L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

TERRORISME


Franceinfo - le lundi 22 janvier 2018

 

 

"Il y a beaucoup de cellules dormantes en France", affirme un jihadiste français détenu par les forces kurdes

 

 

Un Français originaire de Lunel, dans le Gard, parti en Syrie, est aujourd’hui aux mains des forces kurdes. Il a fréquenté deux des kamikazes du Bataclan, affirme ne pas être un combattant et ne pas pouvoir dire tout ce qu’il sait… Extrait du magazine "19h le dimanche" du 21 janvier

 

 

 

Yassine est un Français originaire de Lunel, dans le Gard, parti en Syrie rejoindre son frère, jihadiste de l’organisation Etat islamique. Des photos le montrent armé, posant à côté de son frère, également les armes à la main. Il expose même ses blessures sur les réseaux sociaux, l’index dressé vers le ciel, un geste très prisé dans les rangs de Daech. Une posture très éloignée de l’image qu’il cherche aujourd’hui à donner, maintenant qu’il est aux mains des forces kurdes.

 

 

 

Le Français a appartenu à la katiba (unité de combattants) d’Abou Souleiman, lui aussi originaire de Lunel. Celui qui est surnommé "Abdel le légionnaire" est soupçonné d’être l’un des cerveaux des attaques terroristes de novembre 2015. A-t-il connu des gens du 13-Novembre ? "Euh, le 13-novembre, c’est quoi ? demande-il au journaliste du magazine '19h le dimanche’. Le Bataclan ? Oui, oui, je les ai connus, je les ai vus." Il parle de deux des kamikazes de l’attaque de la salle de spectacles à qui il a trouvé une maison.

 

 

 

"Pour les Irakiens, la France, c’est le jackpot"

 

"Qu’ils allaient faire une opération ? Ça, c’est assez secret, ils ne vont pas le dire. Je les voyais le matin à la prière, quand ils faisaient leur sport… Ils m’invitaient à manger et je les invitais au restaurant, entre hommes… pas plus", affirme-t-il sous la garde d’un Français engagé volontaire dans les forces kurdes. Le jihadiste dit être "tombé de haut" quand il a su ce qu’ils avaient fait et s’être dit que pour lui, "la France, c’est croix rouge". Après l’attaque, il rapporte que tout le monde s’est réjouit, Français compris : "Ils ont travaillé et réussi une opération, fait des vidéos disant qu’ils allaient tuer et ils sont arrivés là-bas. L’opération militaire est une opération réussie."

 

 

 

"C’est normal qu’il y ait beaucoup d’opérations en France, poursuit-il. Pour les Irakiens, la France, c’est le jackpot. Dès qu’une opération se passait, ils n’en pouvaient plus. La France commence à devenir la tête de Turc parce qu’elle montre qu’elle a peur. En montrant sa fermeté, on voit qu’elle a peur. Elle ne montre pas qu’elle maîtrise." Pense-t-il qu’il y aura d’autres opérations en France ? "Ce que tout le monde sait, c’est qu’il y a beaucoup de cellules dormantes là-bas. C’est sûr, les gens discutent. J’ai connu des gens haut placés qui venaient à la maison. Je ne peux pas tout vous dire. C’est confidentiel. Après, je tiens à dire que je n’ai pas été un combattant.

 


30/01/2018
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Franceinfo - le 20 janvier 2018

 

 

Un homme ayant prêté allégeance à l'Etat islamique et soupçonné de préparer un attentat mis en examen à Paris

 

 

 

Selon des sources proches de l'enquête et judiciaire, cet homme de 23 ans avait prêté allégeance au groupe Etat islamique (EI) dans une vidéo

 

 

 

Il avait prêté allégeance, dans une vidéo, au groupe jihadiste Etat islamique (EI). Un homme de 23 ans, soupçonné de préparer un attentat, a été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" par un juge antiterroriste à Paris, samedi 20 janvier. Il a été placé en détention provisoire, selon des sources proches de l'enquête et judiciaire. 

