L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

SOCIETE et Consommation

Regards sur la société au travers de différents articles qui permettent une photographie de celle-ci au fil du temps qui passe...


le Progrès du mercredi 22 mars 2017

 

 

 

PAUVRETÉ - PLUS DE 500 SDF SONT MORTS DANS LA RUE EN 2016

 

 

Au moins 501 personnes sans abri se sont éteintes en 2016, selon le collectif Les Morts de la rue, qui leur a rendu hommage hier à Paris. Des plaques au nom des défunts ont été déposées sur la place du Palais royal.

 


26/03/2017
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le Progrès du mercredi 22 mars 2017

 

 

 

ÉTAT-CIVIL - DEMANDE DE "SEXE NEUTRE"

 

 

Hier devant la Cour de cassation, un intersexe français demandait que la mention "sexe neutre" figure sur son état civil. Né "sans pénis ni vagin", dépourvu d'organes reproducteurs il avait entrepris sa démarche en août 2015. D'abord acceptée par un juge des affaires familiales, elle a été rejetée par la cour d'appel d'Orléans en 2016. La cour de cassation rendra son arrêt le 4 mai.

 


26/03/2017
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le Progrès du mercredi 22 mars 2017

 

 

 

TÉLÉPHONIE - ANNONCES DES OPÉRATEURS. PORTABLES : LA GUERRE DES PRIX

 

 

Après une accalmie, les opérateurs télécom reprennent leur bataille autour des forfaits mobiles, axant leurs annonces sur les services.

 

 

On prend les mêmes et on recommence : après la guerre commerciale que les opérateurs télécom avaient menée en 2012, à la suite de l'arrivée de Free sur le marché, le deuxième round de ce combat s'annonce. Présentation de nouvelles offres.

 

 

 

■ Free allume la mèche et enfonce le clou

 

Comme en 2012, c'est Free qui lance les hostilités. La semaine dernière, l'opérateur aux 12,7 millions d'abonnés a annoncé que son forfait à 19,99 € (15,99 € pour les abonnés internet) inclut désormais, grâce à l'itinérance, appels et messages illimités émis depuis des départements d'Outre mer et plus de trente pays : Allemagne, Italie, Luxembourg, Canada, Australie...

 

 

Cinq gigaoctets (Go) de données pour surfer sur internet en haut-débit mobile (la 4G) depuis l'étranger incluses.

 

 

Mais hier, Free a sorti une nouvelle arme : l'internet mobile 4G en illimité. Ce service est réservé aux abonnés mobiles qui sont également abonnés en parallèle à une Freebox.Les personnes n'ayant que l'abonnement mobile chez Free n'auront "que" 100 Go, soit l'équivalent de l'offre de SFR.

 

 

 

■ SFR : réplique immédiate

 

Le premier à réagir a été SFR (14,6 millions d'abonnés) via son offre à bas coût RED. L'opérateur a musclé son offre d'itinérance proposant pour 15 € par mois appels et messages illimités depuis les DOM et l'étranger, 15 Go de données internet. Une offre néanmoins limitée dans le temps, et qui doit être couplée à un forfait.

 

 

SFR a cependant remis une couche, avec un forfait RED à 20 € par mois qui inclut désormais 100 Go d'internet en 4G en utilisables en France, même si celui-ci n'est disponible que jusqu'au 26 mars.

 

 

 

■ Orange et Bouygues : promotions à tout va

 

Pendant ce temps, les autres opérateurs ont sorti des forfaits promotionnels pour résister à ces annonces; Bouygues Telecom (12,9 millions d'abonnés) a lancé un forfait appels et messages illimités avec 50 Go de data à 9,99 € par mois la première année (puis 20 Go pour 24,99 € par la suite). Orange (20,7 millions d'abonnés) via sa marque Sosh propose son forfait appels et messages illimités avec 20 Go de data à 9,99 € par mois la première année (puis 24,99 € ensuite).

 

 

 

■ A-t-on besoin d'autant d'Internet ?

