L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

ASIE


le Progrès du mercredi 16 août 2017

 

 
 
  CORÉE DU NORD - DIPLOMATIE. PROJET DE MISSILES VERS GUAM : KIM JONG-
       UN APPUIE SUR PAUSE

 

 

 

Kim Jong-Un a annoncé hier mettre sur pause le projet nord-coréen de tirer des missiles près du territoire américain de Guam mais averti que cet exercice irait de l'avant en cas de nouvelle "actions irresponsables" de Washington.

 

 

Est-ce la sortie de crise entre la Corée du Nord et les États-Unis ? Aux yeux de certains analystes, les commentaires du dirigeant nord-coréen qui a annoncé hier mettre sur pause son projet de tirer des missiles près du territoire américain de Guam pourraient y ressembler.

 

 

 

Pour la Chine, il est temps de négocier

 

Avant de donner l'ordre de le mettre à exécution, Kim Jong-Un a déclaré qu'il allait "observer encore un peu le comportement idiot et stupide des Yankees". S'ils "persistent dans leurs actions irresponsables et dangereuses dans la péninsule coréenne" la Corée du Nord prendra des mesures "telles que déjà annoncées".

 

 

Il semblerait que Kim Jong-Un ait fait référence aux exercices militaires conjoints à grande échelle entre Séoul et Washington, qui doivent commencer prochainement. Ces manoeuvres ne manquent jamais de susciter l'ire de Pyongyang, qui les considère comme la répétition de l'invasion de son territoire.

 

 

La Corée du Nord a proposé dans le passé un moratoire sur les essais nucléaires et les tests de missiles en échange de l'annulation de ces exercices, compromis soutenu par la Chine, principal allié de Pyongyang, et rejeté régulièrement par Washington et Séoul. Certains analystes jugent que le numéro un nord-coréen veut proposer le même compromis, avec un plus dans la balance la menace sur Guam.

 

 

L'annonce nord-coréenne a été saluée à Guam. Les autorités se sont dites "follement heureuses" que "Kim Jong-Un ai reculé". De son côté, le président sud-coréen Moon Jae-In a souligné mardi que Séoul voulait à tout prix éviter une nouvelle guerre.

 

 

La Chine a estimé hier que la crise avait atteint un tournant et qu'il était temps de revenir à la table des négociations.

 

 


18/08/2017
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le Progrès du mercredi 16 août 2017

 

 
 
    INDÉPENDANCES - INDE ET PAKISTAN, 70 ANS DE TENSIONS

 

 

 

L'Inde et le Pakistan, nés de la Partition de l'Empire britannique des Indes en 1947, célèbrent leurs 70 ans. Une période pendant laquelle les deux pays se sont livrés trois guerres dont deux à propos du Cachemire, une région disputée par ces deux puissances nucléaires d'Asie du Sud.

 

 

 

Une partition sanglante

 

En août 1947, l'ex-colonie britannique est divisée en deux États : l'Inde (majoritairement hindoue) et le Pakistan (musulman). Mal préparée, la partition entraîne l'exode de millions de personnes et des massacres communautaires de grande ampleur.

 

 

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  • Dès l'automne 1947, une guerre éclate à propos du Cachemire, une région himalayenne à majorité musulmane, suivie en 1949 d'un cessez-le-feu.

 

  • En août-septembre 1965, un deuxième conflit éclate, suivi d'un nouveau cessez-le-feu.

 

  • En décembre 1971, une nouvelle guerre oppose les deux pays, lorsque l'armée indienne intervient aux côtés d'indépendantistes bangladais au Pakistan oriental, qui deviendra le Bangladesh

 

  • Fin 1989, des rebelles musulmans lancent une insurrection séparatiste au Cachemire indien, récupérée par la suite par des groupes islamistes armés.

 

 

Au bord d'un quatrième conflit au printemps 2002, les deux rivaux renouent en avril 2003 des relations diplomatiques, même si, depuis 2008, celles-ci sont fluctuantes...

 

 

En tout, l'insurrection séparatiste a fait, depuis 1990, plusieurs dizaines de milliers de morts, en majorité des civils.

