L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

CRISE IRAKIENNE

Pour comprendre ces crises, qui démarrent parfois comme des feux de paille et surtout pour voir où elles mèneront au fil du temps. Prenons l'histoire en marche !


Franceinfo - le samedi 9 décembre 2017

 

 

Le Premier ministre irakien annonce "la fin de la guerre" contre le groupe Etat islamique

 

"Nos forces contrôlent complètement la frontière irako-syrienne et j'annonce donc la fin de la guerre contre Daech", a déclaré le chef du gouvernement irakien, Haïder Al-Abadi, samedi 9 décembre

 

 

Il annonce la fin d'un conflit qui aura duré trois ans. Le Premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, a annoncé "la fin de la guerre" contre le groupe jihadiste Etat islamique en Irak, samedi 9 décembre. "Nos forces contrôlent complètement la frontière irako-syrienne et j'annonce donc la fin de la guerre contre Daech", a-t-il déclaré à Bagdad (Irak), lors de l'ouverture d'une conférence organisée par le syndicat irakien des journalistes. 

 

 

 

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Le Premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre turc, le 25 octobre 2017 à Ankara (Turquie). (UTKU UCRAK / ANADOLU AGENCY / AFP)

 

 

 

"Notre (...) ennemi (...) voulait tuer notre civilisation mais nous avons gagné grâce à notre unité et notre détermination. Nous les avons vaincus en peu de temps", a ajouté le Premier ministre irakien. Lors d'une offensive éclair, le groupe Etat islamique s'était emparé du tiers de l'Irak en 2014. Les forces irakiennes avaient alors lancé une contre-offensive pour reprendre le terrain perdu, aidées par une coalition internationale menée par les Etats-Unis. 

 

 

Jeudi 22 novembre, les forces irakiennes avaient lancé une dernière opération militaire contre le groupe jihadiste dans le désert. Cette offensive visait a éliminer les dernières poches de l'organisation terroriste dans le pays. Le Premier ministre irakien avait alors estimé que l'Etat islamique avait été défait militairement, mais qu'il fallait achever le "nettoyage" du désert occidental avant de proclamer la victoire finale.


11/12/2017
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le Progrès du mercredi 13 septembre 2017

 

 
 
    IRAK - KURDISTAN : PAS DE RÉFÉRENDUM

 

 

 

Le Parlement irakien a exprimé hier son opposition catégorique au référendum sur l'indépendance du Kurdistan, à moins de deux semaines de la tenue de cette consultation à l'origine de remous dans la région.

 

 

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16/09/2017
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le Progrès du mercredi 16 août 2017

 

 
 
    IRAK : RECONSTRUIRE, DISENT-ILS. DES CHRÉTIENS DE RETOUR DANS LEURS
        MAISONS... TROIS ANS APRÈS

 

 

 

Les chrétiens étaient plusieurs milliers à Qaraqosh. Ils ont été chassés par les djihadistes en août 2014. Cet été, ils reviennent dans leurs maisons, prudemment, en recensant les dégâts.

 

 

Dans l'avenue centrale de Qaraqosh, la plupart des magasins sont vides et beaucoup de maisons sont ruinées Mais le mot Welcome clignote à la porte d'une boutique de pelles et de seaux

 

 

Ce n'est ni du cynisme ni de l'humour noir. Après 26 mois de dictature djihadistes, Qaraqosh à une trentaine de kilomètres de Mossoul, commence à reprendre un visage humain.

 

 

Le Welcome scintillant a une autre utilité. Il signale qu'il y a de l'électricité, ce que confirme le vacarme d'un outil de chantier. Personne ne s'en plaint ; les foreuses et compresseurs ont des charmes incomparables après le silence de mort du début de l'année.

 

 

Qaraqosh, qui comptait plus de 50 000 habitants avant août 2014, est resté vide d'octobre 2016 à avril 2017. Les djihadistes en étaient chassés, mais les anciens habitants, chrétiens ou yézidis, n'osaient pas se réinstaller.