 

 

Inconnu des services, l'homme a été interpellé mardi dans la région de Nîmes (Gard), par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Des produits pouvant servir à confectionner des explosifs ont été retrouvés, mais aucune cible précise n'a été identifiée, ont précisé ces sources.

 

 

 

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Un policier à Paris, en décembre 2017.  (LUC NOBOUT / MAXPPP)

 

 

 

Un engin "potentiellement explosif" retrouvé

 

Selon "les premiers éléments de l'enquête", l'homme "nourrissait le projet d'un passage à l'acte violent", a cependant ajouté une source judiciaire. "L'enquête a débuté par une veille de la DGSI sur les réseaux sociaux où les policiers ont détecté la volonté d'acquisition d'une arme par un homme habitant la région de Nîmes et qui tenait des propos islamistes", a expliqué une source proche de l'enquête.

 

 

Au cours des perquisitions, des "produits pouvant servir à la confection d'explosifs, un engin potentiellement explosif (un tube rempli de poudre) et un système de mise à feu ont été saisis", selon cette même source. "Différentes poudres, mais en quantité peu importante et qui sont en cours d'analyse, ainsi qu'une mèche, ont été retrouvées", a affirmé une autre source proche du dossier, selon laquelle "il n'est pas encore sûr que ça pouvait exploser".

 

 

Plusieurs vidéos, tournées entre l'été et la fin de l'année, ont également été retrouvées. Dans l'une d'entre elles, le suspect prêtait allégeance au chef de l'EI, Abou Bakr Al-Baghdadi, avec le drapeau noir de l'organisation jihadiste en fond. "Il les a réalisées et diffusées seul, évoquant un projet de passage à l'acte", selon une des sources.

 

 


23/01/2018
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Franceinfo - le mercredi 1er novembre 2017

 

 

Attentat de New York : le suspect, inculpé, se dit "satisfait de ce qu'il a fait

 

Le parquet fédéral de Manhattan a annoncé mercredi l'inculpation pour terrorisme de Sayfullo Saipov, le suspect de l'attentat qui a fait huit morts et 12 blessés, qui a déclaré aux enquêteurs être "satisfait de ce qu'il a fait"

 

 

Le parquet fédéral de Manhattan a annoncé, mercredi 1er novembre, l'inculpation pour terrorisme de Sayfullo Saipov, le suspect de l'attentat qui a fait huit morts et 12 blessés, qui a déclaré aux enquêteurs être "satisfait de ce qu'il a fait". La plainte porte sur deux chefs d'inculpation : soutien à une organisation terroriste étrangère et violence et destruction de véhicules.

 

 

Inspiré par des vidéos du groupe Etat islamique. Sayfullo Saipov a expliqué aux enquêteurs avoir été inspiré par des vidéos de l'organisation terroriste, qu'il a visionnées sur son téléphone portable. Durant l'entretien, il s'est déclaré "satisfait de ce qu'il a fait". Il a par ailleurs demandé à ce que soit accroché dans sa chambre d'hôpital un drapeau de l'EI.

 

 

 

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Une attaque planifiée depuis un an. L'attentat de New York a été planifier "il y a environ un an", a déclaré Sayfullo Saipov , avant de décider, il y a deux mois, d'utiliser un camion bélier "pour faire un maximum de victimes". Il a précisé avoir loué un camion dès le 22 octobre pour s'entrainer, et a choisi le jour d'Halloween "pour être sûr qu'il y aurait beaucoup de gens dans les rues." Il avait auparavant songé à s'attaquer au pont de Brooklyn, très fréquenté tant par les New-Yorkais que par les touristes.

 

 

Un deuxième homme recherché. La police fédérale américaine a annoncé avoir trouvé un homme de nationalité ouzbèke, Mukhammadzoir Kadirov, pour lequel elle avait émis un avis de recherche.

