L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

POLITIQUE


le Progrès du samedi 26 août 2017

 

 
 
    À LA VEILLE DE LA RENTRÉE SOCIALE. LA FRANCE "RÉFRACTAIRE À LA RÉ-
       FORME", VRAIMENT ?

 

 

 

La France n'est pas réformable, selon son président, qui le dit depuis longtemps. Pourtant, les électeurs ont souvent plébiscité les hommes politiques qui portaient des projets de rupture.

 

 

Les Français détestent les réformes. Le chef de l'État l'a dit jeudi à Bucarest. "La France n'est pas un pays réformable. Beaucoup ont essayé et n'y ont pas réussi". Ce n'est pas nouveau. Emmanuel Macron a fait campagne en assumant ce constat. "Quand je dis que la France n'est pas réformable, c'est que c'est un pays qui n'aime pas qu'on lui dicte les choses d'en haut", clamait-il en février à Angers. Durant des mois, il n'a pas parlé de réformes mais de plan de transformation nécessaire du pays. Son livre programme était titré "Révolution" C'est loin d'être un hasard.

 

 

 

Une révolution, pas de réforme

 

Le diable est dans les détails : la réforme vient d'en haut, et la révolution vient du peuple. "Le défi est immense, le peuple le relèvera. Et ce sera le peuple, pas quelques personnes d'en haut", précisait le candidat d'En Marche !.

 

 

Mais si le président de la République insiste à nouveau sur l'impossibilité de réformer, c'est que le moment est particulier. En chute dans les sondages de popularité, Emmanuel Macron va vivre sa première rentrée sociale. Celle-ci est annoncée tendue à cause de la réforme du code du travail. Les syndicats appellent à une grande journée de mobilisation le 12 septembre et le mouvement des Insoumis de Jean-Luc Mélenchon tambourine pour le 23 septembre.

 

 

 

Faire de la pédagogie

 

Le président veut donc remobiliser ses partisans. Depuis le début de la semaine, une opération pédagogie se construit à l'Élysée, à Matignon et à l'Assemblée. "Ce qui avait fait la force d'Emmanuel Macron, c'est de ne pas être trop techno mais de parler du quotidien des gens. Il va reprendre cela", croit savoir un député LREM.

 

 

Le but est de valoriser "le plan de transformation de la société" de Macron-candidat. Une façon de parler "réforme", sans évoquer un mot qui immédiatement appelle des blocages.

 

 

"Une réforme, c'est du progrès social. Toutes les réformes qu'on nous propose depuis des décennies vont à l'encontre des intérêts des salariés", estime Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.

 

 

De son côté, Jean-Claude Mailly, numéro un de FO, est plus nuancé : "il y a eu des réformes en France ces dernières années. On ne peut pas dire que la France n'est pas réformable", dit-il.

 

 

 

Des clichés tenaces

 

Pourtant le cliché de la France figée dans un monde en mouvement a été largement utilisé par les hommes politiques. François Fillon en avait fait un argument lors des primaires de la droite, et avait gagné haut la main grâce à un projet de rupture, avec des mesures plus fortes que celles de l'actuel gouvernement. Nicolas Sarkozy a été élu en 2007 sur une promesse de grand changement.

 

 

Les sondages montrent que globalement les Français ne sont pas hostiles à une refonte du code du travail, mais qu'ils ne veulent pas du plafonnement des indemnités prud'homales.

 

 

En 2016, l'opinion avait basculé au sujet de la loi El Khomri quand le gouvernement avait eu recours au 49.3 pour la faire adopter. Cela avait été perçu comme un passage en force.

 

 

Emmanuel Macron a toujours assumé les ordonnances pour faire voter cette nouvelle loi Travail. Il considère qu'il a le mandat pour le faire. Mais peut-on faire "une révolution" en passant outre le débat au Parlement, représentant du peuple ? Réponse dans les prochaines semaines. Nathalie Mauret

 

 


 

 

"Comment gouverner les démocraties s'il faut être populaire pour être élu et impopulaire pour réformer ?" Luc Ferry Philosophe, ancien ministre de l'Éducation nationale sous le gouvernement Raffarin

 

 


 

357 ordonnances ont été publiées entre 2004 et 2013, selon une étude du Sénat. C'est plus de deux fois que lors des vingt années précédentes. Les ordonnances sont souvent utilisées par l'exécutif pour adopter des mesures impopulaires, techniques ou nécessitant une action rapide.

