L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

POLITIQUE


le Progrès du mardi 20 juin 2017

 

 
 
    SECOND TOUR - FERRAND DEVIENT PATRON DU GROUPE MAJORITAIRE À
      L'ASSEMBLÉE

 

 

 

ET MAINTENANT, AU TRAVAIL MESSIEURS DAMES LES DÉPUTÉS

 

 

Après la large victoire aux législatives, le gouvernement a démissionné hier pour mieux être reconduit aujourd'hui ou demain mais sans Richard Ferrand exfiltré à l'Assemblée. Le Président entend mettre sa majorité en marche accélérée vers les réformes au même rythme que son gouvernement et son mouvement.

 

 

 

EN CHIFFRES

 

 

■ Plus jeune

 

L' Assemblée  perd plus de cinq ans de moyenne d'âge : de 54 ans en 2012 à 48 ans et 8 mois en 2017.

 

 

 

■ Plus féminine

 

Le record du nombre de femmes à l'Assemblée - 155 en 2012 - est battu avec 223 élues, sans doute 226 après le remplacement des ministres par leurs suppléant(e)s. La République en Marche compte la part la plus importante de femmes (47 % d'élues).

 

 

 

■ Plus de cadres, moins de retraités

 

Le nombre de cadres grimpe de 134 à 80 mais ils sont désormais plutôt issus du privé (59 % contre 39 % en 2012) que du public. Les professions libérales passent de 74 à 103 députés, les enseignants de 47 à 61, les employés de 8 à 21 et les agriculteurs de 9 à 13. Il y aura 41 chefs d'entreprise au palais Bourbon contre 19 auparavant. Le nombre de retraités a fondu de plus de moitié, de 106 à 41 e 29 permanents politiques ont été élus contre 60 il y a cinq ans. À noter l'élection d'un étudiant et d'un ouvrier.

 

 

 

■ Peu d'anciens députés

 

Sur les 345 députés candidats à leur réélection, 140 l'ont emporté. 59 ministres ou anciens ministres depuis 1995 étaient en ligne de départ, pour seulement 20 vainqueurs. En tout, 424 élus n'ont jamais été députés. C'est le cas de tous les députés LFI, de 91 % des REM, 40 % des LR.

 

 

 

■ Cumul

 

Deux cents députés élus sont titulaires d'un mandat exécutif local (maire, adjoint au maire, vice-président ou président d'un conseil départemental ou régional...). Mandat qu'ils devront abandonner en juillet d'après la loi sur le non-cumul des mandats. 237 sont exclusivement députés.


22/06/2017
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le Progrès du lundi 19 juin 2017

 

 
 
    SECOND TOUR - MAJORITÉ POUR LE PRÉSIDENT. LA DÉMOBILISATION ET
       UNE MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE NORMALE

 

 

 

Saturés de politique ou peu motivés par un scrutin joué au premier tour, les Français ont boudé les urnes comme jamais. Les votants ont atténué la tendance du premier tour : la République en Marche obtient une majorité absolue et nette mais pas écrasante.

 

 

La plus longue séquence électorale de la Ve République se conclut par le plus grand chambardement de la vie politique depuis 1958. L'Assemblée nationale de tous les records issue hier de ces élections législatives illustre ce bouleversement entamé voilà dix mois : c'est la plus renouvelée, la plus féminine, la plus jeune, la plus diplômée de l'histoire. Mais ces députés sont aussi collectivement les moins bien élus : jamais l'abstention n'a été aussi majoritaire dans le pays.

 

 

 

La colère ou l'espérance

 

Depuis les séquences éliminatoires de l'hiver (primaires, renoncements) jusqu'à ce second tour des élections législatives, les Français auront été constants dans le désenchantement et le désir de changement.

 

 

Colère ou espérance, jusqu'au bout, ce mélange a été explosif pour les partis en place depuis si longtemps. Il a servi de catalyseur pour la force la plus neuve et la plus centrifuge incarnée par un jeune président sous le nom de la République en Marche et sa couleur jaune. Ce partage des citoyens entre deux sentiments s'est traduit hier par la démobilisation des uns et par la confirmation du phénomène Macron pour ceux qui ont effectué le trajet domicile-bureau de vote.

