L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

ASIE


Franceinfo - le lundi 4 décembre 2017

 

 

Les Etats-Unis et la Corée du Sud procèdent à leur plus important exercice militaire conjoint

 

 

L'exercice mobilise des dizaines de milliers de soldats et 230 avions. Pyongyang a immédiatement dénoncé une "provocation totale"

 

 

Des manœuvres militaires sous haute tension. La Corée du Sud et les Etats-Unis ont donné le coup d'envoi, lundi 4 décembre, à leur plus important exercice aérien conjoint à ce jour. Quelques jours après le tir d'un missile intercontinental par la Corée du Nord, ce dispositif militaire a été qualifié de "provocation totale"  par Pyongyang.

 

 

L'exercice, baptisé Vigilant Ace, a commencé dans la matinée et doit durer cinq jours, selon l'armée de l'air sud-coréenne. Environ 230 avions, dont des chasseurs furtifs F-22 Raptor, participent à cette manœuvre, ainsi que des dizaines de milliers de soldats.

 

 

 

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Un chasseur F-15C de l'US Air Force, le 4 décembre 2017, au-dessus de la base sud-coréenne de Gwangju. (YONHAP / AFP)

 

 

 

 

La tension à son comble dans la région

 

Ce type de manœuvres ne manque jamais de susciter la colère de Pyongyang, qui les considère comme la répétition de l'invasion de son territoire. La Corée du Nord a dénoncé par avance cette opération, accusant l'administration de Donald Trump de "vouloir la guerre nucléaire à tout prix".

 

 

La semaine précédant cet exercice, Pyongyang a procédé à un tir d'essai de missile intercontinental qui, selon les analystes, aurait potentiellement pu atteindre le sol américain, que ce soit la côte ouest ou la côte est. Le régime de Kim Jong-un avait alors affirmé avoir rempli son objectif : devenir une puissance nucléaire.

 


04/12/2017
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Franceinfo - le mercredi 29 novembre 2017

 

 

Après son tir de missile, la Corée du Nord affirme être capable de frapper "la totalité du continent américain"

 

 

Selon un spécialiste occidental, le missile testé par Pyongyang aurait une portée de 13 000 kilomètres

 

 

Pyongyang pavoise. La Corée du Nord dit avoir atteint son objectif "historique" de devenir un Etat nucléaire. Quelques heures après avoir testé avec succès un nouveau type de missile, le régime de Kim Jung-un a annoncé, mercredi 29 novembre, être capable de frapper "la totalité du continent américain".

 

 

La présentatrice favorite du régime nord-coréen, Ri Chun-kee, est apparue à la télévision officielle pour annoncer ce succès. "Kim Jong-un a déclaré avec fierté que nous avons finalement réalisé notre grande cause historique, l'achèvement d'une force nucléaire d'Etat, la mise au point d'une puissance balistique", a-t-elle déclaré.

 

 

 

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Il a atteint une altitude de 4 475 kilomètres

 

"Le grand succès de l'essai de l'ICBM Hwasong-15 est une victoire qui n'a pas de prix, remportée par le grand peuple héroïque" de Corée du Nord. La presse officielle a parlé de l'arme la plus sophistiquée à ce jour. D'après Pyongyang, l'engin a atteint une altitude de 4 475 kilomètres avant de s'abîmer à 950 kilomètres du site de lancement.

 

 

Un spécialiste occidental a jugé que sa trajectoire en cloche, à la verticale, suggérait qu'il avait en fait une portée de 13 000 kilomètres, soit la plus longue pour un missile testé par la Corée du Nord, qui mettrait chacune des villes principales des Etats-Unis à sa portée.

 

 

Ce tir a tout d'un bras d'honneur au président Trump. Ce dernier a récemment annoncé de nouvelles sanctions contre Pyongyang et a remis la Corée du Nord sur la liste américaine des Etats qui soutiennent le terrorisme. Le président américain s'est montré énigmatique dans sa réponse initiale, tandis que le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé de se réunir en urgence. "On va s'en occuper", a-t-il simplement déclaré.

 


30/11/2017
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Le vendredi 29 septembre 2017 - France TV info

 

 

 

Pourquoi le Kurdistan indépendant a peu de chances de voir le jour

 

Les Kurdes ont voté à plus de 92,7% en faveur de leur indépendance. Mais après ce référendum, l'avenir du Kurdistan irakien apparaît bien sombre. Explications.