 

 

 

450 familles sont de retour

 

Les plus audacieux sont revenus à la mi-avril. Ils ont fait sonner les cloches à Pâques, pour le plaisir d'écouter un son familier. Actuellement 450 familles sont au travail. "Mon retour est un pari", admet un cordonnier d'une quarantaine d'années. Il s'est installé dans un hangar de trois mètres sur cinq. Pas de voisin ; les autres boutiques n'ont pas encore été débarrassées de leurs gravats. Le cordonnier a un sourire triste ; son père a été enlevé par Daesh il y a trois ans. Depuis, aucune nouvelle. "Je veux croire à un miracle, mais au fond de moi je sais que je ne le verrai plus", dit-il.

 

 

A-t-il d travail ? Pas vraiment. Mais on parle de mille familles dès septembre, on va rouvrir des écoles, ces gens auront forcément besoin de réparer leurs chaussures". Prudent, le cordonnier vend aussi des tongs à petit prix.

 

 

Le marchand qui affiche le panneau Welcome est plus optimiste ; les pelles sont très demandées, il y a des tonnes de déchets à déblayer dans les maisons ruinées.

 

 

Le patron de la cafétéria aux modestes tables en plastique ne se plaint pas non plus. Des poulets tournent dans la rôtissoire. "Vingt poulets les mauvais jours, quarante les bons", annonce-t-i en séparant les ailes des cuisses avec une énergie de bûcheron.

 

 

Le compte est vite fait : dix mois après l'éviction des djihadistes, il n'y a qu'une douzaine de magasins ouverts dans Qaraqosh, rien que de l'utilitaire : tuyaux, balais, vis... Pour les babioles et les colifichets, on repassera.

 

 

Le sel superflu est le magasin d'alcools, repeint de frais en rouge vif. Sur les étagères s'alignent des whiskies, de l'arak, des vins du Liban... dix sortes de bières attendent dans une armoire réfrigérée. La clientèle est d'abord chrétienne mais il y a aussi des musulmans venus en douce de Mossoul. Où boivent-ils ? "Souvent dans leur voiture", croit savoir le marchand. les morts à la guerre ont été si nombreux que l'alcoolémie au volant n'est pas un vrai souci.

 


18/08/2017
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le Progrès du mardi 15 août 2017

 

 
 
    IRAK - SCÈNES DE DÉSOLATION. CHRÉTIENS DE MOSSOUL UNE LONGÉVITÉ
       BAFOUÉE

 

 

 

Malgré les défaites que les djihadistes accumulent depuis neuf mois, les chrétiens de la région de Mossoul restent très vulnérables, même s'ils sont là depuis deux mille ans.

 

 

Parmi les slogans que les chrétiens de la région de Mossoul ont découverts dans les églises ravagées par les djihadistes, on en trouve un en allemand, sur un mur latéral de l'église de Batyana.

 

 

La syntaxe et l'orthographe sont parfaites. Il a sans doute été rédigé par un Européen venu guerroyer. Mais ce vernis linguistique camoufle une haine absolue. Il proclame ceci : "O vous, esclaves de la croix merdique, vous n'avez aucune place dans l'État islamique. Partez, ou nous vous tueront !".

 

 

Cette injonction illustre les persécutions que les chrétiens syriaques ou chaldéens ont vu grandir depuis 2003. L'occupation par l'armée des États-Unis a tout déréglé. Un prêtre syro-orthodoxe, le père Boulos Iskandar, a été décapité dès 2006. Des chrétiens ont été séquestrés et rançonnés (plusieurs milliers de dollars par otage). Des illuminés ont crié que tuer un chrétien n'est pas un crime. Des miliciens ont exigé des chrétiens un impôt spécifique, en signe de soumission...

