L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

MYSTERES


Franceinfo - le lundi 29 janvier 2018

 

 

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Jeudi 2 février 1968, à Toulon. Les opérations de sauvetage du sous-marin La Minerve sont suspendues. Cinq jours après la disparition du submersible, l’espoir de retrouver des survivants s'est évanoui. "Dès le début de l’opération de sauvetage, on n’y croyait pas trop de toute façon", se rappelle Georges Kévorkian. A l'époque, ce jeune ingénieur de la Direction des constructions navales avait été chargé de mener les secours à partir du lundi 29 janvier, deux jours après la dernière communication enregistrée avec le sous-marin.

 

 

La Minerve et son équipage ne seront jamais retrouvés. Et cinquante ans après le drame, le mystère plane toujours. Comment le sous-marin a-t-il coulé ? Avarie ? Erreurs humaines ? Problèmes techniques ? Une conjonction des trois ? Les familles des victimes, qui commémorent le 50e anniversaire de la disparition à Toulon le 27 janvier 2018, attendent encore les réponses. Visée, l'armée n'a jamais levé les zones d'ombre qui entourent ce drame. Un silence suspect, selon certains.

 

 

Dernière plongée de "La Minerve", sous-marin français disparu le 27 janvier 1968.
Dernière plongée de "La Minerve", sous-marin français disparu le 27 janvier 1968. (AGASM section Rubis / FRANCEINFO)

A 7h55, "La Minerve" plonge dans le silence

 

En ce début d’année 1968, les eaux de la Méditerranée sont agitées. Le mistral souffle à 100 km/h. C’est dans ces conditions que La Minerve s’apprête à effectuer un exercice avec un avion. "Le premier qui voit l’autre a gagné", éclaire Georges Kévorkian. Le sous-marin plonge alors que le Bréguet Atlantic, qui a décollé quelques minutes plus tôt de la base aéronavale de Nîmes-Garons, arrive sur zone à 7h15. Un premier contact entre les deux appareils est pris quatre minutes plus tard. Mais les conditions climatiques rendent les communications difficiles. A 7h45, l’avion annonce qu’il renonce à sa dernière vérification radar, raconte Libération. Dix minutes plus tard, réponse de La Minerve par la voix du second maître Nicolas Migliaccio, en charge des liaisons radio :

 

 

Je comprends que vous annuliez cette vérification. M'avez-vous entendu ?

                 Nicolas Migliaccio, second maître à bord de La Minerve

 

 

Ce sera le dernier signe de vie du sous-marin.

 

 

La suite ? Mystère. A terre et dans l’avion, en raison de la météo, on ne s’inquiète pas vraiment de ce silence. La Minerve doit rentrer au port au plus tard dimanche 28 janvier, à 1 heure du matin. A l’heure fatidique, toujours rien. Georges Kévorkian raconte la scène dans son livre, Accidents de sous-marins français 1945-1983 (éd. Marines) : "Chef, j’ai vu des matafs [matelots] ce matin... qui m’ont dit que La Minerve était perdue : elle n’est pas retournée à la base comme prévu", rapporte un ouvrier.

 

 

Les recherches sont officiellement lancées à 2h15. Soit 18 heures et 25 minutes après la dernière communication du sous-marin. La Minerve dispose d'une centaine d'heures d'oxygène, le temps presse. Le matériel à l’époque ne permet pas de sonder les fonds marins très profondément. Or, au large de Toulon, ils peuvent atteindre 2 000 m. C’est justement dans ce secteur, au sud du cap Sicié, que La Minerve menait son exercice. Malgré la vingtaine de bateaux venus aider pour les recherches, des hélicoptères, des avions et même la soucoupe plongeante du commandant Cousteau, le submersible reste introuvable.

 

 

 

 'La Minerve' a probablement coulé par 1 000 m de profondeur. La seule trace visible du naufrage fut une tache d'huile en surface.