 

 

C'est un succès en demi-teinte. Les Kurdes se sont largement mobilisés pour leur référendum d'indépendance. Quelque 72,16% des 3,3 millions d'électeurs inscrits ont participé au scrutin. Et ils ont massivement voté "oui", à 92,73%. Mais au lendemain de la proclamation des résultats définitifs, jeudi 28 septembre, le Kurdistan irakien apparaît plus isolé que jamais, face aux pressions de ses voisins et de la communauté internationale. Pour mieux comprendre les conséquences de ce vote, franceinfo vous explique pourquoi un Kurdistan indépendant a peu de chances de voir le jour.

 

 

Parce qu'il menace l'intégrité territoriale de quatre pays

 

La création d'un Kurdistan indépendant est un très vieux rêve du peuple kurde. A la fin de la première guerre mondiale, l'effondrement de l'Empire ottoman a ouvert la voie à la création d'un Etat kurde. Elle était d'ailleurs prévue par le traité de Sèvres, conclu en 1920. Ses frontières couraient jusqu'à l'est de l'Anatolie turque et à la province de Mossoul en Irak.

 

 

Mais après la victoire de Mustafa Kemal en Turquie, les Alliés sont revenus sur leur décision. Et, en 1923, le traité de Lausanne a consacré la domination de la Turquie, de l'Iran, de la Grande-Bretagne (pour l'Irak) et de la France (pour la Syrie) sur les populations kurdes.

 

 

Actuellement, les Kurdes, dont le nombre varie entre 25 et 35 millions selon les sources, vivent donc sur un territoire éclaté d'un demi-million de km2, à cheval sur quatre pays. De 12 à 15 millions de Kurdes sont établis en Turquie, environ 6 millions en Iran, 5 à 6 millions en Irak et plus de 2 millions en Syrie. La création d'un Kurdistan indépendant unifié, tel que le revendiquent les Kurdes, impliquerait de redessiner les frontières de ces quatre pays, ce qu'aucune des capitales concernées n'envisage.

 

 

 

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Parce qu'il risque de déstabiliser un peu plus la région

 

La Turquie redoute que l'avènement d'un Kurdistan indépendant, même hors de son territoire, n'attise la cause séparatiste kurde sur son sol. Depuis 1984, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) mène une insurrection dans le sud-est du pays. La rébellion kurde dispose d'ailleurs de bases arrière dans le nord de l'Irak, non loin de la frontière turque. Le conflit, réprimé dans le sang par Ankara, a fait plus de 40 000 morts en trois décennies.

 

 

Le terreau est également fertile dans les trois autres pays. En Iran, des rebelles kurdes affrontent épisodiquement les forces de sécurité iraniennes. En Irak, les Kurdes ont été persécutés sous Saddam Hussein et se sont soulevés en 1991 après la défaite de Bagdad au Koweït, instaurant une autonomie de fait, légalisée par la Constitution irakienne en 2005. Enfin en Syrie, les Kurdes ont souffert de décennies de marginalisation de la part du régime Al-Assad. A partir de 2011, ils ont profité du chaos généré par la guerre pour installer une administration autonome dans les régions du nord du pays.

 

 

Les pays occidentaux et les Nations unies sont eux aussi hostiles au projet d'indépendance, qu'ils jugent dangereusement déstabilisant pour la région. Jeudi 21 septembre, à quatre jours du référendum, le Conseil de sécurité de l'ONU a ainsi exprimé "sa préoccupation face à l'impact potentiellement déstabilisateur du projet". Israël, pourtant très proche allié des Etats-Unis, est le seul pays à s'être prononcé publiquement pour un Etat kurde indépendant. Au nom des bonnes relations entre Kurdes et Israéliens, et, selon des experts, dans l'espoir d'endiguer l'influence de l'Iran et de l'islam radical.


29/09/2017
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le 24 septembre 2017

 

 
 
    CORÉE DU NORD - ÉTATS-UNIS

 

 

 

Une surenchère verbale qui semble sans fin entre la Corée du Nord et les Etats-Unis. Le monde entier, témoin des échanges verbaux entre Kim Jong-un et Donald Trump, a fini par s’habituer aux invectives qui, de part et d’autre, volent nettement moins haut – et c’est heureux – que les missiles nord-coréens ou les bombardiers américains. Mais les communiqués diffusés et traduits en anglais par l’agence officielle nord-coréenne elle-même font souvent appel à un vocabulaire ampoulé et peu usité, qui pourrait faire sourire si les enjeux n’étaient pas si graves.

