L'AIR DU TEMPS

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FAITS DIVERS


Franceinfo - le dimanche 11 février 2018

 

 

Mort de Fiona : la mère de la fillette et son ex-compagnon condamnés à vingt ans de prison en appel

 

 

En première instance, Cécile Bourgeon avait été acquittée pour les violences ayant entraîné la mort de Fiona et avait été uniquement condamnée à cinq ans de prison pour avoir fait croire à un enlèvement de l'enfant

 

 

 

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 Cécile Bourgeon, la mère de la petite Fiona, le 5 septembre 2016 à Riom (Puy-de-Dôme). (THIERRY ZOCCOLAN / AFP)

 

 

 

Cécile Bourgeon, la mère de la petite Fiona, et son ex-compagnon Berkane Makhlouf ont été condamnés en appel à vingt ans de prison, dimanche 11 février. La cour d'assises de la Haute-Loire les a jugés aussi coupables l'un que l'autre des coups fatals portés à la fillette de 5 ans en 2013.

 

 

En première instance, en 2016, la cour d'assises du Puy-de-Dôme avait dissocié les peines. Cécile Bourgeon avait été acquittée pour les violences ayant entraîné la mort de Fiona et avait été uniquement condamnée à cinq ans de prison pour avoir fait croire à un enlèvement de l'enfant. Berkane Makhlouf avait, lui, déjà écopé de vingt ans de réclusion.

 

 

"Ils n'ont pas tout dit"

 

"Les mensonges, les contradictions, les silences, les incohérences, la variabilité n'ont pas permis d'appréhender le contexte exact du décès. Pour autant, le positionnement des accusés ne suffit pas à créer un doute raisonnable, a déclaré le président de la cour. Si ce n'est menti, ils n'ont pas tout dit."

 

 

Après 25 jours de procès cumulés, rien de nouveau n'a émergé sur les faits eux-mêmes. Les anciens partenaires se sont accusés l'un et l'autre d'avoir porté des coups à l'enfant, sans les lier à son décès. La cour, qui a reconnu cette fois que Fiona a été victime de "maltraitance", a également prononcé un "retrait total de l'autorité parentale" de Cécile Bourgeon sur ses deux autres enfants.

 

 

"Un procès hypothéqué par l'émotion"

 

Renaud Portejoie, l’un des avocats de Cécile Bourgeon, a annoncé qu’il allait former "un pourvoi en cassation dès lundi".

 

 

Il y aura donc un troisième procès. Renaud Portejoie, l'un des avocats de Cécile Bourgeon

 

 

De son côté, l'avocat de Berkane Makhlouf s'est dit "déçu" du verdict. "Ce procès a été hypothéqué par l'émotion, a regretté Mohamed Khanifar au micro de France Bleu Pays d'Auvergne. Il y a eu certainement plus d'émotions que de justice, plus d'émotions que d'équité. Plus de raison aurait certainement permis une décision, à mon sens, plus convenable et plus satisfaisante pour tous."

 


19/02/2018
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Franceinfo - le mardi 30 janvier 2018

 

 

Mort d'Alexia Daval : comment Jonathann Daval est passé de veuf éploré à meurtrier présumé en moins de trois mois

 

 

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Benoît ZagdounFrance Télévisions

 

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L'époux de la joggeuse, retrouvée morte en octobre dans un bois de Haute-Saône, a été arrêté par les gendarmes lundi. Il a avoué mardi le meurtre de sa femme

 

 

 

Il a craqué. Face aux enquêteurs qui l'interrogeaient depuis plus de 24 heures à la gendarmerie de Besançon (Doubs), Jonathann Daval a avoué le meurtre de sa femme, Alexia, retrouvée morte fin octobre dans un bois de Haute-Saône, à quelques kilomètres de leur domicile de Gray-la-Ville. "Il a dit que c'était un accident, qu'il ne voulait pas et il regrette", ont indiqué ses avocats, maîtres Ornella Spatafora et Randall Schwerdorffer.

 

 

>> Meurtre d'Alexia Daval : suivez en direct les derniers développements de l'enquête.

 

 

La fin de trois mois de mensonges, pendant lesquel le mari avait nié être lié à la disparition de sa femme. Du veuf éploré au mari suspect, franceinfo retrace le film des événements.

