L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

TECHNOLOGIE


Franceinfo - le jeudi 8 février 2018

 

 

On a testé une voiture autonome à 130 km/h sur une (vraie) autoroute française

 

 

Le prototype Symbioz de Renault est capable d'accélérer, de doubler, de se rabattre et même de passer le péage sans aucune intervention humaine

 

 

 

Haut les mains ! Sur une quarantaine de kilomètres de l'A13, dans l'Eure, l'Etat a autorisé Renault à faire rouler son dernier prototype de voiture autonome : Symbioz. Franceinfo a testé ce véhicule.

 

 

A bord, le conducteur peut laisser la voiture conduire à 130 km/h sans aucune intervention, même pour passer le péage. Des caméras et des capteurs calculent les trajectoires et permettent au véhicule d'accélérer, de doubler des camions et de se rabattre. Il s'agit du premier véhicule autonome de niveau 4 testé par Renault sur une autoroute. Concrètement, cela signifie que le conducteur peut faire une autre activité pendant la conduite. Pas besoin de garder les mains près du volant. En cas de (gros) pépin, la voiture freine et se gare sur le bas-côté.

 

 

 

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Des technologies commercialisées en 2023

 

Durant cette phase de tests en conditions réelles, la présence d'un ingénieur, capable de reprendre le contrôle de la voiture, est encore obligatoire. La conduite est agréable, sans à-coups, et la voiture indique sa trajectoire sur le pare-brise. Etonnamment, la conduite autonome n'est pas effrayante mais semble naturelle dans cet habitacle futuriste. Renault a en effet voulu pousser le concept jusqu'au bout, Symbioz n'étant pas un ancien modèle bourré de capteurs, mais bien une nouvelle voiture qui intègre les capteurs et caméras à son design et propose un habitacle adapté à la nouvelle disponibilité du "conducteur".

 

 

Une fois le mode autonome activé, le conducteur peut ainsi abaisser son siège ou regarder un film sur l'écran du tableau de bord, tout en adaptant les réglages de la voiture depuis son smartphone. Ne vous précipitez pas chez votre concessionnaire, ce prototype, qui connaît encore quelques bugs sur la route, n'a pas vocation à être commercialisé. Mais les technologies qu'il embarque pourraient être adaptées à des modèles Renault dès 2023.

 


14/02/2018
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Franceinfo - le jeudi 14 décembre 2017

 

 

Les Etats-Unis mettent fin à la "neutralité du net" : cinq questions pour comprendre cette décision qui bouleverse les règles d'internet

 

La circulaire que doit adopter jeudi 14 décembre la commission fédérale américaine des communica- tions (FCC) va abroger l'un des principes fondateurs d'internet. Franceinfo décrypte les conséquences de cette décision aux grandes répercus- sions outre-Atlantique

 

 

Ce projet enterre l'un des principes fondateurs d'internet. Le gendarme américain des télécoms a voté, jeudi 14 décembre, l'abrogation de la neutralité du net en adoptant la circulaire "Restoring Internet Freedom" ("restaurer la liberté d'internet" en anglais).

 

 

Le "père de l'internet" Vinton Cerf, le créateur du World Wide Web, Tim Berners-Lee, et 19 autres "pionniers du net" ont critiqué cette circulaire. Dans une lettre ouverte à la commission fédérale américaine chargée des télécommunications, la FCC, ils ont exhorté le président de la commission à annuler le vote. En vain. Bien que technique, ce sujet pourrait radicalement transformer l'accès aux données sur internet. Quelles sont les motivations d'une telle réforme ? Peut-elle remettre en cause la neutralité du net français ?  Franceinfo fait le point sur ce sujet brûlant en cinq questions. 

 

 

 

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La neutralité du net, c'est quoi ? 

 

La neutralité du net signifie que tous les fournisseurs d'accès à internet doivent traiter tous les contenus de manière égalitaire. Et ce quelle que soit leur origine. Ainsi, la neutralité du net interdit aux fournisseurs d'accès à internet (FAI) de moduler la vitesse de débit ce qui permet d'éviter de faire une discrimination en fonction du contenu qui passe dans leurs tuyaux. Les données que vous consultez sur différents moteurs de recherche doivent, par exemple, vous arriver à la même vitesse.

 

 

Le concept date des débuts d'internet. On doit le terme à Tim Wu, professeur de droit, qui a théorisé dans les années 2000 ce concept remontant aux années 1970, quand les régulateurs ont cherché à empêcher le fournisseur AT&T, qui possédait alors le monopole des télécommunications, de bloquer ou perturber l'essor des nouvelles sociétés de téléphonie. Mais ce n'est qu'en 2015 que la FCC a finalement pu assimiler les fournisseurs d'accès à internet à haut-débit à des entreprises de télécommunications, et que cette régulation leur a été étendue. 

 

 

 

Pourquoi est-ce important ?

 

Pour les entreprises technologiques et les défenseurs des droits numériques, la fin de la neutralité du net signe ni plus ni moins la mort de l'internet dans sa forme actuelle. Sans neutralité du net, les FAI pourraient moduler la vitesse de débit internet à leur guise en fonction des contenus. Ils pourraient ainsi imposer des frais supplémentaires aux entreprises en échange d'une meilleure vitesse de débit, et mettre ainsi sur pied un "internet à deux vitesses". 

 

 

Les jeunes entreprises technologiques, qui n'ont pas les moyens de Google ou de Facebook, seraient alors désavantagées. La nouvelle directive est "une barrière à l'innovation et à la concurrence", estime Ferras Vinh, du Centre pour la démocratie et la technologie, qui défend la neutralité. Quant aux gros utilisateurs de données comme Netflix ou d'autres services de vidéo en continu, ils pourraient répercuter ces coûts supplémentaires sur le prix de leurs abonnements.

 

 

 

A qui cela profite-t-il ?

 

Les FAI pourraient extraire une rente considérable d'un internet à deux vitesses. Mais ils pourraient aussi se servir de cette nouvelle liberté pour bloquer ou ralentir des contenus qui leur font concurrence. Car les gros fournisseurs d'accès à internet américains sont eux-mêmes créateurs de contenus : ComCast possède par exemple NBCUniversal, et AT&T cherche de son côté à racheter le groupe Time Warner, qui possède des studios mais aussi des chaînes comme CNN ou HBO. Ces grands groupes américains pourraient ainsi être tentés de ralentir les contenus de leurs concurrents, comme Netflix, pour favoriser les leurs, comme le pointe Variety (en anglais).  

