L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

MAGHREB


le Progrès du vendredi 1er septembre 2017

 

 
 
    ALGÉRIE - DEUX POLICIERS TUÉS DANS UN ATTENTAT SUICIDE

 

 

 

Deux policiers algériens ont été tués hier par un kamikaze qui a déclenché ses explosifs en tentant d'entrer dans le siège de a police à Tiaret, à 350 km a sud-ouest d'Alger. Il s'agit de la deuxième attaque de ce genre contre la police depuis le début de l'année. Le groupe État islamique a revendiqué l'attentat via son agence de propagande Amaq. En février, Daech avait revendiqué une attaque suicide avortée contre un commissariat de Constantine.

 

 

 

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02/09/2017
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le Progrès du vendredi 28 juillet 2017

 

 
 
    TUNISIE - DROITS DES FEMMES : ÇA AVANCE

 

 

 

Les parlementaires tunisiens viennent d'adopter une loi contre les violences faites aux femmes. Elle prévoit une assistance juridique et psychologique aux victimes et instaure des programmes spécifiques pour ancrer "les principes des droits humains et de l'égalité entre les genres" dans l'enseignement. Elle supprime aussi de l'article 227 bis du Code pénal la disposition qui prévoit l'abandon des poursuites contre l'auteur d'un acte sexuel "sans violences" avec une mineure de moins de 15 ans s'il se marie avec sa victime.

 


30/07/2017
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le Progrès du jeudi 1er juin 2017

 

 
 
    MAROC - LA CONTESTATION POPULAIRE SE POURSUIT AU NORD

 

 

 

La mobilisation ne faiblit pas dans le nord du Maroc : trois jours après l'arrestation du leader de la contestation, Nasser Zefzafi, des milliers de manifestants se sont rassemblés pacifiquement dans la nuit de mardi à mercredi à Al-Hoceïma pour demander sa libération. Ils étaient plus nombreux que la veille à descendre dans le quartier Sidi Abed, où les forces anti-émeute, casquées et prêtres à intervenir, avaient pris position en grand nombre.

 

 

Le père de Mohcine Fikri, vendeur de poisson tué accidentellement dans une benne à ordures fin octobre, dont la mort avait été le déclencheur de la révolte, était lui aussi sur place.

 

 

 

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Nasser Zefzafi


04/06/2017
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le Progrès du mercredi 10 mai 2017

 

 
 
    TUNISIE - LE PRÉSIDENT DE L'INSTANCE ÉLECTORALE CLAQUE LA PORTE

 

 

 

Coup de tonnerre politique à sept mois d'un scrutin capital, avec les premières municipales depuis la Révolution de jasmin. Chafik Sarsar, président de l'instance électorale tunisienne, créée après la chute de la dictature en 2011, a démissionné hier avec fracas, en laissant entendre qu'il ne pouvait plus travailler de manière "impartiale" et "transparente".

 


12/05/2017
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le Progrès du samedi 6 mars 2017

 

 
 
    ALGÉRIE - ÉLECTIONS. LÉGISLATIVES : UNE VICTOIRE SANS SURPRISE

 

 

 

Comme prévu, le Front de libération nationale (FLN) du président Abdelaziz Bouteflika a conservé la place centrale qu'il occupe depuis l'indépendance il y a 55 ans. Jeudi, il a remporté la majorité aux élections législatives - marquées par une forte abstention - et a obtenu 164 sièges sur les 462 de l'Assemblée nationale populaire, la chambre basse du Parlement, a annoncé le ministre de l'Intérieur Nouredine Bedoui.

 

 

Le FLN perd cependant du terrain car il en avait obtenu 220 aux précédentes législatives de 2012. Pour le politologue Rachid Grim, ce recul s'explique par "tous les scandales qui ont secoué ce parti", mais il souligne que "l'essentiel a été sauvegardé par le pouvoir".

 

 

 

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Le FLN conserve la majorité absolue grâce à son allié du Rassemblement national démocratique (RND), en nette progression avec 97 sièges contre 70 il y a cinq ans. Ce parti, réé en 1997, est dirigé par le directeur de cabinet de la présidence Ahmed Ouyahia. "Il n'y a pas de surprise. Les partis au pouvoir prennent les deux premières places et les islamistes montent sur la dernière marche du podium", a commenté le politologue Rachid Tlemçani.

