L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

POLITIQUE DANS LE MONDE


le Progrès du mercredi 13 septembre 2017

 
 
    IRAK - KURDISTAN : PAS DE RÉFÉRENDUM

 

 

 

Le Parlement irakien a exprimé hier son opposition catégorique au référendum sur l'indépendance du Kurdistan, à moins de deux semaines de la tenue de cette consultation à l'origine de remous dans la région.

 

 

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16/09/2017
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le Progrès du samedi 2 septembre 2017

 

 
    KENYA LA PRÉSIDENTIELLE ANNULÉE

 

 

 

La Cour suprême kényane a pris hier une décision à la portée historique en invalidant pour "irrégularités" la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta lors du scrutin du 8 août et en ordonnant la tenue d'une nouvelle élection dans les deux mois.

 


07/09/2017
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Le Progrès du samedi 12 août 2017

 
 
    HEURTS - KENYATTA RÉÉLU : LE PAYS S'EMBRASE

 

 

 

Raïla Odinga, candidat de l'opposition conteste les résultats provisoires divulgués par la commission électorale qui l'annonce perdant avec 44,70 % contre 54,35 % des suffrages pour le président-candidat, Uhuru Kenyatta.

 

 

Lors d'une conférence de pesse organisée jeudi par l'opposition (NASA) au président sortant, elle a dénoncé des fraudes massives et a revendiqué la victoire.

 

 

Elle accuse des hackeurs d'avoir pénétré le système informatique de la commission électorale pour truquer les résultats du scrutins.

 

 

Le président sortant a eu beau affirmer que cette tentative avait été déjouée, cela n'a eu aucun impact. Les partisans d'Odinga, ont aussitôt manifesté dans les bidonvilles de la capitale, après que le porte-parole du mouvement NASA a déclaré le candidat Odinga vainqueur. Six personnes ont été tuées.

 

 

Plus d'un million et demi de personnes vivent dans les "Slums" de Nairobi, des bidonvilles où les populations pauvres des campagnes, attirées par la mégalopole, viennent chercher du travail.

 

 

 

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"Montrons que nous sommes civilisés"

 

La population se terre donc dans les habitations en attendant la suite des événements après la proclamation officielle des résultats.

 

Pour Juliette, infirmière, ce sont les politiques qui instrumentalisent cette montée de violence. "Nous rattrapons notre retard, nos avons le plus fort taux de croissance d'Afrique de l'Est. Alors montrons à nos politiciens que nous sommes civilisés". À Nairobi, F. de Roubaix et M-A de Roubaix

 


15/08/2017
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le Progrès du jeudi 10 août 2017

 
 
    KENYA ÉLECTIONS - L'OPPOSITION DÉNONCE UNE FRAUDE

 

 

 

L'élection était annoncée très serrée mais le président sortant Uhuru Kenyatta aurait finalement bien plus d'avance que prévu. La Commission électorale (IEBC) a publié hier à la mi-journée les résultats transmis électroniquement par plus de 95 % des bureaux de vote, créditant le président-candidat de 54,35 % des suffrages, contre 44,78 % pour Raila Odinga, sur un total de 14,4 millions de votes comptabilisés. Ces résultats provisoires doivent encore être validés sur la foi des procès-verbaux des bureaux de vote.

 

 

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Le spectre de 2007

 

Au lendemain de l'élection, la police a tiré des grenades lacrymogènes en direction de plusieurs centaines de manifestants dans des fiefs de l'opposition, coutumiers de ce genre d'échauffourées en période électorale. "Il s'agit d'une fraude d'une gravité monumentale, il n'y a pas eu d'élection", a déclaré Raila Odinga, le candidat de la coalition d'opposition Nasa, des accusations qui, combinées aux manifestations, faisaient ressurgir le spectre des violences de la présidentielle de 2007.

 

 

Selon le rival de Kenyatta, des pirates informatiques ont manipulé l'élection en prenant le contrôle du système de comptage des voix grâce aux codes d'accès d'un responsable informatique de la Commission électorale assassiné un peu plus d'une semaine auparavant. Des accusations réfutées par le camp du président.

 


13/08/2017
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le Progrès du dimanche 6 août 2017

 
 
    RWANDA - PAUL KAGAME RÉÉLU PRÉSIDENT

 

 

 

Les Rwandais fêtaient hier la victoire du chef de l'État sortant Paul Kagame, 59 ans, plébiscité par plus de 98 % des votants et réélu pour un troisième mandat de sept ans à la tête d'un pays qu'il dirige d'une main de fer depuis vingt-trois ans.