 

 

Seule limite : les FAI devraient gérer la hiérarchisation des contenus et de leurs clients de manière transparente. En cas de plaintes, elles seront traitées par une autre agence, la Commission fédérale de la concurrence, spécialisée dans la protection des consommateurs et les règles anti-monopole.

 

 

 

Pourquoi la FCC souhaite l'abroger ?

 

"Quel est le problème que vous essayez de régler ?" C'est la question posée par le sénateur du Massachussetts Ed Markey au nouveau patron de la FCC en juillet. Ajit Pai, nommé par le président Donald Trump à la tête de la FCC, s'est lancé à l'assaut de la neutralité du net pour, assure-t-il, "restaurer la liberté d'internet"

 

 

Pour les partisans de son projet, les règles actuelles ont le défaut d'assimiler les opérateurs à des services publics. De plus, ils arguent que cette régulation empêche les investissements dans de nouveaux services comme les vidéo-conférences, la télémédecine et les véhicules connectés qui ont besoin du haut-débit.

 

 

Les activistes qui défendent la neutralité du net présentent Ajit Pai comme la marionnette du fournisseur d'accès à internet et entreprise de télécommunication Verizon, pour qui il a travaillé entre 2001 et 2003.

 

 

 

Cela peut-il avoir un impact en France ?

 

Bien que très américain, le débat sur la neutralité du net concerne indirectement de nombreux autres pays qui fondent leurs législations internet sur le modèle outre-Atlantique. L'Union européenne a voté des directives en novembre 2015, applicables depuis le 30 mars 2016. Deux grands principes sous-tendent la neutralité du net : les FAI ne peuvent pas discriminer les contenus transmis sur le réseau et les internautes peuvent y consulter et y diffuser librement des contenus, rappelle Le Monde. La décision américaine "n’aura pas d’impact direct en Europe", affirme Sébastien Soriano, le patron de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, l'Arcep, chargé de l’application de la neutralité du Net en France, interrogé par le quotidien.

 

 

L'Arcep a rendu un premier diagnostic de la neutralité du net en France le 30 mai 2017. Comme dans d’autres pays, le régulateur a fait le choix de ne pas sanctionner directement les manquements à la neutralité, mais d’échanger avec les opérateurs. "L’Arcep préfère parfois attendre d’être saisie par les utilisateurs pour imposer aux opérateurs de respecter les règles édictées au niveau européen", critiquait au printemps l’association de défense des libertés numériques La Quadrature du Net.

 

 

L'industrie des télécoms risque aussi de mettre sous pression la neutralité du net en Europe, car les équipements terminaux comme les smartphones ou box et leurs systèmes d’exploitation ne sont pas traités par le règlement européen. "Cette question va monter en intensité, au fur et à mesure que les terminaux vont devenir plus intelligents et décider de choses à notre place", résume Sébastien Soriano pour Le Monde. De nouvelles recommandations devraient être formulées à ce sujet en 2018.

 


19/12/2017
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Franceinfo - le jeudi 14 décembre 2017

 

 

Le gouvernement débloque 100 millions d'euros pour atteindre le très haut débit dans toute la France d'ici 2022

 

Cette nouvelle enveloppe doit permettre de financer un chèque de 150 euros destiné à près d'1,5 million de ménages, les plus isolés géographiquement

 

 

Le gouvernement va débloquer 100 millions d'euros pour améliorer la couverture internet en France, a annoncé le Premier ministre Edouard Philippe, jeudi 14 décembre. Cette nouvelle enveloppe financera un chèque de 150 euros destiné à près d'1,5 million de ménages – les plus isolés géographiquement – pour qu'ils puissent se payer des technologies de très haut débit autre que la fibre optique (boucles radio, satellite, 4G fixe...).

 

 

Le plan gouvernemental prévoit que tous les Français aient accès à au moins un "bon haut débit" internet (8 Mo par seconde, soit un film téléchargé en une heure) d'ici 2020 et un très haut débit en 2022 (30 Mo par seconde). Actuellement, environ 15% des foyers français n'ont pas accès à un débit d'au moins 8 Mo.

 

 

 

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Le Premier ministre Edouard Philippe lors d'une conférence de presse, le 14 décembre 2017 à Cahors (Lot). (PASCAL PAVANI / AFP)

 

 

 

Treize millions de foyers en zone rurale

 

En dehors des foyers en zone très isolée, 33 millions de ménages doivent eux avoir accès progressivement d'ici 2022 à la fibre optique (100 Mo par seconde), selon le projet de l'exécutif. Pour l'instant, 10 millions de foyers sont éligibles. Pour les 19 millions de foyers en zone urbaine ou périurbaine, les plus faciles à raccorder, les opérateurs privés (Orange, SFR, Bouygues, Free...) s'activent pour qu'ils soient éligibles à la fibre d'ici 2020.

 

 

Pour les 13 millions de foyers en zone rurale, l'exécutif compte sur deux leviers d'action. D'abord, les opérateurs privés, via des "appels à manifestations d'engagements locaux", avec peu ou pas de subvention publique. Ces appels doivent être lancés en janvier et bouclés en juillet, selon le gouvernement. Le second volet, pour 9 millions de foyers, passe par les réseaux dits "d'initiative publique". Face à la frilosité des opérateurs privés, de nombreuses collectivités locales ont en effet lancé elles-mêmes ces projets, financés à environ 50% par des fonds publics.

 


19/12/2017
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Franceinfo - le mardi 13 décembre 2017

 

 

Pepper, un robot humanoïde expérimenté pour informer les voyageurs de la RATP, une première en France

 

 

avatar  Raphaël EbensteinRadio France

Un robot humanoïde est expérimenté à partir de mercredi dans l'agence RATP de la gare de Lyon, à Paris. Il a pour mission inédite de participer à l'information des voyageurs

 

 

Pepper parle trois langues (français, anglais et espagnol), mesure 1,20 mètre de hauteur. Ce robot humanoïde personnel a pris ses quartiers à l'agence RATP de la gare de Lyon, à Paris, mercredi 13 décembre, avec pour mission d'aider les agents à renseigner les voyageurs, une première en France.

 

 

Paramétré pour répondre aux questions fréquentes

 

"Bonjour, que puis-je faire pour toi ?" À première vue, Pepper n'a qu'un faux air lointain de R2D2, le célèbre robot de la saga Star Wars. Il devrait pourtant détonner au sein de l'agence RATP. Il est paramétré pour répondre aux questions les plus fréquentes des voyageurs : "Où sont les toilettes ?" "Comment acheter un ticket ?" "Comment rejoindre les quais de départ des trains ?"