 

 

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18/08/2017
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le Progrès du dimanche 13 août 2017

 

 
 
    CORÉE DU NORD - PÉKIN, LA DIPLOMATIE DU FUNAMBULE

 

 

 

Les tensions dans la péninsule coréenne embarrassent la Chine. Partenaire des États-Unis comme de la Corée du Nord, le géant asiatique tente de calmer le jeu. Mais sa marge de manoeuvre est étroite.

 

 

Xi Jinping est un homme que l'on dit autoritaire, mais dont l'expression est pondérée. Tels sont les mandarins du Parti communiste chinois. Dans le concert d'anathèmes et d'imprécations qu'échangent Donald Trump, le président américain, et son homologue nord-coréen, Kim Jong-un, sa voix se veut celle de l'apaisement.

 

 

Ainsi, hier, le président chinois a-t-il, lors d'un entretien téléphonique, demandé à Donald Trump d'éviter "les mots et les actes" qui pourraient exacerber la tension dans la péninsule coréenne. Et d'ajouter : "Il faut persister dans la direction générale du dialogue, des négociations et d'un règlement politique".

 

 

 

"Double moratoire"

 

Cet appel au calme arrive alors que Pyongyang menace d'envoyer dans les prochains jours quatre missiles à 30 km de l'île américaine de Guam. Face à eux, les États-Unis préparent un exercice militaire conjoint avec Séoul autour du 21 août et menacent de représailles. La possibilité d'un embrasement n'a jamais semblé aussi proche. En pareil cas, Pékin a renvoyé les protagonistes dos à dos. La Chine resterait "neutre" si la première offensive venait de Pyongyang, mais "interviendrait" si les Américains tentaient de renverser le régime nord-coréen.

 

 

Pour éviter d'en arriver là, Pékin propose un "double moratoire". D'un côté, l'arrêt des essais nucléaires et des tirs de missiles ; de l'autre, la fin des manoeuvres militaires conjointes de Séoul et de Washington. Cette proposition, qui se veut équilibrée, répétée depuis des mois, n'a pour l'heure pas été entendue.

 

 

En avril dernier, le Global Times, le quotidien officiel chinois, le déplorait : "Pékin se trouve dans une situation très délicate. Nous sermonnons Pyongyang, qui n'écoute pas. Nous préconisons un double moratoire, ni Washington ni Séoul ne s'inclinent".

 

 

 

Critiques croisées

 

"Situation délicate" d'une Chine funambule qui ménage les deux camps. Bien qu'encombrant, Pyongyang est un "petit frère" communiste et un allié stratégique en Asie du Nord-est. Un contre-poids à la Corée du Sud et au Japon, deux alliés fidèles des États-Unis. Quant aux États-Unis, ils sont un partenaire économique essentiel, un alter ego incontournable sur la scène internationales.

 

 

Mais cette diplomatie de l'équilibre montre parfois ses limites. Souvent, elle agace. En mai, Kim Jong-un rappelait à la Chine, dont il jugeait le soutien trop timoré, que son pays avait "contribué à protéger la paix et la sécurité de la Chine" en faisant le tampon avec Washington.

 

 

Même sentiment en face. Le 30 juillet dernier, Donald Trump tweetait : "Je suis très déçu par la Chine. Nos stupides anciens dirigeants l'ont laissée engranger de milliards de dollars par an, pourtant ils ne font RIEN pour nous avec la Corée du Nord, hormis parler". Des outrances verbales auxquelles Pékin n'a pas répondu. Ryad Benaidji

 

 

 

 

"Si nécessaire", Trump est aussi prêt à attaquer le Venezuela

 

En pleine crise coréenne, Donald Trump n'a pas hésité à ouvrir un nouveau front. Vendredi soir, lors d'un échange avec des journalistes dans son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il est en vacances, il a lancé : "Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si nécessaire". Appelé à donner des précisions sur cette foudroyante déclaration, il s'est montré plutôt évasif : "Nous avons des troupes dans le monde entier qui sont parfois très loin. Le Venezuela n'est pas très éloigné et les gens souffrent et les gens meurent"

 

 

Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino, a qualifié cette déclaration d'"acte de folie". Par ailleurs, le chef de l'État vénézuélien, Nicolas Maduro souhaite "une conversation" avec son homologue américain. Dans son pays, Nicolas Maduro affronte des manifestations, sévèrement réprimées. Plus de 125 personnes sont mortes depuis début avril, tandis que l'élection de la nouvelle assemblée constituante a été très contestée par l'opposition.

