L'AIR DU TEMPS

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SAVOIR et DECOUVERTES


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Regardez l’éclipse totale de Lune, la prochaine n'aura pas lieu avant 2022

 

 

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 LaDepeche.fr

 

 

 

Les passionnés d'astronomie vont devoir rester éveillés pour ne pas rater l'unique éclipse totale de Lune de l'année 2019. Dans la nuit de dimanche 20 à lundi 21 janvier, entre 4h34 à 7h51 heure de Paris, la pleine Lune passera dans l'ombre de la Terre, et c'est un évènement que vous pouvez voir sur notre site franceinfo.fr. Si les nuages ne gâchent pas le spectacle.

 

 

Cette éclipse totale sera visible en France métropolitaine à partir de 6h12 et la Lune prendra une teinte rouge car les rayons du soleil ne l'atteindront plus directement et une petite partie des rayons rouges seront filtrés par l'atmosphère terrestre, et réfractés vers la Lune.

 

 

Les éclipses totales de Lune correspondent à un concours de circonstances rare : il faut que la Terre se situe exactement entre le Soleil et la Lune. La prochaine éclipse totale visible depuis l'Europe aura lieu le 16 mai 2022, même si des éclipses partielles auront lieu dans l'intervalle.

 


21/01/2019
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Franceinfo - le jeudi 17 janvier 2019

 

 

"Complément d'enquête" : comment Carlos Ghosn a réussi à s'octroyer un salaire annuel de 15 millions (contre l'avis des actionnaires)

 

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En 2016 déjà, Carlos Ghosn avait fait scandale. Contre l’avis de ses actionnaires, de l’Etat, et même du Medef, le patron le mieux payé de France s’était "auto-augmenté". Salaire annuel : près de 15 millions d’euros. Cet extrait d'un "Document de Complément" revient sur cette autre "affaire Carlos Ghosn"

 

 

 

Comment avait fait le PDG de Renault, en 2016, pour s'octroyer, contre l'avis de ses actionnaires, un salaire annuel de près de 15 millions d'euros ? Gauche et patronat à l'unisson, et même le Medef, tout le monde avait crié au scandale : Laurence Parisot avait taclé un "égoïsme", un "manque de classe et d'honnêteté" troublants... "Complément d'enquête" revient le 17 janvier 2019 sur cette autre "affaire Carlos Ghosn".

 

 

Ce 29 avril 2016, le PDG de Renault doit faire valider ses choix stratégiques (et son salaire annuel avec) devant 500 actionnaires du groupe, réunis en assemblée générale. Une formalité. Mais ce jour-là, un homme s'attaque frontalement au grand patron et à ses 15 millions d'euros de salaire prévus cette année-là. Pierre-Henri Leroy, conseil pour une partie des actionnaires, le tance publiquement : "Ce manquement à l'exemplarité est inacceptable." 

 

 

750 smic : "C'est absolument astronomique"

 

 

Les revenus de Carlos Ghosn ont été multipliés par six ces dix dernières années. Le consultant se dit choqué par ces chiffres "incontrôlés" : "A 15 millions, on est à 750 smic – c'est absolument astronomique pour quelqu'un qui n'a pas créé l'entreprise. Ce sont des employés, des intendants du domaine, si vous voulez. L'intendant, avec 5 millions d'euros, il est déjà très content. Alors 15 millions, ça nous paraît assez anormal."

 

 

Suivi par une majorité d'actionnaires, Pierre-Henri Leroy remporte la première manche : pour la première fois dans l'histoire du groupe, le salaire du PDG est rejeté par l'assemblée générale. Carlos Ghosn en prend acte.

 

 

Un coup de tonnerre qui finit en coup tordu

 

 

Dans les heures qui suivent, le PDG convoque son conseil d'administration... qui lui accorde sa rémunération. Un coup de théâtre à mettre sur le compte "du génie et du talent de ce personnage, qui fascine les membres du conseil d'administration, analyse P.-H. Leroy. Carlos a une telle autorité naturelle que les gens se comportent comme des domestiques à son égard. Ils sont avant tout obéissants. Les administrateurs, pareil – alors qu'ils sont là pour le contrôler."

 

 

Une certaine idée de sa "juste valeur"

 

 

Interrogé par Ruth Elkrief après le scandale, le patron de Renault reste droit dans ses bottes et répond "scorecard" (objectif de performance), comme pour une équipe de foot. "Toute l'histoire de Carlos Ghosn montre qu'il a une certaine idée de lui-même. Il a toujours dit, rappelle Matthieu Suc, journaliste à Mediapart, qu'un patron de son espèce devait être rémunéré à sa juste valeur. Et il se trouve qu'il a une certaine idée de sa juste valeur..."

 

 

Extrait de "L'affaire Carlos Ghosn", un "Document de Complément" à voir le 17 janvier 2019.

