L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

AMÉRIQUE


le Progrès du mardi 14 mars 2017

 

 

 

MEXIQUE - LE VOLCAN POPOCATEPTL ENTRE ENCORE EN ÉRUPTION

 

 

Le volcan mexicain Popocatepetl, situé à une cinquantaine de kilomètres de la capitale Mexico, s'est réveillé ce week-end. Il est entré en éruption samedi soir, crachant un épais nuage de cendres. Le volcan connaît un regain d'activité volcanique, avec des éruptions enregistrées en novembre, août, avril et mars 2016.

 

 

 

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18/03/2017
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le Progrès du mercredi 8 mars 2017

 

 

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BRÉSIL - CRISE ÉCONOMIQUE INÉDITE

 

 

Le produit intérieur brut du Brésil a reculé de 3,6 % en 2016, après 3,8 % en 2015. La pire crise économique de l'histoire du pays... Avec ce recul de 7,2 % sur deux ans, la récession est plus forte encore que pendant les années 30 dans la première économie d'Amérique Latine.

 

 

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12/03/2017
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le Progrès du dimanche 4 décembre 2016

 

 

 

CUBA - LES CENDRES DE FIDEL CASTRO ENTERRÉES AUJOURD'HUI

 

 

Après une semaine de procession à travers le pays, les cendres du défunt Fidel Castro seront enterrées aujourd'hui à Santiago de Cuba, berceau de la révolution, dans un cimetière ou reposent déjà les sépultures de nombreux héros de la révolution tels que Jose Marti, Antonio Maceo ou Frank Pais.

 


04/12/2016
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le Progrès du jeudi 1er décembre 2016

 

 

 

CUBA - L'ADIEU DU PEUPLE À FIDEL CASTRO

 

 

L'une contenant les cendres de Fidel Castro a définitivement quitté hier matin La Havane pour un voyage de quatre jours à travers l'île jusqu'au berceau de la révolution, Santiago de Cuba. Les cendres contenues dans un coffre de cèdre ont entamé le trajet effectué dans le sens inverse par Fidel Castro et ses "barbudos" au moment de leur victoire en 1959. Le convoi militaire est acclamé tout le long du parcours par des milliers de Cubains.

 


02/12/2016
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le Progrès du dimanche 27 novembre 2016

 

 

 

DISPARITION - LE DIRIGEANT POLITIQUE CUBAIN EST DÉCÉDÉ VENDREDI SOIR À L'ÂGE DE 90 ANS

 

 

 

Fidel Castro, une icône révolutionnaire et un dictateur

 

 

La mort du leader Maximo clôt à la Havane une épopée au retentissement universel. Celle d'un lumineux guérillero, porteur des plus hautes espérances, qui finit par devenir un très ordinaire autocrate...

 

 

S'agissant d'entretenir sa propre légende, il mettait la paquet. À l'entendre, Jupiter et Neptune se déchaînèrent sur son berceau : "Je suis né par une nuit de cyclone, au milieu du tonnerre, des éclairs et des pluies torrentielles". Un cadeau du ciel, en somme. Rendant l'âme 90 ans plus tard, on se demande encore si c'est à dieu ou à diable. Libérateur lumineux, tyran démonique ? Les deux, mon Comandante.

 

 

Héros, Fidel Castro le fut en janvier 1959, lorsqu'il entre victorieusement à la Havane avec ses "barbudos" et prend les rênes d'un pays meurtri par la dictature de Batista. Il était grand, il était beau, il allait purifier par la flamme de sa foi révolutionnaire l'île corrompue des Caraïbes. Et transformer "le bordel des États-Unis" en une Arcadie virginale, un roc sur lequel se briseraient les complots impérialistes. Devant le guérillero à barbe christique descendu de la Sierra Maestra, les foules se pâmaient. À Cuba, et bien au-delà. Renforcé par le mythe d'Eernesto Che Guevara, son compagnon d'armes argentin, Castro rayonna bientôt à travers les cinq continents. Tout le porte alors à se jeter dans le bras de l'Union soviétique. La réaction paranoïaque des États-Unis, le tenant pour "Satan" à abattre en pleine Guerre froide, ne fera que précipiter le mouvement.