 

 



27/08/2017
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le Progrès du vendredi 25 août 2017

 

 
 
    RENTRÉE - LA POLITIQUE À VIE, UNE ÉPOQUE RÉVOLUE

 

 

 

ILS NE SONT PLUS DÉPUTÉS ET SE RECONVERTISSENT

 

 

Non-cumul des mandats, personnalités issues du privé ou d'associations : le monde politique a été bouleversé et oblige les députés battus ou qui ont renoncé à envisager une carrière ailleurs.

 

 

La politique n'est plus ce qu'elle était : une carrière. Finis, les élus à vie. Maire, conseiller général ou régional, député et avec un peu de chance, ministre ! "La politique est un passage", répètent les jeunes élus LREM, issus en grande partie de la société civile. Les battus, nombreux, ont plié leurs cartons. Ils apprennent la réalité de ce qu'ils ont souvent commenté : le chômage.

 

 

"Qui aujourd'hui embauche un ancien député dans les Ardennes ? Personne !" : Christophe Léonard, 46 ans, battu en juin dernier, n'est pas adepte de la langue de bois. "Les politiques ont une mauvaise image".

 

 

Une ligne supplémentaire sur un CV

 

"Avant on devenait député sur le tard et on y restait jusqu'à la retraite. Aujourd'hui c'est fini", rappelle Razzy Hammadi. L'ancien député de Seine-Saint-Denis, 38 ans, est à Los Angeles où il prépare un MBA à l'Essec avant d'intégrer un fonds d'investissement et de lancer sa start-up avec des amis.

 

 

"La classe politique et les médias sont à des millions d'années de ce qui se passe. Même si j'avais été réélu j'aurais voulu ce diplôme. Avoir été député durant cinq ans est une compétence supplémentaire mais on doit se former tout au long de sa vie", analyse-t-il, "enthousiasmé par l'énergie d'un nouveau départ". Il a anticipé depuis longtemps. Ce n'est pas le cas de tous ses collègues. Nathalie Mauret

 

 


 

 

120 C'est le nombre de députés sortants qui ont été battus dès le premier tour lors des élections législatives de juin dernier. Certains ont fait valoir leurs droits à la retraite ou continuent d'être maires. Mais la plupart sont désormais sur le marché du travail.

 

 


 


26/08/2017
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le Progrès du mercredi 16 août 2017

 

 
 
    L'OPPOSITION ENCORE EN CONVALESCENCE

 

 

 

ÉTAT DES LIEUX DES AUTRES PARTIS APRÈS LES 100 PREMIERS JOURS DE LA PRÉSIDENCE MACRON

 

 

De la folle période électorale du printemps, les partis battus sont sortis exsangues. Pour beaucoup, la refondation passe par un congrès Mais dans l'intervalle ils peinent à s'opposer efficacement au nouvel exécutif.

 

 

"J'dynamite... j'disperse... j'ventile..." En fin connaisseur des dialogues de Michel Audiard, le président Macron e murmure peut-être à voix basse ces fameuses répliques tandis qu'il constate le champ de ruines de l'opposition. Face à lui, le désert. Une kyrielle de partis lessivés, incapables de contester efficacement les premiers chantiers lancés par son gouvernement. "Le vieux système politique, il est par terre, ces grands partis centralisés, parisiens... Et personne ne s'en plaint vraiment", a résumé Xavier Bertrand (Les Républicains), le patron de la région Hauts-de-France.

 

 

 

Trouver l'alternance

 

Les vieux partis sont peut-être morts, mais ils sont bien décidés à s'en remettre. "Nous avons subi une lourde défaite, il faut un temps de reconstruction, mais nous avons une histoire et un socle idéologique solides", assure Eric Ciotti, l'un des 100 députés LR.

 

 

Orphelin de ses têtes d'affiche - Sarkozy s'ennuie, Juppé boude et Fillon a disparu - LR se cherche un nouveau visage. "Le futur président des Républicains doit être celui qui incarne une nouvelle forme d'espérance", souhaite Eric Ciotti. L'élection aura lieu le 10 décembre prochain. Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, semble être le mieux placé.

