L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

De 1570 à 1590 (invention du microscope)

 

 

 

► 1570 - 27 juin Bataille d'Arnay-le-Duc. Henri de Navarre, futur Henri IV, alors âgé de seize ans, remporta sa première victoire sur les catholiques du maréchal de Cossé-Brissac. Alors qu'il n'était encore qu'Henri de Navarre, un jeune homme de 17 ans affrontait pour la première fois la mitraille au pied d'Arnay-le-Duc. C'était en 1570 et "le bon roi Henri" ne devait jamais oublier son baptême du feu en terre bourguignonne.

 

 

 

 

► 1570 - 8 août Paix de Saint-Germain mettant fin à la troisième guerre de religion et accordant des places fortes aux protestants. Cette “paix” est un édit royal de Charles IX, qui ramène la paix civile. Pour la première fois, il autorise sans restriction le culte réformé en France. Cognac, La Rochelle, Montauban, et La Charité-sur-Loire sont consenties comme places de sûreté aux huguenots. 

 

 

Paix de Saint-Germain-en-Laye, après une troisième guerre entre catholiques et protestants de 1568 à 1570, qui voit la défaite des protestants à Jarnac, l'assassinat de leur chef, le prince de Condé (Louis Ier de Bourbon-Condé), en 1569 et la nomination d'Henri de Bourbon (futur Henri IV) comme chef des protestants, la Paix de Saint-Germain, signée entre le roi Charles IX et l'amiral Gaspard de Coligny, octroie aux protestants quatre places fortes que sont La Rochelle, Cognac, Montauban et La Charité. De plus, les protestants sont admis aux fonctions publiques et Catherine de Médicis, mère de Charles IX, donne en mariage sa fille Marguerite de Valois (la Reine Margot) à Henri de Navarre (futur roi de France Henri IV). Elle fut signée le 5 août 1570 au château royal de Saint-Germain-en-Laye. Cette paix sera de courte durée puisque deux ans plus tard a lieu le massacre de la Saint-Barthélemy qui y met un terme.

 

 

 

► 1570 - 27 novembre Charles IX épouse Élisabeth d'Autriche. Élisabeth d'Autriche (1554, Vienne - 1592, Vienne) est la fille de l'empereur Maximilien II et de Marie d'Autriche.

 

 

 

 

► 1570 Création de l'Académie et Compagnie de Poésie et de musique par Jean Antoine de Baïf et Thibaud de CourvilleJean Antoine de Baïf, né à Venise en 1532 et décédé à Paris en 1589, était un poète français. Membre de la Pléiade, tente d'acclimater en France le vers de la poésie antique et de réformer l'orthographe.

 

 

 

 

► 1570 Publication de l'Atlas d'Ortelius ('Theatrum Orbid Terrarum'), premier atlas moderneAbraham Ortelius (° 1528 - † 1598). Cartographe des Pays-Bas (Dix-sept Provinces). Ortelius est avec Gerardus Mercator le grand fondateur de la cartographie flamande. Après avoir étudié le grec, le latin et les mathématiques, il s'établit à Anvers, le grand port des Dix-Sept Provinces, en tant que libraire et cartographe. Il voyagea beaucoup et publia en 1564 une carte du Monde en 8 feuilles, qui connut un grand succès. Sa façon de travailler était sensiblement différente de son rival et ami Mercator : Ortelius rassemblait des cartes issues de contacts professionnels ou amicaux parmi les cartographes européens. Vingt-cinq ans avant l'Atlas de Mercator, il fit graver par Hogenberg sa collection de cartes à une même échelle (1570), qui fut publiée sous le titre de 'Theatrum Orbis Terrarum', qui constitue en fait le premier "atlas".

 

 

Au cours des dix premières années suivant la parution, il connut quatre réimpressions. Au total, le Theatrum a été publié en sept langues au cours de trente-six éditions. Ortelius fut également le premier à citer ses sources par carte, mentionnant les noms des cartographes à l'origine des informations cartographiées. Ortelius publia également plusieurs cartes historiques, dont certaines firent également partie du Theatrum. Entre 1579 et 1606 fut publié son Parergon Theatri, contenant notamment une reproduction de la Table de Peutinger. En 1570 Ortelius obtint le monopole pour les "atlas", ce qui empêcha notamment Gerard de Jode (qui avait publié la carte du monde de 1564) de publier son propre atlas avant 1578.

 

 

 

► 1570 Le Titien peint 'Le supplice de Marsyas’

 

 

 

► 1571 - 2-15 février Massacre de protestants à Orange.

 

 

 

► 1571 - 7 octobre Victoire de la Ligue à Lépante contre les Turcs. Bataille de Lépante, le 7 octobre 1571, une grande bataille navale se déroule près de Lépante, à proximité du golfe de Patras en Grèce. Elle fut l'occasion de l'affrontement des forces navales ottomanes et des flottes combinées du Pape, de l'Espagne et de Venise avec des contributions mineures de Gênes, d'autres États italiens, les États de Savoie y envoyèrent les trois galère de Nice, et les chevaliers de Malte sous le nom de Sainte Ligue.

 

 

La flotte européenne était dirigée efficacement par Don Juan d'Autriche, fils naturel de Charles Quint. Ali Pacha, aidé des corsaires Scirrocco et Euldj Ali (qui dirige l'aile gauche), commandait les Ottomans. L'Infant Don Juan d'Autriche, (né en 1545 à Ratisbonne, Allemagne - mort le 1er octobre 1578 à Namur, Belgique), fut un prince espagnol de la famille des Habsbourg – fils illégitime de Charles Quint – qui fit une carrière militaire dans les armées de son demi-frère Philippe II et fut gouverneur des Pays-Bas de 1576 à 1578.

 

 

 

 

► 1572 - 11 avril Signature d'un contrat prévoyant le mariage de Henri de Navarre et de Marguerite de Valois (la reine Margot). Pour tenter une réconciliation entre protestants et catholiques, Jeanne d'Albret et Catherine de Médicis décident de marier leurs enfants, Henri de Navarre et Marguerite de Valois (Reine Margot). Reine Margot, Marguerite de France, couramment appelée Marguerite de Valois ou la Reine Margot, née le 14 mai 1553, morte le 27 mai 1615, était une princesse française de la branche dite de Valois-Angoulême de la dynastie capétienne. Par son mariage avec le roi Henri de Navarre (futur roi de France Henri IV), elle devint reine de Navarre puis reine de France.

 

 

 

► 1572 - 19 avril Alliance franco-anglaise contre l'Espagne.

 

 

 

► 1572 - 4 juin Mort de Jeanne d'Albret, reine de Navarre, son fils Henri (futur Henri IV) lui succède.

 

 

 

► 1572 - 10 août Massacre de protestants à Troyes.

 

 

 

 

►1572 - 18 août Mariage de Henri de Navarre (futur Henri IV) avec Marguerite de Valois (la reine Margot), soeur du Roi, à Notre-Dame. Dans l'espoir de réconcilier les catholiques et les protestants, le huguenot Henri de Navarre (futur Henri IV) épouse la soeur du roi, fille d'henri II et de Catherine de Médicis, qui sera connue sous le nom de la reine Margot. Loin d'apaiser les esprits, cette union envenime le climat et déclenche la Saint-Barthélemy.

 

 

 

 

► 1572 - 22 août La régente et Henri Ier de Guise obtiennent l'assentiment de Charles IX au projet qu'ils ont formé de profiter de cette circonstance pour faire tuer l'amiral de Gaspard de Coligny et les principaux chefs protestants. (Le massacre a sans doute outrepassé les projets de Catherine de Médicis). Henri de Navarre (futur Henri IV) et le jeune prince de Condé, Henri Ier de Bourbon, ne sauvent leur vie qu'en abjurant le protestantisme.

 

 

Henri est retenu presque captif par la Cour. Henri Ier de Guise, dit le Balafré (né le 31 décembre 1550 - mort le 23 décembre 1588 au château de Blois), prince de Joinville, puis duc de Guise (1563) et Pair de France, comte d'Eu et pair de France Grand Maître de France. Henri de Guise était le fils aîné de François de Guise, deuxième duc de Guise, assassiné en 1563 par un gentilhomme protestant. Il fut placé sous le tutelle de son oncle Charles de Guise, cardinal de Lorraine. Henri Ier de Bourbon, deuxième prince de Condé (La Ferté-sous-Jouarre, 1552 - Saint-Jean-d'Angély, 1588), fut un des chefs protestants pendant les guerres de religion, aux côtés d'Henri de Navarre, futur Henri IV.

 

 

 

► 1572 - 24 août Massacre de la Saint-Barthélemy, en faisant aux protestants de larges concessions, Catherine de Médicis n'a eu pour but que de les amadouer. Le mariage de sa fille (Marguerite de France ou Marguerite de Valois, surnommée la Reine Margot) avec Henri de Navarre (Henri de Béarn, devenu roi de Navarre en juin par suite de la mort de Jeanne d'Albret, et futur Henri IV) a attiré à Paris la fleur de la noblesse protestante. Les catholiques profiteront du rassemblement des protestants pour les noces à Paris, pour ordonner le massacre de la Saint-Barthélemy. 

 

 

Le massacre de la Saint-Barthélemy est une suite de massacres des protestants (huguenots) par les catholiques. Charles IX ordonne après avoir été convaincu par sa mère, Catherine de Médicis, qu'un complot huguenot le menace : “Tuez-les tous ! Mais tuez-les tous, pour qu'il n'en reste pas un pour me le reprocher”. La liste de ceux qui doivent mourir est dressée. Henri de Navarre (futur Henri IV), qui vient quelques jours plus tôt, le 18 août, d'épouser Marguerite de Valois (la Reine Margot), doit être, comme Condé, épargné. Ils peuvent revenir au catholicisme. Les portes de Paris sont fermées. Des bateaux enchaînés barrent la Seine.

 

 

Aux premières heures du 24 août, les cloches de Saint-Germain-l'auxerrois sonnent. C'est le signal. La tuerie commence. Il y a au soir dans les rues de Paris 3 000 morts peut-être, peut-être 7 000… Dans les jours qui suivent, 10 000 huguenots encore sont tués en province. La tuerie commença le 24 août 1572 à Paris, puis elle s'étendit dans toute la France dans les mois suivants. Il s'agit d'un évènement dramatique qui fut dans le déroulement des guerres de religion d'une importance capitale. Le massacre de la Saint-Barthélemy se place à la suite d'une série d'évènements dont il est la conséquence: la paix de Saint-Germain qui met fin à la troisième guerre de religion, le 8 août 1570 ; le mariage de de Henri de Navarre (futur roi de France Henri IV), et de Marguerite de Valois (la Reine Margot), le 18 août 1572 ; l'assassinat raté de l'amiral de Coligny, le 22 août 1572.

 

 

 

 

► 1572 Quatrième guerre de religion (1572–1573). Quatrième guerre de religion, cette quatrième guerre s'ouvre par l'affreux massacre de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572. L'échec du siège de la Rochelle, par l'armée royale met un terme très rapide à cette guerre.

 

 

 

► 1572 - 28 août Déclaration royale interdisant l'exercice du culte réformé dans tout le royaume.

 

 

 

► 1572 - 30 août Fin des massacres de la Saint-Barthélemy.

 

 

 

► 1572 - 3 octobre Massacre des protestants à Toulouse.

 

 

 

► 1572 François de Belleforest écrit 'Histoire universelle du monde'. François de Belleforest (1530-1583), auteur majeur de la littérature française de la fin du XVIe siècle. Il est connu par la variété de ses domaines d'intérêts : cosmographie, classicisme. Il traduit en français les pensées de Cicéron et Démosthène.