 

 

L'arrivée dès ce matin des nouveaux députés marcheurs par la petite porte du Palais-Bourbon pour cause de travaux sur l'entrée prestigieuse de l'édifice, colle avec la réalité de leur élection. Moins d'un citoyen inscrit sur deux a participé à ce scrutin. Pic de canicule, pic d'abstention ? C'est plus qu'un coup de chaleur. Une telle catastrophe civique place la démocratie en vigilance rouge.

 

 

Par lassitude, désintérêt ou acte contestataire, les Français relèguent l'élection du député en deuxième division. Les nouveaux dirigeants ne peuvent laisser le calendrier et la formule du scrutin en l'état sous peine de dégrader la légitimité des élus qui votent les lois. Les débats sur la fusion avec la présidentielle et la proportionnelle restent ouverts.

 

 

 

Chambre jaune

 

Le sens de la marche victorieuse des candidats du parti fondé par le président de la République est plus facile à interpréter : les votants ont validé l'affichage des réformes du nouveau gouvernement. Surtout dans les métropoles, dans l'ouest et dans les régions les moins touchées par la crise. Une jolie photo avec le président Macron a parfois suffi pour obtenir le badge d'accès au Palais-Bourbon face aux partis anciens.

 

 

Mais la majorité dans cette chambre jaune n'est pas aussi écrasante que l'annonçaient sondages et présages au lendemain du premier tour. Avec 316 députés sur 577, le parti présidentiel était assuré de la majorité absolue et son allié le Modem avec 45 élu pourra installer son groupe parlementaire.

 

 

Les appels au rééquilibrage "des pleins pouvoirs", venus de droite ou de gauche entre les deux tours ont été entendus surtout dans les circonscriptions rurales. Des sortants LR-UDI bien implantés ont ainsi inversé le pronostic.

 

 

Les deux partis de droite réunis perdent plus d'une centaine d'élus (126 au lieu de 225). Ils demeurent la première force d'opposition. Sur le papier seulement. Car l'heure de vérité sonnera lors du vote de confiance au gouvernement : certains saisiront la main tendue, d'autre la repousseront.

 

 

Pour le Parti socialiste, il était trop tard  de majoritaire, il passe à marginalisé en une mandature comme son homologue grec du Pasok. Son secrétaire national Jean-Christophe Cambadélis s'est retiré de la direction du parti.

 

 

Sur beaucoup de lois, le gouvernement pourra néanmoins compter sur la quasi totalité des députés PS PRG et divers gauche au nombre de 45 ou 46 si l'élection de Manuel Valls est confirmée.

 

 

 

Mélenchon et le FN mieux que prévu

 

Le succès d'En Marche au premier tour a sans doute réveillé les partis les plus frontalement opposés à l'attelage. Macron-Philippe.

 

 

Tout à gauche, la France Insoumise obtient le plus beau score de cette famille politique depuis 1976. Élu à Marseille, Jean-Luc Mélenchon sera entouré de près de 20 députés de son mouvement. Il pourra même se passer des communistes pour former un groupe (15 députés requis). Le résultat est meilleur qu'escompté. Le tribun des Insoumis obtient la meilleure tribune de sa longue carrière politique (six mandats différents !).

 

 

Comme lui, à l'autre bout de l'échiquier, Marine le Pen quitte le Parlement de Strasbourg pour s'installer à Paris après quatre tentatives. Le Front national n'aura pas de groupe parlementaire mais grâce au bassin minier du Nord-Pas-de-Calais (cinq élus), il passe de deux à sept ou huit élus, progression pas forcément pronostiquée.

 

 

En revanche, le débat interne s'annonce tendu. "Je dirai pourquoi on n'a pas gagné", tonnait hier le sortant Gilbert Collard réélu dans le Gard.