 

 

 

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Jonathann Daval, le 4 novembre 2017 à Gray (Haute-Saône), près de ses beaux-parents, Jean-Pierre et Isabelle Fouillot, lors d'une course en hommage à son épouse tuée, Alexia Daval. (MAXPPP)

 

 

 

Un homme brisé face aux caméras

 

Le 2 novembre, Jean-Pierre et Isabelle Fouillot, les parents d'Alexia Daval, convoquent la presse dans une salle de la mairie de Gray. Ils prennent la parole pour la première fois. Les flashs des appareils photo crépitent. Les caméras sont braquées sur eux. Et une forêt de micros attend de recueillir leur parole. La disparition de leur fille suscite un émoi national.

 

 

La veille, le corps d'Alexia Daval a été identifié. Le cadavre a été découvert trois jours plus tôt, calciné et dissimulé sous des branchages, dans le bois d'Esmoulins, à quelques kilomètres du parcours que la jeune femme empruntait habituellement pour son jogging. La jeune femme de 29 ans était portée disparue depuis deux jours.

 

 

 

Ce jeudi soir-là, seule Isabelle Fouillot prend la parole, brièvement. "Nous avons décidé de rendre hommage à Alexia par l'organisation d'une marche blanche qui aura lieu ce dimanche 5 novembre dans la dignité et le respect", lit-elle. Jonathann Daval fait lui aussi face aux médias pour la première fois. Il est assis entre son beau-père et sa belle-mère. Silencieux, le visage agité, les lèvres pincées, le souffle court, il peine à contenir ses sanglots.

 

 

A la sortie de la mairie, à la nuit tombée, une vingtaine de personnes forme une chaîne humaine en soutien aux proches d'Alexia Daval. A Gray, les habitants sont sous le choc. Depuis des jours, ils déposent fleurs et bougies au pied du rideau de fer baissé du restaurant tenu par les parents de la victime. L'avis de recherche est toujours placardé sur la devanture.

 

 

 

En tête d'une course en hommage à son épouse

 

Une semaine jour pour jour après la disparition d'Alexia Daval, partie de bon matin faire son habituel jogging, selon les dires de son mari aux enquêteurs, des joggeurs et beaucoup de joggeuses se rassemblent à Gray pour rendre hommage à la jeune femme en courant.

Ses parents embrassent les coureurs avant le départ. A nouveau, c'est Isabelle Fouillot qui s'exprime pour les remercier de ce geste de solidarité. "C'était l'activité préférée de ma fille et j'encourage tout le monde à courir", déclare-t-elle, émue.

 

 

 

Jonathann Daval, un ruban blanc noué autour du bras gauche, s'élance en tête, des dizaines de coureurs dans sa foulée. Ensemble, ils suivent le trajet en bord de Saône qu'affectionnait Alexia Daval. La course s'achève par une minute de silence d'une foule compatissante en tenue de sport autour de son mari.

 

 

De Paris à Marseille en passant par Nancy ou Dijon, des centaines de joggeurs et de joggeuses, choqués par la mort d'Alexia Daval, prennent part à des courses similaires.

 

 

 

"Cette plénitude me manquera terriblement"

 

Deux jours plus tard, la marche voulue par les parents de la jeune femme réunit une foule impressionnante dans les rues de Gray. Plus de 8 000 personnes – au moins 3 000 de plus que le nombre d'habitants de la ville – foulent le pavé d'un pas lent. Tous réclament justice. Beaucoup ne cachent pas leur émotion. 

 

 

Jonathann Daval marche en tête du cortège, une rose rouge à la main, tandis que ses beaux-parents en tiennent des blanches. La douleur se lit sur son visage. Sa belle-mère le tient par le bras. Son beau-père pose la main sur son épaule.

 

 

 

Le cortège parcourt ainsi deux kilomètres, le long de la rivière, là où Alexia Daval aimait tant courir. La volonté de la famille a été respectée : la marche est silencieuse, digne et sans banderole ni message de revendication.

 

 

A la fin du cortège, les parents et le mari montent sur une estrade et prennent la parole chacun à leur tour. Jonathann Daval dit quelques mots d'une voix douce et brisée. Les larmes coulent sur ses joues.

 

 

La force de notre couple nous faisait nous dépasser, dans nos sorties et notre vie commune. Cette plénitude me manquera terriblement.Jonathann Daval, mari d'Alexia Davalle 6 novembre 2017, à Gray (Haute-Saône), lors d'une marche silencieuse en hommage à son épouse tuée

 

 

Un veuf en larmes aux obsèques

 

Neuf jours après la découverte du corps d'Alexia Daval, ses obsèques sont célébrées dans la basilique de Gray. Là où elle avait épousé Jonathann Daval, quelques années plus tôt. L'archevêque de Besançon a fait le déplacement. L'église est trop petite pour accueillir la foule qui se presse sur le parvis sous une fine pluie glaciale. 