 

 

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Fidel Castro - avril 1959

 

 

 

Une icône internationale

 

 

Il refuse de se soumettre aux diktats américains et réchappe à plusieurs attentats ourdis par la CIA. De quoi le transformer en icône internationale. Castro, castrisme : Fidel est l'un des rares chef d'État dont le patronyme se décline à l'étranger. Le terrible embargo, imposé par Washington à Cuba depuis 1961, augmente la sympathie que suscite l'inépuisable "fumeur de cigare". On admire sa constance à rejeter "les cochonneries du capitalisme". Même après la chute du Mur, lorsque Moscou ne suit plus ? Contraint et forcé, le Leader Maximo lâche un peu du lest. Les paysans sont désormais autorisés à vendre sur les marchés. Le tourisme fait un bond colossal dans l'île, avec la prostitution comme "produit d'appel". Pourtant, l'immigration clandestine vers la Floride se poursuit à un rythme soutenu.

 

 

C'est qu'à Cuba, le paradis jadis promis reste introuvable. Le projet initial d'une économie sans propriété privée a échoué. À la place : pénurie, corruption, parti unique et ordre policier. Castro, devenu autocrate ordinaire, a comblé l'écart entre le rêve communiste et la réalité par la répression. Celle des "ennemis de la révolution", mais aussi des homosexuels et des libres penseurs. Et bientôt celle de ses ex-amis guérilleros, coupables de s'en tenir aux valeurs humanistes des origines.

 

 

 

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Des discours-fleuves pour noyer l'évidence

 

 

Au-delà de l'exotisme et des harangues enflammées, Cuba est devenu un camp. En matière de santé et d'éducation, gratuitement dispensées à tous, le pays offre certes un aimable visage égalitaire. Mais sans gommer l'étouffement bureaucratique, l'incarcération des dissidents, la censure généralisée. Ni la pauvreté endémique qui frappe les populations, n'empêche, cramponné à une idéologie battue en brèche de toutes parts. Fidel a continué à faire comme si... Et pendant un demi-siècle ! Élevé chez les Jésuites, ce manipulateur hors pair ergote à n'en plus finir. Son talent de tribun lui permet de sauver les apparences. Ainsi, à l'en croire, "Cuba est une étoile qui diffuse sa propre lumière".

 

 

Les Cubains qui osent prétendre le contraire, aussitôt qualifiés de "traîtres", n'ont qu'à aller méditer en prison. Au fil des décennies, l'aveugle volontaire nie obstinément l'évidence. Ou plutôt la noie dans ses fameux "discours-fleuves"... Multipliant les pirouettes verbales, il finit par atteindre une sorte d'absolu dans l'absurde. Tout va mal, à qui la faute ? Aux États-Unis, point barre. Sans leur "blocus", tout irait bien... Kafka règne sur la Havane.

 

 

Seule la maladie, début 2008, le poussera à abandonner le pouvoir. Il le confie alors à son frère Raul, charge à lui de maintenir l'utopie castriste. À coups de trique, si nécessaire ! L'idéal révolutionnaire des années 50 s'est banalement dissous dans un régime autoritaire. Comme Fidel Castro, il a mal vieilli. Gilles Debernardi

 

 

 

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Fidel Castro (à gauche), Che Guevara (au centre) et d'autres leaders révolutionnaires marchant pour protester contre l'explosion de la Coubre, 5 mars 1960.

 

 

 

 

 

L'HOMME QUI DÉFIAIT L'ONCLE SAM

 

 

 

Castro, l'ennemi de l'Amérique

 

 

Cinquante années durant, Fidel Castro a nargué l'Oncle Sam. Le leader Maximo a résisté à l'invasion américaine et pactisé avec l'URSS, un défi pour son tout petit pays.

 

 

 

Il a d'abord eu le tord de chasser Batista, ce dictateur avec qui Washington arrivait à s'entendre. Puis il a nationalisé les biens américains présents à Cuba. Voilà comment Fidel Castro, dès 1959, a agacé prodigieusement l'oncle Sam.