 

 

 

► 1572 à 1631 - naissance et mort de John Donne. Poète anglais. Poète et prédicateur anglais du règne de Jacques Ier d'Angleterre, considéré comme le chef de file de la poésie métaphysique, a produit une oeuvre, variée comprenant des sonnets, des poèmes religieux, des traductions du latin, des épigrammes, des élégies, des chansons et des sermons. Les poètes métaphysiques sont un groupe assez hétérogène de poètes lyriques britanniques de la première moitié du XVIIe siècle, qui partageaient le même intérêt pour les grandes questions métaphysiques et avaient la même manière de les traiter. Leurs poèmes rigoureux et énergiques font davantage appel à l'intellect du lecteur plutôt qu'à ses émotions, rejettant ainsi l'intuition ou le mysticisme au profit d'un discours rationalisé.

 

 

 

► 1573 Les Espagnols rapportent du Pérou un légume nouveau, la tomate.

 

 

 

► 1573 Février-juillet : siège de La Rochelle par les catholiques, sans suc-cès. Le siège de La Rochelle, ordonné par Charles IX et commandé par le duc d'Anjou, (le futur Henri III) commence le 11 février 1573 et se termine par la suspension des armes le 26 juin 1573. Le Massacre de la Saint-Barthélemy a porté un coup fatal au protestantisme. C'est pour profiter du désarroi qui règne chez les protestants, que le roi et la reine-mère Catherine de Médicis entendent soumettre définitivement les protestants à leur autorité. Leur cible est La Rochelle, ville de tête du protestantisme français, dont la chute entraînerait automatiquement celle des autres villes protestantes. Le roi espère y parvenir par des négociations, mais les protestants ayant refusés de se soumettre, le siège fut décidé.

 

 

 

► 1573 - 11 mai Élection de Henri d'Anjou (futur Henri III), frère du roi (Charles IX) au trône de Pologne.

 

 

 

► 1573 - 6 juillet Levé du siège de La Rochelle.

 

 

 

► 1573 - 11 juillet : Paix de Boulogne où sont remises en vigueur les clauses d'Amboise. Les protestants obtiennent La Rochelle, Montauban et Nîmes, perdent Cognac et La Charité.

 

 

 

► 1573 à 1610 - naissance et mort de Le Caravage. Peintre italien. La vie de Michelangelo Merisi, dit il Caravaggio, reste obscure. On ignore, par exemple, s'il est né à Caravaggio (Lombardie) ou à Milan, car bien qu'il ait passé son enfance dans la première de ces villes, son père (contremaître aisé) travaillait dans la seconde à l'époque où il est né, le 29 septembre 1571. Entré en 1584 à l'atelier Pertanzano, le jeune peintre part à Rome et reçoit plusieurs commandes, pour décorer notamment l'Église Saint-Louis des Français (chapelle Cantarelli) par un ensemble de tableaux illustrant la vie de Saint Matthieu.

 

 

En 1607, accusé d'avoir tué un certain Tomasi au cours d'une rixe, il est condamné à mort et doit fuir Rome. Il part pour Malte, où il est fait chevalier de grâce de l'ordre de Malte. Mais sa réputation le rattrape, il est emprisonné et radié de l'ordre, et il fuit en Sicile. Dès lors, il cherche à obtenir la grâce papale. Il meurt sur une plage italienne. Il a fallu attendre les travaux de Roberto Longhi à la fin du XIXe pour redécouvrir en lui un des grands réformateurs de la peinture. Initiateur du clair-obscur, il donna son nom à un mouvement, le caravagisme, qui s'étendit à l'ensemble de l'Europe, particulièrement en Espagne et dans les Pays-Bas.

 

 

 

► 1573 Ambroise Paré écrit 'Traité des monstres et des prodiges’

 

 

 

► 1573 Jean Antoine de Baïf écrit 'Oeuvres en rimes’

 

 

 

►1573 Philippe Desportes ecrit 'Premières oeuvres'. Philippe Desportes (1546 - 1606) est un poète français né à Chartres. L'abbé, Philippe Desportes, poète renommé et très bien en cours sous les règnes de Charles IX et Henri III, fut pourvu de bonne heure de bénéfices écclésiastiques importants. Il était abbé de l'abbaye bénédictine de Bonport en Normandie, de Tiron, de Josaphat, des Vaux de Cernay et d'Aurillac, chanoine de la cathédrale de Chartres et de la Sainte Chappelle. Il fut remarqué pour ses sonnets, ses élégies, ses chansons. Henri III en fit son poète officiel, en le préférant à Ronsard. Il fut surtout remarquable, par la clarté de sa langue.

 

 

 

► 1574 - 20 février Sacre de Henri III au trône de Pologne.

 

 

 

► 1574 - 10 avril Arrestation de la Molle (Joseph de Boniface). Joseph de Boniface, sr de La Molle, et Annibal, comte de Coconnat, gentilshommes de François duc d'Alençon, avaient été en mars et avril 1574, les principaux artisans d'une conspiration visant à faire évader leurs maîtres, le roi de Navarre (futur Henri IV) et le prince de Condé (Henri Ier de Bourbon-Condé), retenus à la cour depuis la Saint-Barthélémy. Arrêtés, ils furent condamnés à mort et décapités le 30 avril 1574.

 

 

 

► 1574 - 30 avril Exécution de La Molle.

 

 

 

► 1574 30 mai Mort de Charles IX, son frère Henri lui succède. Il a vingt-quatre ans et meurt d'une broncho-pneumonie tuberculeuse au château de Vincennes, après s'être livré à des excès de toutes sortes qui ont précipité sa fin. Il avait ordonné la Saint-Barthélemy et s'en souvient au moment de mourir, lorsqu'il dit à sa vieille nourrice huguenote : “Ah ! ma nourrice ! Que de sang ! Que de meurtres ! Ah ! que j'ai suivi un mauvais conseil !” Henri III lui succède.

 

 

 

► 1574 Mort de Charles IX. - Le règne de ce souverain est un des plus tristes que la France ait subis: les guerres civiles l'ont presque entièrement occupé. On y relève cependant quelques actes intéressants pour l'avenir du royaume: création du corps des gardes françaises (1563), réforme de l'administration de la justice (1584-1566); l'assemblée des notables à Moulins déclare le domaine royal inaliénable (1586).

 

 

C'est sous ce règne que les architectes Philibert Delorme et Jean Bullan commencent les Tuileries. - Avènement de Henri III (troisième fils de Henri II, né en 1519). Il était déjà élu roi de Pologne depuis l'année précédente. En apprenant que la mort de son frère le fait héritier de la couronne de France, il quitte clandestinement la Pologne et vient prendre possession du trône: durant le court interrègne, sa mère Catherine de Médicis gouverne. Henri III n'apporte aucune des qualités d'un souverain; par contre, il est débauché et cruel.

 

 

 

► 1574 HENRI III (1574-1589)

 

 

 

► 1574 Henri III. Troisième fils de Henri II et de Catherine de Médicis, il fut d'abord duc d'Anjou et participa aux batailles de Jarnac et de Moncontour. Il fut "élu" roi de Pologne en 1573. Lorsque son frère meurt en 1574, il devient roi de France. Alors que dans sa jeunesse il eut de nombreuses conquêtes, en septembre 1574, il apprend le décès de Marie de Clèves qu'il aimait profondément. A partir de ce jour il se détourna des femmes et vira à l'homosexualité. Il se maria cependant avec Louise de Vaudémont-Lorraine en février 1575 le lendemain de son sacre.

 

 

La guerre entre catholiques et protestants reprend dés le début de son règne. Les catholiques sont vainqueurs à Dormans en octobre 1575, mais le roi par la paix de Beaulieu en mai 1576 accorde des avantages aux protestants ce qui entraîne la formation d'une ligue des catholiques menée par les Guises. Le roi en prend la tête pour mieux la contrôler mais les états généraux de Blois l'oblige à reprendre la lutte c'est la sixième guerre de religions en 1577 les catholiques sont vainqueurs à la Charité sur Loire et à Issoire la paix de Bergerac limite le culte des protestants, la ligue est dissoute. Mais les protestants reprennent les hostilités en 1580 dans le Languedoc où Henri de Navarre (futur Henri IV) prend Cahors, la paix de Fleix confirme la paix de Bergerac.

 

 

En 1584 le plus jeune fils de Henri II, François meurt, ce qui fait que, comme Henri III n'a pas d'enfant, l'héritier de la couronne devient Henri de Navarre. Ceci est insupportable pour les catholiques en général et les Guises en particulier. Les catholiques font une nouvelle ligue, s'allient au roi d'Espagne et forcent Henri III à annuler toutes les concessions faites aux protestants. C'est la guerre des trois Henri, Henri III, Henri Ier de Guise et Henri de Navarre (futur Henri IV). Elle tourne à la confusion, Henri de Navarre bat les catholiques à Coutras en 1587, Henri Ier de Guise bat les renforts allemands des protestants et fait une entrée triomphale à Paris.

 

 

Une émeute oblige le roi à quitter Paris. Les états généraux réunis à Blois sont dominés par les Guises mais Henri III les fait assassiner (décembre 1588). Les ligueurs maîtres de Paris prononcent la déchéance du roi. Henri III s'allie alors à Henri de Navarre et assiège Paris en juillet 1589. Quelques jours plus tard le moine fanatique Jacques Clément assassine le Roi. C'est le dernier roi de la dynastie capétienne Valois. Sur le plan intérieur il installe dans tout le royaume des bureaux des finances, réorganise le conseil royal et promulgue la grande ordonnance de Blois en 1579 (363 articles). Il lance le projet de construction du Pont Neuf sur la Seine.

 

 

 

► 1574 - 18 juin Henri III s'enfuit de Pologne.

 

 

 

► 1574 Cinquième guerre de religion (1574–1576). Cinquième guerre de religion, ouverte par l'évasion des leaders protestants (Condé et Henri de Navarre) de la Cour où ils étaient en résidence surveillée depuis la Saint-Barthélemy, cette cinquième guerre s'achève par l'édit de Beaulieu, qui accorde une plus grande liberté de culte aux protestants.

 

 

 

► 1574 Théodore de Bèze écrit 'Du droit des magistrats'.

 

 

 

► 1574 François Hotman écrit 'Franco Gallia' (traduction française). François Hotman, né en 1524 (Paris), mort en 1590 (Bâle, Suisse) à l'âge de 66 ans. Sa première oeuvre a été publiée en 1574 (il avait 50 ans). Il a été et s'est occupé de : justice, professeur de droit civil et de droit Romain, conseiller d'État, agent politique à Heidelberg, historiographe du Roi. François Hotman, l'un des plus savants jurisconsultes du XVIe siècle, fut attiré à la religion réformée par la vue de l'héroïque fermeté des luthériens qui subirent à Paris le supplice du feu.

 

 

Il entra de bonne heure en relation intime avec les chefs du parti protestant, et adopta leurs principes politiques, mélange des vieilles traditions d'indépendance de l'aristocratie française avec l'esprit démocratique de la Bible et l'esprit républicain de la Grèce et de Rome. Hotman se passionna pour ces doctrines comme pour la foi nouvelle, et répudia les théories de droit public que les hommes de sa profession puisaient dans l'étude journalière des lois romaines impériales.

 

 

 

► 1574 André Thevet écrit 'La cosmographie universelle'.

 

 

 

► 1574 Amadis Jamyn écrit 'oeuvres poétiques'. Amadis Jamyn (1540-1585), ami de Ronsard et traducteur d'Homère, fut un spécialiste des poèmes d'amours.