 


08/11/2017
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Franceinfo - le mardi 31 octobre 2017

 

 

Passants renversés à Manhattan : le maire de New York dénonce "un acte de terrorisme"

 

Une voiture a heurté des piétons et des coups de feu ont été tirés dans le sud de l'île de Manhattan

 

 

Un véhicule a renversé plusieurs cyclistes, mardi 31 octobre, dans le sud de Manhattan, faisant huit morts et une douzaine de blessés, a annoncé le maire de New York, Bill de Blasio. Il dénonce "un acte de terrorisme". Un suspect a été arrêté. 

 

 

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Etats-Unis : ce que l'on sait de l'attaque à la camionnette qui a fait huit morts à Manhattan

 

 

Acte de terrorisme. "Sur la base des informations immédiatement disponibles, c'était un acte de terrorisme" a déclaré le maire démocrate, lors d'une conférence de presse sur les lieux de l'accident, au sud-ouest de Manhattan, en présence du chef de la police new-yorkaise et du gouverneur de l'Etat de New York.

 

 

 Le suspect blessé et interpellé. Un homme de 29 ans, est sorti armé du véhicule après être entré en collision avec un bus scolaire. Les policiers l'ont blessé par balle, au niveau de l'estomac, avant d'être interpellé. Selon plusieurs médias new-yorkais, l'homme aurait crié "Allah Akbar" en sortant de la camionnette.

 

 

"Une personne très malade". Donald Trump avait dans un premier tweet qualifié l'homme de "personne très malade et déséquilibrée". Puis, sans attendre la confirmation de la police et du FBI, le président américain Donald Trump a évoqué l'organisation Etat islamique dans un second tweet.  

 


06/11/2017
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dimanche 1er octobre 2017 - Journal télévisé sur la 2 - France Info

 

 

Attaque au couteau sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille. 2 victimes de 17 et 20 ans.

 

 

13h45 hier, un homme tue au couteau deux jeunes femmes d'une vingtaine d'années en criant "Allah Akbar". L'agresseur menace ensuite des militaires de l'opération Sentinelle ; il est immédiatement abattu. Le groupe État islamique a revendiqué l'attaque hier soir dans un communiqué. Les enquêteurs étudient désormais les images de vidéosurveillance pour comprendre les motivations de l'assaillant. A-t-il choisi ses victimes au hasard ou les connaissait-il ? Les victimes sont deux cousines, Morane et Laura. L'une faisait des études de médecine à Marseille. L'autre, originaire de Rillieux-la-Pape, près de Lyon (Rhône), était venue lui rendre visite. Les drapeaux de Rillieux-la-Pape ont été mis en berne et une minute de silence sera observée demain en mémoire des deux jeunes filles.

 


02/10/2017
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le Progrès du samedi 26 août 2017

 

 
 
    TERRORISME À BRUXELLES ET LONDRES - DEUX ATTAQUES SIMILAIRES
        CONTRE LES FORCES DE L'ORDRE

 

 

 

Un homme a attaqué avec un couteau des soldats hier soir à Bruxelles. L'agression qui a eu lieu hier soir dans le centre de Bruxelles contre deux militaires est considérée comme une "attaque terroriste", a indiqué le parquet fédéral belge. "Nous pensons qu'il s'agit d'une attaque terroriste", a indiqué le parquet. L'assaillant, contre lequel les soldats ont riposté avec leur arme à feu, "est décédé, et aurait crié "deux fois Allah Akbar en attaquant les militaires", a-t-il précisé.

 

 

 

Les militaires légèrement blessés

 

"Il y a eu une attaque contre un militaire à Bruxelles" avait expliqué plus tôt la police fédérale, ajoutant que "des militaires présents sur place ont riposté". L'agression a eu lieu vers 20 h 20. Les forces de l'ordre ont déployé un important périmètre de sécurité, toujours en cours à 21 h 45.

 

 

Selon l'agence de presse Belga, l'homme était âgé d'une "trentaine d'années". Il aurait blessé un seul des deux militaires visés, "légèrement", selon le parquet fédéral, qui a ouvert une enquête pour "tentative d'assassinat dans un contexte terroriste".

 

 

"Tout notre soutien à nos militaires", a tweeté le Premier ministre belge Charles Michel, bourgmestre de Bruxelles. "Nos services de sécurité restent attentifs. Nous suivons la situation de près avec le Centre de crise" a-t-il détaillé.

