L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

SOCIETE et Consommation

Regards sur la société au travers de différents articles qui permettent une photographie de celle-ci au fil du temps qui passe...


Franceinfo - le mardi 13 février 2018

 

 

RECIT. "Atteinte sexuelle" sur mineure de 11 ans : l'affaire qui illustre les débats sur l'âge du consentement

 

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Clément Parrot France Télévisions

 

 

Les parents d'une jeune fille de 11 ans ont porté plainte pour viol contre un homme de 28 ans, mais le parquet n'a retenu que le délit d'"atteinte sexuelle". Le procès se tient mardi à Pontoise. Franceinfo revient sur ce faits divers qui est remonté jusqu'à l'Elysée

 

 

 

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Le palais de justice de Pontoise (Val-d'Oise), le 3 octobre 2017. (MAXPPP)

 

 

 

Une enfant de 11 ans peut-elle consentir librement à avoir des rapports sexuels ? L'âge minimum du consentement alimente les débats en France. Le tribunal de Pontoise (Val-d'Oise) se penche sur un cas délicat, mardi 13 février, avec l'histoire de Sarah*, 11 ans au moment des faits, qui a eu des relations sexuelles avec un homme de 28 ans. Les parents de la fillette ont porté plainte pour viol, mais le parquet a choisi de poursuivre le jeune homme uniquement pour "atteinte sexuelle".

 

 

"Est-ce que tu veux que je t’apprenne à embrasser ou plus ?"

 

Un haussement d'épaules et tout s'enchaîne. Sarah, 11 ans, élève en 6e dans un collège de Montmagny (Val-d'Oise), quitte l'école un peu plus tôt ce lundi 24 avril 2017. Avec l'annulation du cours de sports, elle sort de son établissement sur les coups de 15 heures. Elle passe devant un petit parc de la ville et tombe sur Romain*, qu'elle a déjà croisé au moins deux fois sur le chemin du retour.

 

 

L'homme de 28 ans, survêtement noir et visage juvénile, aborde la jeune fille avec "un ton rassurant, affable, aimable, rien qui n’incite à la méfiance", raconte la mère de Sarah au site Mediapart. Il complimente la collégienne : "Quoi ? Une belle fille comme toi n’a pas de petit copain ?" Sarah est intimidée, flattée. Elle est totalement inexpérimentée en matière de garçon, explique à franceinfo son avocate Carine Diebolt : "Elle n'a jamais eu de petit ami, elle n'a jamais eu de vrai flirt." 

 

 

Elle n'a même jamais embrassé de garçon de sa vie !Carine Diebolt, avocate de Sarahà franceinfo

 

 

"Est-ce que tu veux que je t’apprenne à embrasser ou plus ?", enchaîne Romain. Sarah hausse les épaules. Elle fait le même mouvement quand il lui propose de venir dans son appartement. "Elle n'a pas dit non, ni oui avec sa bouche, elle a levé les épaules, ça voulait dire qu'elle était d'accord pour moi", assure le jeune homme de 28 ans devant les enquêteurs, selon les informations de Marianne.

 

 

"Elle était tétanisée"

 

Ne connaissant même pas leurs prénoms respectifs, ils se dirigent vers l'appartement du jeune homme. Dans l'ascenseur, il tente de l'embrasser. "Elle a compris à cet instant que le piège s’était refermé sur elle, qu’on avait endormi sa conscience. Mais elle était tétanisée, elle n’osait pas bouger, de peur qu’il la brutalise", assure sa mère à Mediapart.

 

 

"Il faut expliquer les effets de la sidération dans ce genre de cas, Sarah est incapable de s'opposer à l'acte qu'on lui impose car elle ne sait pas ce qui va se passer", estime pour franceinfo Michel Martzloff, secrétaire général de l'association L'Enfant bleu qui s'est constituée partie civile au procès. "J'étais bloquée par la situation, je ne pouvais pas m'enfuir", confirmera Sarah aux enquêteurs, relate Marianne.

 

 

Elle a pensé que c’était trop tard, qu’elle n’avait pas le droit de manifester, que cela ne servirait à rien, et elle a donc choisi d’être comme un automate, sans émotion, sans réaction.La mère de Sarahà Mediapart

 

 

Arrivé au 9e étage, Romain lui réclame une fellation et cherche à la pénétrer. Dérangé par le gardien de l'immeuble, il lui propose d'entrer dans l'appartement de ses parents. Elle suit, toujours sans protester. Il l'emmène alors dans une chambre sobrement meublée mais disposant d'un lit superposé, décrit Marianne. Nouvelle fellation, puis Romain la pénètre sur le lit. Sarah se rhabille et le jeune homme lui demande de n'en parler à personne. Il lui propose alors de la raccompagner, mais elle décline.

 

 

Face aux enquêteurs, "elle leur a paru nonchalante"

 

A peine sortie de l'immeuble, Sarah s'effondre. "Elle était dans une peine immense, complètement désespérée. C’était comme si la vie avait perdu son sens. Une des premières choses qu’elle m’a dite, c’est 'papa va croire que je suis une pute'", relate encore sa mère dans Mediapart. La police est appelée, arrive rapidement sur place et interroge la jeune fille. A la sortie de l'audition, les policiers expliquent à la mère de la fillette que l'acte a été commis "sans violence, sans contrainte". Avec le recul, la mère pense que l'attitude de Sarah a alors joué contre elle : "Elle n’était pas effondrée, elle leur a paru nonchalante."

 

 

Ce premier interrogatoire associé aux autres éléments du dossier amène le parquet à ne pas poursuivre le jeune homme pour viol, mais pour "atteinte sexuelle" car le parquet a considéré qu'il n'y avait pas de "contrainte". Romain risque ainsi une peine maximale de cinq ans, contre vingt ans pour un viol. Cette décision révolte Carine Diebolt, qui souhaite le renvoi à l'instruction du dossier dans le cadre de la plainte déposée pour "viol" : "Je plaide qu'il y a eu contrainte morale et surprise. La contrainte morale peut se déduire de la différence d'âge. Il a exercé un rapport d'autorité naturelle que peut avoir un adulte de 28 ans sur un enfant de 11 ans."

