L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

- 510 Les relations entre Athènes et Sparte

 

 

 

 

 

■ -510 - Destruction de Sybaris disparut au terme d'un conflit avec Crotone. Sybaris déclare la guerre à Crotone qui refusait d'extrader les Sybarites, partisans de l'oligarchie et chassé par les démocrates. Crotone prend la tête d'une ligue de cités contre Sybaris. Sybaris, cité de la Grande Grèce, fut une colonie fondée par des Achéens de Milet, au sud de l'Italie (Basilicate actuelle), vers -720. Elle est située sur le golfe de Tarente, dans un site protégé par les embouchures de deux fleuves : le Crathis (actuel Crati) et le Sybaris (actuel Coscile).

 

 

À leur arrivée, il existait une population d'indigènes qui furent massacrés par les belliqueux Achéens. Ce fut la cité la plus puissante de la Grande Grèce. Elle aurait regroupé jusqu'à 300 000 citoyens, ce qui était considérable à l'époque. Dynamique et expansionniste, elle fonda au début du VIIe siècle, les colonies de Marcellina et Skydros (Sciro). En -680, elle fonda Métaponte et en -675 Poseidonia (Paestum). Elle domina jusqu'à quatre peuples et vingt-cinq cités.

 

 

En -511, elle déclara la guerre à Crotone qui avait refusé d'extrader et de lui remettre des sybarites qu'elle avait bannis. Crotone prit alors la tête d'une ligue de cités et vainquit Sybaris en -510. La ville fut prise, détruite et rasée par les Crotoniates, qui détournèrent le cours du fleuve Crati pour qu'il passe sur les ruines. Crotone est une cité située dans le Bruttium sur la côte occidentale du golfe de Tarente sur un promontoire qui s'avance dans la mer Ionienne. Elle est fondée en -710 par des Achéens et des Spartiates. Assez rapidement elle devient prospère et s'oppose à Sybaris la grande rivale dont les moeurs relâchées contrastent avec Crotone. En -530, Pythagore crée son école de sagesse et donne des lois aristocratiques à la cité. Cependant vers -450 le parti démocratique s'impose. En -510 Crotone s'empare de Sybaris qui est détruite de fond en comble. Plus tard, à une date incertaine, elle est ravagée par Pyrrhus II et devient en -194 une colonie romaine.

 

 

 

 

■ -510 en Grèce - Chute de la tyrannie à Athènes. Chute du tyran Hippias à Athènes, obtenue par la famille des Alcméonides avec l'aide des Spartiates. Il se réfugie en Perse où il sera le conseiller des Perses durant la bataille de Marathon. La famille des Alcméonides, exilée par Pisistrate, rentre à Athènes à la demande de l'oracle de Delphes. L'aristocratie triomphe. La chute d'Hippias voit ensuite s'opposer deux factions, celle d'Isagoras qui représente l'oligarchie, et qui l'emporte au départ (jusque vers 508 av. J-C., et la faction démocratique dirigée par Clisthène. Delphes est le site d'un important "sanctuaire panhellénique", c'est-à-dire d'un sanctuaire commun à toutes les cités de la Grèce antique. Il est dédié au dieu Apollon Pythien et caractérisé par la présence d'un oracle.

 

 

Delphes se trouve en Phocide. Il est important de rappeler que les sanctuaires panhelléniques (de "Hellènes", synonyme de "Grecs") étaient des complexes architecturaux extérieurs aux cités : ils constituaient les seuls lieux où tous les anciens Grecs prenaient part à des célébrations à caractère religieux "communes". L'oracle d'Apollon Pythien, le sanctuaire de Delphes, en effet, est "oraculaire" : la parole du dieu y est transmise aux hommes par l'intermédiaire de la Pythie, dont la tradition antique fait une jeune vierge inculte, installée sur un trépied placé dans une fosse oraculaire (l'adyton) juste au-dessus d'une fissure d'où les Anciens pensaient qu'émanaient des gaz toxiques ; la Pythie tient une "phiale" (récipient plat et sans anses servant aux libations) et une branche de laurier (l'arbre du dieu Apollon).