 

 

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13/08/2017
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le Progrès du mercredi 2 août 2017

 

 
 
    PAKISTAN - ABBASI ÉLU PREMIER MINISTRE

 

 

 

Le Parlement du Pakistan a élu hier Premier ministre l'ex-ministre et homme d'affaires Shahid Kaqan Abbassi en remplacement de Nawaz Sharif, destitué vendredi par la Cour suprême à la suite d'une affaire de corruption.

 

 

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Abassi

 


07/08/2017
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le Progrès du mardi 27 juin 2017

 
 
    MONGOLIE - UNE ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE SUR FOND DE SCANDALES

 

 

 

Les Mongols se choisissaient hier un président. Les trois candidats - un éleveur de chevaux, un judoka et un maîtres de feng shui - sont mis en cause dans des scandales de corruption.

 

 

 

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29/06/2017
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le Progrès du mardi 27 juin 2017

 
 
    MONGOLIE - UNE ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE SUR FOND DE SCANDALES

 

 

 

Les Mongols se choisissaient hier un président. Les trois candidats - un éleveur de chevaux, un judoka et un maîtres de feng shui - sont mis en cause dans des scandales de corruption.

 

 

 

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28/06/2017
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le Progrès du dimanche 4 juin 2017

 

 
 
    EIRE - UN PREMIER MINISTRE MÉTIS ET GAY

 

 

 

LEO VARADKAR, UNE RÉVOLUTION IRLANDAISE

 

 

La prochaine arrivée au pouvoir de Leo Varadkar, 38 ans, témoigne des profonds changements qui ont bouleversé la société irlandaise depuis deux décennies.

 

 

Jeune, homosexuel et métis : il y a encore une génération, chacun de ces trois attributs aurait été rédhibitoire pour quiconque aurait voulu prétendre aux plus hautes fonctions dans la très catholique Irlande.

 

 

Mais il faut croire que les temps changent. Lorsqu'il deviendra Premier ministre le 12 juin, Leo Varadkar deviendra le plus jeune chef de gouvernement de l'histoire du pays, mais aussi le premier à avoir un père d'origine étrangère et à être ouvertement gay. Une révolution en Irlande, où l'homosexualité n'a été décriminalisée qu'en 1993 et où le divorce n'a été autorisé que deux ans plus tard.

 

 

 

L'Église de moins en moins influente

 

"L'Église a encre beaucoup d'influence, notamment via les écoles et les hôpitaux qu'elle contrôle en partie, mais les Irlandais sont de moins en moins religieux. C'est aussi la conséquence d'un changement sociologique et démographique. Un Irlandais sur trois vit dans la région de Dublin. Et Dublin est l'une des capitales les plus jeunes d'Europe", décrypte Flavien Plouzennec, un designer web français expatrié dans la capitale irlandaise. Signe des temps, Leo Varadkar a été préféré par les élus militants du Fine Gael, son parti de centre-droit, à un adversaire au profil beaucoup plus traditionnel : Simon Coveney, l'actuel ministre du logement, père de trois enfants.

 

 

Tous deux briguaient la succession de l'actuel Premier ministre, Enda Kenny, qui avait annoncé le mois dernier sa démission de la présidence du Fine Gael et du gouvernement. Fils d'un immigré indien et d'une Irlandaise, médecin de formation, Leo Varadkar était devenu en 2015 le premier membre d'un gouvernement irlandais en activité à faire son "coming out". Pour autant, il refuse d'être réduit à ce rôle de pionnier. "Je ne suis pas un homme politique moitié indien ou gay, ou un médecin. Ce sont juste des aspects qui font ce que je suis", avait-il expliqué à l'époque.

 

 

 

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Leo Varadkar

 

 

 

Un libéral pas favorable à l'avortement

 

Économiquement, Leo Varadkar est un libéral favorable aux politiques d'austérité, qui a d'ailleurs recyclé le slogan de Nicolas Sarkozy en se déclarant le "candidat des Irlandais qui se lèvent tôt".

 

 

Mais sur d'autres points, il campe aussi sur des positions assez conservatrices. "Il reste par exemple favorable à un encadrement strict de l'avortement. Celui-ci est toujours interdit en Irlande - sauf dans certains cas extrêmes - et seul un référendum pourrait d'autoriser", reprend Flavien Plouzennec.