 

 

C'est presque insultant pour la victime cette qualification pour "atteinte sexuelle" car cela veut dire qu'elle aurait été ainsi complice de son agresseur. Carine Diebolt, avocate de Sarahà franceinfo

 

 

"Elle fait plus que son âge"

 

Si les juges ne retiennent pas cet argumentaire, Romain sera jugé en correctionnel. La justice devra alors répondre à une question essentielle : le prévenu avait-il connaissance de l'âge de Sarah au moment des faits ? La jeune fille affirme que lors d'une précédente rencontre en ville, une semaine plus tôt, elle lui a montré son carnet de correspondance pour lui prouver son jeune âge. "Elle a été constante sur ses déclarations, elle lui a donné son âge dès la première rencontre", assure son avocate.

 

 

Mais la version de la défense est toute autre. "Mon client lui a demandé son âge, elle a haussé les épaules, il pensait qu’elle avait au moins plus de 15 ans", insiste Marc Goudarzian, l'avocat de Romain, interrogé par Le Parisien. Devant un expert psychiatre, il affirme ne pas connaître son âge exact, mais donne une estimation entre 14 et 16 ans. Selon les éléments du dossier consultés par Marianne, Sarah est en avance sur son âge. Avec sa taille d'1m65 et sa belle chevelure frisée, elle peut donner l'impression d'avoir quelques années de plus. 

 

 

Le prévenu, père de deux enfants, a assuré aux enquêteurs sa surprise en apprenant son âge : "Vous êtes sérieux, là ? Jamais vous croyez que j'aurais baisé avec elle, une fille de 11 ans qui a deux ans de plus que mon fils. Si j'avais su, jamais de la vie. Je suis sonné, là !" Un point qui fait bondir les parties civiles. "Elle fait plus que son âge, mais elle ne paraît pas avoir 18 ans pour autant", s'indigne Michel Martzloff, de l'association L'Enfant bleu. "Le rapport des unités médico-judiciaires dit qu'elle fait plus vieille son âge, mais précise aussi qu'en lui parlant on voit bien par ses mimiques et ses intonations qu'elle a 11 ans !", ajoute Carine Diebolt.

 

 

Une jeune fille très connectée sur les réseaux sociaux

 

Pour appuyer la thèse de l'ignorance de son client, l'avocat de Romain ne cache pas sa volonté d'exposer à l'audience la personnalité de Sarah. Selon Marianne, la jeune fille, très connectée sur les réseaux sociaux, a admis avoir correspondu avec des garçons en envoyant des photos où l'on distingue sa poitrine et en provoquant "la conversation sur le plan sexuel". Elle aurait également reçu "des messages à connotation sexuelle, genre 'Je vais te prendre par les fesses, je vais jouer dans ton cul', c'était très trash", raconte son père aux enquêteurs, toujours selon Marianne.

 

 

Pour Carine Diebolt, Sarah a pu se sentir liée à un garçon rencontré sur un jeu en ligne et lui envoyer des photos en décolleté, mais cela ne justifie en rien le préjudice subi par sa cliente :

 

A 11 ans, on peut être en éveil sexuel, on peut aller sur internet, se documenter... Mais ce qui est virtuel n'est pas réel.Carine Dieboltà franceinfo

L'avocate réfute surtout toute idée de provocation qui peut être sous-entendue par la défense : "Elle ne se maquille pas, elle ne s'habille pas de manière provocante. Elle était d'ailleurs en tenue décontractée lors de la première rencontre et en jean-baskets le jour des faits."

 

 

Le procès va devoir répondre à ces questions qui restent en suspens, en se détachant de l'émotion suscitée par cette affaire dans l'opinion publique. L'histoire de Sarah a fait réagir jusqu'aux responsables politiques. Selon ses récentes déclarations, Emmanuel Macron a ainsi indiqué vouloir une évolution de la loi en portant à 15 ans l'âge en dessous duquel toute relation sexuelle avec un mineur est forcément considérée comme un viol.

 

 

*Les prénoms ont été modifiés.

 


23/02/2018
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Franceinfo - le mardi 13 février 2018

 

 

"On ne tient plus compte de la qualité des soins mais du chiffre d'affaires" : l'hôpital public en souffrance

 

 

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Benoît Zagdoun France Télévisions

 

 

 

Infirmier, médecin, ambulancier... Des soignants racontent à franceinfo leur quotidien, entre galères, contraintes budgétaires et course à l'acte médical

 

 

 

Qu'ils travaillent à l'hôpital Cochin, en plein centre de Paris, ou aux urgences pédiatriques de Roubaix, dans le Nord ; qu'ils soient infirmier, ambulancier, kinésithérapeute ou pédiatre ; tous font le même constat : l'hôpital public est en grande souffrance.

 

 

William, jeune infirmier dans un hôpital parisien, n'oubliera jamais ce jour où il a dû mettre des boules Quies à un patient en fin de vie et lui donner des doses plus fortes de morphine et d'hypnovel "pour qu'il puisse partir tranquillement, accompagné de sa famille", malgré le bruit provoqué par les travaux à l'étage inférieur. "C'étaient des conditions terribles, se souvient l'infirmier. C'était vraiment inhumain et horrible."

 

 

"On atteint la limite"

 

"On nous demande de faire plus avec moins", déplore Frédéric, ambulancier à Cochin. "Les départs à la retraite ne sont pas remplacés. Le matériel est défectueux." Un jour, l'un de ses collègues ramenait un patient après un examen. Soudain, l'une des roues du fauteuil roulant s'est détachée. L'ambulancier a eu le réflexe de rééquilibrer le siège, évitant ainsi la chute du malade. "On en arrive à ce genre de choses à l'Assistance publique", souffle Frédéric.

