L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

TERRORISME - Général


naissance de cet article en juillet 2016

 

 

Les heures sombres du terrorisme qui frappe l'Europe et le monde 

 

 

 

Des attentats qui s'intensifient en Europe et qui touchent le monde entier. Déjà un triste bilan, et une liste qui continue de s'allonger...

 

 

 

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 CHRONOLOGIE - 2012

 

 

 

- 11 mars 2012 - Mohammed Merah abat le maréchal des logis-chef Imad Ibn Ziaten sur un parking situé devant le gymnase du Château de l'Hers dans le quartier de Montaudran, au sud-est de Toulouse

 

 

 

- 15 mars 2012 - Deux militaires sont tués et un troisième grièvement blessé à proximité de la caserne où ils étaient cantonnés à Montauban

 

 

 

 

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22/07/2016
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2014

 

 

 

 

- 24 mai 2014 - Mehdi Nemmouche abat quatre personnes à Bruxelles au  Musée juif de Belgique

 

 

 

 

- 20 décembre 2014 - Des policiers agressés au commissariat à Joué-Lès-Tours, en Indre-et-Loire

 

 


27/03/2017
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2015

 

 

 

- 7 janvier 2015 - Vers 11 h 30, les frères Chérif et Saïd Kouachi commettent un attentat à Charlie Hebdo à Paris

 

 

 

 

- 8 janvier 2015 - Amedy Coulibaly, assassine une policière municipale à Montrouge

 

 

 

 

- 3 février 2015 - Agression de militaires de l'opération Sentinelle en faction hier à Nice devant un centre communautaire juif par un homme armé de deux couteaux. L'attaquant a été arrêté. Il avait été refoulé de Turquie une semaine plus tôt, alors qu'il tentait de se rendre en Syrie.

 

 

 

- 14 février 2015 - Une fusillade se produit lors d'une conférence publique dont le thème est « Art, blasphème et liberté d'expression » au Danemark à Copenhague

 

 

 

- 15 février 2015 - Le même assassin tue une personne et blesse deux policiers devant la grande synagogue de Copenhague au Danemark

 

 

 

 

- Avril 2015 - Sid ahmad Ghlam, un étudiant algérien de 24 ans soupçonné d'avoir voulu attaquer les églises de Villejuif (Val-de-Marne) mais aussi le Sacré-Coeur à Paris. Il a tué sur son passage, Aurélie Chatelain, professeur de fitness

 

 

 

 

- 26 juin 2015 - attaque terroriste islamiste perpétrée par Yassin Salhi. Les enquêteurs découvrent le corps décapité à l’aplomb du véhicule puis la tête de la victime accrochée au grillage de l'enceinte du site à Saint-Quentin-Fallavier dans l'Isère en région Rhône-Alpes.

 

 

 

 

- 13 novembre 2015 - Trois fusillades ont éclaté à trois endroits de la capitale avant 22 heures : devant la station de métro Charonne où un homme a ouvert le feu sur une terrasse de café depuis une voiture, dans un bar-restaurant du dixième arrondissement proche de la salle de spectacle Le Bataclan où deux hommes jaillis d'une voiture ont fait feu sur la foule qui assistait à un concert de rock californien qui se jouait à guichet fermé. Et enfin sur un boulevard du onzième arrondissement de PARIS. Les auteurs : Abdelhamid Abaaoud - Salah Abdeslam

 


27/03/2017
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2016

 

 

 

- 1er janvier 2016 - Une voiture fonce sur quatre militaires de Sentinelle en surveillance devant la grande mosquée de Valence (Drôme). Les soldats ouvrent le feu après sommations, blessant grièvement le conducteur du véhicule. L'assaillant qui a crié "Allah est grand" a déclaré qu'il voulait tuer des militaires et mourir en martyr.

 

 

 

- 22 mars 2016 - Attaque de l'aéroport de Zaventem en Belgique et la station de métro de Maelbeek, où s'est produite la deuxième explosion mortelle.

 

 

 

- 13 juin 2016 - Larossi ABBALLA, tueur des deux fonctionnaires de police chez eux, à Magnanville - Yvelines

 

 

- 14 juillet 2016 - Attentat sur la promenade des Anglais à Nice, perpétré par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel -  84 morts et 331 blessés 

 

 

 

 

- 18 juillet 2016 - Un réfugié Afghan de 17 ans a attaqué lundi soir les passagers d'un train en Bavière avec une hache et un couteau.

 

 

 

 

- 24 juillet 2016 - Dans le centre l'Ansbach en Bavière. Un réfugié syrien de 27 ans s'est fait exploser à proximité d'un festival de musique accueillant 2 500 personnes. Le kamikaze a été tué dans la déflagration. Quinze personnes ont été blessées, dont quatre grièvement, mais aucune des victimes n'est en danger de mort.

 

 

 

 

- 26 juillet 2016 - Deux terroristes, dont l'un des deux Adel Kermiche, ont pénétré dans une église catholique située dans la banlieue de Rouen à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine Maritime). Le prêtre auxiliaire Jacques Hamel a été égorgé, un paroissien touché au thorax mais sa vie n'est pas en danger. Le deuxième terroriste vient d'être identifié il s'agit d'Abdel Malik Petitjean.

 

 

 

- 19 décembre 2016 - Un terroriste, Anis Amri au volant d'un 38 tonnes, a percuté des passants au niveau du marché de Noël, sur la Breitscheidplatz, face au Ku'Damm, l'équivalent des Champs-Élysées de la capitale allemande.

 


27/03/2017
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2017

 

 

► 3 février 2017 : Un Égyptien armé d'une machette attaque une patrouille Sentinelle près d'une entrée du musée du Louvre à Paris en criant "Allah Akbar".