 

 

Tiraillée ou disparate, l'opposition existe à l'Assemblée. Et dans le pays ? Après le dégagisme, le peuple a surtout dit hier "on attend de voir". La pression est déjà forte sur le gouvernement et ses députés. Pascal Jalabert

 


21/06/2017
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le Progrès du dimanche 18 juin 2017

 

 
 
    LÉGISLATIVES - SECOND TOUR AUJOURD'HUI. VOICI LES MISSIONS DES
      DÉPUTÉS

 

 

 

Travail législatif, contrôle de l'exécutif, présence su le territoire... Le rôle des 577 représentants de l'Assemblée nationale est défini par la Constitution.

 

 

Si on lit bien la Constitution, les législatives sont les élections les plus importantes puisque le scrutin détermine la majorité qui gouverne le pays. Ce second tour est donc une étape essentielle dans la vie démocratique.

 

 

 

■ Écrire et voter les lois

 

Le premier rôle d'un député, c'est de débattre et voter les projets de lois qui émanent du gouvernement ou de propositions étudiées par eux-mêmes ensuite en commission parlementaire.

 

 

Chaque député siège dans l'une des huit commissions permanentes de l'Assemblée nationale : finances, affaires sociales, affaires culturelles et de l'éducation, affaires économiques, défense nationale, affaires étrangères, développement durable et aménagement du territoire, lois et administration.

 

 

Les députés peuvent aussi soumettre des amendements sur un loi, une tactique souvent employée par l'opposition pour retarder le vote et l'adoption d'un texte par la majorité.

 

 

 

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■ Relation avec le Sénat

 

Le travail législatif ne s'arrête pas au Palais-Bourbon. Une fois qu'un texte de loi est examiné, amendé et voté par l'Assemblée, il est transmis au Sénat. Les sénateurs l'examinent, peuvent l'amender et le rectifier à leur tour. Si le texte a été amendé, il repart dans l'hémicycle pour être à nouveau voté. Ces allers-retours sont appelés navette parlementaire. Deux sont possibles. Si les deux chambres ne trouvent pas d'accord, les députés, élus au suffrage universel direct, ont le dernier mot.

 

 

 

■ Contrôle de l'exécutif

 

Les députés contrôlent l'action du gouvernement, par plusieurs moyens. Ils posent des questions lors de séances à l'Assemblée et adressent des courriers aux ministres. Ils peuvent déclencher une motion de censure qui permet, si elle est votée par au moins 289 députés, de renverser le gouvernement. Un seul gouvernement a été contrait à la démission sous la Ve République : celui de Georges Pompidou en 1962. En revanche, toute modification de la Constitution passe par le Congrès (députés et sénateurs réunis en assemblée à Versailles) et doit être adoptée à la majorité des trois cinquièmes.

 

 

 

■ L'élu d'un territoire

 

Le député tient des permanences dans sa circonscription d'élection : lui-même ou ses assistants parlementaires doivent y recevoir régulièrement les administrés pour, en théorie, remonter les sujets d'ordre local au gouvernement. Il dispose d'une enveloppe budgétaire baptisée "réserve" pour financer l'économie, les associations et la vie en société sur son territoire. Celle-ci est amenée à disparaître avec la loi sur la moralisation de la vie politique. A.-S.B.

 

 

 

■ L'indemnité : 7 185,60 euros

 

L'indemnité brute mensuelle d'un député s'élève à 7 185,60 euros. Outre cette rémunération, différents moyens matériels sont mis à sa disposition : une indemnité représentative de frais de mandat de 5 840 euros par mois ainsi qu'un crédit ouvert mensuellement de 9 618 euros pour la rémunération des collaborateurs.

 

■ Immunité parlementaire

 

La Constitution fixe un régime d'immunité. "Aucun membre du Parlement ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l'occasion des opinions ou votes émis par lui dans l'exercice de ses fonctions". Sauf "en cas de crime ou délit flagrant ou de condamnation définitive", un député ne peut être arrêté, placé en garde à vue ou incarcéré "qu'avec l'autorisation du Bureau de l'Assemblée".