 

 

A leur arrivée, le beau-père soutient son gendre. Jonathann Daval retient avec difficulté ses larmes, devant les portraits géants de son épouse qui encadrent l'entrée du lieu de culte. Jean-Pierre et Isabelle Fouillot affichent un visage fermé. Le trentenaire, tout de noir vêtu, se signe avant que le haillon du corbillard ne se referme sur le cercueil en bois clair de son épouse.

 

 

Deux jours plus tôt, la procureure de Besançon a dévoilé à la presse les conclusions de l'autopsie"S'il est avéré qu'elle a subi des violences physiques, en revanche, la cause de sa mort n'est pas encore établie avec certitude. Son décès est probablement lié à une asphyxie. De la même manière, il n'est pas possible, comme il l'a été dit, d'affirmer hélas qu'elle n'a pas été violée."

 

 

 

Rumeurs et soupçons à Gray

 

Plus de quinze jours après la mort d'Alexia Daval, le mystère reste entier et le meurtrier court toujours. A Gray, les habitants réclament un coupable. Et depuis quelques jours, une rumeur persistante se fait entendre : le mari ne serait pas étranger à la mort de sa femme. Personne n'a vu courir cette joggeuse, dont seul l'époux assure qu'elle est partie faire son jogging le samedi matin. Et que s'est-il passé entre les deux conjoints, la nuit précédente, derrière les murs de leur maison, une fois rentrés de leur "soirée raclette" en famille, chez les Fouillot.

 

 

L'avocat de Jonathann Daval, Randall Schwerdorffer, défend son client contre cette rumeur "ridicule" et "stupide". "Je n'ai pas connaissance de difficultés de couple", plaide-t-il. Il fait cependant un aveu : il y a eu "des possibilités d'interpellation" de son client, "y compris le jour de l'enterrement" d'Alexia Daval. "Mais attention", prévient-il. "Qu'on ne se trompe pas d'auteur" pour le meurtre. "Ce serait dramatique."

 

 

 

 

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Une femme se recueille devant le commerce tenu par les parents d'Alexia Daval, le 2 novembre 2017 à Gray (Haute-Saône). (SEBASTIEN BOZON / AFP)

 

 

 

 

Le 28 novembre, un mois jour pour jour après la disparition, l'avocat fait un nouveau point sur l'enquête. "On a retrouvé des indices en nombre important", confirme Randall Schwerdorffer. Ces indices vont permettre "des investigations importantes""techniques" et "scientifiques", "et notamment des prélèvements d'ADN", indique-t-il. "On sent que l'enquête arrive à son terme, assure-t-il. Avant la fin décembre, avant les fêtes (...), on aura la solution de cette affaire."

 

 

A Gray, les parents d'Alexia Daval ont rouvert leur commerce. Les habitants attendent la résolution de l'énigme et l'arrestation d'un suspect qui mettra fin à leurs craintes et leurs soupçons.

 

 

 

"L'étau se resserre violemment"

 

Il est un peu plus de 9 heures, lundi 29 janvier, quand des gendarmes viennent arrêter Jonathann Daval à son domicile de Gray-la-Ville. L'homme est interrogé, sa maison perquisitionnée. Mardi matin, sa garde à vue à la gendarmerie de Besançon est prolongée de 24 heures. Les enquêteurs ont des questions à lui poser. Et son avocat lui-même laisse entendre que le sort de son client pourrait bientôt basculer.

 

 

Ses beaux-parents "maintiennent" toutefois "la même confiance qu'ils avaient" à l'égard de leur gendre "avant la mort de leur fille" et "cette confiance n'a pas été remise en cause jusqu'à ce jour", selon leur avocat Jean-Marc Florand. Ils "souhaitent de tout cœur que Jonathann Daval soit relâché ce soir ou demain matin et qu'il y ait un communiqué indiquant qu'aucune charge n'ait été retenue à son encontre". A Gray, les habitants en quête de vérité accusent le coup de ce dernier rebondissement de l'affaire.

