L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

SOCIETE et Consommation

Regards sur la société au travers de différents articles qui permettent une photographie de celle-ci au fil du temps qui passe...


le Progrès du mercredi 16 août 2017

 

 
 
    WEB - "MARKETPLACE". FACEBOOK S'ATTAQUE AU BON COIN EN FRANCE

 

 

 

Vous souhaitez vendre des objets qui vous sont inutiles ? Vous pouvez poster vos annonces sur la plateforme "Markeplace" depuis lundi.

 

 

Facebook permet en effet à ses utilisateurs français de vendre et d'acheter des objets en ligne à partir de leur profil, a annoncé lundi le réseau social américain. Seize autres pays sont concernés par cette expansion de la plateforme, déjà disponible aux États-Unis depuis un an.

 

 

Marketplace n'a pas vocation à s'occuper des détails de la transaction, comme le paiement ou la livraison, a précisé Facebook. Le site se contente de mettre en contact le vendeur et l'acheteur, un peu comme Leboncoin, 7e site le plus consulté en France, avec 24 millions de visiteurs, selon les chiffres de Médiamétrie.

 

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Une icône "boutique"

 

"Vous pouvez acheter et vendre l'esprit tranquille sur Marketplace en regardant les profils publics des acheteurs et vendeurs, en voyant depuis combien de temps ils sont sur Facebook et en repérant vos éventuels amis en communs", a souligné la vice-présidente de Facebook en charge de Marketplace. Deborah Liu.

 

 

Cette extension, avant tout pensée pour les smartphones, est symbolisée par une petite icône "boutique" en bas de la page du réseau social sur IOS et en haut sur Androïd. Elle sera également visible sur ordinateur et tablette, à gauche de la page Facebook.

 

 

Aux États-Unis, 18 millions d'objets ont été mis en vente au mois de mai sur la plateforme selon le réseau social.

 


18/08/2017
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le Progrès du dimanche 13 août 2017

 

 
 
  ALIMENTATION - CRISE SANITAIRE. OEUFS FRELATÉS : DES PRODUITS RETIRÉS
      DES RAYONS EN FRANCE

 

 

 

La crise des oeufs frelatés continue en France. À titre de précaution, les grandes surfaces ont retiré de leurs rayons des produits fabriqués avec des oeufs potentiellement contaminés au fipronil. Le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation n'a pas voulu donner de détails sur les arques ni sur le type de produits concernés, d'autant que les risques sanitaires sont très faibles selon l'Anses (Agence nationale de la sécurité sanitaire de l'alimentation). Les pouvoirs publics attendent les résultats d'analyses pour savoir si ces biscuits, pâtisseries, pâtes et autres plats préparés avec des oeufs pourront être remis en rayons.

 

 

Les magasins Leader Price qui ont mis en vente 48 000 oeufs contaminés au fipronil importés des Pays-Bas entre le 19 et le 28 juillet ont détruit ceux qui étaient encore en rayons. Quant aux 196 000 oeufs importés de Belgique mis sur le marché entre le 16 avril et le 2 mai, ils ont été consommés, mais "sans impact constaté sur la santé", observe le ministère. D'après l'ANSES, leur consommation est sans danger en dessous de dix oeufs par jour pour un adulte et d'un à huit pour un enfant. La toxicité du fipronil est "modérée" selon l'OMS (Organisation mondiale de la santé) mais cet insecticide peut avoir des effets neurotoxiques à haute dose.

 

 

 

Du fipronil retrouvé dans les cheveux d'enfants

 

Le fipronil est aussi un perturbateur endocrinien, comme l'a montré une étude récente publiée par "60 millions de consommateurs". Des traces de firponil ont été retrouvées dans près de la moitié des échantillons de cheveux d'enfants de 10 à 15 ans analysés. L'étude n'a pas pu déterminer s'ils avaient été exposés à cause de leur alimentation ou au contact de produits antiparasites pour animaux de compagnie ou d'insecticides à usage domestique.

