L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

SOCIETE et Consommation

Regards sur la société au travers de différents articles qui permettent une photographie de celle-ci au fil du temps qui passe...


le Progrès du samedi 29 avril 2017

 

 
 
       SÉCURITÉ - AUTONOMIE. LA POLICE SCIENTIFIQUE DANS LA COUR DES
      GRANDS

 

 

 

Avec la création d'un "service central", la police technique et scientifique devient autonome. Un événement dans l'histoire de la police française qui signe la place des experts dans les enquêtes.

 

 

La  police technique et scientifique (PTS) devient un "service central".

 


30/04/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du jeudi 27 avril 2017

 

 
 
    SOCIAL - EMPLOI. CHÔMAGE : CLAQUE DE FIN POUR FRANÇOIS HOLLANDE

 

 

 

Du jamais vu depuis janvier 2013, au pire de la crise. Le symbole du pari perdu de François Hollande, qui aura inversé la courbe du chômage tardivement, petitement... et provisoirement.

 

 

François Hollande peut bien affirmer qu'il laisse la France en meilleur état, il quittera la présidence sur un dernier chiffre mensuel du chômage catastrophique. Le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 43 700 en mars (+1,3 %), un bon pas vu depuis les mois terribles de 2013. Le total des demandeurs d'emploi sans aucune activité (catégorie A) s'établit ainsi à 3 508 100. Cela fait exactement 586 000 de plus qu'en mai 2012, lorsque François Hollande a été élu président.

 


29/04/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du lundi 17 avril 2017

 

 
 
  SOCIÉTÉ - LES 15 PERSONNES LES PLUS ÂGÉES AU MONDE SONT DES FEMMES

 

 

 

Après le décès samedi, à 117 ans, de l'Italienne Emma Morano, la nouvelle doyenne de l'humanité est une Jamaïcaine Violet Brown, née le 10 mars 1900, selon le Gerontology Research Group (GRG). D'après ce centre de recherche américain, les 15 personnes connues les plus âgées de la planète sont toutes des femmes : le premier homme, à 113 ans, est 16e du classement. Dans le "top 10", outre la Jamaïcaine, cinq femmes sont japonaises, trois italiennes et une espagnole.

 


20/04/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du samedi 15 avril 2017

 

 
 
    RELIGION - CE WEEK-END. POLÉMIQUE AUTOUR DE LA RENCONTRE DES
    MUSULMANS DE FRANCE

 

 

 

La 34e "Rencontre annuelle des musulmans de France", a ouvert hier près de Paris, sur fond de présidentielle et sous la houlette de l'Union des organisations islamiques de France (UDIF), qui veut redorer son image sous un nouveau nom, "Musulmans de France".

 

 

Quelque 170 000 entrées, pour environ 50 000 visiteurs individuels, sont attendues jusqu'à lundi soir au Parc des expositions du Bourget (Seine-Saint-Denis) à l'occasion de la 34e "Rencontre annuelle des musulmans de France" (RAMF).

 


18/04/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du jeudi 13 avril 2017

 

 

 
 
    NOS IMPÔTS AU COEUR DE LA CAMPAGNE - LES CANDIDATS S'OPPOSENT SUR
    LA FISCALITÉ DES MÉNAGES

 

 

 

Aujourd'hui est lancée la campagne de l'impôt sur le revenu de 2016, qu'il faudra déclarer en ligne. Un impôt que tous les candidats présidentiels veulent réformer, chacun à sa manière.

 

 

Pas de campagne électorale sans débat sur nos impôts. Parce qu'on finit toujours par les payer, comme les conneries, remarquait Michel Audiard. Et parce que la fiscalité française est d'autant plus discutée qu'elle est complexe, beaucoup plus complexe que chez nos voisins.

 

 

Tous les principaux candidats proposent une réforme de la fiscalité des ménages. Mais en jouant sur des registres très différents, et sans tous conserver la principale réforme du quinquennat qui s'achève : le prélèvement à la source.

 

 

 

- F. Fillon : fin de l'ISF

 

- J.-L. Mélenchon : 14 tranches

 

- E. Macron : (presque) fin de la taxe d'habitation

 

- B. Hamon : revenu universel

 

- M. Le Pen : - 10 % sur trois tranches

 

 

 

 

REPERE__REPE_26104.gif

 

 

En 2016, les impôts directs et indirects ont rapporté quelque 288 milliards d'euros à l'État. Mais quel impôt rapporte le plus à l'État ?