 

 

Mais Pepper n'est pas un modèle totalement fini. Il sera observé de très près. "On est vraiment en phase d'expérimentation et on en tirera les enseignements", explique Franck Avice, directeur en charge du service, de la relation clients et des espaces multimodaux à la RATP. "Il faut voir comment le robot se comporte et quel est le niveau de service qu'il peut apporter. On va tester aussi le comportement des clients parce que dialoguer avec un robot, ce n'est pas naturel donc ça va s'apprendre." Si l'expérimentation est concluante, la RATP pourrait déployer Pepper dans d'autres agences, peut-être sous une forme différente si le dispositif nécessite des aménagements. 

 

 

 

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Pepper, robot humanoïde trilingue d'1,20 mètre, est chargé d'aider les agents RATP à informer les voyageurs, depuis le 13 décembre, à la gare de Lyon. (RAPHAEL EBENSTEIN / RADIO FRANCE)

 

 

 

 

Pepper ne remplacera pas les agents

 

Officiellement, l'expérimentation de ce robot humanoïde n'a pas de limite de durée. La RATP assure qu'il n'a pas vocation à remplacer des agents en chair et en os. L'idée est de réserver l'intervention humaine aux problèmes les plus complexes et de laisser un côté ludique à Pepper, qui propose notamment aux voyageurs de se prendre en photo avec lui.

 

 

Mais Pepper ne doit pas être utilisé n'importe comment. Ainsi, le public est invité à ne pas toucher le robot humanoïde et à s'adresser à lui à une distance d'environ un mètre pour ne pas perturber ses circuits et pour qu'il conserve toute sa courtoisie.

 


18/12/2017
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le Progrès du dimanche 6 août 2017

 

 
 
    TECHNOLOGIE - PLUS SOUPLES, PLUS PUISSANTS ET SURTOUT PLUS INTEL-
      LIGENTS

 

 

 

À QUOI RESSEMBLERONT LES SMARTPHONES À L'AVENIR ?

 

 

Dix ans déjà que ce concentré d'électronique a trouvé sa place dans notre poche. Alors qu'Apple sortira son nouvel opus à la rentrée, à quoi ressembleront nos smartphones dans quelques années ?

 

 

Ce sont les dernières rumeurs qui courent : Apple devrait dévoiler à la rentrée non pas deux, mais trois nouveaux modèles d'Iphone 8, dont une version spéciale à plus  de 1 000 dollars (800 euros). Pour ses dix ans, le produit phare de la marque à la pomme méritait bien une édition spéciale...

 

 

Le lancement du premier Iphone, le 9 janvier 2007, avait tenu du coup de génie. Pourtant, force est de constater que l'objet, en lui-même, n'a guère évolué. Certes, les écrans sont devenus plus grands. Les processeurs ont gagné des mégahertz, des lecteurs d'empreintes digitales se sont glissés dans les boutons... Mais fondamentalement, leur physionomie reste identique un concentré d'électronique derrière un écran tactile.

 

 

Conjugué à la maturité du marché, ce manque de réelles innovations se traduit d'ailleurs par un tassement des ventes : le secteur n'a progressé que de 2,5 % l'an dernier, surtout tiré par les marchés émergents.

 

 

 

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Écrans flexibles : gadget ou révolution ?

 

On attend donc la prochaine révolution. Les batteries pourraient se recharger plus vite, jusqu'à quelques secondes. À moyen terme, il est aussi certain que des écrans flexibles ou étirables vont sortir des laboratoires. Tous les grands constructeurs ont mis leurs ingénieurs sur le coup.

 

 

Le smartphone du futur s'enroulera-t-il autour du poignet ? L'écran pourra-t-il se replier dans un tube de la taille d'un stylo ? Davantage que leur faisabilité, c'est surtout l'accueil du public qui décidera du succès de ces technologies. L'écran holographique est également dans les cartons, même si l'unique tentative d'introduction d'un écran en "fausse 3D" par Amazon en 2014n avait été un flop retentissant...

 

 

 

Des intelligences artificielles partout

 

Ce qui semble certain, en revanche, c'est que les intelligences artificielles sont amenées à prendre un place croissante dans nos smartphones, appelés à devenir le centre de commande d'une multitude de services. Le phénomène a déjà débuté, avec l'intégration d'assistants vocaux comme Siri ou Google Assistant. Mais ce n'est qu'un début, tant les progrès sont fulgurants. À l'avenir, vous risquez de pianoter de moins en moins, et de parler de plus en plus à votre téléphone...

 

 

 

La réalité augmentée en embuscade

 

Cette évolution pourrait même avoir raison du smartphone en tant qu'objet. Quel besoin d'un écran tactile si vous commandez tout à la voix ? En 2013, c'était le pari des Google Glass, ces lunettes en réalité augmentée projetant des informations dans le champ de vision. Trop futuriste pou l'époque ? Le projet avait été rangé au placard par Google, qui poursuit toutefois discrètement des recherches. Mais c'est également le cas de Microsoft et, surtout, d'Apple.

 

 

Selon plusieurs indiscrétions, des centaines d'ingénieurs plancheraient en secret sur la réalité augmentée. Le futur Iphone 8 l'utilisera très probablement. Mais à plus long terme, la firme à la pomme veut-elle refaire le coup de l'Iphone en sortant une parie de lunettes connectées ? C'est possible. Son patron Tim Cook, en tout cas, croit fermement qu'il s'agit de la prochaine grande révolution. J.-M.L.

 

Le couteau suisse de l'ère moderne


En dix ans, qu'ont changé les smartphones dans nos vies ? Ils nos ont d'abord débarrassés d'une foule d'appareils, au grand désespoir de leurs fabricants. En dix ans, le marché des appareils photos compacts, des GPS ou des lecteurs MP3 s'est effondré. Tous remplacés par le smartphone, véritable couteau suisse de l'homo numericus.

 

 

Le smartphone mérite d'ailleurs de moins en moins son nom. Non pas qu'il soit devenu idiot, au contraire, mais son utilisation comme simple téléphone est devenue marginale. Selon une étude de Deloitte, moins d'une jeune sur trois l'utilise quotidiennement pour téléphoner. Ce qu'ils en font le reste du temps ? Communiquer va des messageries ou des réseaux sociaux, s'informer, prendre des photos, écouter de la musique, regarder des séries, jouer... Le choix est vaste : on dénombre actuellement plus de 2,8 millions d'applications sur le Google Play Store et 2,2 millions sur l'Apple Store.

