L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

CRISE SYRIENNE


Franceinfo - le mercredi 7 février 2018

 

 

Syrie : une centaine de jihadistes français ont été arrêtés par les Kurdes

 

 

Alors que l'organisation Etat islamique a été défaite dans le pays, le statut de ces citoyens français partis combattre à ses côtés est au cœur de discussions

 

 

 

"Une petite centaine" de jihadistes français a été arrêtée par les Kurdes, dans le nord-est de la Syrie, a déclaré Jean-Yves Le Drian, mercredi 7 février sur BFMTV. Alors que l'organisation Etat islamique a été défaite dans le pays, le statut de ces citoyens français partis combattre à ses côtés est au cœur de discussions. "Ils vont être jugés par les autorités judiciaires locales", a assuré le ministre des Affaires étrangères.

 

 

 

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Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à l'Elysée, le 30 janvier 2018.  (LUDOVIC MARIN / AFP)

 

 

 

La France veut rapatrier les enfants 

 

Ces jihadistes "ne seront pas rapatriés en France, dans la mesure où ce sont des combattants, donc ce sont des ennemis", a expliqué le ministre, confirmant la position déjà exprimée par le gouvernement. "Ce sont des gens qui ont commis des actes de barbarie. Des gens qui ont attaqué les Kurdes et les forces irakiennes, a-t-il justifié. Les conclusions de leur action, c'est qu'ils soient jugés par ceux qu'ils ont combattus."

 

 

 

En revanche, Jean-Yves Le Drian a affirmé que la France voulait faire revenir les enfants de jihadistes : "Nous voulons faire en sorte que, par le biais de la Croix-Rouge, nous puissions les rapatrier en France."

 


14/02/2018
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Franceinfo - le jeudi 1er février 2018

 

 

"Si Daech est dans la zone, on la nettoie" : entre la Syrie et l'Irak, des volontaires français combattent les derniers jihadistes

 

 

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Jérôme JadotRadio France

 

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À Kharaij, dans la région de Deir ez-Zor, près de la frontière irakienne, une poignée de volontaires français vivent en ce moment, en première ligne, les derniers jours de Daech. franceinfo les a rencontrés

 

 

 

Ils sont partis prendre les armes en Syrie, dans le camp opposé à l’État islamique : une poignée de volontaires français vivent en ce moment en première ligne, les derniers jours de Daech en tant qu’entité territoriale. Ils font partie des près de 200 combattants étrangers engagés au sein des forces kurdes. franceinfo a pu rencontrer deux d’entre eux à Kharaij, dans la région de Deir ez-Zor, près de la frontière irakienne, dans une des toutes dernières poches de résistance de l’État islamique.

 

 

 

L'unité "tabura enternasyonal"

 

Dans la cour de la grande maison qui sert de poste de commandement, une dizaine d’hommes en uniforme chargent leur paquetage dans deux gros pick-up. On parle ici anglais, mais pas seulement. Le "tabura enternasyonal", petite unité composée d’Américains, de Canadiens, d’Allemands est commandée par un Français. "Je m’appelle Hogir. C’est mon nom kurde : cela veut dire 'l'ami', 'le camarade'", lâche-t-il. Le commandant Hogir préfère ne pas dire grand-chose de sa vie d’avant à Paris : ni son nom, ni son métier. Le trentenaire a rejoint les combattant kurdes YPG, il y a un peu plus de deux ans.

 

 

 

 

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Le commandant Hogir est à la tête de l'unité "tabura enternasyonal" est baséà à Kharaij, dans la région de Deir ez-Zoren Syrie. (RADIO FRANCE / ERIC AUDRA)

 

 

 

Cela fait six mois pour cet autre volontaire, Kendal Breizh. Cet ex-ouvrier par intérim breton confie avec un sourire que si ses outils ne sont "pas tout à fait les même", sa mission ressemble, étant donné le "comportement de Daech", à une mission humanitaire. Kendal Breizh est opérateur lance-roquette au RPG7. Hogir, lui, est sniper et plutôt doué à en croire les soldats kurdes, dont il assure la couverture. "Nous faisons, explique-t-il, des contrôles avec la caméra thermique la nuit et avec des fusils de précision le jour. Et si Daech est dans la zone, on la nettoie."

