L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

MAGHREB


le Progrès du mardi 21 février 2017

 

 

 

ALGÉRIE - MALADE, BOUTEFLIKA NE RECEVRA PAS MERKEL

 

 

"M. Bouteflika est indisponible temporairement". Il ne s'agit pas de l'annonce du répondeur du chef d'État algérien mais des termes utilisés par la présidence pour justifier le report de la visite de la chancelière allemande à Alger. Abdelaziz Bouteflika souffre d'une bronchite aiguë. Angela Merkel devait se rendre hier et aujourd'hui en Algérie, pour demander l'aide du pays en vue d'un contrôle plus strict au Maghreb des flux de migrants africains voulant gagner l'Europe.

 

 

 

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Pour évoquer la question migratoire

 

Elle devait rencontrer, à Alger, le Premier ministre Abdelmalek Sellal pour évoquer avec lui les questions de politique migratoire et la situation sécuritaire dans le nord de l'Afrique, avant de rencontrer aujourd'hui le président algérien.

 

 

Au pouvoir depuis 1999, Abdelaziz Bouteflika, 79 ans, a été frappé en 2013 par un accident vasculaire cérébral (AVC) qui a affecté sa mobilité et son élocution. Depuis, il se déplace en fauteuil roulant et ne fait plus que de très rares apparitions publiques. Abdelaziz Bouteflika multiplie les séjours hospitaliers, notamment en France, depuis plus de dix ans. Son dernier séjour médical à l'étranger remonte à début novembre quand il s'était rendu à Grenoble pour un contrôle médical "périodique".

 


22/02/2017
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le Progrès du mercredi 1er février 2017

 

 

 

LE MAROC RÉINTÈGRE L'UNION AFRICAINE

 

 

"Qu'il est bon de rentrer chez soi" Mohammed VI savoure. Hier, à Addis Abeba en Éthiopie, le roi du Maroc a fait une apparition historique pour le retour de son pays au sein de l'Union africaine. Cette union, le Maroc l'avait quittée il y a 33 ans ! En cause : un désaccord sur la question du Sahara occidental.

 


03/02/2017
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le Progrès du mercredi 11 janvier 2017

 

 

 

MAROC - ISLAM. SIGNES RELIGIEUX LE MAROC BANNIT LA BURQA

 

 

Mettant en avant des raisons sécuritaires, les autorités marocaines ont interdit la fabrication et la vente de la burqa.

 

 

Selon la presse locale, le ministère de l'Intérieur a diffusé une circulaire à ses agents en charge des commerces dans les villes leur enjoignant de ne plus autoriser la confection et la commercialisation des burqas à compter de cette semaine.

 

 

 

Un phénomène très marginal

 

Aucune annonce officielle ou communication publique sur le sujet n'a cependant été faite par ce ministère. Le port de la burqa reste un phénomène extrêmement marginal au Maroc, pays tiraillé entre modernité et conservatisme. Le roi Mohammed VI se veut le chantre d'un islam modéré. Une majorité de femmes portent le simple hijab qui ne couvre que les cheveux.

 

 

Au Maroc, c'est le niqab, voile intégral qui ne laisse voir que les yeux, qui est porté par certaines femmes, en particulier dans les milieux salafistes. Cette tenue est davantage répandue dans les régions plus conservatrices du nord du pays.

 


13/01/2017
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le Progrès du mardi 3 janvier 2017

 

 

 

ALGÉRIE - SOCIAL. LA GRÈVE DES COMMERÇANTS CONTRE LA LOI DE FINANCES DÉRAPE

 

 

Dur début d'année 2017, pour un certain nombre de commerçants algériens. La nouvelle Loi de finances, adoptée par l'Assemblée populaire nationale fin novembre et entrée en vigueur ce 1er janvier, a suscité une vive colère qui s'est manifestée dans la rue et qui a dérapé hier, dans la violence, notamment à Akbou, dans la wilaya de Béjaïa, à quelque 180 kilomètres à l'est d'Alger, en Kabylie. Rideaux baissés, saccages, routes coupées...

 

 

D'après les images diffusées sur les réseaux sociaux pour différents journaux, l'appel à la grève générale lancé sur les mêmes réseaux sociaux a été largement suivi en plusieurs endroits de la région, où l'on dénonce la hausse des taxes, la multiplication des contrôles et, plus globalement, l'"austérité" de la réforme.

 

 

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Un bus brûlé

 

Selon le Huffington Post Maghreb, "une marche de quelques centaines de personnes a dérapé quand quelques individus ont décidé de brûler un bus de l'entreprise de transport étatique locale".

