L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

le Progrès du jeudi 10 août 2017

 

 
 
    ASIE - DIPLOMATIE. CORÉE DU NORD/ÉTATS-UNIS : L'ESCALADE JUSQU'À LA
      GUERRE ?

 

 

 

Aux menaces de Kim Jong-Un de frapper avec des missiles balistiques les États-Unis, Donald Trump a répondu par... des menaces de frappes nucléaires. Le bras de fer diplomatique se poursuit.

 

 

L'escalade militaire peut-elle succéder verbale ? La tension qui oppose a Corée du Nord et les États-Unis a en tout cas franchi un palier supplémentaire ces dernières heures avec les déclarations de Donald Trump, à la tête de la première puissance mondiale.

 

 

Après avoir promis dans un premier temps "le feu et la colère" pour répondre aux menaces de la Corée du Nord, le président américain a évoqué plus prosaïquement, via son compte Twitter, que l'arsenal nucléaire américain était "plus fort et plus puissant que jamais". Sa première déclaration a été tenue au cours de son break - 17 jours de "vacances de travail" selon les termes de la Maison Blanche depuis le golf de Bedminster dans le New Jersey. Et, plus grave, "totalement improvisée", selon certaines fuites de ses conseillers.

 

 

 

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Aucune option exclue

 

La rhétorique belliqueuse des deux leaders augure-t-elle d'une possible guerre, ou n'est-elle qu'un nouvel épisode des relations conflictuelles de deux nations aux dirigeants imprévisibles ? Pour certains analystes, c'est assurément la crise nucléaire la plus grave depuis la baie des Cochons, en 1962, lorsque la Russie avait déployé des missiles à Cuba.

 

 

Dès hier, Rex Tillerson, le secrétaire du Département d'État américain, a freiné sur l'éventualité d'un conflit, expliquant les termes de son président. "Il a utilisé un langage dur parce que c'est le seul que Kim Jon-Un comprenne, mais les Américains peuvent dormir tranquilles, il n'y a ps de menace imminente", a-t-il lancé depuis l'île de Guam, où il était en visite.

 

 

Tillerson a rappelé, comme au printemps, que la chute du régime nord-coréen n'était pas in fine l'objectif des États-Unis. Pour autant, face à la provocation de Kim Jong-Un, la Maison Blanche n'exclut aucune option, "y compris militaire". Samedi, les Nations Unies avaient adopté une nouvelle batterie de sanctions contre les exportations nord-coréennes. Les menaces proférées, en riposte par Kim Jong-Un, de cibler l'île américaine de Guam sont-elles réalistes ?

 

 

Développement nucléaire accéléré

 

L'agence américaine de renseignement militaire (DIA) estime que la Corée du Nord possède une soixantaine d'armes nucléaires pouvant être embarquées sur des missiles balistiques intercontinentaux (IBCM). D'autres experts américains en doutent. Mais tous s'accordent à dire que, dix ans après son premier essai nucléaire Pyongyang a accéléré, de près de deux ans, son développement d'armes nucléaires. Certains officiels de la DIA avancent que ce cap pourrait être atteint en 2018. Xavier Frère

 



12/08/2017
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