 

 

 

À quatre kilomètres, la ligne de front

 

La zone ce sont ces maisons et ces champs aux abords de la ville de Kharaij. Depuis le toit du poste de commandement, on distingue la ligne de front à environ 4 km. Le matin même au petit-déjeuner, Hogir et ses hommes y ont été visés par des tirs de mortiers. Les combats sont âpres dans cette ultime bande d’une trentaine de kilomètres à reconquérir sur les rives de l’Euphrate. "C’est une petite zone, très réduite, décrit Hogir, mais où plusieurs centaines, voire milliers de combattants sont concentrés, qui vont être contraints de se battre : on est très proches de la fin de l’Etat islamique…"

 

 

Dans ces combats, un danger guette : celui d’avancer trop vite. "Parfois, explique le combattant, les YPG avancent la nuit et poussent la ligne de 800 mètres. Puis on s’aperçoit que Daech est derrière nous. C’est arrivé il y a quelques jours. Un commandant YPG est entré dans une mosquée située derrière les lignes. Il a pris trois balles : cinq combattants de Daech étaient toujours là…"

 

 

 

Des idéalistes loin de l'image de "Rambo"

 

Réunis autour d’un petit feu de bois pour une pause, Hogir et ses hommes ne renvoient pas l’image de "Rambo" en manque d’adrénaline. Moustache et lunettes rectangulaires, le commandant français se décrit comme un militant de gauche, séduit par l’idéal d’inspiration marxiste des Kurdes YPG.

 

 

"On a les forces d’Assad d’un côté, al-Nosra de l’autre, Daech, indique Hogir. Et, au milieu de toutes ces forces plus ou moins réactionnaires, on a un projet politique novateur, ouvertement de gauche, ouvertement progressiste, qui met au centre de sa politique l’émancipation des femmes et la démocratie directe."

 

 

 

"Moi, j’avais envie de venir sur place, de faire l’expérience d’une révolution"

Hogir

franceinfo

 

 

Un idéal révolutionnaire qui n’empêche pas Hogir d’exhiber, comme un trophée de guerre, des objets et documents émanant de Français engagés dans le camp d’en face. D’abord deux disques métalliques ornées de calligraphies arabes : des pièces de monnaie frappées par l’État islamique, retrouvées dans une maison civile. Il y a, aussi, une lettre d’amour d’un jihadiste, rédigée en français, ainsi que le règlement intérieur d’une communauté de veuves, lui aussi rédigé en français, consigne de ménage en sus.

 

 

Hogir souhaite que ces Français-là, ceux d’en-face, soient jugés ici en Syrie, là où se trouvent leurs victimes. De retour dans leur pays, certains combattants anti-Daech pourraient eux aussi être inquiétés par la justice, considérés comme des mercenaires. "Nous ne sommes pas payés", plaide Kendal Breizh, visiblement peu inquiet. "Il y a peu de conséquences, explique-t-il, pour les gens qui ont eu l’occasion de revenir, puisqu’il serait hypocrite pour la France de poursuivre ceux qui combattent avec les YPG alors qu’à quelques kilomètres d’ici, les forces spéciales françaises font la même chose…", estime-t-il avant de lâcher en riant : "Je vous en dirai davantage à mon retour, si je suis toujours en liberté."

 

 

 

 

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Kendal Breizh, ex-ouvrier par intérim breton. (RADIO FRANCE / ERIC AUDRA)

 

 

 

Kendal Breizh envisage de revenir en France dans six mois. Le quadragénaire ne nie pas avoir laissé une famille en Bretagne. Le jeune commandant Hogir, lui, n’imagine pas de retour pour le moment et se projette sur son prochain adversaire : l’armée turque. Cette dernière a lancé, il y a deux semaines, une offensive contre l’enclave kurde d’Afrine, au nord de la Syrie.

 

 

"Ce sera beaucoup plus difficile, estime-t-il. Contrairement à Daech, l’armée turque a des avions. Nous n’aurons plus de frappes aériennes avec nous, mais contre nous. Les combattants internationalistes sont venus défendre la révolution en cours : nous n’allons pas dire à nos camarades kurdes que comme cela devient chaud ici, nous rentrons en Europe. Ce n’est pas une option." Les hommes d’Hogir n’ont d’ailleurs pas le temps de traîner. Les deux pick-up sont prêts à filer vers le nord, une partie de l’unité vient d’être mobilisée sur le front d’Afrine. L’autre reste ici pour terminer la guerre contre l’État islamique.

 


06/02/2018
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le Progrès du lundi 10 juillet 2017

 

 
 
    SYRIE - CALME DANS LE SUD POUR LE CESSEZ-LE-FEU

 

 

 

Le calme régnait hier dans le sud de la Syrie, alors que de nouvelles négociations sous l'égide de l'ONU doivent tenter de mettre fin à six ans de guerre. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les combats ont cessé dans les trois provinces concernées par cet accord.