 

 

La Loi de finances 2017 renferme une batterie de mesures et de nombreuses augmentations de taxes et d'impôts, dont la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui passe de 17 à 19 % et la taxe sur les produits pétroliers. Le texte avait provoqué une levée de boucliers au sein de l'opposition.

 


05/01/2017
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le Progrès du mardi 1er novembre 2016

 

 

 

MAGHREB - DRAME. LA MORT D'UN VENDEUR DE POISSON SECOUE LE MAROC

 

 

"Qui a écrasé Mouhcine ?", s'interrogeait hier le journal national Al-Ahdath. Le cliché de Mouhcine Fikri gisant inanimé, la tête congestionnée et bras dépassant du mécanisme de compactage de la benne, fait la une de toute la presse, à côté des photos des manifestations d'indignation et de l'immense foule ayant accompagné ses funérailles.

 

 

Le marchand de poisson âgé d'une trentaine d'années est décédé vendredi soir dans la ville d'Al-Hoceima (nord), dans la région Rif, alors qu'il tentait de s'opposer à la saisie et à la destruction de sa marchandise. Selon les enquêteurs, il s'agissait d'espadon, interdit à la pêche.

 

 

Un point suscite la polémique en particulier, que traduit sur les réseaux sociaux le hashtag "#broie-le" : un responsable a-t-il ordonné ou volontairement mis en marche le mécanisme de compactage alors que Mouhcine était à l'arrière de la benne ? Une enquête a été ouverte.

 

 

À une semaine de l'ouverture à Marrakech de la conférence internationale sur le climat, la COP22, il y a urgence à éteindre le feu qui couve, alors que les manifestations continuent : hier à Al-Hoceima, mais aussi - fait peu ordinaire - à Casablanca, Marrakech et Rabat.

 


01/11/2016
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le Progrès du vendredi 7 octobre 2016

 

 

 

MAROC - PEU DE CHANGEMENTS SONT ATTENDUS

 

 

Des élections législatives en forme de duel

 

 

Les Marocains votent aujourd'hui pour élire leurs députés et départager les islamistes du PJD, aux affaires depuis 2011, de leurs rivaux "modernistes".

 

 

Faut-il continuer l'expérience islamiste ? Les Marocains votent aujourd'hui dans des législatives qui s'annoncent comme un face-à-face serré. D'un côté, le Parti authenticité et modernité (PAM), formation socio-libérale fondée en 2008 par un proche conseiller de Mohammed VI et aujourd'hui dirigé par Ilyas El Omari.

 

 

De l'autre, les islamistes du Parti Justice et développement (PJD). Ce dernier avait remporté une victoire historique en 2011, quelques mois après une révision constitutionnelle menée par le roi pour calmer le "mouvement du 20 février", le Printemps arabe, version marocaine.

 

 

Après les déboires ces dernières années des islamistes en Égypte et en Tunisie, propulsés au pouvoir dans la foulée du Printemps arabe, le PJD est la seule formation islamiste encore à la tête du gouvernement dans un pays de la région.

 

 

Avec Abdelilah Benkirane comme Premier ministre d'une coalition hétéroclite comptant communistes, libéraux et conservateurs, l'arrivée aux affaires du PJD n'a pas entraîné de grands bouleversements politiques. Le roi Mohammed VI, chef de l'État et "commandeurs des croyants", reste de facto "le seul qui décide sur les questions stratégiques et à long terme", selon une récente analyse de la Fondation Carnegie.

 

 

 

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"Continuer la réforme"

 

Pour le PJD, qui s'appuie sur la classe moyenne et urbaine, l'objectif affiché est clair : "Un deuxième mandat pour continuer la réforme, avec toujours en arrière-plan le référentiel" islamique.

 

 

Cette réforme a été jusqu'à présent comme toute très relative. Le PJD s'est bien gardé de légiférer sur les moeurs et a surtout cantonné son action à la sphère économique et sociale, sur un mode plutôt libéral et dans un contexte difficile.

 

 

Le PAM pourfend un bilan "catastrophique" et s'inquiète d'une "islamisation rampante" de la société. Bien implanté en zones rurales et chez les notables, il ne propose pourtant rien de très différent du PJD en matière socio-économique, reprenant le leitmotiv de la croissance. Il se pose en revanche en grand "défenseur des libertés" et de la condition féminine.

