L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN

Dans ce monde en pleine mouvance où les conflits ont hélas toujours été d'actualité, d'autres naissent encore aujourd'hui, comprenons pourquoi ?


le Progrès du dimanche 7 mai 2017

 

 
 
    PROCHE-ORIENT - PALESTINE. ISMAÏL HANIYEH, NOUVEAU CHEF DU HAMAS

 

 

 

L'ancien Premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh a été élu hier à la tête du bureau politique du Hamas, quelques jours après que le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza a dit accepter un État palestinien limité aux frontières de 1967.

 

 

Né en 1963, Ismaïl Haniyeh succède à Khaled Mechaal, qui occupait ce poste depuis 1996, tous les deux faisant figure, au sein du Hamas, de pragmatiques vis-à-vis d'Israël

 

 

Il a remporté cette élection à l'issue d'un vote par vidéoconférence des membres du conseil de la Choura (assemblée élective) à Gaza, en Cisjordanie, et hors des territoires palestiniens. Contrairement à son prédécesseur qui vit en exil au Qatar, Haniyeh restera à Gaza pour diriger le Hamas.

 

 

 

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08/05/2017
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le Progrès du samedi 1er avril 2017

 

 

 

ISRAËL - CISJORDANIE. PREMIÈRE CRÉATION D'UNE COLONIE DEPUIS 1991

 

 

25 ans après, Israël s'apprête à construire une nouvelle colonie en plein coeur de la Cisjordanie occupée. Il s'agit de la première création annoncée par un gouvernement israélien depuis 1991.

 

 

Cette colonie, surnommée Geulat Tzion, doit permettre de reloger une quarantaine de familles de la colonie d'Amona, démolie en février sur décision de la justice israélienne. Amona a été à l'origine pendant des mois d'un psychodrame politique et humain. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou, soumis à la pression du lobby des colons, avait redit jeudi, avant la réunion ministérielle, qu'il tiendrait la promesse de construire une nouvelle colonie pour ces quelque 200 à 300 Israéliens, malgré l'absence de précédent depuis un quart de siècle. Elle sera construite dans le secteur de Shilo, une colonie existante située près de l'ancien site d'Amona.

 

 

 

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"Obstacle à la paix"

 

Une nouvelle froidement accueillie par les Palestiniens et la communauté internationale. Le numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine, Saëb Erakat, a accusé Israël de continuer "à détruire les perspectives de paix" en poursuivant "le vol de terres et de ressources naturelles".

 

 

"Alarmé", le secrétaire général de l'Onu Antonio Guterres a répété que pour les Nations unies la colonisation constituait un "obstacle à la paix" entre Israéliens et Palestiniens. Paris a également dénoncé un "développement extrêmement préoccupant" qui "risque d'aggraver les tensions sur le terrain".

 


03/04/2017
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le Progrès du lundi 23 janvier 2017

 

 

 

TERRITOIRES OCCUPÉS - ISRAËL REPREND SA POLITIQUE DE COLONISATION À JERUSALEM

 

 

Deux jours après l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, Israël a accordé de nouveaux permis de construire dans les quartiers occupés de Jérusalem-Est, et lorgne sur la Cisjordanie.

 

 

"Les règles du jeu ont changé", a annoncé Meïr Turjeman, président de la commission de la construction et de planification de la municipalité de Jérusalem. C'est peu dire. Hier, la mairie israélienne de Jérusalem, a finalement donné son feu vert définitif à la construction de 566 logements dans trois quartiers de colonisation de Jérusalem-Est, Pisgat Zeev, Ramot et Ramat Shlomo.

 

 

Fin décembre, les permis de construire de ces logements avaient été gelés à la demande du Premier ministre Banyamin Nétanyahou, alors que le Conseil de sécurité de l'Onu avait adopté un texte réclamant l'arrêt du développement des colonies juives en territoire palestinien occupé (dont Jérusalem-Est). Cette adoption avait pu avoir lieu en l'absence de veto de la part des États-Unis, une première depuis 1979. Israël avait donc renoncé à accorder de nouveaux permis de construire, en attentant l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, que Nétanyahou juge mieux disposé à son égard que son prédécesseur.

