L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

POLITIQUE DANS LE MONDE


le Progrès du dimanche 4 juin 2017

 

 
 
    EIRE - UN PREMIER MINISTRE MÉTIS ET GAY

 

 

 

LEO VARADKAR, UNE RÉVOLUTION IRLANDAISE

 

 

La prochaine arrivée au pouvoir de Leo Varadkar, 38 ans, témoigne des profonds changements qui ont bouleversé la société irlandaise depuis deux décennies.

 

 

Jeune, homosexuel et métis : il y a encore une génération, chacun de ces trois attributs aurait été rédhibitoire pour quiconque aurait voulu prétendre aux plus hautes fonctions dans la très catholique Irlande.

 

 

Mais il faut croire que les temps changent. Lorsqu'il deviendra Premier ministre le 12 juin, Leo Varadkar deviendra le plus jeune chef de gouvernement de l'histoire du pays, mais aussi le premier à avoir un père d'origine étrangère et à être ouvertement gay. Une révolution en Irlande, où l'homosexualité n'a été décriminalisée qu'en 1993 et où le divorce n'a été autorisé que deux ans plus tard.

 

 

 

L'Église de moins en moins influente

 

"L'Église a encre beaucoup d'influence, notamment via les écoles et les hôpitaux qu'elle contrôle en partie, mais les Irlandais sont de moins en moins religieux. C'est aussi la conséquence d'un changement sociologique et démographique. Un Irlandais sur trois vit dans la région de Dublin. Et Dublin est l'une des capitales les plus jeunes d'Europe", décrypte Flavien Plouzennec, un designer web français expatrié dans la capitale irlandaise. Signe des temps, Leo Varadkar a été préféré par les élus militants du Fine Gael, son parti de centre-droit, à un adversaire au profil beaucoup plus traditionnel : Simon Coveney, l'actuel ministre du logement, père de trois enfants.

 

 

Tous deux briguaient la succession de l'actuel Premier ministre, Enda Kenny, qui avait annoncé le mois dernier sa démission de la présidence du Fine Gael et du gouvernement. Fils d'un immigré indien et d'une Irlandaise, médecin de formation, Leo Varadkar était devenu en 2015 le premier membre d'un gouvernement irlandais en activité à faire son "coming out". Pour autant, il refuse d'être réduit à ce rôle de pionnier. "Je ne suis pas un homme politique moitié indien ou gay, ou un médecin. Ce sont juste des aspects qui font ce que je suis", avait-il expliqué à l'époque.

 

 

 

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Leo Varadkar

 

 

 

Un libéral pas favorable à l'avortement

 

Économiquement, Leo Varadkar est un libéral favorable aux politiques d'austérité, qui a d'ailleurs recyclé le slogan de Nicolas Sarkozy en se déclarant le "candidat des Irlandais qui se lèvent tôt".

 

 

Mais sur d'autres points, il campe aussi sur des positions assez conservatrices. "Il reste par exemple favorable à un encadrement strict de l'avortement. Celui-ci est toujours interdit en Irlande - sauf dans certains cas extrêmes - et seul un référendum pourrait d'autoriser", reprend Flavien Plouzennec.

 

 

Profitant de l'élan provoqué par son élection, Leo Varadkar pourrait convoquer rapidement de nouvelles élections législatives afin de renforcer la représentation de son parti au gouvernement. La coalition au pouvoir reste extrêmement fragile. L'an dernier, Enda Kenny avait même dû passer un accord avec le Fiana Fail, principale formation d'opposition, pour rester à la tête de l'exécutif.

 


07/06/2017
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le Progrès du lundi 8 mai 2017

 

 
 
    PRÉSIDENTIELLE - 2ème TOUR. LE NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
     EST LE PLUS JEUNE DE L'HISTOIRE

 

 

 

 

EMMANUEL MACRON, UN CHOIX HISTORIQUE ET AUDACIEUX

 

 

Large vainqueur du second tour face à Marine Le Pen avec 65,9 % des suffrages exprimés, Emmanuel Macron a bouleversé les codes, le paysage et les lignes de la politique française. Mais il lui reste à trouver une majorité.