 

 

 

Doudou technologique

 

Mais la vraie révolution est probablement culturelle. Le smartphone a fait entrer nos sociétés dans l'ère du "toujours connecté" - pour le meilleur et pour le pire. Du concert de U2 aux révoltes du printemps arabes, le moindre événement est désormais filmé et diffusé en direct sur la toile. La séparation entre vie publique et vie professionnelle s'est atténuée ; au point que le "droit à la déconnexion" est désormais inscrit dans le code du travail.

 

 

De nouveaux services comme Uber sont apparus, basés sur des modèles économiques qui bouleversent l'ordre établi. Bref, le smartphone s'est immiscé au coeur de notre vie quotidienne, jusqu'à devenir notre doudou technologique préféré. Voici vingt ans, on regardait encore curieusement les gens qui tripotaient leur mobile dans la rue. Aujourd'hui, plus de huit Français sur dix utilisent leur smartphone pendant les repas en famille.

 

 

 

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11/08/2017
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le Progrès du dimanche 30 juillet 2017

 

 

APPLE DIT ADIEU AUX IPOD

 

 

Apple a décidé d'arrêter a commercialisation de ses petits modèles de baladeurs numériques, l'iPod nano et l'iPod shuffle. Nés en 2005, ils n'étaient plus mis à jour depuis respectivement 2012 et 2010.

 

 

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03/08/2017
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le Progrès du mardi 16 mai 2017

 

 
 
    TECHNOLOGIE - 52 000 EUROS DE GAINS. LA CYBERATTAQUE WANNACRY
      RALENTIT

 

 

 

Inédite par son ampleur, la cyberattaque des derniers jours ne semble pas avoir constitué le hold-up du siècle. Mais elle pose de manière urgente la question de la vulnérabilité des entreprises.

 

 

Tout ça pour ça ? Les pirates à l'origine du virus WannaCry n'avaient récolté hier soir qu'environ 32 bitcoins soit l'équivalent de 52 000 euros, selon le livre de comptes (public) de la monnaie virtuelle. Une somme rondelette pour un particulier, mais ridicule au regard des dégâts et dépenses provoqués : plus de 200 000 victimes, des milliers d'informaticiens mobilisés, plusieurs dizaines d'hôpitaux britanniques contraints d'annuler des interventions, des usines à l'arrêt en France, des transports ferroviaires perturbés en Allemagne...

 

 

 

Toujours pour une rançon

 

Pourquoi une telle épidémie ? En soi, WannaCry et ses variantes ne se démarquent guère de la masse grouillante des "rançongiciels" en circulation. Sitôt activé, le logiciel chiffre le contenu de l'ordinateur et affiche un message invitant la victime à passer à la caisse afin d'obtenir la clé de déchiffrement, faute de quoi ses données seront perdues. Les pirates proposent même une assistance technique aux utilisateurs disposés à céder au chantage.

 

 

 

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Une greffe redoutable

 

Non, ce qui distingue WannaCry de ses congénères est sa vitesse de diffusion. Pour se propager, il utilise notamment une vulnérabilité du système Windows dont l'existence était gardée secrète par la NSA... "Une arme de destruction massive", comme la qualifie Adam Meyers, vice-président de la société de cybersécurité américaine CrowdStrike, dans les colonnes de Forbes. Dès que le virus trouve un réseau vulnérable, il se répand comme une traînée de poudre.

 

 

Découverte par Microsoft, la faille avait pourtant été colmatée en mars dernier... Mais un mois après, un collectif de hackers la rendait publique, après l'avoir dérobée à un groupe de pirates opérant pour le compte du renseignement américain. La propagation de WannaCry semblait hier marquer le pas, même si plusieurs variantes du virus ont commencé à circuler. Certaines, en particulier, le rendent insensible à la parade découverte par un jeune chercheur en sécurité britannique, qui a réussi à activer vers le "kill switch" (interrupteur de la mort") prévu par les pirates pour désactiver leur logiciel à distance - ou plus probablement le rendre furtif à l'analyse.

 

 

 

Situation stable en Europe

 

"Le nombre de victimes semble ne pas avoir augmenter et la situation semble stable en Europe", indiquait hier le porte-parole d'Europol, Jan Op Gen. Des quelques 150 pays touchés, la Chine et la Russie semblent s'être retrouvés en première ligne. Cela pourrait toutefois s'expliquer par la présence dans ces pays d'un parc d'ordinateurs vieillissants, dont les systèmes n'ont pas été mis à jour. WannaCry a en tout cas le bon goût de s'adresser à la plupart de ses victimes dans leur langue d'origine. Une trentaine sont incluses dans le logiciel, preuve que le virus a été conçu pour une diffusion planétaire (seules 210 victimes avaient payé hier soir), cette opération pourrait d'ailleurs porter la marque d'un groupe de hackers qui cherche surtout à ce faire un nom. Jean-Michel Lahire


20/05/2017
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le Progrès du dimanche 19 février 2017

 

 

 

TECHNOLOGIES - C'EST DÉJÀ DEMAIN. DES INNOVATIONS QUI VONT BOULEVERSER LE MONDE DE DEMAIN

 

 

De la voiture sans conducteur au salon virtuel, des entreprises se lancent des défis révolutionnaires. Tour d'horizon de quelques projets qui risquent très vite de bouleverser la vie quotidienne des êtres humains.

 

 

La science-fiction promet depuis longtemps aux hommes des déplacements plus rapides, une intelligence décuplée, des gestes plus précis. Des chercheurs ou entrepreneurs, avec des projets, des perspectives et des financements eux bien réels, travaillent à la transformer en réalité...

 

 

 

■ Comment se déplacera-t-on ?

 

Dans les transports, l'avenir sera certainement à l'autonomie. Pionnier dans le domaine, le domaine, le constructeur américain Tesla et son patron Elon Musk ont annoncé en fin d'année dernière que tous les véhicules de la marque seront bientôt équipés du matériel nécessaire "pour être totalement autonomes". Reste à savoir quand la législation permettra d'activer ces nouvelles fonctionnalités. En attendant, le projet de la voiture autonome est pris très au sérieux par les constructeurs historiques : Ford et General Motors, entre autres, ont investi presque un milliard d'euros chacun pour racheter des start-up en pointe dans le domaine.