 

 

 

 

► 18 mars 2017 : Un homme de 39 ans est abattu après avoir pointé une arme sur une militaire en patrouille à l'aéroport d'Orly et tenté de s'emparer de son Famas. "Je suis là pour mourir par Allah. Je suis là pour mourir par Allah De toute faon, il va y avoir des morts", lance l'assaillant. La nuit précédant l'attaque, l'homme connu pour vols à main armée et trafic de drogue avait tiré sur un policier après avoir été arrêté pour excès de vitesse.

 

 

 

 

► 22 mars 2017, Royaume-Uni : Attentat de Westminster à Londres : un policier est poignardé devant le parlement, et une voiture fonce dans les jardins du Palais de Westminster. L'attaque fait 4 morts et 44 blessés. L'état islamique revendique l'attentat au lendemain de l'attaque. Son auteur : Khalid Masood. Attentat de Londres : une cinquième victime (le Progrès du samedi 8 avril 2017) - Scotland Yard a annoncé hier le décès de Andreea Cristea, une Roumaine de 31 ans qui était tombée dans la Tamise lors de l'attaque le 22 mars, portant à cinq le nombre de morts.

 

 

 

 

► 7 avril 2017, Suède : Attaque au camion bélier, dans une rue piétonne. 15 personnes blessées et 4 tuées. L'Ouzbek de 39 ans, identifié comme étant Rakhmat Akilov, a affirmé avoir reçu un ordre de Daech.

 

 

 

► 11 avril 2017, Allemagne : attaque du car transportant les joueurs de foot de l'équipe allemande de Dormund pour le match Dortmund-Monaco. La piste islamiste examinée. Ni islamiste, ni extrémiste. Un attentat pour spéculer.

 

 

 

 

► 20 avril 2017 - Attaque sur les Champs Élysées à Paris. Meurtre d'un policier.

 

 

 

 

► 22 mai 2017 - Attentat à la Manchester Arena, Angleterre, lors d'un concert de la star américaine Ariana Grande. L'attentat-suicide a fait au moins 22 morts et 59 blessés.

 

 

 

 

► 3 juin 2017 - Attentat sur le London Bridge en Angleterre à 22 h heures locale (23 h, heure française). 7 morts et 48 blessés perpétrés par trois hommes.

 

 

 

 

► 5 août 2017 - Un jeune homme de 18 ans armé d'un couteau est arrêté par une patrouille Sentinelle, alors qu'il vient de franchir un portique de sécurité de la Tour Eiffel à Paris en bousculant un agent de sécurité et en criant "Allah Akbar". Déjà condamné pour apologie du terrorisme et souffrant de problèmes psychiatriques, le jeune homme a expliqué en garde à vue qu'il voulait commettre un attentat contre un militaire et était en lien avec un membre de Daech qui l'aurait poussé à passer à l'acte.

 

 

 

 

► 9 août 2017 - Six soldats ont été renversés par une voiture qui a délibérément foncé sur un groupe de militaires de l'opération Sentinelle à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Le conducteur présumé, un Algérien de 36 ans, a été arrêté quelques heures plus tard près de Calais. L'homme a été grièvement blessé.

 

 

 

 

► 17 août 2017 - Attaque à Barcelone sur les Ramblas cet après-midi : toujours en cours à 19 h 46. Une camionnette blanche s'est engouffrée à 17 h dans las Ramblas. La police recherche l'auteur qui serait retranché dans un bar. Bilan provisoire : 1 mort, 32 blessés. Opération de police toujours en cours à 20 h30. Un suspect arrêté (on ne sait pas si c'était le conducteur de la camionnette). Le bilan augmente : 13 morts, 50 blessés dont 10 graves. Chasse à l'homme dans les rues de Barcelone. Bilan au lendemain de l'attentat : 14 morts plus d'une centaine de blessés. Le bilan est passé à 16 morts (le Progrès du lundi 28 août)

 

 

 

 

► 18 août 2017 - Minuit - Minuit et demi, attaque à Crambrils (Espagne), station balnéaire catalane à 120 km au sud de Barcelone. Une voiture a foncé sur la foule. Bilan : 6 blessés civils, un policier. Les 5 assaillants ont été tués. Ils portaient des ceintures d'explosifs factices.

 

 

 

 

► 18 août 2017 - Une attaque au couteau : 2 morts dans l'ouest de la Finlande à Turku perpétrée par un Marocain de 18 ans. Au total, deux hommes et huit femmes ont été attaqués.

 

 

 

 

► 15 septembre 2017 - Explosion à Londres, sur la ligne de métro de la District Line, à hauteur de la station de Parsons Green, dans le sud-ouest de la capitale britannique

 

 

 

 

► 1er octobre 2017 - Attaque au couteau sur le parvis de la gare à Marseille. Deux jeunes femmes tuées.

 


27/03/2017
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Franceinfo - le mercredi 31 juillet 2019 - mis à jour le 01/08/19

 

 

Trois hommes, dont deux déjà détenus, ont été mis en examen pour un projet d'attentat en France

 

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Différentes actions violentes auraient été envisagées avant le coup de filet des enquêteurs

 

 

 

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Un surveillant pénitentiaire dans le quartier de prévention de la radicalisation, à la prison de la Santé, le 12 juillet 2019. (Photo d'illustration) (DOMINIQUE FAGET / AFP)

 

 

 

Trois individus ont été mis en examen, vendredi 26 juillet, pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Soupçonnés de préparer des attentats en France, ils ont été écroués, a déclaré une source judiciaire à franceinfo, confirmant une information révélée par Le Parisien, mercredi 31 juillet. Parmi ces trois suspects, deux étaient déjà emprisonnés. L'un d'eux était détenu à la prison de Châteaudun (Eure-et-Loir) et l'autre à Saint-Maur (Indre).

 

 

Selon Le Parisien, les trois individus se préparaient à passer à l'acte lors de la libération prochaine de l'un d'entre eux. Ils auraient envisagé différents modes d'action : s'attaquer à des gardiens de prison, des sites institutionnels, des passants...