 


18/08/2017
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le Progrès du lundi 10 juillet 2017

 

 
 
    IRAK - LIBÉRATION. DAECH CHASSÉ DE LA VILLE DE MOSSOUL

 

 

 

L'Irak a déclaré hier la victoire à Mossoul contre Daech, à l'issue d'une bataille de près de neuf mois. Le plus grand revers de l'organisation djihadiste depuis son offensive il y a trois ans mais la guerre n'est pas finie.

 

 

Une "victoire majeure", s'est félicité le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi. Uniforme militaire sur les épaules, le chef de gouvernement s'est rendu dès hier à Mossoul, pour annoncer la libération de la ville tenue depuis trois ans par Daech. La cité avait une dimension symbolique pour le groupe djihadiste : en juillet 2014, son chef Abou Bakr al-Baghdadi y avait proclamé, lors de son unique apparition publique, le "rétablissement" du califat.

 

 

 

Une offensive lancée le 17 octobre

 

Les combats ne semblaient toutefois pas entièrement terminés dans la grande cité du nord irakien et des coups de feu et des frappes aériennes étaient encore audibles à l'heure où le bureau du Premier ministre a publié son annonce.

 

 

La reconquête de Mossoul, dont Daech avait fait son principal bastion dans le pays, est la plus importante victoire de l'Irak depuis que le groupe extrémiste sunnite s'est emparé en 2014 de vastes portions de son territoire. Elle intervient au terme d'une offensive lancée le 17 octobre par les forces irakiennes, soutenue par la coalition internationale dirigée par les États-Unis.

 

 

 

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Carte de Mossoul établie par le_carabinier (@LCarabinier sur Twitter) début décembre 2015. Elle montre l'ampleur de la tâche par rapport aux autres villes ...

 

 

 

 

Plus d'un million de civils déplacés

 

Les troupes de Bagdad avaient capturé en janvier l'est de Mossoul, puis attaqué l'ouest en février. Les combats se sont ensuite intensifiés  mesure que l'étau se resserrait sur les djihadistes dans la vieille ville.

 

 

Les près de neuf mois de campagne militaire ont entraîné une crise humanitaire majeure, marque par la fuite de près d'un million de civils selon l'ONU. 700 000 sont toujours déplacés. Les habitants piégés dans la ville ont, eux, vécu dans des conditions terribles.

 

 

Parmi eux Fatima, qui vient de revoir le ciel après quatre mois passés en sous-sol, sans "presque aucune nourriture ni eau". Quand son groupe s'est mis en marche, son frère a été touché par une balle de sniper djihadiste, raconte-t-elle. Plus loin, une mère de famille portant une tunique noire et un voile bleu ciel, supplie un soldat de l'écouter. Le visage défiguré par le chagrin, elle explique qu'elle vient juste de perdre son fils de 7 ans dans un bombardement  au moment de leur fuite. "Je n'ai rien pu faire", crie-t-elle.

 

 

La reprise de la cité ne marque as pour autant la fin de la guerre : Daech contrôle toujours quelques zones en Irak, notamment les villes de Tal Afar et Hwaija, et des territoires dans l'est et le centre de la Syrie, où sont fief Raqqa est assiégé.

 

 

 

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Le Premier ministre irakien proclame la "libération" de Mossoul et la "victoire" sur le groupe Etat islamique dans la ville

 


14/07/2017
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le Progrès du samedi 1er juillet 2017

 

 
 
    MOYEN-ORIENT - L'APRÈS DAECH. À MOSSOUL, LA VICTOIRE EST "PROCHE"
       POUR LES IRAKIENS

 

 

 

"Ce n'est plus qu'une question de jours". Huit mois après le lancement de la bataille de Mossoul, l'armée irakienne pense entrevoir l'épilogue. Après avoir longuement résisté, Daech, qui compterait 200 à 300 combattants dans une minuscule partie de la vieille ville, n'est plus en mesure de stopper l'avancée. Même si les maisons piégées, minées, constituent autant d'obstacles.