 

 

 

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Le pari de la rue

 

À la France insoumise, pas de problème de leadership. Bougon après la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon revit à l'Assemblée nationale. Ses députés de la France insoumise ne sont que 17, mais ils sont de loin les plus remuants. Adrien Quatennens et François Ruffin sont deux des révélations du nouvel hémicycle.

 

 

Maintenant, Jean-Luc Mélenchon veut l'extension du domaine de l'opposition. En appeler à la rue pour faire tomber le "coup d'État social" qu'est le projet de loi Travail voulu par le gouvernement. Rendez-vous est pris pour le 23 septembre prochain.

 

 

 

La recherche d'un nouveau cap

 

Si la France insoumise est si gaillarde, c'est qu'elle profite de l'apathie de ses concurrents de gauche. Plus personne n'a de nouvelles d'Europe Ecologie-Les Verts et le Parti communiste n'en finit plus de s'étioler.

 

 

Reste le cas du Parti socialiste (PS). Le PS avait 279 députés, il lui en reste 31. Ratiboisé sur sa droite - les vallsistes ont rejoint Macron - comme sur sa gauche - Hamon  lancé son "mouvement du 1er juillet" - le PS va tenter de se réinventer. Rachid Temal, membre de la direction collégiale provisoire, explique : "On doit faire preuve d'humilité après nos défaites. À nous de nous réarmer idéologiquement et de revenir avec un projet politique fondateur". Une "feuille de route" doit être présentée fin août. Elle prévoit des assises ouvertes à tous les sympathisants avant la fin de l'année, puis un congrès début 2018.

 

 

Dans la catégorie de ceux qui sont muets car à la recherche d'un nouveau cap, il y aussi le Front national. Depuis le semi-échec de la présidentielle, puis l'échec des législatives (huit députés élus, pas de groupe) souverainistes et identitaires s'affrontent. Marine Le Pen n'est plus intouchable et le vice-président, Florian Philippot, concentre tous les griefs. Là encore, ce sac de noeuds sera tranché en mars 2018.  Lors d'un congrès, évidemment.

 

 

Dans l'intervalle de ces grands rendez-vous annoncés, Emmanuel Macron peut compter sur la persistance du grand flou actuel. Mais, observateur avisé, le président de la République sait que le répit ne durera pas au-delà de ces quelques mois. La politique a horreur du vide. Ryad Benaidji

 

 

 

LA TENTATION DE FAIRE TABLE RASE DU PASSÉ

 

Le Parti socialiste, le Front national et les Républicains sont en pleine refondation après leur revers électoraux qui les poussent à vouloir faire table rase du passé. Au PS, le débat fait rage sur la vente du siège de la rue de Solférino. Le parti doit trouver des économies car sa dotation publique va tomber de 25 à 7 millions d'euros par an après ses résultats catastrophiques aux législatives. Mais au-delà de l'enjeu financier, l'hôte particulier des beaux quartiers parisiens est surtout devenu un symbole encombrant pour un parti qui doit absolument retrouver une assise populaire.

 

 

Le changement de nom n'est plus un tabou non plus au PS. "À partir du moment où vous changez, vous changez tout. Il faudra marquer une nouvelle époque", expliquait Jean-Christophe Cambadélis lorsqu'il était encore premier secrétaire. La question du nom et de l'avenir de Solférino sera abordée par la nouvelle direction collégiale en septembre et soumise aux militants. Les députés PS, eux, se sont déjà rebaptisés "Nouvelle gauche".

 

 

 

Le FN et LR également au pied du mur

 

En pleine tourmente après l'échec de Marine Le Pen à la présidentielle et l'élection de huit députés seulement, le Front national envisage aussi de changer de nom pour se débarrasser une fois pour toutes de l'héritage de Jean-Marie Le Pen alors que le parti est menacé d'éclatement.

 

 

Les Républicains sont eux aussi au pied du mur. Les adhérents et anciens militants ont été invités à remplir un questionnaire en fore de droit d'inventaire. Sans cet examen de conscience, la reconstruction de la droite risque d'échapper à un parti qui doit trouver autre chose qu'un nouveau nom pour se rénover car le sien date de deux ans à peine. L.C.