 

Dans cette guerre, le haut-débit mobile internet est devenu un argument marketing pour recruter de nouveaux abonnés, quitte à gonfler les vrais besoins. Selon l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes), un abonné mobile utilise 1,3 Go par mois 4,9 Go chez Free mobile. Bien loin de l'illimité ou des 100 Go proposés. Cependant, la multiplication des contenus vidéos, très consommateurs de données, pourrait entraîner une hausse de cette utilisation. Thibault Liessi

 


26/03/2017
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le Progrès du dimanche 19 mars 2017

 

 

 

SÉCURITÉ - TRANSPORTS. LE CASQUE DEVIENT OBLIGATOIRE POUR LES ENFANTS À VÉLO

 

 

Auparavant recommandé, il devient obligatoire. À partir de mercredi, la loi impose aux moins de 12 ans de porter un casque à vélo. À partir de mercredi, la loi impose aux moins de 12 ans de porter un casque à vélo. Une "mesure douce" que les autorités espèrent, par ricochet, voir se diffuser chez les cyclistes de tous âges.

 

 

La mesure avait été annoncée en octobre 2015 lors d'un Conseil interministériel de sécurité routière. Désormais, une personne transportant ou accompagnant un enfant contrevenant devra s'acquitter d'une amande de quatrième classe (90 euros).

 

 

 

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Effets protecteurs reconnus

 

"C'était pas déjà obligatoire ? Même sans loi, c'est du bon sens ! Qui ne met pas de casque à son enfant ?", s'étonne Stéphanie qui, avec le retour des beaux jours, a ressorti son vélo pour aller chercher Marine, 4 ans, à l'école. Mère et fille portent un casque. Une "évidence" pour cette trentenaire parisienne. Il est vrai que les effets protecteurs du casque sont reconnus. Selon la Sécurité routière, il diminue le risque de blessure sérieuse à la tête de 70 %. En France, les cyclistes ont vu leur mortalité repartir à la hausse en 2016 : l'an dernier, 159 cyclistes ont été tués sur les routes (10 de plus qu'en 2015, + 7%). Certaines associations se sont étonnées que la mesure ne soit pas appliquée à tous les usagers. D'autant que ce sont les personnes âgées qui payent le plus lourd tribut à deux-roues.

 

 

Mais le gouvernement craint qu'une obligation pour tous les cyclistes n'entrave notamment le nouvel engouement pour les déplacement à vélo suscité par les systèmes de libre-service (Vélib', Vélo"v...) qui se développe depuis une dizaine d'années.

 


24/03/2017
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le Progrès du samedi 18 mars 2017

 

 

 

FRANCOPHONIE - SEMAINE SPÉCIALE. LA LANGUE FRANÇAISE VA DEVENIR L'UNE DES LANGUES PLUS PARLÉE AU MONDE

 

 

 

Le français ? Souvent décrié? réputé difficile, jugé menacé de disparition, la langue de Molière va bien : de plus en plus parlée à travers la planète, elle est célébrée dans le monde entier cette semaine.

 

 

 

La candidature de Paris aux jeux Olympiques accompagnée par un slogan anglais ? Voilà qui a agacé la ministre de la Culture Audrey Azoulay : s'en émouvant auprès des organisateurs, elle leur a signalé qu'il "n'est pas interdit, d'ailleurs, qu'un slogan en français soit poétique, inventif..."

 

 

Le français a toujours le vent en poupe : cinquième langue la plus parlée au monde, elle devrait devenir 2 ou 3e dans quelques années -  du fait de la démographie très dynamique de pays francophones, au sud de la Méditerranée : à l'horizon 2050, 90 % des francophones du monde vivront en effet en Afrique.

 

 

En attendant, ce week-end commence la 22e semaine de la langue française et de la francophonie, avec des dizaines d'événements organisés dans tout le pays (le programme complet sur : semainelanguefrancaise.fr

 

 

 

■ Une langue appréciée

 

Très parlé à travers le monde, le français reste aussi une langue appréciée : lorsqu'on demande aux Français "à quels symboles de l'institution française ils sont attachés ?, 95 % citent "la langue française" (sondage Ifop-Fiducial réalisé sur un panel représentatif de 1 505 personnes majeures).