 

 

 

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"Ces logements ne sont qu'un coup d'envoi"

 

"Nous n'avons plus les mains liées comme du temps de Barack Obama, désormais nous pouvons enfin construire", s'est ainsi félicité Meïr Turjeman. Les mises en garde de l'Onu sont loin d'impressionner Israël. "Ces 566 logements ne sont qu'un coup d'envoi. Nous avons des plans pour la construction de 11000 logements qui attendent les autorisations", dans les quartiers de colonisation de Jérusalem-Est, a encore poursuivi le conseiller municipal. L'autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a condamné ces projets de construction dans la partie palestinienne de la ville sainte en appelant l'Onu à agir pour stopper ces "activités illégales".

 

 

 

Une colonie de Cisjordanie bientôt annexée ?

 

Le sort de la Cisjordanie pourrait lui aussi dépendre de Donald Trump. À la demande de l'entourage du président américain, Benyamin Nétanyahou a décidé hier de reporter la procédure d'adoption d'un projet de loi qui vise à annexer Maalé Adoumim, une importante colonie de Cisjordanie occupée. Présenté par deux députés de la majorité, ce projet prévoit qu'Israël annexerait Maalé Adoumim qui compte actuellement 37 000 habitants, et un secteur la reliant à Jérusalem. Une telle décision couperait en deux la Cisjordanie. Elle rendrait pratiquement impossible la création d'un État palestinien viable bénéficiant d'une continuité géographique.

 

 

L'annonce de Nétanyahou a divisé au sein même de son gouvernement. Le Premier ministre devait se contenter d'un entretien téléphonique avec le nouveau président américain hier soir, en attendant une rencontre qui pourrait avoir lieu en février.

 

 

 

 

Vers un réchauffement des relations avec les États-Unis ?

 

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou devait s'entretenir hier soir avec le président américain Donald Trump, qui l'a invité à Washington en février. Au programme de la discussion : les relations avec les Palestiniens, la situation en Syrie et surtout l'accord nucléaire conclu entre les grandes puissances et l'Iran en 2015, qu'Israël considère comme une "erreur historique".

 

 

Benyamin Nétanyahou s'était chaudement félicité de l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, après avoir entretenu des relations tendues avec son prédécesseur. Critique sur la question des colonies, présentée comme un obstacle à la reprise des négociations avec les Palestiniens gelées depuis plus de deux ans, Barack Obama avait aussi joué un rôle majeur dans la conclusion de l'accord avec l'Iran. Donald Trump avait de son côté affirmé avant son investiture qu'il s'agissait "d'un des pires accords".

 


23/01/2017
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le Progrès du lundi 16 janvier 2017

 

 

 

SOMMET DE PARIS - PROCHE-ORIENT. LA SOLUTION À DEUX ÉTATS RÉAFFIRMÉS

 

 

"La solution des deux États n'est pas le rêve d'un système d'hier. C'est encore, c'est toujours l'objectif de la communauté internationale". Cette phrase de François Hollande, hier au sommet de Paris, résume sans surprise la ligne adoptée hier par 70 pays sur le conflit israélo-palestinien, sans que les deux principaux protagonistes ne soient, eux, présents. Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, a déclaré que toute résolution du conflit israélo-palestinien devait se baser sur les frontières de 1967 et les grandes résolutions des Nations Unies. Les pays présents ont demandé aux deux parties d'éviter des "actions unilatérales", notamment sur les frontières ou sur Jérusalem.

 

 

 

À cinq jours de l'investiture de Donald Trump à la Maison Blanche, Jean-Marc Ayrault a adressé une mise en garde au président élu américain : le projet de transférer l'ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem serait "extrêmement lourde de conséquences". Au-delà de ses ambitions forcément limitées, cette conférence a suscité la colère du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France). À son appel, un millier de personnes se sont rassemblées hier à Paris devant l'ambassade israélienne, et à Strasbourg notamment. "Personne ne pourra imposer à l'État d'Israël un statut autre que celui qu'il s'est délibérément et démocratiquement choisi", a souligné Francis Kalifat, le président du CRIF, "la paix ne pourra être que l'aboutissement de négociations directes, comme cela a été le cas avec l'Égypte et la Jordanie. X.F.

