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Syrie : les Etats-Unis vont finalement laisser environ 200 soldats dans le pays "pour un certain temps"

 

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En décembre, Donald Trump avait pris ses alliés de cours en annonçant le retrait total des troupes américaines présentes dans le pays

 

 

 

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Un soldat américain à Raqqa, en Syrie, le 24 février 2018. (SEBASTIAN BACKHAUS / AFP)

 

 

 

Le départ ne sera finalement pas total. Les Etats-Unis ont indiqué, jeudi 21 février, qu'ils maintiendraient finalement environ 200 soldats en Syrie, malgré le retrait annoncé du reste des troupes américaines aujourd'hui présentes sur place.

 

 

"Un petit groupe de maintien de la paix d'environ 200 soldats restera en Syrie pour un certain temps", a indiqué à l'AFP Sarah Sanders, porte-parole de l'exécutif américain, sans autres précisions. Cette annonce est intervenue après un échange téléphonique entre Donald Trump et le président turc Recep Tayyip Erdogan.

 

 

 

Un départ prévu dans les prochaines semaines

"Nous avons gagné contre le groupe Etat islamique, il est temps de rentrer", avait lancé Donald Trump le 20 décembre, à la stupeur de certains élus de son propre camp et des alliés des Etats-Unis. Les pays européens avaient ouvertement critiqué cette décision américaine prise sans concertation préalable. Ce départ de l'essentiel des troupes américaines doit intervenir dans quelques semaines.

 


22/02/2019
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Franceinfo - le jeudi 21 février 2019

 

 

Antidouleurs : l'Amérique dévastée

 

 

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Très efficaces pour soulager la douleur mais extrêmement addictifs, les opioïdes ont inondé le marché américain. Ils sont à l'origine d'une terrible crise sanitaire, avec 72 000 morts d'overdose pour la seule année 2017. Un reportage d'"Envoyé spécial"

 

 

 

 

Un couple de personnes âgées inanimées sur un banc en pleine rue, une petite fille en pleurs devant sa maman qui a perdu conscience dans les rayons d'un supermarché : un type de vidéos chocs semble-t-il de plus en plus nombreuses. Des Américains apparemment ordinaires font des overdoses…

 

 

En cause, leur addiction aux médicaments antidouleur. Tout commence souvent par un mal de dos, une douleur chronique ou des rhumatismes : leur médecin prescrit des opioïdes, des médicaments très efficaces pour soulager la douleur mais extrêmement addictifs.

 

 

 

Un terrible engrenage

Et c'est le début de l'engrenage : des mères de famille, des ouvriers, des retraités deviennent totalement dépendants. En quelques années, ce type de pilules a inondé le marché américain. Elles sont à l'origine d'une des plus graves crises sanitaires que le pays ait connue, avec 72 000 morts pour la seule année 2017. "Envoyé spécial" diffuse un document exceptionnel dans une Amérique en pleine overdose.

 

 

Un reportage de Pierre Monégier, Brice Baubit et Emmanuel Lejeune diffusé dans "Envoyé spécial" le 21 février 2019.   

 


22/02/2019
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Franceinfo - le jeudi 21 février 2019

 

 

Téléphone, télé, promenade… Quelles sont les conditions de détention d'Alexandre Benalla à la prison de la Santé ?

 

 

 

 

L'ex-chargé de mission de l'Elysée a été placé en détention provisoire mardi à la maison d'arrêt parisienne

 

 

 

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Alexandre Benalla au tribunal correctionnel de Paris, le 19 février 2019. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

 

 

 

Un détenu célèbre, dans une maison d'arrêt new look. Alexandre Benalla dort depuis mardi 19 février dans une cellule de la prison parisienne de la Santé, récemment rénovée, après y avoir été placé en détention provisoire. Conformément aux réquisitions du parquet de Paris, le juge des libertés et de la détention a choisi d'incarcérer l'ancien chargé de mission de l'Elysée pour ne pas avoir respecté son contrôle judiciaire, qui lui imposait de ne pas entrer en contact avec Vincent Crase, ancien salarié de LREM lui aussi mis en examen dans l'enquête sur les violences du 1er mai 2018 à Paris. Mais à quoi ressemblent les journées de l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron ? 

 

 

 

Placé dans un quartier spécial, mais sans traitement VIP

Jusqu'à sa réouverture en janvier, la prison de la Santé était notamment connue pour son "quartier VIP", qui a vu défiler des détenus aussi célèbres que le terroriste Carlos, le général panaméen Manuel Noriega ou encore Bernard Tapie. Ce département de la maison d'arrêt n'existe plus depuis la rénovation des lieux

 

 

Alexandre Benalla a toutefois été placé dans le quartier dit "des personnes vulnérables", selon une source proche du dossier à franceinfo. Disposant d'une trentaine de cellules, ce quartier est dédié aux prisonniers célèbres, "ainsi qu’à ceux dont l’intégrité pourrait être menacée s’ils étaient en régime classique, par exemple les prévenus d’infractions à caractère sexuel", précise Le Parisien.

 

 

Un traitement certes particulier, mais pas particulièrement favorable, indique l'administration pénitentiaire au quotidien francilien : "La détention n’y est pas plus souple. Mais il s’agit qu’elle ne soit pas non plus rendue plus difficile par ce statut médiatique du détenu."

 

 

 

Une cellule de 9 m² avec télé et téléphone fixe

Contrairement à de nombreux établissements pénitentiaires, la prison de la Santé n'est pas surpeuplée : environ 350 personnes y sont détenues, pour une capacité théorique actuelle de 739, souligne Le Parisien. Alexandre Benalla est donc seul dans sa cellule de 9 m², équipée d'une douche, d'une télévision et d'une petite cuisine, décrit L'Express.

 

 

Sur l'un des murs se trouve également un téléphone fixe, dont l'utilisation est payante et particulièrement encadrée. Placée sur écoute, la ligne ne peut être utilisée que pour passer des coups de fil à des personnes dont les noms et numéros ont été préalablement validés par les juges d'instruction chargés de l'enquête. Difficile en outre d'échapper à ce strict contrôle en introduisant un téléphone portable dans la maison d'arrêt, car les réseaux téléphoniques y sont brouillés.

 

 

 

Une heure de promenade par jour

Interrogée par Le Parisien, l'avocate Elise Arfi indique que les travaux de modernisation ont fait passer la prison de la Santé "dans le XXIe siècle". La juriste, dont plusieurs clients sont détenus dans cette maison d'arrêt, déplore toutefois que les activités y soient peu nombreuses et que les promenades soient limitées à une heure par jour, contre deux dans la plupart des autres prisons.

 

 

Contrairement aux détenus placés à l'isolement, comme le suspect des attentats du 13-Novembre Salah Abdeslam, incarcéré à Fleury-Mérogis (Essonne) et seul en permanence, Alexandre Benalla pourra lors de ces promenades croiser les autres détenus du quartier des personnes vulnérables.

 

 

Dans Le Parisien, une personne ayant croisé l'ancien chargé de mission depuis le début de son incarcération rapporte qu'Alexandre Benalla s'est montré "satisfait d'avoir une télévision dans sa cellule, demandant à avoir accès à des livres, au sport et au parloir".