 


14/07/2017
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le Progrès du mecredi 7 juin 2017

 

 

SYRIE - L'ALLIANCE ARABO-KURDE LANCE LA GRANDE BATAILLE POUR REPRENDRE RAQA

 

 

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), formées de combattants arabes et kurdes et soutenues par Washington, ont lancé hier "la grande bataille" pour prendre au groupe djihadiste Daech son principal bastion en Syrie, la ville de Raqa, la quatrième du pays..

 

 

 

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11/06/2017
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le Progrès du dimanche 7 mai 2017

 

 
 
    SYRIE - DES VIOLENCES EN RECUL

 

 

 

Les violences étaient en net recul dans plusieurs provinces de Syrie (Hama, Damas, Alep) hier au début de la mise en place d'un accord conclu entre la Russie, l'Iran et la Turquie en vue d'une trêve durable. Le processus a débuté deux jours après la signature par la Russie et l'Iran (alliés du régime de Bachar al-Assad) et la Turquie (soutien de la rébellion) d'un mémorandum prévoyant, entre autres, la création de quatre "zones de désescalade" en Syrie et leur surveillance.

 


10/05/2017
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le Progrès du mercredi 26 avril 2017

 

 
 
    SYRIE-IRAK - 20 COMBATTANTS KURDES TUÉS

 

 

 

La Turquie a mené hier des raids aériens en Syrie et en Irak qui ont tué plus de vingt combattants de forces kurdes impliquées dans la lutte anti-djihadistes.

 


29/04/2017
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le Progrès du vendredi 21 avril 2017

 

 

 

SYRIE – LA FRANCE DIT AVOIR DES PREUVES. DES ARMES CHIMIQUES ONT BIEN ÉTÉ UTILISÉES EN SYRIE

 

 

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques affirme que les premières analyses sont irréfutables : les victimes de Khan Cheikoun ont été intoxiquées par un gaz de type sarin.

 

 

Oui, le régime syrien a bien utilisé des armes chimiques contre sa population. L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a affirmé posséder des preuves de l'utilisation par Damas d'un agent neurotoxique lors de l'attaque de Khan Cheikoun, dans le nord-ouest du pays.

 

 

Les prélèvements réalisés sur dix victimes, trois morts et sept blessés, « tmoignent d'une exposition au gaz sarin ou à une substance similaire », a confirmé mercredi Ahmet Uzumcu, directeur de l'OIAC, sans attendre le rapport définitif. L'enquête est toujours en cours, mais selon lui les premiers résultats des analyses sont « déjà irréfutables ».

 

 

 

Une trentaine d'enfants tués

 

Un peu plus tôt dans la journée, le ministre français des Affaires étrangères avait déjà fait état de conclusions similaires. « C'est une question de jours, mais nous apporterons la preuve que le régime a bien organisé ces frappes avec des armes chimiques. J'exprime une conviction, dans quelques jours je pourrai vous apporter des preuves », avait déclaré Jean-Marc Ayrault lors de l'émission Question d'info.

 

 

Le matin du 4 avril, un raid aérien avait fait au moins 87 morts, dont 31 enfants, dans la ville de Khan Cheikhoun contrôlée par les rebelles et les djihadistes. L'opposition avait accusé le régime d'avoir utilisé des « obus » contenant du « gaz toxique ». Damas niant de son côté toute responsabilité dans l'attaque. Les secouristes et les témoins avaient décrit les habitants victimes d'évanouissements, d'asphyxie ou frappés de convulsions : autant de symptômes caractéristiques de l'emploi du gaz sarin.

 

 

 

Représailles américaines

 

 

Qualifiée de « crime de guerre » par Washington, l'attaque avait suscité une large réprobation internationale. Alors que la Russie bloquait la résolution occidentale condamnant Damas devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, les États-Unis avaient aussi décidé de frapper unilatéralement le régime syrien. Une première depuis le début du conflit. Trois jours après l'attaque de Khan Cheikhoun, Donald Trump ordonnait à la marine américaine de tirer une soixantaine de missiles de croisière contre des installations de l'armée syrienne.

 

 

 

Les accusations d'utilisation d'armes chimiques par le régime de Bachar al-Assad sont récurrentes depuis le début de la guerre civile. Barack Obama en avait fait une ligne rouge, qui avait failli mener durant l'été 2013 à une intervention armée unilatérale de la France, du Royaume-Uni et des États-Unis. Le projet avait finalement été abandonné, suit à un revirement de dernière minute du président américain.

