L'AIR DU TEMPS

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L'Islande enterre Okjökull, le premier glacier victime du réchauffement climatique

 

 

 

 

 

Des Islandais ont organisé, dimanche, le premier enterrement d'un glacier, Okjökull, disparu en 2014 en raison du réchauffement climatique. Avec cette cérémonie, ils espèrent lancer un cri d'alarme pour la planète

 

 

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Ils étaient près de 80 à quitter la capitale islandaise, Reykjavik, en direction du nord, dimanche 18 août. Ces dizaines de personnes ont traversé une partie de l'Islande pour assister à un événement inédit : l'enterrement d'un glacier. 

 

 

L'Islande a déposé dimanche une plaque commémorative en hommage à Okjökull, le premier glacier de l'île à avoir disparu en raison du réchauffement climatique. En 2014, "Ok" a perdu son titre de glacier. Il n'amassait plus assez de neige l'hiver pour compenser les pertes de l'été. D'une superficie de 16 km2 au XIXe siècle, le glacier s'est réduit comme une peau de chagrin, ne faisant plus que 700 m2 en 2012. 

 

 

Bon nombre d'Islandais, dont la Première ministre, Katrín Jakobsdóttir, ont tenu à assister à l'inauguration de la plaque. "Je crois qu’Ok va avoir beaucoup de sens pour les Islandais car il est le premier glacier à disparaître. Cette cérémonie va vraiment figer cet ancien glacier sur la carte", explique-t-elle à franceinfo. Un glacier disparu mais toujours présent, comme un rappel constant des effets directs du réchauffement climatique. 

 

 

 

"Nous devons taper du poing sur la table"

"Il nous faut un mémorial pour le réchauffement climatique", défend auprès de franceinfo l'écrivain islandais Andri Snaer Magnason, auteur du texte gravé sur la plaque en mémoire d'Ok. "Ce monument atteste que nous savons ce qui se passe et ce qui doit être fait", dit cette épitaphe intitulée Une lettre pour l'avenir. "Nous ne pouvons pas laisser la planète mourir de chaud, laisser le changement climatique causer des problèmes partout", poursuit Andri Snaer Magnason. "C’est une réalité et nous devons taper du poing sur la table."

 

 

Hjörtur, un Islandais vivant à Copenhague (Danemark), a lui aussi souhaité rendre un dernier hommage au glacier. Le jeune homme voit très bien, à chaque retour en Islande, comment le réchauffement climatique bouleverse son pays. "Quand je reviens ici, la randonnée pour aller du parking aux glaciers est de plus en plus longue chaque année", relate-t-il. 

 

 

 

C’est le premier sur 400 glaciers, mais ils fondent tous.

Hjörtur, Islandais vivant à Copenhague

à franceinfo

 

 

 

Face à ce monument inédit, plusieurs Islandais ont pris la parole, dimanche. L'un d'entre eux, le ministre de l'Environnement Guðmundur Ingi Guðbrandsson, pouvait voir le glacier depuis la ferme où il a grandi. "Ok a disparu. Il me manque, mais ce ne sont pas seulement mes souvenirs d’enfance qui sont importants, a-t-il confié. Ok est important car il envoie un message au monde."

 


20/08/2019
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Franceinfo - le lundi 19 août 2019

 

 

Affaire des bébés sans bras : une famille dépose une plainte contre X pour mise en danger de la vie d'autrui

 

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franceinfoRadio France

 

 

La plainte émane d'une famille originaire de l'Ain dont le petit garçon est né en 2012 avec une agénésie transverse du membre supérieur

 

 

 

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Un nouveau-né au service maternité de l'hôpital franco-britannique de Levallois-Perret. (DIDIER PALLAGES / AFP)

 

 

 

Une première plainte contre X a été déposée le 9 août par une famille pour mise en danger de la vie d’autrui dans l'affaire dite des bébés sans bras, a appris franceinfo auprès de leur avocat. La plainte émane d'une famille originaire de l'Ain dont le petit garçon est né en 2012 avec une agénésie transverse du membre supérieure (AMTS). Elle a été déposée au pôle de santé publique du tribunal de Marseille. Il s'agit pour les parents et leur avocat d'obliger la justice à se pencher sur ces malformations dans l’Ain, car en juillet les autorités sanitaires ont rendu les premières conclusions de l'enquête nationale, mais le comité scientifique a préconisé de ne pas mener de recherches dans le département, aucun cluster - cas groupés – n’ayant été constaté dans ce département selon le rapport du comité d’experts.

 

 

 

Quid de l'impartialité des agences à qui l'enquête a été confiée ?

Or, le couple qui vient de porter plainte rappelle que l'Agence nationale de santé publique et l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation et de l'environnement (Anses) n'ont pas comptabilisé dans leur étude les cinq cas de bébé nés sans bras avant 2011. Dans la plainte que franceinfo a pu consulter, l'avocat des parents s'interroge donc sur l'impartialité des deux agences sanitaires à qui le ministère de la santé a confié l'enquête nationale. Le conseil demande donc des investigations approfondies conduites par un magistrat "spécialisé et indépendant", précise la plainte.

 

 

Sept malformations ont été constatées dans le département de l'Ain ces dernières années, et la famille s'interroge sur "l'exposition aux polluants, rejetés dans les nappes phréatiques", qui pourrait, estiment-ils, expliquer pourquoi leur petit garçon est né sans main droite.