 

 

La présence de près de 100 000 civils, dont des milliers utilisés comme boucliers humains par Daech, également freiné la progression des troupes d'élite de Bagdad. Des évictions forcées sont aussi redoutées, ainsi que des exactions de la part des milices chiites contre la population à majorité sunnite. L'ONU a appelé le gouvernement irakien à "agir pour mettre fin à de telles évictions ou à tout type de punition collective". Aucun bilan de victimes civiles n'a été donné depuis le début de l'offensive. Mais 900 000  personnes auraient fui la ville.

 

 

Jeudi, les forces irakiennes étaient parvenues au site quasi-détruit de la mosquée emblématique Al-Nouri. La "libération de Mossoul soulèvera autant de problèmes qu'il en résoudra", nous confiait récemment un expert du dossier irakien. Sans compter qu'en Syrie, la situation post-Daech sera encore plus complexe à négocier...  Xavier Frère

 


02/07/2017
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le Progrès du mardi 30 mai 2017

 

 
 
    IRAK - TERRORISME. MOSSOUL : L'ARMÉE INCITE LES CIVILS À FUIR

 

 

 

Face à la difficulté de chasser les djihadistes de la vieille ville de Mossoul, les forces armées irakiennes changent de stratégie : après des mois passés à sommer les civils à rester chez eux durant les combats, elles les appellent désormais à fuir les quartiers aux mains de l'État islamique.

 

 

Pour la deuxième fois en une semaine, l'aviation irakienne a largué des tracts à l'adresse des habitants, les exhortant à fuir les zones de combat. L'ONG Save The Chirldren a exprimé sa "profonde inquiétude", craignant que "les appels à quitter Mossoul-Ouest n'exposent les civils, notamment les enfants, au danger d'être pris entre deux feux". Le porte-parole du Commandement conjoint des opérations (JOC) Yahya Rassoul a justifié cet appel par la forte densité de population à Mossoul-Ouest.

 

 

La reprise de cette zone, un entrelacs de ruelles étroites où résideraient encore des centaines de milliers de civils, s'avère particulièrement ardue. L'accès à "la vieille ville est entièrement bloqué par le sud depuis un certain temps et nos troupes sont maintenant présentes au nord et à l'ouest", a précisé le porte-parole du JOC. La partie orientale de la zone est, elle, bordée par le fleuve Tigre qui divise Mossoul en deux.

 

 

Samedi, les forces irakiennes ont lancé une offensive contre les quartiers nord de la vieille ville de Mossoul, dernier grand bastion de Daech. "Nos troupes continuent de progresser [...] et sont entrées dans les quartiers d'al-Saha al-Oula, d'al-Zinjili et d'al-Shifa, ainsi que dans l'Hôpital républicain", a annoncé Yahya Rassoul.

 

 


01/06/2017
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le Progrès du vendredi 12 mai 2017

 

 

 

IRAK – CONFLIT. À MOSSOUL, DES BOUCLIERS HUMAINS ENFERMÉS DE FORCE CHEZ EUX

 

 

Face à l'avancée des forces irakiennes dans la vieille ville de Mossul, les djihadistes de Daech retiennent les civils prisonniers chez eux en piégeant leur maison à l'explosif.

 

 

Des maisons piégées à l'explosif avec leurs habitants à l'intérieur, des portes soudées pour empêcher la population de fuir : pour faire face à l'assaut final des forces irakiennes sur Mossoul, les djihadistes de Daech sont prêts à tout. Y compris à se servir des civils comme boucliers humains. Les combattants entendant défendre jusqu'à la mort les ruelles étroites de la vieille ville, leur dernier bastion, comme le leur a demandé leur leader Abou Bakr al-Bagdadi.

 

 

Les habitants le savent également, l'issue est proche mais pour eux, impossible de fuir. « Daech est venu chez nous et a soudé la porte. Ils nous ont donné un peu d'au, un tissu blanc et ils nous ont dit : « Voici votre linceul », a raconté une habitante du quartier de Zinjili à l'un de ses proches résidant dans la partie est de Mossoul, reprise fin janvier par les forces irakiennes. Dans un message vocal, elle a confié, en pleurs, être prisonnière dans sa propre maison, sans nourriture, avec son mari et ses quatre enfants, dont la plus âgée a 15 ans.