 

 

À l'étranger, le français est aussi privilégié : à travers le monde, il s'agit du second choix des élèves qui souhaitent apprendre une langue étrangère, derrière l'indétrônable langue de Shakespeare. Et pourtant... chez les anglophones, nombre d'expressions françaises intraduisibles ou jugées "so chic" sont utilisées. Ainsi, même en version originale, les films américains ou britanniques sont parsemés des classique "déjà vu", "rendez-vous", "cliché" mais aussi "au contraire", "amuse-bouche", "hors d'oeuvres", "bon appétit"... La plupart se rapportent à la cuisine française, mais les anglophones utilisent aussi allègrement "ballet", "café" (le lieu), "boutique"... et aussi "faux", alors que les francophones utilisent de plus en plus souvent... "fake" !

 

 

 

■ Une langue qui évolue

 

Bref, la langue, française ou non, est vivante, évolue, se transforme. Un aspect que ne renie pas Bernard Pivot, président de l'académie Goncourt et parrain de cette semaine de la francophonie. S'il se montre très attaché à l'emploi du mot juste, à l'écriture précise, à la syntaxe, la grammaire, et la conjugaison, l'ex-égérie des fameuses dictées qui portaient son nom n'est pas fermé au changement. L'apparition de nouveaux mots dans le dictionnaire, très bien. Mais point trop n'en faut : "S'attaquer à l'accent circonflexe, c'est dénaturer la langue française. C'est une atteinte à l'esthétique des mots !", affirme-t-il, le plus sérieusement du monde.

 

 

 

■ Le français sur internet

 

Cette année, internet est à l'honneur. Une gageure, tant l'anglais est omniprésent sur la Toile, donnant parfois l'impression aux non-initiés que les adeptes des réseaux parlent une langue étrangère. Pourtant, la langue de Molière est la quatrième langue la plus utilisée sur internet et sur les réseaux sociaux. Pour l'occasion, l'opération "Dis-moi dix mots" propose la version française de dix termes anglophones relatifs à internet. Joël Carassio

 

 

 

5 La langue française est pour l'heure la 5e langue la plus parlée au monde - avec 514 millions de locuteurs -, derrière le mandarin, l'anglais, l'espagnol et l'hindi.

 

 

 

 

Comment privilégier le français ?

 

 

En France comme au Québec, on tente de pallier l'apparition de mots anglais désignant de nouveaux usages ou objets par leur équivalent francophone. Le Québec est très réactif en la matière - et souvent plus attaché que les Français au respect de la francophonie. C'est ainsi que "courriel" (contraction de courrier électronique) remplace "e-mail" (electronic mail), depuis plus de vingt ans, quand les Français utilisent alternativement "mail", "email", "e-mail"... ou le très officiellement recommandé "mél" !

 

 

La "Commission d'enrichissement de la langue française" tente d'être plus réactive, et promeut l'usage de mots francophones quand ils existent déjà. Ainsi, plutôt que "poster", on "publie" sur internet, avec une "balise" - et non un tag - sur une "page d'accueil" plutôt que sur une "homepage".

 

 

Mais tout n'est pas perdu : si le "logiciel", un mot d'origine française, disparaît souvent au profit de "soft" ou "software", le "téléchargement", légal ou non, résiste bien au "download". J.C.

 

 

► En savoir plus : culture.fr/franceterme

 


20/03/2017
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le Progrès du vendredi 17 mars 2017

 

 

 

ADMINISTRATION - LE 28 MARS, TOUTES LES RÉGIONS AURONT BASCULÉ DANS CIE NOUVEAU SYSTÈME

 

 

Carte d'identité : la fronde des territoires

 

 

La réforme de la délivrance de la carte d'identité suscite la colère chez les maires, et parfois chez les usagers.  Bruno Le Roux, ministre de l'Intérieur, répond en exclusivité dans nos colonnes : il n'exclut pas des ajustements.

 

 

C'est une carte plastifiée qui mesure 102 mm sur 74 mm. Petite carte d'identité communale. La nouvelle carte est l'objet d'interrogations multiples des élus et des usagers. Sa forme ne changera pas, mais le mode de délivrance rend les maires furieux.