 

 

"C'était un projet, nous n'étions pas sur un niveau de risque particulièrement élevé", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, en déplacement dans le Gard, ajoutant que "le renseignement a bien fonctionné".

 

 

 

Trois suspects dont un de 27 ans, le "cerveau"

Leur profil n'a pas été confirmé mais, toujours selon les informations du Parisien, il s'agirait de trois jeunes hommes. L'un, âgé de 27 ans, est connu pour des faits d'apologie du terrorisme et de prosélytisme en prison. Il était le "cerveau" du groupe, selon le quotidien. Ayant dû changer d'établissement pénitentiaire au moins trois fois en raison d'incidents comme des appels à la prière, il a rencontré l'un des suspects à la prison de Châteaudun et l'autre dans celle de Toulon, rapporte le quotidien. 

 

 

Le second détenu, âgé de 32 ans, purge une peine de six ans de prison pour avoir rejoint, en Syrie, la branche syrienne d'Al-Qaïda. Le dernier des trois suspects, âgé de 21 ans, est un ancien légionnaire.

 


02/08/2019
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Franceinfo - jeudi 30 mai 2019

 

 

Explosion à Lyon : le suspect a reconnu avoir prêté allégeance au groupe Etat islamique

 

 

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Cet étudiant algérien de 24 ans a reconnu, lors de sa garde à vue, avoir prêté allégeance au groupe terroriste

 

 

 

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Les policiers lors de la perquisition du domicile du suspect, le 27 mai 2019 à Oullins. (ROMAIN LAFABREGUE / AFP)

 

 

 

Le principal suspect après l'explosion d'un colis piégé à Lyon a reconnu avoir prêté allégeance à l'organisation terroriste Etat islamique, a appris franceinfo de source proche du dossier jeudi 30 mai, confirmant une information de LCI.

 

 

Le suspect, un étudiant algérien de 24 ans, avait admis son implication dans l'attentat mercredi lors de sa garde à vue. Il avait avoué avoir confectionné et déposé le colis piégé. Il avait également indiqué aux enquêteurs avoir agi seul. 

 

 

 

De nombreuses preuves accumulées

Plusieurs autres éléments avaient été accumulés contre le suspect : l'ADN du jeune homme avait été retrouvé sur un morceau du sac qui contenait la bombe, le vélo utilisé le jour de l'attentat avait été retrouvé dans son appartement et des preuves d'achats de produits entrant dans la composition d'explosifs avaient été découvertes. Par ailleurs, d'après les éléments recueillis par les enquêteurs, l'homme a consulté à plusieurs reprises des sites proches de la mouvance jihadiste. 

 

 

La garde à vue de cet étudiant algérien doit se terminer vendredi. Trois de ses proches, ses parents et son petit-frère, avaient également été placés en garde à vue dans ce dossier. Elles ont été levées "en l'absence d'éléments les incriminant à ce stade", a indiqué le parquet de Paris à franceinfo.

 

 

Le principal suspect, lui, est toujours en garde à vue, qui peut se prolonger jusqu'à vendredi.

 


30/05/2019
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Franceinfo - le jeudi 15 mars 2019 - mis à jour le 16.03.19

 

 

Attentat de Christchurch : Brenton Tarrant, le suspect inculpé pour meurtre, n'a pas demandé de libération sous caution et reste en prison

 

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Kocila MakdecheLouis SanFrance Télévisions
 

 

 

Brenton Tarrant a comparu samedi devant un tribunal de la ville où il a été inculpé pour meurtre

 

 

 

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Des gerbes de fleurs déposée devant une mosquée à Kilbirnie (Nouvelle-Zélande), le 15 mars 2019. (MARTY MELVILLE / AFP)

 

 

 

 

CE QU'IL FAUT SAVOIR

 

 

Le suspect dans les attentats contre deux mosquées du centre-ville de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, qui a fait 49 morts, est un Australien de 28 ans, Brenton Tarrant, qui a comparu samedi 16 mars devant un tribunal de la ville où il a été inculpé pour meurtre. Portant des menottes et une chemise blanche réservée aux détenus, l'ancien instructeur de fitness et militant d'extrême droite déclaré a écouté impassible le chef d'inculpation porté à son encontre. Il n'a pas demandé à bénéficier d'une libération sous caution et restera en prison jusqu'à sa prochaine comparution devant le tribunal, prévue le 5 avril. Suivez la situation sur franceinfo.fr.

 

 

Trois arrestations. Il s'agit de trois hommes. Ils n'étaient inscrits sur aucun fichier de surveillance, selon la police. L'un d'eux, âgé d'une trentaine d'années, a été inculpé pour "meurtres". Il comparaîtra samedi devant le tribunal de Christchurch. Le Premier ministre australien a annoncé qu'un individu était identifié comme étant un citoyen australien, "terroriste d'extrême droite et violent". Des engins explosifs ont également été retrouvés dans les véhicules des suspects. La police dit ne pas rechercher d'autres suspects.

 

 

Une ville en état de siège. La Nouvelle-Zélande relève à "élever" son niveau d'alerte à la sécurité. En ce jour de prière, la police demande aux musulmans d'éviter les mosquées partout en Nouvelle-Zélande. La municipalité de Christchurch, une ville de 340 000 habitants, a ouvert une ligne téléphonique d'urgence pour les parents inquiets du sort de leurs enfants qui participaient à une marche contre le changement climatique non loin de là. Des bâtiments publics, comme la bibliothèque centrale, sont aussi fermés. 

 

 

Des "actes de violence sans précédent". La Nouvelle-Zélande connaît l'une de ses journées "les plus sombres" après ces attentats "sans précédent", estime la Première ministre. Par ailleurs, Jacinda Ardern appelle à ne pas "partager ou propager ce message de haine" en diffusant les images filmées par un tireur. Les autorités travaillent actuellement à les retirer des réseaux sociaux où elles ont été publiées et partagées. "Il faudra du temps pour guérir et ce soir, nos pensées et nos prières doivent être avec les personnes affectées", a ajouté Jacinda Ardern.