 

 

Pour trancher, 16 millions de Marocains sont appelés à élire leurs 395 députés, selon un système de liste à la proportionnelle. 4 000 observateurs, dont 92 internationaux, ont été accrédités. Le taux d'abstention (55 % en 2011) sera l'un des enjeux du scrutin, sachant qu'un tiers du corps électoral n'est pas inscrit sur les listes.

 

 

 

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09/10/2016
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le Progrès du dimanche 28 août 2016

 

 

TUNISIE - GOUVERNEMENT. YOUSSEF CHAHED, NOUVEAU PREMIER MINISTRE

 

 

Une équipe plus féminine, des ministres plus jeunes, la Tunisie est passée ce week-end sous la coupe d'une coalition de nouvelle génération. Le pays, enlisé dans ses difficultés économiques depuis le Printemps arabe, aura besoin de toute l'énergie de ce gouvernement d'union nationale pour redresser la barre.

 

 

À une large majorité, le Parlement a donné sa confiance, vendredi soir, à un jeune Premier ministre, Youssef Chahed, un ingénieur agronome libéral de 41 ans et enseignant reconnu. Fils d'une figure du féminisme tunisien, il était jusqu'alors ministres des Affaires locales. Il prêtera serment demain.

 

 

Septième chef de gouvernement en six ans, il a d'emblée averti les Tunisiens qu'ils devraient consentir de nouveaux efforts pour sortir le pays du marasme social, de la corruption et de la menace terroriste.

 

 

Son propre parcours politique, d'abord à Al Joumhouri qu'il a fondé puis à Nidaa Tounes, le parti du président Béji Caïd Essebsi, lui offre une large assise parlementaire confortée par le ralliement des élus islamistes d'Ennahda.

 

 

D'ici aux municipales de l'an prochain, il pourrait mettre en œuvre une véritable politique d'austérité en allégeant les effectifs de la fonction publique qui plombent les comptes de l'État. Les moyens policiers réduits après la chute de Ben Ali, échapperaient à la réduction.

 

 

L'austérité est d'ores et déjà redoutée dans les régions les plus pauvres, où le chômage - notamment celui des jeunes qui espéraient beaucoup de la révolution de 2011 - atteint des niveaux records. Fabrice Veysseyre-Redon

 

 

 

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Youssef Chahed

 


28/08/2016
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le Progrès du dimanche 31 juillet 2016

 

 

TUNISIE - VOTE DÉCISIF. LE CHEF DU GOUVERNEMENT FORCÉ À LA DÉMISSION

 

 

Le parlement tunisien a, hier soir, retiré la confiance au gouvernement de Habib Essid. La démission forcée du premier ministre fait craindre une nouvelle période de fragilité.

 

 

 

L

e sort de Habib Essid était dans les mains du Parlement tunisien hier, qui a voté contre le soutien de son gouvernement. Le départ du Premier ministre fait suite à plusieurs semaines de bras de fer avec le président Béji Caïd Essebsi. Plusieurs partis, dont les quatre formant la coalition du gouvernementale (Nidaa Tounès, Ennahda, Afek Tounès et l'UPL), ont décidé de ne pas renouveler leur confiance au cabinet.

 

 

"Je suit tout à fait conscient que le vote sera contre moi [...]. Je ne suis pas venu pour obtenir les 109 voix (nécessaires au maintien du cabinet), je suis venu exposer les choses au peuple et aux députés", a lancé Essid aux élus dans un discours offensif avant le vote. Longtemps critiqué pour son manque de charisme, le chef du gouvernement a accusé les partis politiques de "faire mine d'oublier" les progrès réalisés selon lui contre le terrorisme et le cherté de la vie, ainsi que l'élaboration d'un plan quinquennal.

 

 

Cet indépendant de 67 ans, cet expert en sécurité, est sous pression depuis que le président Essebsi a proposé, le 2 juin, la formation d'un gouvernement d'union nationale.

 

 

 

Un gouvernement d'union nationale ?

 

Formé il y a un an et demi et remanié en janvier, l'actuel cabinet est accusé d'inefficacité, alors que le pays traverse une période sensible. Car si la Tunisie a réussi sa transition politique après la révolution de 2011, son économie est en crise (0,8 % de croissance en 2015) et le pays a été visé par plusieurs attaques djihadistes sanglantes.

 

Essid, qui n'avait pas été informé de l'initiative par le chef de l'État, a d'abord dit être prêt à démissionner si l'intérêt du pays l'exigeait. Mais il a ensuite annoncé qu'il ne partirait que si le Parlement lui retirait sa confiance. "Le but (de l'initiative présidentielle) est devenu de changer le chef du gouvernement", a-t-il dit.