 

 

 

Pas encore 40 ans, deux ans ministre, zéro mandat d'élu local, pas de grand parti derrière lui... Et pourtant, l'élection de ce jeune homme qui s'avance, souple, solennel et radieux, au son de l'Hymne à la joie devant la pyramide du Louvre, clôture par un fait historique cette présidentielle extraordinaire. "Une nouvelle page s'ouvre, celle de la confiance et de l'espoir", lance Emmanuel Macron, le plus jeune, le plus météorique, le plus improbable des huit présidents de la Ve République élu hier avec deux tiers des suffrages. L'image de cette fête tricolore et européenne à la fois, entre candeur et ferveur, fraternelle et bon enfant ouvre donc une nouvelle ère.

 

 

 

■ Un homme neuf qui a brisé les clivages

 

Emmanuel Macron a gagné parce qu'il a saisi la lassitude des Français à l'égard de cette classe politique incapable de renouveler les têtes et les pratiques. Il a senti avant tous les autres que la déliquescence et les fractures des deux grands partis, que les personnalités zigzagante de François Hollande et clivante de Manuel Vals permettaient une révolution politique. Le concours des circonstances, comme toujours, et la chance, comme souvent, ont accéléré sa marche vers l'Élysée entamée voilà à peine plus d'un an.

 

 

Les ennuis judiciaires de François Fillon, le renoncement d'Alain Juppé, les machines à perdre infernales des primaires de droite et de gauche (avec le choix du frondeur Benoît Hamon sur une ligne très à gauche) lui ont dégagé l'espace central. Emmanuel Macron a été (largement) élu grâce à l'électorat modéré, comme pratiquement tous les présidents.

 

 

 

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Mais lui a assumé la transgression droite + gauche, a gardé son cap idéologique y compris sur l'Europe. Il est est arrivé à la fête du Louvre au son de l'hymne à la Joie, celui de l'Europe. Il a rassemblé une équipe mixte, mélange astucieux de renouvellement d'expérience, de politiques chevronnés, d'experts reconnus et de pros du numérique. À ses 24 % du premier tour, il a ajouté selon les estimations, le report de 85 % des suffrages de Benoît Hamon, 60% de ceux de François Fillon et Jean-Luc Mélenchon.

 

 

En prenant ce pari du neuf et de l'innovant, les Français ont parachevé leur envie d'oxygéner la vie politique et de rompre avec le vieux monde d'où venaient ses deux prédécesseurs. Nicolas Sarkozy et François Hollande ont doublement échoué devant l'opinion : sur le fond pour avoir promis une rupture qu'ils n'ont pu ni su expliquer et accomplir, et sur la forme pour avoir abîmé la fonction dans des réflexions ou confessions hors de propos et la chronique people-vaudeville.

 

 

En choisissant la ligne sociale-démocrate-libérale d'En Marche, les électeurs ont aussi validé une promesse de réformes. Ils ont témoigné de leur refus d'inscrire l'avenir du pays dans la sauvegarde illusoire de l'intégralité d'un vieux modèle ou le repli national.

 

 

 

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■ Le FN en échec, mais au plus haut historique

 

L'ambition du Front national s'est une fois de plus fracassée hier sur le toit d'acier du second tour. Le parti d'extrême droite demeure un réceptacle de colères, d'indignations et de nostalgies. Mais il rappelle un passé trop sombre et propose un avenir trop hasardeux pour susciter une adhésion majoritaire.

 

 

En l'absence de front républicain et de consigne de vote de la part de l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen avait de bonnes raisons de croire à un score commençant par le chiffre 4. Mais lors du duel télévisé mercredi, par son agressivité, ses approximations et son incapacité à dérouler un programme crédible, la candidate FN a rappelé d'où elle venait. Elle a lézardé la longue entreprise de dédiabolisation de son parti. Elle annonce "une transformation profonde du FN". La base est solide : avec onze millions de suffrages hier (3,2 millions de plus), elle double le score de son père en 2002 (il gagna un maigre point et 450 000 bulletins entre les deux tours).