 


21/01/2019
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Franceinfo - le

 

 

Les 26 milliardaires les plus riches détiennent autant d'argent que la moitié de l'humanité, selon l'ONG Oxfam

 

 

 

 

"Le fossé qui s'agrandit entre les riches et les pauvres pénalise la lutte contre la pauvreté, fait du tort à l'économie et alimente la colère dans le monde", écrit, lundi, la directrice exécutive d'Oxfam International, Winnie Byanyima

 

 

 

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 Jeff Bezos, le patron d'Amazon, l'homme le plus riche du monde, à San Francisco (Californie, Etats-Unis), le 15 octobre 2018. (MATT WINKELMEYER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

 

 

 

La concentration de la richesse s'est encore accentuée en 2018, a dénoncé, lundi 21 janvier, l'ONG Oxfam. "Le fossé qui s'agrandit entre les riches et les pauvres pénalise la lutte contre la pauvreté, fait du tort à l'économie et alimente la colère dans le monde", a affirmé Winnie Byanyima, directrice exécutive d'Oxfam International.

 

 

L'organisation écrit, dans un communiqué, que 26 milliardaires ont désormais entre leurs mains autant d'argent que les 3,8 milliards de personnes les plus pauvres de la planète. Ces chiffres se fondent sur les données publiées par la revue Forbes et la banque Crédit suisse, une méthodologie contestée par certains économistes.

 

 

 

Le nombre de milliardaires a doublé depuis 2008

Oxfam appelle à taxer les plus riches. Les gouvernements "doivent s'assurer que les entreprises et les plus riches paient leur part d'impôts", a-t-elle ajouté, à l'occasion de la publication du traditionnel rapport annuel d'Oxfam sur les inégalités mondiales en amont du Forum économique mondial (WEF, World Economic Forum) qui se tient jusqu'à vendredi à Davos.

 

 

La fortune de l'homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, le patron d'Amazon, a atteint 112 milliards de dollars l'an dernier. Or "le budget de santé de l'Ethiopie correspond à 1% de sa fortune", souligne l'ONG. Oxfam souligne que le nombre de milliardaires a doublé depuis la crise financière de 2008, constatant que "les riches bénéficient non seulement d'une fortune en pleine expansion, mais aussi des niveaux d'imposition les moins élevés depuis des décennies".

 


21/01/2019
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Franceinfo - le dimanche 20 janvier 2019

 

 

INFO FRANCEINFO. Les entreprises du CAC 40 ont fait plus de bénéfices mais ont payé moins d'impôts entre 2010 et 2017

 

 

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Selon l'association Attac, la moitié des entreprises du CAC 40 ont par ailleurs déclaré une hausse des émissions de gaz à effet de serre en 2017 par rapport à 2016

 

 

 

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Vue du quartier de La Défense, à Paris, où se situent plusieurs sièges de grandes entreprises. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

 

 

 

Entre 2010 et 2017, les impôts versés par les entreprises du CAC 40 ont baissé, alors que leurs bénéfices cumulés ont augmenté, selon un rapport publié dimanche 20 janvier par Attac et que franceinfo vous dévoile.

 

 

Ce rapport, intitulé Les grandes entreprises françaises, un impact désastreux pour la société et la planète, pointe du doigt les entreprises françaises du CAC 40 alors que le Forum mondial de Davos commence mardi 22 janvier et à la veille d'un autre sommet organisé lundi 21 janvier par Emmanuel Macron à Versailles avec des patrons du monde entier.

 

 

 

Les dividendes versés aux actionnaires en hausse de 44%

Dans ce rapport, Attac a passé au peigne fin les rapports annuels de ces 40 entreprises françaises depuis 2010, selon trois critères : social, climatique et fiscal et le bilan est sans appel. Selon l'association, les impôts versés par les entreprises ont baissé de 6,4% en valeur absolue entre 2010 et 2017, alors que leurs bénéfices cumulés ont augmenté de près de 10%. Quant aux dividendes versés aux actionnaires, ils sont en hausse de 44% en valeur absolue également sur la même période. En revanche, leurs effectifs en France ont baissé de 20%.

 

 

En 2017, les entreprises du CAC 40 ont déclaré un peu plus de 16 000 filiales, dont 15% dans des territoires identifiés comme des "paradis fiscaux et judiciaires", soit près de 2 500. La présence de l'État français dans le capital des entreprises "n'a malheureusement pas d'effet sur leur comportement. Non seulement les entreprises dont l'État est actionnaire donnent la priorité au versement de dividendes, mais elles sont également parmi les plus actives en matière d'évitement fiscal", peut-on lire dans ce rapport. Attac se base alors sur un exemple, celui d'Engie, dont l'État est actionnaire à hauteur de 24%. Pourtant, l'entreprise possède 2 300 filiales, dont 327 basées dans des paradis fiscaux.

 

 

Toujours selon le rapport, côté environnement : sur les 40 entreprises du CAC 40, 22 déclarent des émissions de gaz à effet de serre en hausse en 2017 par rapport à 2016 : +5%.

 

 

 

Des entreprises qui "roulent pour leurs actionnaires"

Pour répondre à ces "injustices", l'association Attac fait trois propositions. Tout d'abord, plafonner les écarts de rémunérations au sein d'une même entreprise, par exemple de 1 à 10, y compris pour les plus hauts dirigeants, afin de tirer vers le haut la rémunération du travail.

