L'AIR DU TEMPS

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Franceinfo - le lundi 8 octobre 2018

 

 

Les experts du Giec lancent une nouvelle alerte pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C

 

 

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Anne-Laure BarralfranceinfoRadio France

 

 

 

Dans un nouveau rapport publié lundi, les experts du Giec assurent qu'il faut "des changements sans précédent dans tous les aspects de la société" afin de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C

 

 

 

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La marche pour le climat, le 8 septembre à Paris. (AURELIEN MORISSARD / MAXPP)

 

 

Le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) publie un nouveau rapport lundi 8 octobre sur le réchauffement climatique. Les spécialistes appellent à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C plutôt qu’à 2°C. Le rapport met aussi en évidence un certain nombre d’impacts du changement climatique qui pourraient être évités en limitant la progression du réchauffement.  

 

 

+ 1,5°C de réchauffement entre 2030 et 2052

Dans leur rapport, les scientifiques expliquent qu’"au rythme actuel, nous allons atteindre les 1,5°C de réchauffement entre 2030 et 2052", faute de réduction massive des émissions de gaz à effet de serre. Si le réchauffement atteint +1,5%, il y aura des impacts irréversibles sur certaines espèces animales ou végétales, comme les coraux, la toundra et la forêt boréale. Quelque 6 % des insectes, 8% des plantes, et 4% des animaux vertébrés perdraient la moitié de leur habitat. Et si la barre des +2% est atteinte, ces populations seront deux fois plus impactées.

 

 

Nos journées seront également plus chaudes mais surtout nos nuits. En France, par exemple on peut s'attendre à une hausse des températures de 4,5°C. Si on rate l’objectif, nous aurons une hausse de 6°C. Pourtant, il est important que la température baisse la nuit par rapport à la journée notamment pour supporter les canicules. Un réchauffement de 1,5°C limiterait aussi la hausse du niveau de la mer de 10 cm, et 10 millions d’habitants seraient ainsi préservés de la submersion marine. Le risque également, c'est qu'il y ait plus de maladies comme la malaria et la dengue, mais aussi davantage de pollution à l'ozone.

 

 

Réduire les émissions de 45% d'ici 2030

"Cela demande des changements sans précédent", assurent les climatologues. Il faut vite réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 45% d’ici 2030 par rapport à leur niveau de 2010 et il faut enlever du CO2 de l’atmosphère : planter des forêts, absorber la pollution. Les techniques existent, mais elles ne sont pas encore déployées à grande échelle. Les deux prochaines années sont les plus importantes de notre histoire, assurent les experts.

 

 

Ce rapport avait été demandé au Giec, par les gouvernements, lors de la COP21 à Paris. Réunis la semaine dernière en Corée du Sud, à Incheon, les experts climat de l'ONU ont étudié 6 000 publications scientifiques. À présent, les États pourront s’appuyer sur ce rapport pour revoir à la hausse leurs ambitions climatiques en vue de la COP24, organisée le 3 décembre prochain en Pologne.

 



16/10/2018
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