 


16/08/2017
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le Progrès du vendredi 11 août 2017

 

 
 
    ASIE - QUELQUES JOURS APRÈS LES SANCTIONS DES NATIONS UNIES

 

 

 

TRUMP-KIM JONG-UN : LE FACE-À-FACE QUI INQUIÈTE LE MONDE

 

 

Jusqu'où peut mener l'affrontement verbal des dirigeants américain et nord-coréen ? Le reste du monde, et notamment l'Asie, assiste impuissant à une escalade sans précédent depuis 1962.

 

 

Son nom est officiellement le Hwasong 12. Ce missile nord-coréen pourrait être lancé à la mi-août en direction de Guam, îlot stratégique au milieu du Pacifique appartenant aux Américains. Hwasong incarne, selon Pyongyang, "l'avertissement crucial aux États-Unis", trois jours après la déclaration de Donald Trump qui a promis "le feu et la colère". À chaque jour, sa provocation, ou sa riposte. Où s'arrêtera la surenchère, alors que le monde assiste, ébahi, à ce bras de fer qui menace la paix planétaire ?

 

 

 

■ Que souhaite la Corée du Nord ?

 

Comme son père (Kim Jung-Il) et son grand-père (Kim Il-Sung), Kim Jonk-Un, 33 ans, joue avant tout la survie du régime, ultime vestige du stalinisme. Pour assurer la pérennité de son pays de 26 millions d'habitants, il manie la terreur à l'intérieur et à l'extérieur, faisant du nucléaire "une arme politique et identitaire", selon Antoine Bondaz de l'Institut français des relations internationales, cité par La Croix. "Ce programme légitime ainsi les sacrifices de la population, nourrit le nationalisme et se renforce lui-même", poursuit le chercheur.

 

 

Kim Jong-Un, "le roi de l'étoile du matin", comme le surnommait sa mère, sait que la Corée du Nord bénéficie d'un statuquo géopolitique. Aucune coopération en Asie n'a vu le jour pour tenter de négocier avec Pyongyang, la Chine restant en observation et les États-Unis ne souhaitant pas s'extraire de cette partie du monde, ni lâcher ses alliés nippons et sud-coréens. Ces deux pays, considérés comme deux suppôts du grand Satan américain (N.D.L.R  30 000 GI sont positionnés en Corée du Sud, 50 000 au Japon), peuvent difficilement jouer un rôle diplomatique. La Corée du Nord, tout en s'affichant pour un traité de paix sur la péninsule et une reconnaissance de son statut de puissance nucléaire, poursuit, elle, sa fuite en avant au niveau de l'armement. Cette montée en pression intervient quelques jours avant des manoeuvres américo-coréennes (21 août), timing qui n'est sans doute pas totalement anodin.

 

 

 

■ Que souhaitent les États-Unis ?

 

Plusieurs observateurs comparent cette escalade à la crise de la baie des Cochons en 1962. En juin 1994, Bill Clinton, à la Maison Blanche, a lui aussi hésité à lancer des frappes aériennes pour anéantir le programme nucléaire clandestin nord-coréen. "Nous avions conscience que nous étions au bord d'une guerre qui pourrait impliquer des armes de destruction massive", avait retracé en 1999, William Perry, ancien secrétaire à la Défense.

 

 

Que fera Donald Trump, 45e président des États-Unis ? C'est la première grande crise que ce néophyte en diplomatie a à gérer. Ses mots lourds de sens ont exacerbé les tensions, même si l'entourage présidentiel a joué la mesure, surtout Rex Tillerson, le secrétaire d'État, militant lui, pour "une pression pacifique" à exercer sur Pyongyang. L'abandon du programme nucléaire aux yeux des Américains. Cette escalade verbale effraie aussi par la personnalité des deux dirigeants "ennemis". Pour la plupart des experts, seules des négociations, plus ou moins directes dans ce conflit bilatéral, peuvent conduire à une issue pacifique. Xavier Frère

 

 

 

REPÈRES

 

■ Corée du Nord : 60 têtes ?