 

 

Terminé, la possibilité de l'obtenir dans l'une des 35 500 mairies de France. Il faudra désormais pré-enregistrer sa demande sur internet et se rendre, pour l'obtenir, dans l'une des 2 200 communes habilitées (celles déjà en charge du passeport biométrique). Le 28 mars prochain, toutes les régions de France métropolitaine auront basculé dans la nouvelle réforme de la carte nationale d'identité (CNI).

 

 

En octobre dernier, les deux dirigeants de l'Association des maires de France (AMF), François Baroin et André Laignel, disaient comprendre "l'objectif de sécurisation" à travers un fichier unique centralisé. En revanche, ils relayaient déjà la très vive opposition des élus au "dessaisissement des demandes de CNI".

 

 

 

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"On fragilise nos territoires"

 

De nombreux maires ont lancé des pétitions sur les sites internet de leur ville, pour dénoncer une décision "absurde, injuste". Les usagers y sont plus que sensibles.

 

 

D'autres maires, comme ceux des Pyrénées-Atlantiques, ont voté il y a quelques jours - à l'unanimité - une motion contre le transfert de l'instruction des cartes d'identités.

 

 

"En zone rurale ou de montagne, on fragilise à nouveau ces territoires en les conduisant vers une désertification des services de proximité pour les administrés", écrivent les édiles du 64 soutenus par les élus de montagne. Manque de concertation et délais "insoutenables" sont également pointés du doigt. Dans ce département, 27 communes seront désormais habilitées, elles étaient 547 auparavant en mesure de la faire.

 

 

Durant le longs mois, des discussions avaient pourtant eu lieu entre l'État et les maires, ces derniers redoutant, selon l'AMF, "un nouvel affaiblissement de leur commune". Même la date de mise en place, fin mars 2017, n'était pas "pertinente" selon l'association, en raison d'un agenda déjà chargé (élection présidentielle, législatives, vacances scolaires, examens). Elle réclamait donc un report en septembre 2017 de la généralisation de cette réforme. "Tout autre décision risquerait de conduire à une grave dégradation de ce service essentiel pour les Français", appuyait-elle.

 

 

L'usager sera-t-il pénalisé ? Certains critiquent la fermeture, en milieu rural, d'un des derniers services de proximité. Par ricochet, les usagers des communes non agréées redoutent l'éloignement de ces communes disposant du fameux "dispositif de recueil". À l'ère du numérique, du fichier central sécurisé, la (petite) carte d'identité reste précieuse aux yeux des Français. Xavier Frère

 

 

 

2 200 Le nombre de commune dans l'Hexagone qui pourront délivrer des cartes nationales d'identité, en lieu et place des 35 500 communes précédemment.

 


19/03/2017
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le Progrès du jeudi 15 mars 2017

 

 

 

CONSOMMATION - LUTTE CONTRE L'OBÉSITÉ. DES COULEURS SUR LES ALIMENTS POUR MANGER PLUS SAIN

 

 

Des céréales moins grasses, un yaourt moins sucré, une pizza moins salée au dîner : un logo basé sur une code cinq couleurs selon la qualité des aliments apparaîtra en avril dans les rayons pour aider les Français à manger plus sainement.

 

 

 

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19/03/2017
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le Progrès du mardi 14 mars 2017

 

 

 

SOCIÉTÉ - SELON UNE ÉTUDE INSEE. LES MARIAGES ENTRE FRANÇAIS ET ÉTRANGERS EN HAUSSE

 

 

En France, le nombre de mariages mixtes augmente depuis les années 1950, note l'INSEE. Leur part est passée de 6 % des mariages en 1950 à 14 % en 2015.

 

 

Cette année-là, sur 236 300 mariages célébrés en France, 33 800 l'ont été entre une personne de nationalité française et une personne de nationalité étrangère. À cela, il faut ajouter les 42 000 mariages mixtes célébrés à l'étranger qui ont été transcrits à l'état civil français. Dans un cas sur deux, les mariages mixtes ont uni un homme de nationalité étrangère et une femme de nationalité française. Un mariage mixte sur dix est un remariage pour les deux époux.