 

 

 

■ Majorité à inventer

 

Ce matin, le FN est bien la première force d'une opposition morcelée, mais qui, additionnée, pèse lourd. La baisse de participation, inhabituelle entre deux tours, et les 4,2 millions (9 %) de bulletins blancs, un record, en attestent aussi. Dans un pays fracturé et en plein doute, la jeunesse, la nouveauté et son programme n'apportent à Emmanuel Macron aucun état de grâce, aucune garantie de majorité parlementaire aux législatives des 11 et 18 juin.

 

 

Depuis l'avènement du quinquennat, l'élection des députés (2002, 2007, 2012) s'est résumée à une confirmation de la présidentielle pour la parti vainqueur, fort de ses députés sortants et de candidats aguerris par la conquête de mandats locaux.

 

 

En Marche ! rebaptisé majorité présidentielle n'apporte pas cette sécurité au nouveau Président et au "leader politique d'expérience" qu'il nommera Premier ministre. Le FN pèse lourd. Les Insoumis n'ont pas renoncé à descendre dans la rue sur le code du travail. La droite mise sur l'implantation de ses barons en région pour arracher une cohabitation à l'ancienne, le PS sur le travail en circonscription de ses sortants pour devenir force d'appoint incontournable.

 

 

Dans les 24 % obtenus au premier tour par Emmanuel Macron, la part du vote d'adhésion reste difficile à distinguer des suffrages stratégiques d'électeurs qui ont vu en lui le meilleur rempart contre un second tour Le Pen-Fillon, voire Le Pen-Mélenchon. Il a décomposé le paysage politique, mais pas encore composé une majorité. Pour le jeune président, après la fête du Louvre hier soir empreinte de gravité et la solennité du protocole qui vont rythmer la semaine, le troisième tour comme ce matin. À l'image de cette campagne, il s'annonce iconoclaste et incertain. Donc passionnant. Pascal Jalabert

 

 

 

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11/05/2017
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le Progrès du dimanche 7 mai 2017

 

 
    PROCHE-ORIENT - PALESTINE. ISMAÏL HANIYEH, NOUVEAU CHEF DU HAMAS

 

 

 

L'ancien Premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh a été élu hier à la tête du bureau politique du Hamas, quelques jours après que le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza a dit accepter un État palestinien limité aux frontières de 1967.

 

 

Né en 1963, Ismaïl Haniyeh succède à Khaled Mechaal, qui occupait ce poste depuis 1996, tous les deux faisant figure, au sein du Hamas, de pragmatiques vis-à-vis d'Israël

 

 

Il a remporté cette élection à l'issue d'un vote par vidéoconférence des membres du conseil de la Choura (assemblée élective) à Gaza, en Cisjordanie, et hors des territoires palestiniens. Contrairement à son prédécesseur qui vit en exil au Qatar, Haniyeh restera à Gaza pour diriger le Hamas.

 

 

 

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08/05/2017
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le Progrès du samedi 6 mai 2017

 

 
 
    ALGÉRIE - ÉLECTIONS. LÉGISLATIVES : UNE VICTOIRE SANS SURPRISE

 

 

 

Comme prévu, le Front de libération nationale (FLN) du président Abdelaziz Bouteflika a conservé la place centrale qu'il occupe depuis l'indépendance il y a 55 ans. Jeudi, il a remporté la majorité aux élections législatives - marquées par une forte abstention - et a obtenu 164 sièges sur les 462 de l'Assemblée nationale populaire, la chambre basse du Parlement, a annoncé le ministre de l'Intérieur Nouredine Bedoui.

 

 

Le FLN perd cependant du terrain car il en avait obtenu 220 aux précédentes législatives de 2012. Pour le politologue Rachid Grim, ce recul s'explique par "tous les scandales qui ont secoué ce parti", mais il souligne que "l'essentiel a été sauvegardé par le pouvoir".