 

 

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Kim Jong-Un et Donald Trump. Montage photo.AFP PHOTO / SAUL LOEB AND Ed JONES — AFP

 

 

 

 

  • Mardi, à l’ONU, Donald Trump a qualifié la Corée du Nord, de « régime vicieux », menaçant de « détruire totalement » ce pays en cas d’attaque de Pyongyang.
  • Depuis, le ton ne fait que monter entre les deux dirigeants.
  • Ce vendredi, Kim Jong-un a décidé de répliquer : il affirme que Trump « a livré la plus féroce déclaration de guerre de l’histoire », une provocation qui fait la une de tous les journaux nord-coréens.

 

 

Insultes contre essai nucléaire ? L’escalade verbale entre Donald Trump et Kim Jong-un a atteint un nouveau pic vendredi, le président américain qualifiant le leader nord-coréen de « fou » au moment où le régime évoquait un possible essai de bombe H dans le Pacifique.

 

Invectives et inquiétudes

« Kim Jong-un de Corée du Nord, clairement un fou qui ne craint pas d’affamer et de tuer son peuple, va être mis à l’épreuve comme jamais ! » a lancé Donald Trump dans un tweet particulièrement matinal. Après avoir menacé mardi à la tribune de l’ONU, la Corée du Nord de « destruction totale »

 


24/09/2017
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le Progrès du mercredi 13 septembre 2017

 

 
 
    DIPLOMATIE - APRÈS L'ESSAI NUCLÉAIRE DE PYONGYANG

 

 

 

CORÉE DU NORD : L'EUROPE VEUT ALLER PLUS LOIN QUE LES SANCTIONS DE L'ONU

 

 

L'ONU a approuvé, lundi, une nouvelle série de sanctions à l'encontre de la Corée du Nord après son essai nucléaire. L'Europe a envisagé, hier, des sanctions additionnelles.

 

 

Devant les eurodéputés réunis en session plénière à Strasbourg, Federica Mogherini, la Haute représentante de l'Union européenne (UE) a assuré vouloir "mettre en oeuvre les sanctions de l'ONU comme nous l'avons nous l'avons toujours fait auparavant". Avant d'ajouter que "la discussion lancée la semaine dernière sur des sanctions additionnelles de l'UE pour compléter l'action décidée par le conseil de sécurité et mettre une pression maximale sur la Corée du Nord" se poursuivait.

 

 

 

Le "oui" de Moscou et Pékin

 

Le conseil de sécurité de l'ONU avait adopté lundi une nouvelle résolution de sanction contre Pyongyang, interdisant notamment ses exportations de textile et réduisant ses approvisionnements en pétrole.

 

 

Cette huitième série de mesure, approuvée par la Chine et la Russie - les plus proches soutiens de la Corée du Nord - vise à punir ce pays pour son essai nucléaire du 3 septembre. Pars ses sanctions, chaque fois plus sévères, l'ONU espère pousser Pyongyang à négocier ses programmes nucléaire et balistique. Pour les États-Unis, le Royaume-Uni, la France ou l'Italie, la résolution adoptée lundi est "très solide, équilibrée et permet à l'ONU d'affirmer unité et détermination".

 

 

De son côté, l'Europe a déjà mis en place un large arsenal de sanctions, à la fois onusiennes et autonomes, contre la Corée du Nord. Et l'UE doit adopter demain une série de sanctions correspondant à des mesures imposées par l'ONU début août.

 


15/09/2017
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le Progrès du dimanche 3 septembre 2017

 

 
 
    CORÉE DU NORD - KIM INSPECTE UNE BOMBE H DESTINÉE À UN MISSILE

 

 

 

Le numéro un nord-coréen a inspecté une bombe à hydrogène qui peut être installée su le nouveau missile balistique intercontinental nord-coréen, a affirmé ce matin l'agence de presse officielle KCNA. Kim Jong-Un a déclaré que "tous les composants de la bombe H ont été fabriqués nationalement". Des analystes étrangers ont émis des doutes sur la capacité de la Corée du Nord à miniaturiser une bombe H pour l'installer sur un missile.