 

L'incertitude prévaut sur l'importance réelle du potentiel nucléaire de la Corée du Nord. Le gouvernement américain a récemment affirmé qu'il était de 60 têtes nucléaires. Des experts l'estiment plus proche de 30. D'autres déclarent que Pyongyang serait en mesure de frapper Washington, grâce à des charges miniaturisées...

 

 

 

■ Et dans les puissances nucléaires

 

Voici, en comparaison, une estimation du nombre de têtes nucléaires détenues par les principales puissances :

 

  • Russie : 7 000
  • États-Unis : 6 800
  • France : 300
  • Chine : 260
  • Grande-Bretagne : 215
  • Pakistan : 140
  • Inde : 130
  • Israël : 80

 

(Source : The Washington Post)

 


13/08/2017
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le Progrès du jeudi 10 août 2017

 

 
 
    ASIE - DIPLOMATIE. CORÉE DU NORD/ÉTATS-UNIS : L'ESCALADE JUSQU'À LA
      GUERRE ?

 

 

 

Aux menaces de Kim Jong-Un de frapper avec des missiles balistiques les États-Unis, Donald Trump a répondu par... des menaces de frappes nucléaires. Le bras de fer diplomatique se poursuit.

 

 

L'escalade militaire peut-elle succéder verbale ? La tension qui oppose a Corée du Nord et les États-Unis a en tout cas franchi un palier supplémentaire ces dernières heures avec les déclarations de Donald Trump, à la tête de la première puissance mondiale.

 

 

Après avoir promis dans un premier temps "le feu et la colère" pour répondre aux menaces de la Corée du Nord, le président américain a évoqué plus prosaïquement, via son compte Twitter, que l'arsenal nucléaire américain était "plus fort et plus puissant que jamais". Sa première déclaration a été tenue au cours de son break - 17 jours de "vacances de travail" selon les termes de la Maison Blanche depuis le golf de Bedminster dans le New Jersey. Et, plus grave, "totalement improvisée", selon certaines fuites de ses conseillers.

 

 

 

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Aucune option exclue

 

La rhétorique belliqueuse des deux leaders augure-t-elle d'une possible guerre, ou n'est-elle qu'un nouvel épisode des relations conflictuelles de deux nations aux dirigeants imprévisibles ? Pour certains analystes, c'est assurément la crise nucléaire la plus grave depuis la baie des Cochons, en 1962, lorsque la Russie avait déployé des missiles à Cuba.

 

 

Dès hier, Rex Tillerson, le secrétaire du Département d'État américain, a freiné sur l'éventualité d'un conflit, expliquant les termes de son président. "Il a utilisé un langage dur parce que c'est le seul que Kim Jon-Un comprenne, mais les Américains peuvent dormir tranquilles, il n'y a ps de menace imminente", a-t-il lancé depuis l'île de Guam, où il était en visite.

 

 

Tillerson a rappelé, comme au printemps, que la chute du régime nord-coréen n'était pas in fine l'objectif des États-Unis. Pour autant, face à la provocation de Kim Jong-Un, la Maison Blanche n'exclut aucune option, "y compris militaire". Samedi, les Nations Unies avaient adopté une nouvelle batterie de sanctions contre les exportations nord-coréennes. Les menaces proférées, en riposte par Kim Jong-Un, de cibler l'île américaine de Guam sont-elles réalistes ?

 

 

Développement nucléaire accéléré

 

L'agence américaine de renseignement militaire (DIA) estime que la Corée du Nord possède une soixantaine d'armes nucléaires pouvant être embarquées sur des missiles balistiques intercontinentaux (IBCM). D'autres experts américains en doutent. Mais tous s'accordent à dire que, dix ans après son premier essai nucléaire Pyongyang a accéléré, de près de deux ans, son développement d'armes nucléaires. Certains officiels de la DIA avancent que ce cap pourrait être atteint en 2018. Xavier Frère

 


12/08/2017
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le Progrès du dimanche 6 août 2017

 

 
 
    INDE - À CAUSE D'UN CONFLIT SÉPARATISTE. VERS UNE PÉNURIE DE THÉ
       DARJEELING

 

 

 

Un risque de pénurie du célèbre thé noir Darjeeling plane sur le monde en raison d'un conflit séparatiste dans les contreforts de la parte indienne de l'Himalaya, où sont cultivées les arbres à l'origine du breuvage.

