dans la capitale. Le gouvernement a formellement démenti à 23 heures.

 

 

Grave, François Hollande a pris la parole, à 23 h 20, depuis le palais présidentiel pour rendre hommage au policier tué et assurer que toutes les précautions seront prises pour sécuriser l'élection de dimanche. Pour lui, l'acte terroriste semblait le plus probable. Fabrice Veysseyre-Redon

 

 

 

 

DAECH REVENDIQUE

 

 

Peu avant minuit, Daech a revendiqué l'attaque contre les policiers perpétrée sur les Champs-Élysées. L'organisation terroriste a donné le nom du combattant de l'assaillant : il se prénommerait "Abu Youssef al-Belgiki". Ce qui semble signifier qu'il s'agit d'un individue belge.

 

 

Dans la soirée, des sources proches du dossier ont révélé que l'assaillant présumé était visé par une enquête anti-terroriste avant les faits. Des perquisitions ont eu lieu à son domicile, en Seine-et-Marne.

 


23/04/2017
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le Progrès du mercredi 19 avril 2017

 

 
 
    TERRORISME - "UNE ACTION VIOLENTE, À COURT TERME"

 

 

 

UN ATTENTAT DÉJOUÉ À CINQ JOURS DU PREMIER TOUR

 

 

Dans la dernière ligne droite de la présidentielle, un projet d'attentat a été déjoué. Deux Français, radicalisés et fichés S ont été arrêtés hier matin à Marseille. Leurs cibles restent à préciser.

 

 

"La menace terroriste est très élevée" (depuis le début de l'année, sept attentats ont été déjoués - 17 en 2016 - une quarantaine d'individus interpellés), n'ont cessé de marteler, depuis des mois le président de la République et les membres du gouvernement. À seulement cinq jour du premier tour de la présidentielle, après une campagne où le sujet du terrorisme a peu été évoqué et alors que d'autres pays européens ont été successivement frappés, la réalité rejoint les mots.

 

 

Deux hommes ont été arrêtés, hier, à Marseille : Clément Baur, 23 ans, et Mahiedine Merabe, 29 ans, tous deux originaires des Hauts-de-France. Ils sont suspectés d'avoir, selon le ministère de l'Intérieur, préparé "une action violente à très court terme" sur le territoire français.

 

 

Avec quelles cibles ? Le procureur François Molins a déclaré hier soir qu'on ne pouvait ni "déterminer avec précision le jour, le ou les cibles visées".

 

 

Fichés pour des faits de délinquance (braquage, stups), les deux hommes se seraient tous deux radicalisés à la prison de Sequedin (Nord). Ils étaient également fichés S depuis 2015. Clément Baur, converti depuis 2007 auprès de Tchetchènes à Nice, a un temps été en contact avec la djihadosphère belge de Verviers. Ces dernières semaines, en co-voiturage, les deux hommes se sont rendus jusqu'à Marseille, en partant de Nancy.

 

 

 

Les entourages des candidats informés

 

La traque de ces hommes, décrits comme "méfiants et déterminés", a duré plusieurs jours avant leur interpellation par le RAID et de la DGSI. des armes de poing et longues, ainsi que du matériel nécessaire à la préparation d'explosifs (3 kilos de type TATP, utilisé au Stade de France, et à l'aéroport de Bruxelles en mars 2016) ont été retrouvés dans un studio loué d'un quartier déshérité de Marseille.

 

 

De nationalité française tous les deux, ils étaient recherchés pour "association de malfaiteur terroriste" à la suite d'informations obtenues par la DGSI. Notamment une vidéo, interceptée la 12 avril, où Mérabet prête allégeance à Daech et tend, muni d'un fusil-mitrailleur, le quotidien Le Monde avec en Une, François Fillon. Le candidat des Républicains constituait-il l'un des objectifs ?

 

 

Dès jeudi, les entourages de principaux candidats à la présidentielle avaient été prévenus d'une potentielle menace. Toutes leurs équipes chargées de la protection ont même eu à leur disposition des portraits des deux hommes recherchés. Le meeting de François Fillon à Montpellier vendredi soir avait ainsi été placé sous très haute surveillance, avec la présence de tireurs d'élite, tout comme celui d'hier soir à Lille.

 

 

50 000 policiers et gendarmes pour la sécurité des élections

 

La protection des candidats ainsi que des élections, avec 50 000 policiers et gendarmes déployés sur l'ensemble du territoire, a été renforcée, notamment pour surveiller les 67 000 bureaux de vote.

 

 

L'enquête devra déterminer si les deux suspects visaient spécifiquement des candidats. Sans même cette cible précise, le projet d'attentat et l'interpellation constituent un fait politique important dans la dernière ligne droite de la présidentielle. Les tentatives de récupération politicienne existeront-elles ? Quel impact d'un tel événement sur le résultat ? C'est la énième rebondissement d'une campagne qui en compte déjà beaucoup. Le dernier ? Xavier Frère

 


20/04/2017
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le Progrès du mardi 11 avril 2017

 

 
 
    SUÈDE - TERRORISME. LE PRINCIPAL SUSPECT DE L'ATTENTAT AFFIRME
    AVOIR REÇU UN ORDRE DE DAECH

 

 

 

L'Ouzbek de 39 ans, suspecté d'avoir lancé son camion contre la foule vendredi à Stockholm, doit être écroué aujourd'hui. Hier, la Suède, bouleversée, a rendu hommage aux victimes de l'attentat.