 

 

En 2015, la majorité des mariages mixtes célébrés en France (12 500 mariages ; soit 37 % des mariages mixtes de l'année) ont uni une personne de nationalité française à un conjoint d'une nationalité du Maghreb (Algérie, Maroc et Tunisie). Suivent les unions entre Français et Européens (7 300 mariages mixtes ; soit 22%), puis celles entre Français et personnes de nationalité d'un pays d'Afrique subsaharienne (4 900 mariages mixtes : soit 14 %). Les choses ont changé depuis les années 1970. Les mariages entre Français et Italiens ou Espagnols étaient encore parmi les plus nombreux à la fin des années 1970. En 1977, ils représentaient près du tiers (31 %) des unions mixtes. Leur importance a fortement baissé dans les années 1980 et depuis 2002, moins de 1 500 mariages mixtes impliquant une personne de nationalité espagnole ou italienne sont célébrés chaque année (4 % en 2015).

 


18/03/2017
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le Progrès du mercredi 15 mars 2017

 

 

 

RELIGION - TRAVAIL. UNE ENTREPRISE PEUT INTERDIRE LE PORT DE SIGNES RELIGIEUX

 

 

Une entreprise peut interdire dans son règlement intérieur le port visible de signes religieux. La Cour en justice de l'Union européenne (CJUE), basée à Luxembourg a rendu cette décision hier. Pour cela, elle s'est basée sur deux cas, en France et en Belgique, de femmes musulmanes estimant avait été discriminées au travail, en l'occurrence licenciées, en raison du port du foulard islamique.

 

 

"L'interdiction de porter un foulard islamique, qui découle d'une règle interne d'une entreprise privée interdisant le port visible de tout signe politique, philosophique ou religieux sur le lieu de travail, ne constitue pas une discrimination directe fondée sur la religion ou sur les convictions", concluent les juges dans l'affaire belge.

 

 

Dans ce dossier, l'employée, Samira Achbita, ne portait pas le foulard au moment de son embauche en Belgique comme réceptionniste en 2003 par le groupe GS4. Mais trois ans plus tard, elle a fait part à son employeur de sa décision de porter le foulard, malgré la politique de neutralité affichée d'abord oralement, puis par écrit, par l'entreprise. Samira Achbita a été renvoyée en 2006.

 

"Discrimination indirecte"

 

La Cour ajoute toutefois un certain nombre de conditions pour dédouaner totalement l'entreprise d'accusation de discrimination "indirecte". L'obligation de neutralité ne doit pas entraîner de désavantage pour des personnes adhérant à une religion ou à des convictions et doit être justifiée par un "objectif légitime, au travers de moyens appropriés et nécessaires".

 

 

Dans le dossier transmis par la haute autorité judiciaire française, le Cour a émis un avis complémentaire, estimant qu'un client d'une entreprise ne peut imposer de ne plus recevoir de services fournis par une travailleuse qui porte le foulard islamique. Il s'agit du cas d'une ingénieure d'étude employée par la société française Micropole, qui portait le foulard au moment de son embauche en 2008. Mais lors d'un rendez-vous avec un client, ce dernier s'était plaint et avait exigé qu'il n'y ait "pas de voile la prochaine fois". Elle avait été licenciée en juin 2009.

 


18/03/2017
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le Progrès du mercredi 15 mars 2017

 

 

 

SOCIAL - DÉBAT. LA CLAUSE MOLIÈRE, CHANTIER POLÉMIQUE

 

 

Le Medef, les syndicats et le gouvernement s'opposent à l'obligation de parler français sur les chantiers publics, imposée par des collectivités de droite pour lutter contre le travail détaché. Explications.

 

 

 

Le débat sur la "clause Molière", qui vise à imposer l'usage du français sur les chantiers dans certaines régions s'est invité dans le débat politique et social.

 

 

 

Qu'appelle-t-on clause Molière

 

Dans le sillage de la ville d'Angoulême et de la région Auvergne-Rhône-Alpes, plusieurs régions principalement de droite mais aussi des villes ou départements (Haut-Rhin), ont imposé la langue de Molière sur les chantiers dont ils sont maîtres d'oeuvre.