 


19/08/2019
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Franceinfo - le jeudi 15 août 2019 - mis à jour le 16.08.2019

 

 

Juillet 2019, mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde, confirme une agence américaine

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Selon l'agence, la température moyenne de la planète en juillet était 0,95 °C au-dessus de la moyenne du XXe siècle

 

 

 

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Des enfants jouent dans une fontaine à eau à Nagoya (Japon) durant une vague de chaleur, le 3 août 2019. (TOSHIKAZU SATO / YOMIURI)

 

 

 

Notre planète étouffe. Le mois de juillet 2019 a été le plus chaud jamais mesuré dans le monde, a indiqué jeudi 15 août l'Agence océanique et atmosphérique américaine NOAA, confirmant des observations émises par l'Union européenne il y a quelques jours.

 

 

"La majeure partie de la planète a connu une chaleur sans précédent en juillet, les températures ayant atteint de nouveaux sommets au cours du mois le plus chaud jamais enregistré", a commenté l'agence américaine, précisant que la chaleur record avait également "réduit la banquise dans l'Arctique et l'Antarctique à des niveaux historiquement bas".

 

 

 

La banquise de l'Arctique à son plus bas niveau

Selon la NOAA, la température moyenne de la planète en juillet était 0,95 °C au-dessus de la moyenne du XXe siècle (15,8 °C), ce qui en fait le mois le plus chaud jamais enregistré. Le mois le plus chaud précédemment enregistré était juillet 2016, pour des mesures remontant à 1880.

 

 

"Neuf des dix mois de juillet les plus chauds ont eu lieu depuis 2005, les cinq dernières années ayant été les cinq plus chaudes", a affirmé l'agence. L'Alaska a connu son mois de juillet le plus chaud depuis qu'elle a commencé à y prendre des mesures en 2005.

 

 

Plusieurs pays d'Europe ont enregistré de nouveaux records de température, et ce fut aussi le mois le plus chaud jamais enregistré dans toute l'Afrique. En moyenne, la banquise de l'Arctique a atteint son niveau le plus bas en juillet, 19,8% sous la moyenne, encore plus bas que le record historique de juillet 2012, selon des données de la NOAA et la Nasa. La banquise de l'Antarctique était quant à elle 4,3% inférieure à la moyenne relevée entre 1981 et 2010.

 


17/08/2019
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Franceinfo - le mardi 6 août 2019

 

 

Russie : dévastée par des incendies, la Sibérie étouffe

 

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France 3France Télévisions

 

 

 

Les feux de forêt continuent de ravager la Sibérie (Russie)

 

 

 

 

La visibilité est réduite à 100 mètres. Sur le pont qui relie les deux rives de l'Angara, la rivière qui coupe la ville en deux, les feux de croisement sont indispensables en plein jour. Soleil rouge à midi, odeur de brûlé qui prend à la gorge et aux yeux, c'est le quotidien des 11 000 habitants de Boguchany, en Sibérie (Russie), depuis un mois"Personne n'est dans la rue. Les enfants ne jouent pas. C'est une conséquence des incendies et du smog", déplore un habitant.

 

 

Les habitants se sentent désemparés

 

 

Dans la ville, il fait -30°C l'hiver. Alors, le mois d'août et ses 25°C était attendu. Les visiteurs désertent les rues et les magasins. Les animaux, désemparés, errent devant la mairie. Le vent faible ne disperse pas la fumée. Les habitants se sentent abandonnés. Les interventions des secours pour éteindre les incendies ont tardé. "Cela fait très longtemps qu'on n'avait pas vu un smog qui reste autant de temps. Cela provoque des toux chroniques chez les enfants", explique une mère de famille.

 


13/08/2019
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Franceinfo - le lundi 12 août 2019

 

 

Trottinettes électriques en libre-service : "On ne peut pas avoir des systèmes qui fonctionnent de manière sauvage"

 

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Marie-Jeanne DelepaulfranceinfoRadio France

 

 

Vitesse excessive, stationnement sauvage, accidents... Face au flou juridique qui entoure l'utilisation des trottinettes électriques en libre-service, certaines municipalités ont décidé de les interdire

 

 

 

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A Paris, des trottinettes s'agglutinent sur les trottoirs, comme ici près du Trocadéro, gênant le passage des piétons, le 8 juin 2019. (AURÉLIEN ACCART / RADIO FRANCE)

 

 

 

Le ministère des Transports reçoit lundi 12 août des victimes d'accidents de trottinettes électriques. Ces particuliers comptent déposer plainte. Cela fait un peu plus d'un an que les trottinettes électriques en libre-service sont arrivées en France. Et de nombreuses villes n'en peuvent plus : engins qui roulent à toute vitesse entre les piétons, stationnements sauvages, accidents... En attendant l'adoption de la loi d'orientation des mobilités (LOM), qui doit fixer un cadre légal à l'utilisation de ce nouveau mode de déplacement urbain, l’intercommunalité Grand Paris Seine Ouest, qui regroupe les 8 communes des Hauts-de-Seine, a décidé depuis juin d'interdire le free floating (libre-service sans borne).

 

 

Victor, 20 ans, habite à Boulogne-Billancourt et travaille à Issy-les-Moulineaux. Il utilise régulièrement sa trottinette pour des petits trajets de deux kilomètres. Il a aujourd'hui investi dans une trottinette classique, mais avant l'interdiction fin juin, il utilisait aussi régulièrement les trottinettes électriques en libre-service. "Moi je trouve ça hyper pratique. Mais je peux comprendre qu'il y ait des gens qui n'aiment pas", explique le jeune homme, qui déplore que certains utilisateurs fassent "un peu n'importe quoi" avec leur trottinette. Dominique, 60 ans, en a d'ailleurs fait l'expérience. Elle marchait sur le trottoir quand une trottinette lui a foncé dessus.