 

 

 

 

■ -510 - Renversement de la tyrannie athénienne. N'ayant pas reçu le soutien populaire dont a bénéficié son père, Hippias ne parvient pas à maintenir son autorité. Il est renversé deux ans après l'assassinat de son frère et fuit pour rejoindre la cour de Darius. Cet exil auprès des Perses, avant les guerres médiques, sera perçu comme une ultime et impardonnable trahison. Athènes, qui doit ce renversement à Sparte et aux grandes familles qui s'y étaient exilées, est alors en pleine crise politique. Ces dernières tenteront de rétablir l'oligarchie. L'oligarchie du grec oligos (peu nombreux) et arkhê (commandement) - est une forme de gouvernement dans laquelle la plupart des pouvoirs sont détenus par une petite partie de la société (typiquement la plus puissante, que ce soit par richesse, force militaire, cruauté ou influence politique).

 

 

 

 

■ -510 - en Grèce - Époque classique (-510 à -323). L'époque classique correspond à la majeure partie des Ve et IVe siècles av. J.-C., c'est-à-dire depuis la chute de la tyrannie à Athènes en 510 jusqu'à la mort d'Alexandre le Grand en 323. L'expression d'"époque classique" est une dénomination postérieure à la période chronologique à laquelle elle renvoie. Les Grecs ont eu conscience que le monde qui existait avant l'épopée d'Alexandre le Grand et la dilatation du monde grec, pouvait être considéré comme un "âge d'or". De manière plus contemporaine, l'époque classique sert à désigner la période durant laquelle les valeurs et les institutions fondamentales du monde grec trouvèrent leur pleine expression et arrivèrent à maturité.

 

 

 

 

■ -510 - Les relations entre Athènes et Sparte au Ve siècle (-510--404) sont, symptomatiquement, les relations pragmatiques entre 2 superpuissances locales. Car l'opposition n'est pas visérale et les 2 cités ne jouent pas une course à l'hégémonie sur le monde grec. Tout le début du Ve siècle, de -510 à -462/1, brille surtout par l'audacieuse et décisive alliance de 480 : la bataille de Thermopyle, par Léonidas de Sparte, et celle de Salamine, par la flotte athénienne de Thémistocle sont deux évènements qui sauveront la Grèce balkanique de la domination perse.

 

 

De 462 à 431, des tensions ont beau apparaitre, la tolérance prévaut, sans doute du fait de l'accord implicite "La mer à Athènes, le Péloponèse à Sparte". Seul la remise en cause de ce statut quo entrainera Sparte, dos au mur, à la guerre du Péloponnèse, victoire remportée par Sparte en 404, mais qui laisse Sparte affaiblie, et Athènes soumise. L'on peut également traiter des oppositions institutionnelles : Athènes la démocrate, Sparte l'oligarche. Mais l'opposition est plus affichée que réelle. Dans les 2 cas, ce n'est qu'une fraction de la population locale qui se rassemble dans l'assemblée, Ekklésia à Athènes, Appela à Sparte. Et dans les 2 cas, ce n'est qu'une élite qui tient les rènes de la cité : l'aristocratie et la gérousie à Sparte, les orateurs de talent à Athènes. Mais c'est surtout les différences conceptuelles qui font l'opposition entre les 2 puissantes cités.

 

 

Sparte, dominant une population d'esclaves hilotes agités qui est indispensable à l'exploitation de ses champs se doit -pour survivre- d'être militairement irréprochable, et présente dans le Péloponèse. Par nécessité de survis, Sparte ne peut prendre le risque de partir tenter l'aventure au loin. Au contraire, Athènes étant sûre d'elle chez elle, elle peut tenter l'aventure impérialiste, elle peut se montrer audacieuse, elle peut tolérer d'être guidée par la soif d'une démocratie aventureuse. Le fameux "dynamisme athénien" qui effrayait tant des Spartiates dont l'idéal était l'autarcie. Mais il ne faut pas exagérer non plus. Athéniens et Spartiates sont tous grec, ont des cultes et des sacrifices semblables, tandis que dans chaque cité, tel Cimon à Athènes, de nombreux citoyens sont admiratifs de l'autre cité, et oeuvrent à la concorde.

 

 

 

■ -509 - Une révolte chasse Tarquin le superbe du trône, marquant le début de la république.