 

 

 

■ Le suppléant

Il est appelé à remplacer le titulaire en cas de décès, de nomination au gouvernement ou au Conseil constitutionnel, de mission confiée au titulaire par le gouvernement. Il ne touche aucune indemnité et ne le remplace pas en cas de démission.

 

 


21/06/2017
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le Progrès du lundi 12 juin 2017

 

 

 
    PREMIER TOUR - BALLOTAGE FAVORABLE POUR PLUS DE 400 CANDIDATS DU
      PARTI DU PRÉSIDENT

 

 

 

LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE TRIOMPHALE VERS L'ASSEMBLÉE

 

 

Les résultats de ce premier tour marqué par une abstention record promettent une déferlante de députés de la République en marche sur l'Assemblée nationale. Les autres partis ne récoltent que des miettes.

 

 

Donnons les moyens de gouverner à cette nouvelle équipe. Donnons une majorité à ce président de 39 ans tout nouveau tout beau. Tentons l'expérience du renouvellement, de la recomposition politique, d'une politique à l'inspiration et droite et gauche. Ils sont donc limpides, les messages envoyés hier par la très forte majorité des électeurs. Du moins ceux qui ont pris la peine de se déplacer vers les bureaux de vote.

 

 

Pari gagné pour Emmanuel Macron. Il n'avait cessé de le répéter au long de la campagne présidentielle : les Français sont cohérents, s'ils m'élisent, ils me donneront une majorité à l'Assemblée... Et il l'aura, assurément, et de quelle manière ! Les premiers résultats donnaient hier soir autour de 32 % des suffrages aux candidats de la République en marche (REM).

 

 

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LR : premier parti d'opposition très affaibli

 

Le parti Les Républicains dépasse son score à la présidentielle, mais devrait perdre un député sur deux.

 

 

 

En miettes, la gauche paie ses divisions

 

Le PS subit un effondrement spectaculaire, et fait jeu égal avec la France insoumise.

 

 

 

Coup d'arrêt pour le Front national

 

Le score du FN est en forte baisse par rapport à la présidentielle. Le parti de Marine Le Pen n'aura sans doute pas de groupe parlementaire.

 


14/06/2017
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le Progrès du mercredi 7 juin 2017

 

 
 
    SOCIAL - LE GOUVERNEMENT MACRON VEUT BOUCLER LES ORDONNANCES
      LE 20 SEPTEMBRE

 

 

 

Comment le travail va être réformé en 18 mois

 

 

Répartition entre branche et entreprise, fusions des instances de représentation des salariés, encadrement des dommages et intérêts aux prud'hommes : le Premier ministre à transmis sa feuille de route aux partenaires sociaux.

 

 

Réformer le code du travail d'ici le 20 septembre : c'est l'objectif du gouvernement, qui a transmis hier sa feuille de route aux partenaires sociaux. Avec une volonté : "Libérer l'énergie des entreprises et des actifs" pour créer des emplois, en offrant de la souplesse aux entreprises et de la sécurité aux salariés. Le code du travail est le premier et le plus sensible des chantiers sociaux qui vont durer 18 mois.

 

 

Retraites, assurance-chômage : des chantiers qui s'enchaînent

 

Le gouvernement a tracé les lignes d'un chantier social qui s'étale sur 18 mois. Après la réforme du code du travail d'ici fin septembre, l'exécutif s'attaquera à l'automne à la sécurisation des parcours professionnels (apprentissage, assurance chômage, formation professionnelle). Un projet de loi y sera consacré au printemps 2018.

 

 

Emmanuel Macron veut ouvrir l'assurance chômage aux salariés ayant démissionné et aux indépendants. Une réforme qui entrera progressivement en vigueur à partir de l'été 2018. Auparavant, il aura fait passer une autre disposition : la suppression des cotisations sociales et patronales sur l'assurance chômage et l'assurance maladie et le transfert de leur financement sur la CSG.