 

 

La France réagit. Dans un tweet, Emmanuel Macron condamne "des crimes odieux" et souligne que "la France se dresse contre toute forme d'extrémisme". Par ailleurs, Christophe Castaner demande aux préfets de "renforcer la surveillance des lieux de culte, par précaution". "Des patrouilles seront assurées à proximité des espaces confessionnels", explique le ministre de l'Intérieur. Il a également affirmé que le suspect de l'attaque n'est "pas connu" en France. 

 


16/03/2019
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Franceinfo - le mardi 5 février 2019

 

 

Ce que l'on sait de l'agression de deux surveillants par un détenu à la prison de Condé-sur-Sarthe

 

 

 

 

L'homme, suivi pour radicalisation, a utilisé un couteau en céramique qui pourrait avoir été introduit dans la prison par son épouse

 

 

 

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Un hélicoptère est posé devant le centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe (Orne), le 5 mars 2019. (MAXPPP)

 

 

 

Un caractère "terroriste" qui ne fait "aucun doute", selon la ministre de la Justice. Un détenu a agressé deux surveillants de la maison centrale d'Alençon-Condé-sur-Sarthe (Orne), mardi 5 mars, alors qu'il se trouvait dans une unité de vie familiale avec son épouse. L'homme, suivi pour radicalisation, a utilisé un couteau en céramique. Il a été arrêté dans la soirée dans un assaut du Raid, avec sa compagne. Cette dernière, grièvement touchée, a succombé à ses blessures. Voici ce que l'on sait de l'agression de la matinée.

 

 

 

Que s'est-il passé ?

L'agression s'est déroulée mardi vers 9h45. Michaël Chiolo, détenu à la prison d'Alençon-Condé-sur-Sarthe, a attaqué deux surveillants à l'aide d'un couteau en céramique en criant "Allah Akbar", selon des témoignages rapportés par le parquet de Paris. Il se trouvait depuis lundi avec son épouse dans une unité de vie familiale (UVF), une sorte de parloir amélioré ressemblant à un petit appartement équipé d'un coin-cuisine, dans lequel les détenus peuvent passer entre 6 et 72 heures avec leur famille.

 

 

Selon une source syndicale, les faits se sont produits lorsque les surveillants sont venus lui signifier la fin de son placement en UVF. Lors d'un point-presse, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a au contraire indiqué que les surveillants avaient été appelés dans l'UVF à la demande du détenu. Une source proche du dossier précise que la femme a simulé un malaise, prétextant être enceinte, pour faire venir un agent pénitentiaire. Selon les informations de France Télévisions, c'est elle qui aurait donné le premier coup de couteau au surveillant.

 

 

"C'est vraiment une tentative d'assassinat. Il y avait du sang partout. L'unité de vie familiale était un champ de bataille. Un des surveillants a perdu connaissance à un moment", a indiqué Alassanne Sall, du syndicat FO-pénitentiaire. Le détenu s'est ensuite retranché dans l'unité avec son épouse, pendant une dizaine d'heures, jusqu'à l'assaut. Il a ensuite été hospitalisé du fait de blessures "sans gravité", selon le parquet de Paris.

 

 

Quel est l'état de santé des surveillants ?

"Je suis heureuse de savoir que les deux surveillants ne sont pas en danger", a déclaré Nicole Belloubet lors d'un point-presse en début d'après-midi, en soulignant qu'ils avaient "subi une attaque terrible".

 

 

Le surveillant le plus grièvement blessé a été touché à l'intestin et au rein. Il a été opéré dans la journée et son état était rassurant en début de soirée, selon une source proche du dossier. L'autre surveillant, avec des morceaux de lame dans l'omoplate et la mâchoire, devait être opéré dans la soirée, précise France Bleu Picardie.

 

 

 

Quel est le passé judiciaire de l'assaillant ?

Michaël Chiolo, âgé de 27 ans, était "un détenu de droit commun, placé au regard de ses antécédents dans l'un des établissements les plus sécuritaires du pays", a indiqué Nicole Belloubet. Arrivé dans l'établissement en mars 2017, l'homme purgeait une peine de trente ans de réclusion criminelle pour "arrestation, enlèvement, séquestration suivie de mort et vol avec arme", et d'un an d'emprisonnement pour "apologie publique d'acte de terrorisme".

 

 

>> Qui est Michaël Chiolo, l'agresseur présumé de deux surveillants à la prison de Condé-sur-Sarthe ?

 

 

Avec un complice, ils avaient été condamnés en décembre 2015 en appel à Nancy pour avoir étouffé un homme de 89 ans, après l'avoir séquestré et "momifié" à son domicile près de Metz en 2012. Originaires de Saint-Avold (Moselle), les deux hommes s'étaient rendus le 17 avril 2012 au domicile de Roger Tarall, 89 ans, à Montigny-lès-Metz, pour le cambrioler. Sur son lit, le vieil homme avait été ligoté et bâillonné, son visage emballé dans des bandes médicales, tandis que les voleurs procédaient à la fouille de son appartement. Le corps de la victime, morte par asphyxie, avait été découvert le lendemain sur son lit.

 

 

En novembre 2015, alors qu'il était déjà incarcéré à Mulhouse dans l'attente de son jugement en appel, Michaël Chiolo avait été condamné à un an de prison ferme pour avoir demandé à ses codétenus de "rejouer" l'attaque du Bataclan dans la cour de la maison d'arrêt. "Après Paris, j'aurais continué en province", aurait dit le jeune homme à un codétenu, selon des propos rapportés par les surveillants de la maison d'arrêt. Il est libérable en 2038.

 

 

 

Etait-il suivi pour radicalisation ?

Selon nos informations, le détenu était fiché FSPRT (fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste). Converti à l'islam, il se serait radicalisé en prison. On ne sait pas s'il était détenu au sein de l'unité réservée aux détenus radicalisés.