 

 

 

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18/08/2017
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le Progrès du mardi 15 août 2017

 

 
 
    IL Y A EXACTEMENT CENT JOURS, LE 7 MAI, EMMANUEL MACRON ÉTAIT ÉLU
        PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

 

 

 

CENT JOURS, ET TOUJOURS SANS REPÈRES

 

 

Où en sommes-nous, cent jours après une élection présidentielle "chamboule tout", confirmée et amplifiée par des législatives qui ont réduit comme peau de chagrin les oppositions politiques ? Une impression d'hésitation domine, entre l'optimisme et l'impatience.

 

 

 

JÉRÔME FOURQUET : NOUS ASSISTONS À UN RETOUR AU RÉEL"

 

 

La victoire d'Emmanuel Macron serait celle de l'optimisme ?

 

Nous sommes face à l'émergence d'un nouvel électorat et d'une offre politique nouvelle, dans un paysage dont on sentait depuis longtemps les velléités de recompositions, mais auquel manquait l'élément déclencheur. Pour la première fois se sont opposés en finale, en l'absence de la gauche et de la droite classiques, deux courants incarnant une nouvelle ligne de fracture qu'on peut désigner par la société ouverte face à la société fermée, ou les optimistes face au pessimistes...

 

 

 

Les optimistes sont-ils les plus aisés ?

 

Pas seulement : c'est la France qui pense que demain ne sera pas pire qu'aujourd'hui, et ce sentiment ne dépend pas que du statut social. Il tient aussi à l'environnement local...

 

 

 

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Qui change parfois à quelques kilomètres près : vous montrez comment le vote Macron suit la route des vins en Bourgogne, domine dans les stations de sport d'hiver des Alpes...

 

Oui, et sur la route des vins en Alsace, ou près des zones frontalières avec la Suisse et le Luxembourg... Ces territoires bénéficient de la mondialisation économique. Nous pouvons également voir comment ce sentiment d'optimisme a évolué selon les régions. La façade ouest, qui était encore très rurale su milieu des années 60, est aujourd'hui dans une dynamique plutôt positive. Ses habitants restent dans un schéma d'ascenseur social. Le sentiment opposé domine dans le nord-est industriel, qui se pensait comme le coeur battant de l'économie française, et se vit aujourd'hui en déclin. Cette distinction entre les territoires qui se sentent gagnants et ceux qui se sentent perdants, se retrouve pour l'essentiel sur la carte des votes Macron et le Pen

 

 

 

La cote de popularité d'Emmanuel Macron baisse. Sommes-nous devenus plus pessimistes ?

 

L'élection présidentielle avait fait grimper de cinq points l'optimisme général, mais le soufflet de cet "effet Macron" est retombé juste après les législatives. De plus, Macron fait 24 % au premier tour alors qu'Hollande avait fait 28,5 % en 2012 et Sarkozy, 31 % en 2007. La France optimiste n'est pas majoritaire. Nous assistons à un retour au réel.

 

 

 

Macron a vendu du rêve ?

 

Il s'est adressé avec brio à la France qui avait de penser qu'on peut réenchanter le rêve français, sans trop insister sur les efforts nécessaires. Il le paie un peu aujourd'hui.

 

 

 

Le défi Macron, c'est d'enchanter dans le réel ?

 

C'est une difficulté. L'autre relève d'une course contre la montre : la situation s'améliore, le moral des patrons de petites entreprises est bon, créant une fenêtre d'opportunité. Macron veut donc aller très vite, très fort dans les réformes, pour amplifier la reprise économique en cours, quitte à accepter temporairement une baisse de popularité. L'échéance à suivre est celle du 21 août, quand seront publiées les ordonnances sur le droit du travail : nous verrons s'il tient cette ligne, ou s'il est revenu à une logique plus "hollandaise", en mettant un frein de peur de braquer l'opinion. Propos recueillis par Francis Brochet

 

 

 

À lire : "Le Puzzle français", de Jérôme Fourquet et Hervé le Bras (Fondation Jean-Jaurès)

 

 

 

"Je ne crois pas aux "cent jours". Les derniers présidents ont construit les conditions de leurs échecs dans les premières semaines à cause de l'outrance, du déni du réel ou de la procrastination. On ne peut pas être dans un pays où la campagne dure deux dans et une présidence se réduit à cent jours". Emmanuel Macron, au JDD, le 8 avril 2017

 


17/08/2017
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le Progrès du jeudi 3 août 2017

 

 
 
    POLITIQUE - PROMESSE NON TENUE. COMMENT MACRON A SUCRÉ 300 MIL-
       LIONS D'EUROS AUX COLLECTIVITÉS

 

 

 

Les collectivités locales sont au régime sec. Si 4,5 milliards d'euros d'économies devaient être trouvées sur le budget de l'État sans mettre à contribution la Sécurité sociale et les collectivités locales, ces dernières vont bel et bien devoir se serrer la ceinture.