 

 

Les "galères" de sa collègue Aglawen, infirmière aux urgences, sont plus ordinaires. Quand elle prend son service, elle assure d'abord le suivi des patients déjà pris en charge, puis elle enchaîne avec les soins aux patients nouvellement arrivés et doit ainsi assurer des dizaines de suivis médicaux en même temps. "Le danger, c'est de ne pas avoir l'esprit à ce qu'on fait et c'est là qu'on atteint la limite", souligne-t-elle, ajoutant : "C'est de plus en plus fréquent et c'est surtout le travail à flux tendu qui induit ce genre de situations."

 

 

Quand on a la tête dans le guidon, on n’est pas forcément en état de voir qu’on atteint la limite du travail en sécurité.

Aglawen, infirmière aux urgences de l'hôpital Cochin

à franceinfo

 

 

A Roubaix aussi, "les services d’urgences pédiatriques sont pleins, avec des attentes de quatre à cinq heures, surtout le week-end", décrit Emmanuel, pédiatre. "C’est vraiment la galère régulière du quotidien, insiste-t-il. On est parfois obligés de transférer [des patients] dans d’autres services proches. Mais, parfois, on se retrouve avec tous les services pleins. On se retrouve coincés à essayer de trouver de la place, à doubler des chambres avec l’insatisfaction des parents."

 

 

Des patients "plus angoissés"

 

"Le travail des équipes soignantes auprès du malade est de plus en plus technique et empêche la prise de parole qui rendrait agréable le soin", constate Jean-Jacques, kinésithérapeute hospitalier à Cochin, qui va d'un service à l'autre prodiguer des soins à ses malades. "Ce temps qu’on nous enlève, on sent que les gens sont plus angoissés, moins sereins", renchérit William, l'infirmier.

 

 

On ne va plus être là à tenir la main de quelqu’un qui a un cancer et qui sait qu’il va bientôt mourir, ou prendre quelqu’un dans ses bras.

William, infirmier dans un hôpital parisien

à franceinfo

 

 

A l'instar de Frédéric, l'ambulancier, certains pointent aussi les excès de la rationalisation. "Une fois qu’ils ont fini leur examen, ce n’est pas forcément ceux qui attendent le plus longtemps ou ceux qui ont un état de santé un peu plus affaibli que la moyenne qui vont être prioritaires. Le logiciel ne tient pas compte de tout ça, puisque c’est une machine. Cette automatisation n’a pas arrangé les rapports avec les patients. C’est déshumanisé."

 

 

A ces critiques s'ajoute un constat douloureux pour les soignants. "L’écart entre le smic et nos grilles salariales est de plus en plus réduit, alors qu’il était plus important il y a quelques années. Donc il y avait une meilleure reconnaissance salariale de nos métiers. D’ailleurs, c’est ce qui a fait fuir la plupart du temps les kinésithérapeutes de l’hôpital", fait observer Jean-Jacques, le kinésithérapeute.

 

 

"Faire de l'activité"

 

Tous dénoncent les dérives de la "T2A", la tarification à l'activité, née de la réforme du financement de l'hôpital public de 2007. "Dans l’hôpital public, maintenant, ce qu’on demande, c’est de faire de l’activité", regrette François, infirmier de nuit à l'hôpital Cochin. "Du coup, on ne tient plus du tout compte du patient avec la T2A. On ne tient plus compte de la qualité des soins, on tient compte simplement du chiffre d’affaires que va rapporter un patient. Et ça, c’est un vrai problème."

 

 

Il ne faut pas vouloir faire du bénéfice avec l’hôpital public.

Emmanuel, pédiatre hospitalier à Roubaix

à franceinfo

 

 

Emmanuel, le pédiatre roubaisien, approuve : "Si on arrive à faire des économies, à être rentable, tant mieux, mais ce n’est pas ça le premier but de l’hôpital public. C’est vraiment dévier et pervertir le système."

 


22/02/2018
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Franceinfo - le lundi 12 février 2018

 

 

DOCUMENT FRANCE 2. L'émouvant témoignage d'un père qui a retrouvé ses deux filles, rentrées de Syrie avec leur mère radicalisée

 

 

Maryam et Noussayba ont été emmenées par leur mère au cœur du territoire contrôlé par le groupe Etat islamique. Aujourd'hui, auprès de leur père, elles incarnent le difficile retour en France des enfants de jihadistes

 

 

Elles s'appellent Maryam et Noussayba. A 4 et 6 ans, ces deux sœurs se sont retrouvées malgré elles en Syrie, au cœur même du groupe Etat islamique. Elles ont quitté la France avec leur mère radicalisée, qui souhaitait rejoindre les jihadistes. Sur des photos prises à ce moment-là, on les voit avec leurs visages infantiles, pointer l'index tendu vers le ciel, le signe de ralliement de Daech. 

 

 

Parties à l'été 2014, ces deux petites Françaises sont rentrées en décembre 2016 à Lyon, où elles ont pu retrouver leur père, Abdelhakim Labriak. La mère, revenue avec elles, est aujourd’hui incarcérée à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne). Ses deux filles, Abdelhakim Labriak les a retrouvées dans une salle impersonnelle de l'aéroport de Roissy, en compagnie d'Imran, le fils que son ex-femme a eu avec le combattant islamiste avec lequel elle est partie en Syrie en 2014. Un petit garçon dont il n'a aujourd'hui plus de nouvelle.

 

 

Devant la caméra de France 2, Abdelhakim Labriak raconte comment il tente, avec le temps, de regagner la confiance de Maryam et Noussayba, qui parlent parfois de "héros" pour évoquer Abou Bakr Al-Baghdadi, le chef auto-proclamé de Daech... "Quand elles reviennent, elles ont d'abord de la méfiance. Parce que ce qu'on leur a mis dans le crâne, c'est 'méfiez-vous de papa, c'est un menteur'", raconte Abdelhakim Labriak. Ce père témoigne aussi de la peur qui se manifeste encore chez Noussayba et Maryam, elles qui pendant deux ans ont été régulièrement confrontées aux bombardements de la coalition. 