 

 

La ministre de la Justice a affirmé que le caractère "terroriste" de l'attaque ne faisait "aucun doute". La section antiterroriste du parquet de Paris a donc été saisie, et le procureur de Paris, Rémy Heitz, s'est rendu sur place. L'enquête a été confiée à la sous-direction de l'antiterrorisme (Sdat), qui mène les investigations conjointement avec la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes.

 

 

Quelles sont les zones d'ombre de l'enquête ?

Nicole Belloubet a elle-même reconnu qu'il faudrait, "à froid, tirer toutes les conséquences de cette attaque terroriste". L'enquête devra tout d'abord déterminer comment l'homme a pu se procurer ce couteau en céramique. La ministre a exclu que cet objet ait pu se trouver parmi le matériel de cuisine disponible au sein de l'unité de vie familiale. Elle a revanche suggéré que le couteau ait pu être apporté par l'épouse, rappelant que les portiques sous lesquels passent les visiteurs ne détectent pas les objets en céramique.

 

 

La ministre de la Justice s'est également demandé si "toutes les ressources du renseignement pénitentiaire" ont bien été "mobilisées" dans cette affaire, et si les surveillants qui sont venus rejoindre le détenu "étaient parfaitement équipés". Outre l'enquête ouverte par le parquet antiterroriste, une enquête administrative de la Chancellerie tentera également de répondre à ces questions. Trois personnes ont été placées en garde à vue mardi soir.

 


06/03/2019
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Franceinfo - le vendredi 22 février 2019

 

 

Mort de Fabien Clain : quels sont les principaux jihadistes pistés par la justice française ?

 

 

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Plusieurs sont aux mains des forces kurdes et pourraient être remis prochainement à la France

 

 

 

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Des hommes identifiés comme des combattants du groupe terroriste Etat islamique dans un camion, le 20 février 2019, à Baghouz (Syrie). (BULENT KILIC / AFP)

 

 

 

Vétérans, propagandistes, recruteurs... Alors que le jihadiste français Fabien Clain a été tué, mercredi 20 février, et que son frère Jean-Michel est gravement blessé, d'autres figures françaises restent dans le collimateur de la justice. 

 

 

Plusieurs Français font ainsi partie des quelque 900 jihadistes étrangers aux mains des Unités de protection du peuple (YPG), branche armée du mouvement kurde en Syrie. Et certains pourraient bientôt être remis aux autorités françaises.

 

 

 

Thomas Barnouin, 37 ans, le vétéran du jihad

Objet d'un mandat de recherche, Thomas Barnouin a été arrêté en décembre 2017 par les YPG, avec cinq autres jihadistes français qui prétendaient fuir l'organisation terroriste Etat islamique (EI) en déroute.

 

 

 

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Une photo de Thomas Barnouin, diffusée le 10 janvier 2018 par les Unités de protection du peuple (YPG),

branche armée du mouvement kurde en Syrie. (YPG PRESS OFFICE / AFP)

 

 

 

Cet Albigeois s'est converti à l'islam vers l'an 2000. Il est apparu dans la filière dite d'Artigat, du nom d'un village en Ariège, lieu de réunion d'une importante nébuleuse jihadiste, dans laquelle ont gravité Mohamed Merah, auteur des tueries de Toulouse et Montauban en 2012, et les frères Clain, les deux voix dans la vidéo de revendication des attentats du 13-Novembre par l'EI. Condamné à cinq ans de prison en 2009 dans le cadre du procès sur cette filière, tout comme Fabien Clain, après une première tentative pour rejoindre le jihad en Irak, il est reparti en Syrie avec sa femme et ses enfants, vraisemblablement en février 2014.

 

 

 

Adrien Guihal, 33 ans, voix de l'attentat de Nice

Capturé en mai 2018 par les Forces kurdes à Raqqa, considérée un temps comme la capitale de l'EI en Syrie, Adrien Guihal avait rejoint la région trois ans plus tôt et faisait depuis l'objet d'une enquête préliminaire en France. Il a été identifié comme la voix qui a revendiqué l'attentat de Nice le 14 juillet 2016. Cette revendication de l'EI a été jugée opportuniste.

 

 

 

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Une photo diffusée d'Adrien Guihal, diffusée par les Forces démocratiques de Syrie le 24 mai 2018. (SYRIAN DEMOCRATIC FORCES / AFP)

 

 

 

Connu sous le nom d'Abou Oussama Al-Faransi, il a œuvré au sein des organismes médiatiques de l'organisation, dont l'agence de propagande Amaq. C'est aussi par sa voix que l'EI a revendiqué l'assassinat d'un couple de policiers en juin 2016 à Magnanville (Yvelines).

 

 

Il avait été arrêté en 2008 pour un projet d'attentat contre les renseignements généraux à Paris. A sa sortie de prison en 2012, celui qui se faisait aussi surnommer Hamza avait codirigé un garage automobile dans le Val-d'Oise fréquenté par d'autres islamistes.

 

 

 

Emilie König, 34 ans, la Bretonne qui recrutait pour l'EI

Retenue au camp de Roj, dans le nord de la Syrie, avec d'autres femmes et des enfants, elle est accusée d'avoir recruté pour l'EI et appelé à commettre des attaques en Occident. Régulièrement apparue dans des vidéos de propagande, elle avait été placée par l'ONU sur sa liste noire des combattants les plus dangereux.

 

 

 

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Capture d'écran d'une vidéo diffusée le 8 janvier 2018, montrant la Française Emilie König. (YPG PRESS OFFICE / YOUTUBE)

 

 

 

Au printemps 2012, elle refuse de retirer son niqab au tribunal et provoque une altercation qu'elle diffuse sur YouTube. Dans la foulée, elle laisse ses deux enfants en France et rejoint son nouveau compagnon en Syrie, où elle aura trois autres enfants.