 

 

Pendant la saison des récoltes, de juin à août, pas moins de huit millions de kilos de thé sont amassés dans les dizaines de plantations vertes luxuriantes des contreforts indiens de l'Himalaya. C'est au moins ce qu'il faut pour alimenter le marché mondial de thé noir Darjeeling.

 

 

 

La production a dégringolé de 90 %

 

Mais en raison du conflit entre les Gorkhas, une ethnie d'origine népalaise à laquelle appartiennent la majorité des ouvriers dans les plantations, et le gouvernement du Bengale occidental, la production a dégringolé de 90 % en juin. Seulement 140 000 kilos de thé ont été produits durant ce mois, contre 1,33 million de kilos en juin 20616, a relevé Tea Board India, l'instance de régulation du gouvernement

 

 

 

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Une hausse de 20 % du prix du thé ?

 

Selon certaines estimations, les prix pourraient bondir de plus de 20 % et certaines plantations de thé pourraient mettre des années avant de revenir à la normal. Si la grève se poursuit encore quelques mois, avertit Ankit Lochan, président de l'association de négociants en thé Sliguri, "presque 50 % du domaine sera fermé pendant au moins deux ou trois ans.

 

 

Le thé de Darjeeling, composé d'arômes floraux et de couleur pâle, est considéré comme le champagne des thés noirs. Certains thés raffinés peuvent être vendus jusqu'à 1 500 euros le kilo.

 

 

Début juin, des affrontements et des incendies criminels dans la montagne de Darjeeling ont entraîné la fermeture d'entreprises et d'écoles et obligé des milliers de touristes à fuir. Trois personnes ont été tuées.

 

 

 

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"Catastrophique pour l'industrie locale"

 

À l'avant-garde de l'agitation séparatiste depuis des décennies, le mouvement Gorkha Jamukti Morcha (GJM) milite pour la création d'un État "Gorkhaland" au sein du Bengale occidental. Ses militants accusent la population de langue bengalie d'avoir exploité leurs ressources et de leur avoir imposé la culture et la langue.

 

 

Les séparatistes ont donné aux autorités jusqu'au 8 août pour satisfaire leurs revendications tandis que les forces gouvernementales patrouillent dans les rues de Darjeeling pour assurer la sécurité.

 

 

Des propriétaires de plantations et négociants estiment que l'impasse serait une catastrophe pour leur industrie du thé. Un prolongement du blocage ferait augmenter le prix du thé et profiterait aux marques concurrentes qui ont jusqu'ici échoué à s'imposer face la réputation mondiale de Darjeeling.

 

 


12/08/2017
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le Progrès du mardi 1er août 2017

 

 
 
    DIPLOMATIE - DOSSIER CORÉEN. LA CHINE ASSURE TRUMP DE SA BONNE FOI

 

 

 

Hier, la Chine a pressé les États-Unis de ne pas lier le dossier nord-coréen aux discussions sur le commerce sino-américain. Une réponse à l'heure où Washington accuse Pékin d'inaction et s'efforce d'intensifier la pression sur Pyongyang après un nouveau tir de missile intercontinental.

 

 

"Le problème du nucléaire nord-coréen et les échanges commerciaux sino-américains sont deux sujets distincts [...] qui n'ont rien à voir et ne doivent pas être discutés conjointement", a martelé le vice-ministre chinois du Commerce.

 

 

 

La Chine "pas responsable"

 

Qian Keming réagissait en fait à un tweet de Donald Trump, dans lequel le chef de la Maison Blanche agitait le spectre de représailles contre la Chine et évoquait le déficit commercial abyssal des États-Unis avec le géant asiatique. "Je suis très déçu par la Chine. Les ex-dirigeants (américains) ont eu la bêtise de laisser les Chinois gagner des centaines de milliards de dollars par an en commerçant, et maintenant ils ne font RIEN pour nous avec la Corée du Nord, hormis parler", a tweeté le président américain. "Nous ne permettrons plus que cela continue. La Chine pourrait facilement résoudre ce problème !", a-t-il déploré dans ce message posté après le tir, vendredi par Pyongyang, d'un missile balistique intercontinental, le second en un mois.