 

 

 

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Le FLN conserve la majorité absolue grâce à son allié du Rassemblement national démocratique (RND), en nette progression avec 97 sièges contre 70 il y a cinq ans. Ce parti, réé en 1997, est dirigé par le directeur de cabinet de la présidence Ahmed Ouyahia. "Il n'y a pas de surprise. Les partis au pouvoir prennent les deux premières places et les islamistes montent sur la dernière marche du podium", a commenté le politologue Rachid Tlemçani.

 

 

En effet, l'ensemble des des partis islamistes obtiennent 67 sièges contre 60 en 2012. Mais ce rebond est plus faible que celui qu'ils espéraient car ils avaient réalisé il y a cinq ans leur plus mauvais score depuis le premier scrutin pluraliste en 1990.

 


07/05/2017
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le Progrès du mardi 25 avril 2017

 

 

 
    DEUXIÈME TOUR - UNE AUTRE CAMPAGNE S'ENGAGE. LE CHOC SANS
     CONCESSION QUI DIVISE LA FRANCE

 

 

 

Emmanuel Macron (24,01 %) a reçu le soutien du Président et enregistre des appels de gauche et de droite en sa faveur. Mais le front républicain que dénonce déjà Marine Le Pen (21,3 %) est loin de se constituer.

 

 

Les scores définitifs

 

37 003 546 personnes ont voté, soit 77,77 % des inscrits. Parmi eux, 659 302 ont glissé un bulletin blanc (1,78 %) et 285 431 votes sont nuls (0,77 %). Il reste 36 058 813 suffrages exprimés:

 

 

► Emmanuel Macron (En Marche !) : 24,01 % (8 657 326 voix)

 

 

► Marine Le Pen (Front National) : 21,30 % (7 679 493 voix)

 

 

 

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► François Fillon (Les Républicains) : 20,02 % (7 213 797 voix)

 

 

► Jean-Luc Mélenchon (LFI) :  19,58 % (7 060 885 voix)

 

 

► Benoît Hamon (Parti Socialiste) : 6,36 % (2 291 565 voix)

 

 

► Nicolas Dupont-Aignan (DFL) : 4,70 % (1 695 182 voix)

 

 

► Jean Lassalle (Résistons !) : 1,21 % (435 365 voix)

 

 

► Philippe Poutou (NPA) : 1,09 %

 

 

► François Asselineau (UPR) : 0,92 % (332 588 voix)

 

 

► Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) : 0,64 % (232 428 voix)

 

 

► Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès) : 0,18 % (65 598 voix)

 

 

 

 
    Le nouveau clivage

 

 

 

À travers cette finale inédite, deux France s'opposent. Au clivage droite-gauche, se substitue, comme lors du référendum européen de 2005, la vrai fracture qui déchire le pays depuis 25 ans. Une France oubliée par les mutations profondes et d'une rapidité inouïe qui ont transformé ce monde s'est éloignée d'une France heureuse dans cet univers nouveau.

 

 

Marine Le Pen est la caisse de résonance des populations des campagnes, des bassins industriels, des villes moyennes en déclin, qui désignent la mondialisation, l'Europe, les élites, les métropoles comme responsables de la perte des emplois et des services publics.

 

 

La France "qui va bien", celle des catégories aisées, des cadres, des métropoles, qui perçoit la mondialisation comme une chance, s'est reconnue dans un candidat jeune et neuf assumant ses positions pro-européennes, des réformes du modèle social et une adaptation à ce mouvement permanent qui révolutionne le travail, les identités, la vie quotidienne.

 

 

Macron, 39 ans, contre Le Pen, 48 ans, c'est aussi le choc de deux personnalités qui ont bousculé leurs familles d'origine sans hésiter à mettre sur la touche leurs "pères" en politique sans les renier. L'une a dédiabolisé l'extrême-droite, l'autre le marché au yeux de la gauche.

 

 

Les deux programmes se distinguent clairement sur le volet socio-économique : hausse des dépenses, protectionnisme, retraite à 60 ans et sortie de l'euro pour le FN.

 

 

Sérieux budgétaire, libre-échange, primauté à la négociation des entreprises, système de retraite mixte, politique de l'offre chez En Marche. Même sans droite et sans gauche, la distinction est tranchée. P.J.