 

 

Un mode opératoire similaire à Londres

 

À Londres également, un homme a été arrêté hier soir après avoir attaqué des policiers devant le palais de Buckingham, a annoncé la police. "L'homme a été interpellé (...) vers 20 h 35 par des agents (...) devant le palais de Buckingam, en possession d'un couteau. Deux agents ont été légèrement blessés au bras", a indiqué la police.

 

 

 

 

 

 


27/08/2017
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le Progrès du vendredi 25 août 2017

 

 
 
    PAYS-BAS - ALERTE MARDI SOIR. CONCERT ANNULÉ : UNE MENACE TERRO-
        RISTE

 

 

 

Un deuxième homme a été interpellé aux Pays-Bas, dans la nuit de mercredi à jeudi, au lendemain de l'annulation d'un concert de rock à Rotterdam face à un risque d'attentat. Le suspect de 22 ans, habitant la région du Brabant (sud), "est suspecté d'être impliqué dans la préparation d'un attentat terroriste", a indiqué le chef de la police de la cité portuaire.

 

 

Mercredi soir, les autorités avaient annulé à la dernière minute le spectacle du groupe californien Allah-Las, après avoir reçu un avertissement de la police espagnole : "il y avait ne information concrète qu'un attentat serait commis à cette date, à cet endroit, contre ce groupe de rock". Un premier homme avait été interpellé mercredi soir à proximité de la salle de concert. La camionnette dont il était le conducteur, immatriculée en Espagne, contenait cinq bonbonnes de gaz. Mais pour la police de Rotterdam il n'est, à présent, plus considéré comme suspect et a été libéré.

 

 


26/08/2017
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le Progrès du mardi 22 août 2017

 

 
 
    ESPAGNE - TERRORISME. BARCELONE : LE CONDUCTEUR DU CAMION-BÉLIER
       DES RAMBLAS ABATTU

 

 

 

La police espagnole a repéré et abattu hier, près de Barcelone, Younès Abouyaaquoub, l'auteur présumé du sanglant attentat du 17 août sur la Ramblas de Barcelone, après quatre jours de chasse à l'homme.

 

 

 

La cavale aura duré quatre jours. Younès Abouyaaqoub, 22 ans, 1,80 m, était recherché dans toute l'Europe et sa photo avait été diffusée, accompagnée de messages en quatre langues... Le Marocain de 22 ans soupçonné d'être le conducteur du camion bélier utilisé pour l'attaque du 17 août à Barcelone, a été abattu par la police à Subirats, à 50 km à l'ouest de Barcelone.

 


25/08/2017
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le Progrès du mardi 22 août 2017

 

 
 
    FINLANDE - TURKU : LE SUSPECT AVAIT ÉTÉ SIGNALÉ POUR RADICALISATION

 

 

 

Le principal suspect de l'attaque au couteau de Turku en Finlande, Abderrahman Meckhkah, 18 ans, qui a fait deux morts et huit blessés vendredi, "s'intéressait aux idéologies extrémistes", d'après les signalements reçus par les services de renseignement finlandais.

 

 

Cette attaque est survenue en pleine rue dans cette vile du sud-ouest de la Finlande a été qualifiée de "terroriste" par les autorités, mais le mobile demeure inconnu.

 


25/08/2017
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le Progrès du dimanche 20 août 2017

 

 
 
    DAESH REVENDIQUE UNE ATTAQUE EN RUSSIE

 

 

 

Daesh a revendiqué une attaque au couteau hier en Russie. À Sourgout, en Sibérie occidentale, vers 11 h 20, un homme "a attaqué des passants" dans le centre ville de 330 000 habitants, selon le Comité d'enquête russe. Au moins sept personnes ont été blessées, dont deux sont dans un état grave.