 

 

 

■ -509  - LA RÉPUBLIQUE (-509 à -27)

 

 

 

■ -509 - La république romaine est une période de développement de Rome avec l'accroissement de son indépendance, la mise en place des institutions, des structures sociales et économiques en liaison avec l'expansion territoriale de Rome en Italie, puis dans le bassin méditerranéen. Au cours de cette expansion, les romains entrent en contact avec la civilisation hellénistique, héritée de la synthèse entre la civilisation grecque classique et celles des régions conquises par Alexandre. Loin de la rejeter, les romains vont se dire les héritiers et les continuateurs de cette civilisation. Au Ier siècle avant JC, viennent sur la scène des généraux romains qui prétendent diriger seul les destins de Rome; c'est un retour à la tendance de domination personnelle: Sylla, Pompée, César, Marc-Antoine, Octave futur Auguste. En dépit des luttes pour le pouvoir, ce dernier siècle est marqué par un rayonnement de Rome sur tous les plans. Cette période a vu naître et vivre des hommes comme Cicéron, orateurs, poète, philosophe. Vivent alors les plus grands poètes (Lucrèce, Catulle, Proerce) Historien (Saluce, César, Varron né en 116, mort en 27). Varron à écrit une soixantaine d'ouvrages sur des thèmes fort variés. C'est donc une période riche et de transition.

 

 

 

■ -508 en Grèce - Clisthène, fils de Mégaclès de la famille des Alcméonides, et petit-fils de Clisthène, tyran de Sicyone, est élu archonte d'Athènes. Peu après le roi de Sparte, Cléomène Ier, s'empare d'Athènes avec l'aide d'Isagoras et du parti oligarchique et vraisemblablement avec l'appui des anciens partisans des Pisistratides. Isagoras fait exiler Clisthène et 700 familles qui lui étaient liées et tente d'imposer l'oligarchie restreinte des 300. Un peu plus tard (fin de l'année 508 ou début 507) un soulèvement populaire chasse les Spartiates et ramène Clisthène au pouvoir. Il va entreprendre alors les réformes qui entraînent la création de la démocratie à Athènes. Clisthène l'Athénien (v. 570-507 av. J.-C) fut un réformateur et un homme politique athénien, qui instaura les fondements de la démocratie athénienne. Après la fuite et l'exil d'Hippias en Asie Mineure, le jeu politique laissant plus de place aux grandes familles aristocratiques, Clisthène revint sur le devant de la scène. Il se posa alors en champion de l'isonomie et renversa les aristocrates.

 

 

 

■ -508 en Grèce - Naissance de la démocratie athénienne. Clisthène parvient à établir un régime qui évite le retour à l'oligarchie à Athènes. Il instaure alors une règle bien précise : tous les citoyens ont les mêmes droits et devoirs. Ce précepte, appelé isonomie, fait naître la démocratie. Le redécoupage du territoire en dix tribus au lieu de quatre, mais surtout en dèmes, équivalent de notre commune, permet de court-circuiter et de reléguer à des fonctions civiles le pouvoir des grandes familles.

 

 

Démocratie athénienne, au VIe siècle av. J.-C. les cités du monde grec furent confrontées à une grave crise politique, résultant de deux phénomènes concomitants : d'une part l'esclavage pour dette, touchant principalement les paysans non propriétaires terriens, fit croître entre les citoyens l'inégalité politique, la liant à l'inégalité sociale ; et d'autre part le développement de la monnaie et des échanges commerciaux fit émerger les artisans et armateurs qui formèrent une nouvelle classe sociale aisée, revendiquant la fin du monopole des nobles sur la sphère politique. Pour répondre à cette double crise, de nombreuses cités modifièrent radicalement leur organisation politique. À Athènes un ensemble de réformes furent prises, ce qui amorça un processus débouchant au Ve siècle sur l'apparition d'un régime politique inédit : la démocratie.

 

 

 

■ -506 en Grèce - Échec de la coalition Spartiate contre Athènes. Sparte tente de nouer une coalition contre Athènes avec les Béotiens et les Chalcidiens. Ces coalisés sont battus par Athènes qui va implanter plusieurs milliers de colons en Chalcidique, sans doute près de 4 000.

 

 

 

■ -504 - Prise de Rome par Porsenna (dirigeant étrusque qui prit momentanément le contrôle de Rome. La tradition littéraire trouve dans cet épisode l'occasion de faire apparaître plusieurs figures mythiques de l'histoire de Rome).