 


26/04/2017
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le Progrès du mardi 4 avril 2017

 

 

 
     ARMÉNIE - LÉGISLATIVES. LE PARTI AU POUVOIR ADOUBÉ

 

 

 

Le parti du président arménien Serge Sarkissian a largement remporté les élections législatives organisées dimanche dans ce pays du Caucase, un scrutin toutefois entaché de fraudes, selon l'opposition et l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe).

 

 

Ces élections sont les premières organisées en Arménie depuis une réforme constitutionnelle instaurée en 2015 visant à instaurer un régime parlementaire. L'opposition, qui voit dans cette réforme une façon pour le chef de l'État de maintenir son emprise sur le pays, a dénoncé des fraudes lors du scrutin.

 

 

Après le dépouillement de 99,8 % des bulletins, le Parti républicain de Serge Sarkissian arrivait en tête avec 49,15 % des voix, a indiqué hier la Commission électorale centrale. Trois partis d'opposition ont obtenu des scores suffisant (plus de 5 %) pour enter au au Parlement. Quatre partis se partagerons les 101 sièges, alors que cinq partis et quatre coalitions étaient en lice lors du scrutin de dimanche qui a réuni 60,86 % des électeurs de ce pays de 2,9 millions d'habitants.

 


08/04/2017
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le Progrès du mardi 4 avril 2017

 

 

 

 
     ÉQUATEUR - PRÉSIDENTIELLE : VICTOIRE CONTESTÉE DU SOCIALISTE LENIN
     MORENO

 

 

 

Le socialiste Lenin Moreno a remporté dimanche l'élection présidentielle en Équateur. Il met ainsi fin à l'ère de Rafael Correa, selon des résultats quasi définitifs du second tour dénoncés toutefois par son adversaire, l'ex-banquier de droite Guillermo Lasso. Ce dernier s'était auparavant déclaré vainqueur à partir de sondages de sortie des urnes.

 

 

 

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08/04/2017
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le Progrès du lundi 3 avril 2017

 

 

 

ARMÉNIE - LE PARTI AU POUVOIR EN TÊTE

 

 

Le parti du président Sarkissian recueillait hier 46 % des voix hier aux législatives. Ce vote dans cette ex-république soviétique est le premier après une réforme constitutionnelle controversée, censée instaurer un régime parlementaire.

 

 

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Serge Sarkissian


06/04/2017
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le Progrès du dimanche 2 avril 2017

 

 

 

PARAGUAY - AU MOINS UN MORT. VIOLENCES AUTOUR DU STATUT DU PRÉSIDENT

 

 

La tension monte d'un cran au Paraguay. Un bâtiment du Parlement a été saccagé et partiellement incendié vendredi. Un jeune opposant de 25 ans a été tué d'un tir dans la tête quand la police a fait irruption au siège de son parti hier.

 

 

Les rues de la capitale Asunción pour s'opposer à un projet de réforme de la constitution qui permettrait la réélection du président du Paraguay, Horacio Cartes. Depuis la fin de la dictature, le chef de l'État n'a pas le droit d'effectuer plus d'un mandat de 5 ans. Mais le président veut modifier la constitution afin de pouvoir se représenter en 2018, ce que l'opposition juge être "un projet dictatorial".

 

 

 

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Horacio Cartes

 

 

 

Les manifestations ont dégénéré, alors qu'une majorité de 25 sénateurs sur 45 venait d'approuver le projet d'amendement de la constitution. Le vote par la chambre des députés - dont l'issue ne fait aucun doute, le président disposant de la majorité - prévu hier a été reporté en raison des incidents. En cas d'approbation par les deux assemblées, le projet de réforme de la constitution doit en revanche être soumis à un référendum sous trois mois.