 

 

En 50 ans de pouvoir, le leader Maximo a eu le temps d'user pas moins de dix présidents US. Républicains ou démocrates, aucun d'eux n'a jamais voulu, durant cette période, rétablir les relations diplomatiques avec son régime. On n'efface pas si facilement l'affront de la baie de s Cochons et la crise des missiles.

 

 

Ah, si seulement la CIA n'avait pas tenté le diable en essayant de renverser Castro un beau jour d'avril 1961 ! Mais en ces temps de Guerre froide, laisser l'île tomber dans le giron de Moscou était impensable. Mieux valait envoyer un millier d'anti-castristes débarquer dans la baie des Cochons. Échec retentissant. L'Amérique incapable d'imposer sa volonté à un pays 87 fois plus petit qu'elle... Une humiliation qui fit rire Castro, jusqu'à un certain point. Et si cela avait réussi ? Le trublion choisit définitivement son camp : à l'Est toute ! Bonne pioche.

 

 

Le leader soviétique Nikita Khrouchtchev s'inquiétait alors des 176 fusées nucléaires US pouvant atteindre l'URSS. Lui n'en avait que 20 pouvant faire le chemin inverse. À moins d'utiliser Cuba comme plate-forme. Castro donna son accord, "parce que cela renforçait l'URSS et constituait une garantie pour nous".

 

 

 

Un interminable embargo

 

La colère de Kennedy quand il découvrit le pot aux roses ? Même pas peur. Khrouchtchev en était encore à hésiter devant se spectre de guerre, que Fidel priait le Soviétique de ne surtout pas laisser les Américains tirer les premiers ! Quitte à ouvrir le feu. Il ne sera pas dit que Castro a reculé devant la colère US.

 

 

Celle-ci a été implacable. Si Moscou a repris ses missiles, Cuba a payé la note avec un interminable embargo, encore dénoncé par l'Onu par une 22e résolution... en 2013 ! Plus long que le règne du Leader, parti à la retraite en 2008. À quoi s'occupait le vieillard depuis ? À titiller chaque président américain, pardi ! Difficile d'exister sans ses ennemis.

 

 

Encore plus difficile, si le 11e président en question quitte son bureau ovale pour venir sur votre île déclarer à votre président de frère son envie "d'enterrer le dernier vestige de la Guerre froide". C'était en mars dernier. Fidel n'avait alors pu s'empêcher d'ironiser sur les "paroles sirupeuses du frère Obama". Un dernier petit coup de griffe contre l'oncle Sam... Sylvaine Romanaz

 

 

 

HOMMAGES

 

 

Neuf jours de deuil

 

Les autorités cubaines ont décrété hier neuf jours de deuil national après la mort de Fidel Castro. Drapeaux en berne, annulation des spectacles publics, recueillement général... Le corps du dirigeant devait être incinéré dans les heures qui ont suivi sa mort. Le régime exclut ainsi toute exposition du corps du "Leader Maximo" au public. Au terme des jours de deuil, ses funérailles auront lieu le 4 décembre. Les cendres du "Comandante" seront enterrés à Santiago de Cuba.

 

 

 

 

Réactions internationales

 

 

Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'Onu

 

"Sous l'ancien président Castro, Cuba a fait des avancées dans les domaines de l'éducation, de l'alphabétisation et de la santé".

 

 

Vladimir Poutine, président russe

 

"Cet homme d'État émérite est à juste titre considéré comme le symbole d'une époque de l'Histoire moderne du monde".

 

 

Nicolas Maduro, président du Venezuela

 

"Tous les révolutionnaires du monde, nous devons poursuivre son héritage et reprendre le flambeau de l'indépendance, du socialisme, de la patrie humaine".

 

 

Barack Obama, président des États-Unis

 

"L'Histoire jugera l'impact énorme".

 

 

Xi Jinping, président chinois

 

"Le camarade Castro vivra éternellement".