 

 

C'était un couple de jeunes qui ne savait pas maîtriser la patinette. Quand la fille m'a vue, elle a paniqué et m'est rentrée dedans.Dominique, 60 ans, heurtée par une trottinette à franceinfo

 

 

Même quand elles sont garées, les trottinettes en libre-service dérangent les piétons. "On en trouve plein par terre", se désole Hajere, maman d'une petite fille de six mois. Elle a parfois du mal à se frayer un passage avec sa poussette.

 

 

 

En attente d'une réglementation

Ces incidents et plaintes datent d'avant l'interdiction. Désormais, les trottinettes qui traînent encore dans les rues sont mises à la fourrière ou retirées par les opérateurs. Elles feront certainement leur retour dans ces huit villes du sud-ouest de Paris, mais pour cela il faut établir des règles très claires, insiste Olivier Rigoni, adjoint au maire, délégué aux espaces publics à Issy-les-Moulineaux. "Si nous avons pris l'initiative de prendre cet arrêté, ce n'est pas pour interdire le free floating de patinettes à terme, mais pour pouvoir l'organiser et prendre le temps de l'organiser. On ne peut pas avoir des systèmes qui fonctionnent de manière sauvage", explique-t-il.

 

 

On attend beaucoup d'un cadre, d'éclaircissements par rapport à la loi.Olivier Rigoni, délégué aux espaces publics à Issy-les-Moulineaux.à franceinfo

 

 

Les opérateurs se disent également prêts à discuter. "Je pense qu'il y a aujourd'hui un questionnement qui est à la hauteur de notre succès", estime Arthur Louis-Jacquet, le directeur général de Lime. "Nous avons eu 12 millions d'utilisations en à peine plus d'un an rien qu'à Paris. On fait en moyenne 65 000 utilisations par jour. Nous sommes devenus en à peine plus d'un an un transport de masse, explique-t-il. Il y a évidemment des questions qui se posent. Où est-ce qu'on a le droit de rouler ? Comment fait-on en sorte que ces personnes, qui vont à 20 km/h, ne se retrouvent pas à côté de piétons qui vont moins vite, ou au contraire à côté de bus de 30 tonnes à 50 km/h ?"

 

 

Il est nécessaire de mettre en place des règles parce qu'on va être là sur le long terme.Arthur Louis-Jacquet, le directeur général de Lime à franceinfo

 

 

Parmi les pistes envisagées, des places de stationnement dédiées aux trottinettes en libre-service, comme c'est déjà le cas à Bordeaux et Paris. Avec l'essor des trottinettes électriques, les accidents, parfois mortels, se multiplient. Vendredi 9 août, dans les Yvelines, un homme d'une trentaine d'années est mort sur l'autoroute A86 où il s'était engagé avec sa trottinette. En juin dernier, un jeune homme de 25 ans a perdu la vie à Paris après la collision de sa trottinette avec une camionnette. En avril, un piéton octogénaire avait également trouvé la mort, à la suite d'un choc avec une trottinette à Levallois-Perret.

 


12/08/2019
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Franceinfo - le mercredi 7 août 2019

 

 

Astronomie : une équipe internationale de chercheurs révèle l'existence de 39 galaxies invisibles

 

 

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franceinfoRadio France
 

 

 

Des chercheurs français ont participé à cette découverte de galaxies "noires", jusqu'à présent invisibles

 

 

 

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Le téléscope Alma, le plus puissant au monde, est basé dans le désert d'Atacama au Chili. (MAXPPP)

 

 

 

Une équipe internationale révèle l'existence de 39 galaxies invisibles, dites "noires", dans une étude à paraître jeudi 8 août dans le magazine Natureet que franceinfo a pu consulter. La formation de ces galaxies remonte à moins de 2 milliards d'années après le Big Bang et constitue le chaînon manquant pour comprendre l'évolution globale des galaxies massives dans l'univers, explique le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA).

 

 

 

Dix fois plus nombreuses que celles déjà connues

Ces galaxies "noires" permettent de comprendre le lien entre deux populations de galaxies déjà connues : les nombreuses galaxies, jeunes et visibles de l'univers lointain, et les galaxies "mortes", très massives et moins lointaines. Les galaxies "noires" témoignent d’un événement majeur dans l'histoire des galaxies et permettent notamment d’élucider l’origine des galaxies dites "massives", dont les descendantes sont aujourd’hui des galaxies "mortes" qui ne forment plus de nouvelles étoiles. Elles sont par ailleurs dix fois plus nombreuses que celles observées jusque-là en lumière visible avec le télescope spatial Hubble et "constituent probablement la première population de galaxies elliptiques massives formées dans l’univers jeune", selon l'astronome du CEA David Elbaz.

 

 

Cette découverte de l’équipe internationale révèle que l’univers a été capable, en moins d’un milliard d’années, de donner naissance à des galaxies aussi massives que la voie lactée. En revanche, il paraît très compliqué d’expliquer, avec les modèles actuels, comment l’univers a créé, avec une très grande efficacité, ces galaxies. Cela ouvre les portes de la compréhension des premiers milliards d’années de l’histoire de l’univers.