 

 

Ensuite, l'association propose de remplacer le marché carbone européen par une fiscalité carbone réellement dissuasive sur les sites industriels polluants et par des régulations publiques, qui conduisent les entreprises à désinvestir massivement des énergies fossiles.

 

 

Enfin, Attac évoque l'obligation d'un "reporting public", pays par pays, des avoirs détenus par les grandes entreprises, notamment dans les paradis fiscaux et leur taxation selon les règles de législation française, seule méthode permettant de lutter efficacement contre l'évasion fiscale, selon l'organisation.

 

 

"Ces entreprises vont encore une fois dire qu'elles font tout pour lutter contre les inégalités, le réchauffement climatique, etc", explique Dominique Plihon, porte-parole d'Attac et co-auteur de ce rapport sur les multinationales. "Les données dans notre rapport montrent très clairement que ce n'est pas du tout ce qui se passe. Les entreprises roulent en réalité pour leurs actionnaires qu'elles gavent de dividendes et ne s'intéressent pas trop à la question de la justice sociale – qui est aujourd'hui au cœur du mouvement social en France – ni à la justice fiscale", dénonce-t-il.

 

 

En France, les 40 multinationales qui composent le CAC 40 pèsent aujourd'hui plus de 1 300 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soir l'équivalent de plus de la moitié du PIB de la France.

 


20/01/2019
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Franceinfo - le vendredi 18 janvier 2019

 

 

De plus en plus d'astéroïdes percutent la Terre

 

 

 

 

Le nombre d'astéroïdes ayant frappé la planète a été deux fois et demi supérieur dans les 290 derniers millions d'années par rapport aux 700 millions d'années précédentes

 

 

 

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L'astéroïde Bénou photographié par la Nasa, le 16 novembre 2018. (HO / NASA/GODDARD/UNIVERSITY OF ARIZO)

 

 

 

Les astronomes pensaient jusqu'à présent que la quantité d'astéroïdes fondant sur la Terre avait diminué d'intensité avec le temps. C'est en réalité l'inverse. Le nombre d'astéroïdes ayant frappé la Terre a été deux fois et demi supérieur dans les 290 derniers millions d'années par rapport aux 700 millions d'années précédentes. C'est ce qu'ont découvert des chercheurs, qui ont publié leurs résultats dans la revue Science (en anglais) jeudi 18 janvier. 

 

 

Quelle en est l'origine ? Probablement de grands accidents cosmiques dans la ceinture d'astéroïdes située entre Mars et Jupiter. "Ces impacts ont envoyé une pluie de roches spatiales vers la Terre. Il y aura un pic et puis cela diminuera", dit à l'AFP Tom Gernon, co-auteur de l'étude et professeur de sciences de la Terre à l'université de Southampton (Royaume-Uni).

 

 

 

La Lune autant bombardée que la Terre

Pour calculer la fréquence des impacts, les scientifiques ont compté le nombre et l'âge des cratères sur la Lune, qui est autant bombardée que la Terre. Ils ont découvert qu'ils existaient dans des proportions similaires sur les deux astres. "La Lune est comme une capsule témoin, elle nous aide à mieux comprendre la Terre", dit William Bottke, expert en astéroïdes au Southwest Research Institute aux Etats-Unis.

 

 

Jusqu'à présent, on pensait qu'il y avait moins de cratères anciens sur Terre, par rapport à d'autres corps du système solaire, en raison de l'érosion par les vents ou des processus géologiques, qui n'existent pas sur la Lune. Finalement, disent les chercheurs, il y en avait moins dans un lointain passé tout simplement car il y avait moins d'astéroïdes.

 

 

Cette augmentation doit-elle inquiéter les Terriens ? "Pas du tout", répond Tom Gernon, qui rappelle que ces impacts restent très rares. Du reste, la Nasa surveille en permanence tout objet de plus de 30 à 50 mètres de largeur se rapprochant de notre planète.

 


18/01/2019
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Franceinfo - le jeudi 17 janvier 2019

 

 

Moins de viande, plus de noix : voici le régime "idéal" pour votre santé et celle de la planète

 

 

 

Des chercheurs disent avoir mis au point un "régime alimentaire idéal", qui consiste notamment à doubler la consommation de noix, de fruits, de légumes et de légumineuses, et à réduire de moitié celles de viande et de sucre

 

 

 

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Des légumes dans un supermarché de Saintes (Charente-Maritime), le 23 octobre 2018. (GEORGES GOBET / AFP)

 

 

 

Comment nourrir sainement 10 milliards d'humains d'ici 2050 tout en préservant la planète ? En divisant par deux la consommation mondiale de viande rouge et de sucre et en doublant celle des fruits, des légumes et des noix, répondent jeudi 17 janvier des spécialistes dans un rapport (en anglais) coréalisé par la revue médicale The Lancet et l'ONG Fondation EAT. 