 

 

Le président de la République avait promis le 17 juillet qu'il ne toucherait pas aux crédits alloués aux mairies, départements, régions... Pour finalement, trois jours après, annuler 300 millions d'euros de dotations. Une décision passée en catimini, masquée par la polémique sur le budget des armées et la baisse de l'APL.

 


10/08/2017
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le Progrès du vendredi 28 juillet 2017

 

 
 
    ASSEMBLÉE - L'INTERDICTION DES EMPLOIS FAMILIAUX VOTÉE

 

 

 

L'Assemblée a voté hier matin l'interdiction de l'emploi de collaborateurs familiaux par les parlementaires, mesure phare du projet de loi de moralisation de la vie publique et "marqueur fort" attendu par les Français, selon le gouvernement.

 


30/07/2017
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le Progrès du vendredi 28 juillet 2017

 

 
 
    IMMIGRATION - STRATÉGIE. LA FRANCE VA FAIRE LE "TRI" DES MIGRANTS EN
      AFRIQUE

 

 

 

La France a une nouvelle stratégie pour tenter de répondre à l'afflux de migrants qui débarquent en Italie puis cherchent pour certains d'entre eux à passer sur le sol français. L'objectif est de fermer la porte aux migrants économiques afin de pouvoir mieux accueillir les réfugiés éligibles au droit d'asile.

 

 

Mission de faisabilité "fin août"

 

Hier, Emmanuel Macron a annoncé que la France allait créer des "hotspots" en Libye et peut-être dans d'autres pays africains. Des agents de l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) examineront dans ces centres les demandes d'asile des migrants pouvant prétendre à une protection. Ils pourront alors venir légalement en France, sans risquer leur vie en Méditerranée, ni payer des réseaux criminels de passeurs. Une première mission de faisabilité est prévue fin août mais le chaos libyen rend des choses très compliquées. L.C.

 


30/07/2017
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le Progrès du mercredi 26 juillet 2017

 

 
 
    POLITIQUE - ASSEMBLÉE. MORALISATION DE LA VIE PUBLIQUE : FIN DU CASIER
       JUDICIAIRE VIERGE

 

 

 

Lundi, l'assemblée nationale est revenue sur l'obligation de disposer d'un casier judiciaire vierge pour les candidats à une élection (bien dommage ! c'était tout à fait normal - chantalou42) et hier, le projet de suppression de la réserve parlementaire divisait les députés.

 

 

Depuis lundi, l'Assemblée nationale planche sur la moralisation de la vie publique avec deux projets de loi déjà largement adoptés au Sénat.

 

 

Les députés sont revenus sur l'obligation de disposer d'un casier judiciaire vierge pour les candidats à une élection, préférant introduire de nouvelles sanctions pour les élus en cas d'atteinte à la probité.

 


26/07/2017
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le Progrès du mercredi 19 juillet 2017

 

 
 
    ASSEMBLÉE NATIONALE - IL N'Y A PLUS DE DÉPUTÉ-MAIRE

 

 

 

L'interdiction du cumul d'un mandat parlementaire avec une fonction exécutive locale est entrée en application hier à l'Assemblée nationale, mettant fin à la figure du député-maire. Les députés "cumulards" élus le 18 juin avaient 30 jours pour démissionner du mandat de leur choix. À défaut, ils conservent le mandat le plus récemment acquis (député) et sont démissionnaires d'office du mandat le plus ancien. La plupart ont pris les devants et organisé leur succession, même les plus farouches opposants à la loi anti-cumul.

 


22/07/2017
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le Progrès du dimanche 16 juillet 2017

 

 
 
    DIPLOMATIE - FRANCE-ISRAËL. NÉTANYAHOU VIENT TESTER MACRON 

 

 

Attendu aujourd'hui à Paris pour commémorer la rafle du Vel d'Hiv en 1942, le Premier ministre israélien va rencontrer pour la première fois le nouveau président français.