 

 

Profitant de l'élan provoqué par son élection, Leo Varadkar pourrait convoquer rapidement de nouvelles élections législatives afin de renforcer la représentation de son parti au gouvernement. La coalition au pouvoir reste extrêmement fragile. L'an dernier, Enda Kenny avait même dû passer un accord avec le Fiana Fail, principale formation d'opposition, pour rester à la tête de l'exécutif.

 


07/06/2017
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le Progrès du lundi 8 mai 2017

 

 
 
    PRÉSIDENTIELLE - 2ème TOUR. LE NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
     EST LE PLUS JEUNE DE L'HISTOIRE

 

 

 

 

EMMANUEL MACRON, UN CHOIX HISTORIQUE ET AUDACIEUX

 

 

Large vainqueur du second tour face à Marine Le Pen avec 65,9 % des suffrages exprimés, Emmanuel Macron a bouleversé les codes, le paysage et les lignes de la politique française. Mais il lui reste à trouver une majorité.

 

 

 

Pas encore 40 ans, deux ans ministre, zéro mandat d'élu local, pas de grand parti derrière lui... Et pourtant, l'élection de ce jeune homme qui s'avance, souple, solennel et radieux, au son de l'Hymne à la joie devant la pyramide du Louvre, clôture par un fait historique cette présidentielle extraordinaire. "Une nouvelle page s'ouvre, celle de la confiance et de l'espoir", lance Emmanuel Macron, le plus jeune, le plus météorique, le plus improbable des huit présidents de la Ve République élu hier avec deux tiers des suffrages. L'image de cette fête tricolore et européenne à la fois, entre candeur et ferveur, fraternelle et bon enfant ouvre donc une nouvelle ère.

 

 

 

■ Un homme neuf qui a brisé les clivages

 

Emmanuel Macron a gagné parce qu'il a saisi la lassitude des Français à l'égard de cette classe politique incapable de renouveler les têtes et les pratiques. Il a senti avant tous les autres que la déliquescence et les fractures des deux grands partis, que les personnalités zigzagante de François Hollande et clivante de Manuel Vals permettaient une révolution politique. Le concours des circonstances, comme toujours, et la chance, comme souvent, ont accéléré sa marche vers l'Élysée entamée voilà à peine plus d'un an.

 

 

Les ennuis judiciaires de François Fillon, le renoncement d'Alain Juppé, les machines à perdre infernales des primaires de droite et de gauche (avec le choix du frondeur Benoît Hamon sur une ligne très à gauche) lui ont dégagé l'espace central. Emmanuel Macron a été (largement) élu grâce à l'électorat modéré, comme pratiquement tous les présidents.

 

 

 

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Mais lui a assumé la transgression droite + gauche, a gardé son cap idéologique y compris sur l'Europe. Il est est arrivé à la fête du Louvre au son de l'hymne à la Joie, celui de l'Europe. Il a rassemblé une équipe mixte, mélange astucieux de renouvellement d'expérience, de politiques chevronnés, d'experts reconnus et de pros du numérique. À ses 24 % du premier tour, il a ajouté selon les estimations, le report de 85 % des suffrages de Benoît Hamon, 60% de ceux de François Fillon et Jean-Luc Mélenchon.

 

 

En prenant ce pari du neuf et de l'innovant, les Français ont parachevé leur envie d'oxygéner la vie politique et de rompre avec le vieux monde d'où venaient ses deux prédécesseurs. Nicolas Sarkozy et François Hollande ont doublement échoué devant l'opinion : sur le fond pour avoir promis une rupture qu'ils n'ont pu ni su expliquer et accomplir, et sur la forme pour avoir abîmé la fonction dans des réflexions ou confessions hors de propos et la chronique people-vaudeville.

 

 

En choisissant la ligne sociale-démocrate-libérale d'En Marche, les électeurs ont aussi validé une promesse de réformes. Ils ont témoigné de leur refus d'inscrire l'avenir du pays dans la sauvegarde illusoire de l'intégralité d'un vieux modèle ou le repli national.

 

 

 

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■ Le FN en échec, mais au plus haut historique

 

L'ambition du Front national s'est une fois de plus fracassée hier sur le toit d'acier du second tour. Le parti d'extrême droite demeure un réceptacle de colères, d'indignations et de nostalgies. Mais il rappelle un passé trop sombre et propose un avenir trop hasardeux pour susciter une adhésion majoritaire.