 

 

 

Pourquoi l'appliquer ?

 

Inventée par un élu charentais nommé Vincent You, l'obligation pour les ouvriers de parler français, ou pour les entreprises d'employer un traducteur, est présentée comme un outil pour la sécurité et comme un moyen de réduire la distorsion de concurrence entre les entreprises nationales et étrangères, rendue possible par le travail détaché dans l'UE.

 

 

Dans le BTP, "une entreprise gagne un marché en faisant des prix anormalement bas puis fait appel à des sous-traitants étrangers pour pouvoir s'en sortir", s'est ainsi justifié Hervé Morin, président UDI de la Normandie.

 

 

 

Que disent les patrons ?

 

Si la mesure est saluée par la Capeb (artisans du bâtiment), au nom de la lutte contre le "dumping social", elle est en revanche contestée par le Mefef.

 

 

"Vous commencez comme ça, et puis après vous commencez à faire du favoritisme, et puis ensuite vous fermez les frontières françaises, et puis vous finissez par sortir de l'euro", a averti mardi le président Pierre Gattaz, conspuant les dérives "communautaire ou nationaliste". Les patrons s'opposent aussi à la clause Molière en raison d'un possible retour de bâton pour les travailleurs détachés français qui sont presque 200000 à l'étranger.

 

 

 

Les syndicats sont contre

 

"La santé et la sécurité des salariés sont instrumentalisées par les collectivités territoriales, avec une mesure qui ne règle en rien la question du travail illégal", a appuyé la CFDT. Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a dénoncé une intention "purement électoraliste visant à marcher sur les traces du Front national partisan de la préférence nationale".

 

 

 

Que dit le gouvernement ?

 

La mesure "est discriminatoire et ne respecte ni la législation, ni la Constitution française", a assuré mardi sur Twitter la ministre du Logement, Emmanuelle Cosse. Les collectivités n'ont pas le pouvoir d'effectuer des contrôles, ni l'imposer des sanctions en cas d'infraction.

 

 

L'ancien préfet en Auvergne-Rhône-Alpes a ainsi adressé un "recours gracieux" au président de la Région Laurent Wauquiez (LR), lui demandant soit de modifier les points litigieux, soit de retirer la délibération contestée. Pour toute réponse, celui-ci a affirmé que "les décideurs publics doivent cesse de se retrancher derrière le juridisme pour en faire l'alibi de leur impuissance ou de leur inaction".

 

 

 

Et les candidats ?

 

Ils fuient la question. François Fillon doit arbitrer entre les "barons régionaux" qui l'appliquent et des députés européens et anciens juppéistes qui la refusent. Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan règlent la question en supprimant la directive de 1996 qui permet le détachement à une entreprise qui envoie ses salariés en mission dans d'autres pays de l'UE, en respectant le salaire minimum du pays d'accueil, mais en payant les cotisations sociales dans le pays d'origine. Emmanuel Macron et Benoît Hamon veulent harmoniser le niveau de cotisations.

 


18/03/2017
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le Progrès du lundi 13 mars 2017

 

 

 

SOCIÉTÉ - DRIVE, VENTES FLASH, CALL CENTERS... VENTE DE DROGUE : LES TEMPS ONT CHANGÉ

 

 

Les trafiquants se rapprochent au plus près des clients pour vendre des stupéfiants et ont davantage recours au marketing, selon l'Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT).

 

 

Avant, les clients venaient acheter de la drogue dans certains quartiers identifiés. Aujourd'hui, c'est la drogue qui va à eux. L'explosion de la violence dans les principaux lieux de trafic, à coup de règlements de comptes, a changé la donne, selon la dernière publication de l'Observatoire des drogues et toxicomanies (OFDT) sur les tendances du "marché". Les usagers de stupéfiants hésitent à s'aventurer dans ces quartiers, d'autant que depuis l'état d'urgence la présence policière est plus importante dans l'espace public. Face à cette nouvelle donne, les dealers se sont adaptés.