 

 

 

► 1574 Pierre de Ronsard écrit 'Les Sonnets à Hélène’

 

 

 

► 1574 Blaise de Montluc écrit 'Commentaires'. Blaise de Montluc, Blaise de Lasseran de Massencome, seigneur de Montluc, dit Blaise de Montluc, né à Saint-Puy, près de Condom, vers 1500 et décédé à Estillac, près d'Agen, le 26 juillet 1577 est une figure française de l'époque des guerres de religion, à la fois homme de guerre et homme de lettres. Maréchal de France et gouverneur de la Guyenne, il exécutera pour le compte du roi une féroce répression des huguenots.

 

 

 

► 1574 à 1637 - naissance et mort de Robert Fludd. Éminent rosicrucien, physicien paracelsien, astrologue, et mystique anglais. Il est considéré comme un des plus grands hommes de la Renaissance. C'était un vrai humaniste : ses connaissances portaient sur l'ensemble des sciences humaines. Ses écrits volumineux furent consacrés à défendre la réfome des sciences. En tant que médecin et alchimiste, il s'intéresse aux idées de Paracelse. En matière de médecine, Fludd est reconnu comme un précurseur. On lui doit la description du premier baromètre et des découvertes sur la circulation du sang, formulées plus tard avec plus d'exactitude par son confrère William Harvey.

 

 

Ces livres sont de véritables chefs-d'oeuvre, magnifiquement ornés de gravures qui en résument le propos. Fludd était avant tout spiritualiste, établissant une distinction entre la partie physique mortelle et la partie animique immortelle de l'homme. Pour lui, l'âme est liée à Dieu, tandis que le corps physique est une partie de la nature. L'esprit de la vie, la force essentielle de la vie ou force vitale, éthérée et reliée à l'âme, constitue à la fois la conscience et l'esprit animal en nous. Cette force vitale est la cause de toutes les fonctions vitales.

 

 

Fludd pratiquait la guérison à distance avec l'aide d'un système décrit auparavant par Paracelse et que Fludd nomme dans ses traités l'onguent de sympathie. Cette méthode était utilisée par divers médecins rosicruciens de l'époque, notamment Jan Baptist van Helmont et Kenelm Digby. Dans ses livres, Robert Fludd s'attache aussi à présenter l'harmonie entre le macrocosme (le monde) et le microcosme (l'homme). Poursuivant une connaissance universelle, il s'intéresse aux correspondances harmoniques qui existent entre les planètes, les anges, les parties du corps humain, la musique.

 

 

 

► 1575 - 13 février Sacre de Henri III à Reims. Henri III succède à son frère Charles IX, mort sans descendance mâle. Le sacre a lieu la veille de son mariage avec Louise de Lorraine.

 

 

 

► 1575 - 15 février : Mariage, dans la cathédrale de Reims du roi de France Henri III avec Louise de Vaudémont, princesse lorraine. Louise de Lorraine-Vaudémont (née le 30 avril 1553 au château de Nomeny - décédée à Moulins le 29 janvier 1601), est issue de la branche de Vaudémont, branche cadette de la prolifique maison de Lorraine et est cousine des Guise. Elle fut reine de France de 1575 à 1589, à la suite de son mariage avec Henri III de France.

 

 

 

► 1575 - 15 septembre Le duc d'Alençon, François de France, s'enfuit du Louvre. En 1575, François continue d'être à la cour le chef du parti d'opposition. Il subit les brimades et les moqueries dont il fait l'objet de la part des mignons de son frère. Catherine de Médicis tente de calmer le jeu mais en vain car un soir de bal, François se fait directement insulter et prend la résolution de s'enfuir. Il s'échappe à travers un trou creusé dans les remparts de Paris. Sa fuite crée la stupeur. Les mécontents de la politique royale et les protestants s'unissent derrière lui. En septembre, il est rejoint par le roi de Navarre qui est parvenu lui aussi à s'enfuir. La guerre qui s'ouvre est prometteuse pour François.

 

 

 

Henri III doit baisser les armes. François reçoit l'Anjou en apanage et une indemnité extraodinaire. Il se réconcilie avec le roi et reprend triomphalement sa place à la cour. Mignon est le nom donné au XVIe siècle aux favoris des rois de France. C'est un terme dont le sens est devenu péjoratif et rabaissant. Au XIXe et XXe siècle, il désigne plus particulièrement les favoris d'Henri III (1551-1589). Henri III écarte des affaires de l'État les nobles des grandes familles qui n'ont cessé, depuis le début des guerres de religion, de se quereller pour le pouvoir. Il va au contraire promouvoir à la cour des hommes de petite noblesse, à qui il va donner de très hautes responsabilités. Il entend s'appuyer sur ces hommes neufs pour gouverner.

 

 

 

Sa cour voit donc apparaître un cercle très restreint de favoris qui connaissent, grâce à leur protecteur, une fortune fulgurante. On va les appeler ironiquement "les mignons". François de France (1555-1584), duc d'Alençon et d'Anjou, est un fils de Henri II et de Catherine de Médicis. Presque nain à la naissance, il fut pourtant baptisé Hercule. On le débarassa ensuite de ce prénom. On lui donna celui de son frère ainé le roi François II. Il joua un rôle considérable, au début du règne de son frère Henri III, provoquant des troubles à la cour et dans le royaume. François est un prince revêche, taciturne et ambitieux. Il est le dernier de la famille royale et souffre des grands égards qu'on porte à son frère ainé, le duc d'Anjou (le futur Henri III). François jalouse à l'extrême ce frère, à l'ombre duquel il a grandi. Sa mort le 10 juin 1584 à Château-Thierry de la tuberculose permet à Henri de Navarre (futur Henri IV) de devenir roi de France à la mort d'Henri III.

 

 

 

► 1575 - 10 octobre Victoire du duc de Henri Ier de Guise à Dormans sur les Impériaux. La bataille de Dormans eut lieu autour du village de Dormans, dans la Marne, plus précisément entre Tréloup et Verneuil, le 10 octobre 1575, au cours de la cinquième guerre de religion en France. Elle oppose les troupes de la première Ligue pour le compte d'Henri III commandées par le 3ème duc de Guise (Henri Ier de Guise), à un corps de reîtres allemands recrutés par les protestants notamment anglais et les Malcontents (de François de France, duc d'Alençon) dirigés par Thoré, le frère cadet du maréchal de Montmorency (François de Montmorency) et de Henri comte de Damille (Henri Ier de Montmorency).

 

 

 

De Guise mit en déroute les protestants, capturant Philippe de Mornay parmi d'autres. Henri de Guise y reçut le surnom de "Balafré", comme son père, suite à une blessure par un coup d'arquebuse qu'il reçut à la joue droite. Les conséquences de cette victoire furent réduites à néant avec l'attaque du fils du comte palatin qui vint menacer Paris. Philippe de Mornay, Seigneur du Plessis–Marly, également appelé Philippe Mornay Du Plessis (né le 5 novembre 1549 à Buhy, dans le Val-d'Oise - décédé le 11 novembre 1623 à La Forêt-sur-Sèvre, près de Cerizay, dans les Deux-Sèvres) était un théologien réformé, un écrivain et un homme d'État français, ami d'Henri IV, qui fut l'un des hommes les plus éminents du parti protestant à la fin du XVIe siècle.

 

 

 

► 1575 - 21 novembre Trêve de Champigny entre Catherine de Médicis et François d'Alençon dit François de France.

 

 

 

► 1576 - 25 février Henri de Navarre s'enfuit du Louvre. Le futur Henri IV s'évade et abjure le catholicisme qui lui a été imposé à la Saint-Barthélemy.

 

 

 

► 1576 - 7 mai Paix de Monsieur à Beaulieu accordant des facilités de cultes et 8 places fortes aux protestants. C'est la fin de la cinquième guerre de religion. Henri III se voit contraint d'accorder aux protestants de larges concessions par l'édit de Beaulieu. Parmi celles-ci, outre des places de sûreté et des Chambres mi-parties dans les parlements, la liberté de culte. Ces concessions exaspèrent la colère des catholiques qui fondent une ligue catholique. Monsieur, sous l'Ancien Régime, on désignait communément le frère cadet du roi de France sous le nom de Monsieur, avec une majuscule. 

 

 

 

L'édit de Beaulieu est une paix signée par Henri III de France durant les guerres de religion françaises. Le 6 mai 1576, mettant fin à la cinquième guerre de religion, l'édit accorde aux protestants une plus grande liberté de culte dans le royaume de France. Inacceptable pour les ultra-catholiques, ceux-ci s'organisèrent en une Ligue pour faire front commun contre Condé et Henri de Navarre. La paix ne dure pas et dans la même année, la Ligue force la reprise des combats dans la sixième guerre de religion.

 

 

 

► 1576 - 13 juin Henri de Navarre (futur Henri IV) abjure le catholicisme et reprend la tête du parti protestant.

 

 

 

► 1576 - 8 juin Création de la Sainte Ligue. La première Ligue se constitue à la suite du refus de voir s'installer en Picardie un gouverneur protestant, le prince de Condé (Henri Ier de Bourbon-Condé). La Sainte Ligue choisit pour chef Henri de Guise, dit le Balafré. Henri III règne sur un royaume que déchirent des fois chrétiennes. La Cour avait dû faire aux protestants, par la paix de Beaulieu, des concessions dont s'indignèrent les catholiques qui se décident à s'unir, en une ligue pour la défense de la religion. La Ligue, née en Picardie, à Péronne, recrute bientôt dans tout le royaume des adhérents. Les Guise, en particulier Henri le Balafré (Henri Ier de Guise), en sont les dirigeants.

 

 

 

Plus tard, il se formera à Paris, dans le sein de la Ligue, un comité, dit des Seize. Ces seize seront les plus ardents ligueurs. En 1576, les États Généraux de Blois provoquent une nouvelle rupture entre catholiques et protestants, et déclarent le roi chef de la Ligue. La Ligue catholique ou Sainte Ligue ou Sainte Union est le nom donné à un regroupement de catholiques, créé en France par Henri de Guise, en 1576. Il est appuyé par le pape Sixte V, les Jésuites, Catherine de Médicis et Philippe II d'Espagne. Ce parti ultra-catholique se forme en réaction à l'Édit de Saint-Germain (1570) et à l'Édit de Beaulieu (6 mai 1576) jugés trop favorables aux protestants ; il a pour but d'extirper définitivement le protestantisme de France. Ligue ou Sainte Ligue. Confédération de catholiques français formée par Henri Ier de Guise pour lutter contre les avantages accordés aux protestants par la "paix de Monsieur" en 1576.

 

 

 

Si la guerre religieuse, inspirée spirituellement par le cardinal de Lorraine (Charles de Guise), réunit les ligueurs, certains poursuivent le but politique de renverser le roi Henri III. Lorsque le protestant Henri IV devient l'héritier du trône, la Ligue entre en guerre contre la famille royale, appuyée par les Espagnols et le pape Grégoire XIII. Malgré les manoeuvres d'Henri III pour se rapprocher des ligueurs, il est chassé de Paris lors de la journée des Barricades (12 mai 1588). Sept mois plus tard, il fait assassiner le duc de Guise, provoquant un soulèvement général. Henri III lui-même est tué, tandis que le duc de Mayenne (Charles de Mayenne), nouveau chef de la Ligue, poursuit le combat contre Henri IV ; le cardinal de Bourbon est proclamé roi sous le nom de Charles X. La guerre de religion entre la Ligue catholique et le roi cesse suite à l'abjuration d'Henri IV (1593) et à son entrée dans Paris soumis (1594).