 

 

 

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APRÈS LA MORT DE FIDEL CASTRO

 

 

Cuba-États-Uns : et maintenant ?

 

 

 

La disparition du leader Maximo intervient au moment où Donald Trump s'apprête à entrer dans la Maison Blanche, avec un programme nettement moins apaisé que celui de Barack Obama. Après le réchauffement des dernières années, le retour à la glaciation ?

 

 

 

Fidel Castro a passé le témoin à son frère Raul voici déjà dix ans, et a officiellement abandonné toutes ses fonctions deux ans plus tard, en 2008. Mais il est loin d'avoir disparu pour autant. D'abord, il a pris le soin de céder le pouvoir à son frère cadet (on reste en famille). Ensuite, même si on ne le voyait plus que par intermittence, il est resté LA figure tutélaire de Cuba.

 

 

 

Donald Trump violent

 

Sa disparition intervient juste après le réchauffement des relations avec les États-Unis - dossier dans lequel il apparaissait moins enthousiaste que son frère Raul. Elle intervient aussi au moment où le président américain Obama, promoteur de ce réchauffement, va quitter la Maison Blanche pour céder la place à Donald Trump, qui a multiplié les attaques contre le régime cubain pendant sa campagne électorale. Et tout particulièrement en Floride, où les exilés cubains hostiles à Fidel Castro sont des centaines de milliers, et où leur vote a été crucial pour gagner la course à la Maison Blanche.

 

 

Trump s'est montré très cassant, hier, affirmant qu'il fera "tout ce (qu'il) pourra pour s'assurer que le peuple cubain puisse enfin commencer son cheminement vers la prospérité et la liberté". Le nouveau président américain ne s'est pas montré tendre avec Fidel Castro : "L'héritage, ce sont les pelotons d'exécution, le vol, des souffrances inimaginables, la pauvreté et le déni des droits de l'Homme. Aujourd'hui, le monde apprend le décès d'un dictateur brutal, qui a opprimé son propre peuple pendant près de six décennies".

 

 

Peut-on basculer en quelques semaines du réchauffement, qui a pris des années, vers une nouvelle glaciation ? Comme pour tous les dossiers internationaux qui vont échoir à Trump (Israël, Iran, Syrie), tout est envisageable. L'imprévu est de rigueur. Un pas supplémentaire vers la détente semble cependant exclu. Obama n'a pas réussi à faire lever l'embargo contre Cuba, le Congrès à majorité républicaine refusant son feu vert. Un feu vert que Trump se gardera bien de lui réclamer !

 

 

Le plus probable est que l'on reste dans un entre-deux (ni guerre, ni paix) encore pendant une bonne année. Au moins jusqu'en février 2018, date du renouvellement de l'Assemblée nationale cubaine : Raul Castro, qui a rapproché Cuba des États-Unis, annonce son départ à cette occasion.

 

 

 

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Il est certes plus jeune que son frère, mais il a tout de même 85 ans ! Il a accompagné Fidel pendant toute sa marche vers le pouvoir et pendant tout son "règne", avant de prendre le manche lui-même. Il complète en quelque sorte l'image symbolique de Fidel.

 

 

 

Le vrai moment de vérité

 

Son départ annoncé - maintiendra-il la date ? - mettra fin à la dynastie Castro et finira de tourner la page de la révolution. Même si son successeur est déjà désigné (il s'agit de Miguel Diaz-Canel, premier vice-président du conseil), ce sera le vrai moment du saut de Cuba dans l'inconnu.

 

 

Face à Trump, qui parle haut, Cuba pouvait se rappeler les fortes paroles et les coups de menton de Fidel Castro. Le Leader Maximo savait galvaniser ses concitoyens et ils aurait sans nul doute aimé défier le nouveau président US, comme il a défié ses onze prédécesseurs !