 

 

Ce rapport, qui a mobilisé pendant trois ans 37 experts de 16 pays, établit un "régime de santé planétaire", dont le but est de garantir un "équilibre entre les besoins en matière de santé humaine et les impacts environnementaux""Les régimes alimentaires actuels poussent la Terre au-delà de ses limites et sont source de maladies : ils sont une menace à la fois pour les gens et pour la planète", écrivent les auteurs.

 

 

 

De quoi éviter "11 millions de décès" par an

Pour protéger sa santé et l'environnement, il faudrait, selon eux, consommer chaque jour en moyenne 300 grammes de légumes, 200 grammes de fruits, 200 grammes de graines entières (riz, blé, maïs, etc.), 250 grammes de lait entier (ou équivalent), mais seulement... 14 grammes de viande rouge, soit dix fois moins qu'un steak de taille classique. A défaut de viande rouge, les protéines pourraient provenir de la consommation de volaille (29 g), de poisson (28 g), d'oeufs (13 g) voire de noix en tout genre (50 g), préconisent ces experts.

 

 

Selon eux, un tel régime permettrait d'éviter environ "11 millions de décès prématurés par an" dans le monde, soit un cinquième du nombre total de morts, alors que la population mondiale atteindra 10 milliards d'individus d'ici 2050. Il serait également bon pour la planète, puisque "la production alimentaire mondiale menace la stabilité de notre système climatique et [nos] écosystèmes".

 

 

 

Un régime adaptable selon les régions du monde

Au niveau mondial, ce régime passe par "un doublement de la consommation d'aliments sains tels que les fruits, les légumes, les légumineuses et les noix". A l'inverse, il faut "réduire de plus de 50% la consommation d'aliments moins sains, tels que les sucres ajoutés [par exemple dans les sodas] et la viande rouge", et éviter les aliments hautement transformés.

 

 

"Cela ne signifie pas que la population mondiale devrait manger exactement le même ensemble d'aliments", soulignent les spécialistes. Plutôt que définir un régime unique, ils ont fixé des "fourchettes d'ingestions recommandées par groupes d'aliments". Ce "régime complet" pourra être adapté localement selon "la culture, la géographie et la démographie".

 


17/01/2019
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Franceinfo - le jeudi 10 janvier 2019

 

 

Divorces : le nombre d'enfants en garde alternée progresse, une pratique plus répandue dans les familles plutôt aisées

 

 

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franceinfoRadio France

 

 

Selon des chiffres de l'Insee, le nombre d'enfants en garde alternée augmente en France. Au total, 400 000 sont concernés

 

 

 

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400 000 enfants alternent entre les deux domiciles de leurs parents séparés, selon les chiffres de l'Insee.  (BELLOUMI / MAXPPP)

 

 

 

"400 000 enfants alternent entre les deux domiciles de leurs parents séparés" estime jeudi 10 janvier l'Insee, dans une étude que franceinfo a pu consulter. L'étude se basent sur les déclarations fiscales de leurs parents, ce chiffre est valable pour l'année 2016. "La proportion d’enfants de moins de 18 ans en résidence alternée a doublé entre 2010 et 2016, constate l'institut, et atteint 2,7% en 2016." 

 

 

 

Les familles aisées plus souvent concernées 

La proportion d’enfants en résidence alternée croît régulièrement avec l’âge des enfants, pour atteindre 3,8% des enfants de 11 à 14 ans en 2016. Elle augmente aussi d'une génération à l'autre. Par exemple, à 10 ans, 2% des enfants nés en 2000 étaient alternants. À cet âge, 3,7% des enfants nés en 2006 étaient alternants. 

 

 

"Les enfants en résidence alternée vivent dans des familles plutôt aisées" constate l'Insee. Il y a en effet peu d’enfants en résidence alternée parmi les ménages les moins aisés. "En 2016, en dessous du troisième décile de niveau de vie, soit moins de 15 060 euros, moins de 2,0 % des enfants sont alternants". La proportion d’enfants alternants augmente ensuite avec le niveau de vie. Elle est la plus élevée entre le cinquième et le sixième décile (3,7 %), soit plus de 21 690 euros. 

 

 

 

Forte disparité géographique selon les familles 

Il y a également une différence géographique : "Davantage d’enfants vivent en résidence alternée dans les départements métropolitains de l’Ouest et du Sud de la France, et particulièrement ceux de Nouvelle-Aquitaine. À l’inverse, c’est moins souvent le cas dans les départements franciliens et ultra-marins". Par exemple, 0,4% des enfants à Mayotte alternent entre les logements de leurs parents séparés. A l'inverse, les Hautes-Alpes (4,4%) et l’Ariège (4%) sont les départements les plus concernés par ce phénomène. "Les départements où la proportion d’enfants alternants est la plus élevée ne comportent pas de grandes agglomérations" note l'institut.  

 

 

Pour l'Insee, cette évolution s'explique d'abord par les décisions de justice (entre 2003 et 2012, les jugements fixant une résidence alternée ont doublé, pour atteindre 17% des décisions. De plus, la déclaration de la résidence alternée est aussi plus efficace : depuis 2007, les familles peuvent déclarer leurs enfants en résidence alternée à leur caisse d’allocations familiales. "Et cette pratique augmente" constate l'Insee.