 

 

 

Moins de deux minutes pour les découvrir

C'est le téléscope Alma, le plus puissant du monde, basé dans le désert d'Atacama au Chili, qui a permis cette découverte à laquelle ont participé des chercheurs français du CEA, du CNRS, de l'université Paris-Diderot, et Sorbonne-Paris-Cité. Avec sa cinquantaine d'antennes radio de douze mètres de diamètre, cet appareil  a permis en moins de deux minutes, de percer le mystère des tâches de lumière observées par les chercheurs sur les images du satellite Spitzer, mais dont la faible résolution ne permettait pas l'identification. Avec une qualité d'image à très haute résolution spatiale et une capacité d’analyse du rayonnement de la poussière d’étoiles, Alma a détecté ces galaxies très éloignées et enveloppées de poussière interstellaire.

 

 

La recherche de ces galaxies avait jusqu'à présent échoué car elle reposait essentiellement sur des images dans le domaine visible ou proche de l'infrarouge, où ces galaxies sont totalement invisibles. L’abondance de poussière interstellaire très supérieure à ce que prévoient les modèles représente également un nouveau défi à expliquer pour les astrophysiciens.

 


12/08/2019
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Franceinfo - le dimanche 11 août 2019

 

 

"La télémédecine m’a sauvé la vie !" : en Bavière, un service d'urgence expérimente cette technologie pour faire face au manque de médecins

 

 

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David Philippot, édité par Pauline Pennanec'hfranceinfoRadio France

 

 

 

Comment résoudre le problème des déserts médicaux et au manque de médecins tout en gagnant en efficacité ? L'une des pistes suivie est le développement de la télémédecine. En Allemagne, une douzaine d’expérimentations sont menées sur tout le territoire, notamment dans le service d’urgence de Straubing, en Bavière

 

 

 

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L'entrée de l'hôpital St. Elisabeth, à Straubing (Allemagne). (A3528 ARMIN WEIGEL / DPA / MAXPPP)

 

 

 

Un service d’urgence complet avec 21 ambulances, équipé par la télémédecine : en Bavière, en Allemagne, la ville de Straubing est en pleine expérimentation, comme une douzaine d'autres villes allemandes. Objectif : faire face au manque de médecins, et gagner en efficacité

 

 

Premier diagnostic en direct

Jürgen, secouriste, l'expérimente tous les jours. Appelé pour une chute dans l’escalier d’une entreprise, il se connecte directement sur le lieu de l'accident avec un médecin, à l'aide de ce qui ressemble à un gros téléphone portable. Au bout du fil, on lui donne un premier diagnostic et les gestes d’urgence à effectuer. Une fois le patient transporté dans l’ambulance, la communication est permanente entre l’urgentiste et le secouriste.

 

 

Avec ce stéthoscope, je peux, via wifi, retransmettre au docteur les battements du cœur ou le souffle du patient en directJürgen, secouriste à franceinfo

 

 

À l’autre bout de la ville, devant six écrans d’ordinateur, le médecin de permanence dirige les secours, parfois deux ou trois équipes en même temps. "Quand tout va bien, le patient reçoit son médicament en 5 minutes", explique l'urgentiste Bettina Schmeller. "Quand il faut parfois plus de 20 minutes pour que le médecin arrive sur place, surtout dans la campagne reculée, ce sont 20 minutes précieuses de gagnées", ajoute-t-elle.

 

 

 

Manque de médecins et fermeture d'hôpitaux

Gain de temps et organisation plus efficace, des atouts incontestables dans une région où le manque de médecin et la fermeture des petits hôpitaux se font de plus en plus sentir. Devant l’hôpital de Straubing, près d’un an après le début du test, les patients se disent plutôt convaincus. Anna, âgée d'une cinquantaine d'années, a même échappé à la mort grâce à la télémédecine, quand elle a été victime d'un AVC : "Normalement, il aurait fallu que je parte en hélicoptère alors que là, avec le diagnostic à distance, j’ai pu être prise en charge tout de suite sur place. La télémédecine m’a sauvé la vie !"

 

 

J’ai été prise en charge près chez moi, et me voilà, toujours en vie !Anna, une patiente à franceinfo

 

 

Le ministère régional de l’Intérieur qui pilote ce projet doit décider à la fin de l’été s’il est maintenu et le cas échéant étendu au reste de la région. L’obstacle principal, hormis le coût des équipements : la couverture internet, souvent déplorable, dans la campagne allemande.

 


11/08/2019
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Franceinfo - le jeudi 8 août 2019

 

 

Réchauffement climatique : une "menace qui pèse gravement sur la sécurité alimentaire", selon un rapporteur du Giec

 

 

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Propos recueillis par Noémie LeclercqfranceinfoFrance Télévisions

 

 

 

Jean-François Soussana a répondu aux questions de franceinfo sur le nouveau rapport du Giec. Pour l'expert, "différentes solutions existent, sans besoin de nouvelles technologies et avec un coût modéré"

 

 

 

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Une pancarte "J'aime ma planète" lors d'un rassemblement pour le climat, le 27 janvier 2019, à Paris. (LAURE BOYER / HANS LUCAS /AFP)

 

 

 

Le réchauffement climatique s'accélère et les activités humaines y participent grandement. Dans son nouveau rapport, publié jeudi 8 août et approuvé par 195 pays, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) alerte sur les liens entre agriculture, déforestation et réchauffement climatique. Franceinfo a interrogé Jean-François Soussana, rapporteur du Giec et vice-président pour l'international de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), pour comprendre les enjeux soulevés par le document. 