 

 

À ce jour, on sait que l'équivalent de 3,4 millions d'oeufs frelatés ont été importés en France (sur un total de 14 milliards consommés chaque année), sous forme d'oeuf coquilles ou d'ovoproduits. Difficilement transportables à cause de la casse, les oeufs destinés à l'industrie alimentaire sont souvent transformés en jaune et blanc liquide, concentré ou en poudre. Puis ils jouent à saute-frontière, ce qui pose le problème de la traçabilité. "Ce scandale n'est pas seulement celui de la filière oeuf, c'est celui de l'agro-industrie et du modèle économique de libre-échange", estime la Confédération paysanne.

 

 

La FNSEA y voit au contraire la preuve que la France est mieux armée face aux risques de scandales alimentaires. "Cette crise est liée au laxisme en Belgique et aux Pays-Bas et en Allemagne. En France, nous sommes irréprochables et il faut le rester", assure Christiane Lambert, présidente du premier syndicat agricole. Luc Chaillot

 


17/08/2017
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le Progrès du vendredi 11 août 2017

 

 
 
    CONSOMMATION - SCANDALE ALIMENTAIRE. OEUFS CONTAMINÉS : DEUX
       ARRESTATIONS, L'ENQUÊTE S'ACCÉLÈRE

 

 

 

L'enquête sur la fraude à l'origine de la contamination de millions d'oeufs en Europe par l'insecticide fipronil s'est accélérée hier en Belgique et aux Pays-Bas, où les dirigeants d'une entreprise au coeur du scandale ont été arrêtés.

 

 

Va-t-on bientôt assister au dénouement de l'affaire des oeufs contaminés ? Aux Pays-Bas, deux dirigeants "de l'entreprise qui a probablement appliqué le produit dans les élevages avicoles" ont été arrêtés hier. Selon les médias néerlandais, il s'agit de Chick-Friend, déjà mise en cause par les éleveurs touchés.

 

 

En Belgique, 11 perquisitions ont été menées "dans tout le pays" dans le cadre de l'enquête qui cible désormais 26 personnes et entreprises suspectes.

 

 

Le parquet d'Anvers indique que "près de 6 000 litres de produits interdits" ont été saisis en juillet dans une société belge. Là encore, la justice n'a as désigné nommément la société, mais elle est identifiée comme le distributeur de produits sanitaires pour l'élevage Poultry-Vision, à l'origine du scandale avec Chick-Friend.

 

 

 

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La sécurité alimentaire mise en danger

 

"Le parquet tient à souligner qu'il prend les faits très au sérieux, vu leur gravité, leur ampleur, leur caractère organisé et leur contexte international", a indiqué le parquet d'Anvers.

 

 

En dehors des pays d'origine, la liste des pays touchés ne cesse de s'allonger. Elle est désormais de neuf pays : Slovaquie, Royaume-Uni, Allemagne, France, Luxembourg, Roumanie, Suisse, Suède, Danemark. Le Royaume-Uni, qui avait jusque-là affirmé n'être que marginalement touché, a annoncé hier 700 000 oeufs contaminés avaient été importés pour être utilisés dans la fabrication de produits alimentaires.

 

 

Au Luxembourg, le distributeur Aldi a dû retirer ce qui restait de deux lots d'oeufs - dont un présentant des taux de fipronil les rendant impropres à la consommation par des enfants en bas âge -, tandis que la chaîne Cactus a découvert, au détour d'une analyse de routine, des oeufs contaminés dans son assortiment.

 

 

 

Roumanie et Danemark aussi touchés

 

De plus, une tonne de jaune d'oeuf liquide contaminé au fipronil a été découverte dans un entrepôt de l'ouest de la Roumanie hier mais aucune quantité n'en a été mise en vente selon les autorités sanitaires romaines. Enfin, dernier pays victime en date, le Danemark, où 20 tonnes d'oeufs contaminés ont été vendues.

 

 

Mercredi, le ministre belge de l'Agriculture Denis Ducarme avait accusé les Pays-Bas d'avoir traité avec légèreté des informations concernant la présence de fipronil dans les élevages du pays. Il a affirmé qu'un signalement en ce sens avait été reçu par les autorités néerlandaises dès novembre 2016, mais qu'elles n'avaient pas donné suite. Ce que La Haye a contesté.