 


21/02/2019
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Franceinfo - le mardi 19 février 2019 - mis à jour le 20.02.19

 

 

Etats-Unis : à plus de 80 ans, ils sont toujours obligés de travailler (et ils sont de plus en plus nombreux)

 

 

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France 2France Télévisions
 

 

 

Aux Etats-Unis, la part des personnes âgées dans la population active a nettement augmenté. Et pour certains, travailler est devenu une question de survie

 

 

 

Il est 6 heures du matin dans l’Oklahoma (Etats-Unis). Agé de 81 ans, un homme s’apprête à aller travailler. "C’est de plus en plus dur d’aller travailler, mais je me force, confie Tom Coomer. Tous les matins je me lève et je me mets dans la tête que c’est jour de boulot", confie-t-il. Employé du mois dans le supermarché où il travaille, il fait un mi-temps. Son entreprise lui a offert un tabouret pour le soulager. Tom Coomer s’occupe de l’entrée du magasin. Il accueille la clientèle depuis neuf ans.

 

 

Aux États-Unis, les salariés comme lui touchent deux types de retraites : celle de l’État fédéral, un minimum et celles des sociétés privées dans lesquelles il a travaillé. Pour Tom Coomer, travailler est une question de survie. Dans son pays, depuis l’an 2000, la part des personnes âgées dans la population active a nettement augmenté, en particulier les plus de 80 ans. Certains secteurs de l’économie sont désormais dépendants de cette main-d’œuvre. 

 


20/02/2019
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Franceinfo - le lundi 18 février 2019

 

 

Syrie : un responsable kurde appelle les Européens, et en particulier la France, à ne pas les "lâcher"

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Il souhaite le déploiement d'une force internationale pour protéger les Kurdes d'une éventuelle offensive de la Turquie, alors que les opérations contre l'EI touchent à leur fin

 

 

 

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Des membres des Forces démocratiques syriennes, le 17 février 2019, dans le village de Baghouz, où sont retranchés les derniers combattants de l'Etat islamique. (RODI SAID / REUTERS)

 

 

 

Les Kurdes syriens exhortent les Européens à ne pas les abandonner une fois le groupe Etat islamique vaincu et à contribuer à la création d'une force internationale dans le nord-est syrien face à la Turquie. Dimanche 17 février, dans un entretien à l'AFP, un de leurs hauts responsables appelle ces pays à ne pas "lâcher" leur alliés.

 

 

"Ces pays ont des engagements politiques et moraux (...) S'ils ne les tiennent pas, ils nous lâchent", avertit Aldar Khalil. Il a appelé en particulier la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, à oeuvrer en faveur du déploiement d'une force internationale une fois les troupes américaines parties de Syrie.

 

 

"La France peut faire une proposition au Conseil de sécurité pour notre protection: elle peut proposer une force internationale entre nous et les Turcs, dont elle fasse partie, ou protéger notre ciel", suggère Aldar Khalil.

 

 

La milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) domine l'alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS), qui s'apprête à proclamer la victoire sur l'EI. Mais avec le retrait des troupes américaines annoncé par Donald Trump, elle apparaît plus fragile que jamais, face aux menaces d'intervention de la Turquie.

 

 

Les FDS assiègent les jihadistes dans une dernière enclave d'un demi-kilomètre carré à Baghouz, près de la frontière irakienne. Elles sont soutenues dans leur offensive par une coalition internationale sous commandement américain qui leur fournit un puissant appui aérien mais ne compte que quelques forces spéciales au sol.

 


18/02/2019
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Franceinfo - le lundi 18 février 2019

 

 

"Gilets jaunes" : rude épreuve pour Emmanuel Macron

 

 

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France 3France Télévisions
 

 

 

 

Les "gilets jaunes" ont défilé pour célébrer trois mois de mobilisation dimanche 17 février à Paris, en Corrèze ou en Haute-Marne. Une crise dont Emmanuel Macron a les plus grandes difficultés à se sortir

 

 

 

 

Pour sortir de la crise des "gilets jaunes", en cours depuis trois mois, l'une des options, c'est le référendum évoqué par Emmanuel Macron lui-même. Dimanche 17 février, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, s'est dit opposé à son organisation le même jour que les élections européennes. La perspective du couplage s'éloigne de plus en plus.

 

 

 

Compliqué pour Macron

Cette semaine, Laurent Fabius, le président du Conseil Constitutionnel, a déclaré qu'un référendum ne s'improvisait pas. Si on veut le faire coïncider avec les élections européennes le 26 mai, il faut faire très vite. Celui-ci s'apprête à recevoir parmi les Sages Alain Juppé, proche du chef de l'État, un fonctionnement qui fâche Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, interrogé sur France 3 dimanche midi. Selon Odoxa, 66% des Français pensent qu'Emmanuel Macron profite du grand débat national pour faire campagne pour les européennes. Le grand débat et le référendum peuvent se retourner contre le président de la République.

 


18/02/2019
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Franceinfo - le dimanche 17 février 2019 - mis à jour le 18.02.19

 

 

Insultes proférées contre Alain Finkielkraut par des "gilets jaunes" : on vous résume l'affaire

 

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Juliette CampionFrance Télévisions

 

 

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion" après les injures qui ont visé le philosophe, samedi à Paris

 

 

 

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L'académicien Alain Finkielkraut, ici le 12 octobre 2017, a été l'objet d'insultes en marge d'une manifestation des "gilets jaunes" à Paris, le 18 février 2019. (THOMAS PADILLA / MAXPPP)

 

 

 

"La haine à l’état brut dans les rues de Paris". Sur Twitter, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a fermement condamné les insultes dont le philosophe Alain Finkielkraut a été victime, à Paris, lors de la 14e journée de mobilisation des "gilets jaunes", samedi 16 février. "Sale sioniste de merde, tu vas mourir !", "sale race !" ont hurlé des manifestants, qui l'ont pris à partie pendant quelques minutes. 

 

 

>> Politiques, intellectuels, journalistes... Ils s'indignent après les insultes antisémites proférées à l'encontre d'Alain Finkielkraut

 

 

L'essayiste a reçu le soutien d'Emmanuel Macron, qui a condamné "les injures antisémites dont il a fait l’objet". Une enquête a été ouverte dimanche par le parquet de Paris et un suspect a été identifié. Franceinfo revient sur cette agression verbale et ses conséquences. 

 

 

 

Que s'est-il passé ? 

La scène s'est déroulée samedi en début d'après-midi, sur le boulevard du Montparnasse, dans le 14e arrondissement de la capitale. Aux abords du cortège, plusieurs "gilets jaunes" repèrent Alain Finkielkraut, qui passait par hasard dans le quartier sans intention de se joindre aux manifestants. Le philosophe a expliqué sur LCI qu'il sortait d'un taxi alors qu'il venait de raccompagner sa belle-mère après un déjeuner. Rapidement, sa présence déclenche une vague d'hostilité de la part de manifestants qui commencent à l'encercler. Le philosophe reçoit alors un flot d'insultes, comme on peut le voir sur les images tournées par Yahoo Actualités.