                  Le Service d'informations et de relations publiques des armées (Sirpa)

 

 

 

Présent sur le porte-avions Clémenceau mobilisé pour les recherches, Joël Lannuzel, 30 ans au moment du drame, raconte avoir "fait des tours et des tours en Méditerranée""On n’a jamais entendu parler d’une seule tache d’huile", soutient-il. Second maître radio sur La Minerve de mars 1962 à octobre 1965, il connaissaît le bâtiment "comme sa poche". Pour lui, seul un "abordage avec un autre navire" a pu couler La Minerve. Une hypothèse parmi d’autres.

 

 

La mise à l'eau de la soucoupe plongeante du commandant Cousteau, mobilisée lors de l'opération de recherche de "La Minerve", le 31 janvier 1968.
La mise à l'eau de la soucoupe plongeante du commandant Cousteau, mobilisée lors de l'opération de recherche de "La Minerve", le 31 janvier 1968. (AFP)

Une vérité qui n'émerge jamais

 

Comment ce monstre de 800 tonnes a-t-il pu disparaître sans laisser la moindre trace ? Le flou demeure un demi-siècle plus tard. "Pendant huit, dix jours, on a dit tout et n’importe quoi, se rappelle Thérèse Scheirmann-Descamps, veuve du second maître Jules Descamps. On m’avait même demandé de ne pas lire les journaux." On peut y voir fleurir des théories farfelues comme un coup de force russe. D’autres sont plus plausibles.

 

 

La plus répandue ? Un problème de "schnorchel". Il s'agit en fait de deux tubes, l'un alimente en air le sous-marin, l’autre permet de rejeter les gaz d’échappement. Quand le bâtiment est en immersion périscopique, c'est-à-dire à quelques mètres de la surface, ces tuyaux sortent et de l’eau peut y rentrer. En temps normal, un clapet se referme pour empêcher l’inondation. Ce 27 janvier 1968, un incident a pu empêcher ce clapet de bien fonctionner, La Minerve s’est alors remplie et a coulé irrémédiablement.

 

 

Ce sous-marin de type Daphné pouvait plonger jusqu’à 525 m. Au-delà, la coque ne peut résister à la pression. En coulant dans cette zone au large de Toulon, La Minerve est descendu bien plus bas et a dû imploser. Dans son livre, Georges Kévorkian fait état d’un "signal susceptible de résulter de l’écrasement brutal vers 700 m de profondeur d'un 'récipient' contenant environ 600 m3 d’air à la pression atmosphérique". Une description qui pourrait correspondre au sous-marin disparu. Ce signal a été enregistré par différentes stations sismologiques "à 7 heures 59 minutes et 23 secondes, à quelques secondes près". Soit quatre minutes après la dernière communication de La Minerve.

 

 

Cette théorie du schnorchel est toutefois repoussée par l’écrivain puisque "quelques minutes avant sa disparition, il n’est pas avéré que le sous-marin naviguait au schnorchel". La thèse de l’abordage, défendue par Joël Lannuzel, a également été envisagée. Le secteur était largement emprunté par des bateaux commerciaux. Mais là encore, ce n’est resté qu’une possibilité parmi d’autres.

 

 

On a pensé bien sûr à une collision. Mais contre quoi ? A-t-on retrouvé un bateau ou un quelconque objet ?

                 Le Sirpa

 

 

Reste l’erreur humaine, que tout le monde réfute. Les regards se sont tournés vers le commandant André Fauve. Aurait-il pu engager une manœuvre trop périlleuse, comme le sous-entend Georges Kévorkian ? L’amiral Thierry d’Arbonneau, jeune officier au moment de l’accident, a été un des élèves du capitaine Fauve. Sa description d'un homme "hyper-compétent" rend peu probable cette hypothèse. "C’était notre officier de manœuvre, il nous apprenait à naviguer. Il avait une aura évidente, il était jeune, calme, pondéré", explique l'amiral. Pourtant, malgré un capitaine "respecté et reconnu", un équipage entraîné et un bâtiment en bon état, La Minerve n'est jamais remontée.