 


06/04/2017
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le Progrès du dimanche 2 avril 2017

 

 

 

 

VENEZUELA - CRISE. COUP D'ÉTAT INSTITUTIONNEL : LE POUVOIR RECULE

 

 

Le président Nicolas Maduro fait marche arrière dans son bras de fer avec l'opposition. La Cour suprême du Venezuela a renoncé hier à s'arroger les pouvoirs législatifs du Parlement contrôlé par l'opposition et à priver les députés de leur impunité. Cette décision prise mercredi par la plus haute juridiction du pays s'était attiré les foudres de la communauté internationale. L'opposition qui a remporté les élections législatives fin 2015 avait dénoncé un coup d'État institutionnel. Les opposants au chef de l'État réclament son départ avaient appelé à des manifestants massives hier.

 

 

 

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Une inflation de plus de 1 600 %

 

Le pays est paralysé par une crise politique depuis plus d'un an. Malgré ses réserves de pétrole, le Venezuela fait face à une crise économique et sociale sans précédent. La vie quotidienne des Vénézuéliens ne cesse de s'aggraver depuis la mort d'Hugo Chavez en 2013. La population fait face à des pénuries de produits de base, des coupures de courant et doit supporter de longues files d'attente devant les magasins où les rayons sont vides. La hausse des prix pourrait atteindre plus de 1 600 % cette année, soit le taux d'inflation le plus élevé au monde.

 

 

La Cour suprême est revenue également sur les pouvoirs élargis qu'elle avait conférés au président socialiste pour lui permettre de réviser les lois sur le crime organisé, le financement du terrorisme et sur la corruption, ainsi que le code pénal et celui de la justice militaire.

 


05/04/2017
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le Progrès du dimanche 19 mars 2017

 

 

 

DIPLOMATIE - RÉUNION EN ALLEMAGNE. LES ÉTATS-UNIS GÈLENT LE G20

 

 

Coupe de froid sur la diplomatie économique, après le refus des États-Unis de condamner le protectionnisme et de défendre l'Accord de Paris sur le climat, à la réunion des ministres des Finances du G20.

 

 

Beaucoup doutaient, mais les faits sont là : le président Donald Trump est fidèle au candidat qu'il a été. Il avait prôné le protectionnisme, et contesté la réalité du réchauffement climatique, ces deux positions ont été confirmées par son secrétaire d'État au Trésor dès son premier G20 des ministres des Finances et banquiers centraux.

 

 

 

Mnuchin désinvolte

 

Contre les 19 autres États de ce club des pays les plus puissants de la planète, les États-Unis ont imposés de ne pas reprendre la formule classique condamnant le protectionnisme. "La formulation historique n'était pas pertinente", a balayé Steven Mnuchin. Il a enfoncé le clou en menaçant de renégocier les accords internationaux sur le commerce, conclus dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

 

 

Sur le climat, le représentant américain a fait retirer du texte final la mention habituelle de l'Accord de Paris, qui engage les États à réduire leurs émissions de carbone. "Ce n'est pas mon domaine", a expliqué Steven Mnuchin, renvoyant ainsi de manière assez désinvolte la question au G20 des chefs d'État et de gouvernement programmé en juillet à Hambourg.

 

 

 

Le tweet ravageur de Trump

 

L'Allemagne, hôte du sommet, a prétendu faire bonne figure. "Les Américains n'ont pas été isolés", a certifié le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble. Mais la volonté américaine de tester la première puissance européenne a été confirmée par un tweet de Donald Trump lui-même. Juste après avoir reçu Angela Merkel à la Maison Blanche, et tweeté sur une "EXCELLENTE rencontre", il a mitraillé : "L'Allemagne doit d'énormes sommes d'argent à l'Otan et les États-Unis doivent être plus payés pour la défense très puissante et très coûteuse qu'ils fournissent à l'Allemagne !".

 

 

 

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Les ministres des finances et banquiers centraux des pays du G20 posent pour une photo de groupe à Baden-Baden le 17 mars 2017 (AFP/Thomas Kienzle )

 

 

 

Sapin regrette

 

Et cela alors qu'Angela Merkel venait de lui promettre publiquement d'augmenter les dépenses militaires allemandes à 2 % de son PIB. Il est vrai que Donald Trump avait aussi affirmé vendredi, lors de leur conférence de presse commune, que le "libre-échange a conduit à beaucoup de mauvaises choses".