 


17/01/2017
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le Progrès du dimanche 15 janvier 2017

 

 

 

CONFÉRENCE INTERNATIONALE - CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN : LA FRANCE REPREND L'INITIATIVE

 

 

La France réunit 70 pays aujourd'hui à Paris pour réaffirmer la volonté de la communauté internationale d'aboutir à une solution à deux États.

 

 

La France reprend l'initiative dans le conflit israélo-palestinien, alors que tous les regards sont tournés vers la Syrie. La conférence internationale pour la paix au Proche-Orient, qui se tient aujourd'hui à Paris, vise à convaincre les Israéliens et les Palestiniens de revenir à la table des négociations. Le processus de paix est au point mort depuis avril 2014, et la poursuite de la colonisation juive dans les territoires occupés éloigne chaque jour la possibilité d'une sortie du statu quo.

 

 

Le sommet à 70 pays est un pari à cinq jours de l'entrée de Donald Trump à la Maison Blanche. Le nouveau président américain est proche des positions du gouvernement israélien. Donald Trump a choisi un ambassadeur très pro-israélien et il veut transférer l'ambassade américaine à Jérusalem.

 

 

John Kerry sera présent à Paris. Autrefois hostile à toute conférence internationale, le secrétaire d'État américain sortant s'est rallié à la position de la France, après l'échec de sa tentative de médiation entre Israéliens et Palestiniens en 2014. Le 23 décembre, les États-Unis ont même permis l'adoption par le conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution condamnant les colonies juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est en renonçant à user de leur droit de veto - une première depuis 1979. "L'objectif est de réaffirmer le soutien de la communauté internationale à la solution des deux États. La laisser dépérir, ce serait un risque pour la sécurité d'Israël", explique François Hollande. Israël a vivement critiqué l'initiative française, qualifiant la conférence "d'imposture qui fait reculer la paix". Le président français voulait réunir à Paris Mahmoud Abbas et Benyamin Netanyahou, mais le Premier ministre israélien a refusé l'invitation.

 

 

 

"Netanyahou est otage des partis extrémistes"

 

"Nous reconnaissons le droit des Palestiniens à un État mais ils doivent reconnaître le droit d'Israël à exister en tant qu'État juif. Nous sommes d'accord pour des négociations directes sans condition préalable", dit Shmuel Revel, chef de la division européenne du ministère. En Israël, même la gauche ne croit plus à une relance du processus de paix. "Je pense que Benyamin Netanyahou est favorable à une solution à deux États mais il est otage des partis extrémistes", souligne Revital Swid, députée travailliste à la Knesset.

 

 

Boaz Bismuth, journaliste à Israël Hayom, le plus grand quotidien israélien, résume l'état d'esprit de la droite israélienne : "Le problème, c'est avec qui on fait la paix. Le Hamas qui contrôle Gaza ne reconnaît pas Israël et l'Autorité palestinienne ne reconnaît pas Israël comme État juif". Il avance une autre raison aux réticences d'Israël : la politique française au Proche-Orient reste une politique pro-arabe", dit-il. L.C.

 

 


16/01/2017
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le Progrès du vendredi 13 janvier 2017

 

 

 

ISRAËL/PALESTINE - CONFÉRENCE DE PARIS POUR LA PAIX "UNE IMPOSTURE"

 

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a qu qualifié hier "d'imposture" la conférence internationale organisée dimanche par la France pour tenter de relancer l'effort de paix moribond entre Israéliens et Palestiniens, et prévenu d'emblée qu'elle ne lierait pas Israël.

 

 


15/01/2017
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le Progrès du dimanche 25 décembre 2016

 

 

 

ONU - APRÈS LE VOTE D'UNE RÉSOLUTION VENDREDI

 

 

Colonies : Israël sur la défensive

 

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé à Israël de cesser la colonisation dans les Territoires palestiniens et à Jérusalem-Est.