 

 

En l'absence de front républicain et de consigne de vote de la part de l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen avait de bonnes raisons de croire à un score commençant par le chiffre 4. Mais lors du duel télévisé mercredi, par son agressivité, ses approximations et son incapacité à dérouler un programme crédible, la candidate FN a rappelé d'où elle venait. Elle a lézardé la longue entreprise de dédiabolisation de son parti. Elle annonce "une transformation profonde du FN". La base est solide : avec onze millions de suffrages hier (3,2 millions de plus), elle double le score de son père en 2002 (il gagna un maigre point et 450 000 bulletins entre les deux tours).

 

 

 

■ Majorité à inventer

 

Ce matin, le FN est bien la première force d'une opposition morcelée, mais qui, additionnée, pèse lourd. La baisse de participation, inhabituelle entre deux tours, et les 4,2 millions (9 %) de bulletins blancs, un record, en attestent aussi. Dans un pays fracturé et en plein doute, la jeunesse, la nouveauté et son programme n'apportent à Emmanuel Macron aucun état de grâce, aucune garantie de majorité parlementaire aux législatives des 11 et 18 juin.

 

 

Depuis l'avènement du quinquennat, l'élection des députés (2002, 2007, 2012) s'est résumée à une confirmation de la présidentielle pour la parti vainqueur, fort de ses députés sortants et de candidats aguerris par la conquête de mandats locaux.

 

 

En Marche ! rebaptisé majorité présidentielle n'apporte pas cette sécurité au nouveau Président et au "leader politique d'expérience" qu'il nommera Premier ministre. Le FN pèse lourd. Les Insoumis n'ont pas renoncé à descendre dans la rue sur le code du travail. La droite mise sur l'implantation de ses barons en région pour arracher une cohabitation à l'ancienne, le PS sur le travail en circonscription de ses sortants pour devenir force d'appoint incontournable.

 

 

Dans les 24 % obtenus au premier tour par Emmanuel Macron, la part du vote d'adhésion reste difficile à distinguer des suffrages stratégiques d'électeurs qui ont vu en lui le meilleur rempart contre un second tour Le Pen-Fillon, voire Le Pen-Mélenchon. Il a décomposé le paysage politique, mais pas encore composé une majorité. Pour le jeune président, après la fête du Louvre hier soir empreinte de gravité et la solennité du protocole qui vont rythmer la semaine, le troisième tour comme ce matin. À l'image de cette campagne, il s'annonce iconoclaste et incertain. Donc passionnant. Pascal Jalabert

 

 

 

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11/05/2017
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le Progrès du dimanche 7 mai 2017

 

 
    PROCHE-ORIENT - PALESTINE. ISMAÏL HANIYEH, NOUVEAU CHEF DU HAMAS

 

 

 

L'ancien Premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh a été élu hier à la tête du bureau politique du Hamas, quelques jours après que le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza a dit accepter un État palestinien limité aux frontières de 1967.

 

 

Né en 1963, Ismaïl Haniyeh succède à Khaled Mechaal, qui occupait ce poste depuis 1996, tous les deux faisant figure, au sein du Hamas, de pragmatiques vis-à-vis d'Israël

 

 

Il a remporté cette élection à l'issue d'un vote par vidéoconférence des membres du conseil de la Choura (assemblée élective) à Gaza, en Cisjordanie, et hors des territoires palestiniens. Contrairement à son prédécesseur qui vit en exil au Qatar, Haniyeh restera à Gaza pour diriger le Hamas.

 

 

 

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08/05/2017
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le Progrès du samedi 6 mai 2017

 

 
 
    ALGÉRIE - ÉLECTIONS. LÉGISLATIVES : UNE VICTOIRE SANS SURPRISE

 

 

 

Comme prévu, le Front de libération nationale (FLN) du président Abdelaziz Bouteflika a conservé la place centrale qu'il occupe depuis l'indépendance il y a 55 ans. Jeudi, il a remporté la majorité aux élections législatives - marquées par une forte abstention - et a obtenu 164 sièges sur les 462 de l'Assemblée nationale populaire, la chambre basse du Parlement, a annoncé le ministre de l'Intérieur Nouredine Bedoui.

 

 

Le FLN perd cependant du terrain car il en avait obtenu 220 aux précédentes législatives de 2012. Pour le politologue Rachid Grim, ce recul s'explique par "tous les scandales qui ont secoué ce parti", mais il souligne que "l'essentiel a été sauvegardé par le pouvoir".