 

 

 

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L'équipage de "La Minerve", sous-marin français disparu le 27 janvier 1968. (STF / AFP)

 

 

 

L’impossible deuil des familles

 

En coulant au large de Toulon, La Minerve a laissé derrière elle 52 familles endeuillées, 28 orphelins et 17 veuves. Martine Coustal est l’une d’elles. Elle avait 18 ans à l’époque et devait se marier avec Marcel Coustal, électromécanicien embarqué à bord, quelques jours après le retour du sous-marin. Cinquante ans après, cette femme à l’accent chantant du sud de la France n'a rien oublié. "On y pense toujours, souffle-t-elle, mais le plus émouvant, c’est d’être sur les lieux de la commémoration." 

 

 

Le 28 janvier 1968, lorsqu’elle reçoit la visite de son beau-père, elle pense aborder une nouvelle fois son prochain mariage. Elle est loin d'imaginer le pire. Elle comprend ce jour-là que son mari ne reviendra jamais. Le bébé qu'elle attend sera orphelin. Le garçon naîtra deux mois plus tard et s'appellera Marcel. En hommage. Elle se mariera à titre posthume le 10 juillet 1968 et obtiendra le droit de porter le nom de Coustal. "Le mariage a été très, très difficile", reconnaît-elle. Mais malgré la perte et la douleur, Martine n’a jamais été revancharde.

 

 

 

Il avait choisi cette vie, je suis pour qu’on les laisse tranquille. Rien ne nous les ramènera. Il faut avancer.

        Martine Coustal

 

 

Thérèse Scheirmann-Descamps, la veuve du second maître Jules Descamps, elle, ne veut pas s'infliger de nouvelles souffrances non plus. Mais, elle espère des réponses. "Cela fait cinquante ans qu’on en attend", lance-t-elle. Agée de 25 ans au moment du drame, elle aussi se souvient : "Le 28 janvier 1968, je préparais un gâteau pour mon mari dont c’était l’anniversaire. A 10 heures, j’ai entendu les sirènes. A midi, on m’a dit qu’il aurait du retard... J’ai tout de suite compris qu’il ne rentrerait jamais." Les jours qui suivent sont terribles. "Je calculais le nombre d’heures pendant lesquelles il pouvait vivre, tout en m’occupant de mes enfants", glisse-t-elle. Elle ne peut aussi s’empêcher d’imaginer la souffrance des derniers moments vécus à bord par son mari et ses compagnons.

 

 

 

Jules Descamps, le mari de Thérèse Scheirmann-Descamps
Jules Descamps, le mari de Thérèse Scheirmann-Descamps (THERESE SCHEIRMANN-DESCAMPS)

 

 

 

Pour Thérèse, comme pour Martine, la vie reprend le dessus. Parfois de façon brutale. Leurs enfants grandissent sans leurs pères. L'absence est un poids lourd à porter. "Il y a eu de grandes souffrances, ma fille, qui allait avoir 3 ans au moment de la disparition de son papa, a eu du mal à se construire. Mon fils également a eu de gros problèmes. Il n’y avait pas d’accompagnement psychologique à l’époque", témoigne Thèrèse Scheirmann-Descamps. Pour les deux femmes, hors de question de rater les commémorations du 50e anniversaire, bien que ce soit "très douloureux".

 

 

Jean-Paul Krintz, lui, manquera à l'appel à Toulon. Cet ancien responsable auxiliaire à bord de La Minerve est décédé il y a quelques mois. Il aurait dû être à bord du submersible ce 27 janvier 1968. Mais, jeune marié et en fin de contrat, il avait été exempté d’exercice. Rongé par la culpabilité, "il a toujours eu du mal à oublier tout ça", avoue Patrick Meulet, le président de la section "rubis" de l’Association générale de l’amicale des sous-mariniers (AGASM). En 2010, l’ancien sous-marinier disait son mal-être dans La Dépêche du Midi :

 

 

 Pendant quarante ans, je suis resté fermé. Je ne me sentais pas à ma place.