 


09/08/2017
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le Progrès du dimanche 30 juillet 2017

 

 
 
    RECYCLAGE - LA CHINE NE VEUT PAS ÊTRE LA POUBELLE DU MONDE

 

 

 

LA CHINE NE VEUT PAS ÊTRE LA POUBELLE DU MONDE

 

 

La Chine veut interdire l'importation de certains déchets, une annonce qui met en émoi les industriels su secteur dans de nombreux pays.

 

 

Le 18 juillet dernier, la Chine a informé l'Organisation mondiale du commerce (OMC) de son intention d'interdire l'entrée sur son territoire à 24 catégories de déchets solides, dont certains plastiques, papiers et textiles. La notification envoyée par le ministère de l'Environnement chinois propose une mise en oeuvre dès septembre prochain.

 

 

"Nous avons constaté que de grandes quantités de déchets de mauvaise qualité, et même de déchets dangereux, sont mélangés avec des déchets solides [...] Cela pollue sérieusement l'environnement", explique le ministère de l'Environnement". Le pays souhaite améliorer la qualité des déchets qui entrent sur son territoire et privilégier ceux qui sont bien triés (à mon avis, chacun devrait gérer ses déchets - Il y a là matière à réflexion quant au recyclage... chantalou42).

 

 

 

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Premier importateur mondial de déchets

 

Si elle est introduite, cette mesure "aurait un impact important [...] sur l'industrie mondiale de recyclage et sur la production chinoise qui dépend de matériaux recyclés", a réagi le BIR, association mondiale de l'industrie du recyclage.

 

 

La Chine est le premier importateur mondial de déchets, les matières premières recyclées (billes de plastiques, papiers et cartons d'emballages) lui permettant d'alimenter la croissance de sa production industrielle. En 2015, le pays a ainsi importé 49,6 millions de tonnes de déchets.

 

 

Avec la fermeture du débouché chinois, l'industrie craint un engorgement des volumes de déchets à recycler dans les pays d'origine, notamment aux États-Unis, premier exportateur mondial de déchets. Mais aussi l'Europe qui exporte 50 % de ses déchets en Chine.

 


03/08/2017
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le Progrès du dimanche 30 juillet 2017

 

 
 
    CORÉE DU NORD - TENSIONS. PYONGYANG CONTINUE DE NARGUER WASHIN-
      GTON

 

 

 

Le missile balistique testé vendredi par la Corée du Nord serait capable de frapper la capitale américaine. Les États-Unis et la Corée du Sud ont indiqué étudier des "options militaires".

 

 

 

Cela fait cinq ans que son leader enchaîne provocations et déclarations bellicistes. Cette fois, la menace commence à prendre forme. La Corée du Nord a procédé vendredi au lancement d'un missile balistique susceptible d'atteindre les États-Unis. "Tout le territoire américain est à notre portée de tir", s'est félicité Kim Jon-Un, cité par l'agence nord-coréenne KCNA.

 


03/08/2017
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le Progrès du mardi 18 juillet 2017

 

 
 
    CORÉE - SÉOUL PROPOSE AU NORD DE RELANCER LE DIALOGUE

 

 

 

La Corée du Sud a proposé hier des discussions avec le Nord afin de faire retomber les tensions sur la péninsule après le tir réussi d'un missile intercontinental par Pyongyang. Cette offre de dialogue est le première depuis l'arrivée au pouvoir en mai du président Moon Jae-In, perçu comme plus ouvert à la négociation que son prédécesseur.

 


20/07/2017
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le Progrès du jeudi 6 juillet 2017

 

 
 
    CORÉE DU NORD - CONFLIT. RIPOSTES APRÈS LE TIR DE MISSILE DE PYONG-
      YANG

 

 

 

Sud-coréens et Américains ont décidé de répliquer. Après le lancement historique, mardi, d'un missile intercontinental (ICBM) nord-coréen "capable d'atteindre l'Alaska" d'après des experts américains, Séoul et Washington ont riposté de plusieurs tirs de missiles de courte portée qui se sont abattus en mer du Japon. Des tirs simulant une attaque contre la direction du régime de Pyongyang. Le président sud coréen Moon JaeIn, par ailleurs favorable à une reprise du dialogue avec le Nord, a déclaré que "la sérieuse provocation de la Corée du Nord nécessitait que nous réagissions avec davantage qu'un communiqué", selon l'agence sud-coréenne Yonhap.