 

 

L'enquête sur l'attentat au camion bélier, qui a tué quatre personnes vendredi à Stockholm, "pourrait prendre un an", a prévenu hier le directeur-adjoint de la police nationale suédoise. Le principal suspect de cette attaque doit être inculpé et écroué à l'issue d'une audience à huis clos fixée ce matin.

 

 

Il est accusé d'avoir lancé un véhicule volé contre la foule sur plusieurs centaines de mètres dans une rue piétonne de Stockholm, la capitale. Placé en garde à vue depuis son arrestation quelques heures après le drame, il a exigé la récusation de son avocat et réclamé un défenseur "musulman sunnite". Le tribunal a rejeté sa requête "faute de raisons valables".

 

 

 

Un second suspect en garde à vue

 

L'homme est un Ouzbek de 39 ans, identifié comme étant Rakhmat Akilov, toujours selon le tribunal. C'est un ouvrier, père de quatre enfants, croit savoir la presse locale. Le suspect affichait a minima "un intérêt pour des organisations extrémistes, dont le groupe État islamique" (EI), assurent les enquêteurs. Les quotidiens Aftonbladet et Expressen affirment, eux, que l'Ouzbek a revendiqué son acte. "J'ai écrasé les infidèles", s'est-il expliqué en garde à vue, précise Aftonbladet. Il dit avoir reçu un "ordre" direct du groupe EI assurant : "Le bombardement de la Syrie doit cesser". Hier, la police se refusait à confirmer ces informations tout en admettant que les déclarations d'Akilov font partie des éléments à charge.

 

 

Un second suspect, dont l'identité n'a pas été révélée, a été placé en garde à vue. La police cherche à savoir s'il a apporté un quelconque soutien au principal mis en cause. Cet attentat est le troisième en Europe en deux semaines après ceux de Londres (cinq tués) et Saint-Pétersbourg.

 

 

 

"Stockholm restera une ville tolérante"

 

Hier, la pluie glaciale n'a pas empêché les Suédois - anonymes, membres du gouvernement, du Parlement et de la famille royale - d'observer deux minutes de silence pour les victimes de l'attentat qui a fait quatre morts (deux Suédoises, un Britannique et une Belge) et quinze blessés. "Vous n'êtes pas seuls, nos pensées vous accompagnent, la Suède est à vos côtés", a souligné le Premier ministre Stefan Löfven, manifestement très ému s'adressant aux proches des victimes.

 

 

"Nous ne céderons jamais devant la violence, nous ne laisserons pas le terrorisme vaincre. Stockholm restera une ville ouverte et tolérante", a pour sa part affirmé la maire de Stockholm, Karin Wanngard. La menace terroriste dans les pays est au niveau 3, sur une échelle de 5 depuis 2010. Un renforcement de l'arsenal judiciaire antiterroriste est à l'étude après l'attaque de vendredi. Aux abords de l'artère piétonne Drottninggatan, une montagne de fleurs recouvrait les stigmates du drame.

 


15/04/2017
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le Progrès du lundi 10 avril 2017

 

 
 
    TERRORISME - ATTENTATS. LES COPTES ÉGYPTIENS CIBLÉS PAR DAECH

 

 

 

Le Bilan est lourd, plus de quarante morts et une centaine de blessés dans deux attentats, le jour de la fête des Rameaux, et à trois semaine de la venue du pape.

 

 

Deux attentats à la bombe ont visé hier des églises coptes en Égypte, faisant au moins 27 morts dans la ville de Tanta et 17 morts à Alexandrie. Les attaques ont été revendiquées en début d'après-midi par Daech, dont la branche égyptienne avait récemment appelé à viser la communauté copte.

 

 

 

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13/04/2017
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le Progrès du dimanche 9 avril 2017

 

 
 
    SUÈDE - 4 MORTS, 15 BLESSÉS. ATTENTAT DE STOCKHOLM : UN SUSPECT
    OUZBEK LIÉ À DAECH

 

 

 

Un Ouzbek de 39 ans était toujours en garde à vue hier, après l'attentat au camion bélier qui a fait quatre morts et quinze blessés, vendredi à Stockholm. Le suspect avait été arrêté la veille dans la banlieue nord de Stockholm.  "Il a fait surface dans notre collecte de renseignement dans le passé", a précisé lors d'une conférence de presse le chef des services de renseignement (Säpo) Anders Thornberg. Celui-ci n'a cependant pas précisé quels faits avaient entraîné sa présence dans les fichiers.

 


12/04/2017
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