 

 

"Je voulais rentrer chez moi. Et en même temps, je vois cette manifestation qui défile, donc je vais quand même regarder. Je n’étais pas là depuis une minute que j’ai été en effet pris à partie de manière très violente par des manifestants" a-t-il expliqué sur LCI. 

 

 

Des policiers l'évacuent dans la foulée par la rue Campagne-Première, qui fait l'angle avec le boulevard du Montparnasse. "J'ai été obligé de fuir de peur qu’ils me cassent la gueule et je pense que ça aurait pu mal tourner" a raconté le philosophe au Parisien

 

 

 

Quelles insultes ont été proférées ? 

Dans les images mises en ligne par Yahoo, on entend crier de nombreuses menaces et des insultes : "Barre-toi, sale sioniste de merde !" lance l'un, "Nique ta mère", crie un autre, tandis que l'on entend certains crier : "Palestine !". "Espèce de raciste, t'es un haineux, tu vas mourir, tu vas aller en enfer, espèce de sioniste !" crie un autre tout près de la caméra.

 

 

D'autres images tournées d'un peu plus loin par le journaliste indépendant Charles Baudry, on entend : "Facho ! Palestine ! Rentre chez toi, rentre chez toi en Israël" mais aussi : "La France est à nous. Rentre à Tel-Aviv", "Tu vas mourir"

 

 

 

 

 

 

Dans le brouhaha ambiant, certains disent avoir entendu crier "Sale juif !". Dans un tweet, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a ainsi condamné "la haine à l’état brut dans les rues de Paris contre Alain #Finkielkraut hué aux cris de 'sale Juif'". La directrice du Média Aude Lancelin lui a répondu en contredisant cette version, affirmant que cette "phrase est inaudible dans la vidéo" et l'accuse au passage d'inventer "un nouveau mensonge gravissime pour faire monter la haine dans le pays".

 

 

 

 

 

 

Franceinfo a réécouté la vidéo à plusieurs reprises et, dans le bruit ambiant, il est impossible d'affirmer avec certitude que cette insulte a bien été proférée. Interrogé par CheckNews, le journaliste Charles Baudry qui était présent sur place, n'a pas été en mesure de confirmer ou pas cette insulte. Toutefois, l'invective "sale race" est bien audible. 

 

 

 

Peut-on parler d'antisémitisme ? 

Ces injures ont un caractère antisémite, estime la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), qui a annoncé dimanche matin dans un tweet qu'elle saisissait la justice. Alain Jakubowicz, avocat et président d'honneur de la Licra, a réclamé sur franceinfo une réponse politique dans la lutte contre le racisme et l'antisémitisme : " Le sujet c'est : quand est-ce qu'on va s'attaquer au problème de fond ? (...) C'est un cancer et aujourd'hui il faut mettre la France sous chimiothérapie."

 

 

Samedi soir, quelques heures après l'altercation, Emmanuel Macron a réagi aux injures visant Alain Finkielkraut en parlant "d'injures antisémites" contre ce "fils d'émigrés polonais devenu académicien français"

 

 

 

 

 

 

D'autres politiques ont également employé ce terme comme Olivier Faure, patron des socialistes, qui déplore une "insupportable agression antisémite" ou encore Marine Le Pen qui dit regretter dans un tweet "la tentative d’’infiltration du mouvement des #GiletsJaunes par l’extrême-gauche antisémite"

 

 

Dans un article publié par franceinfo, le journaliste et écrivain Dominique Vidal, auteur de l'essai Antisionisme = antisémitisme ? Réponse à Emmanuel Macron (éditions Libertalia), explique pourquoi les insultes qui ont visé Alain Finkielkraut sont antisémites et pas seulement antisionistes. "A partir du moment où il y a un caractère haineux dans les propos, comme c'était le cas des 'gilets jaunes' face à Alain Finkielkraut, il s'agit forcément d'un délit, condamnable par la justice. Quand on lui dit 'sale sioniste de merde', on n'est plus dans la théorie politique. C'est juste purement raciste"

 

 

De plus, le parquet de Paris a annoncé dimanche matin avoir ouvert une enquête pour "injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion, par parole, écrit, image ou moyen de communication électronique". Les investigations sont confiées à la BRDP (Brigade de répression de la délinquance à la personne). 

 

 

 

Qu'en dit Alain Finkielkraut ? 

Le philosophe est revenu sur ce moment d'extrême tension. Pour lui, les injures dont il a été victime le visent personnellement et revêtent aussi un caractère antisémite : "La haine est là, et elle m'attend assez souvent. C'est terrible à dire puisqu'à travers moi, ce qui est visé, ce sont les juifs en tant que sionistes, c'est-à-dire du fait de leur souci d'Israël" a-t-il déclaré sur France 3. Pour lui, ceux qui l'ont insulté ne sont pas des "gilets jaunes d'origine" a-t-il déclaré dans Le Parisien. "Je pense que je n’aurais pas subi ce même genre d’insultes sur les ronds-points" a-t-il affirmé au quotidien. 

 

 

Sur LCI, l'essayiste a expliqué pourquoi il ne souhaitait pas porter plainte. "J'aurais porté plainte si on m'avait cassé la figure" a-t-il déclaré. Au Parisien, il a précisé : "Il ne faut pas trop en faire non plus, j’ai l’impression que beaucoup de gens ont été plus traumatisés que moi et que les images leur ont fait plus peur qu’à moi."

 

 

 

Où en est l'enquête ? 

Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a indiqué qu'un suspect a d'ores et déjà été identifié. Il s'agit selon lui du "principal auteur des injures".

 

 

 

 

 

 

C'est ce qu'a également déclaré Laurent Nuñez, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, sur BFMTV. Mais le parquet de Paris n'était pas en mesure, dimanche, de confirmer cette information.

 

 

 

Que risquent les personnes impliquées ?

En France, le Code pénal prévoit jusqu'à 12 000 euros d'amende pour injure publique. Si le caractère raciste  ou antisémite est retenu, l'auteur encourt un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.

 

 

Mais les responsables risquent d'être difficiles à identifier. Et l'enquête devra déterminer quelles paroles ont été prononcées par les uns ou les autres. 

 

 

L'incident s'est déroulé sur fond de recrudescence des faits antisémites, qui ont augmenté l'an dernier de 74% en France, passant de 311 en 2017 à 541 en 2018, après deux années de baisse, selon le gouvernement.

 

 


18/02/2019
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Franceinfo - le vendredi 16 février 2019

 

 

Algérie: des femmes en campagne contre le port du voile

 

 

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Alain ChémaliRédaction AfriqueFrance Télévisions

 

 

 

 

Sous le hashtag "Les prisonnières du voile en Algérie", des femmes de ce pays dénoncent, sur les réseaux sociaux, le port du hijab comme instrument d'oppression. Elles ont le soutien de l’écrivaine et conférencière Djemila Benhabib qui explique à franceinfo Afrique la genèse de cette campagne

 

 

 

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Un groupe de femmes en vêtement traditionnel, le haïk, dans les rues de la Casbah d'Alger, le 21 novembre 2015. (BILLAL BENSALEM / NURPHOTO)

 

 

 

Depuis début février 2019, une campagne a fait son apparition sur les réseaux sociaux attestant de la montée d’un nouveau mécontentement dans la société algérienne.