 

 

 

► 1576 La Ligue ouvre la sixième guerre, qui s'achève par l'édit de Poitiers, qui restreint les conditions du culte protestant.

 

 

 

►1576 - 13 août Le prince de Condé, Henri Ier de Bourbon, nommé gouver-neur de Peronne s'empare de la ville qui lui resistait.

 

 

 

► 1576 novembre Nouvelle réunion des États Généraux à Blois. États géné-raux de 1576-1577, les états généraux se tiennent à Blois : l'édit de pacification accordé par Henri III aux Huguenots fut révoqué, et le roi, après avoir inutilement tenté de s'opposer à la Ligue, s'en déclara lui-même le chef.

 

 

 

►1576 Jean Bodin écrit 'Les Six livres de la République'.

 

 

 

► 1576 Bernard du Haillan écrit 'Histoire de France'Bernard du Haillan, Bernard de Girard, Sieur du Haillan (1535-1610) Historiographe et Généalogiste. Deuxième fils de Louis, Bernard naît à Bordeaux en 1535, étudie au collège de Guienne sous la direction d'Élie Vinet et en compagnie de son cousin Pierre de Brach. Très bien introduit dans la haute bourgeoisie bordelaise, grâce à ce cousin, Bernard fréquente les meilleurs salons et cercles poétiques où il fait la connaissance de Montaigne et La Boétie. En 1555 il abjure le protestantisme et remarqué par la famille de Noailles apparentée aux de Brach, devient secrétaire de François de Noailles, évêque de Dax, qu'il accompagna à Londres (1556) et à Venise (1557). Il fut, par la suite, secrétaire des finances du duc d'Anjou, François de France, frère du roi, et historiographe de France en 1571.

 

 

 

 

► 1576 - 27 août Mort de Titien. Au terme d'une longue et riche carrière, le peintre Titien s'éteint à Venise, âgé de près de 90 ans. Certains diront qu'il a été emporté par la peste, et d'autres qu'il est simplement mort de vieillesse. Peintre à la renommée européenne, il a placé ses talents au service des plus grands noms de l'époque. Les maisons d'Este, de Gonzague et de Ferrare, mais aussi Charles Quint, le pape Paul III ou encore Philippe II d'Espagne lui ont passé commande. Des siècles après sa mort, ce formidable portraitiste et artiste de la Haute Renaissance apparaîtra comme le maître du Cinquecento vénitien.

 

 

 

 

► 1577 - 1er mai Victoire de la Ligue sur les protestants à La Charité, début de la sixième guerre de religion. La Charité-sur-Loire, place protestante, est prise et saccagée par les troupes de Monsieur (François de France, duc d'Alençon et d'Anjou).

 

 

 

 

► 1577 Sixième guerre. - Elle résulte de l'inobservation de la paix de Beaulieu. Succès des catholiques à La Charité et à Issoire. La guerre se termine par la paix de Bergerac (dite aussi de Poitiers). Sixième guerre de religion, la Ligue ouvre la sixième guerre, qui s'achève par l'édit de Poitiers, qui restreint les conditions du culte protestant.

 

 

 

 

► 1577 - 12 juin Victoire de la ligue sur les protestants à Issoire.

 

 

 

 

► 1577 - 17 septembre Paix de Bergerac restreignants les concessions faites aux protestants. Signature de la paix de Bergerac. La liberté de culte est limitée aux faubourgs d'une seule ville par bailliage.

 

 

 

 

► 1577 à 1640 - naissance et mort de Pierre Paul Rubens, peintre baroque flamand, était l'artiste européen nordique le plus renommé de son jour; il est maintenant largement reconnu en tant qu'un des premiers peintres dans l'histoire de l'art occidental. En accomplissant la fusion de la tradition réaliste de la peinture flamande avec la liberté imaginative et les thèmes classiques de la peinture italienne de la Renaissance, il a fondamentalemt.

 

 

 

Rubens est le plus grand peintre européen de la première moitié du XVIIe siècle. Né en Allemagne, formé en Flandres, puis en Italie, il a travaillé non seulement pour les Pays-Bas du Sud, mais pour l'Allemagne, la France, l'Espagne, l'Angleterre. Son oeuvre immense n'aurait pu se concevoir sans l'existence d'un vaste atelier, et son talent fut de gérer cet atelier de sorte que chaque tableau pût apparaître comme un chef-d'oeuvre unique.

 

 

 

 

► 1578 Création par Henri III de l'ordre du Saint-EspritL'Ordre du Saint-Esprit fut pendant les deux siècles et demi de son existence, l'Ordre de chevalerie le plus prestigieux de la monarchie française, et l'un des plus brillants d'Europe. C'est le 31 décembre 1578, en pleine guerre de religions, qu'Henri III fonda l'Ordre du Saint-Esprit, dont le but était de protéger le Roi de France, en tant que personne sacrée. Le monarque choisit le nom de Saint-Esprit pour cet Ordre, en référence à sa propre naissance, à son couronnement sur le trône de Pologne et plus tard sur celui de France, tous trois survenus le jour de la Pentecôte.

 

 

 

 

► 1578 Henri III interdit les combats en champ clos.

 

 

 

 

► 1578 à 1657 - naissance mort de William Harvey. Médecin anglais. Il fut le premier à décrire de façon exacte la grande circulation sanguine dans 'Exercitatio Anatomica de Motu Cordis et Sanguinis in Animalibus' (1628). Il fut également l'un des premiers à mettre en doute la théorie de la génération spontanée dans 'Exercitationes de Generatione Animalium' (1651)

 

 

 

 

► 1578 Début de la construction du Pont-Neuf. Lettres patentes du roi de France Henri III autorisant la construction du Pont Neuf sur la Seine à Paris. Le roi Henri III pose la première pierre du Pont Neuf à Paris, en présence de la reine-mère Catherine de Médicis. Le Pont Neuf est, malgré son nom, le plus ancien pont de Paris qui traverse la Seine et qui soit toujours intact. Il est classé monument historique. Son nom vient du fait que c'est le premier pont en pierres de Paris (auparavant les ponts étaient construits en bois). C'est un pont en arc construit en pierres.

 

 

Sa construction a été décidée en 1577, et le 2 novembre de cette année-là, Henri III désigne une commission chargée d'assurer la bonne construction du pont et le suivi des travaux. La construction est autorisée par lettres patentes du roi le 16 mars 1578. Lettre patente, dans le domaine de la diplomatique, une lettre patente est un document officiel attestant d'un droit, d'un état, ou d'un privilège.

 

 

 

► 1579 Ordonnance de Blois, par laquelle la possession d'un fief ne suffit plus pour créer l'état de noble. A la suite des États Généraux assemblés à Blois en 1576, le roi Henri III allait rendre à Paris, en mai 1579, une ordonnance de 363 articles relative à la police générale du royaume, dite ordonnance de Blois.

 

 

 

► 1579 - 28 février Traité de Nérac entre Catherine de Médicis et Henri de Navarre, moins favorable aux huguenots que la paix de Monsieur. Les protestants obtiennent quinze places de sûreté pour six mois. Six mois plus tard, ils refusent de les rendre. La guerre éclate. Nérac, centre du duché d'Albret, rattaché à la France seulement en 1607, est une des grandes capitales du protestantisme.

 

 

Marguerite d'Angoulême devenue reine de Navarre y établit sa cour. Elle y meurt en 1549. Dans le château dont subsiste l'aile Nord, elle accueille Lefèvre d'Étaples qui y meurt en 1536. Elle accorde asile à d'illustres réformateurs qui ne pouvaient plus résider en France sans danger. C'est à Nérac qu'en 1579 Henri III de Navarre, futur Henri IV, signera avec Catherine de Médicis le traité de paix mettant fin à la sixième guerre de religion.

 

 

 

 

►1579 Septième guerre. - Elle est marquée par les succès de Henri de Navarre (le Béarnais, futur Henri IV), l'un des chefs des protestants: il s'empare de Cahors; mais les catholiques s'emparent de La Fère. La paix est signée cette même année au Fleix. Septième guerre de religion, déclarée par une minorité de protestants, cette guerre fut l'une des plus courtes et des moins suivies. Elle se finit dans l'indifférence avec la prise de Cahors par Henri de Navarre et la paix de Fleix (près de Bergerac) accordant des baux de six ans aux places de sûreté protestantes.

 

 

 

Cette guerre est aussi appelée guerre des Amoureux en raison des intrigues de galanterie qui y donnèrent lieu. En effet, le protestant Henri de Navarre (futur Henri IV) et sa femme Marguerite de Valois (la reine Margot) menèrent joyeuse vie à Nérac au milieu d'une cour composée de jeunes seigneurs frivoles, et que leurs continuelles galanteries avaient fait surnommer les Amoureux.

 

 

 

► 1579 - 29 novembre le prince de Condé, Henri Ier de Bourbon, prend La Fère, début de la septième guerre de religion. La Fère est une commune française, située dans le département de l'Aisne et la région Picardie.

 

 

 

► 1580 - 29 mai Victoire de Henri de Navarre à Cahors sur les catholiques.

 

 

 

► 1580 - 19 septembre Les États Généraux des Pays-Bas propose leur trône à François duc d'Anjou et d'Alençon, dit François de France.

 

 

 

► 1580 - 26 novembre Paix de Fleix, négociée par François-Hercule, frère du roi, qui confirme les concessions de Nérac. Les quinze places de sûreté sont conservées pour six ans. L'autorité royale est réduite face aux gouverneurs : Henri de Navarre, roi en Navarre, seigneur en Rouergue et en Quercy, est gouverneur de Guyenne. Condé est gouverneur en Picardie. Les Guise contrôlent la Bretagne (Mercoeur), la Bourgogne (Mayenne), la Champagne (Guise), la Normandie (Elbeuf) et la Picardie, en concurrence avec Condé (Aumale). En Provence, les deux lieutenants du roi animent chacun un parti : le comte de Suze (les razats, huguenots et anti-seigneuriaux) et le comte de Carces (les carsistes, catholiques et seigneuriaux).

 

 

En Languedoc, le gouverneur Henri de Montmorency-Damville est catholique politique, allié au protestants et contrôle le Bas-Languedoc. Joyeuse, catholique royal, contrôle le Haut-Languedoc. Luynes, chef des troupes royales, tient Pont-Saint-Esprit, clé du Languedoc. Les protestants ont désigné Châtillon comme chef militaire en Languedoc. La Paix du Fleix, connue aussi sous le nom de convention ou conférence du Fleix, qui fut signée le 26 novembre 1580 a mis fin à la septième guerre de Religion. Le nom lui vient du village du Fleix en Périgord où le traité fut signé dans le château du marquis de Trans Germain Gaston de Foy (cousin du roi de Navarre), en présence notamment du frère du roi de France, François, duc d'Anjou, représentant les intérêts de son frère le roi Henri III, et de Henri roi de Navarre (futur Henri IV) représentant du parti des huguenots.

 

 

 

► 1580 Michel de Montaigne écrit 'Essais' (1580-1595): inauguration d'un nouveau genre littéraire, l'essaiUn essai est une oeuvre débattant d'un sujet donné selon le point de vue de l'auteur. Contrairement à l'étude, l'essai peut être polémique ou partisan. L'auteur d'un essai est appelé essayiste. Mais plus concrétement, un essai est une réflexion sur soi-même ou sur le monde extérieur par lequel vit l'essayiste.