 

 

 

► 1 - La TVA

 

En 2016, la taxe sur la valeur ajoutée a rapporté 145 milliards d'euros, soit plus de la moitié des recette fiscales nettes (50,3 %). Il s'agit là d'un impôt indirect, payé par les consommateurs et les entreprises lorsqu'ils achètent un produit : la TVA est comprise dans son prix.

 

 

 

► 2 - La CSG

 

La contribution sociale généralisée, qui vise notamment à financer la Sécurité sociale, représente une recette d'environ 90 milliards d'euros (91,5 milliards en 2013). Il est prélevé à la source sur les revenus.

 

 

 

► 3 - L'impôt sur le revenu

 

L'impôt sur le revenu n'arrive qu'en troisième position. Il a rapporté en 2016 72 milliards d'euros à l'État, un quart des recettes fiscales nettes.

 

 

 

► 4 - La taxe d'habitation et la taxe foncière

 

Versées aux collectivités territoriales, la taxe d'habitation et la taxe foncière sont payées par les occupants d'un logement (qu'il soit locataire ou propriétaire pour la première, et s'il est propriétaire pour la seconde). La taxe foncière représente environ 37 milliards d'euros en 2014, la taxe d'habitation, près de 21 milliards d'euros.

 

 

 

► 5 - L'ISF

 

L'impôt de solidarité sur la fortune concerne environ 340 000 ménages. En 2016, il devrait rapporter environ 5,5 milliards d'euros à l'État.

 


16/04/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du mercredi 12 avril 2017

 

 
 
     PRISON - BLOCAGE. À FLEURY-MÉROGIS, LA COLÈRE DES SURVEILLANTS
    FLAMBE

 

 

 

Alors que les prisons françaises débordent de détenus, et que les surveillants en sous-effectif sont confrontés à des violences récurrentes, le personnel de Fleury-Mérogis a bloqué l'établissement lundi soir.

 

 

"Le bus ne dessert pas la zone pénitentiaire". Aucun transport en commun ne longeait la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, ce lundi soir à 19 h 30, alors que les surveillants finissaient d'entasser en barricades pneus et palettes, pour bloquer l'entrée principale de la plus grande prison d'Europe. Environ 350 gardiens, venus de toute l'Ile-de-France, étaient réunis pour protester contre l'agression de six surveillants par huit détenus mineurs, survenue jeudi à Fleury-Mérogis, mais aussi dénoncer leurs conditions de travail.

 

 

"Au feu, la pénit'brûle", Surpopulation, sous-effectifs, danger", "Ici, on ne Penelope pas, on risque nos vies", peut-on lire sur les pancartes. "On n'est pas assez sur Fleury, quel que soit le grade ou la fonction. Notre vie est mise en cause, notre sécurité aussi", clame Marcel Duredon, de FO Pénitentiaire, devant une assemblée essentiellement masculine, en survêtement, masque à gaz autour du cou.

 

 

 

Manque de personnel

 

Les surveillants réclament des effectifs supplémentaires, alors que près de 150 postes de fonctionnaires sont vacants : "Les détenus ont de plus en plus de mouvements, d'activités, on est pris par le temps, il nous manque du monde dans les coursives...", détaille Nicolas, qui travaille au services fouilles, à l'accueil du personnel détenu. Les surveillants sont rappelés sur leurs jours de repos pour venir travailler, décrivent une usure face aux insultes et agressions répétées de la part des détenus. "Ils ont le droit de cantiner, on n'est pas à l'abri de se prendre une casserole d'eau ou d'huile bouillante en ouvrant une cellule", souffle P., le visage masqué.

 

 

 

870x489_epalivetwo125516.jpg

 

 

 

Des détenus trop nombreux

 

Le danger est exacerbé par le fait que la prison de Fleury-Mérogis, comme de nombreux établissements en France, souffre de surpopulation carcérale : elle accueille environ 4 500 détenus, dont 150 profils radicalisés, soit un remplissage à 180 % de sa capacité. Les surveillants demandent une fouille générale de la prison, et l'abrogation de l'article 57 de la loi du 24 novembre 2009, qui interdit les fouilles à nu.