 


23/04/2017
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le Progrès du samedi 15 avril 2017

 

 
 
    SYRIE - ATTAQUE. POUR AYRAULT, ASSAD EST UN MAÎTRE-MENTEUR

 

 

 

"100 % de mensonges" et de "cynisme", ainsi a qualifié le ministre français des Affaires Étrangères, Jean-Marc Ayrault, l'entretien de Bachar al-Assad, réalisé jeudi, au sujet de l'attaque chimique de Khan Cheikhoun. "J'ai pris connaissance de cette interview avec une profonde tristesse et une grande consternation. [...] La réalité, c'est plus de 300 000 morts, 11 millions de personnes déplacées ou réfugiées [...] c'est un pays détruit. C'est ça la réalité", s'est emporté l'ex-Premier ministre après avoir lu l'interview sur le raid de Khan Cheikhoun (87 morts et plus de 550 blessés, par un agent neurotoxique de type gaz sarin) dans laquelle le maître de Damas a rejeté la faute aux Occidentaux.

 

 

"Malheureusement, c'est du Assad typique. Il tente de balancer des fausses informations, de semer la confusion", a regretté aussi le porte-parole du département de l'État américain. Malgré des images et des éléments de plus en plus à charge contre le régime dans cette attaque, Bachar al-Assad a démenti toute implication, assurant "qu'aucun ordre n'avait été donné" et que le régime de Damas "ne possédait pas d'armes chimiques" depuis 2013.

 


18/04/2017
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le Progrès du vendredi 14 avril 2017

 

 

 
    SYRIE - ENTRETIEN. ATTAQUE CHIMIQUE : UNE "FABRICATION" OCCIDENTALE
   SELON ASSAD

 

 

 

Le président Bachar al-Assad a accusé les Occidentaux d'avoir "monté toute l'histoire" de l'attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun, le 4 avril. Dans le camp opposé, on accumule les indices laissant à penser à un raid délibéré du régime.

 

 

 

■ Bachar pointe l'Occident

 

Neuf jours après l'attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun, qui a fait 87 victimes et plus de 550 blessés selon la direction de la santé de la province d'Idleb, Bachar al-Assad contre-attaque. Dans un entretien accordé à l'AFP, le président syrien dédouane son régime et son armée de toute responsabilité.

 

 

D'abord logistique : "En 2013, nous avons renoncé à tout notre arsenal (chimique)". Alors même que l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques avait mis en cause à deux reprises le régime syrien dans les attaques de ce type après 2013. Mais Bachar al-Assad maintient qu'aucun "ordre n'a été donné de déclencher une attaque" et pointe carrément les pays qui lui sont hostiles du doigt : "Notre impression est que l'Occident, principalement les États-Unis, est complice des terroristes et qu'il a monté toute cette histoire pour servir de prétexte. Il s'agit pour nous d'une fabrication à 100 %". Et l'autocrate de douter de la véracité des documents utilisés pour condamner l'attaque : "Nous ne savons pas si toutes les photos ou les images vidéos sont vraies ou truquées".

 

 

 

 

■ Des propos à l'épreuve des faits

 

Pourtant, dans le camp d'en face, on commence à réunir des informations qui permettent de douter de la version syrienne défendue par Moscou et Damas, celle d'un massacre causé par une frappe ciblant un dépôt d'armes chimiques du Front Al-Nosra (Al Qaida), menée par le régime le 4 avril vers 11 h 30.

 

 

Une version est mise à mal par deux éléments. D'abord, les réseaux d'alerte aérienne ont bien repéré un Sukhoi 22 de l'armée syrienne décoller de l'aéroport militaire Chayrat (visé par l'armée US le 6 avril) peu avant 6 h 30. Et les premières vidéos de victimes gisant à Khan Cheikhour apparaissent sur Youtube trois heures avant le supposé raid syrien contre l'entrepôt chimique. Secundo, un journaliste du Guardian parti sur place a pu constater que le fameux entrepôt chimique n'était rien d'autre que des silos à grains, bombardés bien avant le 4 avril.

 

 

Enfin, le Pentagone a dit détenir la preuve ultime de l'implication de Damas, dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un briefing à quelques journalistes triés sur le volet, comme l'expert défense de CNN. Selon leur compte rendu, le renseignement électromagnétique américain a permis, à partir des plans de vol des avions dans la zone, d'extraire des échanges radio entre les pilotes de deux avions syriens, et surtout, des spécialistes des armes chimiques. Les conversations relevées font en effet état de procédures utilisées uniquement pour les frappes chimiques.