 

 

Sous le hashtag "Les prisonnières du voile en Algérie", des femmes ont lancé une campagne d’émancipation vestimentaire rappelant celle en cours depuis quelques mois en Iran ou qui couve en Arabie Saoudite.

 

 

 

"Notre société opprime les femmes... et les hommes"

Même si en Algérie, le port du voile relève, en principe, d’un choix personnel, elles dénoncent désormais un diktat social qui les contraint à porter ce qu’elles estiment être un instrument d’oppression.

 

 

"Je soutiens cette campagne contre le port du hijab en Algérie. Lève mon chapeau à toutes celles qui osent exister de par elles-mêmes et revendiquer leur liberté. Je vous aime", a écrit le 10 février 2019 Djemila Benhabib sur son compte Twitter.

 

 

 

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A 47 ans, cette journaliste, écrivaine et conférencière algéro-canadienne est également "marraine de l’observatoire de la laïcité de Saint-Denis" en France, d’après son profil qui affiche plus de 30 000 abonnés.

 

 

Jointe par franceinfo Afrique au Canada, elle précise qu’elle est aussi vice-présidente de la Fondation Raïf Badawi, du nom du blogueur saoudien condamné à 10 ans de prison et 1 000 coups de fouets pour "insulte à l’islam", dont la femme Ensaf, réfugiée à Québec, est devenue une amie.

 

 

"Notre société est en fait une société qui opprime les femmes, mais elle opprime  aussi les hommes. Et ce hijab fait partie d’un processus de déshumanisation de la société, parce qu’il fait des femmes des masses et des hommes des frustrés. Je refuse que ma société, celle dans laquelle j’ai grandi, puisse arriver à ce degrés de déshumanisation", explique Djemila.

 

 

Certes, reconnaît-elle, "le hijab n’est pas obligatoire dans les lois, mais en réalité la pression sociale est telle ! Les femmes finissent par le porter sous la pression de la rue, de la famille et de la société".

 

 

 

Des dizaines de femmes suicidées avec leur foulard

Selon elle, c’est "le travail de sape de l’islamisme, ces trente dernières années, qui a fait en sorte que malgré l’absence de loi, le port du hijab s’est généralisé", dit-elle. "Pour moi c’est un enjeu politique de premier ordre", commente-t-elle

 

 

Ce qui l’a convaincue d’adhérer à ce mouvement et le soutenir, c’est un reportage diffusé par la chaîne algérienne al-Chourouk, plutôt islamiste, relatant le suicide de dizaines de femmes algériennes avec leur hijab.

 

 

"La mixité est tellement diabolisée et la ségrégation des sexes est quelque chose qui fait son chemin, explique-t-elle. Résultat, "il y a de l’inceste dans les familles. Il y a des relations sexuelles qui peuvent être consentantes, mais l’homme s’en va après et la femme se retrouve seule. Et comme le tabou de la virginité reste très présent, les femmes finissent par se suicider".

 

 

Active sur les réseaux sociaux, Djemila Benhabib a posté une photo d’elle flanquée du drapeau algérien et arborant un panneau sur lequel il est écrit : "Moi, Algérienne, contre le hijab" en trois langues, arabe, anglais et français. Elle relaye méthodiquement les messages de personnes ou groupes s’exprimant sur la question.

 

 

Celui d’une certaine Celia qui écrit: "Ca n’existe pas une femme qui se voile par choix. Même si personne ne l’oblige, il y a tout un environnement social ou familial qui la pousse à ça. Aucune femme au monde n’a envie de s’enterrer sous des mètres de tissu, quoi qu’elle dise". Ou encore celui de Sarah qui s'est vue imposer le hijab par son père.

 

 

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Elle relaie aussi un tweet des Femmes insoumises qui s’insurgent contre les incohérences : "Vous criez que porter le voile est une liberté, mais vous faites vivre l’enfer à celles qui le retirent".

"Je me sens partie prenante de la libération des femmes" et "en harmonie avec une revendication légitime qui me touche", dit-elle, faisant la jonction avec les mouvements similaires en Iran et en Arabie Saoudite.

 

 

 

Sortir les femmes de leur isolement et de l'indifférence

Sur le mouvement en Algérie, elle estime que "ce qui compte, c’est qu’il existe, à un moment particulier de notre histoire. Parce que si je fais un parallèle avec ce qui se passe en Iran : au début, elles n'étaient qu'une poignée, mais après deux années de ce mouvement anti-hijab, la chape de plomb commence à éclater petit à petit", assure-t-elle.

 

 

"On sait ce qui se passe en Iran, en Arabie Saoudite et dans le golfe. On surveille tous ces mouvements qui sont latents, qui sont comme des volcans, mais qui en même temps nous disent beaucoup sur les rapports de forces dans notre société", ajoute-t-elle. L’objectif est de "sortir les femmes de leur isolement et de l’indifférence qui les tuent".

 

 

"Il y a beaucoup de femmes qui se sentent seules, explique-t-elle. En fait, elles vivent leurs histoires comme des histoires individuelles, or la liberté des femmes n’est jamais individuelle, elle est un mouvement collectif".

 

 

Pour Djemila Benhabib, toutes ces femmes, en Algérie, au Moyen-Orient et en Iran sont mobilisées pour "une libération de leur corps et la liberté d’aller tête nue". "Si elles se sentent rattachées à quelque chose de collectif, je me dis que ça va leur donner de l’espoir, de la force pour tenir tête au frère, à l’oncle et même à la mère, parce qu’on sait dans ces pays combien les mères peuvent être aussi dans le camp des oppresseurs", déplore Djemila.

 

 

 

 

 

Pour l’heure, cette amorce de révolte contre l’avancée du voile en Algérie a reçu un début de soutien d’hommes. Des Algériens ont en effet posté sur les réseaux sociaux des photos de leur tête couverte du hijab, en signe de solidarité.

 


17/02/2019
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Franceinfo - le jeudi 14 février 2019

 

 

Âge, formation, origine... Qui sont les membres du Conseil constitutionnel ?

 

 

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Noémie BonninRadio France

 

 

 

 

Alain Juppé va rejoindre le Conseil constitutionnel, l'occasion de dresser le portrait des membres actuels de cette institution, créée en 1958

 

 

 

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Les membres nommés du Conseil constitutionnel, le 28 juin 2018. (JOEL SAGET / AFP)

 

 

 

Le Conseil constitutionnel se renouvelle en partie, avec la prochaine entrée de trois nouvelles personnalités, annoncées mercredi 13 février. Alain Juppé, Jacques Mézard et François Pillet ont été proposés pour rejoindre les "Sages" et siégeront après la validation par la commission des lois de l'Assemblée nationale et du Sénat.

 

 

Le Conseil est constitué de neuf membres nommés (choisis par le président de la République et les présidents des chambres parlementaires), plus Valéry Giscard d'Estaing, puisque les anciens présidents de la République sont membres de droit, même si certains ont choisi de ne pas siéger (Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ne siègent plus, François Hollande ne l'a jamais fait).