 

 

Le genre des essais a été inventé (rendu célèbre) par Michel de Montaigne. Dans "Les Essais", il aborde de nombreux sujets d'étude du point de vue strictement personnel. On a souvent remarqué qu'il accordait une telle importance à cet angle d'approche qu'il y décrit par le détail ses propres sensations, perceptions et, parfois, ses maladies. Mais cette approche lui permet de fonder une réflexion philosophique extrêmement féconde.

 

 

 

► 1581 - 26 juillet Acte de La Haye. L'Acte de la Haye, aussi appelé l'Abjuration de la Haye est un acte rédigé par les États généraux des Pays-Bas le 26 juillet 1581, proclamant formellement l'indépendance des Provinces-Unies. Il suivit l'Union d'Utrecht de 1579. Au cours de la guerre de Quatre-Vingts ans, la Flandre fut presque entièrement reconquise par les espagnols, ainsi qu'une grande partie du Brabant et une petite partie de la Gueldre. Les Provinces-Unies sont le nom que prirent les sept provinces du nord des Dix-sept Provinces ou Pays-Bas espagnols en 1581 jusqu'à la création par les français de la République batave (1795) et du Royaume de Hollande (1806).

 

 

Le 2 juillet 1581, par l'Acte de La Haye, ces provinces, alors sous l'autorité du roi d'Espagne, prenaient leur indépendance et constituaient une fédération. Les causes de cette sécession étaient la volonté d'autonomie à l'égard du roi et le problème religieux, les habitants de ces provinces ayant majoritairement choisi la Réforme protestante. Depuis 1586 les États généraux des Pays-Bas ont cessé de chercher un nouveau souverain et l'union confédérale est pratiquement devenue une république.

 

 

 

► 1582 Bulle Inter Gravissimas du pape Grégoire XIII sur la réforme du calendrier Julien. Grégoire XIII, Ugo Boncompagni, né à Bologne le 7 janvier 1502, mort à Rome le 10 avril 1585. Il succède au pape Pie V le 14 mai 1572 sous le nom de Grégoire XIII. Son oeuvre principale est l'institution du calendrier grégorien par la bulle Inter gravissimas, en 1582, fixant le premier jour de l'année au 1er janvier. Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde. La structure du calendrier grégorien est analogue à celle du calendrier julien de la Rome antique.

 

 

C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du Soleil en 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février. Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens. Le passage du calendrier julien au calendrier grégorien n'eut pas lieu au même moment partout dans le monde, ce qui n'a pas manqué de causer des confusions.

 

 

En 1582, le pape Grégoire XIII décida dans la bulle Inter gravissimas que le jeudi 4 octobre 1582 serait immédiatement suivi par le vendredi 15 octobre pour compenser le décalage accumulé au fil des siècles. Imposé par le pape Grégoire XIII dans les États dont il était le souverain, le calendrier grégorien fut aussi immédiatement adopté par l'Espagne, l'Italie, le Portugal et la Pologne. En France, Henri III enlèvera ces jours en décembre. La Grande-Bretagne et les pays protestants n'adoptèrent le calendrier grégorien qu'au XVIIIe siècle, préférant, selon l'astronome Johannes Kepler, "être en désaccord avec le soleil, plutôt qu'en accord avec le pape".

 

 

L'adoption du nouveau calendrier en Grande-Bretagne en 1752 fut prétexte à des émeutes car certains prétendaient qu'on devrait payer un loyer mensuel complet avec seulement 21 jours ouvrés réels. Les pays de tradition orthodoxe ne l'adoptèrent qu'au début du XXe siècle. En Russie, il faudra passer la Révolution d'octobre de 1917, qui selon le calendrier grégorien s'est déroulée en novembre, pour que la toute jeune URSS adopte le calendrier grégorien en 1918.

 

 

 

► 1583 Matteo Ricci entre en Chine. Matteo Ricci (Macerata 1552- Pékin 1610), est un prêtre et missionnaire jésuite italien ayant inspiré la réalisation du dictionnaire de sinogrammes 'le Grand Ricci'. Il est ordonné novice jésuite à Rome en 1578 puis prêtre à Cochin (en Inde) en 1580. Il entre en Chine en 1583 et s'installe à Zhaoqing près de Canton et parvient à se mettre en contact avec des mandarins grâce à ses grandes connaissances en mathématiques et en astronomie.

 

 

Il reste dix-huit ans dans le sud de la Chine à proximité de Macao et apprend à lire et écrire le chinois. En 1601 il se fait inviter a la cour impériale de Pékin, en tant qu'ambassadeur des Portugais auprès de l'empereur Wanli, porteur d'une épinette, d'une mappemonde et de deux horloges à sonnerie. Premier missionnaire chrétien à entrer en contact aussi proche avec l'empereur depuis les nestoriens, il parvient à fonder l'Église chinoise, mais ses efforts sont partiellement ruinés, plus tard, lors de la querelle des Rites chinois. Il est enterré à proximité de la Cité interdite.

 

 

 

►1583 Joseph Juste Scaliger imaginé une "période julienne" (Ainsi nommée par analogie avec le calendrier julien. Étant protestant, il refuse l'adoption du calendrier grégorien instauré le 24 février de l'année précédente par... un pape : Grégoire XIII). Joseph Juste Scaliger, fils de Jules César Scaliger, est né en 1540 à Agen, et mort en 1609. Il surpassa de loin son père comme philologue, et se fit en outre un nom comme chronologiste et historien.

 

 

Il fut quelque temps précepteur dans une famille noble près de Tours, puis parcourut la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Écosse, et embrassa la religion réformée (1562); il fut appelé à l'Académie de Leyde en 1593, comme successeur de Juste-Lipse. On le regarde comme le véritable créateur de la science chronologique. Plein de vanité comme son père, il prétendit, dans une lettre intitulée : De vestutate gentis Scaligerae, faire remonter sa noblesse jusqu'aux rois Alains. Il eut aussi, comme son père, de vives querelles avec plusieurs de ses contemporains, notamment avec Scioppius.

 

 

 

► 1583 Robert Garnier écrit "Les Juives". Dans un contexte de Renaissance tournée vers l'art grec et l'apparition de la langue française, Robert Garnier donne, avec "les Juives", les premières lettres de noblesse à un genre dramatique qui va devenir essentiel en France : la tragédie. Si Garnier a souvent repris les mythes grecs, il s'inspire ici de l'Ancien Testament et retrouve tout le sens religieux et politique du registre tragique. La réalité des guerres de religion transparaît en effet dans une oeuvre qui pose la question des responsabilités face aux massacres religieux. Robert Garnier est un poète et dramaturge français né en 1545 à La Ferté-Bernard (Sarthe) et mort en 1590.

 

 

 

►1584 - 10 juin Mort de François d'Anjou et d'Alençon, dit François de France, quatrième fils de Henri II, frère puîné de Henri III. Il était devenu duc d'Anjou à l'avènement de Henri III; il avait porté jusqu'alors le titre de duc d'Alençon. Henri III n'ayant pas d'héritiers, le droit à la couronne passe à Henri de Navarre (futur Henri IV). Les Ligueurs considérèrent Charles Ier de Bourbon comme l'héritier du trône de France, excluant de la succession tous les protestants. Charles Ier de Bourbon, archevêque de Rouen (1523 † 1590), fils de Charles IV de Bourbon et de Françoise d'Alençon, également cardinal, frère puîné d'Antoine de Bourbon, père d'Henri IV.

 

 

 

Evêque de Nevers à l'âge de 17 ans (1540-1545), il est par la suite archevêque de Rouen de 1550 à 1590, évêque de Nantes de 1550 à 1554 et légat du pape en Avignon de 1565 à 1590. En 1584, à la mort du duc d'Alençon, les Ligueurs le considérèrent comme l'héritier du trône de France, excluant de la succession tous les protestants. Henri III le fit arrêter et, en 1589, lorsque les Ligueurs le proclamèrent roi de France sous le nom de Charles X, il était toujours emprisonné à Fontenay-le-Comte. Il finit par renoncer lui-même à cette royauté, et reconnut la légitimité de son neveu Henri IV. C'est là qu'il mourut l'année suivante.

 

 

 

► 1584 - 31 décembre Traité de Joinville scellant l'alliance des Guises avec Philippe II d'Espagne. Philippe II d'Espagne, (né en 1527 à Valladolid - mort en 1598 au palais de l'Escurial), était un prince espagnol de la maison de Habsbourg. Il était le fils de Charles Quint ((1500-1558), roi de Castille et de Leon (1506-1555) et roi d'Aragon (1516-1556), sous le nom de Charles Ier, et empereur romain germanique (1519-1556), sous le nom de Charles V, et d'Isabelle de Portugal (1503-1539)).

 

 

En 1556, après l'abdication de son père et sa retraite au monastère de Yuste, Philippe devint roi d'Espagne (1558-1598), sans compter de nombreux autres titres, tandis que les princes-électeurs du Saint-Empire romain germanique portaient à leur tête le frère cadet de Charles Quint, Ferdinand Ier (1503-1564). En 1580, après la mort du roi de Portugal Henri Ier (1512-1580), dit Henri le Cardinal, Philippe II d'Espagne devint à son tour roi de Portugal (1580-1598) sous le nom de Philippe Ier. Son règne représente le sommet de la puissance de l'Espagne, pour laquelle il est le siècle d'or. Les richesses affluent d'Amérique.

 

 

 

► 1585 - 30 mars Déclaration de Péronne. Elle est faite par le cardinal Charles Ier de Bourbon, oncle d'Henri de Navarre, et constitue un manifeste qui dénie au Béarnais (futur Henri IV) tout espoir de succéder à Henri III. Formation de la Ligue catholique sous le patronage des Guise. La Ligue veut faire adopter la catholicité comme condition de légitimité. Les Guise, d'ascendance carolingienne, voient le moyen d'accéder au trône.

 

 

 

► 1585 à 1598 - Huitième et dernière guerre de religion dite aussi Guerre des Trois Henri (Henri III, Henri de Navarre, Henri Ier de Guise). Cette dernière guerre a été la plus longue des guerres de religion. Commencée sous Henri III, elle se poursuit jusqu'à l'abjuration de Henri IV. En 1585, Henri III a révoqué tous privilèges accordés jusqu'alors aux protestants. Toutefois, il regarde Henri de Navarre comme l'héritier de la couronne et ne se cache pas d'éprouver de la sympathie pour lui. La noblesse catholique est indignée à la pensée que le trône pourrait être occupé par un prince hérétique : elle oppose au Béarnais (futur Henri IV) Henri Ier de Guise et conclut avec le roi d'Espagne, Philippe II, le traité de Joinville par lequel ce souverain s'engage à soutenir Henri Ier de Guise et la Ligue.

 

 

Cette époque se marque par une recrudescence du fanatisme catholique contre les protestants. Une nouvelle guerre éclate, au cours de laquelle Henri III, dominé par la Ligue, combattra à son corps défendant son futur successeur. Huitième guerre de religion, l'affrontement entre catholiques et protestants prend une tournure plus importante avec l'alliance des Protestants aux Néerlandais en révolte contre l'Espagne et celle des Catholiques de la Ligue avec Philippe II d'Espagne. Détesté par les Ligueurs, Henri III ne peut maintenir son autorité et est chassé de Paris lors de la "Journée des Barricades" en 1588. Il tente d'éliminer la Ligue en faisant assassiner ses chefs, le duc de Guise (Henri Ier de Guise) et son frère le cardinal de Lorraine (Louis de Lorraine) à Blois en 1588.