 

 

Une commémoration et un test diplomatique sont au programme de la visite de Benjamin Nétanyahou aujourd'hui à Paris. Le Premier ministre sera au côté du président Macron pour commémorer le 75e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv qui reste une des taches les plus sombres de l'histoire contemporaine française.

 

 

Les 16 et 17 juillet 1942, la police française a arrêté plus de 13 000 juifs à Paris, y compris des milliers d'enfants que les nazis n'avaient pas réclamés. Entassés pendant quatre jours dans des conditions inhumaines au Vélodrome d'Hiver, un stade de cyclisme, ils furent déportés à Auschwitz. Moins d'une centaine de personnes en revinrent.

 

 

La présence du dirigeant israélien fait grincer quelques dents, certains dénonçant "un mélange des genres" ou "une instrumentalisation" des juifs français. L'association UJFP (Union juive française pour la paix) se dit ainsi "choquée" qu'un dirigeant israélien soit convié à la commémoration d'un "crime contre l'humanité franco-français".

 

 

 

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Conflit israélo-palestinien : quel rôle ?

 

À l'issue de la cérémonie, le chef du gouvernement de l'État hébreu aura un entretien bilatéral avec le président Macron. Cette visite doit permettre de "rappeler l'importance de la laïcité et la lutte inconditionnelle contre toute forme d'antisémitisme", précise l'Elysée.

 

 

Pour le dirigeant israélien, ce sera aussi l'occasion de tester son interlocuteur sur les intentions de la France concernant le rôle qu'elle entend jouer sur le dossier israélo-palestinien. Le président français, qui a reçu récemment à l'Elysée le président palestinien Mahmoud Abbas, a réitéré le soutien de la France à la solution à deux États et sa condamnation de la colonisation israélienne : deux axes traditionnels de la diplomatie française sur ce sujet. Mais il n'a pas dit s'il entendait relancer l'initiative française de son prédécesseur François Hollande, qui prônait une approche internationale du conflit et avait organisé en janvier 2017 une conférence internationale sur le Proche-Orient, provoquant la colère d'Israël.

 


19/07/2017
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le Progrès du vendredi 14 juillet 2017

 

 
 
    FRANCE/ÉTATS-UNIS - VISITE. TRUMP-MACRON, CLIMAT DE SUPER AMITIÉ

 

 

 

Les deux présidents et leurs épouses n'ont pas lésiné sur les fastes, les signes, les images et les mots pour montrer hier à Paris qu'ils n'étaient pas de simples alliés mais de grands amis. Suite ce matin au défilé du 14-Juillet.

 

 

Quand un président américain débarque en France cent après les divisions d'infanterie, cela se voit. Un aéroport civil est coupé du monde pendant une demi-heure, le temps pour Air Force One de se poser et de déposer ses prestigieux passagers (les autorités US ont imposé Orly plus facile à sécuriser que le Bourget).

 

 

Puis à dix minutes d'écart, deux cortèges, un leurre et le vrai, celui du président se sont élancés avec chacun leurs 4 x 4 massifs et noirs de marque Chevrolet Suburban jusqu'au 55 de la rue Faubourg Saint-Honoré à Paris, l'adresse de l'Elysée.

 

 

 

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Nicholas Dungan, directeur de recherche à l'institut de relations internationales et stratégiques, Atlantic Council, et Science Po

 

 

 

"Trump est exposé à une France forte"

 

 

 

Avec deux nouveaux présidents doit-on s'attendre à un nouveau chapitre des relations franco-américaines ?

 

"Non, c'est une façon de sceller cette relation, qui dure depuis Lafayette et Vergennes, avec deux nouveaux présidents. L'ironie du sort, c'est qu'Emmanuel Macron est le plus jeune, qui pour l'instant réussi mieux, dispose d'une assise législative beaucoup plus forte, d'une légitimité internationale Tout ce dont Trump est, pour l'instant privé. Le président qui réussit reçoit le président qui échoue. C'est d'une très grande élégance".

 

 

 

Qu'est-ce qui les oppose ?