 

 

Une soixantaine de retours depuis la fin 2016

Maryam et Noussayba sont aujourd'hui suivies par un psychologue. Qu'en est-il pour les autres enfants de Daech ? Depuis la fin 2016, une soixantaine d’entre eux sont revenus en France. Des dossiers gérés pour neuf cas sur dix par la procureure de la République de Bobigny (Seine-Saint-Denis), qui doit à chaque fois choisir entre trois possibilités : les rendre directement au père ou à la mère (si ceux-ci ne sont pas radicalisés), les mettre provisoirement en famille d'accueil, ou, plus rarement, les placer en foyer collectif.

 

 

Abdelhakim Labriak, lui, fait partie des rares parents qui ont pu récupérer leurs enfants rentrés de Syrie. Il sait que l’histoire de sa famille restera marquée par Daech. "Elles ont vu des choses qui ne peuvent pas être oubliées, témoigne-t-il.

 

 

Elles n'adhèrent pas à l'idéologie de Daech, à leur pensée. Mes filles sont incapables de reproduire ce que certains ont fait là-bas. Elles en sont incapables car l'éducation fait qu'on leur enseigne le respect des uns et des autres, peu importe les religions.

Abdelhakim Labriak

à France 2

 

Ce père cherche maintenant à rattraper les deux ans perdus avec Maryam et Noussayba. Les deux ans qu'elles ont passés au cœur du groupe Etat islamique.

 


22/02/2018
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Franceinfo - le lundi 12 février 2018

 

 

QUIZ. Addition, multiplication... Avez-vous encore le niveau d'un élève de CM2 en maths ?

 

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Elise LambertFrance Télévisions

 

 

 

La division euclidienne n'avait aucun secret pour vous à l'heure d'aborder le collège ? Franceinfo vous propose de faire un retour en arrière et d'évaluer vos compétences en mathématiques (sans l'aide de vos cahiers poussiéreux)

 

 

 

Arides, inutiles, abstraites, les maths ? Un rapport sur l’enseignement des mathématiques est remis lundi 12 février au gouvernement pour tenter d'améliorer le niveau des élèves en France. Selon ce document, 45% des collégiens qui arrivent en classe de 6e ne maîtrisent pas les notions de base.

 

 

Pourtant, ces notions de mathématiques enseignées lors de cette deuxième année du cours moyens sont essentielles, rappelle le ministère de l'Education nationale. Elles consistent à apprendre à "chercher, modéliser, représenter, calculer, raisonner et communiquer". Si le CM2 vous semble doute très loin, avez-vous toujours le niveau aujourd'hui ?

 

 

1/10 Malik prépare des cookies. Quand il essaie de les partager équitablement entre 2, 3 ou 4 de ses amis, il en reste toujours 1 pour lui. Combien de cookies a-t-il pu préparer ?
 
 
2/10 Combien font 56 divisés par 1000 ?
 
 
3/10 Si je pars à 6 heures de chez moi et que je marche à 6 km/h. Combien de temps vais-je mettre pour arriver à l'école qui se trouve à 4 km ?
 
 
4/10 Julia court autour d'un terrain rectangulaire de 20 mètres de long et 5 mètres de large. Elle fait 10 tours et demi du terrain. Combien d'hectomètres a-t-elle parcouru ?
 
 
5/10 Je suis un nombre entier composé de cinq chiffres, sachant que tous les chiffres sont différents. Je suis un nombre pair. Les chiffres sont écrits en suivant l’ordre décroissant. Le chiffre des dizaines est le double de celui des unités. Le chiffre des unités de mille est le triple de celui des unités. Le chiffre des dizaines de mille est la somme de celui des centaines et des dizaines. Qui suis-je ?
 
 
6/10 Sophie a couru 10 hectomètres et 3 décamètres. Quelle distance a-t-elle parcouru en mètres ?
 
 
7/10 Marc a préparé 53 kg de confiture répartie dans des pots de 250 g. Il possède trois placards de 7 étagères chacun où il peut ranger 10 pots par étagère. A-t-il assez de place pour ranger ses pots de confiture ?
 
 
8/10 Quel est le carré du quart du tiers de 12 ?
 
 
9/10 Peut-on mesurer une droite ?
 
 
10/10 Pour construire l'arc de Triomphe miniature, Mahaut a utilisé 60 000 allumettes. Sachant qu’une allumette mesure en moyenne 5 cm, quelle longueur, en kilomètres, obtiendrait-on si on plaçait les 60 000 allumettes bout à bout ?
 

22/02/2018
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Franceinfo - le jeudi 8 février 2018

 

 

Ce qu'il faut retenir des annonces du ministre de l'Intérieur sur la police de sécurité du quotidien

 

 

Jour J pour la police de sécurité du quotidien : Gérard Collomb lève le voile jeudi sur cette réforme promise par le candidat Macron, dans une interview au "Monde", avant de s'exprimer devant de nombreux élus et membres de forces de sécurité, dans le grand amphithéâtre de l'Ecole militaire, à Paris

 

 

 

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Gérard Collomb, à la sortie de l'Elysée, à Paris, le 17 janvier 2018.  (LUDOVIC MARIN / AFP)

 

 

 

C'était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Le ministre de l'Intérieur a dévoilé les contours de la police de sécurité du quotidien (PSQ), jeudi 8 février, dans un entretien au Monde (article payant). Evoquant un "nouvel état d'esprit", Gérard Collomb a promis la "fin de la politique du chiffre" et de nouvelles modalités dans l'évaluation de l'action policière en associant les Français. Voici ce qu'il faut retenir des annonces du locataire de la place Beauvau.