 

 

En effet, l'ensemble des des partis islamistes obtiennent 67 sièges contre 60 en 2012. Mais ce rebond est plus faible que celui qu'ils espéraient car ils avaient réalisé il y a cinq ans leur plus mauvais score depuis le premier scrutin pluraliste en 1990.

 


07/05/2017
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le Progrès du mercredi 3 mai 2017

 

 
 
    ALGÉRIE - LÉGISLATIVES. LA PARTICIPATION, LE PRINCIPAL ENJEU

 

 

 

Les Algériens se rendent aux urnes demain pour choisir leurs députés. Un scrutin qui devrait confirmer la prééminence du parti présidentiel et dont la participation  est le principal enjeu.

 

 

Ces élections législatives surviennent en plein marasme économique, le pays riche en or noir traversant une grave crise financière en raison de la chute de ses revenus pétroliers.

 

 

 

La présidentielle française plus suivie

 

La campagne électorale a été peu suivie par les Algériens qui semblent se passionner davantage pour celle de la présidentielle en France. Aucune surprise n'est attendue lors de ce scrutin, alors que le Front de libération nationale (FLN) règne en maître absolu sur la vie politique depuis l'indépendance de l'Algérie en 1962.

 

 

Les législatives mobilisent en général peu les électeurs avec des taux de participation de seulement 43,14 % en 2012 et de 35,65 % en 2007, des chiffres déjà gonflés selon des observateurs. Soucieux d'atteindre un chiffre plus important cette année, le pouvoir s'est mobilisé pour tenter de convaincre les électeurs.

 

 

Dans un message lu en son nom samedi par un ministre, le président Abdelaziz Bouteflika, 80 ans, a appelé à une forte participation pour contribuer à la "stabilité du pays". Les autorités n'ont pas hésité à appeler à la rescousse les mosquées où les imams ont lancé des appels à un vote "massif".

 

 

Quelque 23 millions d'électeurs sont appelés à choisir parmi 12 000 candidats en lice pour les 462 sièges de l'Assemblée nationale (chambre basse du Parlement) et qui seront élus pour un mandat de cinq ans.

 


05/05/2017
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le Progrès du mardi 21 février 2017

 

 

 

ALGÉRIE - MALADE, BOUTEFLIKA NE RECEVRA PAS MERKEL

 

 

"M. Bouteflika est indisponible temporairement". Il ne s'agit pas de l'annonce du répondeur du chef d'État algérien mais des termes utilisés par la présidence pour justifier le report de la visite de la chancelière allemande à Alger. Abdelaziz Bouteflika souffre d'une bronchite aiguë. Angela Merkel devait se rendre hier et aujourd'hui en Algérie, pour demander l'aide du pays en vue d'un contrôle plus strict au Maghreb des flux de migrants africains voulant gagner l'Europe.

 

 

 

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Pour évoquer la question migratoire

 

Elle devait rencontrer, à Alger, le Premier ministre Abdelmalek Sellal pour évoquer avec lui les questions de politique migratoire et la situation sécuritaire dans le nord de l'Afrique, avant de rencontrer aujourd'hui le président algérien.

 

 

Au pouvoir depuis 1999, Abdelaziz Bouteflika, 79 ans, a été frappé en 2013 par un accident vasculaire cérébral (AVC) qui a affecté sa mobilité et son élocution. Depuis, il se déplace en fauteuil roulant et ne fait plus que de très rares apparitions publiques. Abdelaziz Bouteflika multiplie les séjours hospitaliers, notamment en France, depuis plus de dix ans. Son dernier séjour médical à l'étranger remonte à début novembre quand il s'était rendu à Grenoble pour un contrôle médical "périodique".

 


22/02/2017
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le Progrès du mercredi 1er février 2017

 

 

 

LE MAROC RÉINTÈGRE L'UNION AFRICAINE

 

 

"Qu'il est bon de rentrer chez soi" Mohammed VI savoure. Hier, à Addis Abeba en Éthiopie, le roi du Maroc a fait une apparition historique pour le retour de son pays au sein de l'Union africaine. Cette union, le Maroc l'avait quittée il y a 33 ans ! En cause : un désaccord sur la question du Sahara occidental.

 


03/02/2017
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le Progrès du mercredi 11 janvier 2017

 

 

 

MAROC - ISLAM. SIGNES RELIGIEUX LE MAROC BANNIT LA BURQA

 

 

Mettant en avant des raisons sécuritaires, les autorités marocaines ont interdit la fabrication et la vente de la burqa.