 

 

Après la surprise, la riposte. Israël a répondu par une fin de non-recevoir à la résolution de l'Onu lui demandant de cesser la colonisation dans les territoires occupés, Benyamin Nétnyahou, le Premier ministre israélien, a affirmé que son pays "ne s'y conformera pas" jugeant cette résolution "biaisée et honteuse". "Cela prendra du temps mais cette décision sera annulée", a-t-il promis hier soir avant de s'en prendre à Barack Obama et aux États-Unis qui, par leur abstention, ont permis l'adoption du texte, condamnant, pour la première fois depuis 1979 la politique de colonisation.

 

 

 

Israël va couper des financements de l'ONU

 

En guise de représailles "tous les engagements d'Israël avec l'ONU, y compris le financement par Israël d'organismes des Nations Unies et la présence en Israël de représentants de l'ONU" vont être réévalués à annoncé hier soir le Premier ministre. Il a déjà donné ordre de réduire des financements à hauteur de 7,5 millions d'euros.

 

 

Nétanyahou a reçu le soutien de Trump, qui a twitté qu'après sa prise de fonction, "les choses seraient différentes" à l'ONU. Le successeur de Barack Obama avait tenté de reporter ce vote, en faisant pression sur l'Égypte, initialement à l'origine de la résolution. Il est parvenu à faire fléchir le président Égyptien, soucieux de préserver sa relation avec le nouveau président américain. Mais n'a pas réussi à empêcher d'autre pays - la Nouvelle-Zélande, la Malaisie, le Sénégal et le Venezuela - de présenter de nouveau le texte. Même si la résolution ne prévoit pas de sanctions contre Israël, les responsables israéliens craignent qu'elle ne facilite les poursuites à la Cour de justice internationale et n'encourage des sanctions contre les produits des colonies.

 

 

Washington, plus important allié d'Israël, a traditionnellement servi de bouclier diplomatique à l'État hébreu en le protégeant des résolutions de l'ONU. Mais frustrés par des années d'efforts diplomatiques infructueux, les États-Unis ont justifié leur abstention par l'impact de la colonisation sur la recherche de la paix au Proche-Orient.

 

 

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"Une solution à deux États" - La résolution votée vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU exhorte Israël à "cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est", affirmant par ailleurs que les colonies israéliennes "n'ont pas de valeur juridique" et sont "dangereuses pour la viabilité d'une solution à deux États". C'est un grand camouflet" pour Israël, "une condamnation internationale unanime de la colonisation et d'un fort soutien à une solution à deux États", selon un porte-parole du président palestinien, Mahmoud Abbas. La Ligue arabe a également salué cette résolution qui reflète "l'appui et le soutien de la communauté internationale à la lutte historique du peuple palestinien". Pour le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, le texte est la preuve qu'une solution à "deux États est toujours réalisable". Même position adoptée aujourd'hui et la conférence internationale de Paris (le 15 janvier prochain) représentent les deux faces de la même médaille, visant à affirmer notre attachement commun à la solution à deux États", selon l'ambassadeur français aux Nations unies François Delattre.

 

 

 

 

 

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■ En quelques chiffres Cisjordanie occupée 

 

430 000 colons israéliens et 2,6 millions de Palestiniens.

 

 

 

■ Jérusalem-Est

 

Plus de 200 000 Israéliens et 300 000 Palestiniens. Jérusalem-Est est la partie palestinienne de la ville sainte qu'Israël occupe depuis 1967 et a annexé en 1980.

 

 

 

■ Plateau du Golan

 

30 000 colons israéliens. Israël a conquis ce territoire aux dépens de la Syrie en 1967, puis l'a annexé.

 

 

 

■ Bande de Gaza

 

L'État hébreu a fait évacuer en 2005 les colonies qui s'étaient implantées dans la région dirigée par les islamistes du Hamas.