 

 

10 000 postes créés entre 2018 et 2022 

 

Trente quartiers difficiles bénéficieront de "moyens supplémentaires" d'ici à janvier 2019 dans le cadre de la police de sécurité du quotidien, a annoncé Gérard Collomb : "Quinze à 30 policiers sélectionnés par les chefs de service viendront, dans chacun de ces quartiers, renforcer les effectifs", sans pour autant constituer de nouvelles brigades spécialisées. D’ici un an, ils recevront 600 effectifs supplémentaires et des moyens matériels fléchés, a-t-il assuré. Par ailleurs, le ministre s'est engagé à créer 10 000 postes entre 2018 et 2022.

 

 

Trente quartiers concernés

 

Ces 30 quartiers de "reconquête républicaine", selon l'expression du ministre, sont, du côté de la police, ceux de Trappes (Yvelines), des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne), du Mirail à Toulouse, du Neuhoff à Strasbourg, les quartiers nord de Marseille, du Gros saule à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et des Beaudottes à Sevran (Seine-Saint-Denis).

 

 

C'était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Le ministre de l'Intérieur a dévoilé les contours de la police de sécurité du quotidien (PSQ), jeudi 8 février, dans un entretien au Monde (article payant). Evoquant un "nouvel état d'esprit", Gérard Collomb a promis la "fin de la politique du chiffre" et de nouvelles modalités dans l'évaluation de l'action policière en associant les Français. Voici ce qu'il faut retenir des annonces du locataire de la place Beauvau.

 

 

Du côté de la gendarmerie, 20 départements – essentiellement en Auvergne-Rhône-Alpes et dans l'ouest de la France, parmi lesquels l'Ain, l'Hérault ou le Calvados – disposeront de 500 renforts, ajoute Gérard Collomb, qui précise vouloir augmenter le nombre de brigades de contact à 250 unités d'ici la fin 2018.

 

 

Ces quartiers sont décrits par Gérard Collomb comme des "territoires où la délinquance et les trafics ont augmenté de manière forte, où les habitants ont parfois peur de sortir de chez eux, de prendre le bus".

 

 

 

Des tablettes, des smartphones et des caméras-piétons pour les policiers

 

 

Pour apaiser les relations parfois tendues entre la police et la population, en particulier les jeunes, Gérard Collomb a également annoncé, dans une interview au site du Point, que le nombre de caméras-mobiles ou caméras-piétons – accrochées sur le torse de l'agent en patrouille – dispositif lancé sous le précédent quinquennat, serait multiplié par quatre pour atteindre 10 000 chez les forces de l'ordre d'ici à 2019.

 

 

 

Enfin, le ministre de l'Intérieur a précisé que 60 000 tablettes numériques et smartphones seraient confiés aux gendarmes d'ici à 2020, ainsi que 50 000 chez les policiers, pour un accès rapide et direct aux fichiers de la délinquance.

 


15/02/2018
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Franceinfo - le lundi 5 février 2018

 

 

"J'ai peur" : une enseignante et une lycéenne témoignent des violences au lycée Gallieni de Toulouse

 

 

Les professeurs ont lancé un appel au secours face au climat qui règne dans cet établissement de 950 élèves

 

 

 

Des poubelles incendiées, des bagarres entre bandes rivales, des agressions commises contre des élèves, mais aussi contre des professeurs. A Toulouse, le lycée Gallieni est en crise. Deux femmes – une lycéenne et une enseignante – ont accepté de témoigner, sous couvert d'anonymat, sur ce climat de violences qui règne dans l'établissement de 950 élèves. France 2 a recueilli leurs témoignages. 

 

 

 

Il faut toujours qu'on soit accompagnées. Sinon, on ne sait pas si on peut se faire toucher. C'est compliqué. Surtout pour les filles.

une lycéenne

à France 2

 

 

"On est dans un lycée où on a peur. On ne sait pas ce qui va arriver. A tout moment, il y a quelqu'un qui peut arriver pour nous taper, nous insulter, nous critiquer... On ne sait pas. C'est vraiment de la peur", confie la lycéenne. "Oui, j'ai peur systématiquement qu'il y ait quelque chose qui dérape. Quand ils se battent, ils vont décrocher les extincteurs pour s'éclater la tête", confirme l'enseignante qui relate l'agression dont elle-même a été victime. "Elle traverse la classe, elle se jette sur moi, me colle contre le mur, m'attrape à la gorge et, avec l'autre main, me tire les cheveux et ne me lâche pas. Et là je me dis : 'Elle va me tuer.'"

 

 

 

On a plus de la moitié de la classe qui ne peut pas suivre, qui n'est pas là pour ça. Et nous, on n'a pas été formés pour ça.

une enseignante

à France 2

 

 

Face à cette situation critique, des professeurs ont exercé leur droit de retrait, fait grève quelques jours et manifesté devant l'entrée de leur lycée. Ils ont aussi lancé un appel au secours sous la forme d'une pétition. Adressée à leur ministre de tutelle, celle-ci a déjà recueilli près de 10 000 signatures. Ils demandent un "dispositif d'éducation spécifique", avec une "véritable politique de recrutement" et une "dotation supplémentaire et pérenne de moyens" pour "permettre la réussite de tous et toutes".

 

 

Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé les premières mesures. Un nouveau proviseur a été nommé en urgence, en remplacement de son prédécesseur écarté à la demande du ministre. Et un "conseiller sécurité" doit prendre ses fonctions. Ce poste a été spécialement créé pour le lycée Gallieni. Cet établissement, devenu en quelques jours un des symboles des lycées français en difficulté, va ainsi devenir, selon le rectorat, un lycée pilote.

 


14/02/2018
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Franceinfo - le medredi 7 février 2018

 

 

Météo : a-t-on le droit de ne pas aller travailler à cause de la neige ?