 

 

Selon la presse locale, le ministère de l'Intérieur a diffusé une circulaire à ses agents en charge des commerces dans les villes leur enjoignant de ne plus autoriser la confection et la commercialisation des burqas à compter de cette semaine.

 

 

 

Un phénomène très marginal

 

Aucune annonce officielle ou communication publique sur le sujet n'a cependant été faite par ce ministère. Le port de la burqa reste un phénomène extrêmement marginal au Maroc, pays tiraillé entre modernité et conservatisme. Le roi Mohammed VI se veut le chantre d'un islam modéré. Une majorité de femmes portent le simple hijab qui ne couvre que les cheveux.

 

 

Au Maroc, c'est le niqab, voile intégral qui ne laisse voir que les yeux, qui est porté par certaines femmes, en particulier dans les milieux salafistes. Cette tenue est davantage répandue dans les régions plus conservatrices du nord du pays.

 


13/01/2017
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le Progrès du mardi 3 janvier 2017

 

 

 

ALGÉRIE - SOCIAL. LA GRÈVE DES COMMERÇANTS CONTRE LA LOI DE FINANCES DÉRAPE

 

 

Dur début d'année 2017, pour un certain nombre de commerçants algériens. La nouvelle Loi de finances, adoptée par l'Assemblée populaire nationale fin novembre et entrée en vigueur ce 1er janvier, a suscité une vive colère qui s'est manifestée dans la rue et qui a dérapé hier, dans la violence, notamment à Akbou, dans la wilaya de Béjaïa, à quelque 180 kilomètres à l'est d'Alger, en Kabylie. Rideaux baissés, saccages, routes coupées...

 

 

D'après les images diffusées sur les réseaux sociaux pour différents journaux, l'appel à la grève générale lancé sur les mêmes réseaux sociaux a été largement suivi en plusieurs endroits de la région, où l'on dénonce la hausse des taxes, la multiplication des contrôles et, plus globalement, l'"austérité" de la réforme.

 

 

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Un bus brûlé

 

Selon le Huffington Post Maghreb, "une marche de quelques centaines de personnes a dérapé quand quelques individus ont décidé de brûler un bus de l'entreprise de transport étatique locale".

 

 

La Loi de finances 2017 renferme une batterie de mesures et de nombreuses augmentations de taxes et d'impôts, dont la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui passe de 17 à 19 % et la taxe sur les produits pétroliers. Le texte avait provoqué une levée de boucliers au sein de l'opposition.

 


05/01/2017
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le Progrès du mardi 1er novembre 2016

 

 

 

MAGHREB - DRAME. LA MORT D'UN VENDEUR DE POISSON SECOUE LE MAROC

 

 

"Qui a écrasé Mouhcine ?", s'interrogeait hier le journal national Al-Ahdath. Le cliché de Mouhcine Fikri gisant inanimé, la tête congestionnée et bras dépassant du mécanisme de compactage de la benne, fait la une de toute la presse, à côté des photos des manifestations d'indignation et de l'immense foule ayant accompagné ses funérailles.

 

 

Le marchand de poisson âgé d'une trentaine d'années est décédé vendredi soir dans la ville d'Al-Hoceima (nord), dans la région Rif, alors qu'il tentait de s'opposer à la saisie et à la destruction de sa marchandise. Selon les enquêteurs, il s'agissait d'espadon, interdit à la pêche.

 

 

Un point suscite la polémique en particulier, que traduit sur les réseaux sociaux le hashtag "#broie-le" : un responsable a-t-il ordonné ou volontairement mis en marche le mécanisme de compactage alors que Mouhcine était à l'arrière de la benne ? Une enquête a été ouverte.

 

 

À une semaine de l'ouverture à Marrakech de la conférence internationale sur le climat, la COP22, il y a urgence à éteindre le feu qui couve, alors que les manifestations continuent : hier à Al-Hoceima, mais aussi - fait peu ordinaire - à Casablanca, Marrakech et Rabat.

 


01/11/2016
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le Progrès du vendredi 7 octobre 2016

 

 

 

MAROC - PEU DE CHANGEMENTS SONT ATTENDUS

 

 

Des élections législatives en forme de duel

 

 

Les Marocains votent aujourd'hui pour élire leurs députés et départager les islamistes du PJD, aux affaires depuis 2011, de leurs rivaux "modernistes".