 

 

De son côté, la France a naturellement déploré le mauvais sort fait à l'Accord de Paris sur le climat. Le ministre des Finances a dit son "regret", mais il a, comme son homologue allemand, semblé préférer parier sur un changement de pied américain d'ici au sommet de juillet. Mais les professions de foi très climato-sceptiques du candidat Trump laissent mal augurer de la position du président. F.B.

 


24/03/2017
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le Progrès du mardi 28 février 2017

 

 

 

IRLANDE DU NORD - LÉGISLATIVES CE JEUDI. ÉLECTION SOUS TENSION À BELFAST

 

 

Les deux Irlande vont-elles être à nouveau séparées par une frontière, à cause du Brexit ? La question domine les législatives de ce jeudi, moins de vingt ans après la fin de la guerre civile.

 

 

"L'un des sujets les plus difficiles du Brexit, plus difficile encore que l'Écosse" : ainsi s'exprime un haut diplomate français interrogé sur le futur de l'Irlande du Nord. Pourquoi ? Parce que les Nord-Irlandais ont en juin voté à 56% contre la sortie de l'Union européenne, mais sont aujourd'hui contraints de préparer leur sortie, avec le Royaume-Uni. Exactement comme l'Écosse.

 

 

 

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Entre Dublin et Londres

 

Mais le Brexit prendra pour les Nord-Irlandais la forme très concrète d'une frontière avec le voisin du Sud, la République d'Irlande, qui reste dans l'Europe. Une frontière qui rappelle de très mauvais souvenirs : tente mauvais souvenirs : trente années de guerre civile entre protestants et catholiques, entre "unionistes" et indépendantistes. Elle s'est achevée en 1998 par l'accord de Belfast, dont l'un des points principaux étant justement la disparition de la frontière entre les deux Irlande. Les catholiques pouvaient regarder au sud vers Dublin, les protestants à l'est vers Londres, sans se gêner mutuellement...

 

 

C'est tout cela que vient bousculer le Brexit, et qui se retrouve au coeur des élections législatives de jeudi. Elles ont été déclenchées pour d'autres raisons : la rupture d'alliance entre le DUP (unioniste) et le Sinn Fein (indépendantiste), sur une sombre histoire de subventions clientélistes. Mais le premier sujet de la campagne est bien ce retour de la frontière.

 

 

 

Une frontière "invisible" ?

 

Les unionistes promettent une frontière "invisible", débarrassée du traumatisme des contrôles. Ils trouvent un appui chez les Irlandais du Sud, dont le Royaume-Uni est le premier partenaire commercial, et le premier fournisseur d'emplois. Le ministre des Affaires étrangères proposait récemment à Bruxelles de se "pencher sur les avancées technologiques, pour regarder les solutions créatives qui n'impliquent pas des structures physiques comme des bornes ou des postes frontaliers".

 

 

Pas du tout, dément Gerry Adams, leader du Sinn Fein, "ce sera une frontière fermée, et tout ce tapage autour d'une frontière souple est illusoire". Opportunisme, dénoncent ses adversaires, qui le soupçonnent de vouloir profiter du Brexit pour réaliser le vieux rêve de réunification avec la République d'Irlande - en dehors du Royaume-Uni.

 

 

Le paradoxe est que Theresa May pourrait se révéler la meilleure alliée des indépendantistes. Sa volonté d'un Brexit "hard", qui préfère de nouvelles frontières contre l'immigration au maintien du libre-échange avec l'Europe, conduit logiquement à une frontière "hard" entre deux Irlande... Francis Brochet

 


01/03/2017
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le Progrès du jeudi 23 février 2017

 

 

 

ABDULLAHI MOHAMED INVESTI PRÉSIDENT

 

 

Le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed a été investi hier à l'aéroport de Mogasiscio, l'endroit le plus sécurisé de la capitale, pour éviter une attaque des islamistes chebab qui ont menacé de lui mener une guerre "sans merci". Il s'est attaché à tempérer les attentes de ses concitoyens, prévenant que sa marge de manoeuvre "sera limitée" face à l'ampleur des défis qui l'attendent.

 

 

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24/02/2017
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