 


16/01/2019
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Franceinfo - le mardi 15 janvier 2019

 

 

La calotte glaciaire de l'Antarctique fond plus vite que jamais

 

 

 

Cette fonte des glaciers entraîne une hausse de plus en plus importante du niveau des océans, ont prévenu lundi des scientifiques

 

 

 

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La glace de l'Antarctique photographiée par une expédition chinoise, le 31 décembre 2018. (LIU SHIPING / XINHUA / AFP)

 

 

 

La fonte annuelle de la banquise est plus rapide que jamais dans l'océan Austral, aux abords de l'Antarctique. Mais ce n'est pas la nouvelle la plus inquiétante qui nous provienne du continent blanc. En effet, selon un rapport des comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences, publié lundi 14 janvier, les glaciers (constitués d'eau douce) de l'Antarctique souffrent également. La fonte de la calotte glaciaire du continent blanc est responsable d'une montée de 1,4 centimètre du niveau des océans de la planète entre 1979 et 2017, selon ce rapport.

 

 

Le rythme de fonte de cette énorme masse d'eau douce gelée devrait entraîner une élévation désastreuse du niveau des océans dans les prochaines années, a relevé Eric Rignot, président de la chaire de système scientifique de la Terre à l'université de Californie. Selon des études précédentes, une montée de 1,8 mètre d'ici 2100 – l'une des pires prévisions scientifiques – provoquerait l'inondation de nombreuses villes côtières abritant des millions de personnes dans le monde.

 

 

Avec la calotte antarctique qui continue de fondre, nous prévoyons une hausse du niveau des océans de plusieurs mètres à cause de l'Antarctique dans les prochains siècles.Eric Rignot, président de la chaire de système scientifique de la Terre à l'université de Californieà l'AFP

Pour cette nouvelle étude, les chercheurs ont mené la plus longue évaluation de la masse des glaces dans 18 régions de l'Antarctique. Ils ont utilisé des données fournies par des photographies aériennes en haute résolution prises par des avions de la Nasa, ainsi que des images radar provenant de satellites de multiples agences spatiales.

 

 

 

Chaque année, 252 milliards de tonnes de glace fondent

Elles ont permis de déterminer qu'entre 1979 et 1990, l'Antarctique avait perdu en moyenne 40 milliards de tonnes de masse glaciaire par an. A partir de 2009 et jusqu'en 2017, cette perte est passée à 252 milliards de tonnes chaque année. Plus inquiétant encore, les scientifiques ont repéré des zones dans l'Est, autrefois considérées comme relativement "à l'abri du changement", contrairement à celles de l'Ouest, mais qui perdent désormais beaucoup de glace.

 

 

L'Antarctique renferme suffisamment de glace pour provoquer, si cette dernière venait à fondre complètement, une élévation de 57 mètres du niveau des mers. La calotte glaciaire de l'Antarctique de l'Est, la plus importante au monde, contient environ la moitié des réserves d'eau douce de la planète. De quoi faire monter les mers de 52 mètres en cas de fonte, contre 5 mètres pour la partie Ouest. Le rapport des PNAS souligne que ces récentes recherches devraient inciter à porter une "attention accrue" à la fonte des glaces dans l'Est de l'Antarctique.

 


15/01/2019
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Franceinfo - le mardi 15 janvier 2019

 

 

Glyphosate : la justice annule l'autorisation de mise sur le marché du Roundup Pro 360

 

 

 

 

Le tribunal administratif de Lyon a invoqué "le principe de précaution" pour motiver sa décision

 

 

 

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Le tribunal a estimé que l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) avait "commis une erreur d'appréciation au regard du principe de précaution" en autorisant ce produit le 6 mars 2017. (BURGER / PHANIE / AFP)

 

 

 

Le tribunal administratif de Lyon a annulé, mardi 15 janvier, l'autorisation de mise sur le marché du Roundup Pro 360, un produit désherbant contenant du glyphosate commercialisé par Monsanto. Le tribunal a estimé notamment que l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) avait "commis une erreur d'appréciation au regard du principe de précaution" en autorisant ce produit le 6 mars 2017.

 

 

Le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN) avait saisi en mai 2017 la justice pour réclamer le retrait de ce désherbant, utilisé notamment sur les cultures légumières et fruitières. "C'est une décision absolument majeure car elle devrait concerner tous les Roundup, le tribunal considérant que tous les produits contenant du glyphosate sont probablement cancérogènes", s'est félicité l'avocate de la CRIIGEN, Corinne Lepage, qui a salué une décision judiciaire "très motivée".

 

 

Cette décision intervient alors que le débat fait rage en France et en Europe sur la potentielle dangerosité du glyphosate, principe actif du Roundup de Monsanto, filiale depuis 2018 du géant allemand de la chimie Bayer. Depuis le 1er juillet 2015, l'Anses a procédé pour des raisons de sécurité sanitaires au retrait de 147 autorisations de mise sur le marché de produits contenant certaines substances actives, dont 126 produits à base de glyphosate associé à la tallowamine en juin 2016.