 

 

« Quand ils soupçonnent une famille de vouloir partir, ils les enferment chez eux. Et dans certains cas, ils soudent les portes », confirme un habitant du quartier Mashahda, dans la vieille ville.

 

 

« Ces familles n'ont pas d'autres choix que de mourir de faim, de maladie ou de bombardement », soupire le jeune homme de 35 ans. Daech mène cette stratégie de « détention » de civils « depuis peu », explique-t-il.

 

 

« Je connais des gens qui ont commencé à manger des plantes et qui font bouillir du papier (pour le manger ensuite), poursuit un ancien employé de restaurant. « À ce rythme, les gens mangeront bientôt les chiens et les chats ».

 


15/05/2017
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le Progrès du vendredi 24 mars 2017

 

 

 

IRAK - PÉNURIES ALIMENTAIRES. 400 000 PERSONNES PIÉGÉES À MOSSOUL

 

 

Des centaines de milliers de civils sont coincés par Daech dans la vieille ville de Mossoul, en état de siège. Les forces irakiennes ne sont pas loin, mais peinent à entrer dans ce quartier encore tenu par les terroristes.

 


30/03/2017
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le Progrès du lundi 6 mars 2017

 

 

 

IRAK/SYRIE - BATAILLE DE MOSSOUL. LES CIVILS PRIS AU PIÈGE DES COMBATS

 

 

Les combats s'intensifient dans le nord de l'Irak, où les forces du régime tentent de reprendre la partie ouest de la ville de Mossoul des mains des djihadistes de Daech. Hier, les forces de Bagdad ont accentué leur pression sur Daech en attaquant quatre quartiers de Mossoul-Ouest. Parmi eux figure celui où sont installés d'importants bâtiments administratifs. L'opération a déjà provoqué l'exode de dizaines de milliers de civils, tant du côté irakien que dans le nord de la Syrie.

 

 

Depuis le 19 février, date de début de l'offensive, plus de 45 000 personnes ont fui Mossoul pour rejoindre les camps de déplacés, installés à la hâte dans les zones désertiques qui entourent la deuxième ville d'Irak. L'afflux a été particulièrement élevé le 28 février, avec plus de 17 000 déplacés, et le 3 mars avec 13 000 autres.

 

 

 

66 000 déplacés dans le nord de la Syrie

 

Dans le nord de la Syrie, le nombre de déplacés est évalué à 66 000. L'essentiel d'entre eux, des familles entières, a fui les environs d'Al-Bab, une ville prise le 23 février à Daech par les forces turques alliées à des groupes rebelles syriens, après des semaines de combat acharné. Dans le sud-est de la province d'Alep, les djihadistes défendent leurs positions face à l'avancée des troupes du régime de Barchar al-Assad soutenues par les aviations syrienne et russe. Résultat : de nombreux civils, en majorité des femmes et des enfants, cherchent refuge dans la grande ville de Minbej, aux mains des Forces démocratiques syriennes. Hier, ils formaient une queue immense aux checkpoints.

 

 

 

 


08/03/2017
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le Progrès du mercredi 1er mars 2017

 

 

 

IRAK - LES HABITANTS DE MOSSOUL FUIENT LES COMBATS

 

 

Des centaines de civils ont trouvé refuge hier dans le désert au sud de Mossoul après avoir fui les combats opposant les forces irakiennes aux djihadistes, ainsi que les pénuries. Les forces irakiennes mènent depuis le 19 février une offensive pour reprendre Moussoul-Ouest.

 


03/03/2017
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le Progrès du samedi 28 janvier 2017

 

 

 

IRAK - CONFLIT. À MOSSOUL, DAECH FAIT DE LA RÉSISTANCE

 

 

Le 17 octobre 2016 était lancée la bataille de Mossoul, deuxième ville d'Irak, aux mains de Daech. Si les Irakiens et leurs alliés progressent, les djihadistes continuent de résister.