 

 

 

■ -500 - Début de la civilisation de La Tène (Deuxième Âge de fer). La Tène est le nom d'une période de l'Âge de fer. Les fouilles de la Tène (en Suisse), commencées en 1853 lors de la baisse du niveau des eaux, ont permis la découverte de nombreuses armes (épées) et parures. Deux ponts qui passaient sur l'antique rivière Thielle sont les points d'offrande d'un vaste sanctuaire de plein air. Le site, qui révéla une importante quantité d'objets du IIe âge de fer et plusieurs habitats préhistoriques, donna son nom à l'Âge de fer récent en 1872, lorsque l'archéologue suédois B.E. Hildebrand élabora sa chronologie, tandis que l'Âge de fer ancien était nommé Hallstatt.

 

 

 

■ -500 - L'installation des Gaëls. Les premiers Celtes atteignent l'île irlandaise. Les tribus gaéliques envahissent peu à peu la totalité du territoire et le divisent en cinq grandes provinces : Ulster, Connacht, Leinster du Nord, Leinster du Sud et Munster. Durant plusieurs siècles, ils échapperont à l'influence romaine et conserveront leur culture originelle. Les Gaëls constituent un peuple celte qui a envahi les îles britanniques au Ve siècle avant J.C et s'est établi principalement en Écosse, en Irlande et sur l'île de Man. Il a ensuite donné son nom au différents peuples Gaëliques, cousins des autres peuples celtes, et peuples guerriers.

 

 

 

■ -500 vers - Invention de l'abaque (Chine), instrument mécanique plan facilitant le calcul.

 

 

 

■ -500 - Écriture chypriote. L'écriture Chypriote est une écriture syllabique dérivée du Linéaire A. L'écriture Chypriote survécut à l'invasion de l'écriture Grecque jusqu'au Ve siècle avant JC mais elle fut complètement abandonnée avec l'extension de l'empire d'Alexandre Le Grand.

 

 

 

■ -500 à 350 - Art romain. L'art romain est l'art produit dans les territoires de la Rome antique, depuis la fondation de Rome jusqu'à la chute de l'empire d'occident. Relativement pauvre à ses origines, il prend un véritable essor au contact de l'art grec qu'il se contente longtemps d'imiter, et trouve de nouvelles influences dans les régions soumises par l'Empire. Après la chute de l'Empire, l'art romain se prolonge dans l'art byzantin et l'art chrétien médiéval. Il a fortement influencé les artistes de la Renaissance puis du Classicisme, du néo-classicisme et enfin de l'art fasciste.

 

 

 

■ -500 - Construction de Persépolis. Persépolis est l'une des anciennes capitales de l'Empire perse achéménide, bâtie par Darius Ier à la fin du VIe siècle, située à 70 km au nord-est de l'actuelle Chiraz, dans la province du Fars en Iran. Un palais était situé en plein désert. Il était supporté par une terrasse de 350 m sur 400 m. Sa construction, entamée en -520 dura jusqu'en -424. Ce palais était uniquement destiné à abriter les festivités du Norouz (nouvel an, le jour du printemps) et au versement du tribut annuel des peuples soumis au Roi des Rois. Il fut incendié par Alexandre le Grand en -323

 

 

 

■ -500 - On écrit dorénavant de gauche à droite en Grèce. Auparavant l'écriture était boustrophédon, c'est à dire que le sens de lecture était alterné d'une ligne à l'autre, comme en Égyptien. Puis le sens de lecture devint généralement de droite à gauche, comme en -1100 avec l'écriture phénicienne.

 

 

 

■ -500 env. - Écriture de la torah. La torah est le nom donné, par les juifs, aux cinq premiers livres de la bible, ou Pentateuque. Cela deviendra plus tard le nom de l'ensemble de la loi juive. La Torah ou Pentateuque (du grec Pentateuchos, cinq volumes), désigne les cinq premiers livres de la Bible, aussi appelés livres de Moïse. Ces cinq livres contiennent l'histoire du peuple d'Israël, depuis la création du monde jusqu'à la mort de Moïse. Ce texte est le fondement de la plus ancienne religion du monde encore pratiquée. Son essence spirituelle est la reconnaissance d'un Dieu unique. La Torah constitue donc le fondement des religions monothéistes, auxquelles se rattachent aujourd'hui la majorité des habitants de la planète. Les discussions sur la véracité ou non des éléments factuels de la Torah ont pour principal bénéfice de faire ressortir les enseignements symboliques qu'elle contient.