17/04/2017
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le Progrès du mercredi 12 avril 2017

 

 
 
    Diplomatie - CONFLIT SYRIEN. LES ÉTATS-UNIS VEULENT CONVAINCRE LA
    RUSSIE de "lâcher" Assad

 

 

 

Le nouveau chef de la Diplomatie américaine veut convaincre les Russes de lâcher leur allié syrien. La partie est loin d'être gagnée.

 

 

L'avenir de la Syrie doit s'écrire sans Bachar al-Assad. Et Moscou est invité à revoir son alliance avec le président syrien. C'est le message que Rex Tillerson entend faire passer à Vladimir Poutine à l'occasion de sa première visite en Russie. Le chef de la Diplomatie américaine reprend ainsi la conclusion du G7 - élargi à la Turquie et à plusieurs pays arabes - qui vient de se réunir deux jours à Lucques en Italie.

 

 

 

Armes chimiques : Washington veut savoir si Moscou est complice

 

Les ministres des Affaires étrangères participants ont ainsi plaidé pour un cessez-le-feu garanti par un dispositif international et pour que les discussions de Genève entre le régime et l'opposition puissent reprendre au plus vite. Et pour mettre un peu plus la pression sur Moscou, Washington a fait savoir que les États-Unis cherchent à savoir si la Russie a été complice de l'attaque chimique en Syrie imputée au régime de Bachar al-Assad.

 

 

Mais la partie est loin d'être gagnée à Moscou. Hier, peu avant l'arrivée du secrétaire d'État américain, le président russe a mis en garde contre d'éventuelles manipulations après l'attaque chimique présumée dont les Occidentaux imputent la responsabilité à Assad.

 

 

Cette attaque, qui a fait 87 morts le 4 avril à Khan Cheikhoun, a bousculé les certitudes du nouveau locataire de la Maison Blanche. Partisan d'un rapprochement avec la Russie pendant sa campagne, Donald Trump a fait volte-face et ordonné une frappe américaine contre l'armée syrienne en bombardant une base aérienne dans la nuit du 6 au 7 avril. Une première depuis le début du conflit en mars 2011.

 

 

 

Est-ce une alliance qui sert les intérêts russes ?

 

Qualifiée d'"agression contre un État souverain" par Vladimir Poutine, cette intervention met à mal les espoirs de réchauffement diplomatique entre les deux puissances dont les relations sont au plus bas depuis la fin de la Guerre froide.

 

 

"Est-ce une alliance (avec Bachar al-Assad) à long terme qui sert les intérêts russes, ou la Russie ne préférerait-elle pas se réaligner sur les États-Unis et les autres pays occidentaux et du Moyen Orient qui cherchent à résoudre la crise syrienne ?", a ainsi lancé Rex Tillerson hier à son arrivée sur le sol russe pour une visite qui durera deux jours.

 

 

Aujourd'hui, il doit y rencontrer son homologue russe Sergueï Lavrov. En revanche, aucune rencontre avec Poutine n'était hier à son agenda.

 

 

 

 

   CORÉE DU NORD-USA : LE TON MONTE ENCORE

 

 

 

L'heure était hier à l'escalade verbale et aux menaces entre la Corée du Nord et les États-Unis. "La Corée du Nord cherche des ennuis. Si la Chine décide d'aider, ça serait formidable. Sinon, nous résoudrons le problème sans eux ! USA", a écrit Donald Trump sur son compte Twitter personnel. "Le déploiement insensé américain pour envahir la RPDC a atteint une phase préoccupante", a réagi un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères.

 


16/04/2017
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le Progrès du jeudi 6 avril 2017

 

 

 
    MOYEN-ORIENT - BRAS DE FER À L'ONU

 

 

 

 

Attaque chimique en Syrie : la Russie défend le régime en place

 

 

La Russie et les pays occidentaux se sont de nouveau opposés hier sur le dossier syrien lors d'une réunion d'urgence du conseil de sécurité de l'ONU après le raid qui a fait au moins 72 morts.

 

 

Avec la mort de 72 civils dans une attaque chimique présumée mardi, c'est la paix en Syrie qui s'éloigne encore un plus. Hier au conseil de sécurité de l'ONU réuni en urgence, la Russie s'est de nouveau opposée aux pays occidentaux, comme elle le fait depuis le début du conflit syrien il y a six ans.

