L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN

Dans ce monde en pleine mouvance où les conflits ont hélas toujours été d'actualité, d'autres naissent encore aujourd'hui, comprenons pourquoi ?


Franceinfo - mis à jour le 7 décembre 2017

 

 

La communauté internationale contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël

 

"Les missions de Bolivie, d'Egypte, de France, d'Italie, du Sénégal, de Suède, du Royaume-Uni et d'Uruguay", ont, mercredi soir, demandé cette réunion

 

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira en urgence vendredi matin après la décision de Donald Trump de reconnaître "officiellement Jérusalem comme capitale d'Israël", a annoncé la présidence japonaise de l'instance, dans la nuit du mercredi 6 décembre au jeudi 7 décembre.

 

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a salué un "jour historique", après la déclaration de Donald Trump, assurant que cela ne changerait rien en ce qui concerne les lieux saints des trois grandes religions monothéistes à Jérusalem. Mais mis à part le gouvernement israélien, cette décision a été vivement critiquée par la communauté internationale. Franceinfo revient sur les principales réactions.

 

 

>> Suivez dans notre direct les réactions après la décision de Donald Trump de  reconnaître "officiellement Jérusalem comme capitale d'Israël"

 

 

 

 

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L'ONU se dit "contre toute mesure unilatérale"

 

Huit pays ont demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité. "Les missions de Bolivie, d'Egypte, de France, d'Italie, du Sénégal, de Suède, du Royaume-Uni et d'Uruguay demandent à la présidence" japonaise du Conseil de sécurité "d'organiser une réunion d'urgence du Conseil, avec un exposé du secrétaire général, avant la fin de la semaine", indique un communiqué de la mission suédoise. La présidence de l'instance a annoncé, peu après, que le Conseil se réunirait vendredi matin, en urgence.

 

 

Pour le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le statut de Jérusalem ne peut être résolu que par une "négociation directe" entre Israéliens et Palestiniens. Il avoir toujours été "contre toute mesure unilatérale". "Il n'y a pas d'alternative à la solution de deux Etats" avec "Jérusalem comme capitale d'Israël et de la Palestine", a-t-il insisté.

 

 

 

L'Union européenne fait part de sa "sérieuse préoccupation"

 

Dans un communiqué, la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a écrit : "L'Union européenne exprime sa sérieuse préoccupation à propos de l'annonce aujourd'hui du président des Etats-Unis Trump sur Jérusalem et les répercussions que cela peut avoir sur la perspective de paix."

 

 

 

Paris condamne une décision "regrettable"

 

 

"C'est une décision regrettable que la France n'approuve pas et qui contrevient au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU", a réagi Emmanuel Macron, depuis l'Algérie. "Le statut de Jérusalem est une question de sécurité internationale qui concerne toute la communauté internationale. Je veux l'affirmer clairement, le statut de Jérusalem devra être déterminé par les Israéliens et les Palestiniens dans le cadre de négociations sous l'égide des Nations Unies", a-t-il poursuivi.

 

 

 

Berlin "ne soutient pas" cette décision

 

Le gouvernement allemand "ne soutient pas cette position car le statut de Jérusalem ne peut être négocié que dans le cadre d'une solution de deux Etats", a déclaré la chancelière, citée dans un tweet de son porte-parole Steffen Seibert. Le chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel, a dit redouter que cette décision ne conduise à une "nouvelle escalade dans le conflit entre Israël et les Palestiniens". Et d'ajouter : "Nous espérons que (nos) inquiétudes pourront être (...) calmées. Mais cette volte-face est déjà un gros problème."

 

 

 

Londres n'est "pas d'accord"

 

"Nous ne sommes pas d'accord avec la décision américaine de transférer son ambassade à Jérusalem et de reconnaître Jérusalem comme la capitale israélienne avant un accord final sur son statut", a déclaré la Première ministre britannique Theresa May dans un communiqué. Pour elle, cette décision n'est "d'aucune aide" pour les perspectives de paix dans la région.

 

 

 

Ankara critique une décision "irresponsable"

 

"Nous condamnons la déclaration irresponsable de l'administration américaine (...) cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l'ONU", a réagi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu. Avant l'annonce de cette décision largement anticipée, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait averti que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par Washington "ferait le jeu des groupes terroristes".