 

 

Enfin, le dernier chapitre sera consacré aux retraites, en 2018. En attendant cette réforme qui devrait instaurer un régime unique et introduire un mécanisme à points sans revenir sur l'âge légal, Édouard Philippe a déclaré hier qu'il ne reviendrait pas sur le principe de pénibilité, mais qu'il simplifierait sa mise en oeuvre. Il va désigner des personnalités pour faire des propositions sur le sujet à l'automne.

 


11/06/2017
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le Progrès du mardi 30 mai 2017

 

 
 
    DIPLOMATIE - DOSSIER SYRIEN. MACRON AFFICHE SA FERMETÉ FACE À
       MOSCOU

 

 

 

Lors de leur première rencontre hier à Versailles, les chefs d'État russe et français ont plaidé pour un renforcement de leur coopération, sans cacher leurs divergences sur la Syrie et l'Ukraine.

 


03/06/2017
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le Progrès du lundi 29 mai 2017

 

 
 
    DIPLOMATIE - LE PRÉSIDENT RUSSE AUJOURD'HUI À VERSAILLES

 

 

 

 

EMMANUEL MACRON - VLADIMIR POUTINE, EN REFONDATEURS

 

 

Les deux présidents vont tenter de réchauffer les relations entre leurs deux pays, malgré les piques de la campagne, et deux gros contentieux : la Syrie et l'Ukraine.

 

 

"Le rapport de force ne me dérange pas" affirmait samedi Emmanuel Macron, après la "virile" poignée de main échangée avec le président américain Donald Trump. Tant mieux, car son invité d'aujourd'hui, le président russe Vladimir Poutine, adore cela. Au sens premier, en judoka accompli, et dans la menace : Angela Merkel ne lui pardonne pas de l'avoir reçue avec son labrador, sachant très bien qu'elle a peur des chiens...

 

 

 

Le grand jeu diplomatique du président français

 

Il fallait le faire... En moins de deux mois, le président français aura fait connaissance avec les dirigeants des quatre grandes puissances actuelles et à venir de la planète. Cette rencontre avec le président russe a été précédée jeudi par celle avec le président américain, et deux poignées de main déjà "historiques". Elle est suivie dès samedi par un déjeuner avec le Premier ministre de l'Inde, Narendra Modi. Et à l'Élysée ne démentait pas, la semaine dernière, travailler en tête-à-tête avec le président chinois Xi Jinping à l'occasion du sommet du G20 à Hambourg, les 7 et 8 juillet. 

 

 

Ce quadruplé ne doit rien au hasard, comme l'a avoué le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner : "C'est d'autant plus important qu'on suspectait ce jeune homme de ne pas avoir la carrure d'un président de la République et de ne pas être en mesure d'incarner et de défendre la France". Reste à ne pas oublier l'avis de son aîné François Hollande : les succès diplomatiques, "ça ne change rien" dans l'opinion nationale.

 


31/05/2017
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le Progrès du jeudi 18 mai 2017

 

 
 
    GOUVERNEMENT - PREMIER CONSEIL DES MINISTRES CE MATIN

 

 

 

UNE ÉQUIPE MULTICARTES QUI CHAMBOULE TOUT

 

 

Des ministres "et droite, et gauche", une cheffe d'entreprise au Travail, l'Europe dominant les Affaires étrangères... Le premier gouvernement d'Édouard Philippe est riche en nouveautés.

 

 

Et de droite, et de gauche, et aussi du centre. Et des femmes, et des hommes, à parité. Deux vieux routiers et des jeunots sans mandat. Des chefs d'entreprise, une médaillée olympique et une professeure de médecine... Laurent Fabius avait dimanche, au nom du Conseil constitutionnel, proclamé le résultat d'une "élection chamboule-tout".

 

 

Le nouveau président a été fidèle au scrutin : après avoir choisi un Premier ministre revendiqué "homme de droite", il a nommé hier un gouvernement qui chamboule les traditions.

 

 

 

Des ministères disparus ou rattachés

 

En réduisant de trente-sept à vingt-deux le nombre de membres du gouvernement, Emmanuel Macron a supprimé plusieurs ministères et secrétariats d'État. Soit ils sont rattachés à d'autres, soit ils disparaissent carrément.