 


15/09/2017
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le Progrès du samedi 2 septembre 2017

 

 
 
    BIRMANIE - COMBATS ENTRE ROHINGYAS ET L'ARMÉE : 400 MORTS

 

 

 

Les combat entre les rebelles musulmans rohingyas et l'armée birmane dans le nord-ouest du pays, une région très pauvre et reculée, ont fait au moins 400 morts en une semaine et poussé plus de 47 000 personnes à fuir vers le Bengladesh.

 

 

 

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07/09/2017
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le Progrès du mercredi 30 août 2017

 

 
 
    ASIE - TIR NORD-CORÉEN. UN MISSILE SURVOLE LE JAPON

 

 

 

La Corée du Nord a de nouveau procédé à un tir de missile, hier. Il a survolé le nord du Japon, où les alarmes ont retenti. Donald Trump a estimé que "toutes les options sont sur la table".

 

 

"Tir de missile. Veuillez vos abriter". C'est le message reçu hier matin par plusieurs millions de Japonais, alors qu'un missile balistique envoyé par Pyongyang survolait l'île d'Hokkaido. Les sirènes ont retenti dans le nord de l'archipel, alors que le trafic ferroviaire était suspendu.

 

 

Après avoir parcouru 2 700 km, l'engin s'est finalement abîmé dans le Pacifique. Sans faire d'autres dégâts que diplomatiques  avec ce nouveau tir, l'escalade entre Washington et Pyongyang a franchi un nouveau palier. Jamais, depuis avril 2009, un engin nord-coréen n'avait survolé l'archipel nippon. Les missiles précédents avaient tous terminé leur course dans la mer du Japon, qui sépare les deux pays.

 

 

 

Un camouflet pour Trump

 

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a dénoncé une "menace grave et sans précédent", tandis que l'ambassadeur de la Corée du Nord à l'Onu invoquait le droit de son pays à l'autodéfense face aux "intentions hostiles affichées par les États-Unis". Ces derniers participent depuis deux semaines à des manoeuvres militaires avec la  Corée du Sud, considérées par Pyongyang comme une provocation.

 

 

Shinzo Abe s'est également entretenu avec Donald Trump, qui a ait publier dans la matinée un communiqué. "Les actions menaçantes et déstabilisantes ne font qu'accentuer l'isolement du régime nord-Coréen dans la région et dans le monde. Toutes les options sont sur la table", a déclaré le président américain, pour lequel ce nouveau tir résonne comme un camouflet.

 

 

 

Pékin appelle à la retenue

 

La semaine dernière, Donald Trump avait estimé que ses menaces de déchaîner "le feu et la colère" sur la Corée du Nord avaient payé et que Kim Jong-Un commençait à "respecter" les États-Unis.

 

 

Séoul a montré les muscles. Quelques heures après le tir de missile, des chasseurs sud-coréens ont effectué un exercice à la frontière nord-coréenne en bombardant une cible factice. Principal allié et partenaire commercial de la Corée du Nord, Pékin a de son côté appelé à la retenue "Les pressions et les sanctions ne peuvent résoudre le problème", a déclaré la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, tout en reconnaissant que la situation était arrivée à un "tournant". Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'Onu était convoquée hier soir.

 

 

La Corée du Nord s'est vue infliger début août une septième volée de sanctions, visant à la priver d'un tiers de ses recettes d'exportations. Mais jusqu'à présent, ces pressions n'ont eu d'autre effet que de pousser Pyongyang à multiplier les provocations. Kim Jong-Un s'est bien gardé de franchir hier la ligne rouge en envoyant son missile survoler le sud du Japon : les bases américaines de l'île de Guam, qu'il menace d'anéantir depuis des semaines, seraient dans le prolongement d'une telle trajectoire.

 


03/09/2017
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le Progrès du mercredi 23 août 2017

 

 
 
    CORÉE DU NORD - NOUVELLES SANCTIONS DE WASHINGTON

 

 

 

Washington a annoncé hier prendre des sanctions à l'encontre de 10 organisations et six individus chinois et russes, estimant que ceux-ci contribuaient au développement du programme nucléaire de la Corée du Nord. Début juillet, Washington avait déjà pris des sanctions contre une banque chinoise, accusée d'avoir favorisé des transactions au bénéfice d'entreprises liées à ce programme.

 


25/08/2017
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le Progrès du mercredi 16 août 2017

 

 
 
  CORÉE DU NORD - DIPLOMATIE. PROJET DE MISSILES VERS GUAM : KIM JONG-
       UN APPUIE SUR PAUSE

 

 

 

Kim Jong-Un a annoncé hier mettre sur pause le projet nord-coréen de tirer des missiles près du territoire américain de Guam mais averti que cet exercice irait de l'avant en cas de nouvelle "actions irresponsables" de Washington.