 

 

 

Franceinfo : concrètement, qu'est-ce qui ressort du rapport ? 

 

 

Jean-François Soussana : Ce rapport étudie les interactions entre plusieurs grands défis environnementaux de notre époque : le changement climatique, le besoin de terres, leur exploitation et la sécurité alimentaire. Le constat qui est fait, c'est qu'aujourd'hui, le réchauffement à la surface des continents est deux fois plus rapide qu'avant. On a déjà dépassé la barre du 1,5 °C supplémentaire. 

 

 

Quelques chiffres permettent de se faire une idée du rapport : un quart des terres émergées sont dégradées par l'activité humaine, 500 millions de personnes sont exposées à la désertification, et 800 millions sont en sous-alimentation chronique.Jean-François Soussana à franceinfo

 

 

Pour résumer, l'élevage, l'agriculture et la déforestation sont responsables de près d'un quart des émissions de gaz à effet de serre. Il y a donc des pressions importantes sur les secteurs qui en sont responsables. Mais une partie des solutions pour ralentir le réchauffement climatique s'appuie également sur ces secteurs : près de 30 % du CO2 émis par l'activité humaine peut être capté par la végétation. 

 

 

 

Est-il trop tard pour changer les choses ?

 

 

Le constat est alarmant. Il réactualise à la hausse le niveau de réchauffement global et pointe la menace qui pèse gravement sur la sécurité alimentaire. En 2014, lors d'un précédent rapport du Giec, on estimait que la stabilité alimentaire était préservée jusqu'à +4 °C. Maintenant, on sait qu'elle est menacée dès 2 °C supplémentaires. Ce rapport est un message d'urgence. Mais le Giec analyse également les réponses qui pourraient être apportées à cette situation.

 

 

Une quarantaine de solutions ont été identifiées, et elles se divisent en trois grandes catégories. D'abord, la gestion durable des terres, qui permettrait de reverdir les sols dégradés, de favoriser la régénération des forêts et de préserver les ressources en eau. Ensuite, une meilleure prise en charge de la demande alimentaire mondiale, pour réduire les pertes et le gaspillage alimentaire. Et finalement, l'anticipation des crises climatiques, par une meilleure surveillance et une meilleure prise en charge des incendies de forêt.

 

 

Ce qui est frappant, c'est que différentes solutions existent, sans besoin de nouvelles technologies et avec un coût modéré. Il est essentiel que ces différentes mesures soient rapidement mises en place, d'autant plus que les coûts de l'inaction sont très importants : il peut y avoir un certain nombre d'irréversibilités dans la perte de sols et la destruction d'éco-systèmes.

 

 

 

Quelles sont les recommandations en termes d'agriculture ? 

 

 

Il faut d'abord rappeler que le Giec ne fait pas de préconisations : nous analysons les données et les solutions, c'est ensuite aux gouvernements et autres acteurs de s'en emparer. Ce que l'on constate en revanche, c'est que pour protéger les sols, il faut mieux utiliser la biodiversité. Certaines légumineuses peuvent agir comme des engrais de synthèse sans polluer les terres. L'agroforesterie, c'est-à-dire l'introduction d'arbres à certains endroits stratégiques, est également une piste pour mieux gérer les paysages.

 

 

Les bioénergies sont un secteur qui pose question : elles représentent un potentiel important pour la réduction du CO2, mais les cultures nécessaires peuvent entrer en concurrence avec la production alimentaire, déjà menacée par le réchauffement climatique. Jean-François Soussana à franceinfo

 

 

 

On a beaucoup lu que le véganisme pourrait sauver la planète. Que pouvez-vous en dire à la lumière de ce rapport ? 

 

 

Le Giec n'incite pas au véganisme, mais à suivre les recommandations alimentaires de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le régime vegan ne fait pas partie des solutions étudiées par le rapport, sachant qu'il y a de grandes disparités de consommation de protéines animales dans le monde. Il existe d'autres régimes sains et durables. En France, la tendance est à la baisse concernant la consommation de viande et c'est une bonne chose, puisque, comme tous les pays de l'OCDE, nous sommes bien au-dessus des recommandations. Une consommation accrue de fruits, légumes, noix et autres ressources végétales ouvrirait de nouvelles possibilités aux systèmes agricoles. 

 

 

 

Comment chacun, à son échelle, peut-il faire en sorte de limiter le changement climatique ? 

 

 

Les Etats doivent à tout prix renforcer leurs engagements pris avec l'Accord de Paris. Une grande partie de ces engagements concernent la protection des terres. On espère que ce rapport et le sommet sur le climat de New York, prévu en septembre, feront bouger les choses en ce sens. La coopération internationale est un point crucial pour que ces mesures soient efficaces. 

 

 

Les changements comportementaux passeront également par une meilleure compréhension de ces enjeux. Il faut former et accompagner les citoyens sur ces questions, d'autant plus que l'on sait que la jeunesse est très demandeuse à ce niveau. Les campagnes "manger, bouger" se sont révélées très efficaces par rapport au coût qu'elles ont engendré. On peut imaginer quelque chose de similaire sur le climat. Ensuite, c'est à chacun de trouver l'approche qu'il souhaite développer. Il y a évidemment de grandes différences entre la ville et la campagne, mais tout le monde peut veiller à avoir une consommation responsable. Eviter au maximum les gaspillages, énergétiques et alimentaires, est un geste accessible à tous. 