 

 

 

■ Cocaïne Call centers

 

Depuis trois ans, le téléphone portable joue un rôle clé dans le commerce de drogue. "Le démantèlement de points de vente a poussé les dealers à aller à la rencontre des clients en prenant contact par SMS. Dans la région parisienne, ce phénomène a pris la forme de "cocaïne call centers" où les commandes s'effectuent par SMS et sont honorées par des livreurs à domicile", note l'OFDT. Avec un système de cloisonnement : le client contacte le commanditaire qui charge de la livraison des coursiers qui changent régulièrement et dont le consommateur n'a pas les coordonnées. Ce trafic s'est étendu de la cocaïne à d'autres substances : MDMA (principe actif de l'ecstasy), herbe de cannabis ou encore le crack à Paris.

 

 

 

■ Drive

 

Les dealers s'inspirent également de la grande distribution avec le "drive" : "Ce sont des emplacements en général adossés à une cité où les clients peuvent s'approvisionner sans sortir de leur véhicule. La transaction semble plus sécurisée aux yeux des usagers, et cette organisation permet aux trafiquants des cités de garder leur clientèle".

 

 

 

■ Promotion par SMS

 

Les trafiquants n'hésitent plus à faire appel au marketing. Outre des SMS de relance, ils ont recours à des annonces de promotion par textos à leurs clients. L'OFDT cite quelques exemples : "Jusqu'à minuit, 1 gramme blanc acheté, 0,2 gramme offert ; 1 gramme brun acheté, 0,5 gramme offert" ou encore "60 € le gramme et 70 € les 2 grammes".

 

 

 

 

■ Le côté obscur d'internet

 

Le recours au "dark web" (internet parallèle fonctionnant sur le mode d'anonymat et hébergeant des activités illégales) progresse aussi. Le développement de commandes de drogues illicites par ce biais reste cependant réservé à une partie limitée de la population toxicomane, car elle implique "non seulement de planifier sa consommation à l'avance mais également du matériel informatique et un minimum de connaissances pour accéder aux sites de ventes, réaliser la transaction et se protéger des risques d'escroqueries", note l'OFDT. Élodie Bécu

 

 

 

 

Le cannabis légal fait un tabac en Suisse

 

Depuis quelques mois, les bureaux de tabac en Suisse proposent du cannabis en vente libre. Pourtant, le pays n'a pas dépénalisé cette drogue. Le cannabis proposé par les buralistes suisses est autorisé car il contient mois de 1 % de THC (tétrhydrocannabinol), la molécule responsable de l'effet psychotrope et addictif. Par contre, il est riche en cannabidiol, connu pour les vertus relaxantes et médicales. Le cannabis légal fait un tabac depuis 2016 à Bâle et en Suisse alémanique, et à Genève et en Suisse romande où il est en vente depuis trois semaines.

 

 

Les buralistes sont régulièrement en rupture de stock malgré un prix élevé (62,50 francs suisses - 58 € - les 5 grammes). Il est parfois aussi cher que le cannabis vendu au marché noir avec un taux de THC très supérieur. Mais certains consommateurs l'apprécient justement parce qu'ils ne cherchent pas "la défonce". Le cannabis légal n'existe pas en France, où le taux autorisé de THC ne peut pas dépasser 0,2 %. L.C.

 

 

 

 

Overdoses : de la rue à la maison

 

Il y a 25 ans, elles mouraient dans la rue. Aujourd'hui, de plus en plus de victimes de surdose de drogue sont retrouvées à leur domicile, chez des usagers souvent bien insérés socialement, et pas forcément consommateurs réguliers. En 2016, le groupe "surdose" de la brigade des stupéfiants de la police judiciaire a été appelé sur 25 cas de morts à domicile par overdose à Paris, soit deux fois plus qu'en 2014.