                 Jean-Paul Krintz

 

 

Peut-être pensait-il qu’il devait être avec eux, au fond de la Méditerranée, avec ses compagnons. Cet endroit qui n’a jamais été réellement identifié et qui travaille tant les familles. "Quand on perd quelqu’un, on a envie de savoir où il repose", insiste Thérèse Scheirmann-Descamps.

 

 

Le patch des forces sous-marines françaises en 2017 (FRED TANNEAU / AFP)
Le patch des forces sous-marines françaises en 2017 (FRED TANNEAU / AFP) (FRED TANNEAU / AFP)

La "Grande Muette" se tait

Cinquante ans plus tard, avec l’amélioration des techniques, de nouvelles recherches auraient pu être menées, mais rien n’a jamais été entrepris. "On aurait pu les relancer, s’insurge Patrick Meulet. Dire qu’on ne peut pas le retrouver, c’est choquant, d’autant qu’on connaît le secteur où il est censé être." Le président de l’AGASM est entré dans la marine un an, jour pour jour, après le drame de La Minerve et accompagne le désir de vérité des familles. Comment ? Pourquoi ? Où ? Voilà les questions qui résonnent dans les têtes. "Pourquoi un tel mutisme ?" s’interroge Thérèse Scheirmann-Descamps. Des choses seraient-elles cachées ? "Comment voulez-vous expliquer un accident alors que l'on n'a jamais rien retrouvé ?" se défendait le Service d'informations et de relations publiques des armées en 2000.

 

 

 

Les autorités ne pouvaient décemment pas répéter éternellement 'nous ne savons rien'. A quoi cela aurait-il servi ? Mais elles n'ont pas cherché à cacher quoi que ce soit.

                 Le Sirpa

 

 

Dix-huit ans plus tard, le discours n'a pas changé. Le capitaine Bertrand Dumoulin, porte-parole de la Marine nationale, confirme que "les causes de l'accident n'ont jamais pu être élucidées".

 

 

"L'Eurydice a bien été retrouvé alors qu’on est descendu à 1 000 m", conteste Patrick Meulet. Il sait de quoi il parle. Patrick Meulet était à bord du submersible, un autre sous-marin de type Daphné, trois mois avant son naufrage, le 4 mars 1970. Avant de couler en Méditerranée, l'Eurydice avait d'ailleurs servi pour l'hommage national rendu à l'équipage de La Minerve par le général De Gaulle, le 8 février 1968.

 

 

En embarquant à bord pour une plongée, malgré sa taille – 1m96 – et son embonpoint, le président de la République avait salué ces "volontaires qui avaient d'avance accepté le sacrifice et qui avaient fait un pacte avec le danger""Le général aimait la force du symbole, rappelle l'amiral Thierry d'Arbonneau. Il voulait prouver que la nation était unie dans ce drame et montrer la confiance qu'il avait dans les sous-marins et leurs équipages." Ce "pacte avec le danger", rappelé par De Gaulle, est l'une des raisons pour lesquelles aucune action en justice n'a été menée par les familles : "Jamais de la vie, nous n'aurions fait ça ! coupe Thérèse Scheirmann-Descamps. Par respect pour la fonction et l'engagement des sous-mariniers."

 

 

 

L'Eurydice et La Minerve, deux "Daphné", faisaient le prestige de la marine française – et il y aurait pu avoir un troisième drame mais le Flore a évité le naufrage le 19 février 1971 (le schnorchel avait été clairement mis en cause et des améliorations avaient été faites dans la foulée pour éviter de nouveaux accidents). Entre 1965 et 1975, une dizaine de submersibles de type Daphné ont été vendus à l’Afrique du Sud, au Pakistan ou encore à l’Espagne. Les intérêts économiques ont-il dicté le silence de l’armée ? "Clairement, non ! répond Bertrand Dumoulin. Si la cause de l'accident était connue, il eut été absurde de ne pas la communiquer à nos partenaires étrangers."