 


15/08/2017
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le Progrès du jeudi 10 août 2017

 

 
 
    DISTRIBUTION - OEUFS CONTAMINÉS : TRAVERT LANCE UNE ENQUÊTE

 

 

 

Le ministre français de l'Agriculture, Stéphane Travert, a critiqué hier en creux la Belgique et les Pays-Bas dans leur information sur la crise des oeufs contaminés au fipronil, exprimant son souhait d'avoir à l'avenir "des échanges beaucoup plus fructueux et beaucoup plus rapides" avec eux. Le ministère de l'Agriculture a dans le même temps annoncé une enquête nationale chez "l'ensemble des fabricants d'ovoproduits" (produits transformés à base d'oeufs) agréés en France, qui sont au nombre de 80 environ. Les lots de produits, bruts ou transformés par une société du Morbihan et contenant des oeufs contaminés à faible dose par le fipronil, ont par ailleurs été identifiés, a annoncé hier soir la préfecture.

 

 


13/08/2017
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le Progrès du dimanche 30 juillet 2017

 

 
 
    VITICULTURE - SA CONSOMMATION NE CESSE DE PROGRESSER EN FRANCE
      ET DANS LE MONDE

 

 

 

LE ROSÉ DONNE UN COUP DE FRAIS AUX VIGNOBLES

 

 

Demande française et mondiale en croissance, marchés gigantesques à conquérir, production tendant à devenir nationale... Les vins rosés ne cessent de grandir, au point de s'inviter à de prestigieuses tables.

 

 

"Le rosé, ce n'est pas du vin !" osait le polémiste Eric Brunet, dans son émission du 13 juillet, sur RMC. Sous-entendu, un simple effet de mode ou un sous-ensemble oenologique au rabais.

 

 

"Si le rosé n'était qu'une mode, sa consommation n'aurait pas augmenté de 30 % depuis 2000 et ne représenterait pas un tiers des vins bus en France aujourd'hui", sourit Brice Eymard, directeur général du Conseil interprofessionnel des vins de Provence (CIVP), la région pionnière qui produit 42 % des rosés AOC de l'hexagone.

 

 

 

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03/08/2017
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le Progrès du jeudi 13 juillet 2017

 

 
 
CONSOMMATION - COMPORTEMENTS À TABLE. NOTRE ALIMENTATION MANQUE
       D'ÉQUILIBRE

 

 

 

Les consommateurs mangent de plus en plus de produits crus, ne respectent pas les dates limites de péremption et ne règlent pas leur réfrigérateur à la bonne température. Ils font aussi trop peu d'activité physique.

 

 

 

■ Trop de sel, pas assez de fibres

 

Les Français mangent encre trop de sel et pas assez de fibres - dont les principaux vecteurs sont les fruits, les légumes et les produits céréaliers, selon la dernière enquête e l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

 

 

La recommandation de consommer cinq fruits et légumes par jour est un voeu pieu. Selon une enquête du CREDOC, qui fait écho à celle de l'Anses, seulement 25 % des Français la suivaient en 2016 contre 31 % en 2010.

 

 

 

■ Faible activité physique

 

Les Français font aussi trop peu de sport. Le temps passé devant les écrans ne cesse de croître. Sur les sept dernières années, la hausse est en moyenne de 20 minutes chez les enfants ; et de 1 h 20 chez les adultes, passant respectivement de 2 h 45 à 3 h 05 et de 3 h 30 à 4 h 50 par jour.

 

 

Une tendance qui accroît la sédentarité. Résultat : 13 % des enfants et adolescents sont en surpoids, 4 % sont obèses. La proportion pour les adultes est respectivement de 34 % et 17%.

 

 

 

■ Succès des sushis et tartares

 

Nouveauté par rapport à la précédente étude INCA qui remonte à 200-2007 : ils consomment de plus en plus de produits crus et respectent peu les dates de péremption. L'Anses s'inquiète du risque de progression d'intoxications alimentaires découlant de ces nouvelles habitudes. Une écrasante majorité de Français (plus de 80 %) consomme des denrées d'origine animale crues. Succès des sushis oblige, la part d'adeptes du poisson cru a doublé en 10 ans (de 15 % à 31). La mode du tartare de boeuf ne se dément pas (de 24 % à 30 %). Or, rappelle l'agence, "de multiples miro-organismes (bactéries, virus, parasites) sont susceptibles de contaminer les denrées alimentaires. La cuisson des aliments est un moyen de choix pour réduire la charge microbiennes".