 

 

Peu avant 22 h lundi soir, les syndicats annonçaient avoir obtenu une rencontre avec les direction de l'administration pénitentiaire, qui devait se dérouler hier après-midi. Le froid aidant, ils décidaient d'enflammer la première barricade. Les gendarmes mobiles interviendront peu après, sans heurts majeurs, l'accès sera dégagé dans un nuage de gaz lacrymogène peu après 23 heures. Après la "marche des oubliés de la République" hier matin dans la ville de Fleury-Mérogis, un nouveau blocage est prévu ce matin à la maison d'arrêt de Villepinte. Un syndicaliste commentait sobrement lundi : "Le combat ne fait que commencer". L.B.


16/04/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du mardi 4 avril 2017

 

 

 
 
    Le nouveau billet de 50 euros arrive aujourd'hui

 

 

 

Un nouveau billet de 50 euros sera mis en circulation aujourd'hui dans les 19 pays de la zone euro, avec une série d'innovations destinées à garantir une meilleure protection contre la contrefaçon. Il intègre notamment un portrait de la "princesse Europe" visible dans une fenêtre transparente, elle-même située dans une bande métallique à droite du billet. Il comprend par ailleurs des impressions en relief destinées aux mal-voyants, et le chiffre 50 est écrit en vert émeraude, dans une matière qui change de couleur quand le billet est incliné.

 

 

 

65c2ba337c674592f28d9a2f9a2a4.jpeg


09/04/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du dimanche 2 avril 2017

 

 

 

SOCIÉTÉ - LES 12 -16 ANS SONT LA CIBLE. MACABRE JEU "BLUE WHALE CHALLENGE"

 

 

Né sur un réseau social russe, le "blue whale challenge" consiste en une série d'une cinquantaine de défis sur internet... qui conduisent les adolescents au suicide. Plusieurs cas - non mortels - ont été recensés en France.

 

 

Le 17 mars, un collégien de 13 ans a été retrouvé mort étranglé au domicile familial, à Reims. Selon l'enquête de police, il s'agissait d'un "jeu du foulard" qui aurait mal tourné. Cependant la piste du ""blue whale challenge" a également été évoquée.

 

 

Ce jeu morbide venu de Russie est arrivé en France il y a quelques semaines. Il s'inspire d'une légende populaire selon laquelle les baleines bleues sont capables de se suicider en s'échouant sur les plages... Ciblant les 12-16 sur les réseaux sociaux, il les incite à relever 50 défis, du plus anodin au plus sordide... jusqu'au dernier : se suicider.

 

 

En Russie, plusieurs dizaines de jeunes qui ont été pris dans cette spirale infernale ont perdu la vie en six mois. En France, plusieurs cas - non mortels jusqu'ici - ont été recensés. Le drame a notamment été évité de justesse à Saint-Omer, où une adolescente, arrivée au dernier défi, a été sauvée alors qu'elle tentait de se pendre.

 

 

 

15898196-large.jpg

 

 

 

Les choses dégénèrent très vite

 

Cette semaine, la police nationale a publié un message de prévention sur internet mettant en garde les potentielles victimes. En se cachant derrière des comptes en ligne anonymes, les "maîtres" de ce jeu macabre, appelés "tuteur" ou "parrain", attirent dans leurs filets des mineurs qui passent par Vkontakte - équivalent russe de Facebook. Les "candidats" se retrouvent avec des mots-clés typiques, comme "f57". Les premières étapes semblent inoffensives, comme inscrire "F57" sur sa main, parler "avec une baleine" ou "dessiner une baleine". Mais très vite, les choses dégénèrent  : se réveiller la nuit pour écouter une musique triste, regarder des vidéos prônant le suicide, insulter ses parents, se mettre au bord d'une fenêtre les jambes dans le vide... Jusqu'à l'ultime défi : se jeter d'un toit ou sous un train.