 

 

 

"J’en veux à l’état-major. Ils ont pu cacher quelque chose, on ne sait pas pourquoi", n'en démord pas Patrick Meulet. Lui, comme les familles des disparus, s’accrochent à ce cinquantenaire du drame. Après cette date, le secret défense qui entoure La Minerve devrait être levé. Thérèse Scheirmann-Descamps attend cela impatiemment.

 

 

 

Vingt ans après le drame, on nous a dit d’attendre. A trente et quarante ans aussi. Il y a des limites, ça commence à bien faire.

                 Thérèse Scheirmann-Descamps

 

 

 

Elle espère. Pour elle. Pour ses enfants. Sans trop y croire. Patrick Meulet, non plus, n’est pas convaincu que toute la lumière sera faite sur le drame. Car l’armée pourrait très bien taire d'éventuelles réponses. Et justifier une fois de plus son surnom de "Grande Muette". Patrick Meulet soupire : "On espère qu’au bout de cinquante ans, on va réussir à la faire parler."

 


02/02/2018
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Ruines

 

 

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Des plongeurs ont découvert en 1985 des ruines sous-marines sur l'île de Yonaguni-Jima (île appartenant au Japon mais située à proximité de Taïwan) : parois lisses, angles dessinés... Les théories des experts sont doubles : architecture d'origine humaine ou phénomène aléatoire ayant conduit à une harmonie apparente. Plongez pour admirer par vous-même. ©  kokoroyuki - 123RF

 


09/03/2017
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le Progrès du lundi 13 février 2017

 

 

 

NOUVELLE-ZÉLANDE - LE MYSTÈRE DES BALEINES ÉCHOUÉES

 

 

Plusieurs centaines de baleines-pilotes ont regagné la haute-mer hier après des échouages massifs et inexpliqués en Nouvelle-Zélande qui ont entraîné une vaste mobilisation pour sauver les cétacés.

 

 

Des centaines de baleines-pilotes ont péri ces derniers jours en s'échouant sur Farewell Spit, sur l'île du Sud.

 

 

Vendredi, 416 baleines-pilotes ont été découvertes sur la bande littorale dont environ 300 qui étaient déjà mortes. Près de 500 volontaires avaient alors afflué pour tenter de sauver la centaine de survivantes et les remettre à flot. Mais quelque 240 autres se sont à nouveau échouées samedi. La plupart ont réussi hier à se remettre à flot avec la marée montante. Hier soir, environ 300 baleines-pilotes nageaient vers la sortie de la baie.

 

 

Pas d'explication scientifique

 

Farewell Spit est régulièrement le théâtre d'échouages massifs de ces globicéphales. Neuf au moins se sont produits au cours des dix dernières années. Il n'existe pas d'explication scientifique certaine de ce phénomène. Certains scientifiques évoquent une erreur des baleines, d'autres un trouble de leur orientation à cause des sonars militaires, "qui font l'effet de gifles acoustiques pour ces animaux", selon l'océanologue Denis Ody, responsable du pôle Océan pour WWF France.

 

 

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16/02/2017
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le Progrès du mercredi 18 janvier 2017

 

 

 

OCÉAN INDIEN - LE CRASH DU VOL MH370 RESTERA UN MYSTÈRE

 

 

L'un des plus grands mystères de l'aviation civile ne trouvera pas de réponse immédiate, et les théories du complot fleuriront encore : les gouvernements australien, malaisien et chinois, en charge de l'enquête, ont annoncé hier la suspension des recherches sous-marines pour retrouver le vol MH370 de Malaysia Airlines, après trois ans d'investigation sans résultat. Le Boeing 777 s'était volatilisé avec 239 personnes à bord, peu après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin.

 

 

 

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Zone de recherche de 120 000 km2

 

L'appareil "n'a pas été localisé" dans la zone de recherches de 120 000 km2 dans le sud de l'océan Indien. En décembre, les autorités australiennes avaient jugé que l'épave ne se trouvait probablement pas là. Les experts ont identifié une autre zone probable de 25 000 km2, plus au nord. Mais l'Australie et la Malaisie avaient jugé que les probabilités d'y retrouver l'avion n'étaient pas suffisantes. Une vingtaine de débris découverts loin de la zone de recherche ont été identifiés comme appartenant probablement ou certainement au Boeing 777 de Malaysia Airlines. Le collectif de familles de victimes s'est dit "consterné" par la suspension des recherches. Les spéculations pour expliquer cette disparition demeurent : défaillance mécanique ou structurelle, prise d'otages, suicide ou acte terroriste ? Rien n'est jusqu'ici venu étayer l'un ou l'autre scénario.