 

 

 

Hayat Boumedienne, 30 ans, épouse d'Amedy Coulibaly

Hayat Boumedienne est accusée d'avoir participé à des escroqueries aux véhicules afin de financer les projets terroristes d'Amedy Coulibaly, qu'elle a épousé religieusement. Elle a été renvoyée aux assises dans ce dossier en son absence.

 

 

 

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Photo d'Hayat Boumeddiene diffusée le 9 janvier 2015 par la police française. (POLICE FRANCAISE / AFP)

 

 

 

Omar Diaby, 42 ans, jihadiste rallié à Al-Qaïda

Surnommé "Omar Omsen", Omar Diaby, né à Dakar (Sénégal) vers 1976, est visé par un mandat d'arrêt. Il est considéré comme le recruteur de dizaines de jihadistes. La katiba (cellule combattante) qu'il commande, un temps estimée à une trentaine de jeunes Français, la plupart originaire comme lui de la région de Nice, a prêté allégeance au Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda. Cet ancien délinquant affirme combattre l'armée syrienne à l'écart de l'EI.

 

 

En août 2015, il avait fait circuler l'annonce de sa mort "afin de pouvoir sortir de Syrie pour subir une importante opération chirurgicale dans un pays voisin", sans être repéré par les services de renseignements, avait-il expliqué dans une interview à France 2 neuf mois plus tard.

 

 

 

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VIDEO. Complément d'enquête. Omar Omsen légitime l'attentat contre "Charlie Hebdo" (COMPLÉMENT D'ENQUÊTE/FRANCE 2)

 

 

 

S'il n'est pas directement soupçonné d'avoir organisé des attentats, Omar Diaby n'en a pas moins approuvé celui contre la rédaction de Charlie Hebdo. "Ceux qui ont insulté le prophète ont été exécutés. Il fallait faire ce que les frères Kouachi ont fait. J'aurais voulu être choisi pour faire cela", avait-il déclaré.

 

 

 

Abdelilah Himich, 29 ans, le légionnaire

"Le sort de l'ex-légionnaire Abdelilah Himich est également incertain", relève Le JDD de son côté. Né le 16 novembre 1989, ce ressortissant marocain, originaire de Lunel (Hérault), a servi dans la Légion étrangère en Afghanistan pendant six mois. "En 2010, il a déserté l'armée, s'est radicalisé et est devenu l'émir d'un petit groupe de personnes qui sont partis en Syrie", précise l'hebdomadaire. Il a rejoint les rangs de l’EI en Syrie en février 2014, où il aurait dirigé une brigade "forte de trois cents combattants", selon  Le Monde.

 

 

 

Surnommé "Abdel le légionnaire" et Abou Souleyman Al-Faransi (le Français), il a eu des responsabilités opérationnelles dans les combats en Syrie et aurait pris part à la formation du commando responsable des attentats de Paris puis de Bruxelles. Les services de renseignement américains le décrivent comme "responsable des opérations extérieures de l'Etat islamique". Aujourd'hui, on ne sait pas s'il est mort ou s'il a été fait prisonnier par les Kurdes sans que son identité n'ait été connue. 

 


22/02/2019
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Franceinfo - le mardi 12 février 2019

 

 

Sept mosquées ont été fermées depuis l'entrée en vigueur de la loi antiterroriste en 2017

 

 

 

Les fermetures administratives de lieux de culte sont l'une des quatre grandes dispositions de la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme

 

 

 

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Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, le 12 février 2019, à l'Assemblée nationale à Paris. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

 

 

 

Un premier bilan. Sept mosquées ont fait l'objet d'une fermeture administrative en France depuis l'entrée en vigueur de la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (Silt) en novembre 2017, a indiqué le ministère de l'Intérieur, mardi 12 février.

 

 

Les fermetures administratives de lieux de culte sont l'une des quatre grandes dispositions de ce texte de loi, vivement dénoncé par les défenseurs des libertés publiques. Ces derniers ont vu une transposition dans le droit commun de mesures d'exception, autorisées dans le cadre de l'état d'urgence.

 

 

 

Un "bilan positif"

Devant la commission des lois de l'Assemblée nationale en charge du contrôle parlementaire de ce texte controversé, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'État Laurent Nuñez ont dressé un "bilan positif" de son application. "Les outils créés ont été utilisés à bon escient et ont eu des effets utiles", a plaidé Christophe  Castaner.

 

 

Ainsi, sur les fermetures de mosquées accusées de faire "l'apologie du terrorisme, de la haine ou de la discrimination", Laurent Nuñez s'est félicité de "viser juste" en soulignant que chaque décision des préfets avait été validée par la justice en dépit de recours systématiques devant les tribunaux. "Les notes de renseignement montrent un profond changement dans les quartiers où les mosquées ont été fermées", a encore commenté le secrétaire d'État.

 


13/02/2019
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Franceinfo - le vendredi 21 décembre 2018

 

 

Arrestation de Peter Cherif : "C'est une capture très importante, d'un vétéran du jihadisme"

 

 

 

Peter Cherif, alias Abou Hamza, avait rejoint Al-Qaïda au Yémen, où il était "cadre moyen", a expliqué le spécialiste Abdelasiem El Difraoui

 

 

 

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 Le jihadiste français Peter Cherif, lors du début de son procès à Paris, le 26 janvier 2011.  (BENOIT PEYRUCQ / AFP)

 

 

 

Le jihadiste Peter Cherif est "un vétéran du jihadisme", qui avait "rejoint Al-Qaïda au Yémen, où il était cadre moyen. Il a été très longtemps sous les radars des services français", a expliqué vendredi 21 décembre sur franceinfo Abdelasiem El Difraoui, politologue, spécialiste du jihadisme et qui a rencontré des proches de Peter Cherif. Ce dernier a été arrêté à Djibouti, c'est un proche des frères Kouachi. "C'est une capture très importante parce qu'il a été responsable de beaucoup de relations internationales" pour Al-Qaïda.

 

 

 

franceinfo : Qui est Peter Cherif, dont vous avez rencontré les proches, et qui vient d'être arrêté ?