 

 

Il est assassiné l'année suivante par un moine fanatique, faisant ainsi de Henri de Navarre, chef des Protestants, le roi de France sous le nom d'Henri IV. Henri IV doit lutter pour reconquérir son royaume tenu par la Ligue, qui refuse de reconnaître un roi protestant ; mais le ralliement des personnes fidèles à la dignité royale, et surtout sa conversion au catholicisme en 1593 lui ouvrent les portes de Paris. Henri IV éloigne les ambitions de Philippe II d'Espagne par une guerre entre 1595 et 1598 qui aboutit à la paix de Vervins. Le problème religieux est réglé par l'adoption d'un édit de tolérance, l'Édit de Nantes en 1598.

 

 

 

► 1585 - 10 juin Le duc de Guise, Henri Ier de Guise, et Charles Ier de Bourbon (cardinal de Bourbon) envoient un ultimatum au roi.

 

 

 

► 1585 - 7 juillet Henri III signe la paix de Nemours avec les ligueurs accordant pensions, places fortes et gouvernements.

 

 

 

► 1585 - 18 juillet Henri III interdit le culte réformé. Le roi de France Henri III est contraint de signer avec les Guise la Paix de Nemours, qui annule toutes les mesures de tolérance à l'égard des Protestants, et prend la tête des armées catholiques. Navarre et Condé sont déclarés inapte à la succession.

 

 

 

► 1585 - 9 septembre Le pape Sixte V excommunie Henri de Navarre (futur Henri IV) et le prince de Condé (Henri Ier de Bourbon). Sixte V, Felice Peretti, né à Montalto le 13 décembre 1520, mort à Rome le 27 août 1590, élu pape le 1er mai 1585 sous le nom de Sixte V.

 

 

 

► 1585 - 9 octobre Les Espagnols prennent Cambrai.

 

 

 

► 1585 à 1672: naissance et mort de Heinrich Schütz, compositeur allemand. Il est, avec Claudio Monteverdi, l'un des plus grands musiciens de tous les temps. Né exactement un siècle avant Bach, élève de Gabrieli puis de Monteverdi, il va concilier les éléments du génie allemand et italien dans une synthèse jamais réalisée avant et, en dépit de Bach, que l'on a plus revue depuis.

 

 

 

► 1585 à 1638 - naissance et mort de Cornelius Jansen, Corneelius Jansen, plus connu sous le nom de Jansenius (28 octobre 1585 - 6 mai 1638) était prêtre à Ypres et est le père du Jansénisme. Le jansénisme s'inspire de la pensée de Saint Augustin. Il a été développé par Cornélius Jansen (1585-1638) dit Jansénius, évêque d'Ypres dans l'Augustinus, publié en 1640. Le jansénisme s'inscrit en réaction contre l'humanisme et le molinisme. Le jansénisme se diffusa en France grâce à Jean Duvergier de Hauranne, abbé de Saint-Cyran, disciple de Jansénius. Il se développa d'abord au couvent de Port-Royal. Il se répandit ensuite dans d'autres milieux ecclésiastiques et gagna les villes de province.

 

 

Le jansénisme revêt une forme doctrinale, celle de Jansénius, et une forme appliquée, celle de Port-Royal, et en cela il fait partie de la Réforme catholique française. L'homme est totalement déchu par suite du péché originel, il tend vers le Mal de façon naturelle. Cette vision de l'homme est proche de celle du calvinisme. Seule la grâce de Dieu peut le pousser vers le Bien et le détourner de la "délectation terrestre". Cette grâce exige de ceux qui la reçoivent, une foi à toute épreuve et un combat quotidien contre le Mal : "à la morale de l'honnête homme, les jansénistes opposent celle de la sainteté" (René Taveneaux). Les jansénistes exigent de leurs pénitents, une contrition parfaite pour leur donner l'absolution. On retrouve ici l'idéal d'intransigeance de Calvin, dans la pratique de la foi.

 

 

Néanmoins le jansénisme n'est pas une doctrine statique, il s'est uni à des influences diverses. Il existe, en fait non pas un jansénisme mais des jansénismes. Jansénisme. Mouvement religieux animé par la doctrine de Jansénius, évêque hollandais qui prône au début du XVIIe siècle la conception de la grâce (toute-puissante devant l'incapacité de l'homme à mériter son salut) exposée par saint Augustin. En France, les jansénistes dispensent leur enseignement à l'abbaye de Port-Royal, fréquentée notamment par Pascal et Racine.

 

 

Au-delà des querelles dogmatiques, les jansénistes forment un groupe hostile à l'arbitraire royal et à la morale mondaine des jésuites, idées qui séduisent la bourgeoisie parlementaire. Face à ce danger, Louis XIV entreprend de les soumettre par la signature d'un formulaire par lequel ils reconnaissent les condamnations de certaines de leurs propositions par l'Église. Les religieuses de Port-Royal, qui refusent de signer, assistent en 1661 à l'expulsion de leurs novices. Elles finissent par accepter la "paix clémentine" de 1669. De nouvelles agitations politiques mettant en conflit le Saint-Siège et la royauté aboutissent à l'expulsion des religieuses (1709) et à la destruction de l'abbaye de Port-Royal-des-Champs (1711).

 

 

 

► 1585 mort Pierre de Ronsard. Pierre de Ronsard, poète devenu sourd et “perclus dedans un lit” depuis dix mois, meurt à Saint-Cosme dont il est prieur, tout près du lieu de sa naissance.

 

 

 

► 1586 - 25 octobre Marie Stuart condamnée à mort. Au terme de 18 ans de prison, la reine d'Écosse est reconnue coupable de conspiration contre la reine d'Angleterre, Élisabeth Ière et condamnée à mort. La reine mettra plusieurs mois avant de signer son acte d'exécution qui aura finalement lieu le 8 février 1587. Épouse du roi de France François II, Marie Stuart est rentrée en Écosse à la mort de son mari en 1560. Profondément catholique, elle ne peut accepter que le protestantisme devienne la religion d'état en Écosse. Prétendante au trône d'Angleterre, elle complota un assassinat contre la reine avec son page, Anthony Babington.

 

 

 

► 1586 Le Greco peint 'L'enterrement du conte d'Orgaz’

 

 

 

► 1586 Simon Stevin publie 'Statique et hydrostatique' (De Beghinselen der Weeghconst) dans lequel il expose le théorème du triangle des forces. Simon Stevin (1548/49 à Bruges - 1620) fut un mathématicien hollandais. On connait peu de choses sur sa vie sauf qu'il a laissé une veuve et deux enfants. Il semble qu'il ait commençé sa vie comme commis d'un marchand à Anvers. Il voyagea en Pologne, au Danemark et en d'autres lieux du nord de l'Europe et fut un intime du prince Maurice de Nassau, qui le consulta souvent et en fit un officier public – le premier directeur des affaires hydrauliques – puis un quartier-maître. Stevin fut le premier à montrer comment modeler un polyèdre en définissant ses bords dans un plan.

 

 

Il distingua aussi un équilibre stable et instable. Il prouva la loi de l'équilibre sur un plan incliné. Il démontra avant Pierre Varignon la résolution de forces, laquelle, simple conséquence de la loi de cette composition, n'avait pas été remarquée précédemment. Il découvrit le paradoxe hydrostatique : la pression vers le bas d'un liquide est indépendante de la forme du vaisseau, et dépend seulement de son poids à la base. Il donna aussi la mesure de la pression sur n'importe quelle portion d'un côté d'un vaisseau. Il eut l'idée d'expliquer les marées par l'attraction de la lune. En 1506, il démontra que deux objets de poids différents tombaient avec la même vitesse. Stevin semble avoir été le premier qui fit un axiome de la défense des forteresses par l'artillerie. Auparavant elle se basait surtout sur les armes de petit calibre. Il fut l'inventeur de la défense par un système d'écluses, ce qui fut de la plus haute importance pour les Pays-Bas.

 

 

 

► 1587 - 20 octobre L'armée royale (catholique) commandée par le duc de Joyeuse (Anne de Joyeuse) est battue à Coutras par Henri de Navarre. Mais Henri Ier de Guise bat à Montargis et à Anneau des troupes suisses et allemandes qui cherchent à faire leur jonction avec celles du roi de Navarre à l'aide duquel elles sont destinées. Anne de Joyeuse, baron d'Arques, vicomte puis duc de Joyeuse fut l'un des mignons du roi Henri III.

 

 

 

► 1587 Élisabeth Ière d'Angleterre ordonne l'exécution de Marie Stuart pour complot.

 

 

 

► 1587 - 26 octobre : Bataille de Vimory, lors de la huitième guerre de religion, au cours de laquelle Henri de Lorraine duc de Guise (Henri Ier de Guise), dit le Balafré, à la tête des troupes catholiques, vainquit les protestants aidés de mercenaires allemands calvinistes.

 

 

 

► 1587 - 24 novembre : Bataille d'Auneau, pendant la huitième guerre de religion, qui voit la victoire des troupes catholiques, menées par Henri Ier de Guise, dit le Balafré, 3ème duc de Guise, sur les protestants.

 

 

 

► 1588 mars Mort du prince de Condé, Henri Ier de Bourbon.

 

 

 

► 1588 - 8 mai Entrée triomphale du duc de Guise (Henri de Guise) à Paris malgré l'interdiction du roi.

 

 

 

► 1588 - 12 mai Journée des barricades, insurrection des Parisiens. Le duc de Guise (Henri de Guise), chef de la Ligue catholique, est entré dans Paris le 8 mai, malgré l'interdiction du roi. Paris reproche à Henri III d'avoir laissé s'enfuir ceux des protestants qui ont réussi à échapper à Guise, à Vimory et à Auneau à la fin de l'année précédente, comme elle reproche au roi la cherté du pain, comme le clergé raille les prières et les pénitences du roi. Le roi reçoit Henri de Guise avec froideur. Le lendemain, Henri de Guise revient avec 400 amis armés. Pour se protéger, le roi fait appel à 4 000 Suisses et à 2 000 gardes français.

 

 

Paris, dont seule la municipalité a le droit de lever des troupes dans la ville, ne tolère pas cet affront et se couvre de barricades. Seul Guise qui répond à ceux qui le saluent d'un “Vive Guise !” par “Criez aussi vive le roi !” parvient à ramener le calme. Il passe pour être le maître de Paris. Le lendemain le roi s'enfuit. Journée des Barricades, le 12 mai 1588 éclate à Paris un soulèvement populaire mené par le "Conseil des Seize" (censé représenter les seize arrondissement du Paris de l'époque) ainsi que par le Duc de Guise (Henri Ier de Guise). Ce soulèvement a pour cause principale l'animosité du peuple à l'égard du roi Henri III, soupçonné de vouloir désigner comme son successeur Henri de Navarre (futur Henri IV), un protestant.

 

 

Dès lors, le peuple de Paris se range derrière le duc de Guise (Henri de Guise), chef de la Sainte Ligue. Celui-çi est en effet, malgré l'interdiction royale, revenu à Paris. Dès lors, méfiant, Henri III fait venir dans la capitale plusieurs régiments de garde suisse et de garde française. Le roi ayant violé un privilège qui veut qu'aucune troupe étrangère n'ait le droit de séjourner à Paris, et les Parisiens craignant de voir les chefs catholiques arrétés, les esprits s'échauffent et, le 12 mai, des barricades sont montées au coeur du Quartier Latin (du mot barrique, principal objet utilisé pour les constituer).

 

 

La journée se termine par la mort d'une soixantaine de soldats, la victoire du duc de Guise qui prend possession de Paris, et la fuite du roi Henri III au château de Blois. Dès lors en position de force, Henri Ier de Guise en profite pour faire signer l'édit d'union à Henri III (par lequel ce dernier s'engage à ne jamais conclure "aucune paix ou trêve avec les hérétiques") et se faire nommer lieutenant général du royaume. Le roi convoque les États Généraux à Blois.