 

 

En France, chaque année, 10 000 à 12 000 intoxications collectives sont répertoriées chaque année, donc 5 à 6 % se terminent en hospitalisation alerte l'Anses.

 

 

 

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■ Attention aux dates et au froid

 

Un autre comportement des ménages explique ce chiffre : la tendance à manger des produits frais après la date limite de consommation (DLC). La moitié des Français consomme du jambon, du saumon fumé ou de la viande emballée après la DLC. À l'inverse, ils ne sont qu'un tiers (33 %) à manger les plats cuisinés avant la DLC.

 

 

Sans compter qu'ils ne règlent pas leur réfrigérateur à la température optimale 4°C. Ils sont 43 % à le régler à plus de 6°C.

 

 

 

■ Compléments alimentaires

 

Autre nouveauté : l'augmentation du recours aux compléments alimentaires. Ils sont utilisés par 14 % des enfants de 3 à 17 ans et 22 % des adultes. L'Anses rappelle que, si ces produits peuvent paraître anodins, ils doivent être consommés avec vigilance, et que l'on peut s'en passer en ayant une alimentation équilibrée. Élodie Bécu

 


17/07/2017
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le Progrès du lundi 10 juillet 2017

 

 
 
    NUMÉRIQUE - DÉMATÉRIALISATION. POURQUOI L'ESTONIE INSPIRE LA FRANCE

 

 

 

Édouard Philippe a promis le très haut débit partout et le développement de l'e-administration en prenant exemple sur le pays balte.

 

 

Une foi n'est pas coutume, le Premier ministre français avait réservé son premier déplacement à l'étranger, la semaine dernière, à... l'Estonie. L'occasion "d'échanger sur la présidence" de l'UE assurée par le pays balte, comme l'a twitté Édouard Philippe à son arrivée, mais aussi de "s'inspirer de leur e-administration". Mounir Mahjoubi, secrétaire d'État au Numérique, était d'ailleurs du voyage.

 

 

 

Baptême en ligne

 

Le petit pays s'est imposé ces dernières années comme la référence en la matière, notamment grâce à sa "carte d'identité numérique". Là où les Français cumulent cartes bancaire, Vitale, de transport ou de bibliothèque, les Estoniens n'en n'ont désormais plus qu'une, qui leur permet en trois clics de signer numériquement tout document officiel, de consommer, de voter à la présidentielle et même... d'enregistrer le prénom de leur nouveau-né. Résultat, 96 % des échanges avec l'administration se font en ligne et 99,8 % des transactions bancaires. En France, le changement serait révolutionnaire.

 

 

Sans aller aussi loin, le chef du gouvernement a, lors de sa déclaration politique générale de mardi, promis la création d'une plate-forme numérique sur laquelle chaque administration logerait ses applications. Et évoqué la création d'un "compte citoyen en ligne", qui permettrait aux citoyens d'interagir avec les différents services sans bouger du canapé.

 

 

L'État serait aussi gagnant - financièrement surtout : si l'Estonie s'est lancée dans l'aventure, c'est aussi parce que , dans les années 90, elle a dû construire toute une administration avec des moyens limités. Quant au partenariat avec le privé, il colle avec le philosophie des marcheurs.

 

 

 

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"Pourquoi pas nous ?"

 

Reste que le succès de l'ancienne république soviétique a fortement dépendu de l'extension de l'accès à Internet. Depuis 2005, la totalité du territoire est connectée, les seniors ont été formés et le code informatique est enseigné dès le primaire. A contrario, seuls 45 % des foyers français sont couverts par le très haut débit. Ambitieux, Édouard Philippe vise les 100% dès 2022...