 

 

Jonathann n'est pas soupçonné par hasard, c'est une réalité.Randall Schwerdorffer, avocat de Jonathann Davalau deuxième jour de la garde à vue de son client à Besançon (Doubs)

 

 

Jonathann Daval "maintient rigoureusement sa version" des faits, selon laquelle il n'a rien à voir avec la mort de son épouse. Mais "l'étau se resserre violemment", concède son avocat, qui constate "des éléments effectivement gênants" concernant la déposition de son client. "On nous a apporté des éléments qui (...), effectivement, posent des véritables questions", glisse-t-il. Et de conclure : "La seule personne qui est capable de dire s'il est coupable ou innocent, c'est lui-même, et la garde à vue n'est pas finie. Jonathann doit encore s'exprimer."

 

 

 

"Il l'a étranglée"

 

C'est chose faite quelques heures plus tard. Aux enquêteurs, Jonathann Daval avoue le meurtre, tout en assurant qu'il s'agissait d'un "accident""Il l'explique parce qu'ils avaient une relation de couple avec de très fortes tensions (...) A un moment, il y a eu des mots de trop, qu'il n'a pas su gérer", a ensuite détaillé devant la presse Maître Schwerdorffer. "Il l'a étranglée", a-t-il ajouté, assurant que son client n'avait "pas été dans une logique criminelle" et "n'avait impliqué personne d'autre".

 

 

"Il n'a jamais essayé de mettre le feu au corps d'Alexia", a ajouté l'avocat. Pourtant, le corps de la jeune femme de 29 ans avait été retrouvé partiellement brûlé, dissimulé sous des branchages dans le bois d'Esmoulins. Pour son avocat, "dès le départ, tout le monde a vu que Jonathann cachait un secret plus lourd que la disparition de son épouse".

 


06/02/2018
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Franceinfo - le mercredi 31 janvier 2018

 

 

Meurtre d'Alexia : Jonathann Daval mis en examen pour "meurtre sur conjoint", annonce la procureure

 

 

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Ilan CaroVincent DanielElise LambertFrance Télévisions

 

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Le suspect de 34 ans, qui a d'abord nié être lié au meurtre de sa femme, était placé en garde à vue depuis lundi soir, à la gendarmerie de Besançon. Il a avoué les faits mardi dans l'après-midi

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Jonathann Daval a avoué. Le mari d'Alexia Daval, la joggeuse retrouvée morte fin octobre dans un bois de Haute-Saône, a indiqué aux enquêteurs l'avoir tuée "par accident", ont annoncé mardi 30 janvier ses avocats. Un peu plus tard dans la soirée, la procureure de Besançon (Doubs), Edwige Roux-Morizot, a annoncé sa mise en examen pour "meurtre sur conjoint".

 

 

>> Meurtre d'Alexia Daval : suivez la situation en direct au lendemain des aveux de Jonathann Daval

 

 

"Nous n'avons pas retenu la préméditation". La procureure n'a pas retenu la qualification d'assassinat. "Mais il encours quand même la réclusion criminelle à perpétuité", a-t-elle précisé.

 

 

Une relation de couple avec "de très fortes tensions". Pour justifier son geste, Jonathann Daval a évoqué "une relation de couple avec de très fortes tensions (...) A un moment il y a eu des mots de trop, qu'il n'a pas su gérer".

 

 

Un meurtre par étranglement. Devant la presse, l'avocat a indiqué que Jonathann Daval avait "étranglé" sa femme. L'autopsie avait révélé que la jeune femme avait été victime de violences, de coups et avait été asphyxiée. Selon son avocat, le mari d'Alexia Daval n'a "impliqué personne d'autres" dans son geste. "Jonathann Daval le dit fermement, il n'a jamais essayé de mettre le feu au corps d'Alexia, nous n'avons pas d'explication à ce sujet", a-t-il toutefois précisé.

 


06/02/2018
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Franceinfo - le mercredi 31 janvier 2018

 

 

"C'est toute la République qu'on agresse", réagit Emmanuel Macron après l'agression d'un enfant juif à Sarcelles

 

 

L'enfant de 8 ans, qui portait la kippa, a été roué de coups lundi par deux jeunes d'une quinzaine d'années qui ont pris la fuite

 

 

 

Des "actes ignobles". Emmanuel Macron a condamné sur Twitter, dans la nuit du mardi au mercredi 31 janvier, l'agression d'un enfant portant une kippa survenue lundi à Sarcelles (Val-d'Oise). 

 

 

La victime a été agressée par deux adolescents alors qu'elle se rendait à un cours de soutien scolaire. L'enfant a été roué de coups par deux jeunes d'une quinzaine d'années qui ont pris la fuite. Le parquet de Pontoise a ouvert une enquête en flagrance. En l'absence de mobile apparent, il privilégie le caractère antisémite de l'agression. L'enquête a été confiée à la sûreté départementale.