 

 

 

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Composition du Conseil constiturionnel (STEPHANIE BERLU / RADIO FRANCE)

 

 

 

Avec l'entrée de ces trois nouveaux membres, la moyenne d'âge sera de 71 ans. Certains éléments de biographie et de parcours se retrouvent chez nombre d'entre eux : sur dix personnes, six sont nés à Paris. Quatre ont étudié à Sciences Po Paris, cinq à l'ENA (parmi eux, trois sont passés par ces deux écoles). Il y a deux anciens Premiers ministres, quatre anciens ministres. Les autres ont été hauts fonctionnaires ou juristes. Aucun n'est issu de l'immigration.

 

 

Sur les dix membres actuels, quatre sont des femmes. Elles font partie des cinq membres les plus jeunes de la formation. Dans l'histoire du Conseil, depuis 1959, il y a eu dix femmes et 69 hommes ; la première, Noëlle Lenoir, a été nommée en 1992. La parité n'a jamais existé au sein du Conseil constitutionnel.

 

 

Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel

En fonction depuis le 8 mars 2016. Nommé par le Président de la République François Hollande. Né le 20 août 1946 à Paris, 72 ans. Laurent Fabius est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'École nationale d'administration (promotion "Rabelais"). Ancien président de l'Assemblée nationale, ancien secrétaire du Parti socialiste, ancien Premier ministre. Il a quitté le ministère des Affaires étrangères le 11 février 2016 pour devenir président du Conseil constitutionnel.

 

 

Claire Bazy-Malaurie

En fonction depuis le 7 septembre 2010. Nommée par le Président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer. Née le 14 avril 1949 à Paris, 69 ans. Claire Bazy-Malaurie est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'École nationale d'administration (promotion "Voltaire"). Haute fonctionnaire française, elle a effectué l'essentiel de sa carrière à la Cour des comptes. Spécialiste des questions universitaires, elle avait été choisie en 2009 par Valérie Pécresse comme médiatrice dans le conflit avec les enseignants-chercheurs.

 

 

 

Alain Juppé

Proposé le 13 février 2019 par le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand. Né le 15 août 1945 à Mont-de-Marsan (Landes), 73 ans. Alain Juppé est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'École nationale d'administration (promotion "Charles de Gaulle"). Ancien Premier ministre, maire de Bordeaux, il a présidé l'UMP, le RPR, il n'est plus membre du parti Les Républicains depuis janvier 2019.

 

 

Il devrait remplacer :

 

Lionel Jospin. En fonction depuis le 6 janvier 2015. Nommé par le Président de l'Assemblée Nationale Claude Bartolone. Né le 12 juillet 1937 à Meudon (Hauts-de-Seine), 81 ans. Lionel Jospin est diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'École nationale d'administration (promotion Stendhal). Ancien Premier ministre, il a été premier secrétaire du Parti socialiste, député.

 

 

 

Dominique Lottin

En fonction depuis le 6 novembre 2017. Nommée par le Président du Sénat Gérard Larcher. Née le 18 août 1958 à Paris, 60 ans. Dominique Lottin est diplômée de l'École nationale de la magistrature et l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN). Ancienne magistrate, elle a été première présidente de la Cour d'appel de Douai avant de prendre la première présidence de la Cour d'appel de Versailles, en 2014.

 

 

 

Corinne Luquiens

En fonction depuis le 8 mars 2016. Nommée par le Président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone. Née le 28 août 1952 à Paris, 66 ans. Corinne Luquiens est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris et d'études supérieures de droit public. Haute fonctionnaire, elle a été secrétaire générale de l’Assemblée nationale, elle a secondé Claude Bartolone quand il était président de la chambre.

 

 

 

Nicole Maestracci

En fonction depuis le 14 mars 2013. Nommée par le Président de la République François Hollande. Née le 3 février 1951 à Paris, 68 ans. Nicole Maestracci est diplômée de l'école nationale de la magistrature. Ancien juge pour enfants, elle a été première présidente de la cour d'appel de Rouen et ancienne présidente de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie. Elle a notamment piloté la Conférence de consensus sur la prévention de la récidive, quand Christiane Taubira était ministre de la Justice.

 

 

 

Jacques Mézard

Proposé le 13 février 2019 par le président de la République. Né le 3 décembre 1947 à Aurillac (Cantal), 71 ans. Jacques Mézard est diplômé d'études supérieures en droit privé à Assas. Ancien sénateur, ancien ministre, membre du Parti radical de gauche. Il a rejoint le premier gouvernement d'Édouard Philippe en 2017 en tant que ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation. Un mois plus tard, il devient ministre de la Cohésion des territoires, avant de quitter le gouvernement en octobre 2018.

 

 

Il devrait remplacer :

 

Michel Charasse. En fonction depuis le 12 mars 2010. Nommé par le Président de la République Nicolas Sarkozy. Né le 8 juillet 1941 à Chamalières (Puy-de-Dôme), 77 ans. Michel Charasse est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, c'est un ancien ministre, il a aussi été vice-président socialiste du Conseil général du Puy-de-Dôme et sénateur.

 

 

 

François Pillet

Proposé le 13 février 2019 par le président du Sénat, Gérard Larcher. Né le 13 mai 1950 à Bourges (Cher), 68 ans. François Pillet est avocat et sénateur Les républicains du Cher. Il est président du comité de déontologie du Sénat depuis 2015. En 2011, il fait partie des principaux opposants au fichage biométrique de la population, il est désigné rapporteur d'un groupe de travail sur l'amélioration de l'efficacité des fichés "S" en mai 2028.

 

 

Il devrait remplacer :

 

Jean-Jacques Hyest. En fonction depuis le 12 octobre 2015. Nommé par le président du Sénat Gérard Larcher. Né le 2 mars 1943 à Fontainebleau (Seine-et-Marne), 75 ans. Jean-Jacques Hyest est diplôme d'études supérieures de droit public, c'est un ancien député, ancien sénateur de Seine-et-Marne.

 

 

 

Michel Pinault

En fonction depuis le 8 mars 2016. Nommé par le Président du Sénat Gérard Larcher. Né le 9 mai 1947 à Paris (71 ans). Michel Pinault est diplômé de l'École des hautes études commerciales (HEC) et de l'École nationale d'administration (promotion "Guernica"). Juriste, il a été président de section honoraire au Conseil d'État, également président de la commission des sanctions de l'Autorité des marchés financiers (AMF).

 

 

 

Valéry Giscard d'Estaing (membre de droit)

En fonction depuis mai 1981. Membre de droit en tant qu'ancien président de la République. Né le 2 février 1926 à Coblence (Allemagne), 93 ans. Valéry Giscard d'Estaing est diplômé de l'École polytechnique et de l'École nationale d'administration (promotion "Europe"). Ancien président de la République, ancien membre de l'UMP. Il est élu à l'Académie française en 2003. C'est le seul ancien président de la République à siéger au Conseil constitutionnel.