 

 

"J'étais en Estonie la semaine dernière, eux l'ont fait. Pourquoi pas nous ?", a clamé l'ancien maire du Havre. Les Estoniens ne sont tout de même pas devenus une société digitale en cinq ans. Alexis Boyer

 


14/07/2017
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le Progrès du vendredi 7 juillet 2017

 

 
 
    SÉCURITÉ - PROLONGATION. LES DERNIERS MOIS DE L'ÉTAT D'URGENCE

 

 

 

La France est sous état d'urgence depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Cette mesure "exceptionnelle" qui se terminera le 1er novembre prochain, sera installée dans le temps non sans polémiques.

 

 

Cette mesure exceptionnelle ara duré deux ans. Hier, l'Assemblée nationale a voté la prolongation de l'état d'urgence "pour la dernière fois" jusqu'au 1er novembre 2017. Avant le crépuscule de cette mesure historique prise au soir des attentats du 13 novembre 2015, l'état d'urgence soulève des dernières réticences, qui devraient, selon le gouvernement, être résolues dans la future loi antiterrorisme.

 

 

 

■ Vers une loi qui fait débat

 

Ce sera la sixième. Une prolongation - une de plus - "nécessaire", selon le ministre Gérard Collomb, dans l'attente d'une nouvelle loi antiterroriste qui devrait être votée à l'automne à l'Assemblée. Un nouveau texte qui fait réagir bon nombre d'acteurs de la société, et notamment douze organisation dont Amnesty International France, Human Rights Watch, la Ligue des droits de l'Homme et le syndicat de la magistrature (SM, gauche) qui on appelé les parlementaires "à ne pas se laisser abuser par l'idée que la France va sortir d'un régime d'exception alors même qu'il s'agit de l'inscrire dans le marbre de la loi permanente".

 

 

L'exécutif entend confier de manière permanente aux préfets et au ministre de l'Intérieur le pouvoir d'assigner des individus dans un "périmètre géographique déterminé", et de perquisitionner de jour comme de nuit, mesures jusqu'ici indissociables de l'état d'urgence. La Garde des Sceaux Nicole Belloubet a cependant assuré à la radio que ces dispositions ne pourront être utilisées que pour prévenir "les actes de terrorisme", avec l'aval du juge de la liberté et de la détention.

 

 

 

■ Sept attentats déjoués depuis début 2017

 

La prolongation de l'état d'urgence a été beaucoup discutée voire remise en question. L'ancien ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a estimé qu'il "devait maintenant s'arrêter", car il n'était "plus efficace" ni "utile" ou "adapté" à ses yeux, dans une tribune publiée par L'Express mercredi. En réponse, le ministre de l'Intérieur a rappelé que "sept projets d'attentat qui auraient pu faire beaucoup de morts" ont été déjoué et que cinq attaques ont eu lieu depuis le début 2017, dont une qui a coûté la vie à un policier, Xavier Jugelé, sur les Champs-Elysées le 20 avril.

 

 

 

■ Dysfonctionnements de la mesure

 

Souvent pointé du doigt, notamment dans l'attribution des fiches S, l'état d'urgence connaît d'autres dysfonctionnements. Par exemple, mercredi soir, Gérard Collomb a reconnu qu'environ une "centaine de personnes" fichées pour radicalisation possède aussi un permis de détention d'arme délivré légalement. Ainsi, Adam Djaziri, mort lors d'une tentative d'attentat contre des policiers sur les Champs-Elysées, était à la fois fiché S et possédait légalement un important arsenal. Comment expliquer une telle situation ? Les services de renseignement et la police sont les deux instances qui peuvent délivrer la fameuse fiche, seulement voilà, le port d'arme (ou de détention d'arme) dépend, lui, de la préfecture.