 

 

Est-ce la sortie de crise entre la Corée du Nord et les États-Unis ? Aux yeux de certains analystes, les commentaires du dirigeant nord-coréen qui a annoncé hier mettre sur pause son projet de tirer des missiles près du territoire américain de Guam pourraient y ressembler.

 

 

 

Pour la Chine, il est temps de négocier

 

Avant de donner l'ordre de le mettre à exécution, Kim Jong-Un a déclaré qu'il allait "observer encore un peu le comportement idiot et stupide des Yankees". S'ils "persistent dans leurs actions irresponsables et dangereuses dans la péninsule coréenne" la Corée du Nord prendra des mesures "telles que déjà annoncées".

 

 

Il semblerait que Kim Jong-Un ait fait référence aux exercices militaires conjoints à grande échelle entre Séoul et Washington, qui doivent commencer prochainement. Ces manoeuvres ne manquent jamais de susciter l'ire de Pyongyang, qui les considère comme la répétition de l'invasion de son territoire.

 

 

La Corée du Nord a proposé dans le passé un moratoire sur les essais nucléaires et les tests de missiles en échange de l'annulation de ces exercices, compromis soutenu par la Chine, principal allié de Pyongyang, et rejeté régulièrement par Washington et Séoul. Certains analystes jugent que le numéro un nord-coréen veut proposer le même compromis, avec un plus dans la balance la menace sur Guam.

 

 

L'annonce nord-coréenne a été saluée à Guam. Les autorités se sont dites "follement heureuses" que "Kim Jong-Un ai reculé". De son côté, le président sud-coréen Moon Jae-In a souligné mardi que Séoul voulait à tout prix éviter une nouvelle guerre.

 

 

La Chine a estimé hier que la crise avait atteint un tournant et qu'il était temps de revenir à la table des négociations.

 

 


18/08/2017
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le Progrès du mercredi 16 août 2017

 

 
 
    INDÉPENDANCES - INDE ET PAKISTAN, 70 ANS DE TENSIONS

 

 

 

L'Inde et le Pakistan, nés de la Partition de l'Empire britannique des Indes en 1947, célèbrent leurs 70 ans. Une période pendant laquelle les deux pays se sont livrés trois guerres dont deux à propos du Cachemire, une région disputée par ces deux puissances nucléaires d'Asie du Sud.

 

 

 

Une partition sanglante

 

En août 1947, l'ex-colonie britannique est divisée en deux États : l'Inde (majoritairement hindoue) et le Pakistan (musulman). Mal préparée, la partition entraîne l'exode de millions de personnes et des massacres communautaires de grande ampleur.

 

 

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  • Dès l'automne 1947, une guerre éclate à propos du Cachemire, une région himalayenne à majorité musulmane, suivie en 1949 d'un cessez-le-feu.

 

  • En août-septembre 1965, un deuxième conflit éclate, suivi d'un nouveau cessez-le-feu.

 

  • En décembre 1971, une nouvelle guerre oppose les deux pays, lorsque l'armée indienne intervient aux côtés d'indépendantistes bangladais au Pakistan oriental, qui deviendra le Bangladesh

 

  • Fin 1989, des rebelles musulmans lancent une insurrection séparatiste au Cachemire indien, récupérée par la suite par des groupes islamistes armés.

 

 

Au bord d'un quatrième conflit au printemps 2002, les deux rivaux renouent en avril 2003 des relations diplomatiques, même si, depuis 2008, celles-ci sont fluctuantes...

 

 

En tout, l'insurrection séparatiste a fait, depuis 1990, plusieurs dizaines de milliers de morts, en majorité des civils.

 

 

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18/08/2017
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le Progrès du dimanche 13 août 2017

 

 
 
    CORÉE DU NORD - PÉKIN, LA DIPLOMATIE DU FUNAMBULE

 

 

 

Les tensions dans la péninsule coréenne embarrassent la Chine. Partenaire des États-Unis comme de la Corée du Nord, le géant asiatique tente de calmer le jeu. Mais sa marge de manoeuvre est étroite.