 


15/02/2019
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Franceinfo - le jeudi 14 février 2019

 

 

Etats-Unis : Donald Trump va déclarer l'"urgence nationale" pour construire son mur à la frontière

 

 

 

 

Le président américain a également promis de promulguer le compromis budgétaire obtenu entre républicains et démocrates au Congrès, afin d'éviter un "shutdown". Ce texte a été approuvé dans la foulée à une large majorité au Sénat

 

 

 

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Donald Trump à la Maison Blanche, le 12 février 2019, à Washington. (MANDEL NGAN / AFP)

 

 

 

Donald Trump a choisi l'option massue. Le président américain a décidé d'annoncer prochainement l'"urgence nationale" pour financer le mur qu'il a promis de construire à la frontière mexicaine, une procédure rare qui menace de provoquer une féroce bataille politico-judiciaire. Après de longues heures de suspense, il a finalement promis de promulguer un compromis budgétaire obtenu de haute lutte par des négociateurs républicains et démocrates au Congrès, afin d'éviter un "shutdown".

 

 

Ce texte a été approuvé à une large majorité au Sénat, contrôlé par les républicains, peu après l'annonce que Donald Trump le signerait. Il doit être soumis à la Chambre des représentants, à majorité démocrate, après 18h30 (minuit et demi en France) puis, après son adoption, être transmis au président américain pour sa promulgation.

 

 

 

"Le président tient sa promesse de construire le mur"

L'accord voté jeudi ne comprend qu'un quart du budget réclamé par Donald Trump pour construire son mur (1,4 milliard de dollars) et ne mentionne pas le mot "mur", préférant "barrière" ou "clôture". Certains commentateurs et élus ultra-conservateurs ont durement critiqué le texte depuis lundi soir. Et le président républicain avait fait savoir son mécontentement face au contenu de cet accord. Washington a jusqu'à vendredi minuit pour éviter une nouvelle impasse qui conduirait à l'asséchement soudain des budgets, ou "shutdown", de 25% des administrations fédérales.

 

 

En attendant, Donald Trump a aussi prévu d'agir "par décrets – avec en particulier l'urgence nationale – afin de mettre fin à la crise de sécurité nationale et humanitaire à la frontière", a indiqué Sarah Sanders, porte-parole de la Maison Blanche. "Une nouvelle fois, le président tient sa promesse de construire le mur, de protéger la frontière et d'assurer la sécurité de notre grand pays", a-t-elle souligné.

 

 

Le chef de la majorité républicaine au Sénat Mitch McConnell a annoncé qu'il soutenait la décision du président de déclarer l'"urgence nationale". Mais cette procédure rare, autorisant le président des Etats-Unis à contourner le Congrès pour mobiliser des fonds, hérisse de nombreux parlementaires, y compris dans les rangs républicains.

 


15/02/2019
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Franceinfo - le jeudi 14 février 2019

 

 

Bouteflika candidat à un cinquième mandat : "En Algérie, personne ne sait qui fait quoi et qui décide"

 

 

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Propos recueillis parLouis SanFrance Télévisions

 

 

 

Le président algérien est très affaibli depuis un accident vasculaire cérébral survenu en 2013. Pour comprendre le sens de sa candidature à un nouveau mandat et la façon dont le pays est dirigé, franceinfo a interrogé la politologue Dalia Ghanem-Yazbeck

 

 

 

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 Le président algérien Abdelaziz Bouteflika dans un bureau de vote, à Alger, la capitale du pays, le 23 novembre 2017. (BILLAL BENSALEM / NURPHOTO / AFP)

 

 

 

Il s’accroche. Abdelaziz Bouteflika, qui dirige l’Algérie depuis 1999, est candidat à la présidentielle du 18 avril pour un cinquième mandat. L'agence de presse officielle APS l’a annoncé dimanche 10 février. Pour les observateurs avisés, ce n’est pas une surprise. Pourtant, à 81 ans, le président algérien est considérablement diminué par les séquelles d'un accident vasculaire cérébral survenu en 2013. Ses apparitions publiques sont rarissimes et son dernier discours date de 2012.

 

 

Pour mieux comprendre la façon dont Abdelaziz Bouteflika dirige l’un des plus grands pays du monde arabe et les raisons de cette candidature, franceinfo a interrogé la politologue Dalia Ghanem-Yazbeck, chercheuse associée au programme Turquie et Moyen-Orient de l'Institut français des relations internationales. Pour cette spécialiste de l’Algérie, le fonctionnement au sommet de l’Etat est si opaque que même les acteurs au cœur du pouvoir ignorent qui décide vraiment.

 

 

 

Franceinfo : Abdelaziz Bouteflika est très affaibli depuis 2013. Comment fait-il pour diriger le pays ?

 

 

Dalia Ghanem-Yazbeck : J’ai l’habitude de dire aux journalistes que je ne suis pas le médecin personnel d’Abdelaziz Bouteflika et que je ne sais pas comment il procède au quotidien. En Algérie, il n'y a pas un régime présidentiel qui concentre les pouvoirs. Abdelaziz Bouteflika est entouré de quelques personnes qui l’aident et le conseillent.

 

 

La présidence a un rôle important mais elle n’est pas seule à décider. Il y a également des cercles de pouvoir issus du renseignement, de l’armée et de la bourgeoisie algérienne.Dalia Ghanem-Yazbeck, spécialiste de l’Algérie à franceinfo

 

 

Une source au sein du régime m’a dit que même les personnes les plus proches de ces cercles ne savent pas exactement qui fait quoi et qui décide, que le fonctionnement est très opaque et très complexe, même pour les acteurs directement impliqués.

 

 

 

Quelle est cette bourgeoisie influente que vous avez évoquée ?

 

 

Ce sont des hommes d'affaires, les nouveaux magnats de l'économie. En contrepartie de leur allégeance politique, ils ont bénéficié des largesses du régime et de la libéralisation économique hautement contrôlée du pays. Cette libéralisation a été faite de manière à ce qu’elle ne bénéficie qu’aux plus riches, avec des privilèges, des monopoles ou des arrangements sur mesure pour eux, à condition qu’ils rendent la pareille, qu'ils soutiennent Abdelaziz Bouteflika et fournissent les fonds nécessaires.

 

 

Impossible de savoir exactement combien de personnes cela inclut. On peut citer le nom de Ali Haddad [à la tête de l’Entreprise des travaux routiers, hydrauliques et bâtiments, l’une des plus grandes sociétés privées d’Algérie]. De nombreuses autres personnes sont concernées et elles ne cachent pas leurs activités et leur soutien à Abdelaziz Bouteflika.

 

 

 

Le dernier discours d’Abdelaziz Bouteflika date de mai 2012. N’est-il pas difficile, pour un chef d’Etat, de gouverner sans s’adresser à la population de temps en temps ?

 

 

Il y a au sein de la population algérienne une certaine lassitude politique. En 2017, pour une étude intitulée Arab Barometer  [PDF en anglais], des Algériens et Algériennes issus de toutes les couches de la société et de tous les territoires ont été interrogés. Les résultats montrent que seulement 14% de la population fait confiance aux partis politiques et 17% fait confiance au Parlement.