 

 

 

Pour le président palestinien, les Etats-Unis ne peuvent plus être médiateur

 

"Par ces décisions déplorables, les Etats-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu'ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu'ils ont joué au cours des dernières décennies", a déclaré Mahmoud Abbas sur la télévision palestinienne, déclarant que Jérusalem était "la capitale éternelle de l'Etat de Palestine".

 

 

 

Le Hamas estime que Trump "ouvre les portes de l'enfer"

 

C'est ce qu'a déclaré Ismaïl Radouane, un haut responsable du mouvement islamiste palestinien aussitôt après la déclaration de Donald Trump. Il a appelé les pays arabes et musulmans à "couper les liens économiques et politiques" avec les ambassades américaines, et à expulser les ambassadeurs américains.

 

 

 

Le pape exprime sa "profonde inquiétude"

 

"J'adresse un appel vibrant pour que tous s'engagent à respecter le statu quo de la ville, en conformité avec les résolutions pertinentes de l'ONU", a déclaré le pape François, qui a fait part de "profonde inquiétude". Le souverain pontife ne peut qu'accorder un intérêt tout particulier à la ville qui abrite les lieux les plus saints des trois grandes religions monothéistes, y compris le Saint-Sépulcre.

 


11/12/2017
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Franceinfo - Mise à jour le jeudi 7 décembre 2017

 

 

Jérusalem : huit pays demandent une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU après la décision de Donald Trump

 

 

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Vincent DanielFrance Télévisions

 

 

"Le moment est venu de reconnaître officiellement Jérusalem comme la capitale d'Israël", a déclaré le président américain, mercredi

 

 

Huit pays ont demandé, mercredi 6 décembre, une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU après la décision de Donald Trump de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale d'Israël. "Les missions de Bolivie, d'Egypte, de France, d'Italie, du Sénégal, de Suède, du Royaume-Uni et d'Uruguay demandent à la présidence" japonaise du Conseil de sécurité "d'organiser une réunion d'urgence du Conseil, avec un exposé du secrétaire général, avant la fin de la semaine", indique un communiqué de la mission suédoise. Suivez la situation dans notre direct.

 

 

Décision historique de Donald Trump. "Aujourd'hui, enfin, nous reconnaissons l'évidence, à savoir que Jérusalem est la capitale d'Israël", a martelé le président américain lors d'une brève allocution depuis la Maison Blanche, rompant avec des décennies de diplomatie américaine.

 

 

Emmanuel Macron condamne la décision. Pour le président français, ce qu'a déclaré Donald Trump "contrevient au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu""Le statut de Jérusalem est une question de sécurité internationale qui concerne toute le communauté internationale, le statut de Jérusalem devra être déterminé par les Israéliens et les Palestiniens dans le cadre de négociations sous l'égide des Nations unies", a poursuivi le chef de l'Etat.

 

 

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Le Conseil de sécurité de l'ONU, à New York (Etats-Unis), le 29 novembre 2017. (DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

 

 

 

Le Premier ministre israélien salue un "jour historique". Benyamin Nétanyahou a aussi affirmé que la décision du président américain ne changerait rien en ce qui concerne les lieux saints des trois grandes religions monothéistes à Jérusalem, affirmant l'engagement israélien à maintenir le "statu quo".

 

 

Pour le président palestinien, les Etats-Unis ne peuvent plus jouer leur rôle de médiateur. "Par ces décisions déplorables, les Etats-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu'ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu'ils ont joué au cours des dernières décennies", a déclaré Mahmoud Abbas.

 

 

Pour le Hamas, Trump "ouvre les portes de l'enfer". C'est ce qu'a déclaré Ismaïl Radouane, un haut responsable du mouvement islamiste palestinien aussitôt après la déclaration de Donald Trump. Il a appelé les pays arabes et musulmans à "couper les liens économiques et politiques" avec les ambassades américaines, et à expulser les ambassadeurs américains.

 


11/12/2017
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Franceinfo - le mercredi 6 décembre 2017

 

 

Donald Trump reconnaît officiellement "Jérusalem comme la capitale d'Israël"

 

Après des mois de spéculation, le président des Etats-Unis a fait cette annonce mercredi 6 décembre

 

 

"Le moment est venu de reconnaître officiellement Jérusalem comme la capitale d'Israël", a déclaré Donald Trump, mercredi 6 décembre, depuis la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis). Une décision qui aura des "conséquences dangereuses", avait mis en garde l'Autorité palestinienne à la veille de cette officialisation. "Aujourd'hui, enfin, nous reconnaissons l'évidence, à savoir que Jérusalem est la capitale d'Israël", a martelé le président américain.