 

 

De fortes chutes de neige ont touché le nord de la France dans la nuit de mardi à mercredi, provoquant de grosses perturbations sur les routes et dans les transports en commun

 

 

"Désolé, je ne peux pas, il y a de la neige." Cette phrase risque d'être prononcée par de nombreux salariés aujourd'hui. Depuis mardi 6 février, le nord de la France est en effet touché par de fortes chutes de neige, qui ont paralysé de nombreux transports en commun et voies de circulation, avec en point d'orgue une immense pagaille en Ile-de-France. 

 

 

De quoi empêcher les salariés de se rendre sur leur lieu de travail ou même d'exercer leur activité. Mais cette absence peut-elle être justifiée par la météo ?

 

 

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Un homme pousse son scooter à Paris, le 7 février 2018. (ISABELLE WIRTH / AFP)

 

 

Est-ce légal ?

 

Tout à fait. "L'absence ou le retard du salarié en cas d'intempéries (tempêtes, fortes chutes de neige...) n'est pas une faute s'il lui est impossible de se rendre au travail", précise le site officiel de l'administration française. Si ces conditions sont réunies, pas de sanction en cas de retard ou d'absence, par exemple si les routes sont impraticables et les transports en commun bloqués.

 

 

Comment justifier son absence ?

 

"En cas d’absence ou de retard, le salarié doit informer son employeur, c’est une obligation", prévient aussi dans Le Parisien Me Eric Rocheblave, spécialiste du droit du travail.] "Une absence injustifiée expose à des sanctions disciplinaires" et à une retenue sur salaire, pointe l'avocat. 

 

 

Une condition indispensable pour justifier son retard : "apporter la preuve de la force majeure et ne pas se contenter d'un SMS ou d'un mail pour dire qu'on ne viendra pas", prévient Philippe Duport, spécialise du monde du travail de franceinfo.

 

 

Par exemple, explique Eric Rocheblave, "un selfie avec sa voiture bloquée par des congères, des coupures de presse, dans le cas où le phénomène météo est hyperlocalisé". Si l’employeur met en doute la légitimité de l’absence, ces preuves accumulées peuvent être versées au dossier.

 

 

"D'un point de vue pratique, on voit rarement des employeurs sanctionner des salariés dans des épisodes neigeux comme celui qu'on connaît actuellement", rassure Nathalie Lallier, avocate spécialisée en droit du travail, à franceinfo.

 

 

Quelles conséquences sur le salaire ?

 

"Journée pas travaillée, journée pas payée !", rappelle Philippe Duport. L'employeur n'est pas obligé de payer les journées d'absence de ses employés, sauf si la convention collective le prévoit, rappelle BFMTV. Ces journées seront donc retenues sur la rémunération du salarié, mais également sur ses potentielles primes et tickets restaurant. Il est toutefois possible de limiter les dégâts sur la fiche de paie si l'employeur propose des alternatives comme récupérer ses heures d'absence, prendre des congés payés ou des RTT, ou recourir au télétravail. 

 

 

Dernière possibilité, exercer son droit de retrait, comme le prévoit l’article 4131-1 du Code du travail en cas de danger grave et imminent lors d'un déplacement professionnel. L'employeur est alors tenu de rémunérer son salarié. "S’il estime qu’il est dangereux de prendre l’autoroute verglacée, le salarié peut exercer son droit de retrait, il peut également refuser un déplacement professionnel", détaille Eric Rocheblave. Il précise qu'il suffit de passer un coup de téléphone ou d'envoyer un mail à son patron.

 


14/02/2018
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Franceinfo - le mardi 6 février 2018

 

 

Notre durée de vie ne s’allonge plus et nous avons atteint notre taille maximale, selon une étude

 

 

Selon une étude dont franceinfo a pris connaissance, mardi, les limites biologiques humaines ne pourront plus progresser ou très peu sous l'impact du réchauffement climatique, de la raréfaction des ressources et de l'acidification des océans

 

 

Les records seront difficiles à battre selon cette étude de l'Institut de recherche biomédicale et d'épidémiologie du sport (IRMES) publiée jeudi dans le Quotidien du médecin et dont franceinfo a pris connaissance, mardi 6 février. Elle montre que la durée de vie des humains ne s’allonge plus et que nous avons atteint notre taille maximale. Les limites biologiques humaines ne pourront plus progresser ou très peu.

 

 

Selon les auteurs de l'étude, le record mondial de longévité revient à Jeanne Calment décédée à l'âge de 122 ans et 164 jours. Depuis 20 ans, alors que le nombre de centenaires augmente, aucun n'a franchi le cap des 120 ans. Pour les scientifiques, la Française représenterait une exception.

 

 

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Depuis 20 ans, alors que le nombre de centenaires augmente, aucun n'a franchi le cap des 120 ans. (Photo d'illustration) (MAXPPP)

 

 

 

Pente descendante à cause du climat

 

L’analyse des spécialistes est la même pour la taille. Alors que les femmes ont gagné un peu plus de 8 cm en 100 ans et les hommes pratiquement 9 cm, la taille n'augmente plus depuis une trentaine d'années. Les plus grands sont aujourd'hui les Néerlandais qui mesurent en moyenne 1,82 m pour les hommes et 1,68 m pour les femmes.

 

 

Après les progrès médicaux, technologiques et sociaux du XXe siècle qui expliquent l'augmentation de l'âge et de la taille, les scientifiques pensent que nous sommes sur une pente descendante sous l'impact du réchauffement climatique, de la raréfaction des ressources et de l'acidification des océans.