 

 

Plus le joueur avance, plus cela prouve, selon lui, qu'il n'a pas peur de la mort. S'il est fragile psychologiquement , il va être une proie beaucoup plus facile à manipuler "parce qu'il est déjà dans la problématique de ne pas mériter sa vie" selon Justine Atlan, présidente d'e-Enfance. Au fur et à mesure, l'influence exercée sur lui s'intensifie, le "mentor" pouvant le menacer de mort s'il n'a pas "le cran" d'aller jusqu'au bout. La police a rappelé que "la provocation au suicide est punie par la loi, jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende. Le ministère de l'Éducation nationale a, lui, demandé à "tous les membres de la communauté éducative" d'adopter "la plus grande vigilance à ce jeu qui peut attirer des jeunes vulnérables, en pleine construction de leur identité, face à la pression du groupe".

 

 

 

bwc-1024x410.png

 

 

 

 

Un seul "maître" du jeu a été interpellé

 

 

D'où vient ce jeu morbide ?

 

 

Le journal russe Novaïa Gazeta a révélé en mai 2016 l'existence de mystérieux "groupe de la mort", qui incitaient sur internet les adolescents à mettre fin à leurs jours.

 

 

L'information est remontée au Kremlin : Vladimir Poutine s'est publiquement dit inquiet du phénomène, exigeant un durcissement des peines pour incitation au suicide (3 ans de prison aujourd'hui).

 

 

Sur les 130 adolescents ayant mis fin à leurs jours entre novembre 2015 et avril 2016 en Russie, plusieurs dizaines l'on fait sur les incitations étranges de "mentors" vouant un culte au suicide. Un seul de ces "maîtres du jeu" a pour le moment à répondre de ses actes : Philippe Boudeïkine, 22 ans, a été interpellé en novembre. Il est accusé d'avoir poussé au suicide 15 adolescents via Vkontakte. Selon les enquêteurs, cet étudiant en psychologie a créé plusieurs groupes virtuels tels que "La mer de Baleines" ou "F57".

 

 

Dans une interview réalisée peu avant son arrestation, il expliquait : "J'ai juste expliqué à certaines personnes pourquoi il valait mieux mourir. Rien de plus. Ce sont eux qui ont pris la décision, personne ne les a forcés"

 

 

 

mqdefault.jpg


06/04/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du samedi 1er avril 2017

 

 

 

VIE QUOTIDIENNE - CONSOMMATION. TOUT CE QUI CHANGE CE 1ER AVRIL

 

 

Le mois d'avril démarre ce samedi avec son lot de changements. Prix du gaz, revalorisation du RSA, transparence des agences immobilières...

 

 

 

► Les prestations sociales revalorisées

 

Les prestations familiales et sociales, à l'exception des pensions de retraites sont revalorisées d'environ 0,3 %. Un exemple, le montant forfaitaire mensuel du RSA passe à 536,78 euros pour une personne seule contre 535,17 euros précédemment.

 

 

 

► Le prix du gaz en légère baisse

 

Les tarifs réglementés du gaz baisse de 0,7 % en moyenne. Dans le détail, cette diminution (hors taxes) est de 0,8 % pour les foyers se chauffant au gaz, de 0,3 % pour ceux utilisant le gaz pour la cuisson, et de 0,5 % pour ceux qui en ont un double usage, cuisson et eau chaude.

 

► Des annonces immobilières plus claires

 

Une disposition de la loi Alur entre en vigueur obligeant les annonces immobilières à plus de transparence. Elles devront par exemple systématiquement indiquer le prix du bien, en détaillant le montant des honoraires et en précisant ce qui est à la charge du propriétaire et de l'acquéreur. Pour les locataires, elles devront mentionner le montant du loyer mensuel "tout compris".

 

 

 

► Des artisans plus transparents

 

Électriciens, plombiers... Fini les mauvaises surprises. Les artisans intervenant au domicile des particuliers doivent désormais, s'ils disposent d'un site web, afficher leurs tarifs sur internet. Le devis devient aussi obligatoire avant tout lancement de travaux.

 

 

► Et aussi : un logo sur les aliments

 

Un nouveau logo nutritionnel, baptisé Nutiscore, proposant un code couleur selon la qualité des aliments, fait son apparition dans les rayons. Cet étiquetage, prévu par la loi Santé, reste pour l'heure facultatif. Il est destiné à inciter les Français à manger mieux.

 


04/04/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du samedi 1er avril 2017

 

 

 

SOCIAL - MESURE DE LA REPRÉSENTATIVITÉ DES SYNDICATS DANS LE PRIVÉ

 

 

Résultat historique : la CFDT passe devant la CGT

 

 

La CFDT passe en tête (26,37 %), devant la CGT (24,85 %)... Ce basculement, qui intervient après la longue et dure bataille de la loi Travail, devrait alimenter la campagne présidentielle.