 

 

 

► 1588 - 13 mai Henri III s'enfuit de Paris.

 

 

 

► 1588 - 21 juillet Édit de l'Union exigeant que le roi soit catholique. Henri III est contraint de signer à Rouen avec la Ligue l'édit d'Union, par lequel il nomme Henri de Lorraine, dit le Balafré (Henri de Guise), lieutenant général des armées du royaume et le cardinal de Bourbon (Charles Ier de Bourbon) l'héritier présomptif du trône sous le nom de Charles X.

 

 

 

► 1588 - 4 août Henri III nomme le duc de Guise (Henri de Guise) lieutenant-général du royaume.

 

 

 

►1588 - 22 décembre Henri III démissionne le duc de Guise (Henri Ier de Guise).

 

 

 

► 1588 - 23 décembre Henri III fait assassiner le duc de Guise (Henri Ier de Guise) et son frère (Louis II de Guise) par le capitaine du Guast. Depuis plusieurs jours, les partisans du duc de Guise redoutent que l'on attente à sa vie. “Il n'oserait” leur répond le balafré (Henri Ier de Guise) âgé de trente-huit ans, certain que le roi Henri III ne fera rien. A 7 heures du matin en ce 23 décembre, le duc se rend au Conseil du roi. Il entre dans la chambre du roi en picorant des raisins de Damas. Des mignons du roi, dont M. de Montsériac, saluent cet homme qui mesure un peu plus de deux mètres, puis le suivent à distance comme par respect. Tout à coup, Montsériac se jette sur lui et lui enfonce son poignard dans la poitrine.

 

 

Le duc crie : “Mon Dieu, mes péchés sont en cause, ayez pitié de moi”. Puis le sang sort de sa bouche. Il murmure encore : “Miserere mei, deus”. Il s'écroule sur le sol. Henri III s'avance alors. Il contemple le corps du duc et murmure “Dieu qu'il est grand ! Plus grand encore mort que vivant”. Louis II de Guise, dit le cardinal de Guise (né le 6 juillet 1555 à Dampierre - mort le 24 décembre 1588, au château de Blois), appartenait à la célèbre maison de Guise, branche cadette de la maison de Lorraine, qui joua un rôle de premier plan dans la vie politique française au XVIe siècle. Il était le deuxième fils de François Ier de Lorraine, duc de Guise, et d'Anne d'Este-Ferrare, comtesse de Gisors (1531 - 1607). Il fut archevêque-duc de Reims de 1574 à 1588.

 

 

 

► 1588 L'Angleterre soutient les Pays-Bas contre l'Espagne. L'Espagne arme l'Invincible Armada contre l'Angleterre. La flotte est détruite dans le Pas-de-Calais par la flotte anglaise. Philippe II d'Espagne envoie son "Invincible Armada" pour débarquer l'armée de 19 000 hommes d'Alexandre Farnèse (Pays-Bas), en Angleterre afin de punir la reine Élisabeth Ière d'Angleterre de l'exécution de Marie Stuart sa cousine et de rétablir le catholicisme. La flotte quitte Lisbonne le 18 juin. La mort de son comandant, le marquis de Santa Cruz la laisse aux mains de l'incompétent duc de Medina Sidonia (départ de La Corogne, le 12 juillet).

 

 

Elle entre en Manche le 28 juillet et jette l'ancre au large de Dunkerque et de Calais. Tempêtes, harcèlement des marins anglais (Drake, Hawkins, Frobisher, Raleigh) qui refusent l'affrontement direct, en dirigeant sur l'Armada des navires enflammés, retard des renforts d'Alexandre Farnèse, font échouer l'expédition qui ne peut débarquer (30 juillet-7 août). Un fort coup de vent du Sud la force à lever l'ancre le 10 août et à entamer la circumnavigation des Iles Britanniques. La flotte a perdu 11 000 hommes et soixante-trois vaisseaux sur cent trente retourneront à Lisbonne (15 septembre). L'Espagne perd sa suprématie maritime.

 

 

 

► 1588 mort de Véronèse.

 

 

 

► 1589 - 5 janvier Mort de Catherine de Médicis (à Blois). La reine a soixante-dix ans, lorsqu'elle s'éteint tranquillement à Blois. Six mois plus tard, son fils bien-aimé Henri III sera assassiné.

 

 

 

►1589 Henri III a fixé provisoirement sa résidence à Tours. Il s'allie avec Henri de Navarre (futur Henri IV) pour tâcher de recouvrer Paris et le pouvoir effectif ; leurs troupes réunies viennent attaquer la capitale ; à Saint-Cloud, où elles stationnent en vue de cette opération.

 

 

 

► 1589 - 12 février Le duc de Mayenne (Charles de Guise), frère du duc de Guise (Henri de Guise) entre à Paris. Charles de Guise, duc de Mayenne, (né en 1554 à Alençon, Orne - mort en 1611 à Soissons, Aisne) Charles de Guise est le fils de François Ier de Lorraine de Guise et donc le frère d'Henri Ier de Guise. Il fut premier chambellan et gouverneur de Bourgogne. Il prit Brouage lors de la sixième guerre de religion (1577), et enleva La Mure aux protestants du Dauphiné lors de la prise d'armes suivante. Il fut amiral de France jusqu'en 1582, poste qu'il perdit au profit du duc de Joyeuse, l'un des deux "archimignons" d'Henri III de France.

 

 

Il devient chef de la Ligue après l'assassinat de son frère Henri de Guise en 1588 ; à la mort de Henri III de France, il fait vainement proclamer roi le cardinal de Bourbon (Charles Ier de Bourbon). Il fut vaincu à Arques (1589) et à Ivry (1590) par Henri IV de France. En 1591, il fit pendre les dirigeants de la Ligue parisienne qui, eux, venaient de faire pendre Barnabé Brisson, premier président du parlement de Paris, scellant ainsi la rupture entre la Ligue nobiliaire et la Ligue urbaine. Il échoua à se faire élire roi par les états généraux qu'il avait convoqué à Paris en 1593. Il fit acte de soumission solennelle à Henri IV de France en novembre 1595, en échange de 3 580 000 livres et de trois places de sûreté en Bourgogne, dont il perdit le gouvernement.

 

 

 

► 1589 - 13 mars Les ligueurs nomme le duc de Mayenne lieutenant-général du royaume.

 

 

 

► 1589 - 30 avril Réconciliation de Henri III et Henri de Navarre (futur Henri IV) a Plessis-lès-Tours.

 

 

 

► 1589 - 3 juillet Henri III et Henri de Navarre prennent Étampes.

 

 

 

► 1589 - 26 juillet Henri III et Henri de Navarre prennent Pontoise.

 

 

 

► 1589 Siège de Paris par Henri III et le futur Henri IV, alors protestant. As-sassinat de Henri III, fin de la dynastie capétienne des Valois.

 

 

 

► 1589 - 1er août Attentat du moine Jacques Clément à Saint-Cloud contre Henri III. Le roi est à Saint-Cloud lorsqu'un moine demande à le voir pour lui communiquer d'importantes informations. Alors qu'il est agenouillé devant le roi, qui le reçoit, le moine Jacques Clément le frappe au bas-ventre d'un coup de couteau. “Ah ! le méchant moine, il m'a tué !”, s'écrie le roi, qui retire le couteau de son ventre et réussit à frapper au front son agresseur. Les mignons du roi se précipitent sur le moine et le lardent de coups de dagues.

 

 

Ils jettent le cadavre par la fenêtre. Quelques heures plus tard, malgré des soins que le roi devine vains, Henri III, qui n'a pas eu d'enfants de Louise de Lorraine, désigne son cousin Henri de Navarre (bientôt Henri IV) comme son successeur et exige qu'on le reconnaisse pour tel. Devant l'hésitation de ceux qui l'entourent, le roi se redresse sur son lit et leur dit : “Je vous l'ordonne”. Jacques Clément (1567-1589) est un religieux dominicain qui a assassiné le roi Henri III le 1er août 1589.

 

 

 

► 1589 - 2 août Mort de Henri III, Henri de Navarre lui succède.

 

 

 

► 1589 Par suite de la mort de Henri III, Henri de Navarre devient roi de France sous le nom de Henri IV; mais les catholiques de l'armée de Henri IV refusent de le reconnaître à cause de sa religion et l'abandonnent. Henri IV ne pouvant continuer le siège de Paris porte ses troupes en Normandie et gagne la bataille d'Arqués sur le duc de Mayenne (Charles de Mayenne, Charles de Guise). Les catholiques lui opposent la candidature au trône du Charles Ier de Bourbon (cardinal de Bourbon et oncle d'Henri IV) et de son côté Philippe II aspire à faire passer la couronne de France sur la tête de sa fille Isabelle d'Espagne, qu'il a eue d'Élisabeth de France, fille de Henri II.

 

 

 

► 1589 LES BOURBONS.

 

 

 

► 1589 Maison capétienne de Bourbon. cette branche de la dynastie capétienne est issue de Robert de France, comte de Clermont (et par mariage seigneur de Bourbon), dernier fils de Saint Louis. Elle régna sur plusieurs pays d'Europe (Navarre, France, Espagne, Deux-Siciles, Luxembourg, Andorre, Lucques, Parme...), se scindant en de nombreuses branches. Henri IV le Grand, 1553 - 1610, Roi de France 1589-1610 ; Louis XIII le Juste, 1601 - 1643, Roi de France 1610-1643 ; Louis XIV le Grand, 1638 - 1715, Roi de France 1643-1715 ; Louis de France, 1661 - 1711, Grand Dauphin ; Louis de France, 1682 - 1712, Dauphin ; Louis XV le Bien-Aimé, 1710 - 1774, Roi de France 1715-1774 ; Louis de France, 1729 - 1765, Dauphin ; Louis XVI, 1754 - 1793, Roi de France 1774-1791, roi des Français 1791-1792 ; Louis XVIII, 1755 - 1824, Roi de France 1814-1815 et 1815-1824 ; Charles X, 1757 - 1836, Roi de France 1824-1830.

 

 

 

► 1589 Henri IV (1589-1610)

 

 

 

► 1589 Henri IV. Fils d'Antoine de Bourbon descendant de Saint Louis et de Jeanne d'Albret reine de Navarre, il devient chef du parti calviniste à la mort de Condé (Louis Ier de Bourbon prince de Condé oncle du futur Henri IV) en 1569. Roi de Navarre à la mort de son père en 1572, la même année il est marié à Marguerite de Valois (future reine Margot) soeur du roi Henri III, il échappe au massacre de la Saint Barthélemy. En 1576, il reprend la tête de l'armée protestante. La guerre des religions se poursuit et le 14 septembre 1577 c'est la paix de Bergerac qui est sanctionnée par l'Édit de Poitiers le 17.

 

 

Cette paix fait apparaître la montée en puissance du parti des "politiques" qui se veut ni catholique ni protestant. Pendant la visite des provinces françaises (du 2 août 1578 au 18 novembre 1579) de Catherine de Médicis la guerre reprend. Le 10 juin 1584 François d'Anjou (François de France) l'héritier du Trône, quatrième fils de Henri II, meurt de tuberculose. L'héritier maintenant est Henri de Navarre. Henri III envoie des émissaires auprès d'Henri de Navarre pour le persuader d'abjurer. Les Ligueurs et des représentants de Philippe II d'Espagne désigne le cardinal Charles Ier de Bourbon l'oncle de Henri de Navarre successeur d'Henri III.