 

 

L'auteur de l'attaque, qui a tenté de "résister" à la police, a été abattu. L'assaillant est un homme né en 1994 à Sourgout. Dans un premier temps, la police locale avait indiqué à l'agence de presse russe Interfax que la piste "d'un attentat terroriste n'était pas la principale". Cette déclaration, avait provoqué la perplexité de certains internautes russes, don celle de l'opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny : "Un homme qui court avec un couteau et qui essaie de un maximum de personnes. Qu'est-ce que c'est, si ce n'est pas un attentat ?", s'était-il exclamé sur Twitter. En Russie, un attentat dans le métro de Saint-Pétersbourg avait fait 16 morts et des dizaines de blessés le 3 avril. Depuis le début de son intervention militaire en Syrie, le pays, allié du régime de Damas, a lui aussi été menacé de représailles par Daesh et la branche syrienne d'Al-Qaïda.

 


23/08/2017
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le Progrès du samedi 19 août 2017

 

 
 
    FINLANDE - FAITS DIVERS. ATTAQUE AU COUTEAU : DEUX MORTS

 

 

 

Une attaque au couteau à fait deux morts et six blessés hier, dans l'ouest de la Finlande. Un suspect a été arrêté.

 

 

Scènes de panique, hier après-midi dans une zone très fréquentée de Turku, dans l'ouest de la Finlande. Deux personnes sont mortes et six autres blessées après avoir été poignardées dans le centre-ville. La police locale recherchait hier soir plusieurs possibles suspects après avoir arrêté un homme à peine vingt minutes après l'attaque. Le mobile de cet individu, qui a été blessé par balles à la jambe, restait inconnu dans l'immédiat.

 

 

"Du sang partout sur le corps"

 

L'une des victimes a été attaquée alors qu'elle portait secours à une autre sur place du Marché au centre de la ville. "L'assaillant a ensuite quitté la place vers une rue très fréquentée et poignardé plus de gens", a raconté un porte-parole de la police. Selon un représentant de l'hôpital de Turku, toutes les victimes sont adultes. Une personne est morte sur place et l'autre à l'hôpital.

 

 

L'incident a eu lieu en plein coeur de cette ville portuaire, peu après 16 heures locales, dans un quartier très fréquenté. "J'ai vu une veille dame [...], elle avait du sang partout sur le corps, a dit Wali Hashi, présent sur les lieux. J'ai tenté de l'aider". "Une jeune femme a très fortement crié vers un coin de place. Nous avons vu un homme sur cette place, un couteau à la main et l'agitant", a raconté un témoin à la télévision publique finlandaise YLE. Le centre-ville était bouclé en fin d'après-midi, et les magasins vides.

 

 

La police a aussi renforcé la sécurité à l'aéroport de la capitale Helsinki, à 140 km à l'est de Turku, et dans les gares du pays. Sur Twitter, la police nationale a annoncé être en état d'alerte et avoir augmenté le nombre de ses patrouilles.

 


23/08/2017
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le Progrès du samedi 19 août 2017

 

 
 
    À BARCELONE : "NON, ON N'A PAS PEUR"

 

 

 

Après les minutes de silence, Barcelonais et vacanciers ont défilé sur les Ramblas pour honorer les victimes et affirmer leur volonté de ne pas céder à la terreur.

 

 

Barcelone la bambocheuse s'est tue. Brusquement. Un silence pour les morts fauchés la veille par la camionnette d'un fanatique. Barcelone est devenue muette. Juste avant de hurler de nouveau "No tengo miedo" : "Même pas peur". Il était midi pile, lorsque Catalans, mais aussi Espagnols, Français, Hollandais, Allemands ou Anglais se sont donné rendez-vous sur la place de Catalogne, le coeur de la ville, pour cette "minuta de silencio".

 

 

 

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Le tourisme frappé au coeur

 

L'Espagne avait été jusqu'ici épargnée par la vague d'attentats lancée par les djihadistes de Daesh qui ont touché des capitales européennes. Néanmoins, les attaques d'avant-hier ne constituent ps une surprise pour Madrid, le niveau d'alerte du pays se situant déjà au niveau 4 sur 5.