 


25/12/2016
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le Progrès du samedi 24 décembre 2016

 

 

 

NATIONS UNIES - ISRAËL REJETTE LA RÉSOLUTION SUR LA COLONISATION

 

 

Israël ne se conformera pas à la résolution réclamant l'arrêt de la colonisation adoptée vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU, a annoncé le bureau du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou. Les États-Unis se sont abstenus.

 

 


25/12/2016
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le Progrès du mercredi 23 novembre 2016

 

 

 

APPEL À LA PRIÈRE - ISRAËL VEUT METTRE UNE SOURDINE AU MUEZZIN

 

 

Un projet de loi en Israël veut interdire l'emploi de hauts-parleurs tôt le matin et tard le soir alors que l'appel à la prière est récité cinq fois par jour par les muezzin, généralement via un système de sonorisation, pour appeler les musulmans à la prière.

 

 

"L'appel à la prière existe depuis  1 400 ans", lance Moufid Chaouana. Alors, même à 4 h 30 du matin, le projet israélien de mettre une sourdine au chant du muezzin, à Jérusalem ou ailleurs "ça m'énerve". Les juifs ont leurs rites, "et c'est leur droit, leur droit religieux", dit Moufid Chaouana. L'appel à la prière, "c'est notre droit religieux à nous".

 

 

Officiellement, le texte s'appliquerait à toutes les religions. En réalité, personne ne conteste qu'il ferait surtout taire les amplificateurs des mosquées : celle de la minorité arabe qui représente 17,5 % de la population en Israël et qui est très majoritairement musulmane ; et celles des centaines de milliers de Palestiniens de Jérusalem-Est. Pour les Palestiniens qui vivent sous occupation israélienne à Jérusalem-Est et en Cisjordanie voisine, comme pour les Arabes israéliens qui se disent largement traités comme des citoyens de second rang, le projet est une atteinte supplémentaire à leurs droits, voire un acte raciste.

 

 

Le sort du texte est incertain. Réduire le volume des appels à la prière musulmane n'est pas une idée nouvelle en Israël. Elle se heurte jusque là aux objections constitutionnelles.

 

 

 

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25/11/2016
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le Progrès du jeudi 17 novembre 2016

 

 

 

ISRAËL - LE GOUVERNEMENT NÉTANYAHOU MENACÉ

 

 

Derrière la législation de maisons construites pour des colons en Cisjordanie, le gouvernement Nétanyahou, tiraillé entre le centre et les nationalistes religieux, pourrait tomber.

 

 

Le Parlement israélien a adopté hier un projet de loi controversé sur la législation de maisons construites pour des colons israéliens en Cisjordanie occupée sur des terres privées palestiniennes. Ce texte a été adopté avec le soutien du Premier ministre Benjamin Nétanyahou et il concerne entre 2 000 et 3 000 logements en Cisjordanie. Il doit encore être voté lors de trois lectures par le Parlement avant d'avoir force de loi.

 

 

Le vote est intervenu à la suite d'un compromis de dernière minute entre M. Nétanyahou et son ministre des Finances Moshé Kahlon, chef du parti centriste Koulanou qui a voté pour. Moshé Kahlon a toutefois prévenu que son parti se réservait le droit de "bloquer le texte si au cours des prochaines étapes de son adoption, il portait atteinte à la Cour suprême".

 

 

Il faisait référence au rôle cruciale joué dans cette affaire par la plus haute instance judiciaire israélienne. Celle-ci a ordonné la démolition d'ici au 25 décembre de la colonie sauvage d'Amona. Ce texte vise dans un premier temps à éviter le démantèlement de la colonie d'Amona, où vivent une quarantaine de familles israéliennes en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

 

 

 

 

Prime aux nationalistes religieux

 

Selon les commentateurs, réagissant juste après le vote, ce vote est une "victoire" pour Naftali Bennett, chef du parti nationaliste religieux Foyer juif, fervent partisan de la colonisation, face au Premier ministre qui sort "affaibli" de l'épreuve de force.