 

 

Autre grand projet développé par Elon Musk : le train Hyperloop. Le projet s'inspire du système des réseaux de tubes pneumatiques inventé au XIXe siècle pour envoyer des documents. Mais c'est bien des humains qu'Elon Musk souhaite déplacer dans des capsules. Vitesse annoncée : 1 200 km/h. Un Paris-Marseille en 35 minutes ! Pour beaucoup d'observateurs, cela reste de la science-fiction mais une firme, Hyperloop One, est bel et bien chargée de développer le projet.

 

 

 

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■ Comment se soignera-t-on ?

 

IBM, Google, Microsoft, tous les géants de l'informatique se lancent dans le secteur de la santé. Avec la promesse, grâce à la collecte et à l'analyse de données, d'aider au diagnostic ou à la décision thérapeutique. À côté de l'intelligence artificielle, la robotique devrait aussi devenir un allié de la médecine. De nombreux hôpitaux sont d'ores et déjà équipés de robots médicaux qui, dirigés par un chirurgien, s'avèrent fort efficaces. Mais, comme dans les transports, l'idée de l'autonomie n'apparaît plus saugrenue. En mai 2016, le robot "Star" a ainsi réussi à rattacher deux parties de l'intestin d'un porc, sans que le chirurgien qui le supervisait n'ait eu besoin d'intervenir.

 

 

 

■ Comment communiquera-t-on ?

 

Snapchat, Facebook, WhatsApp... C'est sur les réseaux sociaux que se font aujourd'hui une bonne part des interactions humaines. Et dans ce domaine aussi, des bouleversements radicaux sont annoncés. L'une des pistes est d'utiliser la technologie de la réalité virtuelle (VR). Si au lieu de s'envoyer des photos et vidéos de chez soi pour discuter, on se "téléportait" dans un salon virtuel ? En pleine conférence, Mark Zuckerberg l'a fait ! Après avoir enfilé un casque VR, le fondateur de Facebook a dialogué à distance avec des amis matérialisés par des avatars. Mais, s'il se concrétise, le projet aura un coût pour l'utilisateur : il faut pour l'instant débourser 699 euros pour acquérir un casque VR commercialisé par Facebook. J.KI.

 

 

 

VERS LA COLONISATION DE L'ESPACE ?

 

Le patron de SpaceX et de Tesla, Elon Musk, s'en dit convaincu : l'avenir de l'humanité se trouve sans l'espace. Et notamment sur Mars, où il compte envoyer des hommes à l'horizon 2023 - et où il imagine déjà des gigantesques colonies dans une centaine d'années. Excès d'optimisme ? Le bouillonnant milliardaire sud-africain, qui planche sur un lanceur interplanétaire à bas coût, n'en a jamais été avare.

 

 

 

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Mais force est de constater qu'il est loin d'être seul à regarder vers les étoiles. De plus en plus de sociétés privées se sont lancées dans la course à la planète rouge (il est vrai avec plus ou moins de sérieux), où la Nasa a également prévu d'envoyer un premier équipage pour 2030.

 

 

Bref, c'est une nouvelle ère de conquête spatiale qui semble amorcée. Les scientifiques n'en finissent plus de détecter des planètes "potentiellement habitables" (en termes de température, d'eau). Mais elles se trouvent largement hors de notre portée, à plusieurs années-lumières de notre système solaire.

 

 

Ce n'est évidemment pas le cas de Mars, ou même d'Encelade, Titan ou Europe, les lunes de Saturnes et de Jupiter qui abriteraient des océans liquides. Plusieurs missions robotisées pourraient d'ailleurs être lancées vers ces dernières, qui font désormais figure de possibles candidates à l'existence d'une vie extraterrestre. Les prochaines décennies pourraient réserver bien des surprises...

 

 

 

 

DEMAIN, TOUS CONNECTÉS

 

 

Depuis la fin des années 1990, votre PC de bureau peut se connecter à internet. En 2005, vous avez acheté un ordinateur portable pour surfer depuis votre canapé. En 2010, vous avez craqué pour votre premier smartphone, et désormais partout votre réseau tient dans votre poche.

 

 

 

Et demain ? Vous ne ferez probablement même plus attention à l'appareil avec lequel vous vous connecterez. Internet sera partout, mais vous communiquerez via des "interfaces naturelles" qui vous feront oublier sa présence. Il vous suffira par exemple de parler, ou d'esquisser un mouvement, pour que la machine exauce votre désir : envoyer un message, allumer les lumières, commander du dentifrice, réserver un billet d'avion... Le scénario ne relève même pas de la science-fiction puisqu'il est déjà largement à l'oeuvre, alimenté par l'explosion des objets connectés et les progrès fulgurants de l'intelligence artificielle.

 

 

 

Ces algorithmes sont déjà capables de comprendre des demandes simples ou reconnaître notre voix. Bientôt, ils pourront probablement s'adapter à votre humeur et exécuter des tâches de plus en plus complexes.

 

 

 

◄ 1965

 

Premier casque de réalité virtuelle - très peu malléable - créé par l'ingénieur Ivan Sutherland.

 

 

 

 

◄ 1985

 

Premier robot chirurgical, le Puma 260. Il a été utilisé en neurochirurgie sur une vingtaine de patients à l'hôpital de Long Beach, en Californie.

 

 

 

 

◄ 1986

 

L'informaticien Jaron Lanier forge l'expression "réalité virtuelle" (Virtual Reality).

 

 

 

 

◄ 2013

 

Le milliardaire Elon Musk annonce son projet de train Hyperloop. Le concept consiste à propulser des passagers dans des capsules circulant sur des coussins d'air dans un tube à basse pression.

 

 

 

 

◄ 2016

 

Le constructeur automobile Tesla annonce que toutes ses voitures seront équipées en matériel compatible avec le 100 % autonome, sans intervention humaine.

 

 

Le patron de Facebook Mark Zuckerberg se "téléporte" dans un salon virtuel pour discuter avec des amis. Les bases d'une nouvelle forme de réseau social sont posées.

 

 

 

 

 

Joël de Rosnay, docteur en sciences, ancien enseignant au MIT, spécialiste de la prospective

 

 

 

"Les machines vont anticiper nos besoins"

 

 

 

Les prédictions technologiques du passé ont-elles souvent visé juste ?