 

 

Trump-Castro, c'était l'affiche rêvée des "grandes gueules". Même à la retraite, Fidel aurait su user de son aura. L'icône décédée, les Cubains ont de quoi se sentir un peu orphelins face au nouvel Oncle Sam. Patrick Fluckiger

 

 

 

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Miguel Diaz-Canel

 


30/11/2016
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Le Progrès du mardi 4 octobre 2016

 

 

 

AMÉRIQUE LATINE - RÉFÉRENDUM. LA PAIX FRAGILISÉE EN COLOMBIE

 

 

Le gouvernement et la guérilla marxiste des Farc veulent maintenir le cessez-le-feu malgré le rejet du projet d'accord par les électeurs à l'issue d'un référendum très serré.

 

 

 

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a paix compromise en Colombie ? Le cessez-le-feu bilatéral et définitif observé depuis le 29 août "reste valide et restera en vigueur", assure le président centriste Juan Manuel Santos malgré le rejet par les électeurs colombiens de l'accord entre le gouvernement et la guérilla marxiste des Farc (près de 34,9 millions d'électeurs étaient appelés à se prononcer).

 

 

"Je ne me rendrai pas et continuerai à rechercher la paix" assure-t-il alors que 50,21 % des votants (L'accord a recueilli quelque 6,3 millions de "pour" et plus de 6,4 millions de "contre". La participation n'a été que de 37,28 %, un taux "normal") n'ont pas soutenu son initiative lors du référendum de dimanche. Ce résultat "nous donne plus d'enthousiasme, nous engage beaucoup plus", promet de son côté le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie, Rodrigo Londoño. Celui-ci se dit prêt à "rectifier" le texte de l'accord visant à clore 52 ans de conflit.

 

 

Malgré la volonté affichée par les deux anciens belligérants, le processus de paix largement soutenu par la communauté internationale est forcément fragilisé. Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-Moon a dépêché "en urgence" à la Havane son représentant spécial et chef de la mission des Nations Unies en Colombie depuis mars 2016, le Français Jean Arnault. C'est dans la capitale cubaine que l'accord de paix a été négocié pendant quatre ans.

 

 

 

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Encore près de 6 000 combattants

 

La consultation populaire sur ce texte de près de 300 pages avait été voulue par le président colombien afin de donner la "plus large légitimité" possible à l'accord de paix qu'il a signé le 26 septembre avec les chef des Farc. Les opposants au texte ont fait campagne en dénonçant notamment le "laxisme" des sanctions prévues contre les auteurs de crimes les plus graves et la participation des guérilleros démobilisés à la vie politique, craignant un "castrochavisme" inspiré des régimes cubain et vénézuélien. La campagne pour le non des familles de victimes de Farc a également pesé.

 

 

Ce conflit complexe a impliqué guérillas d'extrême gauche, paramilitaires d'extrême droite et forces de l'ordre, faisant plus de 260 000 morts, 45 000 disparus et 6,9 millions de déplacés. Le pacte avec les Farc, nées en 1964 d'une insurrection paysanne et qui comptent encore 5 765 combattants, prévoyait qu'elles se convertissent en parti politique après avoir remis leurs armes à l'Onu. En septembre, le président colombien avait prédit que si le "non" l'emportait, les guérilleros retourneraient "dans la jungle".

 


07/10/2016
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le Progrès du vendredi 2 septembre 2016

 

 

BRÉSIL - MICHEL TEMER PRÉSIDENT, DILMA ROUSSEFF FAIT APPEL

 

 

Michel Termer est devenu le nouveau président du Brésil, quelques heures après la destitution controversée de Dilma Rousseff pour maquillage des comptes publics, mettant fin à treize ans de règne de la gauche dans le plus grand pays d'Amérique latine. Dilma Rousseff a réagi avec virulence à sa destitution, dénonçant "un coup d'état parlementaire". Elle a fait appel auprès de la Cour suprême.

 


04/09/2016
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le Progrès du jeudi 1er septembre 2016

 

 

BRÉSIL - DESTITUTION. ROUSSEFF ET LA GAUCHE, C'EST TERMINÉ

 

 

Les sénateurs brésiliens ont signé, hier, la fin d'une époque. En destituant la présidente Dilma Rousseff pour maquillage des comptes publics, ils mettent un terme à 13 ans de gouvernement du Parti des travailleurs (PT). Ce mouvement de gauche avait été initié en 2003 par le prédécesseur de Dilma Rousseff, Luiz Ignacio Lula da Silva, aujourd'hui empêtré, comme la présidente déchue, dans l'affaire de corruption portant le nom du géant énergétique Petrobras.