 


08/08/2019
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Franceinfo - le jeudi 8 août 2019

 

 

Rapport du Giec : "On n'a pas besoin de produire plus, puisqu'on gaspille un tiers de la nourriture aujourd'hui", affirme le Secours catholique

 

 

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franceinfoRadio France
 

 

 

"Il est essentiel qu'aujourd'hui, on réduise nos émissions et qu'on revoie totalement la façon de se nourrir", explique Sara Lickel, du Secours catholique

 

 

 

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La Ferme des mille vaches, à Drucat (Somme). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

 

 

 

Le rapport du Giec, dévoilé jeudi 8 août, appelle à revoir la gestion des terres pour réduire le réchauffement climatique. L'enjeu climatique "n'est pas un enjeu de production", a réagi sur franceinfo Sara Lickel, chargée de plaidoyer droit à l'alimentation et climat au Secours catholique. "On n'a pas besoin de produire plus, puisque l'on gaspille un tiers de la nourriture aujourd'hui."

 

 

 

franceinfo : Pourquoi est-il si essentiel de préserver les sols de notre planète ?

 

 

Sara Lickel : Le rapport parle de ce qui constitue la base de notre cadre de vie, la base de notre alimentation, la base de nos paysages, les terres. Les sols sont des sources d'émission parce que nos systèmes agricoles aujourd'hui sont défaillants et extrêmement polluants, notamment l'agriculture industrielle. Et en même temps, on a besoin des sols et des écosystèmes terrestres, notamment des forêts primaires, pour réguler le climat.

 

 

Aujourd'hui cela absorbe un tiers des émissions, sauf qu'en fait, avec la dégradation des sols, on risque de renverser ces puits en sources d'émission. Une fois qu'on renverse cette tendance-là, on renverse l'ensemble du système climatique global. Il est essentiel que l'on puisse restaurer nos écosystèmes, que l'on puisse faire une transition de notre agriculture vers une agriculture plus durable, l'agroécologie et permettre de nourrir tout le monde, tout en respectant les sols et la biodiversité, que l'on puisse préserver les forêts qui nous restent et restaurer les forêts que l'on a perdues.

 

 

 

Si on ne change rien, est-ce que ce sont les populations les plus vulnérables qui sont touchées les premières ?

 

 

821 millions de personnes ne mangent toujours pas à leur faim. Ce chiffre est en hausse depuis trois ans, à cause du changement climatique. Le Giec nous dit que d'ici dix, vingt, trente ans, si on n'inverse pas la tendance, encore plus de gens vont se trouver victimes des dérèglements climatiques. Ce qui est encore plus scandaleux, c'est que l'on est capable de nourrir 10 milliards de personnes. Donc l'enjeu n'est pas un enjeu de production : on n'a pas besoin de produire plus, puisque l'on gaspille un tiers de la nourriture aujourd'hui.

 

 

 

Faudrait-il en finir avec la viande pour régler le problème ?

 

 

La viande est responsable de la déforestation et donc de beaucoup d'émissions. Le rapport est très clair là-dessus. On a besoin dans les pays développés et riches de réduire drastiquement notre consommation de viande. On a besoin que les producteurs travaillent mieux leurs terres et réduisent l'élevage industriel. En même temps, on a besoin que les pays les moins responsables, là où les populations sont les plus victimes, puissent se nourrir correctement.

 

 

Ce que dit aussi ce rapport, c'est que deux milliards d'adultes sont aujourd'hui en surpoids ou en situation d'obésité, c'est plus d'un quart de la population mondiale. Donc on a un très fort appel à repenser nos systèmes alimentaires pour pouvoir à la fois répondre à l'enjeu de sécurité alimentaire, mais y compris [nos systèmes] nutritionnels, parce que deux milliards d'adultes en surpoids ou en situation d'obésité, c'est un problème de santé publique. Il faut que l'on puisse avoir des systèmes alimentaires qui soient compatibles avec les trajectoires climatiques et nous permettre de rester sous 1,5°C de réchauffement.

 

 

 

Ce qui ressort aussi de ces travaux du Giec, c'est que les solutions qu'on pensait bonnes face au réchauffement – comme les bioénergies, le reboisement et les agrocarburants – peuvent en fait fragiliser nos systèmes agricoles et alimentaires. Comment trouver un équilibre ?

 

 

C'est là où ce rapport est extrêmement préoccupant. Les terres sont à la fois de plus en plus dégradées par les changements climatiques qui sont déjà en cours et par l'industrie de la viande, qui occupe beaucoup de terre et accentue la déforestation notamment avec la culture du soja. On a une promotion des agrocarburants et des bioénergies comme alternatives aux énergies fossiles. On va se retrouver avec une compétition sur la terre : est-ce qu'on utilise la terre pour se nourrir, est-ce qu'on utilise la terre pour stocker du carbone, ou est-ce qu'on utilise la terre pour produire de l'énergie ? Il est essentiel qu'aujourd'hui, on réduise nos émissions et qu'on revoie totalement la façon de se nourrir pour ne pas arriver à devoir faire ce choix.

 


08/08/2019
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Franceinfo - le dimanche 4 août 2019

 

 

Après sa traversée de la Manche en Flyboard, Franky Zapata promet de présenter "une voiture volante"

 

 

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franceinfoFrance Télévisions

 

 

 

Il a fallu deux essais à l'inventeur pour réussir la traversée dont il révait. Il promet maintenant de dévoiler un prototype de voiture volante

 

 

 

"Créer ma propre machine et traverser la Manche, c'est vraiment un rêve de gosse." Franky Zapata n'a pas caché sa satisfaction, dimanche 4 août sur franceinfo, quelques heures après sa traversée de la Manche en Flyboard Air, l'engin volant qu'il a inventé. Il est notamment revenu sur la façon dont il s'est préparé à cette deuxième tentative, après un échec le 25 juillet, et a évoqué son autre projet : une voiture volante.