 

 

Abdelasiem El Difraoui : C'est un vétéran du jihadisme, mais ce n'est pas un jihadiste de la première génération. La première génération, c'est le combattant de l'Afghanistan, comme la génération d'Oussama Ben Laden et de ses compagnons, qui sont aujourd'hui incarcérés, pour la plupart, ou morts. Peter Cherif, c'est clairement la deuxième ou troisième génération du jihadisme. Il s'est radicalisé vers 2005 à travers la filière des Buttes-Chaumont, parallèlement à la guerre en Irak, la guerre contre Saddam Hussein. Il était très proche des frères Kouachi dans le sens où c'était toute une orbite aux Buttes-Chaumont autour de Farid Benyettou, autoproclamé émir du groupe qui aujourd'hui est soi-disant repenti.

 

 

 

Comment Peter Cherif bascule-t-il dans une idéologie radicale ?

 

 

Il est d'origine afro-caribéenne et tunisienne. Il avait traversé une grande crise d'identité et était dégoûté par les images de la souffrance des enfants irakiens. Il s'enfermait pendant des heures dans sa chambre pour regarder des vidéos. Il avait déjà eu affaire à la justice et essayait de se racheter avec cette idéologie mensongère. Pour sa mère, c'est Farid Benyettou qui l'a entraîné dans le jihadisme en lui disant que s'il voulait se sauver, il devait devenir jihadiste, aller vers la "vraie foi" pour que ses péchés soient pardonnés. Dans l'interview que j'ai faite de sa copine, elle explique que même une affiche dans la rue où on voyait une femme en bikini était pour lui devenu péché. Il s'est peu à peu éloigné de sa copine par peur de pécher. Au début, il avait une relation normale et peu à peu il a exigé de sa copine qu'elle se mette de l'autre côté de la pièce, que sa mère soit présente quand ils se voient et puis il a rompu. C'était vraiment un processus psychologique.

 

 

 

Le croyez-vous capable de commanditer, d'organiser un attentat comme celui de janvier 2015 ?

 

 

Il a peut-être co-organisé l'attentat. Je ne pense pas que lui-même l'ait organisé. Il ne s'est jamais joint à l'État islamique. Suite à une arrestation d'abord en Syrie, à un procès en France, il a disparu et il a rejoint Al-Qaïda au Yémen, où il était cadre moyen. Il a été très longtemps sous les radars des services français. Depuis deux semaines, les gens du service me disaient que l'étau se resserrait autour de Peter. C'est une capture très importante parce que comme cadre moyen, il a été responsable de beaucoup de relations internationales. Il a aussi servi comme intermédiaire d'Al-Qaïda pour la libération des otages français détenus au Yémen.

 

 

 

 

Attentat contre "Charlie Hebdo" : qui est le jihadiste français Peter Cherif, l'ami des frères Kouachi arrêté à Djibouti ?

 

 

 

Ce proche des auteurs de l'attentat contre "Charlie Hebdo", le 7 janvier 2015, a été arrêté dimanche à Djibouti

 

 

 

 

Il est connu comme l'un des amis proches des frères Saïd et Cherif Kouachi, qui ont tué 12 personnes dans l'attentat contre Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015. Le jihadiste français Peter Cherif a été arrêté à Djibouti, dimanche 16 décembre. L'homme est également connu sous le pseudonyme d'Abou Hamza. Une source judiciaire précise néanmoins qu'il "n'est pas, à ce stade, retenu dans le cadre d'une procédure judiciaire française", mais le parquet de Paris "suit avec attention l'évolution de sa situation".

 

 

 

"C'est une très bonne nouvelle, a réagi la ministre des Armées, Florence Parly, vendredi matin sur RTL. Cela prouve que la lutte contre le terrorisme est une action de longue haleine." De la filière jihadiste des Buttes-Chaumont au Yémen, qui est Peter Cherif ? 

 

 

 

 

De la petite délinquance à la radicalisation à Paris

 

Peter Cherif passe sa jeunesse dans le 19e arrondissement. Son père meurt dans un accident de la route alors que le garçon n'a que 14 ans, rapporte Paris Match. Au fil des années, il tombe dans la petite délinquance, et est accusé de plusieurs braquages et vols à main armée. Selon L'Express, adolescent, il est incarcéré six mois à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne). 

 

 

 

Le jeune homme rencontre les frères Saïd et Cherif Kouachi dans son quartier du 19e arrondissement de Paris, près du parc des Buttes-Chaumont, à la fin des années 1990, rappelle Le Figaro. Peter Cherif multiplie les petits boulots et passe peu à peu de la délinquance de droit commun à la radicalisation. En 2003, la guerre en Irak l'interpelle, et le jeune Français commence à suivre les discours religieux de Farid Benyettou, relate France Inter. Ce dernier est au cœur de la filière des Buttes-Chaumont, dont le but est d'envoyer des jihadistes en Irak. Peter Cherif l'intègre, tout comme les frères Kouachi

 

 

 

Sa mère évoque un véritable "lavage de cerveau" à l'époque, relève L'Express"J'ai eu l'impression qu'il suivait aveuglément des personnes qui l'avaient lobotomisé", raconte également son amie Barbara. Peter Cherif force, entre autres, sa mère à prier cinq fois par jour, et regarde des vidéos de combats jihadistes. A 22 ans, en 2004, il décide de partir en Irak. 

 

 

 

 

Dans les rangs d'Al-Qaïda en Irak

 

Selon France Inter, Peter Cherif a assuré à ses proches qu'il partait étudier l'arabe et le Coran en Syrie. Il franchit en réalité la frontière irakienne à l'été 2004, pour combattre les troupes américaines, précise L'Express. Sa disparition est signalée par ses proches à l'ambassade de France en Syrie au mois d'octobre.