 

 

L'histoire n'avait pourtant pas si mal commencé. Le début des années 2000 avait ainsi été marqué par le "miracle" socio-économique, dont 40 millions de brésiliens avaient profité pour sortir de la misère.

 

 

Mais les scandales et un brutal retournement économique auront eu raison de Rousseff aussi mal en point que son pays, en proie à la récession. Et dire qu'au début de son premier mandat, elle affichait une popularité record de 77 % d'opinions favorables, contre 13 % aujourd'hui.

 

 

Élue en 2010 - réélue en 2014 Dilma Rousseff, 68 ans, est remplacée jusqu'en 2018 à la tête de l'État par son ancien vice-président, Michel Temer, qu'elle accuse toujours d'avoir fomenté un "coup d'état institutionnel".

 

 

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Michel Temer

 


02/09/2016
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le Progrès du lundi 29 août 2016

 

 

COLOMBIE - LE CESSEZ-LE-FEU AVEC LES FARC EN VIGUEUR AUJOURD'HUI

 

 

Le cessez-le-feu avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), principale guérilla en Colombie, doit entrer en vigueur aujourd'hui, faisant taire les fusils après plus de cinquante ans de conflit armé entre cette rébellion marxiste et l'État.

 


30/08/2016
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le Progrès du dimanche 28 août 2016

 

 

BRÉSIL - L'EX-PRÉSIDENT LULA INCULPÉ

 

 

Au deuxième jour du procès en destitution de la présidente du Brésil Dilma Rousseff, son mentor politique Lula a été inculpé vendredi pour corruption passive et blanchiment d'argent, dans le cadre du scandale de corruption autour du géant pétrolier Petrobas. Ce procès historique devrait mettre fin à treize ans de gouvernements de gauche au Brésil.

 


28/08/2016
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le Progrès du samedi 27 août 2016

 

 

BOLIVIE - DEUIL NATIONAL. CONFLIT MINIER : UN VICE-MINISTRE ASSASSINÉ

 

 

La Bolivie broie du noir. Depuis hier, le pays observe un deuil national de trois jours décrété par le Président Moralès après l'assassinat d'un vice-ministre par des ouvriers mineurs. Rodolfo Illanes avait été dépêché par le gouvernement afin de négocier avec les mineurs qui bloquaient depuis plusieurs jours un important axe routier à Panduro, village de haute altitude situé à environ 200 km au sud-est de La Paz, la capitale.

 

 

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Ces derniers manifestaient leur opposition à une récente réforme du droit du travail instaurant notamment la création de syndicats au sein des coopératives de mineurs, ce que ces derniers refusent. Jeudi, ils avaient annoncé que deux des leurs avaient été tués dans les violents affrontements avec les forces de l'ordre alors que deux policiers sont toujours officiellement séquestrés.

 

 

 

Une "conspiration politique"

 

Rodolfo Illanes, avocat pénaliste de 56 ans, a été intercepté par les mineurs qui l'on séquestré puis assassiné, affirme le gouvernement. Il a été "humilié, torturé et battu à mort [...]", a détaillé le ministre de la Défense Reymi Ferreira assurant que "cet acte ne restera pas impuni. 100 à 120 personnes ont été arrêtées et les meneurs ont été identifiés.

 

 

 

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28/08/2016
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le Progrès du vendredi 26 août 2016

 

 

COLOMBIE - GUÉRILLA. LA FIN D'UNE GUERRE DE 50 ANS EST PROCHE

 

 

Le gouvernement colombien et la guérilla des Farc ont scellé mercredi soir à Cuba un accord de paix historique visant à terminer un conflit meurtrier. Il sera soumis à référendum le 2 octobre.