 

 

Il épingle le manque de "courage" de ses prédéces- seurs

 

Donald Trump a également annoncé avoir engagé une réflexion pour le déménagement de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. Ce déménagement figure dans une loi adoptée en 1995 par le Congrès américain, le Jerusalem Embassy Act. Selon ce texte, les Etats-Unis doivent déménager l'ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, "capitale de l'Etat d'Israël". Mais depuis, les présidents américains ont laissé cette loi sous le tapis.

 

 

Donald Trump a défendu une décision qui aurait dû être prise "depuis longtemps", égratignant ses prédécesseurs qui "n'ont pas fait ce qu'ils avaient dit", peut-être selon lui par manque de "courage".

 

 

 

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Donald Trump à la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis), le 6 décembre 2017. (MANDEL NGAN / AFP)

 

 

 

Promesse d'un accord de paix

 

Le président américain a promis de faire tout son possible pour un accord de paix israélo-palestinien. "Les Etats-Unis restent déterminés à aider à faciliter un accord de paix acceptable pour les deux parties", a-t-il déclaré. Et d'insister : "J'ai l'intention de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider à sceller un tel accord."

 

 

Cette décision intervient malgré les vives réactions de pratiquement toute la communauté internationale contre cette initiative. La communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté d'Israël sur la totalité de la ville, qui abrite des lieux saints pour à la fois les religions juive, chrétienne et musulmane.

 


11/12/2017
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le Progrès du samedi 29 juillet 2017

 

 
 
    ISRAËL - RELIGIONS. PRIÈRE SOUS HAUTE TENSION À JÉRUSALEM

 

 

 

Les portiques de sécurité ont été retirés mardi, mais la situation demeure explosive autour de l'Esplanade des mosquées, à Jérusalem, épicentre d'une crise qui menace à tout instant de dégénérer en nouvelle intifada.

 

 

Après des heurts entre fidèles et forces de l'ordre qu avaient fait la veille

 


30/07/2017
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le Progrès du vendredi 28 juillet 2017

 

 
 
    ISRAËL - JÉRUSALEM. DES HEURTS SUR L'ESPLANADE DES MOSQUÉES

 

 

 

L'accalmie n'aura pas duré longtemps à Jérusalem. Des heurts ont éclaté hier après-midi entre des Palestiniens et la police israélienne sur l'esplanade des Mosquées alors que des milliers de musulmans pénétraient sur ce lieu saint après deux semaines de boycott.

 

 

Les Palestiniens avaient cessé de se rendre sur l'esplanade pour protester contre la mise en place aux entrées de ce site ultra-sensible de détecteurs de métaux. Les derniers ont été enlevés hier matin.

 

 

Les affrontements ont eu lieu peu après l'entrée su l'esplanade de milliers de fidèles musulmans, certains pleurant de joie, pour la prière de l'après-midi

 

 

Le Croissant-Rouge palestinien a indiqué que 56 personnes avaient été blessées sur l'esplanade et aux alentours de ce site religieux ultrasensible.

 

 

 

Bouteilles en plastique, pierres et grenades

 

C'est l'arrivée d'un groupe de policiers israéliens dans la foule qui a déclenché l'étincelle. Des Palestiniens ont réagi en jetant des bouteilles en plastique et les forces israéliennes ont lancé des grenades assourdissantes. La police israélienne a indiqué de son côté que des pierres avaient été jetées su des officiers sur l'esplanade même.

 


30/07/2017
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le Progrès du mercredi 26 juillet 2017

 

 
 
    ISRAËL - JÉRUSALEM : LES PORTIQUES DE SÉCURITÉ RETIRÉS

 

 

 

Ils étaient l'objet de beaucoup de contestations depuis vendredi. Très tôt hier matin, ils ont disparu, démontés par les forces de sécurité israéliennes (bonne réaction - chantalou42). Les détecteurs de métaux installés aux entrées de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem ont bien été retirés par le gouvernement Netanyahou. Faisant office de mesure de sécurité préventive, ces détecteurs étaient perçus par les Palestiniens comme une provocation israélienne pour renforcer son emprise sur le lieu saint. (La religion, les lieux saints, n'est-ce-pas le partage, l'amour des autres, les compromis ? - chantalou42) Ils avaient été installés à la suite de l'assassinat le 14 juillet de deux policiers israéliens par trois Arabes israéliens. Pour autant ils n'ont pu empêcher les tensions ces derniers jours au cours de manifestations de protestation. Cinq Palestiniens et trois civils israéliens ont été tués. (Et l'engrenage de la violence se développe encore.... Non, il ne faut cesser ces mauvaises réactions, que ces morts ne servent pas à rien... La paix, il n'y a que cela de vrai.... chantalou42)