 

 

Un séisme peut naître d'un tout petit bougé... Ainsi de l'historique dépassement de la CGT par la CFDT en audience auprès des salariés du privé. Car, comparé aux variations spectaculaires du monde politique, le paysage syndical de 2017 ressemble beaucoup à celui de 2013, date de la dernière mesure. Mais tout change avec les deux petits points perdus par la CGT, qui la font passer derrière la CFDT, et perdre ainsi pour la première fois son leadership.

 


03/04/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du dimanche 26 mars 2017

 

 

 

SOCIÉTÉ - JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA VISIBILITÉ TRANS LE 31 MARS

 

 

 

Transgenres : le début de la fin d'un tabou

 

 

 

TF1 a lancé la première série française avec une héroïne transgenre. De plus en plus visibles à la télé, dans la pub, la mode, la chanson, les personnes trans n'en n'ont pas fini avec la marginalité.

 

 

Voici un formidable éloge de la différence, de l'altérité et de la tolérance. Avec louis(e), la première fiction française mettant en scène une héroïne transgenre, TF1 a accompli une petite révolution des moeurs. Les temps changent et la chaîne "ne s'interdit rien", dit Marie Guillaumond, la directrice artistique de la fiction chez TF1. "Nous voulons bousculer la figure du héros en proposant des personnages originaux, imparfaits voire transgressifs", a déclaré la dirigeante de TF1 lors du dernier Festival international de programmes audiovisuels (Fipa).

 

 

Louise a changé de sexe. C'est l'histoire d'un homme devenu femme, qui revient auprès de son ex-femme et des ses enfants, après une longue absence. "C'est une autre façon de raconter notre société dans sa diversité, souligne Marie Guillaumond. Nous racontons l'amour, le couple, la filiation de manière différente".

 

 

Le personnage de Louise est interprété par Claire Nebout qui n'est pas une actrice transgenre. Le cinéma en manque. Il n'y a pas, en France, l'équivalent de Laverne Cox, star américaine transgenre révélée par la série Orange is the New Black, la première actrice de son genre à être nommée aux Emmy Awards, les récompenses de la télé américaine.

 

 

 

Laverne+Cox+Arrivals+amfAR+Inspiration+Gala+1cRcTg-FMK8l.jpg

 

Laverne Cox

 

 

 

Louis(e) a cartonné. Le public de TF1 a largement suivi les deux premiers épisodes, diffusés en prime time le 6 mars : la série a réuni cinq millions de téléspectateurs, soit 20,6 % de l'audience et 24 % de part de marché chez les femmes de moins de 50 ans. Sur les réseaux sociaux, ce programme inédit a beaucoup fait parler de lui : il a été le plus tweeté le soir de sa diffusion, avec 3 272 messages.

 

 

 

Une cause en marche

 

Longtemps ignoré, rejeté, caricaturé, le fait trans-identitaire sort peu à peu de la marginalité. Le magazine Vogue Paris vient pour la première fois de mettre à la Une un top-modèle transgenre, Valentina Sampaio. "Elle incarne malgré elle un combat, séculaire et douloureux, pour ne plus être perçue comme une "exilée du genre" ou une créature à part. Valentina est l'étendard glam d'une cause en marche", écrit Emmanuelle Alt, la rédactrice en chef, dans l'éditorial de ce numéro de mars 2017. "Dans un monde "post-genre" que de plus en plus de créateurs soulignent sur les podiums, les trans, symboles ultimes du refus du faux-semblant, deviennent des icônes", a joute-t-elle.

 

 

 

C4JieDrUEAAcvNq.jpg

 

Valentina Sampaio

 

 

Changer de sexe ne va pourtant pas de soi. Et si les mentalités changent aussi, tout comme le droit évolue, les transgenres sont encore souvent victimes de discriminations (à l'emploi, au logement, au service de santé), comme le décrit la série Louis(e). Et les avancées sont fragiles. Aux États-Unis, Donald Trump est revenu sur la directive de Barack Obama permettant aux écoliers et étudiants transgenres d'utiliser les toilettes et les vestiaires du sexe avec lequel ils s'identifient.