 

 

Pour Hanan Cristal, commentateur politique de la radio publique, "Bennett s'est approprié un droit de veto idéologique pour tout ce qui concerne la colonisation et il est parvenu à dicter l'ordre du jour du gouvernement. C'est une victoire insuffisante pour lui".

 

 

Toutefois, la fronde des durs de la droite et du lobby des colons a contribué à faire tomber des gouvernements de droite dans le passé, dont celui du premier cabinet dirigé par Benjamin Nétanyahou en 1999, qui avait accepté le principe d'un retrait partiel en Cisjordanie lors du sommet de Wye Plantation aux États-Unis. "Est-ce qu'un gouvernement peut tomber pour 42 maisons mobiles d'Amona, la logique dit non", tente de nuancer le quotidien d'opposition Haaretz.

 


19/11/2016
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Réflexion

 

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C'est la première fois que je commente l'actualité. Mais, quand je vois qu'il faut si peu, si on se réfère à ma boussole de raison, pour que Palestiniens et Israéliens vivent enfin en paix et dans la sécurité, ce qui n'a pas de prix....  C'est tellement dommage !

 

 

Les faits sont là. Les Israéliens sont implantés, certes ça n'a pas été bien ce qui a été fait mais si chacun avait son État, et vivait tranquille en se respectant tout simplement.... Pouvoir sortir tranquillement de chez soi, l'esprit libre, sans haine, sans peur, sans appréhension.... Lâchez prise et construisez la paix vous ne le regretterez pas.

 

 

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30/09/2016
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le Progrès du jeudi 27 septembre 2016

 

 

 

ISRAËL - DISPARITION - LE MONDE SALUE LA MÉMOIRE DE PERES

 

 

Une vague d'hommages a déferlé sur l'État Hébreu qui se prépare à recevoir des dirigeants du monde entier aux obsèques de Shimon Peres, décédé des suites d'un accident vasculaire et cérébral dans la nuit de mardi à mercredi.

 

 

 

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ous disons aujourd'hui, avec un profond chagrin, adieu à notre père chéri, le neuvième président d'Israël Shimon Peres", a dit son fils Chemi, les larmes aux yeux et au nom de tous les enfants, aux journalistes accourus à l'hôpital Tel-Hashomer de Ramat Gan, dans la banlieue de Tel-Aviv. Shimon Perres s'est éteint dans son sommeil, entouré de sa famille, dans la nuit de mardi à mercredi, des suites d'un accident vasculaire et cérébral.

 

 

 

Hommages d'Obama, Poutine, Hollande...

 

Shimon Peres était le dernier survivant de la génération des pères fondateurs de l'Israël. Il était aussi le dernier survivant des trois récipiendaires du Nobel de la paix 1994, dont "les efforts en faveur de la paix au Moyen-Orient" s'étaient concrétisés un an plus tôt par le premier accord d'Oslo, qui jetait les bases d'une autonomie palestinienne et offrait un espoir de règlement du conflit. Le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin a été assassiné en 1995 et le dirigeant palestinien Yasser Arafat est mort en 2004?

 

 

Les marques de l'immense respect inspiré par celui que beaucoup des grands de ce monde appelaient leur ami ont afflué. Shimon Peres "était de ces personnages qui changent le cours de l'histoire humaine", a salué le président américain Barack Obama. Un "génie au grand coeur", pour l'ex-président américain Bill Clinton, qui présida à la signature de l'accord de 1993 et à la poignée de main de Peres, Rabin et Arafat.

 

 

 

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Mahmoud Abbas perce le silence du monde arabe

 

Parmi les autres hommages, le président russe Vladimir Poutine a fait l'éloge de son "courage et son sens de la patrie", tandis que François Hollande l'a évoqué comme l'un des "plus ardents défenseurs de la paix et un ami fidèle de la France". Le pape François a pour sa part "espéré que son héritage soit respecté avec des efforts accrus pour la paix".

 

 

Ses funérailles prévues demain matin à Jérusalem devraient attirer les dirigeants de la planète. Les présidents américains, français et allemand, Bill Clinton (mais pas son épouse en pleine campagne), le prince Charles, le Premier ministre canadien Justin Trudeau, sont attendus au mont Herzl. Des écrans retransmettront la cérémonie pour les anonymes. Et quid des dirigeants arabes ?