 


18/01/2017
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Château de Puymartin

 

 

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En Dordogne, à quelques kilomètres de Sarlat, le Château de Puymartin, dont la construction a débuté au XIIIe siècle, renferme une bien étrange légende. Au XVIe siècle, la châtelaine Thérèse de Saint-Clar aurait été surprise avec son amant par son mari. Ce dernier l'aurait condamnée à rester prisonnière durant 15 ans dans une petite pièce de la tour nord. Lui refusant une sépulture à sa mort, elle y fut emmurée dans sa prison. Depuis certains l'auraient vue errer la nuit sur le chemin de ronde du château. La légende de la Dame blanche était née. ©  Francois TRINEL

 


27/10/2016
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le Progrès du mardi 2 août 2016

 

 

MALAISIE - MH370 : LE PILOTE AURAIT SCIEMMENT PROVOQUÉ LE CRASH

 

 

Le pilote du vol MH370, disparu le 8 mars 2014 avec 239 personnes à bord, a-t-il volontairement précipité l'avion dans la mer ? C'est ce qu'affirme un expert cité par la BBC, Larry Vance. Selon lui, la taille et l'érosion d'un débris de l'avions, retrouvé près de l'Île de la Réunion, démontrent que le crash était volontaire. Le "bord dentelé" visible sur ce débris s'expliquerait par un atterrissage contrôlé. L'expert estime que quelqu'un pilotait l'avion jusqu'à la fin et a précipité l'appareil dans l'eau.

 


04/08/2016
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le Progrès du samedi 23 juillet 2016

 

 

OCÉAN INDIEN - CRASH. MH370 : VERS LA SUSPENSION DES RECHERCHES

 

 

L'espoir s'amenuise pour les proches des passagers du vol MH370, disparu en mars 2014. Hier, les ministres des transports de la Malaisie, de l'Australie et de la chine, les trois pays engagés dans les recherches, ont annoncé que ces dernières seraient bientôt suspendues. À moins de la découverte d'une nouvelle preuve crédible avant la fin des opérations en cours.

 

 

Réunis à Putrajaya, la capitale administrative de la Malaisie, les ministres ont indiqué que la probabilité de retrouver l'appareil diminuait, alors que moins de 10 000 kilomètres carrés restent à explorer dans la zone de recherches hautement prioritaire, située dans les profondeurs de l'Océan indien.

 

 

Les trois pays avaient déjà convenu de mettre fin à la campagne une fois que l'ensemble de la zone de recherche aurait été parcouru, si aucun indice n'était découvert. Théoriquement, cette "suspension" ne signifie pas l'abandon définitif des recherches. Mais la formulation semble surtout vouloir ménager les proches des passagers disparus, qui espèrent que les opérations se poursuivront tant que l'épave ne sera pas retrouvée. Jeudi, le collectif de familles de victimes Voice370 avait appelé les autorités à ne pas abandonner les recherches.

 

 

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Le mystère demeure sur les causes du crash

 

Le Boeing 777 de la compagnie aérienne malaisienne s'était volatilisé le 8 mars 2014, avec 239 personnes à bord, peu après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin, et se serait abîmé dans l'Océan indien. On ignore toujours les causes de sa disparition. La seule trace de l'avion est un fragment d'aile retrouvé en juillet dernier à la Réunion.

 

 

Une autre aile d'avion, découverte le 1er juillet dernier par des pêcheurs à Zanzibar, en Tanzanie, doit être analysée afin de déterminer si elle appartenait à l'appareil.