 

"Il y a des erreurs emblématiques, comme la voiture volante. Mais globalement, les technologies évoluent plus vite que prévu. J'avais prédit l'émergence de l'ordinateur hyper-puissant et portable. C'est le smartphone qui est arrivé. Jules Verne, déjà, avait lui parlé du visiophone. On imaginait tous un téléphone classique avec un écran. Certains disaient que c'était une utopie. Finalement, le visiophone est arrivé, sous une forme que l'on n'attendait pas, avec Skype et l'appel en Facetime".

 

 

 

Quel sera le grand bouleversement technologique de ces prochaines années ?

 

"L'intelligence artificielle, avec la méthode du "deep learning" ("apprentissage profond", basé sur des réseaux de neurones artificiels), va nous permettre d'arriver à un état conversationnel avec les machines. Celle-ci vont analyser notre voix, nos gestes, notre langage corporel, pour anticiper nos besoins et nous faire des propositions. Dans les dix prochaines années, les algorithmes vont même sortir de leur boîte pour se transformer en hologrammes avec lesquels ont interagira comme avec des humains".

 

 

 

Aujourd'hui, les grands projets d'innovation sont souvent portés par des entrepreneurs. Est-on passé d'une ère étatique à une ère privée ?

 

"Oui, et c'est une très bonne chose d'avoir des visionnaires multidimensionnels comme Elon Musk, qui oeuvre à la fois sur le train hyper-rapide, le toit solaire, la voiture autonome, etc. Les États ont porté des grands projets par le passé, mais ils sont devenus tellement lourds. Il faut des centaines d'experts sur chaque dossier, les décisions sont prises de façon pyramidale. En revanche, je mise beaucoup sur les mairies pour changer le visage des villes, notamment sur le plan énergétique".

 


20/02/2017
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le Progrès du lundi 16 janvier 2017

 

 

 

TECHNOLOGIE - PROJETS ABANDONNÉS. GOOGLE FAIT LE MÉNAGE DANS SES LABOS

 

 

Avec un chiffre d'affaires de 75 milliards de dollars, et un bénéfice de 16 milliards en 2015, Alphabet se porte bien. Et pourtant, la maison mère de Google réduit la voilure. Après s'être dispersé ces dernières années dans une multitude de projets, le géant américain fait le ménage dans ses laboratoires.

 

 

Exit les drones solaires destinés à connecter les zones les plus reculées du globe. Selon un porte-parole de Google, le "projet Titan" est abandonné depuis le début de l'an dernier. Et on apprenait cette semaine dans les colonnes du Wall Street Journal que Google essaierait de se débarrasser de sa division d'imagerie satellite, trois ans seulement après s'être offert la start-up Skybox Imaging pour 500 millions de dollars.

 

 

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L'an dernier, Alphabet avait déjà gelé son projet de smartphone modulaire Ara, annoncé la vente de sa filiale robotique Boston Dynamics, et revu à la baisse ses ambitions automobiles : plus question de fabriquer de A à Z une voiture autonome. Google proposera ses solutions à des constructeurs existants : une nouvelle entité baptisée Waymo a d'ailleurs été créée, qui s'est associée au groupe Fiat Chrysler pour sortir ces prochains mois un premier véhicule.

 

 

Google redescendrait-il sur terre ? Plus qu'aucune autre, la firme Montain View a toujours témoigné d'une foi inébranlable dans le progrès technologique, au point parfois sembler évoluer dans un univers parallèle. Robots, drones, lunettes de réalité augmentée, intelligences artificielles... Des dizaines de projets futuristes auraient ainsi été lancés dans son laboratoire X, une des divisions les plus secrètes du groupe, dirigée par Sergey Brin, le cofondateur de Google.

 

 

La firme américaine est toutefois loin d'avoir abandonné tous ses projets futuristes : ses programmes de livraison par drones Wing et de ballons-sones Loon (finalement préférés aux drones pour connecter les déserts numériques) sont toujours d'actualité. J.-M.L.

 

 

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18/01/2017
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Le Progrès du mardi 10 janvier 2017

 

 

 

TECHNOLOGIE - AMAZON. DEMAIN, UN MAJORDOME VIRTUEL DANS VOTRE SALON

 

 

Les assistants virtuels sont déjà capables de nous annoncer les nouvelles ou la météo. Ils commanderont demain notre maison. C'est le nouveau pari d'Amazon.

 

 

Elle a pour nom Alexa et fait les yeux doux à une partie de la planète techno... Samsung, Lenovo ou LG ont déjà succombé à ses charmes. Et dans l'intimité de leur salon, des millions d'Américains l'appellent déjà par son prénom : "Alexa, quel temps fera-t-il demain ?".

 

 

La belle n'a pourtant rien de réel. Alexa est une intelligence artificielle, lancée en novembre 2014 par Amazon, et désormais sur le point de s'émanciper. Lors du dernier CES de Las Vegas, le plus grand salon mondial de l'électronique, l'entreprise américaine a dévoilé une impressionnante série de partenariats autour d'Alexa. Samsung a décidé de l'intégrer dans un des ses robots aspirateurs, Whirlpool dans un lave-linge et un sèche-linge LG dans un frigo,  Ford dans ses voitures... Bref, c'est un véritable écosystème qui commence à se monter autour de l'assistant Amazon.

 

 

De quoi est capable Alexa ? De vous lire les nouvelles, de jouer la musique de votre choix, de vous indiquer les horaires d'un film, les derniers résultats de votre équipe de basket préférée, de vous donner la population du Mexique ou la date de naissance de Newton... Prononcez simplement son nom et formulez votre demande, elle vous répondra. Elle peut même vous raconter des blagues ou commander une pizza.

 

 

 

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Une longueur d'avance

 

Conscient du potentiel de son bébé, Amazon n'a cessé ces derniers mois de développer ses capacités. Et cela ne fait probablement que commencer : nul doute qu'en vertu de la série de partenariats signés, il sera bientôt possible d'ordonner à son aspirateur d'aller nettoyer sous la table, aux ampoules de sa chambre de s'allumer à 7 heures ou au lave-linge de lancer dans la soirée un programme à 40°C... Le tout sans presser le moindre bouton ni lancer la moindre application sur son smartphone, simplement en parlant à portée de micro.

 

 

À l'origine, Alexa était cantonnée à Echo et son petit frère Dot, deux enceintes connectées conçues par Amazon. Ces dernières se sont écoulées à Noël par millions, preuve de l'engouement des consommateurs pour cette technologie qui préfigure l'avènement des "interfaces naturelles". Invisibles pour l'utilisateur, ces dernières pourraient constituer une révolution en matière d'usages - et assurer la fortune de celui qui en imposera les standards.