 

 

La Fonction publique revient à Bercy et plus précisément sous la direction de Gérald Darmanin en charge des Comptes publics. Richard Ferrand, champion de la passation des pouvoirs hier soir, récupère ce qui était couvert par trois ministères et deux secrétariats d'État : la ville (Patrick Kanner, Hélène Geoffroy), l'aménagement du territoire (Jean-Michel Baylet), le logement (Emmanuelle Cosse) les collectivités locales (Estelle Grelier). Cinq en un !

 

 

Fini les secrétariats d'État au commerce-artisanat à Bercy, aux anciens combattants à la Défense, à la formation professionnelle au Travail. Les représentants de ces professions et associations l'on regretté dès hier soir. Cure d'amaigrissement au Quai d'Orsay où s'effacent deux secrétariats d'État : tourisme et francophonie.

 

 

Les postes occupés par les anciens écologistes Barbara Pompili (biodiversité) et Jean-Vincent Placé (simplification) n'existent plus. La ministre de la Solidarité et de la Santé Agnès Buzyn s'occupera également de l'aide aux victimes et des personnes âgées sans l'appui de secrétaires d'État dédiés à ces deux domaines, comme dans les gouvernements Valls et Cazeneuve. En revanche, la Recherche et les Transports sont confiés à des ministres et non à des secrétaires d'État, manière de marquer les priorités.

 

 

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21/05/2017
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le Progrès du mercredi 17 mai 2017

 

 
 
    TRANSPARENCE - LES MINISTRES NOMMÉS AUJOURD'HUI DEVRONT SATIS-
      FAIRE À L'EXEMPLARITÉ

 

 

 

GOUVERNEMENT RETARDÉ POUR CAUSE DE CONTRÔLE FISCAL

 

 

Le nouveau gouvernement sera connu aujourd'hui à 15 heures. Le président Macron et son nouveau Premier ministre Édouard Philippe se sont donnés 24 heures de plus pour vérifier la situation fiscale, patrimoniale et judiciaire des ministres retenus.

 

 

 

Moraliser la vie publique, premier chantier

 

Le projet de loi, attendu en conseil des ministres avant les élections législatives, comportera "l'interdiction du népotisme pour les parlementaires". Autrement dit, embaucher un membre de sa famille sera interdit pour tout "élu ou ministre", précisait le programme du candidat Macron.

 

 

Autre disposition-clé : l'interdiction de plus de trois mandats identiques successifs dans la lignée de la loi sur le non-cumul entre mandat parlementaire et fonction exécutive locale.

 

 

Pour prévenir les conflits d'intérêts, il sera interdit aux parlementaires l'exercice d'activités de conseil parallèlement à leur mandat. Actuellement, il est seulement interdit à un député de démarrer une telle activité.

 

 

Et toutes les indemnités parlementaires "seront soumises à l'impôt", ce qui vise l'indemnité de frais de mandat (IRFM) défrayant régulièrement la chronique. Le régime spécial des retraites des députés et sénateurs disparaîtra. Enfin, Emmanuel Macron veut imposer un casier judiciaire vierge aux candidats aux élections, comme pour ceux investis pour juin par son mouvement La République en Marche. C'est dans un autre texte que le président prévoit d'inscrire, avant fin 2017, la réduction d'un tiers du nombre de parlementaires et une dose de proportionnelle.

 

 

 

 

 

Jean-Marie Godard coauteur de "La France qui gronde" (Flammarion)

 

 

 

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"Le citoyen est devenu intransigeant sur l'exemplarité"

 

 

 

Vous avez traversé le pays à la rencontre des Français en colère. En quoi les affaires contribuent-elles à cette colère ?

 

"Quelle que soit la région et sans arrêt, nous entendions la même chose : les hommes et les femmes politiques nationaux ne pensent qu'à deux choses, leur carrière et l'argent. Il n'y a pas de soupçon de malhonnêteté ou d'illégalité mais un reproche sur des comportements. On nous parlait 10 ans après du bling-bling de Sarkozy, de l'affaire Cahuzac. Dans la campagne de Maine-et-Loire, une interlocutrice nous a dit "il faudrait leur retirer un peu de fric et des avantages pour qu'ils connaissent le prix d'un ticket de métro, qu'ils achètent leur pain et paient le plein d'essence".