 


12/02/2018
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Franceinfo - le jeudi 1er février 2018

 

 

INFO FRANCEINFO. Lactalis : 25 nourrissons contaminés à la salmonelle entre 2006 et 2016 par la même souche que celle découverte à l’usine de Craon

 

 

L'Institut Pasteur a recensé, entre 2006 et 2016, 25 cas de nourrissons contaminés à la même souche de salmonelle que celle découverte fin 2017 à l’usine de Craon de Lactalis

 

 

 

Le Centre de référence des salmonella de l'Institut Pasteur confirme à franceinfo, jeudi 1er février, les propos du PDG de Lactalis Emmanuel Besnier dans les colonnes du journal Les Échos. Il y a bien eu 25 nourrissons contaminés à la salmonelle entre 2006 et 2016 par la même souche que celle à l'origine des contaminations de 2005 [140 nourrissons touchés] et de 2017 [37 nourrissons touchés], découverte fin 2017 à l'usine Lactalis de Craon, en Mayenne.

 

 

L'institut Pasteur a fait des recherches sur d'autres souches sur des adultes, sur des souches étrangères, et il est catégorique, il s'agit de la même souche et donc "très probablement" de celle de l'usine de Craon. "Grâce à une nouvelle technique que l'on utilise à l'Institut Pasteur depuis l'an dernier, on a été capables de revenir en arrière et de tester une centaine de souches isolées chez des nourrissons avec la salmonelle Agona", explique à franceinfo François-Xavier Weill, directeur du Centre de référence des salmonella à l'Institut Pasteur. "On s'est ainsi aperçu que 25 nourrissons contaminés entre 2006 et 2016 avaient été infectés par la même souche que celle identifiée en 2005 et en 2017", poursuit-il.

 

 

 

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Le groupe Lactalis, confronté à une crise sanitaire sans précédent après la contamination aux salmonelles de laits infantiles produits dans son site de Craon, n'excluait pas jeudi pas que des bébés aient consommé du lait contaminé depuis 2005. Ci-contre, la préparation d'un biberon de lait infantile (Illustration). (MAXPPP)

 

 

 

"On peut scientifiquement penser qu'il y a eu contamination à bas bruit de cette usine durant toute la période 2005-2017"

 

Cette révélation a été rendue possible par la technique dite du "séquençage complet du génome", que les chercheurs ont appliqué à la collection de souches de salmonelle conservées au fil du temps à l'Institut Pasteur. La souche incriminée "est une souche de salmonelle que l'on ne retrouve pas chez les adultes ni chez les nourrissons hors de France, elle semble donc fortement liée à cette usine", précise François-Xavier Weill. "On peut scientifiquement penser qu'il y a eu contamination à bas bruit de cette usine durant toute la période 2005-2017 et que, comme l'a dit le président de Lactalis, les travaux effectués dans l'usine en 2017 ont pu réactiver cette salmonelle", ajoute-t-il.

 

 

Dans son interview aux Échos jeudi, le PDG de Lactalis a déclaré "ne pas exclure que des bébés aient consommé du lait contaminé" entre 2005 et 2017, puisque la salmonelle Agona "responsable des problèmes" est "la même que celle de 2005".

 

 


06/02/2018
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Franceinfo - le 30.01.2018

 

 

DOCUMENT FRANCE 3. Douches occasionnelles, paroles blessantes, repas expédiés... On a passé une journée dans un Ehpad en manque de personnel

 

 

Dans certaines maisons de retraite, les restrictions budgétaires ont rendu les conditions d'accueil, de travail et de vie particulièrement difficiles. C'est le cas dans cet Ehpad du Puy-de-Dôme, où France 3 s'est rendue

 

 

 

Dans cette maison de retraite de Maringues (Puy-de-Dôme), la douche est un luxe pour les pensionnaires. "En moyenne, c'est tous les 15 jours si on a le personnel. Il arrive que ce soit une fois par mois. On essaye de faire le plus possible. Mais avec le manque de personnel, c'est pas évident", s'excuse Annick Carrier, aide-soignante. Dans cet établissement comme dans d'autres Ehpad du pays, il n'y a pas assez de bras pour s'occuper des personnes âgées : une vingtaine de soignants pour 140 personnes.

 

 

Ce manque ne joue pas seulement sur l'hygiène ou la santé des résidents. Dans sa chambre, Yvette, 82 ans, trouve le temps long. Certains jours, elle peut ne parler à personne. "J'aimerais qu'elles restent un quart d'heure. Mais elles n'ont pas le temps", confie-t-elle à France 3. Dans les jardins, on ne croise que ceux qui ont la chance d'être promenés par leur famille.

 

 

De nouvelles restrictions à venir

 

Le pire est peut-être à venir : d'autres réductions d'effectifs sont annoncées. "On nous annonce une réduction du budget soin de 170 000 euros, se désole Marie-Line Montanard. On va avoir sûrement deux aides-soignants et deux infirmières en moins, je ne sais pas comment on va faire. C'est un peu le travail à la chaîne".

Face à cette situation, le directeur de l'établissement est démuni. "On met les moyens pour prendre en charge cette population, ou pas. Après, ça coûte. On me demande de supprimer des postes. Je n'ai pas la solution", confie Christian Pzechke, directeur de l'Ehpad de l'Ombelle. Une situation compliquée que le vieillissement de la population ne devrait pas simplifier dans les prochaines années.

 


05/02/2018
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Franceinfo - le Mercredi 31 janvier 2018

 

 

Grève dans les maisons de retraite : 31,8% des personnels ont fait grève mardi

 

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Elise Lambert Vincent DanielIlan CaroFrance Télévisions

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Ce mouvement unitaire regroupait CGT, CFDT, FO, Unsa, CFTC, CFE-CGC et Sud, avec le soutien de l'Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) et d'associations de retraités.

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Syndicats, patronat et retraités main dans la main face au manque de moyens. Les organisations professionnelles CGT, CFDT, FO, Unsa et CFTC de la santé ont appellé à la grève, mardi 30 janvier, les personnels des établissements accueillant des personnes âgées (Ehpad) pour dénoncer l'insuffisance de moyens et de personnel. Leur appel a été entendu : "dans l'ensemble des Ehpad, tous secteurs confondus, le taux de participation (nombre de grévistes déclarés) de l'ensemble des personnels est de 10,3% et le taux de mobilisation (nombre de grévistes déclarés et de personnels assignés) est de 31,8%", a indiqué leur administration, la Direction générale de la cohésion sociale.