 

 

La transphobie n'a pas disparu. Depuis sa résolution 2048 adoptée en 2015, l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a lancé un cri d'alarme : "Les personnes transgenres sont souvent la cible de discours de haine, de harcèlement, de violences physiques et psychologiques".

 

 

La prochaine journée internationale de la visibilité Trans, vendredi prochain, viendra revendiquer une nouvelle fois le droit de choisir son genre, sans hostilité ni préjugés, le droit d'être différent. Nathalie Chifflet

 

 

 

 

 

Camille Cabral, médecin et fondatrice du Groupe de prévention et d'action pour la santé et le travail des transsexuels

 

 

 

"Il faudra des décennies pour arriver à un égalité

 

 

 

Vous avez été la première élue transgenre, conseillère municipale Verts à Paris de 2001 à 2008. Pourquoi n'être pas restée en politique ?

 

Mais notre association fait de la politique à sa manière, je suis plus utile ici. Être élue était une bonne chose pour la cause, pour la visibilité des trans. Mais j'étais un peu naïve et je me suis aperçue que cela relevait plus d'une mise en scène. On ne m'a pas vraiment donné de pouvoir et je me sentais décorative. C'était un affichage : les Verts voulaient montrer qu'une personne trans était un citoyen à part entière, mais cela n'allait pas au-delà. Il n'y avait pas de véritable engagement et de soutien pour changer les choses.

 

 

 

La France permet enfin de changer d'état civil sans avoir médicalement à changer de sexe. C'est une avancée majeure ?

 

C'est un progrès extraordinaire mais ce n'est pas la panacée. Les minorités liées au genre sont encore discriminées et il faudra des décennies encore pour arriver à une égalité. Au début, je défendais absolument la nécessité d'avoir des lois. Maintenant, je crois beaucoup à la visibilité, pour que les trans soient considérés comme des gens comme tout le monde, sans être dans une case. Il y a un début, des premiers acquis juridiques et sociaux. Cette nouvelle visibilité permet au moins de nous regarder.

 

 

 

Quel regard portez-vous sur la nouvelle série de TF1 mettant en scène une héroïne transgenre ?

 

Je suis très exigeante sur la représentativité des trans dans l'art en général. Et j'étais pleine de doutes et je craignais les clichés. Mais cette série est très vraie et très juste. Elle sort des clichés. Même si notre chemin reste délicat, j'ai l'espoir qu'un jour nous ne serons plus regardés comme des groupes, mais comme un homme ou une femme comme les autres. Notre grande volonté est de ne plus être exclus parce qu'on est différents. Recueilli par N.C.

 

 

 

 

 

De quoi on parle ?

 

 

 

■ Transgenre

 

Être transgenre, c'est avoir une identité sexuelle différente de celle de son sexe de naissance : se sentir homme alors que l'on est né avec un corps de femme ou à l'inverse, se sentir femme alors que l'on est né dans un corps d'homme, sans nécessairement avoir recours à une chirurgie de réattribution sexuelle. Lorsqu'un individu est en accord avec le genre qui lui a été assigné à la naissance, on parle d'une personne cisgenre.

 

 

 

■ Travesti

 

Le transgénérisme ne doit pas être confondu avec le travestissement, qui est le fait de s'habiller comme le sexe opposé, soit habituellement, soit occasionnellement, mais sans que la question du changement de sexe soit posée.

 

 

 

■ Transsexuel

 

Si le terme transgenre s'y substitue dans le vocabulaire courant, une personne est transsexuelle quand elle a engagé un processus de changement de sexe physiologique. Une fois ce processus de transition terminé, elle pourra changer d'état civil et être reconnu comme homme ou femme.

 

 

 

État civil : la loi du changement

 

Enfin, la France avance. La loi de modernisation de la Justice du XXIe siècle, votée en novembre dernier, a simplifié, et, pour la première fois, démédicalisé la procédure de changement de sexe à l'état civil. Si le changement reste soumis à l'appréciation d'un juge, ce dernier ne peut plus refuser de faire droit à une demande pour un motif médical, ni exiger la preuve que la personne a bel et bien changé de sexe, avec un traitement ou une opération ayant pour effet de rendre irréversible son changement sexuel.