 

 

Le sentiment, c'est à la fois des politiques coupés de la réalité et qui ne s'occupent ni du quotidien des gens ni du fond. Les moteurs de recherche internet qui abordent la vie politique sous l'angle people ont eu un effet ravageur dans l'opinion. Le citoyen est devenu intransigeant sur l'exemplarité".

 

 

 

Une loi intransigeante sur la transparence et la moralisation peut-elle renouer la confiance ?

 

"Les gens apprécieront. Mais ce sera plus compliqué de renouer la confiance car le rejet va plus loin que la question des affaires. Le spectacle, la mascarade, la petite phrase qui fait polémique sont assimilées à ce monde-là et participent au rejet. En outre une loi sera aussi sans effet si une affaire Cahuzac, Fillon ou Thévenoud se produit dans l'équipe au pouvoir".

 

 

La critique n'englobe pas les élus locaux ?

 

"Ils sont épargnés par ces reproches parce qu'en prise directe avec les réalités locales et à portée d'engueulade dans les petites villes comme le dit le maire LR de Noirmoutier. Dans les conseils municipaux de petites communes, on trouve des situations comparables à la méthode Macron : un maire de droite qui confie les délégations à la culture et au social". Propos recueillis par P.J.

 


20/05/2017
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le Progrès du mardi 16 mai 2016

 

 
 
    GOUVERNEMENT - LE NOUVEAU PREMIER MINISTRE EST UN PROCHE DE
     JUPPÉ

 

 

 

ÉDOUARD PHILIPPE, ACTE II DE LA RECOMPOSITION

 

 

Le choix du député-maire du Havre, un élu de droite juppéiste, participe de la recomposition politique entamée par Emmanuel Macron. Les missions du Premier ministre : décomposer la droite, gagner les législatives, lancer les réformes très vite.

 

 

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20/05/2017
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le Progrès du lundi 15 mai 2017

 

 

 
    CÉRÉMONIE DE PASSATION DE POUVOIR À L'ÉLYSÉE

 

 

 

EMMANUEL MACRON, LE NOUVEAU ROI DE LA RÉPUBLIQUE

 

 

"Rendre confiance aux Français" : c'est le but que s'est fixé hier le président de la République, lors d'une cérémonie mêlant gravité des propos et légèreté de la musique.

 

 

 

IL A DIT

 

 

Premier discours officiel du nouveau président, hier à l'Élysée. Extraits :

 

 

■ Monde

 

"Le monde entier a regardé notre élection présidentielle. Partout, on se demandait si les Français allaient décider à leur tour de se replier sur le passé illusoire, s'ils allaient rompre avec la marche du monde, quitter la scène de l'Histoire, céder à la défiance démocratique, l'esprit de division et tourner le dos aux Lumières, ou si au contraire, ils allaient embrasser l'avenir, se donner collectivement un nouvel élan, réaffirmer leur foi dans les valeurs qui ont fait d'eux un grand peuple".

 

 

 

■ Confiance

 

"La première (exigence) sera de rendre aux Français cette confiance en eux, depuis trop longtemps affaiblie. Je vous rassure, je n'ai pas pensé une seule seconde qu'elle se restaurerait comme par magie le soir du 7 mai. Ce sera un travail lent, exigeant, mais indispensable".

 

 

 

■ Écoute

 

"Je veillerai à ce que notre pays connaisse un regain de vitalité démocratique. Les citoyens auront voix au chapitre. Ils seront écoutés".

 

 

 

■ Responsabilité des élites

 

"Nous ne pouvons plus nous réfugier derrière des usages ou des habitudes parfois hors du temps. Nous devons retrouver le sens profond, la dignité de ce qui aujourd'hui nous rassemble : agir de manière juste et efficace pour notre peuple".