 

 

Combien de temps peut durer la bataille de Moussoul déclenchée mi-octobre par l'armée irakienne? Des jours, des mois ? "Le temps de la victoire est venu", déclarait à cette période le Premier ministre irakien Haider al-Abadi. Alors que les Irakiens consolident leurs positions avant de s'engager dans la bataille finale à l'ouest, le point avec Stéphane Mantoux, agrégé d'histoire et spécialiste des conflits irako-syriens.

 

 

 

Quel état des lieux dresser de la bataille de Mossoul ?

 

Ces dernières semaines, l'armée irakienne a libéré l'est de la ville, et s'apprête à traverser le fleuve Tigre. "Elle a progressé dans cette zone rapidement, avec la Golden division (troupes d'élite), toutes les forces devaient avancer en même temps, au nord avec les Kurdes, à l'est et au sud avec les Irakiens, décrit Stéphane Mantoux. Mais le contexte militaire et politique est très complexe : le pouvoir politique s'était emballé sur la durée de la bataille, il avait sous-estimé la résistance de l'organisation État islamique, et a dû réviser sa stratégie". Les tensions - et intentions divergentes - entre Kurdes, milices chiites et Irakiens ne favorisent pas la cohésion de l'offensive.

 

 

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Le groupe État islamique est-il affaibli ?

 

Une porte de sortie avait été laissée à l'ouest de la ville, mais les combattants de l'EI ne l'ont pas empruntée. "Il était évident que l'EI allait tenir Mossoul", assure Stéphane Mantoux. Les djihadistes ont, selon lui, amplifié "durant le siège, le réseau de tunnels". Daech a aussi beaucoup misé ces derniers mois sur une "arme de masse", les VBIED (véhicules-suicides, "jusqu'à 50 par semaine"), mais des ateliers de fabrication ont pu être détruits par les bombardements de la coalition.  Alors le groupe terroriste s'est rabattu sur les drones armés, très efficaces. Les djihadistes seraient encore plusieurs milliers, "conservés pour la bataille finale". Les deux camps ont déjà subi "des pertes conséquentes", mais ce qui s'annonce à l'ouest, dans les ruelles de la vieille ville, "un combat urbain de fantassins, sera encore plus coûteux", prédit l'expert. "L'EI se battra jusqu'au dernier", pense-t-il.

 

 

 

Au milieu de cette bataille, comme vit la population ?

 

Plus de 130 000 civils (sur une population d'1,5 million) auraient déjà fui la ville, selon l'ONU. Il resterait 750 000 personnes dans la partie occidentale de Mossoul. En 2014, Daech avait été "plutôt bien accueillie" par la population. Il s'appuie d'ailleurs sur une grande partie de combattants (et de kamikazes) locaux, Irakiens, des étrangers (Marocains, Russes, Tchétchènes...), "mais peu d'Occidentaux", d'après Stéphane Mantoux. Le groupe d'Abou-Bakr al-Baghdadi a "élargi son vivier de recrutement forcé", utilise des Moussouliotes comme "bouclier humain" ou "de nombreux adolescents". Le plus grand défi de l'après-guerre sera de réconcilier ces populations à majorité sunnite avec le pouvoir central irakien chiite. Xavier Frère

 

 

2016

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29/01/2017
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le Progrès du jeudi 19 janvier 2017

 

 

 

IRAK - L'EST DE MOSSOUL "LIBÉRÉ"

 

 

La partie est de Mossoul a été "libérée"  par les forces irakiennes, trois mois après le début de la vaste offensive pour reprendre la deuxième ville d'Irak à Daech. Il ne reste que quelques djihadistes à déloger. Cette annonce marque une étape importante dans la bataille de Mossoul (perdue en juin 2014) qui implique des dizaines de milliers de combattants des forces irakiennes et kurdes, appuyés par la coalition internationale anti-djihadistes menée par Washington.

 


20/01/2017
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