 

 

Amazon devra toutefois compter sur la concurrence d'Apple, Microsoft et Google. Mais le géant de Mountain View s'est réveillé sur le tard, dévoilant l'an dernier seulement son assistant Google Home qu'il développe depuis à marche forcée. Quant à Siri et Cortana, ils restent largement prisonniers de leurs éco-systèmes, qu'ils s'agisse de produits Apple ou de l'univers du PC. Amazon a un sérieux coup d'avance. Jean-Michel Lahire

 

 

 

L'info - Alexa n'est disponible qu'en anglais. L'allemand devrait suivre rapidement, puis le français.

 


12/01/2017
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le Progrès du jeudi 5 janvier 2017

 

 

 

TECHNOLOGIE - CAMÉRAS, ENCEINTES, AMPOULES, MONTRES ET JOUETS...

 

 

Ces objets connectés qui se transforment en espions

 

 

Ils sont de plus en plus nombreux sous le sapin de Noël. Mais sous leur apparence inoffensive, les "objets intelligents" représentent aussi un beau cadeau pour les pirates de l'internet.

 

 

Et si Hollywood s'était fourré le doigt dans l'oeil ? Voici une vingtaine d'années, lorsqu'un cinéaste imaginait la guerre du futur, il mettait en scène des robots tueurs. Aujourd'hui, les attaques de machines sont devenus légion. Mais pas besoin de robots métalliques surarmés. Les spécialistes de la cybersécurité ont toutefois dû se rendre à l'évidence : la plupart sont l'oeuvre d'objets connectés. Pas de chance : on vient de trouver Terminator, mais c'est un grille-pain.

 

 

Ce n'est pas faute d'avoir prévenu. Depuis des années, les experts sont arc-boutés sur la poignée du signal d'alarme, inquiets de voir débouler des myriades d'appareils connectés mal sécurisés : réfrigérateurs, télévisions, montres, caméras, enceintes, thermostats, voitures... Selon le cabinet américain Gartner, plus de six milliards d'objets connectés seraient déjà en circulation. Ils devraient être plus de 21 milliards dans quatre ans. Une véritable aubaine pour les pirates, qui peuvent lever une véritable armée numérique d'un clic de souris.

 

 

 

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Une sécurité notoirement défaillant

 

La sécurité a longtemps été le cadet des soucis des constructeurs, plus soucieux de séduire le consommateur avec un beau design et un usage facilité qu'avec d'obscures considérations techniques. Il est vrai qu'un babyphone n'a pas grand-chose en commun avec une arme de destruction massive... La moindre vulnérabilité est pourtant susceptible de la transformer en caméra-espion, voire de l'envoyer attaquer la Nasa.

 

 

Le problème est maintenant pris très au sérieux. Aux États-Unis, une commission vient de recommander de faire une priorité nationale de la sécurisation de l'"internet des objets" et de la lutte contre les attaques informatiques qu'ils permettent.

 

 

De son côté, la Commission européenne réfléchirait à la mise en place d'un système d'étiquetage et de certification.

 

 

L'année 2016 a été marquée par les plus importantes attaques par déni de service jamais recensées. Fin octobre, l'une d'entre elles avait notamment paralysé des services aussi importants que Netflix, eBay ou Twitter. En grande partie, elle était l'oeuvre d'un gigantesque réseau d'objets connectés, infectés à la chaîne par un programme malveillant baptisé Mirai. Quelques semaines plus tôt, l'hébergeur français OVH avait déjà fait l'objet d'une offensive similaire.

 

 

 

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Activistes, criminels et États étrangers

 

Si certaines de ces attaques relèvent de la malveillance gratuite, d'autres constituent des tentatives d'extorsion de fonds. Elles sont alors accompagnées de demandes de rançon, les pirates espérant que la victime préférera débourser quelques bitcoins plutôt que de voir son site rendu inaccessible. Jean-Michel Lahire

 

 

 

 

 

LEXIQUE

 

 

■ DDoS

 

 

"Distributed Denial of Service" : l'attaque par déni de service consiste à tenter de saturer un serveur afin de la rendre indisponible. Souvent assimilé à une sorte de "sit-in" numérique par les internautes qui le pratiquent (notamment les Anonymous), le DDoS est toutefois le plus souvent l'oeuvre de botnets. Un DDoS peut entraîner un sérieux manque à gagner pour une entreprise, mais aussi parlalyser des pans entiers de l'internet s'il vise des infrastructures.

 

 

 

■ Botnet

 

Ces réseaux de machines zombies peuvent être des ordinateurs infectés mais aussi, de plus en plus, d'objets connectés. Ces derniers peuvent être reprogrammés pour, par exemple, saturer de demandes de connexion un serveur. Certains botnets peuvent rassembler plusieurs centaines de milliers de machines. Les pirates qui les contrôlent peuvent également les louer, moyennant finances.

 

 

 

■ Bitcoin

 

Cryptomonnaie créée en 2009 par un mystérieux chercheur nommé Satoshi Nakamoto. Ne dépendant d'aucune autorité centrale, cette devise est très utilisée par les pirates en raison de l'anonymat des transactions. Elle sert aussi, de plus en plus, de valeur refuge.

 

 

 

 

Un bataillon de caméras à l'assaut du web

 

Il est largement responsable des attaques de ces derniers mois : Mirai est la nouvelle bête noire des experts en cybersécurité. Le principe de de petit logiciel ? Parcourir le réseau, armé d'une base de données recensant plusieurs centaines de gadgets vulnérables. Lorsqu'il en rencontre un, il tente d'en prendre le contrôle.

 

 

Facile : dans un certain nombre de cas, le constructeur a verrouillé ses appareils avec le même mot de passe, que l'utilisateur n'a jamais modifié. Même Sony s'est fait prendre en flagrant délit de négligence : des chercheurs autrichiens ont récemment découvert l'existence d'une backdoor dans une centaine de modèles de caméras du géant japonais. Cette "porte dérobée" a probablement servi à ses ingénieurs lors de la conception du produit.

 

 

Problème : elle n'a jamais été refermée. Cet exemple illustre aussi le débat sur la mise en place de "portes dérobées" à destination des autorités, position défendue notamment en France. Une telle initiative reviendrait à affaiblir la sécurité de l'ensemble des systèmes, font valoir les géants de la tech.

 

 

2 millions : c'est le nombre d'objets connectés qui seraient infectés par le logiciel malveillant Mirai, et donc susceptibles de participer à des attaques informatiques de type DDoS.