 

 

Ses proches ont attribué, sous le couvert de l'anonymat, ces pressions au camps du fils du chef de l'État, Hafedh Caïd Essebsi, un dirigeant de Nidaa Tounès. Ce parti fondé par le Président a remporté les législatives de 2014 avant d'imploser et de perdre la première place au Parlement au profit des islamistes d'Ennahda. "Quand on vient déstabiliser le gouvernement dans ce contexte, c'est une question de caprices, d'intérêts sous la table", estime une source gouvernementale.

 

 

Le Front populaire, une coalition d'opposition de gauche, a blâmé les partis au pouvoir pour avoir formé un gouvernement "hétérogène et sans programme". Les spéculations vont bon train sur le successeur de Essid, mais aucun nom ne se détache pour l'instant.

 


31/07/2016
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le Progrès du mercredi 6 juillet 2016

 

 

ALGÉRIE - LE PRÉSIDENT BOUTEFLIKA RÉAPPARAÎT

 

 

Abdelaziz Bouteflika a effectué, hier, sa première sortie publique depuis un an, en se recueillant sur la tombe des martyrs de la guerre d'Algérie à l'occasion du 54e anniversaire de l'indépendance du pays. Le président algérien, 79 ans, victime en 2013 d'un AVC qui a affecté sa mobilité et son élocution, est apparu en fauteuil roulant.

 

 

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08/07/2016
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le Progrès du samedi 9 avril 2016

 

 

ALGÉRIE - VALLS CE WEEK-END À ALGER

 

Manuel Valls, accompagné d'une dizaine de ministres, est attendu aujourd'hui en Algérie pour une visite officielle de deux jours. Malgré les soubresauts du "Panama papers" qui touche un proche du président Bouteflika, le voyage du Premier ministre français atteste de l'amélioration des relations entre les deux pays.

 


10/04/2016
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le Progrès du mardi 5 avril 2016

 

 

MAROC - DES JOURNALISTES DE CANAL + INTERPELLÉS

 

 

Des journalistes enquêtant pour Canal + sur une agression homophobe au Maroc ont été interpellés puis expulsés. L'équipe du Petit Journal, arrivée dimanche à Beni Mellal, où s'est tenu hier le procès d'un homosexuel et de ses agresseurs, a été interpellée alors qu'elle filmait le quartier ou réside l'homosexuel.

 


07/04/2016
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le Progrès du dimanche 20 mars 2016

 

 

ALGERIE - Al-Qaïda revendique l'attaque à la roquette d'un site gazier. Al-Qaïda au Maghreb islamique a revendiqué l'attaque à la roquette qui a visé vendredi un site gazier à Krechba, à 1 300 km au sud d'Alger. L'assaut n'a pas fait de victime.

 


20/03/2016
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le Progrès du dimanche 20 mars 2016

 

 

TUNISIE - 10 ans de prison. Nouvelle condamnation pour Ben Ali. Toujours réfugié dans la ville saoudienne de Djeddah depuis sa fuite sous la pression populaire en 2011, l'ex-dictateur tunisien Zine El Abidine Ben Ali voit les condamnations de la justice s'empiler dans son pays. Ce n'est pourtant ni pour ses atteintes aux droits de l'homme et aux libertés ou sa pratique de la corruption qu'un tribunal de première instance de Tunis l'a condamné à dix ans de prison par contumace, mais pour abus de pouvoir.

 

 

Pour favoriser un proche détenant une agence publicitaire, l'homme au pouvoir de 1987 à janvier 2011 serait personnellement intervenu pour que l'Office du tourisme tunisien lui accorde un marché à l'étranger. Il a été reconnu coupable d'avoir "usé de sa qualité afin de procurer des avantages injustifiés, causant un préjudice à l'administration", selon le porte-parole du parquet. D'après le quotidien Al-Maghreb, l'agence publicitaire en question a même été rémunérée sans honorer son contrat. L'ancien président avait déjà été condamné la perpétuité pour la répression sanglante de manifestation lors du Printemps arabe, entre décembre 2010 et le 14 janvier 2011, jour de sa fuite.

 

 

Et même si une certaine nostalgie règne à son sujet chez une frange de la population en Tunisie, il y a peu de chance de le voir revenir de son exil saoudien, où il est réfugié. Un mandat d'arrêt international et deux demandes d'extraditions ont bien été émises par Tunis après son départ. Mais l'Arabie saoudite n'extrade pas les ressortissants musulmans...

 


20/03/2016
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