 

 

Ces derniers sont restés silencieux après l'annonce de son décès, à l'exception notable du président palestinien Mahmoud Abbas, qui a salué Shimon Peres comme "un partenaire courageux pour la paix, ayant mené des efforts soutenus et ininterrompus pour parvenir à la paix depuis Oslo et jusqu'à son dernier souffle".

 

 

Les autorités ont indiqué que les forces de sécurité, renforcées, seraient sur les dents. Le contexte est sensible. M. Peres est décédé juste avant les grandes fêtes juives qui font redouter aux autorités israéliennes un accès de violences palestiniennes.

 

 

 

Les Israéliens pleurent, pas les Palestiniens

 

 

Les Israéliens se sont réveillés hier en deuil, avec le sentiment d'avoir perdu un proche en la personne de Shimon Peres. Mais ce deuil, les Israéliens le vivent sans démonstration, sans bougie, ni rassemblement de militants  politiques comme lors de l'assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin en 1995. Il s s'y étaient préparés à travers les nombreuses fausses alertes données à chacune de ses hospitalisations cette année.

 

 

 

Homme de guerre ou de paix ?

 

Dans les médias, les programmes se sont interrompus, alternant éditions spéciales et images d'archives des années 1950, sur fond de musiques composées dans les kiboutz ou par les "pionniers", arrivés à la création de l'État d'Israël en 1948. Avec elles, les Israéliens se replongent dans leur histoire, dont un pan disparaît avec la mort du dernier fondateur de l'État hébreu.

 

 

Chez les Palestiniens, les avis étaient aussi unanimes, mais diamétralement opposés. "Il a laissé son empreinte dans de nombreux massacres (guerre du Kippour ou de Six jours), il a rendu des femmes veuves, des enfants orphelins", assène Tamar Daraghmeh, 47 ans, à Ramallah, où siège l'Autorité palestinienne. Son président, Mahmoud Abbas a pourtant salué en Shimon Peres "un partenaire courageux pour la paix". En Palestine, il est bien isolé...

 

 

 

 

 

Que reste-t-il du rêve de paix ?

 

 

"Nous laissons derrière nous l'ère de la belligérance et marchons ensemble vers la paix", prophétisait Shimon Peres en recevant le Nobel de la paix en 1994. Pouvait-il envisager alors que la voie serait si ardue qu'à l'heure de sa mort, cet espoir est au point mort ?

 

 

Depuis, l'espoir a cédé la place à un profond pessimisme. Malgré l'endossement par la communauté internationale de la solution à deux États, malgré la reconnaissance par plus de 130 capitales, les Palestiniens attendent toujours leur État indépendant. Les Israéliens aspirent toujours à la sécurité. "

 

 

"Notre main reste tendue avec la volonté de faire la paix, disait récemment le président palestinien Mahmoud Abbas, mais la question qui revient sans cesse est la suivante : y-a-t-il des dirigeants en Israël, puissance occupante, qui désirent véritablement la paix ?"

 

 

"Soixante-dix ans après, les Palestiniens persistent à refuser l'existence d'un État juif, et ceci reste le véritable coeur du conflit, lui a répondu M. Netanyahou. Quand les Palestiniens diront enfin oui à un État juif, nous pourront mettre fin à ce conflit". Le fossé semble si grand que maints diplomates s'alarment que la solution à deux États ne devienne un mirage.

 


29/09/2016
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le Progrès du vendredi 9 septembre 2016

 

 

PALESTINE - LES ÉLECTIONS SUSPENDUES

 

 

Une haute juridiction palestinienne a décidé hier de stopper le processus pour les premières élections organisées en Cisjordanie et à Gaza depuis dix ans, illustrant l'apparente incapacité des factions rivales à surmonter leur hostilité. Les municipales étaient censées être le premier scrutin depuis 2006 à se tenir.

 


10/09/2016
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