 


15/01/2019
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Franceinfo - le mardi 8 janvier 2019

 

 

"Franchement, je ne vois pas de quoi je suis coupable" : à la barre du tribunal, le cardinal Barbarin use de l'art de l'esquive

 

 

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Ilan CaroFrance Télévisions
 

 

 

L'archevêque de Lyon a été interrogé pendant près de trois heures, lundi, au premier jour de son procès pour non-dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs

 

 

 

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Le cardinal Barbarin entouré par ses avocats, Mes Jean-Félix Luciani et André Soulier. (JEFF PACHOUD / AFP)

 

 

 

Lorsqu'il s'avance à la barre, la salle retient son souffle. Ce lundi 7 janvier, devant le tribunal correctionnel de Lyon, le cardinal Barbarin est le deuxième prévenu de la journée à passer sur le gril des questions de la présidente. Mais lui répondra-t-il ? Avant lui, son ex-directeur de cabinet, Pierre Durieux, s'est contenté de lire un texte puis s'est muré dans le silence, n'acceptant de répondre à aucune question.

 

 

>> De l'ascension au scandale, la brutale disgrâce du cardinal Barbarin

 

 

Un instant, on pense que le primat des Gaules va suivre la même stratégie, au premier jour de son procès pour non-dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs. "C'est par respect pour la justice de mon pays que je me présente aujourd'hui", commence-t-il. Le prévenu, habillé en civil, lit son texte, préparé à l'avance. Une description froide, presque clinique, des événements qui depuis trois ans le conduisent aujourd'hui à la barre. "Je n'ai jamais cherché à cacher, et encore moins à couvrir ces actes horribles", se défend-il. Et de conclure : "Je n'ai rien d'autre à ajouter, je laisserai donc le soin à mes avocats de vous répondre."

 

 

 

Des zones d'ombre et "quelque chose de flou"

"Est-ce à dire que vous ne répondrez pas aux questions du tribunal ?" s'inquiète la présidente échaudée par l'épisode précédent. Contre toute attente, le cardinal accepte d'être interrogé.

 

 

S'il y a bien quelqu'un qui doit répondre, c'est moi. Philippe Barbarin devant le tribunal correctionnel de Lyon

 

 

L'interrogatoire peut commencer. Polie et précautionneuse, Brigitte Vernay, la présidente du tribunal, ne s'en laisse pas conter pour tenter de déterminer ce que savait le cardinal, et depuis quelle date. Elle n'hésite pas à explorer les zones d'ombre laissées par les explications parfois trop imprécises. "Lorsque vous êtes arrivé à Lyon en 2002, avez-vous été informé de rumeurs, d'informations, de courriers ?" Non, répond le cardinal qui s'est pourtant rendu dans la paroisse du père Preynat, dans la Loire, deux semaines après sa prise de fonctions comme archevêque. Alors à quand remontent ces "rumeurs" qui lui seraient revenues aux oreilles ? Une colle pour le cardinal, incapable de les dater. "C'est quelque chose de flou, personne ne vous dit rien", s'explique-t-il.

 

 

La présidente continue à creuser méthodiquement toutes les occasions au cours desquelles l'archevêque de Lyon aurait pu prendre conscience que son diocèse abritait le bourreau de dizaines de victimes. Un aparté avec la journaliste Isabelle de Gaulmyn, un entretien avec le père Preynat lui-même, une rencontre organisée entre son évêque auxiliaire et une victime du prêtre…

 

 

Vous voici plusieurs fois informé par des personnes différentes. A quoi pensez-vous à ce moment-là ?Brigitte Vernaydevant le tribunal correctionnel de Lyon

 

 

 

Le Vatican veut éviter un "scandale public"

On arrive à la date-clé de 2014, le moment où Alexandre, 40 ans, victime du père Preynat trente ans plus tôt, choisit de se libérer de sa chape de plomb. Après plusieurs échanges d'e-mails et une rencontre avec son agresseur sous l'égide d'une responsable du diocèse, Alexandre est reçu par le cardinal, auprès duquel il se confie. Cette fois, c'est incontestable : Philippe Barbarin sait que l'un des prêtres placés aujourd'hui sous son autorité a commis par le passé des actes abjects sur des enfants. Alors, pourquoi n'en avoir pas, à ce stade non plus, informé les autorités judiciaires ?

 

 

Alexandre me dit lui-même que les faits sont prescrits, qu'on ne peut plus rien faire avec la justice française. Ça ne me vient donc même pas à l'esprit que je puisse faire quelque chose.Philippe Barbarin devant le tribunal correctionnel de Lyon

 

 

"Et quand je ne sais pas quoi faire, explique le cardinal, je me tourne vers Rome." Début février 2015, il reçoit les instructions du Vatican, par le biais du secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi. "Dans ces conditions", il ne peut être confié au père Preynat "un autre ministère pastoral incluant le possible contact avec des mineurs", tranche le Vatican, qui lui ordonne de "prescrire toutes les mesures disciplinaires adéquates tout en évitant le scandale public".