 

 

Faut-il continuer l'expérience islamiste ? Les Marocains votent aujourd'hui dans des législatives qui s'annoncent comme un face-à-face serré. D'un côté, le Parti authenticité et modernité (PAM), formation socio-libérale fondée en 2008 par un proche conseiller de Mohammed VI et aujourd'hui dirigé par Ilyas El Omari.

 

 

De l'autre, les islamistes du Parti Justice et développement (PJD). Ce dernier avait remporté une victoire historique en 2011, quelques mois après une révision constitutionnelle menée par le roi pour calmer le "mouvement du 20 février", le Printemps arabe, version marocaine.

 

 

Après les déboires ces dernières années des islamistes en Égypte et en Tunisie, propulsés au pouvoir dans la foulée du Printemps arabe, le PJD est la seule formation islamiste encore à la tête du gouvernement dans un pays de la région.

 

 

Avec Abdelilah Benkirane comme Premier ministre d'une coalition hétéroclite comptant communistes, libéraux et conservateurs, l'arrivée aux affaires du PJD n'a pas entraîné de grands bouleversements politiques. Le roi Mohammed VI, chef de l'État et "commandeurs des croyants", reste de facto "le seul qui décide sur les questions stratégiques et à long terme", selon une récente analyse de la Fondation Carnegie.

 

 

 

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"Continuer la réforme"

 

Pour le PJD, qui s'appuie sur la classe moyenne et urbaine, l'objectif affiché est clair : "Un deuxième mandat pour continuer la réforme, avec toujours en arrière-plan le référentiel" islamique.

 

 

Cette réforme a été jusqu'à présent comme toute très relative. Le PJD s'est bien gardé de légiférer sur les moeurs et a surtout cantonné son action à la sphère économique et sociale, sur un mode plutôt libéral et dans un contexte difficile.

 

 

Le PAM pourfend un bilan "catastrophique" et s'inquiète d'une "islamisation rampante" de la société. Bien implanté en zones rurales et chez les notables, il ne propose pourtant rien de très différent du PJD en matière socio-économique, reprenant le leitmotiv de la croissance. Il se pose en revanche en grand "défenseur des libertés" et de la condition féminine.

 

 

Pour trancher, 16 millions de Marocains sont appelés à élire leurs 395 députés, selon un système de liste à la proportionnelle. 4 000 observateurs, dont 92 internationaux, ont été accrédités. Le taux d'abstention (55 % en 2011) sera l'un des enjeux du scrutin, sachant qu'un tiers du corps électoral n'est pas inscrit sur les listes.

 

 

 

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09/10/2016
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le Progrès du dimanche 28 août 2016

 

 

TUNISIE - GOUVERNEMENT. YOUSSEF CHAHED, NOUVEAU PREMIER MINISTRE

 

 

Une équipe plus féminine, des ministres plus jeunes, la Tunisie est passée ce week-end sous la coupe d'une coalition de nouvelle génération. Le pays, enlisé dans ses difficultés économiques depuis le Printemps arabe, aura besoin de toute l'énergie de ce gouvernement d'union nationale pour redresser la barre.

 

 

À une large majorité, le Parlement a donné sa confiance, vendredi soir, à un jeune Premier ministre, Youssef Chahed, un ingénieur agronome libéral de 41 ans et enseignant reconnu. Fils d'une figure du féminisme tunisien, il était jusqu'alors ministres des Affaires locales. Il prêtera serment demain.

 

 

Septième chef de gouvernement en six ans, il a d'emblée averti les Tunisiens qu'ils devraient consentir de nouveaux efforts pour sortir le pays du marasme social, de la corruption et de la menace terroriste.

 

 

Son propre parcours politique, d'abord à Al Joumhouri qu'il a fondé puis à Nidaa Tounes, le parti du président Béji Caïd Essebsi, lui offre une large assise parlementaire confortée par le ralliement des élus islamistes d'Ennahda.

 

 

D'ici aux municipales de l'an prochain, il pourrait mettre en œuvre une véritable politique d'austérité en allégeant les effectifs de la fonction publique qui plombent les comptes de l'État. Les moyens policiers réduits après la chute de Ben Ali, échapperaient à la réduction.

 

 

L'austérité est d'ores et déjà redoutée dans les régions les plus pauvres, où le chômage - notamment celui des jeunes qui espéraient beaucoup de la révolution de 2011 - atteint des niveaux records. Fabrice Veysseyre-Redon

 

 

 

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Youssef Chahed

 


28/08/2016
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