26/07/2017
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le Proogrès du samedi 22 juillet 2017

 

 
 
    PROCHE-ORIENT - VIOLENCES EN CISJORDANIE ET À JÉRUSALEM : 3 PALES-
      TINIENS ET 3 ISRAÉLIENS TUÉS

 

 

 

Des heurts ont éclaté hier, jour de la grande prière hebdomadaire des musulmans, près du Vieux Jérusalem, dont Israël a interdit l'accès aux Palestiniens de moins de 50 ans. Au moins trois Palestiniens ont été tués et près de 400 ont été blessés lors de heurts. Dans la soirée, un Palestinien, âgé d'une vingtaine d'années, a pénétré dans une maison de la colonie de Neve Tsu, au nord-ouest de Ramallah, où il tué trois civils israéliens et en a blessé un quatrième avant d'être lui-même blessé par balles, a indiqué une porte-parole de l'armée.

 


23/07/2017
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le Progrès du mardi 27 juin 2017

 

 
 
    ISRAËL - POLÉMIQUE POLITICO-RELIGIEUSE SUR LE MUR DES LAMENTATIONS

 

 

 

Le Mur des Lamentations à Jérusalem est devenu hier l'épicentre d'une polémique politico-religieuse après l'abandon par le Premier ministre Benjamin Netanyahou d'un accord prévoyant des prières mixtes d'hommes et de femmes sur le site le plus sacré du judaïsme.

 

 

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28/06/2017
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le Progrès du dimanche 7 mai 2017

 

 
 
    PROCHE-ORIENT - PALESTINE. ISMAÏL HANIYEH, NOUVEAU CHEF DU HAMAS

 

 

 

L'ancien Premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh a été élu hier à la tête du bureau politique du Hamas, quelques jours après que le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza a dit accepter un État palestinien limité aux frontières de 1967.

 

 

Né en 1963, Ismaïl Haniyeh succède à Khaled Mechaal, qui occupait ce poste depuis 1996, tous les deux faisant figure, au sein du Hamas, de pragmatiques vis-à-vis d'Israël

 

 

Il a remporté cette élection à l'issue d'un vote par vidéoconférence des membres du conseil de la Choura (assemblée élective) à Gaza, en Cisjordanie, et hors des territoires palestiniens. Contrairement à son prédécesseur qui vit en exil au Qatar, Haniyeh restera à Gaza pour diriger le Hamas.

 

 

 

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08/05/2017
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le Progrès du samedi 1er avril 2017

 

 

 

ISRAËL - CISJORDANIE. PREMIÈRE CRÉATION D'UNE COLONIE DEPUIS 1991

 

 

25 ans après, Israël s'apprête à construire une nouvelle colonie en plein coeur de la Cisjordanie occupée. Il s'agit de la première création annoncée par un gouvernement israélien depuis 1991.

 

 

Cette colonie, surnommée Geulat Tzion, doit permettre de reloger une quarantaine de familles de la colonie d'Amona, démolie en février sur décision de la justice israélienne. Amona a été à l'origine pendant des mois d'un psychodrame politique et humain. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou, soumis à la pression du lobby des colons, avait redit jeudi, avant la réunion ministérielle, qu'il tiendrait la promesse de construire une nouvelle colonie pour ces quelque 200 à 300 Israéliens, malgré l'absence de précédent depuis un quart de siècle. Elle sera construite dans le secteur de Shilo, une colonie existante située près de l'ancien site d'Amona.

 

 

 

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"Obstacle à la paix"

 

Une nouvelle froidement accueillie par les Palestiniens et la communauté internationale. Le numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine, Saëb Erakat, a accusé Israël de continuer "à détruire les perspectives de paix" en poursuivant "le vol de terres et de ressources naturelles".

 

 

"Alarmé", le secrétaire général de l'Onu Antonio Guterres a répété que pour les Nations unies la colonisation constituait un "obstacle à la paix" entre Israéliens et Palestiniens. Paris a également dénoncé un "développement extrêmement préoccupant" qui "risque d'aggraver les tensions sur le terrain".