 

 

Entre administrations publiques, il semblerait logique que la communication soit fluide et pourtant... la centaine de cas évoqués par le ministre de l'Intérieur laisse perplexe. Matias Arraez (avec AFP)

 


08/07/2017
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le Progrès du jeudi 6 juillet 2017

 

 
 
    SOCIÉTÉ - FAMILLE. GPA À L'ÉTRANGER : DEUX PARENTS LÉGAUX

 

 

 

La Cour des cassation a jugé hier qu'un enfant né d'une mère porteuse à l'étranger pouvait être adopté par le conjoint de son père biologique, et donc se voir reconnaître légalement deux parents en France. La plus haute juridiction française, qui tait saisie par plusieurs familles, a en revanche refusé la transcription automatique en droit français d'actes de naissance étrangers qui donnent d'emblée pour parents à l'enfant les deux membres du couple ayant eu recours à la gestation pour autrui (GPA), une pratique interdite en France.

 

 

 

Demande d'adoption "simple" rendue possible

 

"La Cour a choisi une troisième voie entre le refus et la transcription pure et simple. Ce n'est pas pleinement satisfaisant pour toutes les familles mais cela permet aux enfants nés de GPA d'établir un lien de filiation avec leurs deux parents, le père biologique et leur parent sociologique", celui ou celle qui les élève, s'est félicité Me Patrice Spinosi. L'avocat représente un couple d'homosexuels élevant un enfant né d'une mère porteuse en Californie. Le père biologique est reconnu en France, mais ce n'est pas le cas de son conjoint, qui a formulé une demande d'adoption, sans succès jusqu'ici.

 

 

La justice française lui reconnaît donc désormais le droit de faire une demande d'adoption "simple", qui ne gomme pas l'origine de l'enfant, à la différence de l'adoption dite "plénière".

 


08/07/2017
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le Progrès du jeudi 6 juillet 2017

 

 
 
    BACCALAURÉAT 2017 - PRÈS DE 80 % DES CANDIDATS REÇUS

 

 

Près de huit candidats sur dix (78,6 %) ont eu leur bac du premier coup à la session 207, un résultat en légère baisse par rapport à l'an denier, mais qui devrait s'améliorer à l'issue des épreuves de rattrapage. Le taux de réussite provisoire national a baissé de 1 point par rapport à l'an dernier, selon les chiffres du ministère de l'Éducation.

 


08/07/2017
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le Progrès du vendredi 30 juin 2017

 

 
 
    POPULATION - DÉMÉNAGEMENTS. LE SUD ET L'OUEST EN TÊTE

 

 

 

En 2014, 7,3 millions de personnes résidant en France avaient changé de logement par rapport à l'année précédente, dont un quart (1,9 million) s'est installé dans un autre département, explique l'INSEE dans une étude parue hier.

 

 

Les différences d'attractivité restent marquées entre les départements du Nord et de l'Est, où les départs sont plus nombreux que les arrivées, et ceux du Sud et de la façade atlantique où les soldes migratoires sont positifs.

 

 

Les retraités et les actifs représentent ensemble deux tiers des personnes qui déménagent, et ils contribuent fortement à l'opposition nord-sud.

 

 

13 % des étudiants, soit 310 000, ont également changé de département, pour aller dans les grandes villes d'Île-de-France, du Rhône et du Nord.

 

 

 

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L'Ain, l'Ardèche ou les Hautes-Alpes attractifs

 

Quelques départements font exception à la tendance : au sud, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, les Alpes-Maritimes et les Hautes-Pyrénées enregistrent plus de départs que d'arrivées.

 

 

Les départements de Paris, du Rhône et des Bouches-du-Rhône accueillent beaucoup d'actifs mais en voient partir encore davantage, qui choisissent de résider dans des départements limitrophes comme le Var, l'Ain, l'Isère, la Seine-et-Marne ou les Hauts-de-Seine.

 

 

Ce sont principalement les couples, avec ou sans enfant, qui quittent les centes les plus denses pour s'installer en périphérie.

 

 

En région parisienne, les seniors quittent fréquemment la Seine-et-Marne et les Hauts-de-Seine, ce qui fait qu'au total ces départements enregistrent plus de départs que d'arrivées.

 

 

Inversement, la Vienne et la Haute-Vienne n'attirent pas les actifs mais leur solde migratoire est excédentaire.

 


01/07/2017
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le Progrès du mercredi 28 juin 2017

 

 
 
    FAMILLE - PROCRÉATION. OUI À LA PMA POUR TOUTES, NON À LA GPA

 

 

 

Le Conseil consultatif national d'éthique (CCNE) est favorable à la procréation médicalement assistée pour les couples de femmes et les femmes seules. Cet avis ouvre la voie à une loi.