 

 

 

Une Flyboard "entièrement" reconstruit en une semaine

"Je l'ai reconstruit entièrement", a expliqué Franky Zapata au sujet de son Flyboard. Le 25 juillet, il avait chuté à l'eau en tentant de se poser sur un bateau pour se ravitailler en carburant à mi-parcours. "Je crois que la seule chose que j'ai gardée c'est le chassis en aluminium et la boite en plastique de la télécommande", explique l'inventeur, qui a remercié son équipe et un ami pour l'avoir aidé à être prêt dix jours plus tard.

 

 

S'il se disait confiant avant son départ, Franky Zapata reconnaît qu'il était "assez stressé ce matin". Eprouvante et fatigante, cette préparation express a aussi fait qu'il n'a "pas beaucoup eu le temps de faire des essais" avec sa machine remise à neuf, "donc il pouvait y avoir des petits soucis".

 

 

Finalement, la traversée s'est bien passé, même si l'étape du ravitaillement a encore été périlleuse. "On avait pris un bateau plus gros, mais malgré tout quand je suis arrivé ça bougeait quand même pas mal, donc il a fallu anticiper l'atterrissage", raconte-t-il sur franceinfo. Il met sa réussite cette fois-ci sur le compte de "l'expérience" acquise lors de sa première tentative.

 

 

 

Un prototype de voiture volante déjà "fonctionnel"

S'il avait présenté sa machine volante lors du défilé du 14-Juillet, et que sa traversée provoquera sans doute encore plus d'intérêt à son sujet, Franky Zapata pense que le Flyboard n'aura "jamais" d'application "dans la vie réelle ou dans l'armée".

 

 

En revanche, il croit très fort à son projet de voiture volante, dont il pense qu'elle pourrait "donner à tout le monde la capacité de voler comme je le fais, décoller où on veut".

 

 

 

Le Flyboard Air, ce n'est pas un produit accessible, mais la voiture volante ça sera accessible de 7 à 77 ans, en toute sécurité.

Franky Zapata

sur franceinfo

 

 

 

Franky Zapata promet beaucoup pour ce nouveau véhicule : "Ca va être le produit de déplacement le plus rapide et le plus léger qui ait existé jusqu'ici". Il assure que son prototype est déjà "fonctionnel" – "la machine vole" – et pense le présenter "vers la fin de l'année".

 


05/08/2019
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Franceinfo - le samedi 3 août 2019

 

 

En une seule journée, onze milliards de tonnes de glace ont fondu au Groenland

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Ce triste record s'est produit jeudi 1er août. Ce jour-là, l'équivalent de 4,4 millions de piscines olympiques s'est déversé dans l'océan

 

 

 

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Le glacier Bruckner et la calotte glaciaire se déversant dans le fjord Johan Petersen, au Groenland, le 28 avril 2019.  (PHILIPPE ROY / AFP)

 

 

 

Du jamais vu. Le Groenland "vient de connaître les taux de fonte parmi les plus élevés de tous les temps". Le 1er août, en une seule journée, il a perdu onze milliards de tonnes de glace, affirme sur Twitter Ruth Mottram, climatologue de l'Institut danois de météorologie (DMI).  C'est l'équivalent de 4,4 millions de piscines olympiques déversée dans les océans. 

 

 

 

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Plus globalement, les scientifiques n'excluent pas que 2019 soit un nouvel annus horribilis pour le continent blanc. "Il est possible que les records de 2012 soient battus, tant pour la surface de banquise en Arctique la plus basse (...) que pour la fonte de calotte glaciaire du Groenland la plus élevée, prévient Ruth Mottram. Cela dépendra largement des conditions météo".

 

 

Outre la banquise, la fonte de la calotte glaciaire continentale et des glaciers a un impact plus direct encore sur la hausse des niveaux des mers. Elle fond trois fois plus vite qu'en temps normal, impactée par le réchauffement climatique. "Pour le seul mois de juillet, la calotte a perdu 160 milliards de tonnes de glace par la fonte de surface. Cela représente l'équivalent de 64 millions de piscines olympiques. Pour le seul mois de juillet", rapporte de son côté Clare Nullis, porte-parole de l'Organisation mondiale météorologique, qui dépend des Nations unies. La "Summit station", qui domine la calotte à 3 000 mètres d'altitude, a mesuré le 30 avril la température la plus élevée de son histoire : elle était de -1,2 °C. 

 


04/08/2019
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Franceinfo - le samedi 3 août 2019

 

 

"Le profit retiré de cette privatisation est parfaitement scandaleux" : de plus en plus d'élus posent la question de la renationalisation des autoroutes

 

 

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Manon ClaveriefranceinfoRadio France
 

 

 

Si les plus grosses concessions n'arriveront à échéance qu'à partir des années 2030, des élus de tout bord s'engagent en faveur d'une renationalisation

 

 

 

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La barrière de péage de Chignin, en Savoie, le 10 février 2018. (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)

 

 

 

Chassé-croisé classé noir par Bison Futé oblige, beaucoup de monde sont sur les routes samedi 3 août. L'occasion pour le vieux débat qu'est la renationalisation des autoroutes de refaire surface. La fin des contrats de concessions approche. "Les plus grosses concessions arrivent à échéance entre 2031 et 2036", rappelle Jean-Baptiste Djebbari, jeudi 1er août sur franceinfo. Le député LREM estime que "l'État stratège est fondé à se poser la question de savoir ce qu'il entend faire avec ses grandes infrastructures".