 

 

Moscou a jugé "inacceptable" en l'état le projet de résolution présent par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni condamnant l'attaque. Le texte appelle à une enquête complète et rapide de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). Il demande au régime de fournir les plans de vol et toute information sur des opérations militaires au moment de l'attaque.

 

 

Pendant ce temps-là à Khan Cheikhoun, petite ville de la province rebelle d'Idleb touchée par le raid aérien mardi matin, des médecins tentaient de sauver les blessés les plus atteints parmi les plus de 160 personnes soignées. L'attaque a déjà provoqué la mort de 72 civils, dont 20 enfants, selon un nouveau bilan établi hier par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH); Ce bilan "pourrait encore augmenter car il y a des personnes disparues", a-t-il précisé.

 

 

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"Agents neurotoxiques"

 

La nature des substances chimiques n'a pas été formellement identifiée. Mais l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a précisé que certaines victimes présentaient des symptômes évoquant une exposition à une catégorie de produits chimiques "comprenant des agents neurotoxiques". Médecins sans frontières (MSF) évoque "un agent neurotoxique de type gaz sarin" sur la base des contestations faites par son équipe déployée à l'hôpital de Bal Al Hawa, où sont soignés des blessés.

 

 

L'armée russe a tenté de disculper en partie le régime en affirmant hier répondre à l'attaque chimique présumée. Mardi soir, l'ex-branche d'Al-Qaïda et des groupes rebelles ont promis de venger les victimes de Khan Cheikhoun, exhortant leurs combattants à "embraser les fronts". L'opposition syrienne a également prévenu que l'attaque remettait en cause les négociations de paix parrainées par l'ONU à Genève et qui pour le moment n'ont abouti à rien.

 


11/04/2017
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le Progrès du vendredi 31 mars 2017

 

 

 

SYRIE - TERRORISME. LE BARRAGE DE L'EUPHRATE : UNE ARME DE DESTRUCTION MASSIVE ?

 

 

Si le barrage de Tabqa cède, 14 milliards de mètres cubes d'eau risquent d'engloutir la vallée de l'Euphrate et de noyer des millions de Syriens. Le plus grand barrage du pays, construit dans les années 1970, est au coeur des combats qui font rage en préparation de l'assaut imminent contre Raqqa, capitale auto-proclamée de Daech en Syrie. Les belligérants utilisent le barrage comme arme, sans que personne ne sache si la menace est réelle.

 

 

La coalition internationale sous commandement américain a bombardé la salle de contrôle du barrage, privant d'électricité la région. Les djihadistes qui contrôlent l'ouvrage depuis 2014 affirment qu'il a été fragilisé et qu'il menace de s'effondrer. Les Forces démocratiques syriennes qui luttent contre Daech avec l'appui des Américains assurent au contraire que le barrage de l'Euphrate n'est pas en danger. Cette alliance de miliciens kurdes et de rebelles syriens s'est emparée il y a peu de l'extrémité nord de l'édifice long de 5 kilomètres mais les combattants tardent à poursuivre l'offensive par crainte que les djihadistes ne le fassent exploser.

 

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La menace est pourtant prise au sérieux par l'Onu. Stephen O'Brien, le secrétaire général adjoint, a averti d'un risque de catastrophe humanitaire si le barrage de Tabqa cède en raison des combats.

 

 

Le sort du barrage fait l'objet d'une guerre de propagande entre Daech et les rebelles. Des rumeurs annonçant qu'il venait de lâcher ont créé la pagaille dimanche à Raqqa. Des centaines d'habitants ont fui la ville.

 

 

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, le Croissant rouge syrien vient d'envoyer une équipe d'ingénieurs et de techniciens sur la partie du barrage contrôlée par les FDS afin d'évaluer les risques de rupture. L.C.

 


03/04/2017
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le Progrès du samedi 18 mars 2017

 

 

 

SYRIE - LES ÉTATS-UNIS DERRIÈRE LE RAID MEURTRIER DE JEUDI

 

 

Les États-Unis ont reconnu avoir effectué une frappe contre Al-Qaïda jeudi soir en Syrie, dans la province d'Alep (Nord). Mais ils nient avoir délibérément visé la mosquée du village d'al-Jineh, entièrement contrôlé par des groupes rebelles, où près d'une cinquantaine de personnes (des civiles pour la plupart) ont péri. La coalition internationale sous commandement américain mène des frappes aériennes contre des groupes djihadistes en Syrie et en Irak depuis 2014.


20/03/2017
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