 

 

Auprès du tribunal de grande instance, la personne peut obtenir désormais la modification de son état civil "par une réunion suffisante de faits que la mention relative à son sexe à l'état civil ne correspond pas à celui dans lequel elle se présente et dans lequel elle est connue" par ses amis, sa famille, ses collègues.

 

 

 

Fin des expertises obligatoires

 

Auparavant, les personnes transgenres ne pouvaient modifier la mention de leur sexe à l'état civil qu'en ayant recours à la procédure générale de rectification des erreurs de l'état civil. Elles devaient subir des expertises médicales, prouver au juge la différence entre leur sexe et celui mentionné à l'état civil.

 

 

Cette procédure stigmatisante, conditionnait souvent le changement de sexe à la preuve d'une irréversibilité médicalement constatée, impliquant des traitements hormonaux, voire de lourdes opérations de réassignation sexuelle", a reconnu le législateur.

 

 

Le droit français s'est enfin conformé aux recommandations du Conseil de l'Europe et de l'Onu. Et a suivi pour partie Jacques Toubon, le Défenseur des droits, qui recommandait de démédicaliser, mais aussi déjudiciariser la procédure de changement de sexe à l'état civil. En France, il faut toujours en passer par la justice, alors que le Danemark, Malte ou encore l'Irlande ont adopté le changement d'état civil en mairie, sur simple déclaration. N.C.

 


01/04/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du samedi 25 mars 2017

 

 

 

CHALON-SUR-SAÔNE - JUGÉ COMMUNAUTARISTE. LE SALON DE LA FEMME ORIENTALE ANNULÉ PAR LE MAIRE

 

 

Le flyer pour annoncer le 1er Salon de la femme orientale et de l'artisanat à Chalon-sur-Saône les 15 et 16 avril prochains, n'a pas plus au maire LR de la ville, Gilles Platret, qui a décidé, hier d'annuler l'événement.

 

 

La mention "100 % femmes et enfants - garçons : 10 ans) le samedi, ouvert à tous les dimanche", a interpellé le maire. Et encore plus le passage sur "l'importance de la femme actuelle dans son rôle de maîtresse de maison, de femme au foyer et de femme responsable de l'éducation des enfants dans la transmission d'un savoir-faire traditionnel".

 

 

 

Un événement communautariste ?

 

Pour l'édile, l'association organisatrice Aspect (pour la préservation de l'environnement, de la culture et de la tradition) "foule aux pieds la mixité et promeut une vision de la femme qui l'installe dans un enfermement domestique inacceptable dans la République française".

 

 

Il dit aussi avoir été floué par l'association lorsqu'elle a déposé sa demande auprès de la Vie associative en juillet 2016. "Elle n'a parlé que d'artisanat, en nous cachant qu'elle organisait en réalité un événement communautariste", estime Gilles Platret.

 

 

 

Les organisateurs choqués

 

Une décision incompréhensible pour les organisateurs qui ont appris la nouvelle via les médias. "Ses propos sont choquants, on voulait tellement bien faire, on y travaille depuis des mois, on a déjà engagé un budget", nous confie Zohra Madhaoui, une des organisatrices. "C'est vrai que ça peut être interprété de différentes façons, mais le sens qu'il en a donné n'est pas le bon. On voulait une journée entre femmes de toutes origines, se retrouver pour échanger, il n'est pas question de religion ou de rabaisser la femme, mais de tradition", assure-t-elle. "Ça se fait très régulièrement dans les grandes villes, il n'y a qu'à Chalon que ça poste problème".

 

 

Le maire ne va pas en rester là et proposer au conseil municipal une nouvelle "charte associative" dès le 11 avril prochain visant à subordonner l'octroi des aides financières et matérielles de la collectivité au respect par les associations des principes de laïcité, de mixité et d'égalité entre l'homme et la femme. Yannick Berton


29/03/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du mercredi 22 mars 2017

 

 

 

PAUVRETÉ - PLUS DE 500 SDF SONT MORTS DANS LA RUE EN 2016

 

 

Au moins 501 personnes sans abri se sont éteintes en 2016, selon le collectif Les Morts de la rue, qui leur a rendu hommage hier à Paris. Des plaques au nom des défunts ont été déposées sur la place du Palais royal.

 


26/03/2017
0 Poster un commentaire


Recherche

Vous recherchez ? :