 

 

La volonté de Daesh de faire le maximum de victimes tout comme d'affaiblir les pays européens faisait du pays, troisième destination touristique au monde, une cible privilégiée. En frappant Barcelone et un emblème international de la ville, le groupe djihadiste s'est attaqué au coeur de l'économie espagnole : le tourisme pèse 11 % du PIB national et la Catalogne est la région la plus attractive.

 

 

Les attentats pourraient avoir un impact négatif de courte durée sur la fréquentation touristique en Espagne, selon des experts du secteur, comme Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme : "Le pays est dans une telle dynamique de croissance que l'effet se verra moins, sauf peut-être sur la clientèle asiatique qui n'est pas primordiale, contrairement à Paris. Le danger serait une répétition, et encore : à Londres, cela n'a pas empêché une croissance de fréquentation de 7 %".

 

 

Après les attentats d'Al-Qaïda à Madrid en 2004, les plus meurtriers jamais commis en Europe (191 morts), l'Espagne a renforcé ses services de renseignements et arrêté systématiquement les suspects de djihadisme : pas moins de 129 opérations pour 270 arrestations depuis 2012 dont 40 % en Catalogne. En revanche, les autorités n'ont pas mis en place de plans de protection comme Sentinelle, ni de dispositifs compliquant l'accès aux lieux touristiques les plus fréquentés. Ce serait de toute façon impossible dans un pays qui accueille deux fois plus de touristes qu'il compte d'habitants.

 

 

 

 

L'impossible "FBI européen"

 

C'est rituel : chaque attentat relance le projet d'un "FBI européen", sur le modèle du "Federal Bureau of Investigation" américain. Hier, l'écologiste Yannick Jadot et quelques autres ont repris l'antienne...

 

 

Un FBI européen est impossible, pour une une raison simple  l'Union européenne n'est pas un État fédéral, à la différence des États-Unis. Elle est la réunion de 28 États, jaloux de leur souveraineté, dotés chacun de police et de justice nationales. Créer un FBI européen "supposerait de modifier les traités", constatait Gilles de Kerchove, coordinateur de l'Union pour la lutte contre le terrorisme - et les électeurs européens ne veulent clairement pas aujourd'hui d'une Europe fédérale.

 

 

Il existe des organismes et instruments communs : Europol, où coopèrent les polices des différents pays ; un "parquet européen" dédié à la lutte contre la fraude financière ; un mandat d'arrêt européen, qui oblige les États à se livrer les fugitifs...

 

 

À défaut de "FBI", la solution est dans la coopération des services de sécurité et de justice des États européens. Elle est en place depuis vingt ans, mais progresse très lentement, comme en témoigne Rob Wainwright, le directeur d'Europol : "Nous avons essayé de motiver les États à partager leurs données contre-terroristes via le hub d'information d'Europol. Il y a de grandes améliorations ceux deux dernières années. Mais nous n'avons pas encore atteint le niveau souhaité". C'est très poliment dit. F.B.

 

 

 
 
    DEUXIÈME ATTAQUE À CAMBRILS

 

 

 

Sous le choc de la tragédie de Barcelone, l'Espagne apprenait en effet à l'aube un deuxième attentat survenu à Cambrils, station balnéaire de la Costa Dorada à 120 km au sud de Barcelone autour de 0 h 15. Une Audi A3 fonçait sur la promenade de bord de mer, renversant les passants et les policiers présents. Elle a percuté une voiture des Mossos d'Esquadra, la police catalane, et une fusillade a éclaté.

 

 

Cinq terroristes présumés, armés de couteaux, porteurs de ceintures d'explosifs, qui se révéleront factices ont été abattus. Un policier et six civils ont été blessés par des tirs ou par la voiture, dont une femme qui est décédée vendredi matin. La 14e victime de ce commando terroriste. Car selon la police catalane, "les auteurs des attentats à Barcelone et Cambrils formaient un groupe et préparaient une attaque de plus grande envergure.