 

 

A l’opposé, 75% des personnes sondées disent faire confiance à l’armée et 60% ont confiance en la police. L’armée a une grande utilité aux yeux de la population : après la guerre civile des années 1990, la décennie noire, elle est vue comme celle qui a sauvé le pays des mains des islamistes. Elle a une légitimité assez forte. Le retour à la paix a restauré son image. Elle ne gouverne pas directement, mais elle est incontournable dans le processus décisionnel. 

 

 

Les responsables militaires sont au cœur du politique. Il n’y a pas un candidat qui arrive à la présidence sans leur aval.Dalia Ghanem-Yazbeck à franceinfo

 

 

 

Ce n’est donc pas un problème, pour l’opinion algérienne, que l’armée tire les ficelles ?

 

 

Un ancien militaire algérien m’a dit une fois : "Quand vous voyez des gens descendre dans les rues lors des manifestations, voyez-vous des slogans demandant le départ de l’armée ? Non." Et c’est vrai, ce n’est pas le cas. Les manifestants demandent de meilleures conditions de vie, de meilleurs salaires… On parle rarement de l’armée lors des mouvements de protestation, justement parce qu’elle est derrière le rideau. Elle maintient une distance de sécurité grâce à laquelle la population ne la tient pas responsable de la situation lorsque les choses vont mal.

 

 

 

Alors pourquoi les militaires ne présentent-ils pas leur propre candidat ?

 

 

On a dépassé cela. Depuis le retour au constitutionnalisme, en 1995, et les premières élections libres en Algérie, où le Front de libération nationale (FLN, le parti d’Abdelaziz Bouteflika) a présenté Liamine Zeroual, il y a un certain schéma : les militaires appuient un candidat qui est présidentiable et qui est un civil. Dès 1999, Abdelaziz Bouteflika s’est présenté à l’élection présidentielle. Il avait une légitimité et il a fait partie de l’armée mais lorsqu’il était très jeune. Je ne vois pas l'armée revenir à un modèle où elle présenterait un candidat militaire. Il faut que la façade reste civile, même si les coulisses sont militaires.

 

 

 

Une puissante figure historique des renseignements algériens, le général Mohamed Mediene, a tout de même été écarté en 2015. Quelles ont été les conséquences de son départ ?

 

 

Il a été écarté au bout de vingt-cinq ans et a été remplacé par quelqu’un [son ancien adjoint, le général Athmane Tartag] qui est également fidèle au régime. Cela n’a donc eu aucune incidence. Comme l’a écrit Giuseppe Tomasi di Lampedusa dans Le Guépard, "il faut que tout change pour que rien ne change". Ce départ était le résultat de luttes entre différents clans, mais les cercles de pouvoir remplacent des personnes influentes par d’autres individus qui ne vont pas mettre en péril leurs intérêts.

 

 

La corruption systématisée et généralisée soude ces petits cercles.Dalia Ghanem-Yazbeck à franceinfo

 

 

Le politologue algérien Mohammed Hachemaoui a montré que la corruption était un système de gouvernance qui aidait à la résolution des conflits entre les différents acteurs.

 

 

 

Abdelaziz Bouteflika a toujours été élu dès le premier tour et de façon très confortable (74% en 1999, 85% en 2004, 90% en 2009 et 81% en 2014). Les élections en Algérie sont-elles transparentes ?

 

 

Il y a, à chaque élection, des polémiques sur des fraudes ou des problèmes dans certains bureaux de vote. En 2012, un an après le "printemps arabe", une délégation de l’Union européenne était venue observer le déroulement des élections législatives. Elle avait émis des réserves sur la transparence dans certains endroits, sans remettre en cause la légitimité de l’ensemble du scrutin.

 

 

L'Algérie est un hybride de démocratie et de régime autoritaire. Il y a des élections, des opposants politiques, une certaine liberté de la presse… Mais rien de tout cela n’est en mesure d'ébranler le régime.

 

 

 

Comment expliquer le fait qu’Abdelaziz Bouteflika soit resté au pouvoir malgré le "printemps arabe" ?

 

 

Le régime a appris des erreurs des années 1990, il a un grand niveau d’adaptabilité. Lorsque les décideurs ont vu ce qu’il se passait en Tunisie et dans les pays voisins, ils ont compris qu’il fallait distiller des ressources économiques et politiques. Sur le plan économique, ils ont accordé des prêts, des aides au logement, ils ont quelque peu redistribué les richesses et sont parvenus, d’une certaine façon, à acheter la paix sociale.

 

 

Sur le plan politique, il y a eu, en 2011, la levée de l’état d’urgence [instauré en 1992], puis une révision de la Constitution, adoptée en 2016, avec notamment une meilleure représentation politique, un objectif de promotion des femmes dans les institutions et administrations, la reconnaissance comme langue officielle du tamazight [une langue berbère].

 

 

A chaque fois que le régime s’est trouvé en difficulté, il a su répondre pour pouvoir absorber la colère sociale.Dalia Ghanem-Yazbeck à franceinfo

 

 

 

L'Algérie ignore l'alternance politique : le FLN est au pouvoir depuis l'indépendance du pays. Quel est le vrai poids de l’opposition ?

 

 

Le géopoliticien Yahia Zoubir dit qu’il n’y a pas de multipartisme en Algérie, mais un système politique composé de plusieurs partis uniques. Et il a raison. Les partis d’opposition ont repris les modes de fonctionnement du FLN. Regardez le Front des forces socialistes : Hocine Aït Ahmed a dirigé ce parti pendant cinq décennies, même quand il était en exil en Suisse. Louisa Hanoune est secrétaire générale du Parti des travailleurs depuis 2003. Ces partis qui réclament la démocratie, l’alternance et la transparence n'acceptent même pas ces principes en leur sein. Telle qu’elle est aujourd’hui, l’opposition ne représente pas un danger pour le pouvoir.

 


14/02/2019
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Franceinfo - le vendredi 8 février 2019

 

 

Maroc : nouvelle crispation entre le roi Mohammed VI et le prince héritier saoudien Mohamed Ben Salmane

 

 

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Alain ChémaliRédaction AfriqueFrance Télévisions

 

 

 

 

Palpable depuis plusieurs mois, la tension entre Rabat et Riyad est montée d’un cran avec le rappel par le Maroc de son ambassadeur en Arabie Saoudite et la suspension de ses actions militaires au Yémen, au sein de la coalition arabe

 

 

 

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Le roi du Maroc Mohammed VI à l'inauguration de la gare de l'Agdal dans la capitale Rabat pour la nouvelle ligne LGV (ligne à grande vitesse), le 17 novembre 2018. (FADEL SENNA / AFP)

 

 

 

C’est l’agence américaine AP qui a révélé l’affaire, rapportée par des responsables marocains sous couvert d’anonymat et aussitôt relayée par des publications marocaines en ligne.

 

 

 

Une crise passagère dans des relations solides

"Des responsables gouvernementaux ont déclaré que le Maroc avait cessé de prendre part à une action militaire avec la coalition menée par le gouvernement saoudien dans la guerre au Yémen et avait rappelé son ambassadeur en Arabie Saoudite", écrit l’agence AP.