 


03/04/2017
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le Progrès du lundi 23 janvier 2017

 

 

 

TERRITOIRES OCCUPÉS - ISRAËL REPREND SA POLITIQUE DE COLONISATION À JERUSALEM

 

 

Deux jours après l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, Israël a accordé de nouveaux permis de construire dans les quartiers occupés de Jérusalem-Est, et lorgne sur la Cisjordanie.

 

 

"Les règles du jeu ont changé", a annoncé Meïr Turjeman, président de la commission de la construction et de planification de la municipalité de Jérusalem. C'est peu dire. Hier, la mairie israélienne de Jérusalem, a finalement donné son feu vert définitif à la construction de 566 logements dans trois quartiers de colonisation de Jérusalem-Est, Pisgat Zeev, Ramot et Ramat Shlomo.

 

 

Fin décembre, les permis de construire de ces logements avaient été gelés à la demande du Premier ministre Banyamin Nétanyahou, alors que le Conseil de sécurité de l'Onu avait adopté un texte réclamant l'arrêt du développement des colonies juives en territoire palestinien occupé (dont Jérusalem-Est). Cette adoption avait pu avoir lieu en l'absence de veto de la part des États-Unis, une première depuis 1979. Israël avait donc renoncé à accorder de nouveaux permis de construire, en attentant l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, que Nétanyahou juge mieux disposé à son égard que son prédécesseur.

 

 

 

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"Ces logements ne sont qu'un coup d'envoi"

 

"Nous n'avons plus les mains liées comme du temps de Barack Obama, désormais nous pouvons enfin construire", s'est ainsi félicité Meïr Turjeman. Les mises en garde de l'Onu sont loin d'impressionner Israël. "Ces 566 logements ne sont qu'un coup d'envoi. Nous avons des plans pour la construction de 11000 logements qui attendent les autorisations", dans les quartiers de colonisation de Jérusalem-Est, a encore poursuivi le conseiller municipal. L'autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a condamné ces projets de construction dans la partie palestinienne de la ville sainte en appelant l'Onu à agir pour stopper ces "activités illégales".

 

 

 

Une colonie de Cisjordanie bientôt annexée ?

 

Le sort de la Cisjordanie pourrait lui aussi dépendre de Donald Trump. À la demande de l'entourage du président américain, Benyamin Nétanyahou a décidé hier de reporter la procédure d'adoption d'un projet de loi qui vise à annexer Maalé Adoumim, une importante colonie de Cisjordanie occupée. Présenté par deux députés de la majorité, ce projet prévoit qu'Israël annexerait Maalé Adoumim qui compte actuellement 37 000 habitants, et un secteur la reliant à Jérusalem. Une telle décision couperait en deux la Cisjordanie. Elle rendrait pratiquement impossible la création d'un État palestinien viable bénéficiant d'une continuité géographique.

 

 

L'annonce de Nétanyahou a divisé au sein même de son gouvernement. Le Premier ministre devait se contenter d'un entretien téléphonique avec le nouveau président américain hier soir, en attendant une rencontre qui pourrait avoir lieu en février.

 

 

 

 

Vers un réchauffement des relations avec les États-Unis ?

 

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou devait s'entretenir hier soir avec le président américain Donald Trump, qui l'a invité à Washington en février. Au programme de la discussion : les relations avec les Palestiniens, la situation en Syrie et surtout l'accord nucléaire conclu entre les grandes puissances et l'Iran en 2015, qu'Israël considère comme une "erreur historique".

 

 

Benyamin Nétanyahou s'était chaudement félicité de l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, après avoir entretenu des relations tendues avec son prédécesseur. Critique sur la question des colonies, présentée comme un obstacle à la reprise des négociations avec les Palestiniens gelées depuis plus de deux ans, Barack Obama avait aussi joué un rôle majeur dans la conclusion de l'accord avec l'Iran. Donald Trump avait de son côté affirmé avant son investiture qu'il s'agissait "d'un des pires accords".