 

 

 

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Le FLN conserve la majorité absolue grâce à son allié du Rassemblement national démocratique (RND), en nette progression avec 97 sièges contre 70 il y a cinq ans. Ce parti, réé en 1997, est dirigé par le directeur de cabinet de la présidence Ahmed Ouyahia. "Il n'y a pas de surprise. Les partis au pouvoir prennent les deux premières places et les islamistes montent sur la dernière marche du podium", a commenté le politologue Rachid Tlemçani.

 

 

En effet, l'ensemble des des partis islamistes obtiennent 67 sièges contre 60 en 2012. Mais ce rebond est plus faible que celui qu'ils espéraient car ils avaient réalisé il y a cinq ans leur plus mauvais score depuis le premier scrutin pluraliste en 1990.

 


07/05/2017
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le Progrès du mardi 25 avril 2017

 

 

 
    DEUXIÈME TOUR - UNE AUTRE CAMPAGNE S'ENGAGE. LE CHOC SANS
     CONCESSION QUI DIVISE LA FRANCE

 

 

 

Emmanuel Macron (24,01 %) a reçu le soutien du Président et enregistre des appels de gauche et de droite en sa faveur. Mais le front républicain que dénonce déjà Marine Le Pen (21,3 %) est loin de se constituer.

 

 

Les scores définitifs

 

37 003 546 personnes ont voté, soit 77,77 % des inscrits. Parmi eux, 659 302 ont glissé un bulletin blanc (1,78 %) et 285 431 votes sont nuls (0,77 %). Il reste 36 058 813 suffrages exprimés:

 

 

► Emmanuel Macron (En Marche !) : 24,01 % (8 657 326 voix)

 

 

► Marine Le Pen (Front National) : 21,30 % (7 679 493 voix)

 

 

 

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► François Fillon (Les Républicains) : 20,02 % (7 213 797 voix)

 

 

► Jean-Luc Mélenchon (LFI) :  19,58 % (7 060 885 voix)

 

 

► Benoît Hamon (Parti Socialiste) : 6,36 % (2 291 565 voix)

 

 

► Nicolas Dupont-Aignan (DFL) : 4,70 % (1 695 182 voix)

 

 

► Jean Lassalle (Résistons !) : 1,21 % (435 365 voix)

 

 

► Philippe Poutou (NPA) : 1,09 %

 

 

► François Asselineau (UPR) : 0,92 % (332 588 voix)

 

 

► Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) : 0,64 % (232 428 voix)

 

 

► Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès) : 0,18 % (65 598 voix)

 

 

 

 
    Le nouveau clivage

 

 

 

À travers cette finale inédite, deux France s'opposent. Au clivage droite-gauche, se substitue, comme lors du référendum européen de 2005, la vrai fracture qui déchire le pays depuis 25 ans. Une France oubliée par les mutations profondes et d'une rapidité inouïe qui ont transformé ce monde s'est éloignée d'une France heureuse dans cet univers nouveau.

 

 

Marine Le Pen est la caisse de résonance des populations des campagnes, des bassins industriels, des villes moyennes en déclin, qui désignent la mondialisation, l'Europe, les élites, les métropoles comme responsables de la perte des emplois et des services publics.

 

 

La France "qui va bien", celle des catégories aisées, des cadres, des métropoles, qui perçoit la mondialisation comme une chance, s'est reconnue dans un candidat jeune et neuf assumant ses positions pro-européennes, des réformes du modèle social et une adaptation à ce mouvement permanent qui révolutionne le travail, les identités, la vie quotidienne.

 

 

Macron, 39 ans, contre Le Pen, 48 ans, c'est aussi le choc de deux personnalités qui ont bousculé leurs familles d'origine sans hésiter à mettre sur la touche leurs "pères" en politique sans les renier. L'une a dédiabolisé l'extrême-droite, l'autre le marché au yeux de la gauche.

 

 

Les deux programmes se distinguent clairement sur le volet socio-économique : hausse des dépenses, protectionnisme, retraite à 60 ans et sortie de l'euro pour le FN.

 

 

Sérieux budgétaire, libre-échange, primauté à la négociation des entreprises, système de retraite mixte, politique de l'offre chez En Marche. Même sans droite et sans gauche, la distinction est tranchée. P.J.

 


26/04/2017
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