 


24/07/2016
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le Progrès du mardi 8 mars 2016

 

AERONAUTIQUE - Plusieurs débris potentiels retrouvés récemment. MH370 : le vol de tous les mystères. Deux ans après sa disparition, le Boeing 777 de la Malaysia Airlines avec ses 239 personnes à bord, dont quatre Français, reste introuvable. C'est le plus grand mystère de l'aviation civile. Un accident ?, un détournement ? Un attentat ? Deux ans après la disparition, le 8 mars 2014, du vol de la Malaysia Airlines, toutes les hypothèses restent ouvertes pour ce qui constitue le plus grand mystère de l'aéronautique contemporaine. Les recherches sur une zone maritime de 120 000 km2 sont restées infructueuses, laissant prospérer d'innombrables thèses sur cette disparition inexpliquée.

 

 

Un rapport d'enquête intermédiaire mené par les autorités malaisiennes doit être diffusé aujourd'hui, alors que les familles s'inquiètent de la fin des recherches, programmée en juillet prochain. Fera-t-il mention du débris retrouvé au Mozambique remis hier aux enquêteurs australiens pour analyse ? Et du tout dernier, à nouveau découvert à la Réunion, huit mois après un flaperon authentifié comme appartenant à l'avion disparu ?

 

 

 

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Ghyslain Wattrelos - Mari de Laurence et père de Hadrien (17 ans) et Ambre (14 ans), tous trois disparus dans la catastrophe du MH370

 

 

 

Deux ans après la disparition du MH370, où en est l'enquête ?

 

On est toujours dans le flou total. Elle n'a pas du tout avancée. Du côté des Malaisiens, comme du côté des Français. On a eu un espoir avec le débris retrouvé à La Réunion, mais il a été vain. Les juges français ont mis vingt mois pour se rendre en Malaisie (décembre 2015), ils sont revenus avec des documents, qui aujourd'hui ne donnent rien. Ils ont un temps d'étude qui ne me convient pas : en vingt mois, beaucoup de preuves peuvent disparaître. Après je comprends, un juge anti-terroriste français à autre chose à faire en ce moment...

 

 

 

Pour vous, la thèse du détournement reste à privilégier ?

 

Oui. On a coupé délibérément les communications de l'avion, il a ensuite changé de trajectoire. Il y a un détournement, mais après ils se passe autre chose. Quoi ? Je sais depuis peu que les radars malaisiens ont suivi l'avion jusqu'au bout. Pourquoi ne veut-on pas nous le dire ? Je ne sais pas. Une fois détourné, il reste plusieurs hypothèses : soit il est contrôlé à distance pour être emmené quelque part, soit il est abattu.

 

 

 

Concernant le profil des passagers, la Malaysia Airlines a-t-elle fait le nécessaire ?

 

Non. Elle n'a pas apporté la preuve d'une enquête approfondie. D'après moi, les pilotes n'ont rien à voir là-dedans. Les deux clandestins iraniens ont été écartés, et on ne nous parle de rien d'autre. Qu'en est-il de tous les Chinois, les Malaisiens, les Ukrainiens ? On ne sait rien. Je demande aux juges français une enquête véritable sur l'ensemble des passagers. Ca a peut-être été fait, mais ça n'a pas été rendu public.

 

 

 

Comment réagissez-vous au débris retrouvés au Mozambique ?

 

J'attends de voir. Je n'y attache pas beaucoup d'importance. Le personnage qui l'a retrouvé est bizarre. Ne profite-t-il pas de l'histoire, comme beaucoup, pour être dans les journaux, se faire connaître ? Pourquoi fait-on autant d'histoires de ce débris alors que des dizaines de choses ont été retrouvées en Malaisie et au Vietnam ? La Malaisie réagit immédiatement, l'Australie aussi, qui mène l'enquête alors qu'elle n'a rien à voir... Tout ça est très bizarre.

 

 

 

Vous menez votre propre enquête ?