 

 

 

Un courrier qui "appelle un chat un chat"

"C'est exactement ce que j'ai fait !" clame-t-il à plusieurs reprises. Pourtant, Bernard Preynat reste en fonctions jusqu'à l'été. Pourquoi ne pas l'avoir démis sur-le-champ ? "On me dit de le faire sans scandale public, explique l'archevêque sans sourciller. C'est-à-dire sans scandaliser sa paroisse. Alors il terminera le 31 août, un an plus tôt que prévu, personne n'y verra rien et il n'y aura pas de scandale." La présidente note pourtant que le cardinal a reçu une relance de la part de Rome, car il n'avait pas pris les mesures exactement demandées par le Vatican. Cette fois, il invoque sa "méconnaissance du droit, aussi bien français que canonique" pour justifier ses hésitations.

 

 

Franchement, je ne vois pas de quoi je suis coupable. Philippe Barbarindevant le tribunal correctionnel de Lyon

 

 

Un frisson parcourt la salle. En face, du côté des parties civiles, les avocats écarquillent les yeux. Plus tard, l'un d'eux lui demandera si sa demande de pardon, formulée agenouillé lors d'une messe en 2016 à la cathédrale Saint-Jean, était bien sincère. A cette messe, "j'avais repris les textes préparés par les évêques de France à Lourdes", explique-t-il, prétendant avoir parlé en tant que représentant de l'Eglise plutôt qu'en son nom propre.

 

 

Cela fait bientôt trois heures que le cardinal Barbarin répond, debout, aux questions qui fusent. Avant de renvoyer tout le monde chez soi, la présidente du tribunal prend l'initiative de lire une lettre envoyée en 1991 par les parents d'une victime, François Devaux, à l'archevêque de l'époque, Albert Decourtray. Le courrier, sans équivoque sur la nature des agressions perpétrées par le père Preynat, "appelle un chat un chat", commente-t-elle, tout en rappelant qu'il a été trouvé par les enquêteurs lors d'une perquisition à l'évêché : "Sur le bureau de Monsieur Barbarin"

 


08/01/2019
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Central Park

 

 

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07/01/2019
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Franceinfo - le dimanche 6 janvier 2019

 

 

A la veille de son procès, Barbarin demande "au seigneur que s'accomplisse" la justice

 

 

 

Le cardinal, accusé d'avoir caché à la justice le passé pédophile d'un prêtre, doit comparaître à partir de lundi aux côtés de cinq anciens responsables du diocèse pour non dénonciation d'agressions sexuelles

 

 

 

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Le cardinal Barbarin lors d'une cérémonie à Vénissieux (Rhône), le 30 septembre 2018.  (EMMANUEL FOUDROT / REUTERS)

 

 

 

Il en appelle à Dieu. A la veille de son procès, le cardinal Barbarin a demandé dimanche au "seigneur que s'accomplisse le travail de la justice" et "qu'il guérisse (...) le coeur des victimes d'actes de pédophilie", dans un message transmis lors des vœux du diocèse de Lyon.

 

 

Philippe Barbarin, accusé d'avoir caché à la justice le passé pédophile d'un prêtre, doit comparaître à partir de lundi aux côtés de cinq anciens responsables du diocèse pour non dénonciation d'agressions sexuelles.

 

 

 

 "Je pense plus juste de rester aujourd'hui dans la réserve"

"Pour la première fois, je ne viens pas vivre avec vous cet après-midi de joie au milieu de notre fraternité dicocésaine. Il m'a semblé plus juste de ne pas prendre part à une manifestation de cette ampleur à la veille de journées graves que je confie à votre prière", a-t-il expliqué dans ce courrier présenté lors de la cérémonie des vœux diocésains à laquelle une journaliste de l'AFP assistait.

 

 

"Demain en effet, avec cinq autres prévenus, nous devons nous présenter au tribunal et je pense plus juste de rester aujourd'hui dans la réserve et le silence", a-t-il justifié.

 

 

Peu avant, en présentant des vœux plus généraux au nom de l'archevêque Barbarin, Mgr Gobilliard avait déjà évoqué le sujet indiquant que la priorité était donné aux "petits" mais aussi "victimes" et notamment aux "victimes d'abus sexuels", des "crimes honteux".

"Le Pape nous dit que l'Eglise n'est pas d'abord une hiérarchie, une institution (...) elle est d'abord une famille, un corps et un corps au sein duquel les membres les plus éminents sont les plus pauvres et les plus petits", avait-il aussi expliqué.

 


07/01/2019
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Franceinfo - le lundi 7 janvier 2018

 

 

Faut-il s'inquiéter d'une crise économique majeure en 2019 ?