 

 

 

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Le personnel de l'Ehpad "Les 5 saisons" manifeste pour protester contre le manque de moyens, vendredi 26 janvier 2018 à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) (MAXPPP)

 

 

 

Le soutien de leurs patrons. Cette grève a été lancée avec le soutien de l'Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) et d'associations de retraités. 

 

 

Rassemblements à Paris et Marseille. A Paris, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans l'après-midi près du ministère de la Santé, à Paris, d'où une délégation réclamant des moyens supplémentaires pour les maisons de retraite, est ressortie "en colère".

 


Une centaine de grèves en 2017. Depuis plusieurs mois, les personnels réclament "davantage de moyens humains pour plus de dignité". En 2017, une centaine de grèves dans des Ehpad ont été recensées, dont la plus médiatique, aux Opalines à Foucherans (Jura), a duré près de trois mois.


05/02/2018
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Franceinfo - le mardi 30 janvier 2018

 

 

Quatre millions de personnes sont mal logées en France

 

 

Outre les personnes qui ont des difficultés à se loger ou qui sont sans abri, douze millions de personnes sont dans une situation de fragilité immobilière, selon les chiffres de la Fondation Abbé Pierre

 

 

 

La fondation dénonce une "érosion" des piliers du modèle français de protection. Quatre millions de personnes souffrent de mal-logement en France, indique la Fondation Abbé Pierre dans son 23e rapport annuel publié mardi 30 janvier.

 

 

Outre les personnes mal logées ou sans-abri, douze millions de personnes sont dans une situation de fragilité immobilière (logement surpeuplé, loyers impayés et menace d'expulsion, copropriétés en difficulté), conclut le rapport. Le document invite les pouvoirs publics à donner une ambition forte à la politique en faveur du logement des personnes défavorisées.

 

 

 

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La tente d'un sans domicile fixe sous un pont parisien, le 28 décembre 2017. (ERIC FEFERBERG / AFP)

 

 

 

Des "coupes massives" dans le budget du logement

 

Si l'organisme salue le plan quinquennal pour le "logement d'abord et la lutte contre le 'sans-abrisme'" présenté en septembre par le gouvernement d'Edouard Philippe, elle le juge non "compatible avec les coupes massives dans le budget du logement".

 

 

"Les premiers actes posés par le nouveau gouvernement s'en prennent frontalement tout d'abord au premier pilier du modèle de protection sociale liée au logement en France en fragilisant les APL et les HLM", estime la fondation. Elle évalue à 3,2 milliards d'euros par an à partir de 2020 le total des économies sur les APL, qui concernent plus de six millions de ménages.

 


05/02/2018
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Franceinfo - le 20.01.2018

 

 

L'adolescence débute à l'âge de 10 ans et se termine à 24 ans, selon une étude

 

 

Dans un article publié dans la revue "The Lancet", des scientifiques estiment que la durée moyenne de l'adolescence est plus importante aujourd'hui que par le passé. En cause, entre autres : la nutrition et la durée des études

 

 

 

Apparition de la puberté à un plus jeune âge, entrée plus tardive dans la vie adulte : et si l'adolescence commençait à l'âge de 10 ans et s'étalait jusqu'à l'âge de 24 ans ? C'est ce qu'affirment des scientifiques dans un nouvel article, publié dans la revue The Lancet (article en anglais) mercredi 17 janvier, et repéré par Mashable

 

 

Selon ces derniers, plusieurs facteurs expliquent cette prolongation de la durée de l'adolescence dans les pays développés. "Une puberté plus précoce a accéléré le passage à l'adolescence dans quasiment l'ensemble des populations", écrivent les auteurs de cet article. Ils affirment que "la fin de l'adolescence s'établit désormais largement au cours de la vingtaine".

 

 

Les chercheurs en sont convaincus : la durée moyenne de l'adolescence, telle que nous l'entendons aujourd'hui (en moyenne, entre 14 et 19 ans), est "excessivement restrictive". 

 

 

 

Une puberté qui arrive bien plus tôt

 

Dans cette étude coordonnée par Susan Sawyer, du centre pour la santé des adolescents du Royal Children's Hospital de Melbourne (Australie), ces chercheurs expliquent que la puberté intervient désormais plus tôt, à l'âge de 10 ans et non à partir de 14 ans. Ce changement s'explique, selon eux, par un meilleur niveau de vie et une nutrition plus importante dans les pays développés. 

 

 

En cent cinquante ans au Royaume-Uni, l'âge des premières règles a ainsi reculé de quatre ans. Désormais, les femmes britanniques commencent à avoir leurs menstruations en moyenne dès 12 ou 13 ans. 

 

 

Les scientifiques avancent en parallèle deux autres arguments pour justifier la prolongation de l'adolescence. Selon ces derniers, les dents de sagesse peuvent apparaître après 25 ans, et le cerveau continue de se développer après l'âge de 20 ans.

 

 

 

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Des étudiants d'une école de commerce, en France, en 2012.  (REMY GABALDA / AFP)

 

 

 

L'entrée retardée dans l'âge adulte

 

Les auteurs de cet article détaillent aussi des raisons sociales à cette durée prolongée de l'adolescence. Ils évoquent une entrée "retardée" dans l'âge adulte, avec une sortie de l'enseignement supérieur plus tardive, et des mariages et des naissances repoussées en conséquence. "Les responsabilités de l'âge adulte arrivent généralement plus tard", estime Susan Sawyer, citée par Mashable. 

 

 

"Une définition élargie, et plus inclusive de l'adolescence, est essentielle pour des lois, des politiques sociales et des services appropriés" à l'égard des jeunes gens qui ont une vingtaine d'années, poursuivent les auteurs de l'étude.

 


05/02/2018
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