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L'AIR DU TEMPS

la Tribune du vendredi 29 août 2014

 

 

 

SYRIE - Nouveaux massacres de l'Etat islamique. François Hollande demande une réponse humanitaire et militaire. Alors que l'Etat islamique vient d'exécuter 160 soldats syriens, la France a proposé hier une alliance internationale pour contrer la menace djihadiste, mais sans Bachar al-Assad.

 

 

 

Entre mercredi et jeudi matin, l'Etat islamique a exécuté plus de 160 soldats syriens "dans trois lieux différents de la province de Raqa qu'ils contrôlent", a affirmé hier l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Selon ce dernier, ces soldats ont été capturés lors de la prise de la "base 17" fin juillet, et plus récemment de l'aéroport militaire de Tabqa. Défendue par 1400 soldats syriens, cette dernière position est tombée dimanche aux mains des djihadistes.

 

 

 

Près de 200 soldats seraient morts dans les combats et environ 700 ont réussi à rejoindre les secteurs contrôlés par le régime. Les 500 autres continuent à se battre, se cachent ou ont été capturés et exécutés par l'Etat islamique (EI).

 

 

 

Des comptes djihadistes ont posté une vidéo, qui n'a pas pu être authentifiée, montrant des jeunes en slip marchant pieds nus sur une route désertique, encadrés par des combattants armés, dont l'un porte l'étendard de l'EI. Ces comptes font état de l'exécution de 200 prisonniers.

 

 

 

Par ailleurs, des combats intenses ont opposé hier l'armée aux rebelles à Jobar, un quartier stratégique de l'est de Damas, ainsi que sur le plateau du Golan à la frontière israélienne où 43 casques bleus originaires de Fidji étaient retenus hier soir par un groupe non-identifié. Un contingent philippin était également bloqué dans deux localités des environs.

 

 

 

 

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L'EI dans le collimateur de Paris et Washington

 

Face à la montée en puissance des djihadistes dans la région, François Hollande a appelé hier la communauté internationale à préparer une réponse "humanitaire et militaire" mais il a refusé toute coopération avec le régime de Bachar al-Assad.

 

 

 

 

Depuis le début de la crise en 2011, les Occidentaux et certains pays arabes du Golfe soutiennent l'opposition syrienne dite modérée. Mais la montée en puissance de l'EI, qui a proclamé fin juin un califat, fait maintenant apparaître le régime syrien comme un des principaux remparts contre les djihadistes, également combattus par les autres rebelles. Damas s'est d'ailleurs dit récemment prêt à coopérer avec Washington, qui mène déjà depuis le 8 août des frappes aériennes contre l'EI dans le nord de l'Irak. La Maison Blanche a toutefois exclu toute coordination avec le régime de Bachar al-Assad, accusé par l'ONU de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, même si Barack Obama a donné son feu vert à des missions de reconnaissance au-dessus du territoire syrien.

 

 

 



02/09/2014
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