 


23/08/2017
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le Progrès du vendredi 18 août 2017

 

 
 
    ATTENTATS - BARCELONE FRAPPÉE À SON TOUR. UN VÉHICULE LANCÉ SUR
        UNE FOULE DE PIÉTONS, AU COEUR DE LA CITÉ CATALANE

 

 

 

Une attaque terroriste au moyen de camion lancé sur la foule a été perpétré hier sur les Ramblas au coeur de Barcelone, où se promènent des milliers de touristes. Le dernier bilan hier soir faisait état d'au moins 13 morts et plus de 100 blessés. Deux suspects ont été arrêtés, un troisième abattu. Daesh a revendiqué.

 

 

"Soudain le van est monté sur la promenade piétonne et a foncé sur nous. J'ai compris tout de suite que l'horreur arrivait ici..." Nuria, cette vendeuse d'un commerce des Ramblas de Barcelone qui témoigne dans le quotidien régional. La Vangardia dit avoir revu les images de Nice, Berlin, Stockholm, Londres.

 

 

 

■ Le scénario du camion bélier

 

Sur le sol carrelé de l'artère emblématique de la ville qui relie la place de Catalogne au vieux port, près du marché coloré de la Boqueria grouillant de touristes, des dizaines de blessés gisent au sol, entourés de proches ou d'anonymes effrayés. Un drap ensanglanté recouvre le corps d'une victime tuée sur place. Partout, des cris, du sang, des larmes, et des secours qui s'affairent. Les images rappellent en effet tristement, celles d'autres attentats.

 

 

Hier, au coeur de l'été et de l'après-midi, Barcelone a été frappée à son tour par "une attaque terroriste", selon les mots du président de la Généralité de Catalogne Carles Puigdemont.

 

 

 

■ Des touristes visés

 

Il est 16 h 20 ce jeudi après-midi quand le camion lancé à toute allure fauche volontairement les passants qui flânent sur la célèbre promenade catalane. Plusieurs témoins décrivent un véhicule qui a quitté la chaussée pour monter sur la partie centrale piétonne et s'est mis à zigzaguer, comme pour toucher le maximum de monde. Surpris dans leurs déambulations, des dizaines de promeneurs, fauchés, tombent comme des quilles. Un seul décès est constaté sur place, celui d'un touriste belge, mais le bilan dans les hôpitaux où sont comptabilisés 12 autres décès et accueillis au moins 100 blessés dont 15 dans un état grave, s'alourdit très vite.

 

 

 

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■ Deux suspects arrêtés, un tué

 

Très vite, la police boucle le quartier. Au porte-voix, les agents demandent à toutes les personnes présentes de partir ou de se réfugier das les magasins et restaurants du quartier. La stupeur de passants succède à l'horreur de l'attaque, la douceur de vivre et l'ambiance festive de la capitale catalane cèdent sous la violence terroriste. La zone est bouclée, le ballet des ambulances croise celui des forces de polices surarmées.

 

 

La camionnette est abandonnée par son conducteur qui est parvenu à prendre la fuite à pied. Il était, en début de nuit dernière, toujours activement recherché.

 

 

Dans la soirée, la police catalane annonce avoir abattu un individu qui tentait de forcer un barrage dans la banlieue de Barcelone. Dans le même temps, deux autres individus sont interpellés. Un Espagnol et un homme porteur de papiers d'identité au nom de Driss Oukabir. Un Français, né au Maroc, et installé à Ripoll, une localité située à 50 kilomètres de Barcelone en direction des Pyrénées. Connu de la police pour des faits de droits commun, il aurait loué deux camionnettes à son nom. L'une aurait servi à perpétrer l'attentat, l'autre pour la fuite.

 

 

 

■ Daesh revendique

 

L'attentat a été revendiqué hier soir par les djihadistes de Daesh dans un message sur son site de propagande et authentifié par les services de renseignements américains.

 

 

En début de nuit, la police a expliqué avoir établi un lien entre l'attentat de Barcelone et une double explosion d'une maison dans la ville d'Alcanar, à 200 km au sud de Barcelone, dans la nuit de mercredi à jeudi. Ces explosions ont tué une personne et en a blessé gravement une autre, expliquait El Pais, qui évoquait une explosion probablement liée au gaz.

 


18/08/2017
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