 

 

 

■ Travail

 

"Les Françaises et les Français, en cette heure, attendent beaucoup de moi. Ils ont raison car le mandat qu'ils me confient leur donne sur moi le droit d'une exigence absolue. J'en suis pleinement conscient [...] En ce qui me concerne, dès ce soir, je serai au travail".

 


19/05/2017
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le Progrès du samedi 13 mai 2017

 

 

 

 

POLITIQUE – APRÈS LE QUINQUENNAT DE FRANÇOIS HOLLANDE. ÉTAT DES LIEUX : COMMENT VA LA FRANCE ?

 

 

Un nouveau quinquennat débute demain à l'Élysée, sans qu'ai été dressé le bilan de celui qui s'achève. Il est pour le moins contrasté, avec un point noir : la jeunesse.

 

 

« Aujourd'hui, la France est plus forte qu'il y a cinq ans », écrit François Hollande en ouverture d'une belle brochure intitulée « Un quinquennat pour la France et les Français ». Publiée en mars, elle est passée totalement inaperçue dans une campagne présidentielle qui a fait l'impasse sur le bilan du sortant. Mais qu'en est-il vraiment : la France est-elle plus forte ? Va-t-elle mieux, comme a commencé à l'affirmer François Hollande il y a un an.

 

 

 

Un pays innovant

 

Oui, si l'on en croit le résultat du scrutin, qui choisit le candidat pariant le plus sur l'optimisme. Cela correspond à l'évolution du moral des ménages mesurée par l'Insee, qui a retrouvé le niveau d'avant la crise de 2008, après une longue déprime. Oui encore, si l'on regarde la place de la France dans le monde. Elle conserve le 5e rang en termes de richesse (PIB), elle occupe le 4e en nombre de brevets déposés, qu sont autant d'investissements sur l'avenir.

 

 

La France a des atouts, confirment les deux « think tanks » que nous avons sollicités : ses territoires, selon Marc-Olivier Padis (Terra Nova), son système de santé pour Angèle Malâtre-Lansac (Institut Montaigne). Ce dernier lui permet de décrocher la première place mondiale en espérance de vie à 65 ans.

 

 

La jeunesse oubliée

 

Mais le scrutin a également montré que l'optimisme n'est pas général. La faute, sans doute, à la persistance du chômage, pointé parmi nos faiblesses par Thierry Pech (Terra Nova). Il frappe d'abord les plus jeunes dont près d'un quart ne trouve pas d'emploi - en 2017, comme en 2012. La France est ainsi beaucoup plus performante sur l'espérance de vie des plus âgés, que l'espérance d'emploi des plus jeunes. Et c'est également du côté de la jeunesse, plus précisément de l'éducation, que Laurent Bigorgne (Institut Montaigne) pointe la faiblesse nationale. Une éducation d'ailleurs presque absente des débats de cette présidentielle.

 

 

François Hollande avait demandé en 2012 à être jugé sur son action en faveur de la jeunesse. Le bilan n'est pas franchement positif. Et ce n'est pas tenable à long terme, dans un pays qui conserve heureusement, assez seul en Europe, une démographie dynamique. Un pays dont la proportion de bacheliers dans la population est passée d'un quart à près des trois quarts en une génération (1980-2013). La conséquence ? À la présidentielle, l'abstention a été la plus forte chez les moins de 25 ans, à près d'un tiers. Après la jeunesse en révolte des années 60-70, et la vitalité qu'elle a générée, la France pourrait découvrir les ravages d'une jeunesse se mettant en retrait d'une société qui ne lui laisse pas de place. Francis Brochet


16/05/2017
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le Progrès du mercredi 10 mai 2017

 

 
 
EXTRÊME DROITE - COUP DUR AU FN. MARION MARÉCHAL-LE PEN RACCROCHE
      DÉJÀ

 

 

 

Quelques jours à peine après la nette défaite de sa tante au second tour de la présidentielle, Marion Maréchal-Le Pen se retire temporairement de la vie politique, affaiblissant un peu plus le Front national et Marine Le Pen en vue des législatives.

 


12/05/2017
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