 

 

 

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Emmanuel Macron, mardi 30 janvier 2018 au palais de l'Elysée. (PHILIPPE WOJAZER / AFP)

 

 


06/02/2018
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Franceinfo - le lundi 29 janvier 2018

 

 

Le mari d'Alexia Daval, la joggeuse assassinée fin octobre en Haute-Saône, a été interpellé

 

 

Le corps de la jeune femme a été trouvé deux jours après sa disparition, calciné, dissimulé sous des branchages, à plusieurs kilomètres du parcours habituellement emprunté par la jeune femme

 

 

 

Le mari d'Alexia Daval, la joggeuse assassinée fin octobre en Haute-Saône, a été interpellé peu après 9 heures, annonce lundi 29 janvier la procureure de Besançon, Edwige Roux-Morizot. Une perquisition est en cours à son domicile.

 

 

Jonathan Daval, 34 ans, avait prévenu les gendarmes, le samedi 28 octobre vers midi, inquiet de ne pas voir rentrer son épouse Alexia, partie faire son jogging vers 9h30. Le corps de la jeune femme avait été trouvé deux jours plus tard, calciné, dissimulé sous des branchages, dans le bois de Velet-Esmoulin, à plusieurs kilomètres du parcours habituellement emprunté par la jeune femme.

 

 

 

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Jonathan Daval, lors d'une conférence de presse à Gray (Haute-Saône), le 2 novembre 2017. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

 

 

La piste d'une dispute conjuguale

 

Les enquêteurs explorent l'hypothèse d'une "dispute conjugale qui aurait mal tourné". "Le couple, qui avait des difficultés à avoir un enfant, connaissait en effet de vives tensions", selon des sources citées par l'AFP. Lors de sa première audition, en tant que simple témoin, Jonathan Daval avait d'ailleurs évoqué une dispute avec sa compagne la veille de sa disparition. Cette altercation expliquait, selon lui, les marques de griffures, voire de morsures visibles sur ses mains.

 

 

Interrogée par l'AFP, la procureure de Besançon a seulement confirmé l'interpellation du mari et n'a pas voulu donner d'autres informations. Elle a prévu de tenir une conférence de presse à l'issue de la garde à vue de Jonathan Daval.

 

 

Fin novembre, l'avocat du jeune homme  avait déploré les "rumeurs toxiques" désignant son client comme potentiel auteur du meurtre de son épouse. "Il a découvert tout cela sur les réseaux sociaux avec effarement ! Il se demande comment on peut penser une telle chose, c'est très violent", avait déclaré Me Randall Schwerdorffer.

 

 


05/02/2018
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Franceinfo - le 3 novembre 2017

 

 

"On est trop naïf en France. Il faut qu'on se réveille", estime Latifa Ibn Ziaten, après le verdict du procès Merah

 

La mère de la première victime de Mohamed Merah que la cour d'assises de Paris n'est pas allée "jusqu'au bout". La justice a condamné Abdelkader Merah à vingt ans de prison, et non à perpétuité

 

 

 

"Je suis vraiment déçue, mon fils est mort pour rien. Je pense qu'ils [les magistrats de la cour] n'ont pas été jusqu'au bout."  Ainsi la mère de la première victime de Mohamed Merah, Latifa Ibn Ziaten, a-t-elle réagi, jeudi 2 novembre, en apprenant le verdict de la cour d'assises de Paris qui a condamné Abdelkader Merah à vingt ans de prison. "On est trop naïf en France. Il faut qu'on se réveille pour protéger notre pays, pour protéger nos enfants", a-t-elle lancé.

 

 

 

"J'espérais qu'il serait condamné à la perpétuité" 

 

 

"J'avais une confiance totale et j'espère que je (ne) perdrai pas cette confiance. Parce que depuis que j'ai perdu mon fils, je suis restée debout. Mais là, je ne sais plus", a-t-elle ajouté, les larmes aux yeux. "J'espérais qu'il serait condamné à la perpétuité parce qu'il a aidé son frère. Vingt ans ! Il a déjà fait cinq ans. Dans moins de quinze ans, il sera dans la rue et sera un danger pour nos jeunes", a-t-elle estimé.

 

 

Depuis l'assassinat de son fils, cette Franco-marocaine de 57 ans parcourt la France à la rencontre des jeunes dans les cités, les écoles ou les prisons pour les convaincre de ne pas tomber dans une "secte terroriste".

 

 


12/01/2018
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