 

 

Xi Jinping est un homme que l'on dit autoritaire, mais dont l'expression est pondérée. Tels sont les mandarins du Parti communiste chinois. Dans le concert d'anathèmes et d'imprécations qu'échangent Donald Trump, le président américain, et son homologue nord-coréen, Kim Jong-un, sa voix se veut celle de l'apaisement.

 

 

Ainsi, hier, le président chinois a-t-il, lors d'un entretien téléphonique, demandé à Donald Trump d'éviter "les mots et les actes" qui pourraient exacerber la tension dans la péninsule coréenne. Et d'ajouter : "Il faut persister dans la direction générale du dialogue, des négociations et d'un règlement politique".

 

 

 

"Double moratoire"

 

Cet appel au calme arrive alors que Pyongyang menace d'envoyer dans les prochains jours quatre missiles à 30 km de l'île américaine de Guam. Face à eux, les États-Unis préparent un exercice militaire conjoint avec Séoul autour du 21 août et menacent de représailles. La possibilité d'un embrasement n'a jamais semblé aussi proche. En pareil cas, Pékin a renvoyé les protagonistes dos à dos. La Chine resterait "neutre" si la première offensive venait de Pyongyang, mais "interviendrait" si les Américains tentaient de renverser le régime nord-coréen.

 

 

Pour éviter d'en arriver là, Pékin propose un "double moratoire". D'un côté, l'arrêt des essais nucléaires et des tirs de missiles ; de l'autre, la fin des manoeuvres militaires conjointes de Séoul et de Washington. Cette proposition, qui se veut équilibrée, répétée depuis des mois, n'a pour l'heure pas été entendue.

 

 

En avril dernier, le Global Times, le quotidien officiel chinois, le déplorait : "Pékin se trouve dans une situation très délicate. Nous sermonnons Pyongyang, qui n'écoute pas. Nous préconisons un double moratoire, ni Washington ni Séoul ne s'inclinent".

 

 

 

Critiques croisées

 

"Situation délicate" d'une Chine funambule qui ménage les deux camps. Bien qu'encombrant, Pyongyang est un "petit frère" communiste et un allié stratégique en Asie du Nord-est. Un contre-poids à la Corée du Sud et au Japon, deux alliés fidèles des États-Unis. Quant aux États-Unis, ils sont un partenaire économique essentiel, un alter ego incontournable sur la scène internationales.

 

 

Mais cette diplomatie de l'équilibre montre parfois ses limites. Souvent, elle agace. En mai, Kim Jong-un rappelait à la Chine, dont il jugeait le soutien trop timoré, que son pays avait "contribué à protéger la paix et la sécurité de la Chine" en faisant le tampon avec Washington.

 

 

Même sentiment en face. Le 30 juillet dernier, Donald Trump tweetait : "Je suis très déçu par la Chine. Nos stupides anciens dirigeants l'ont laissée engranger de milliards de dollars par an, pourtant ils ne font RIEN pour nous avec la Corée du Nord, hormis parler". Des outrances verbales auxquelles Pékin n'a pas répondu. Ryad Benaidji

 

 

 

 

"Si nécessaire", Trump est aussi prêt à attaquer le Venezuela

 

En pleine crise coréenne, Donald Trump n'a pas hésité à ouvrir un nouveau front. Vendredi soir, lors d'un échange avec des journalistes dans son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il est en vacances, il a lancé : "Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si nécessaire". Appelé à donner des précisions sur cette foudroyante déclaration, il s'est montré plutôt évasif : "Nous avons des troupes dans le monde entier qui sont parfois très loin. Le Venezuela n'est pas très éloigné et les gens souffrent et les gens meurent"

 

 

Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino, a qualifié cette déclaration d'"acte de folie". Par ailleurs, le chef de l'État vénézuélien, Nicolas Maduro souhaite "une conversation" avec son homologue américain. Dans son pays, Nicolas Maduro affronte des manifestations, sévèrement réprimées. Plus de 125 personnes sont mortes depuis début avril, tandis que l'élection de la nouvelle assemblée constituante a été très contestée par l'opposition.

 


16/08/2017
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le Progrès du vendredi 11 août 2017

 

 
 
    ASIE - QUELQUES JOURS APRÈS LES SANCTIONS DES NATIONS UNIES

 

 

 

TRUMP-KIM JONG-UN : LE FACE-À-FACE QUI INQUIÈTE LE MONDE

 

 

Jusqu'où peut mener l'affrontement verbal des dirigeants américain et nord-coréen ? Le reste du monde, et notamment l'Asie, assiste impuissant à une escalade sans précédent depuis 1962.