 

"Macron a fait Sciences Po, l'ENA, il a lu Machiavel. Il faut se faire respecter avant de se faire aimer. Donald Trump a, lui, un énorme complexe d'infériorité, qu'il surcompense par une attitude un peu brute. Trump ne lit pas, n'écoute pas, et ne comprend pas ce qu'il voit. Donc Macron lui a montré des choses : la tour Eiffel "la France est la France, Paris est Paris", le tombeau de Napoléon. Pour Trump l'Américain, Napoléon est d'abord le nom d'un éclair pâtissier aux USA. La conception française des Américains a été incarnée par Dwight Eisenhower, John F. Kennedy. Trump, un inculte qui débarque, a été exposé à une France forte". Propos recueillis par Xavier Frère


18/07/2017
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le Progrès du mercredi 12 juillet 2017

 

 
 
    FINANCES PUBLIQUES - ÉCONOMIES. TOUR DE VIS DANS LES MINISTÈRES

 

 

 

Pour ramener le déficit public sous la barre fatidique des 3 % du Produit intérieur brut cette année, le ministère des Finances serre la vis à tous les ministères sans toucher à la Sécu ni aux effectifs.

 

 

La soustraction a été vite réglée. Moins 850 millions d'euros pour le ministère de la Défense moins 526 pour celui de l'Intérieur, moins 282 pour les Affaires étrangères.. Tous les ministères seront mis à contribution cette année pour récupérer 4,5 milliards d'euros et contenir ainsi le déficit public à 3 % du Produit intérieur brut (PIB).

 

 

"Ni les collectivités locales, ni la Sécurité sociale ne seront mises à contribution", se félicite le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin précisant que les économies seront réalisées" sur le seul budget de l'État".

 

 

Les minimas sociaux sont préservés, les effectifs de fonctionnaires aussi et le gouvernement ne procédera pas à des augmentations d'impôts. Les économies s'effectueront sur le fonctionnement, les commandes, les gains de productivité et les grandes infrastructures. Mais c'est partie remise pour 2018.

 

 

 

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■ Pourquoi de coup de rabot

 

Depuis plusieurs années, Bruxelles faisait preuve de souplesse budgétaire à l'égard de la France. Pour la première fois depuis dix ans, le déficit public de la France sera contenu à 3 % du Produit intérieur brut (PIB). Comme l'exige le Pacte de stabilité européen et... comme l'avait déjà promis François Hollande.

 

 

Sauf que le récent audit de la Cour des comptes a obligé le gouvernement d'Édouard Philippe à un coup de rabot imprévu sur la dépense publique : en l'absence de mesures fortes de redressement, le déficit se serait élevé à 3,2 %. D'où les coupes budgétaires annoncées hier pour maintenir le budget dans les clous européens.

 

 

 

■ En 2018 : 20 milliards d'économies

 

Les économies de cette année ne sont qu'une entrée en matière. Car le gouvernement s'est engagé à stabiliser les dépenses publiques hors inflation en 2018. Selon les experts, cela implique d'économiser près de 20 milliards d'euros, un niveau jusque-là inédit. Une facture revue à la hausse avec les suppression de la taxe d'habitation et la transformation de l'impôt sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI) programmée dès l'an prochain qui coûteront entre 4 et 6 milliards.

 

 

 

■ Une mise en scène ?

 

Pendant la campagne, Emmanuel Macron avait évoqué le chiffre de 2,8 % de déficit en 2018. Mais il pourrait être tenté désormais de s'en tenir au strict minimum, à savoir 3 %. Le ministre des Comptes publics promet, lui, des "réformes de structure". Logement, emploi, formation, collectivités locales... "Toutes les thématiques de la politique publique sont sans doute à revoir afin de moins dépenser".

 

 

Son plan de rigueur pour 2017 n'a en tout cas pas convaincu l'opposition : "C'est de la régulation budgétaire classique, comme on en fait depuis toujours", a réagi Eric Woerth, président LR de la commission des finances de l'Assemblée nationale, dénonçant une forme de "mise en scène".

 


14/07/2017
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le Progrès du mercredi 28 juin 2017

 

 
 
    ASSEMBLÉE NATIONALE - VOTE. FRANÇOIS DE RUGY AU PERCHOIR

 

 

 

Le député de Loire-Atlantique, ancien écologiste, 43 ans, a été élu président de l'Assemblée nationale par la majorité LREM et Modem. Il remettra son poste en jeu à mi-mandat.

 

 

 

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28/06/2017
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