 

 

 

 

La fin d'année 2018 a été particulièrement agitée sur les places boursières de la planète, faisant ressurgir le spectre de la crise de 2008

 

 

 

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Le New York Stock Exchange (NYSE) à New York (Etats-Unis), le 2 janvier 2018. (DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

 

 

 

Des Bourses qui s'affolent, des tensions commerciales, des incertitudes sur la gouvernance de la zone euro... La fin d'année 2018 a été pour le moins chaotique pour les marchés financiers. Au point de faire craindre le pire en 2019 et de voir ressurgir le spectre de la crise de 2008.

 

 

 

1 - Quelle est la situation des marchés financiers ?

Ils ont connu des jours meilleurs. L'année 2018 a en effet été la plus mauvaise depuis 2008 sur les places boursières européennes. Le CAC 40 a ainsi chuté de près de 10,95% en un an. Et il n'est pas le seul. La Tribune égrène les mauvais résultats : en Allemagne, le Dax a reculé de 18,3% ; au Royaume-Uni, le London Stock Exchange a perdu 12,48% ; aux Etats-Unis, Wall Street a connu sa pire année depuis 10 ans. Mais c'est en Asie que la dégringolade a été la plus sévère avec un recul de 24,6% pour la Bourse de Shanghai notamment. Et 2019 semble avoir débuté sous les mêmes auspices puisque la Bourse de New York a ouvert en net repli jeudi pour la première séance de l'année.

 

 

 

2 - Comment expliquer ces mauvais résultats ?

Trois facteurs stressent particulièrement les marchés financiers : le premier concerne la guerre commerciale menée par Donald Trump contre la Chine. Après une année 2018 marquée par l'imposition de lourds tarifs douaniers entre les deux pays, le début de l'année 2019 ne laisse pas vraiment entrevoir de sortie de crise.

 

 

Autre source d'inquiétude des investisseurs : la Chine, qui montre plusieurs signes d'affaiblissement ces derniers temps. Le PIB de la deuxième économie mondiale n'a progressé "que" de 6,5 % au troisième trimestre 2018, soit son plus bas niveau depuis 2009, rappellent Les Echos. Apple a donc dû réviser à la baisse ses prévisions de résultats pour le 4e trimestre 2018, à cause notamment de l'activité chinoise moins dynamique.

 

 

Enfin, en Europe, le Brexit et les négociations qui en découlent, ainsi que l'approche des prochaines élections européennes, sur fond de montée des populismes, inquiètent. Le FMI a d'ailleurs prévenu que la croissance mondiale risquait de s'essouffler en 2019.

 

 

 

3 - Qu'est-ce qui pourrait précipiter une crise ? 

Il est toujours délicat de spéculer sur les résultats de la Bourse. Mais une chose est certaine : les investisseurs détestent l’incertitude et notamment celle qui plane en ce moment sur l'économie mondiale. "A cause de cette croissance mondiale moins forte, les résultats des entreprises seront systématiquement moins bons. Nous allons donc voir des marchés plus volatils, plus nerveux", explique l'économiste Jean-Hervé Lorenzi, dans les colonnes du Parisien. Un terrain propice aux dégringolades.

 

 

L’étincelle pourrait bien partir de l'Italie. Rome est parvenue in extremis à un accord sur son budget avec Bruxelles, mais avec un endettement à 2 300 milliards d'euros.  Soit 130% du PIB italien. Le pays présente donc une situation similaire à celle de la Grèce en 2011. Si les investisseurs finissaient par prendre peur et que le taux de ses emprunts explosait, la troisième puissance économique de la zone euro pourrait très bien faire défaut, entraînant l'Europe dans la dépression. "Ce serait dix fois Lehman Brothers", prévient l'économiste Marc Touati dans le magazine Capital.

 

 

 

4 - Est-ce que nos économies peuvent faire face ?

Pas sûr. Dix ans après la faillite de Lehman Brothers, le système financier mondial reste vulnérable. Le FMI s'est déjà inquiété de la capacité de réaction des gouvernements en cas de crise ou de récession. "La réponse n'est guère réconfortante, a alerté le chef économiste du Fonds monétaire international, cité par Les Echos. Les gouvernements disposent de moins de munitions budgétaires et monétaires que lorsque la crise financière mondiale a éclaté il y a dix ans." Un constat qui fait écho à ceux de Jean-Claude Trichet ou encore Dominique Strauss-Kahn

 

 

L'économiste Nouriel Roubini, qui avait prédit dès 2006 la crise de 2008, estime quant à lui que le krach n'est pas pour 2019... mais pour 2020. Dans Les Echos, il affirme que, contrairement à la dernière fois, "les dirigeants qui affronteront la prochaine récession auront les mains liées" en raison de marges de relance budgétaires réduites par le poids de leurs dettes publiques.

 

 

 

5 - Faut-il paniquer pour autant ? 

Après la crise de 2008, les banques se sont profondément restructurées et ont fait de gros efforts pour se protéger. Des mécanismes ont notamment été mis en place, en Europe, pour traiter la défaillance d’un établissement financier, comme l'augmentation des capitaux propres ou encore le renforcement des tests de solidité. "Aujourd’hui, leur capacité de résistance aux chocs est bien plus élevée", rassure l’économiste Patrick Artus, de Natixis, interrogé par Capital.

 


07/01/2019
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