 

 

Son nom est officiellement le Hwasong 12. Ce missile nord-coréen pourrait être lancé à la mi-août en direction de Guam, îlot stratégique au milieu du Pacifique appartenant aux Américains. Hwasong incarne, selon Pyongyang, "l'avertissement crucial aux États-Unis", trois jours après la déclaration de Donald Trump qui a promis "le feu et la colère". À chaque jour, sa provocation, ou sa riposte. Où s'arrêtera la surenchère, alors que le monde assiste, ébahi, à ce bras de fer qui menace la paix planétaire ?

 

 

 

■ Que souhaite la Corée du Nord ?

 

Comme son père (Kim Jung-Il) et son grand-père (Kim Il-Sung), Kim Jonk-Un, 33 ans, joue avant tout la survie du régime, ultime vestige du stalinisme. Pour assurer la pérennité de son pays de 26 millions d'habitants, il manie la terreur à l'intérieur et à l'extérieur, faisant du nucléaire "une arme politique et identitaire", selon Antoine Bondaz de l'Institut français des relations internationales, cité par La Croix. "Ce programme légitime ainsi les sacrifices de la population, nourrit le nationalisme et se renforce lui-même", poursuit le chercheur.

 

 

Kim Jong-Un, "le roi de l'étoile du matin", comme le surnommait sa mère, sait que la Corée du Nord bénéficie d'un statuquo géopolitique. Aucune coopération en Asie n'a vu le jour pour tenter de négocier avec Pyongyang, la Chine restant en observation et les États-Unis ne souhaitant pas s'extraire de cette partie du monde, ni lâcher ses alliés nippons et sud-coréens. Ces deux pays, considérés comme deux suppôts du grand Satan américain (N.D.L.R  30 000 GI sont positionnés en Corée du Sud, 50 000 au Japon), peuvent difficilement jouer un rôle diplomatique. La Corée du Nord, tout en s'affichant pour un traité de paix sur la péninsule et une reconnaissance de son statut de puissance nucléaire, poursuit, elle, sa fuite en avant au niveau de l'armement. Cette montée en pression intervient quelques jours avant des manoeuvres américo-coréennes (21 août), timing qui n'est sans doute pas totalement anodin.

 

 

 

■ Que souhaitent les États-Unis ?

 

Plusieurs observateurs comparent cette escalade à la crise de la baie des Cochons en 1962. En juin 1994, Bill Clinton, à la Maison Blanche, a lui aussi hésité à lancer des frappes aériennes pour anéantir le programme nucléaire clandestin nord-coréen. "Nous avions conscience que nous étions au bord d'une guerre qui pourrait impliquer des armes de destruction massive", avait retracé en 1999, William Perry, ancien secrétaire à la Défense.

 

 

Que fera Donald Trump, 45e président des États-Unis ? C'est la première grande crise que ce néophyte en diplomatie a à gérer. Ses mots lourds de sens ont exacerbé les tensions, même si l'entourage présidentiel a joué la mesure, surtout Rex Tillerson, le secrétaire d'État, militant lui, pour "une pression pacifique" à exercer sur Pyongyang. L'abandon du programme nucléaire aux yeux des Américains. Cette escalade verbale effraie aussi par la personnalité des deux dirigeants "ennemis". Pour la plupart des experts, seules des négociations, plus ou moins directes dans ce conflit bilatéral, peuvent conduire à une issue pacifique. Xavier Frère

 

 

 

REPÈRES

 

■ Corée du Nord : 60 têtes ?

 

L'incertitude prévaut sur l'importance réelle du potentiel nucléaire de la Corée du Nord. Le gouvernement américain a récemment affirmé qu'il était de 60 têtes nucléaires. Des experts l'estiment plus proche de 30. D'autres déclarent que Pyongyang serait en mesure de frapper Washington, grâce à des charges miniaturisées...

 

 

 

■ Et dans les puissances nucléaires

 

Voici, en comparaison, une estimation du nombre de têtes nucléaires détenues par les principales puissances :

 

  • Russie : 7 000
  • États-Unis : 6 800
  • France : 300
  • Chine : 260
  • Grande-Bretagne : 215
  • Pakistan : 140
  • Inde : 130
  • Israël : 80

 

(Source : The Washington Post)

 


13/08/2017
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