 

 


06/01/2017
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le Progrès du mercredi 28 décembre 2016

 

 

 

ELLE VOUS IMMERGE AU COEUR D'UNIVERS VIRTUELS OU DE LIEUX BIEN RÉELS

 

 

Voici la réalité virtuelle, nouvelle révolution techno

 

 

Pour la première fois, les casques de réalité virtuelle ont trouvé cette année leur place sous le sapin. Il faudra s'y habituer : ils seront bientôt partout...

 

 

Des univers artificiels ou des endroits à l'autre bout du monde dans lesquels on se croit soudain propulsé, simplement en posant un casque devant les yeux...

 

 

■ Les jeux vidéo

 

Plonger au coeur du jeu est un vieux fantasme de gamer, qui remonte aux premières tentatives de réalité virtuelle dans les années 1990. Rien d'étonnant à ce que les joueurs aient été les premiers convaincus du potentiel de la technologie. Jeux de course, d'horreur, d'exploration, puzzles, simulateurs de vol ou d'escalade : de nouveaux titres compatibles ou conçus spécifiquement pour la réalité virtuelle sortent chaque semaine, et les grands studios - à l'image d'Ubisoft avec son Eagle Flight, qui vous propose de survoler un Paris rendu à la nature - commencent à s'y mettre.

 

 

 

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■ Le sport et les médias

 

Voir à la télévision les images d'un camp de réfugiés syriens est une chose. Se retrouver sous une tente, devant une petite fille qui raconte son histoire, en est une autre. Certains médias ont bien compris l'énorme potentiel de la réalité virtuelle, qui place le spectateur au coeur de l'événement. Documentaires, reconstitutions historiques, expériences interactives... CNN, la BBC ou Arte ont déjà commencé à produire des contenus. Outre-Atlantique, plusieurs médias expérimentent également la retransmission d'événements sportifs. Toutes les semaines, un match de basket NBA est déjà diffusé en réalité virtuelle, filmé au ras du parquet.

 

 

 

■ Le cinéma

 

L'avenir du cinéma passerait-il par la réalité virtuelle ? Pour l'instant, la production semble se limiter essentiellement à des courts-métrages ou des films d'animation. Mais il se passe indéniablement quelques chose. Des salles dédiées éclosent dans les grandes villes de Paris à Amsterdam. Les projets se multiplient, dans un foisonnement qui n'est pas sans rappeler les débuts du 7e Art, au point que les grands festivals ont commencé à créer des sections spéciales. De plus en plus de studios accompagnent désormais la sortie de leurs blockbusters de science fiction d'"expérience immersives".

 

 

 

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■ La médecine

 

La réalité virtuelle est utilisée depuis des années pour soigner des victimes de stress post-traumatique ou de phobies. Mais ce n'est probablement que le début d'une révolution. En avril dernier, un chirurgien britannique a fait filmer à 360 degrés une opération du cancer du côlon : des milliers d'étudiants en médecine équipés de casques de VR ont pu analyser ses gestes au plus près.

 

 

À terme, on peut même imaginer des opérations à distance, réalisées au moyen d'un robot par un chirurgien qui se trouve à plusieurs centaines de kilomètres.

 

 

 

 

■ L'immobilier et le marketing

 

Visiter cinq appartements en une demi-heure ? Impossible... sauf en réalité virtuelle. Quelques agences immobilières le proposent déjà. Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres de l'utilisation qui peut être faite par des professionnels. Choisir la couleur d'une voiture ou d'une cuisine, vous promener dans votre future maison, concevoir une exposition, examiner une pièce mécanique en 3D... Pas de limite. Jean-Michel Lahire

 

 

 

"La réalité virtuelle était un rêve de science-fiction. Mais l'internet était aussi un rêve, et les ordinateurs et les smartphones aussi. Le futur arrive" Mark Zuckerberg, patron de Facebook (popriétaire d'Oculus)

 

 

 

 

 

Vers un futur de plus en plus virtuel

 

 

Nul hasard si Facebook a signé un chèque de deux milliards de dollars pour s'offrir Oculus, le pionnier de la réalité virtuelle : le réseau social image déjà un futur ou vous pourrez vous "téléporter" dans un salon virtuel pour y retrouver vos proches. Actuellement, les usages de la réalité virtuelle sont encore limités, bridés par la jeunesse d'une technologie qu'il faut apprendre à domestiquer.

 

 

Mais les années qui viennent, la réalité virtuelle pourrait s'insinuer partout : dans les tribunaux pour permettre de revoir une scène de crime, dans les bureaux en remplacement des visioconférences, dans les hôpitaux pour vous soigner à distance, et bien sûr dans les foyers via une multitude d'usages qui restent encore à inventer...

 

 

Sans compter que derrière la réalité virtuelle, la réalité augmentée avance en embuscade. La différence ? Alors que la VR "enferme" l'utilisateur dans son monde, la réalité augmentée superpose des contenus virtuels à la réalité. Terminé le casque opaque qui vous isole du monde, à terme de simples lunettes pourraient bien être capable de faire apparaître un échiquier, le plan en 3D de la ville ou un tyrannosaure dans votre champ de vision. Google, Apple et surtout Microsoft sont déjà sur les rangs.

 

 

 

 

162 milliards de dollars, c'est le poids financier que devraient représenter la réalité augmentée et la réalité virtuelle à l'horizon 2020, selon le cabinet d'études IDC. Un chiffre faramineux : en 2016, le secteur n'a pesé "que" 5 milliards de dollars.

 

 

 

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28/12/2016
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le Progrès du vendredi 23 décembre 2016

 

 

 

LA PREMIÈRE ROUTE SOLAIRE DU MONDE EST... FRANÇAISE

 

 

La ministre de l'Environnement Ségolène Royal a inauguré hier sur la RD5 en Normandie la toute première route solaire de la planète. Le projet, baptisé "Wattway", est une invention 100 % française, imaginée par le leader mondial de construction de routes Colas et le CEA Tech, fabriquée à Tourouvre (Orne) par la Scop SNA. Les automobilistes vont devoir rouler pendant un kilomètre sur 2 800 m2 de dalles photovoltaïques, aux allures de carrelage plastifié. Ce premier prototype de route solaire devrait produire une énergie suffisante pour assurer l'éclairage public d'une ville de 5 000 habitants. L'ensemble des travaux est couvert par une subvention de l'État, qui a investi 5 millions d'euros hors taxe.

 

 

 

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24/12/2016
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