 

 

Selon l'OFDT, 243 personnes sont mortes d'overdose en France en 2014, dont plus de la moitié (55 %) d'une surconsommation d'opiacés. Et ces chiffres sont globalement sous-estimés, selon les associations d'usagers de drogues. La semaine dernière, un lycéen scolarisé en classe de 1ère à Dinan (Côtes-d'Armor) est mort d'une surdose de morphine dans son internat. Selon l'enquête, "des patchs de morphine circulaient dans le lycée, pas 50, mais 2 ou 3. C'est la première fois que l'on voit cela", a expliqué la procureure de la République, alors que ces patchs sont disponibles uniquement sur prescription médicale et classés dans la catégorie des stupéfiants.

 


15/03/2017
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le Progrès du samedi 11 mars 2017

 

 

 

ÉDUCATION - DEUX ANS APRÈS LE LANCEMENT DU PLAN GOUVERNEMENTAL. L'ÉCOLE NUMÉRIQUE EST EN TRAIN DE S'INVENTER

 

 

Les enseignants motivés ne manquent pas, les outils foisonnent, et le gouvernement a mis un milliard d'euros sur la table. Mais le chantier de l'école numérique promet d'être long.

 

 

Le "plan numérique" lancé par François Hollande en 2015  a pris quelque retard. La ministre de l'Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, a présenté début mars un bilan d'étape. À la rentrée prochaine, la moitié des collèges français seront connectés. L'objectif de 100 % de "collèges numériques" ne sera donc vraisemblablement pas atteint en 2018.

 

 

Mais hormis la fourniture d'une tablette à chaque élève et la multiplication des tableaux interactifs en classe, que change l'irruption du numérique à l'école ? Parcourir les allées du salon EduSpot, qui a fermé hier ses portes à Paris, en donne une petite idée.

 


12/03/2017
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le Progrès du mercredi 8 mars 2017

 

 

 

SOCIÉTÉ - JOURNÉE INTERNATIONALE POUR LES DROITS DES FEMMES. LES FEMMES EN GRÈVE

 

 

Des associations féministes et syndicats appellent les femmes à cesser le travail aujourd'hui à 15 h 40. Les écarts hommes femmes dans le monde du travail restent importants selon l'INSEE.

 

 

L'initiative est inspirée directement d'Islande, où le 25 octobre dernier, les femmes sont descendues dans la rue pour dénoncer les inégalités de traitement avec leurs collègues masculins. Le mot d'ordre de la mobilisation d'aujourd'hui est double : contre le risque de régression sur les droits des femmes et pour l'égalité au travail.

 

 

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Risques de retour en arrière

 

"C'est important de rappeler que le 8-Mars est une journée pour les droits des femmes, et pas une fête des mères ou une Saint-Valentin où on propose des rabais sur les cosmétiques. Nous avons besoin de nous mobiliser contre les risques de retour en arrière, comme en Pologne ou aux États-Unis, mais aussi pour réclamer une vraie égalité salariale", explique Sophie Binet, de la CGT, en charge de la commission mixité.

 

 

Les femmes gagnent en moyenne 23,8 % de moins que les hommes dans le privé et dans le public. Et le temps partiel n'explique pas tout : à temps plein l'écart reste important, 17,4 %. Sophie Binet regrette l'absence de sanctions contraignant les entreprises à payer autant les hommes et les femmes : "60 % des entreprises qui devaient négocier un accord sur l'égalité hommes-femmes, comme le demande la loi, ne l'ont toujours pas fait et pourtant seulement 0,1 % d'entre elles ont été sanctionnées".

 

 

Le mouvement présente "20 exigences" aux gouvernants parmi lesquelles de "réelles sanctions contre les entreprises qui discriminent" ; la "revalorisation des métiers à prédominance féminine", ou encore l'"Égalité du montant des retraites" et la "fin des stéréotypes de genres".

 

 

Dans le monde professionnel, les écarts se réduisent, mais restent importants. Tous temps de travail confondus, les jeunes femmes sorties de formation initiale depuis un à quatre ans perçoivent des salaires médians inférieurs de 9 % à ceux de leurs homologues masculins, selon une enquête de l'Insee parue hier. Ces écarts s'observent quel que soit le niveau de diplôme et sont plus marqués parmi les plus diplômés (-14% pour les diplômées du supérieur long). Élodie Bécu

 


11/03/2017
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