 

 

Sous la pression des ligueurs, Henri III interdit le culte protestant en juillet 1585, cet édit est agravé le 7 octobre puis à nouveau le 26 avril 1586. En juillet 1587 des émeutes ont lieu dans Paris, les émeutes de la faim en juin le setier de blé est passé de 22 à 30 francs, Paris grouille de mendiants. Le 20 octobre 1587 les troupes huguenotes commandées par le Béarnais battent les troupes de la ligue à Coutras, Anne de Joyeuse qui les commandait et son frère sont tués ainsi que 2000 hommes et 400 nobles catholiques. C'est la première grande victoire de Henri de Navarre (Henri IV). Le 9 mai 1588 malgré les ordres du roi, Henri Ier de Guise entre dans la capitale où il est acclamé.

 

 

Le roi devant cette popularité n'ose pas le faire arreter. Le 12 mai suite à un malentendu survenu dans un climat de tension savamment entretenu par la ligue, Paris se couvre de barricades, le lendemain Henri III est obligé de quitter Paris, haï qu'il est des Ligueurs et se rapproche de Henri de Navarre. En septembre 1588, Henri III convoque les états généraux à Blois au cours desquels il fait assassiner Henri Ier de Guise et son frère Louis cardinal de Lorraine (Louis de Lorraine). Le 2 Août 1589, Henri III est, à son tour, assassiné par le moine ligueur Jacques Clément.

 

 

Henri III avait avant sa mort reconnu Henri de Navarre (Henri IV) comme héritier de la couronne. Mais la Ligue ne pouvait accepter un Huguenot comme roi. Les ligueurs proclament le cardinal Charles Ier de Bourbon roi sous le nom de Charles X, il est alors captif de son neveu (il mourra le 9 mai 1590). Mayenne reprend l'offensive, et va affronter Henri de Navarre qui est retranché dans Dieppe où il attend des renforts anglais. Mayenne est d'abord battu, malgré sa supériorité numérique, à Arques près de Dieppe le 21 septembre 1589 puis à Ivry (Ivry la bataille) le 14 mars 1590. En mai Henri engage le siège de Paris tenu par la ligue commandée par le duc de Nemours, frère de Mayenne (Charles de Mayenne).

 

 

Le 6 août la situation des Parisiens est très critique les Ligueurs entament des négociations mais les font traîner en longueur jusqu'à l'arrivée de renforts qui brisent le siège. Le 30 août 1590 le siège est levé, il a fait 45 000 morts dans la capitale soit 20% de la population. Les campagnes aussi sont épuisées des révoltes éclatent un peu partout, l'autorité de la ligue s'effrite. Sur les conseils de son compagnon d'arme Maximilien de Béthune futur Sully, Henry IV s'instruit à la religion catholique et se convertit le 25 juillet 1593 a Saint Denis. Une trêve est signée, les Parisiens marchent en foule à Saint Denis. Le 27 février 1594, Henri IV est sacré à Chartres (Reims est toujours tenu par la ligue) il entre dans Paris en mars 1594.

 

 

Il doit cependant continuer la lutte contre la ligue et Philippe II d'Espagne vainqueur en 1595 à Fontaine Française, les combats continueront jusqu'en 1598 dans le nord de la France. A partir de 1598 il se consacre à la reconstruction de la France et à rétablir l'autorité royale. Il est aidé de Sully qu'il nomme surintendant des finances et Grand voyer. Barthélemy de Laffemas est nommé Contrôleur Général du Commerce et des Manufactures, il favorise l'installation de manufactures à Lyon, Tours, Paris en Poitou et en Béarn et exportation de soies, tapisseries, cuirs.

 

 

Avec la paix, l'autorité se rétablit, la prospérité économique renaît. Les campagnes qui avaient été ravagées par 36 années de guerre civile retrouve leur dynamisme, les marais de Saintonge sont asséchés. Henri IV crée le collège de La Flèche qu'il confie aux Jésuites, il fait achever le Pont Neuf (premier pont de Paris dépourvu d'échoppes et d'habitations) qu'il inaugure en 1603. Il fait achever la place royale (actuelle place des Vosges) puis la place Dauphine, la pointe de l'ile de la cité. Reprenant un projet de François Ier il fonde l'hôpital Saint-Louis. Il fait réaliser le canal de Briare assurant la jonction entre Seine et Loire.

 

 

Après Jacques Cartier qui découvre le Saint-Laurent en 1534, Samuel Champlain prend possession de Terre Neuve en 1603, remonte le Saint-Laurent et fonde la colonie française de Québec en 1608. En 1599 Henri IV fait annuler son mariage avec Marguerite et épouse Marie de Médicis en 1600. Il fera une courte guerre contre le duc de Savoie en 1600 qui agrandira le royaume de la Bresse, du Bugey, du Valromey et du pays de Gex. Il promulgue l'édit de Nantes en 1598 permettant aux protestants la liberté de culte. La France est toujours prise en tenaille par l'empereur germanique également roi d'Espagne et Henri IV se prépare à attaquer l'Allemagne en confiant la régence à la reine Marie de Médicis.

 

 

Son ami Sully souffrant, Henri IV se rend à son chevet lorsqu'il se fait assassiner par Ravaillac le 14 mai 1610. Il avait auparavant échappé à de nombreux attentats perpétrés par des ligueurs fanatiques (au moins 7). Henri IV fut amoureux fou de Gabrielle d'Estrées très jolie femme qui pensait surtout aux bénéfices que pouvait tirer sa famille de cette liaison en 1591 et 1592 la conduite du roi fut motivée par cet amour plus que par la raison d'état. Henri IV songeait à l'épouser quand elle mourut brusquement en avril 1599. Elle laissera trois enfants légitimés dont César chef de la maison de Vendôme. 

 

 

Le titre de roi de France et de Navarre est un double titre royal que portèrent les rois de France et les rois de Navarre pendant deux siècles, à compter d'Henri IV de France (qui était aussi Henri III de Navarre), jusqu'à la prise du titre de roi des Français par Louis XVI de France en 1789. Le titre de roi de France et de Navarre fut repris de 1814 à 1830 par Louis XVIII de France puis Charles X de France, sans que la Navarre retrouve son indépendance, perdue lors de son incorporation dans le département français des Pyrénées-Atlantiques en 1790.

 

 

 

► 1589 - 29 septembre Charles de Mayenne est vaincu lors de la Bataille d'Arques, en Normandie, par Henri IV, qui bénéficie de renforts anglais débarqués à Dieppe. Henri IV, qui, avant de remonter vers Paris, a décidé de s'assurer de la Normandie que la Ligue catholique, contestant sa légitimité, tient, après avoir été refoulé de Rouen, a été accueilli à Dieppe. A quelques lieues de la ville, apprenant l'arrivée du duc de Mayenne à la tête de 35 000 hommes, parce que ses troupes sont moins nombreuses, Henri IV installe un camp retranché à l'entour du château d'Arques. Les troupes du duc s'acharnent en vain pendant deux semaines à prendre la place pour ramener à Paris le Béarnais “bien ligoté”.

 

 

Enfin les troupes anglaises qu'attend Henri IV arrivent. Un certain Maximilien de Béthune, bientôt duc de Sully, se distingue par sa vaillance pendant la bataille qui contraint le duc de Mayenne à la retraite. La bataille d'Arques eut lieu du 15 au 29 septembre 1589 entre les troupes royales de Henri IV et les Ligueurs dirigés par Charles de Mayenne. Suite au décès de Henri III, le roi de Navarre protestant Henri de Bourbon est appelé à régner sous le nom d'Henri IV. Il déclare très vite vouloir "maintenir et conserver la religion catholique, apostolique et romaine", cependant les grandes villes françaises se rangent derrière la Ligue et son chef, Charles de Mayenne, frère cadet du défunt duc de Guise. 

 

 

Charles de Mayenne, dit aussi Charles de Lorraine ou Charles de Guise, était un noble français né le 26 mars 1554 à Alençon et mort le 4 octobre 1611 à Soissons. Il fut duc de Mayenne de 1573 à 1611. Il est celui que l'histoire a retenu sous le nom de Duc de Mayenne ou plus simplement Mayenne, tel qu'Henri IV l'appelait. Il était le fils de François Ier, duc de Guise, et d'Anne d'Este, et donc le frère d'Henri Ier de Guise le Balafré. Il fut premier chambellan et gouverneur de Bourgogne. Sully, de son nom complet Maximilien de Béthune, duc de Sully, Pair de France, Prince Souverain d'Henrichemont, Marquis de Rosny, etc (1560-1641), est un ministre d'Henri IV de France et de Navarre.

 

 

 

► 1589 - 4 août Déclaration de Saint-Cloud: Henri IV promet de maintenir et conserver dans son royaume le catholiscime. Henri IV proclame son intention de conserver la religion catholique en France et se faire instruire dans la religion catholique.

 

 

 

► 1589 - 8 août Henri IV prend Dieppe.

 

 

 

► 1589 - 13 septembre Le duc de Savoie, Charles-Emmanuel Ier de Savoie, revendique la couronne de France. Charles-Emmanuel Ier de Savoie, né à Rivoli en 1562 d'Emmanuel-Philibert et de Marguerite de Valois (Marguerite de France). Successeur de son père en 1580, 11° duc. Il épouse à Saragosse en 1585 sa cousine Catherine d'Autriche (1567-1597) fille de Philippe II d'Espagne et d'Élisabeth de France (fille d'henri II). Ce prince intelligent, bien éduqué, ami des arts, des lettres et du faste fut en fait un piètre politique qui compromit l'oeuvre de son père et inaugura une période négative de déclin et de catastrophes pour ses États.

 

 

 

► 1590 - 5 janvier Le Parlement de Bordeaux reconnaît Henri IV comme roi de France.

 

 

 

► 1590 - 14 mars Victoire de Henri IV à Ivry contre la ligue. Charles de Mayenne, vaincu, fait sa soumission à Henri IV. La bataille d'Ivry est une bataille ayant eu lieu le 14 mars 1590 dans le cadre des guerres de religion. Elle se déroula dans la plaine Saint-André entre la ville de Nonancourt et la ville d'Ivry désormais nommé Ivry-la-Bataille en l'honneur de ce combat. C'est aussi lors de ce combat que fut prononcé le célèbre "Mes compagnons, Dieu est pour nous ! Voici ses ennemis et les nôtres ! Si vos cornettes vous manquent, ralliez vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours sur le chemin de l'honneur et de la gloire" par Henri IV en référence aux grandes plumes blanches que le roi avait fait poser sur son chapeau pour être plus facilement repérable pendant la bataille.

 

 

 

► 1590 mai Début du siège de Paris.

 

 

 

► 1590 - 8 mai Mort du cardinal de Bourbon (Charles Ier de Bourbon), préten-dant au trône de France.

 

 

 

► 1590 - 30 août Henri IV est contraint par les armées espagnoles de lever le siège de Paris.

 

 

 

► 1590 invention du microscope par Janssen (Hollande). Zacharias Janssen (v.1588- v.1631) est un fabriquant de lentilles hollandais du XVIe siècle. Certains pensent qu'il fut le premier à créer un nouvel appareil optique : le microscope optique, mais ce point reste contesté. Le microscope est un instrument permettant d'avoir une image d'un objet ou d'un phénomène de dimensions trop petites pour être visible à l'oeil nu. Le premier microscope optique fut inventé à la fin du XVIe siècle par le hollandais Zacharias Janssen.

 



15/03/2021
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