Contacté par le 360, l’ambassadeur du royaume chérifien accrédité auprès du royaume wahhabite a confirmé l’information, tout en précisant qu’une telle pratique est courante dans les relations diplomatiques entre pays.

 

 

"Les relations entre le Maroc et l’Arabie Saoudite sont historiques et solides. Et entre les pays, il est normal que des divergences ou des différends éclatent de temps en temps. Je suis sûr qu’il ne s’agit pas plus que d’une crise passagère et que les relations entre nos deux pays retrouveront leur cours normal", a tempéré Moustapha Mansouri.

 

 

"Il y a de l’eau dans le gaz entre les deux pays depuis plusieurs mois, plus précisément depuis que le prince héritier Mohamed Ben Salmane a pris les commandes à Riyad", écrit toutefois 360.

 

 

 

La prise de distance du roi Mohammed VI

Le royaume avait déjà boycotté le 23 juin 2018, une réunion des ministres de la communication de la coalition arabe à Jeddah consacrée au moyen de soutenir la "légitimité au Yémen", rappelle de son côté le Desk. Absence remarquée également fin décembre 2018 de la marine royale lors de l’exercice naval "Red Wave One" en mer Rouge.

 

 

Une prise de distance du roi Mohammed VI avec la guerre menée par Mohamed Ben Salmane contre les rebelles Houthis au Yémen, dont les premiers signes étaient apparus dès avril 2018 avec le retrait des chasseurs F16 marocains engagés dans le conflit.

 

 

Ce changement d’attitude a été confirmé en janvir 2019 par le ministre marocain des Affaires étrangères. Dans un entretien accordé à la chaîne Al-Jazeera, Nasser Bourita a expliqué que la participation du Maroc au Yémen avait changé.

 

 

 

Le dossier épineux du Sahara Occidental

Il a également laissé entendre que Rabat avait de sérieuses réserves sur la récente tournée du prince héritier saoudien, après l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans l’enceinte de l’ambassade saoudienne à Istanbul.

 

 

Selon le Desk, le Maroc avait même renoncé à l’accueillir, prétextant un "programme chargé" de Mohammed VI.

 

 

En représailles à cet entretien diffusé par la chaîne de télévision du Qatar, en délicatesse avec Riyad, la chaîne de télévision saoudienne a diffusé un documentaire sur le Sahara occidental, un sujet très sensible pour Rabat.

 

 

Le commentaire accompagnant le document sur ce territoire contesté explique que "le Maroc l’avait envahi après le départ des colonisateurs espagnols en 1975". Il n’en fallait pas plus pour déclencher la crise diplomatique en cours.

 


11/02/2019
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Franceinfo - le lundi 11 février 2019

 

 

Algérie: la nouvelle candidature d'Abdelaziz Bouteflika

 

 

 

Le président sortant, âgé de 81 ans et au pouvoir en Algérie depuis deux décennies, a mis fin à des mois de spéculation en annonçant le 10 février 2019 qu'il briguerait un cinquième mandat en avril. Et ce malgré des problèmes de santé qui l'ont considérablement affaibli. Il sera le grandissime favori du scrutin

 

 

 

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 Le président Abdelaziz Bouteflika recevant la chancelière Angela Merkel à Alger le 17 septembre 2018 (HANDOUT / APS)

 

 

 

Systématiquement réélu au 1er tour avec plus de 80% des voix, le chef de l'Etat algérien a rendu publique sa candidature à la présidentielle du 18 avril 2018 dans un "message à la Nation" diffusé par l'agence officielle APS. Il y devance les critiques sur son état de santé. Lequel le rend inapte à gouverner, selon certains de ses opposants.



"Je n'ai plus les mêmes forces physiques qu'avant, chose que je n’ai jamais occultée à notre peuple, mais la volonté inébranlable de servir la Patrie ne m'a jamais quitté et elle me permet de transcender les contraintes liées aux ennuis de santé auxquels chacun peut être un jour confronté", explique-t-il dans ce message. 



Cloué dans un fauteuil roulant par un accident vasculaire cérébral (AVC) depuis 2013, Abdelaziz Bouteflika n'apparaît plus que rarement en public -la dernière fois le 1er novembre 2018- et ne s'exprime plus publiquement. En 2014, c'est son Premier ministre Abdelmalek Sellal qui avait annoncé sa candidature.



Le 2 février, le Premier ministre Ahmed Ouyahia, chef du Rassemblement national démocratique (RND), principal allié du FLN, avait déjà estimé que l'état de santé de chef de l'Etat n'empêchait "pas sa candidature". "Il a remporté la présidentielle en avril 2014 dans ce même état", avait-il souligné, prévenant que ce dernier n'animerait pas sa campagne. "Sa santé ne le lui permet pas et il n'en a pas besoin car le peuple le connaît", avait-il plaidé.

 

"Vaste chantier"

Elu pour la première fois en 1999, le président algérien explique qu'il s'est d'abord "consacré (...) à rassembler de nouveau une nation meurtrie par la tragédie nationale et à engager la reconstruction d'un pays ébranlé par une crise multiforme". Une allusion à la sanglante guerre civile qui a meurtri l'Algérie dans les années 1990. 

 

 

"Dans la paix restaurée, le pays est devenu un vaste chantier, après une période difficile d'ajustement structurel économique et social douloureux. Les réformes se sont succédé dans de nombreux domaines, notamment ceux de la justice, de l'éducation, de l'administration et de l'économie. La démocratie ainsi que les droits et les libertés des citoyens ont enregistré de grandes avancées", affirme encore Abdelaziz Bouteflika.

 

 

"Conférence nationale"

Dans le même temps, il désamorce les critiques de ceux qui l'accusent de vouloir accaparer le pouvoir à son profit ou celui de son clan. S'il est réélu, il promet la convocation d'une "Conférence nationale" regroupant "toutes les forces politiques, économiques et sociales de la Nation". Objectif: faire émerger un "consensus sur les réformes et les changements" que devra engager l'Algérie.



Parmi les thèmes qui seront abordés figurent "une présence plus forte des jeunes" au sein des institutions politiques, la volonté de "vaincre le fléau de la bureaucratie", la "mise en place de mécanismes de démocratie participative". Ou encore des réformes économiques "sans dogmatisme".

 

 

L'ultra-dépendance aux hydrocarbures

Artisan du retour à la paix en Algérie après une décennie de guerre civile, Abdelaziz Bouteflika a profité de la hausse du prix du pétrole entre 2004 et 2014 pour lancer de vastes programmes d'infrastructures et désendetter le pays. Mais l'économie algérienne reste ultra-dépendante des hydrocarbures.



Plus grand pays d'Afrique par la superficie (2.381.741 km2), l' Algérie est le 3e producteur de brut d'Afrique et le 9e producteur de gaz mondial. Les hydrocarbures rapportent plus de 95% des recettes extérieures et contribuent pour 60% au budget de l'Etat.



Le 4e mandat du président sortant a été marqué par la chute des cours qui ont durement touché l'économie du pays, où un tiers des jeunes Algériens de moins de 25 ans est au chômage. D'une manière générale, les moins de 30 ans représentent 54% d'une population estimée en 2018 à 42,1 million d'habitants.

 


11/02/2019
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