 


23/01/2017
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le Progrès du lundi 16 janvier 2017

 

 

 

SOMMET DE PARIS - PROCHE-ORIENT. LA SOLUTION À DEUX ÉTATS RÉAFFIRMÉS

 

 

"La solution des deux États n'est pas le rêve d'un système d'hier. C'est encore, c'est toujours l'objectif de la communauté internationale". Cette phrase de François Hollande, hier au sommet de Paris, résume sans surprise la ligne adoptée hier par 70 pays sur le conflit israélo-palestinien, sans que les deux principaux protagonistes ne soient, eux, présents. Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, a déclaré que toute résolution du conflit israélo-palestinien devait se baser sur les frontières de 1967 et les grandes résolutions des Nations Unies. Les pays présents ont demandé aux deux parties d'éviter des "actions unilatérales", notamment sur les frontières ou sur Jérusalem.

 

 

 

À cinq jours de l'investiture de Donald Trump à la Maison Blanche, Jean-Marc Ayrault a adressé une mise en garde au président élu américain : le projet de transférer l'ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem serait "extrêmement lourde de conséquences". Au-delà de ses ambitions forcément limitées, cette conférence a suscité la colère du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France). À son appel, un millier de personnes se sont rassemblées hier à Paris devant l'ambassade israélienne, et à Strasbourg notamment. "Personne ne pourra imposer à l'État d'Israël un statut autre que celui qu'il s'est délibérément et démocratiquement choisi", a souligné Francis Kalifat, le président du CRIF, "la paix ne pourra être que l'aboutissement de négociations directes, comme cela a été le cas avec l'Égypte et la Jordanie. X.F.

 


17/01/2017
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le Progrès du dimanche 15 janvier 2017

 

 

 

CONFÉRENCE INTERNATIONALE - CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN : LA FRANCE REPREND L'INITIATIVE

 

 

La France réunit 70 pays aujourd'hui à Paris pour réaffirmer la volonté de la communauté internationale d'aboutir à une solution à deux États.

 

 

La France reprend l'initiative dans le conflit israélo-palestinien, alors que tous les regards sont tournés vers la Syrie. La conférence internationale pour la paix au Proche-Orient, qui se tient aujourd'hui à Paris, vise à convaincre les Israéliens et les Palestiniens de revenir à la table des négociations. Le processus de paix est au point mort depuis avril 2014, et la poursuite de la colonisation juive dans les territoires occupés éloigne chaque jour la possibilité d'une sortie du statu quo.

 

 

Le sommet à 70 pays est un pari à cinq jours de l'entrée de Donald Trump à la Maison Blanche. Le nouveau président américain est proche des positions du gouvernement israélien. Donald Trump a choisi un ambassadeur très pro-israélien et il veut transférer l'ambassade américaine à Jérusalem.

 

 

John Kerry sera présent à Paris. Autrefois hostile à toute conférence internationale, le secrétaire d'État américain sortant s'est rallié à la position de la France, après l'échec de sa tentative de médiation entre Israéliens et Palestiniens en 2014. Le 23 décembre, les États-Unis ont même permis l'adoption par le conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution condamnant les colonies juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est en renonçant à user de leur droit de veto - une première depuis 1979. "L'objectif est de réaffirmer le soutien de la communauté internationale à la solution des deux États. La laisser dépérir, ce serait un risque pour la sécurité d'Israël", explique François Hollande. Israël a vivement critiqué l'initiative française, qualifiant la conférence "d'imposture qui fait reculer la paix". Le président français voulait réunir à Paris Mahmoud Abbas et Benyamin Netanyahou, mais le Premier ministre israélien a refusé l'invitation.

 

 

 

"Netanyahou est otage des partis extrémistes"

 

"Nous reconnaissons le droit des Palestiniens à un État mais ils doivent reconnaître le droit d'Israël à exister en tant qu'État juif. Nous sommes d'accord pour des négociations directes sans condition préalable", dit Shmuel Revel, chef de la division européenne du ministère. En Israël, même la gauche ne croit plus à une relance du processus de paix. "Je pense que Benyamin Netanyahou est favorable à une solution à deux États mais il est otage des partis extrémistes", souligne Revital Swid, députée travailliste à la Knesset.

 

 

Boaz Bismuth, journaliste à Israël Hayom, le plus grand quotidien israélien, résume l'état d'esprit de la droite israélienne : "Le problème, c'est avec qui on fait la paix. Le Hamas qui contrôle Gaza ne reconnaît pas Israël et l'Autorité palestinienne ne reconnaît pas Israël comme État juif". Il avance une autre raison aux réticences d'Israël : la politique française au Proche-Orient reste une politique pro-arabe", dit-il. L.C.

 

 


16/01/2017
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