 

 

Est-ce que vous avez vu, à un moment donné, l'État qui a dit non : 'On n'augmente pas tel tarif sur tel autoroute" ? Moi, je ne l'ai jamais vu. Jean-François Parigi député LR à franceinfo

 

 

Les autoroutes sont privées depuis 2005. La décision avait été prise par le Premier ministre Dominique de Villepin, sous la présidence de Jacques Chirac. Aujourd'hui, les propres membres de sa famille politique regrettent l'opération. Jean-François Parigi "serait plutôt d'avis à ce que l'État reprenne les concessions". Le député Les Républicains "comprend que l'État ne soit pas obligatoirement le pilote des autoroutes. La seule chose, c'est que le montage financier qui a été fait doit être mis en cause".

 

 

Si reprendre le contrôle des autoroutes fait consensus, il ne pourra pas intervenir avant plus d'une dizaine d'année. Le Parti communiste, quant à lui, estime qu'il y a urgence. Pierre Laurent a déjà déposé trois propositions de loi pour renationationaliser les autoroutes. La dernière date du mois de février. Le sénateur estime que "le profit retiré de cette privatisation est parfaitement scandaleux et chaque fois que l'on paye au péage de l'autoroute, une part tout à fait excessive va à des profits indu qui sont servis aux concessionnaires privés".

 

 

 

Utile pour financer les "déplacements alternatifs"

L'avis est partagé par la France insoumise, le Rassemblement national et Europe Écologie-Les Verts. Pour son secrétaire national David Cormand, renationaliser les autoroutes, c'est écolo : "Avec cet argent, l'État pourrait choisir d'investir par exemple sur les transports, les déplacements alternatifs que ce soit le train ou que ce soit en aidant les collectivités locales à développer les transports du quotidien, c'est à dire des transports en commun."

 

 

Mettre fin aux contrats avant leur terme coûterait 25 milliards d'euros. D'après un ancien député socialiste spécialiste du sujet, il faudrait à l'État 15 ans pour commencer à en retirer des bénéfices. L'ex-élu ajoute un chiffre : en 2032 les sociétés d'autoroutes auront versé à leurs actionnaires des dividendes quatre fois plus élevés que le prix auquel ils ont acheté les concessions.

 


03/08/2019
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Franceinfo - le vendredi 2 juillet 2019

 

 

Jupiter, Saturne, Perséides... Comment ne rien rater dans le ciel lors de la Nuit des étoiles

 

 

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franceinfoFrance Télévisions
 

 

 

C'est la période rêvée pour lever le nez. La Nuit des étoiles, édition 2019, revient du 2 au 4 août

 

 

 

La Nuit des étoiles est de retour. Du 2 au 4 août, vous pourrez regarder le ciel et repérer les étoiles et les planètes. "De la pierre à l'étoile", le nom de cette 29e édition, fait référence au cinquantième anniversaire de la mission Apollo 11 pendant laquelle des dizaines de kilos de cailloux avaient été collectés sur la Lune. 

 

 

Le spectacle dans le ciel commencera dès le coucher du soleil à 21h30 (heure de métropole) et sera optimal à 23 heures, à la nuit noire. De nombreuses manifestations sont prévues partout en France (à retrouver ici). Franceinfo vous a préparé un petit guide pour vous aider à vous repérer dans le ciel.

 

 

 

Jupiter et Saturne en ouverture

Parmi les planètes que l'on pourra voir en début de soirée, Jupiter est la première à entrer en scène. Avec un bon télescope, vous verrez ses bandes nuageuses, sa grande tache rouge… Il sera même possible de voir les quatre satellites de la géante gazeuse : Io, Europe, Ganymède et Callisto. C'est ensuite au tour de Saturne de se montrer, de 22 heures jusqu'à 3 heures du matin. 

 

 

Vous trouverez la géante aux anneaux à côté de l'anse de la "théière" que forme la constellation du Sagittaire. A environ 15 degrés au-dessus de l'horizon. Avec des jumelles, vous distinguerez une forme allongée. Mais un télescope, même amateur, vous dévoilera ses fameux anneaux.

 

 

 

Les étoiles filantes du 9 au 13 août

Dans la galaxie des astres visibles, le Triangle de l'été sera visible avec ses trois étoiles brillantes : Véga, Deneb, Altaïr. La première, la plus brillante, se situe très haut dans le ciel, tout proche du zénith. Elle sera visible tout au long de la nuit. Et si vous vous trouvez en dehors des zones urbaines, vous pourrez aussi apercevoir la Voie lactée.

 

 

Si vous voulez avoir la chance de voir des étoiles filantes, il faudra être patient. Le pic d'activité est prévu entre les 9 et 13 août. Mais la Lune, presque pleine, rendra les Perséides moins visibles. Attendez qu'elle se couche, au moins derrière un immeuble, et orientez-vous vers le nord-est. Repérez Cassiopée, qui forme un grand W. Juste en dessous, c'est Persée, qui donne son nom aux Perséides. Le spectacle peut commencer. Faites un vœu !

 


02/08/2019
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