 

Au départ, avec les familles, on avait lancé une équipe privée grâce au financement participatif. Depuis, je me suis moi-même entouré d'une équipe pour trouver des indices, poser des questions.On va y arriver. Un avion comme ça ne peut pas disparaître dans un endroit aussi surveillé. Des personnes connaissent la vérité. Quelqu'un nous donnera un indice un jour !

 

 

 

Connaîtrez-vous la vérité un jour ?

 

Oui, je la saurai. Par notre réseau, ça va finir par marcher. Je vais continuer, mais cela prendra du temps car on se bat contre plus forts que nous. Recueilli par X.F

 


09/03/2016
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le Progrès du jeudi 3 mars 2016

 

 

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Un débris du Boeing du vol MH370 retrouvé au Mozambique ? Un débris d'avion, sans doute un morceau d'aile, a été retrouvé au large du Mozambique au sud est de l'Afrique. Et selon le ministre des Transports malaisien, il est "très possible" que ce débris provienne d'un Boeing 777, le même modèle que l'appareil du vol MH370 de la Maysia Airlines, disparu le 8 mars 2014. Cette découverte dans l'Océan indien serait cohérente avec le précédente puisqu'un bout d'aile avait été retrouvé sur un rocher de l'île de la Réunion dans la même région.

 

 

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04/03/2016
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le Progrès du vendredi 4 septembre 2015

 

 

MH370 - Le débris retrouvé est celui de l'appareil. Les experts ont rendu leur verdict : le fragment d'aile trouvé en juillet à la Réunion provient avec certitude du Boeing 777 de la Malaysia Airlines, disparu mystérieusement en mars 2014 avec ses 239 passagers. Ce morceau d'aile est à ce jour le seul débris formellement identifié de l'appareil. Après sa découverte, la France a lancé pendant dix jours une campagne de recherches au large de l'île, en vain.

 

 


06/09/2015
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la Tribune du samedi 7 mars 2015

 

 

 

CATASTROPHE - MH370 : an après, le mystère plane toujours. 239 passagers étaient à bord du Boeing 777, qui disparaissaient des des écrans radar le 8 mars 2014. Le 8 mars 2014, l'avion reliant Kuala Lumpur à Pékin n'a plus donné signe de vie. Après des mois de recherche et de fausses pistes, une multitude d'hypothèses et rumeurs, le mystère reste entier.

 

 

 

"On n'a pas encore fait notre deuil, on ne l'a même pas commencé. On est dans un combat pour savoir ce qui s'est réellement passé ce jour-là". Anne-Sophie Gillet, Présidente du comité de soutien MH 370 et soeur de Ghyslain Wattrelos, mari et père de trois disparus.

 

 

 

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07/03/2015
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la tribune du vendredi 2 janvier 2015

 

 

7 - Va-t-on retrouver le Boeing 777 du vol MH370 ?

 

 

C'est l'un des plus grands mystères de l'histoire de l'aviation civile. Où est passé le B777 de la Malaysia Airlines qui assurait la liaison Kuala-Lumpur Pékin ce 8 mars 2014 avec 227 passagers et 12 membres d'équipage à son bord ? Pourquoi serait-il parti vers le sud, s'abîmer au large de l'Australie dans les profondeurs de l'Océan ? Détournement? Folie du pilote ? Les thèses les plus folles circulent sur internet. "Tant qu'on n'a pas l'épave, on ne peut rien savoir", estime Pierre Sparacco, expert en aéronautique. La société néerlandaise Furgo, chargée des recherches affirme être capable de localiser l'épave avec des capteurs de grande profondeur. Reste à trouver le point d'impact dans une zone de 10 000 km2.

 

 


03/01/2015
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château de Montségur

 

 

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Château cathare du XIIIe siècle, le château de Montségur fit l'objet de nombreux mythes. On dit qu'il aurait abrité le riche trésor de l'église cathare, dans lequel aurait figuré le Graal. L'édifice est également devenu un lieu de culte solaire puisque chaque été, le 21 juin, les premiers rayons du soleil traversent les meurtrières du château et resurgissent de l'autre côté de la muraille.   

 

 


06/11/2014
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