 

 

 

■ -499 - Victoire des Romains sur les Latins au Lac de Régille. Les Latins, habitants de la région italienne du Latium pendant l'antiquité romaine. Le Latium est une région de l'Italie Centrale, et a comme capitale Rome. Le Latium est habité depuis le IIe millénaire par les Latins qui subissent la domination étrusque. Pour lutter contre celle-ci, ils ont formé la Ligue latine, qui comprenait une trentaine de cités, dont Albe. Au IVe siècle av. J.-C., le Latium fut soumis par Rome et ses habitants devinrent des citoyens romains.

 

 

 

■ -499 en Grèce - Début de la révolte de la Ligue Ionienne (jusqu'en -494). Révolte de l'Ionie à l'instigation du tyran de Milet, Aristagoras qui craint de tomber en disgrâce auprès de Darius Ier. Les tyrans protégés par les Perses, sont renversés et remplacés par des stratèges. L'isonomie (égale répartition du pouvoir) est proclamée. Coès, tyran de Mytilène, est lapidé par ses concitoyens. Les autres tyrans restent libres.

 

 

Aristagoras se rend en Grèce (hiver -499/-498) pour obtenir des secours. Athènes et Érétrie vont envoyer quelques contingents. La révolte de l'Ionie représente un épisode décisif vers la confrontation entre Grecs et Perses. Elle a pour origine la volonté de Darius Ier de contrôler les sources d'approvisionnement en blé et en bois de construction navale de la Grèce. Pour cela il doit s'attaquer, avec l'aide de contingents grecs ioniens, dans un premier temps aux Scythes, qui avaient fondé un puissant empire en Russie méridionale et dont les relations commerciales avec les Grecs étaient fructueuses et actives.

 

 

Il y a sans doute aussi la volonté de contrôler la route du commerce de l'or, extrait des monts Oural ou de Sibérie et dont les Scythes faisaient grand commerce. Certes l'expédition contre les Scythes est un échec, ceux-ci appliquant la technique de la terre brûlée devant l'armée perse. L'armée perse échappe même au désastre et à l'encerclement grâce à la loyauté du contingent grec qui garde le pont sur le Danube (Ister). Cependant Darius s'est assuré la maîtrise de la Thrace tandis que le roi Amyntas Ier de Macédoine reconnaît la suzeraineté de la Perse (513 av. J.-C.). En 508, c'est l'île de Samothrace qui tombe sous le joug perse. Même Athènes sollicite vers 508 l'alliance perse. De cette campagne Darius en tire la conclusion qu'il peut compter sur la fidélité des Grecs ioniens. Ceux-ci par contre estiment qu'ils peuvent sans risques excessifs se révolter contre la domination perse car l'expédition contre les Scythes a montré que l'empire achéménide n'est pas invulnérable.

 

 

 

■ -499 en Grèce - Le général perse Artapherne remporte la victoire contre les Grecs devant Éphèse. Artapherne est un général perse du début du Ve siècle. Neveu de Darius Ier, il est le fils du frère de Darius, le satrape de Lydie nommé lui aussi Artapherne, qui avait participé à la répression de la révolte d'Histiée de Milet. Il dirige l'armée perse lors de l'expédition de 490 contre la Grèce lors de la première guerre médique conjointement avec Datis qui dirige la flotte. Il participe à la prise d'Érétrie qui est entièrement détruite et dont la population est déportée en Perse. Cependant il est battu peu après par Miltiade à la bataille de Marathon et doit rebrousser chemin. Il participe en 480 à l'expédition menée par son cousin Xerxès Ier, mais à un rang visiblement subalterne.

 

 

 

■ -498 en Grèce - Prise de Sardes. Les Grecs tentent de se débarrasser de la domination de la Perse dans certaines citées et parviennent à investir Sardes en Asie mineure. Ils brûlent la ville basse mais la citadelle résiste. Les tyrans mis en place dans les citées ioniennes (autour de la mer Égée, notamment en actuelle Turquie) par les Perses sont dirigés par le gouverneur de Sardes. Mais cette demi victoire annonce une défaite à Éphèse et une politique de répression de Darius, le roi des Perses.

 



09/05/2017
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