 

 

"La retenue, qui est un choix, est ce qui sépare l'armistice de la guerre", a déclaré le général américain Vincent Brooks, commandant des forces des armées américaines en Corée du Sud.

 

 

Sans surprise, la Russie s'est dite opposée à des nouvelles sanctions contre la Corée du nord et a jugé l'option militaire "inacceptable", lors d'une réunion d'urgence hier soir du Conseil de sécurité des Nations Unies.

 


07/07/2017
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le Progrès du dimanche 2 juillet 2017

 

 
 
    CHINE - DIPLOMATIE. HONG KONG : LE RAPPEL À L'ORDRE DE PÉKIN

 

 

 

Le président chinois Xi Jinping met en garde la mouvance pro-démocratique contre toute atteinte "inadmissible" à Pékin.

 

 

Une femme pour diriger Hong Kong. Pour la première fois depuis la rétrocession de l'ex-colonie à la Chine il y a 20 ans, Carrie Lam a été désignée cheffe de l'exécutif hongkongais. Mais comme ses prédécesseurs, cette haut-fonctionnaire de 60 ans a été choisie par un comité électoral acquis à Pékin. Elle est déjà accusée d'être la marionnette du régime chinois par ceux qui pensent que la Chine ne respecte plus le fameux principe "un pays, deux systèmes".

 

 

Le régime chinois contesté

 

Pendant trois jours, la première visite du président chinois Xi Jinping à Hong Kong a ainsi été l'occasion pour de nombreux manifestants de dénoncer le renforcement de la mainmise chinoise trois ans après le mouvement pro-démocratie de l'automne 2014.

 

 

Dans un discours prononcé peu après avoir fait prêter serment à Carrie Lam, le président Xi a lancé un sérieux rappel à l'ordre : tous les efforts pour mettre en péril la souveraineté nationale, pour défier l'autorité du gouvernement central et la Loi fondamentale d'Hong Kong reviennent à franchir la ligne rouge et son inadmissibles.

 

 

Le dirigeant chinois a aussi mis en garde ceux qui souhaiteraient "utiliser Hong Kong pour s'infiltrer en Chine continentale". Dans la foulée de l'échec du "Mouvement des parapluies", une mouvance politique nouvelle est apparue dans l'ex-colonie, prônant l'autodétermination voire l'indépendance.

 

 

Hier après-midi, après le départ de Xi, quelque 60 000 manifestants pro-démocratie ont défilé dans la ville pour leur marche annuelle. "La répression par le régime ne s'est jamais arrêtée et je n'en vois pas la fin", a déclaré le jeune député Nathan Law.

 


02/07/2017
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le Progrès du samedi 1er juillet 2017

 

 
 
    CHINE - 20 ANS APRÈS. HONG KONG RESTE DIVISÉ

 

 

 

Xi Jinping est arrivé jeudi dans une ville divisée. Des milliers de policiers tenaient à distance la frange de la population locale qui dénonce l'influence politique grandissante de Pékin sur l'ex-colonie britannique, ramenée dans le giron chinois le 1er juillet 1997.

 

 

 

"Un pays, deux systèmes"

 

La contestation s'est maintenue malgré l'échec du "Mouvement des parapluies", en 2014. Une partie de la population hongkongaise est convaincue que Pékin se moque du principe "Un pays, deux systèmes", qui présida à la rétrocession. Cette promesse garantit, en théorie jusque 2047, des libertés inconnues en Chine continentale. La ville du delta de la rivière des Perles jouit, sur le papier, de privilèges uniques par rapport au continent chinois.

 

 

 

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Le nouveau chef d'Hong Kong, Carrie Lam, 60 ans, qui est investie aujourd'hui par Xi Jinping, est soupçonnée d'être soumise à Pékin.

 

 

 

Le plus large défilé militaire organisé depuis 20 ans

 

Le chef de l'État a marqué hier le 20e anniversaire de la rétrocession en présidant le plus large défilé militaire organisé dans l'ex-colonie depuis vingt ans.

 


02/07/2017
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