 

 

C'est oui. Après quatre ans de réflexion. Le Comité national d'éthique (CCNE) ouvre la voie à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes et les femmes seules. Une revendication de longue date des associations homosexuelles.

 

 

Dans son avis rendu public hier, le CCNE propose d'autoriser l'ouverture de l'IAD (Insémination avec donneur de sperme) à toutes les femmes. Actuellement, le recours à la PMA-LAD ou Fécondation in vitro (FIV) - est réservé en France aux couples hétérosexuels infertiles.

 

 

Avoir recours à la médecin pour avoir un enfant est légitime, juge le CCNE, même si ce besoin n'est pas justifié par des raisons de santé (infertilité) mais sociales (absence de partenaire masculin). Il s'interroge néanmoins de l'impact de l'absence du père sur les enfants nés par ce biais, mais estime que ce seul point ne peut être un obstacle, étant donné les changements actuels des structures des familles.

 

 

 

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Pas remboursée

 

Au-delà de cet avis favorable de principe, il met un certain nombre de conditions de "faisabilité" à son application. Il plaide ainsi pour que l'ouverture de ce nouveau droit ne grève pas les comptes de l'Assurance maladie. La PMA pour les couples de femmes ou les femmes seules pourrait ne pas être remboursée par la sécurité sociale comme l'est celle pour les couples hétérosexuels. Le CCNE pointe aussi le risque d'allongement des délais d'attente pour y avoir recours en France, et un risque de pénurie de gamètes. Dans ce contexte, il réaffirme le principe de la gratuité du don.

 

 

 

Promesse de campagne de Macron

 

Ce sera au législateur d'écrire les modalités concrètes de cette ouverture. Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s'était prononcé en faveur de la PMA pour toutes Il avait repris à son compte cette promesse de François Hollande, enterre en cours de quinquennat. Devant l'opposition farouche de "La Manif pour tous" au mariage homosexuel, l'ancien président socialiste avait conditionné sa décision à l'avis du CCNE, qui se faisait opportunément attendre.

 

 

En revanche, le CCNE reste farouchement opposé à la Gestation pour autrui (GPA). Emmanuel Macron aussi. Le recours à une mère porteuse engendre des "violences juridiques, économiques, financières et psychiques" sur les femmes, estime le CCNE. Il pose aussi question sur les conséquences pour les "enfants qui sont objets de contrats passés entre des parties au pouvoir très intégral". "Estimant qu'il ne peut y avoir de GPA éthique, le comité est favorable a maintien et au renforcement de l'interdiction".

 

 

"À l'international, il y a un vrai marché de la GPA qui s'est installé, dont les grands bénéficiaires sont les intermédiaires", estime Frédéric Kuttenn, rapporteur du dossier. Élodie Bécu

 


28/06/2017
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le Progrès du mardi 27 juin 2017

 

 
 
    SOCIAL - CHÔMAGE. 3,49 MILLIONS DE SANS EMPLOI, ET TOUJOURS PLUS
       DE SENIORS

 

 

 

Pôle emploi a enregistré 22 333 demandeurs d'emploi supplémentaires au mois de mai. Le nombre de personnes sans activité s'établit donc désormais à plus de 3,49 millions. Cette progression de 0,6 % entraîne une progression sur le trimestre de 0,9 % dans la catégorie A de référence qui regroupe les chômeurs n'exerçant aucune activité. En ajoutant les catégories B et C dans lesquelles sont classées les personnes exerçant une activité réduite, le total atteint 5,56 millions de personnes, soit +0,5 % sur un  mois. Sur un an, la courbe reste orientée à la baisse (-0,8 %) dans la catégorie A.

 

 

■ + 6 % chez les seniors

 

Cette hausse s'explique par une montée du chômage des seniors : en un an, la demande d'emploi chez les 50 ans et plus a progressé de 6 % (7,3 % chez les femmes) quand elle reculait de 3,2 % chez les moins de 26 ans.

 


28/06/2017
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