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L'AIR DU TEMPS

le Progrès du samedi 4 mars 2017

 

 

 

AGRICULTURE - NOUVELLES TECHNOLOGIES. LES PAYSANS CULTIVENT LES NOUVELLES TECHNOLOGIES

 

 

La technologie et internet bouleversent le travail des agriculteurs français. Un remède - partiel - aux maux que connaît le métier et aux difficultés de recrutement.

 

 

Au Salon de l'agriculture, qui se termine ce week-end à Paris, elles sont juste à côté du puissant syndicat agricole FNSEA : les start-ups regroupées au sein de la Ferme digitale veulent montrer que high-tech et agriculture font bon ménage. "Avec ce que nous appelons "l'ag-tech", nous voulons promouvoir une agriculture plus proche des citoyens, plus performante et plus durable", explique Florian Breton, cofondateur et coprésident de la Ferme digitale.

 

 

 

Un travail moins pénible... mais un travail quand même

 

Comme souvent, les innovations présentées veulent simplifier la vie des agriculteurs. Outils connectés et autres drones doivent permettre d'éviter des pertes de temps, d'optimiser les traitements de produits phytosanitaires, les arrosages...

 

 

Pour autant, aucune de ces nouveautés ne remplacera l'agriculteur : "Il faudra, quoiqu'il arrive, programmer les machines. Ces innovations sont équivalentes à ce que les éleveurs laitiers on connu avec les robots de traites. Ils ont gagné du temps mais ils doivent toujours s'occuper des vaches", narre Nicolas Morel, responsable produits tracteurs chez New Holland, devant son prototype de tracteur autonome.

 

 

Ainsi, les robots, qu'ils soient dans un tracteur de 10 mètres de long ou pas plus haut qu'un chien, apparaissent comme une réponse à la difficultés d'embauche dans l'emploi agricole. En 2013, Pôle Emploi recense 12 000 emplois non pourvus dans l'agriculture en France.

 

 

 

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Rapprocher agriculteurs et consommateurs

 

Mais la technologie au service de l'agriculture n'est pas forcément aussi rutilante qu'un tracteur de salon, et peut prendre la forme d'une application.

 

 

Devant la demande des consommateurs, de plus en plus demandeurs de produits de qualité (issu du bio et/ou des circuits courts) des sites web s'engouffrent dans ce marché : la Ruche qui dit oui a repris le modèle des Amap (association pour le maintien d'une agriculture paysanne) pour proposer des circuits courts de distribution dans toute la France.

 

 

Autre site, Monpotager.com propose (sur les régions parisienne et lyonnaise) de créer son potager chez un agriculteur : les clients choisissent la superficie de la plantation, les fruits et légumes à planter, et leurs variétés, et ils se font livrer leur récolte. Le financement participatif (ou crowdfunding) s'invite également dans le monde agricole. Le site Miimosa.com (également fondé par Florian Breton) se veut être le premier site de financement participatif dédié aux projets agricoles et alimentaires. "Actuellement, seul 1 % des projets crowdfunding - tous sites confondus - concerne le monde agricole", pointe Florian Breton. C'est peu et, en même temps, cela offre beaucoup de perspectives. Dossier Thibault Liessi

 

 

 

 

Champs ou vaches : à chacun son objet connecté

 

 

Pluviomètre, anémomètre, thermomètre ou encore tensiomètre. Ces outils que les agriculteurs ont l'habitude d'utiliser, la société française Weenat, basée à Lille et à Nantes, les propose dans une version connectée.

 

 

Les données recueillies par ces capteurs (aux alentours de 400 €), grâce à un petit boîtier branché sur un réseau très bas débit, permettent à l'agriculteur de connaître la température ou encore l'humidité via une application.

 

 

Si ces données sont indispensables dans la conduite d'une récolte, Weenat veut aller plus loin. Selon la formule d'abonnement souscrit, l'agriculteur peut aussi recevoir des prévisions liées à l'irrigation ou à la prévention des cultures (traitement ou présence de nuisibles), traitées au préalable par une équipe d'ingénieurs.

 

 

Autre nouveauté : l'alerte au vêlage (l'accouchement) d'une vache. C'est ce que propose la société irlandaise Moocall, avec son boîtier éponyme. Ce dernier se fixe à la base de la queue de la vache grâce à un système de clips.

 

 

Grâce à ces capteurs, qui mesurent entre autres choses le battement de la queue, l'éleveur est prévenu grâce à des alertes SMS. La fin d'un stress pour les éleveurs.

 

 

 



05/03/2017
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