 

 

 

A

u terme de près de quatre ans d'âpres négociations à la Havane, le gouvernement colombien et la guérilla des Farc se sont entendus sur un accord de paix "final, intégral et définitif" qui devra être soumis à un référendum le 2 octobre prochain avant d'entrer en vigueur. Cet accord doit "mettre définitivement fin à un conflit armé de plus de 50 ans", indique un texte signé par les négociateurs. Il marque aussi la clôture officielle des pourparlers menés depuis novembre 2012 à La Havane sous l'égide de Cuba et la Norvège.

 

 

 

180 jours pour rendre les armes

 

Quatrième tentative de paix depuis le début du plus ancien conflit du continent commencé en 1964, ce processus a failli achopper à plusieurs reprises. Mais un dénouement favorable était attendu depuis le 23 juin, lorsque la guérilla marxiste et le gouvernement ont conclu un accord portant sur un cessez-le-feu bilatéral et définitif et sur le désarmement des Farc.

 

 

Au cours des mois ayant précédé cet accord, les affrontements avaient été contenus à un niveau jamais atteint depuis des décennies, notamment à la faveur d'un cessez-le-feu observé par les Farc depuis juillet 2015.

 

 

Une fois l'accord de paix final validé, la rébellion doit commencer à réunir ses troupes pour les désarmer. Le cessez-le-feu devra être contrôlé par un mécanisme tripartite comprenant le gouvernement, les Farc et une mission de l'ONU. Le désarmement des Farc devrait être bouclé en 180 jours.

 

 

"On peut maintenant proclamer que le combat des armes a pris fin, et commence celui des idées", a réagi peu après l'annonce le chef négociateur et numéro 2 des Farc, Ivan Marquez, évoquant la future transformation de la guérilla en mouvement politique.

 

 

Depuis Bogotá, le président colombien Juan Manuel Santos a salué "la fin de la tragédie de la guerre. Colombiens, la décision est entre vos mains. Ce référendum sera le vote le plus important de notre vie".

 

 

 

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La joie à Bogotá

 

En Colombie, l'annonce a été accompagnée de manifestations de joie. "On a pu le faire ! On a pu le faire !", se réjouissaient dans les rues de Bogotá des habitants. "Ce n'est pas la paix, c'est un pas vers la paix, mais cela va unir un pays qui en avait grand besoin", déclarait très émue Marcela Cardenas, 24 ans.

 

 

En vue du référendum, de récents sondages indiquent que le "oui" devrait l'emporter, amis une forte opposition se fait entendre, dans le sillage de l'ex-président (2002-2010) Alvaro Uribe, principal opposant aux pourparlers.

 

 

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 Bogotá


26/08/2016
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le Progrès du mercredi 24 août 2016

 

 

BRÉSIL - POLITIQUE. DESTITUTION DE ROUSSEFF : DERNIER ACTE

 

 

Finie la trêve olympique. Le Brésil renoue avec ses divisions pour vivre le dernier acte de la procédure de la destitution controversée de la présidente de gauche Dilma Rousseff par le Sénat. Demain, l'hémicycle, transformé pour l'occasion en tribunal, donner le coup d'envoi d'un procès dont le verdict devrait autour du 31 août. Cette séance de plusieurs jours scellera le sort de la dirigeante de gauche, suspendue de ses fonctions depuis le 12 mai dernier, par un premier vote historique des sénateurs.

 

 

 

13 années sous le Parti des Travailleurs

 

Si Dilma Roussef, première femme à présider le Brésil, est reconnue coupable de maquillage des comptes publics et d'avoir signé des décrets engageant des dépenses imprévues sans l'accord du Parlement, elle perdra immédiatement son mandat.

 

 

Cette décision mettrait fin à treize année de gouvernements du Parti des travailleurs (PT) à la tête de la première économie d'Amérique latine, marquée par le formidable boom socio-économique sous la présidence de Lula da Silva (2003-2010). Dans le cas où elle serait déclarée innocente, Mme Roussef, 68 ans, réintégrerait ses fonctions jusqu'à la fin de son second et dernier mandat, fin 2018.

 


24/08/2016
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