 

 

 

Pendant plusieurs mois, le Français combat sous les directives d'Abou Moussab al-Zarkaoui, l'un des responsables d'Al-Qaïda en Irak, relate L'Express. Blessé par des éclats de mortier au visage et à la jambe, d'après le magazine, il est arrêté en décembre 2004 à Falloujah, dans le centre de l'Irak.

 

 

 

Peter Cherif est détenu dans le sud du pays, puis rejoint la prison d'Abou Ghraib, non loin de la capitale irakienne. Il y restera un an, selon L'Union. Condamné à 15 ans de prison, il est ensuite incarcéré à la prison de Badoush, près de Mossoul, dans le nord du pays, à une centaine de kilomètres de la frontière syrienne. Le jihadiste parvient à s'y échapper avec 150 autres détenus en mars 2007, lors de l'attaque de la prison par un commando. Il se rend en Syrie, son point de départ, et signale aux autorités françaises qu'il s'y trouve. Peter Cherif est alors extradé et arrive sur le sol français en février 2008. 

 

 

 

 

Un procès, puis la fuite vers le Yémen

 

De retour en France, Peter Cherif est incarcéré pendant 18 mois, puis libéré. D'après L'Union, il suit ensuite une formation "transport de marchandises" à l'auto-école de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) – où aura lieu l'assaut contre les frères Kouachi, le 9 janvier 2015. Interrogé par L'Union, son formateur relate que plusieurs élèves avaient été séduits par le discours de Peter Cherif sur l'islam. "Tout ce qui ne correspondait pas à l’idée qu’il s’était fait de la vie, par rapport au Coran, était à proscrire, à bannir, à détruire", raconte-t-il. Il l'a même entendu dire, en pleine formation, qu'il souhaitait passer l'autorisation de transport de matières dangereuses, "pour faire sauter une citerne de gaz dans Paris"

 

 

 

Début 2011, Peter Cherif est jugé dans le cadre de son appartenance à la filière des Buttes-Chaumont. Lors de sa comparution, le jihadiste évoque simplement "une pratique [de la religion] très proche des textes" et assure que son départ pour l'Irak a été un "coup de tête" face à la situation du peuple irakien. "C'est une période que j'essaie d'oublier", assure-t-il alors. Il ne se présente pas pour le dernier jour de son procès, en mars 2011. Il est condamné à cinq ans de prison et disparaît. Peter Cherif s'enfuit au Yémen, où il invite les frères Kouachi quatre mois plus tard, d'après Le Figaro. Le jihadiste, qui rejoint les rangs d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), compte les entraîner au tir. 

 

 

 

 

En lien avec les attentats de janvier 2015 ? 

 

En avril 2012, Peter Cherif est élevé au rang de cadre d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique. Les services de renseignement français le soupçonnent alors "d'organiser, depuis le Yémen, une filière d'acheminement de jihadistes susceptible d'impliquer" Cherif Kouachi. Ce dernier est présenté comme "l'un des contacts en France" du jihadiste. Courant 2012, des courriels sont échangés entre le Yémen et un cybercafé voisin de l'appartement de Cherif Kouachi. La police enquête également sur des recherches menées par ce dernier, "sur une éventuelle colocation d'une chambre dans la ville d'Al Jouf" (Arabie saoudite), le fief d'Aqpa. 

 

 

 

Après l'attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015, Peter Cherif est inscrit sur la liste noire des "combattants terroristes étrangers". Mais, à ce stade, il n'est pas "retenu dans le cadre de la procédure judiciaire française", précise une source judiciaire, qui rappelle qu'il n'est pas non plus "visé par un mandat d'arrêt". Le parquet de Paris a annoncé ce vendredi qu'il requérait, à l'issue de l'enquête sur les attentats de janvier 2015, le renvoi de 14 personnes devant une cour d'assises spéciale. Peter Cherif n'en fait pas partie. 

 

 

 

"Ce type ne doit pas une nouvelle fois passer entre les mailles du filet judiciaire", a réagi sur franceinfo Gérard Chemla, avocat de nombreuses victimes du terrorisme. "On sait que c'est un terroriste français, on sait qu'il avait demandé que cet attentat ait lieu, assure-t-il. Le débat qu'on va avoir, c'est de savoir si la justice a les moyens de le confondre." Et de préciser : "Il va falloir que les juges se posent la question de savoir si on a des éléments qui permettent de [le] rattacher avec solidité à ce dossier-là."

 

 


21/12/2018
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Franceinfo - le dimanche 16 décembre 2018

 

 

Attentat de Strasbourg : une cinquième victime a succombé à ses blessures

 

 

 

 

L'attentat a également fait onze blessés, dont certains toujours dans un état grave

 

 

 

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Des passants déposent des fleurs et des bougies sur le mémorial improvisé place Kléber en mémoire des victimes de l'attentat de Strasbourg, le 16 décembre 2018. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

 

 

 

Le bilan de l'attentat de Strasbourg s'est encore alourdi, dimanche 16 décembre. Une cinquième victime est morte dans l'attaque terroriste perpétrée mardi soir par Cherif Chekatt, selon la préfecture du Bas-Rhin. Le parquet de Paris a confirmé la mort de de cette victime de nationalité polonaise. L'attentat a également fait onze blessés, dont certains toujours dans un état grave.

 

 

Hommage aux victimes à Strasbourg

Dimanche, l'heure était au recueillement à Strasbourg où des centaines de personnes émues se sont réunies pour rendre hommage aux victimes. Du côté de l'enquête, un membre de l'entourage de Cherif Chekatt, qui faisait partie des sept personnes interpellées après l'attentat mardi soir, était toujours entendu dimanche par les services antiterroristes.

 

 

Mardi soir, Cherif Chekatt a pénétré dans le centre historique de Strasbourg, armé d'un pistolet et d'un couteau et a attaqué des passants à plusieurs endroits, avant de parvenir à s'enfuir. Après 48 heures de traque, il a été tué par des policiers jeudi soir dans une rue du quartier du Neudorf, au sud du centre-ville.

 


17/12/2018
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