L'AIR DU TEMPS

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SAVOIR et DECOUVERTES


Franceinfo - le vendredi 9 novembre 2018

 

 

Emmanuel Macron annonce que le coût du permis de conduire "va drastiquement baisser"

 

 

 

Le président de la République a notamment annoncé sa volonté d'intégrer l'apprentissage du code de la route "à la partie scolaire"

 

 

 

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Le président de la République Emmanuel Macron lors d'un déplacement à Lens (Pas-de-Calais), le 9 novembre 2018. (ETIENNE LAURENT / AFP)

 

 

 

Emmanuel Macron a annoncé, vendredi 9 novembre, une réforme du permis de conduire, dans le cadre de la loi mobilité qui doit être présentée d'ici la fin de l'année. Le président de la République "veut aider à avoir le permis plus vite et moins cher", et promet une baisse '"drastique" de son coût, a-t-il annoncé lors d'un déplacement à Lens (Pas-de-Calais).

 

 

"On ne peut pas avoir l’obtention du permis qui dure des mois et qui coûte 1 500 ou 1 800 euros", a déploré Emmanuel Macron. "On va drastiquement baisser le coût du permis de conduire", a-t-il promis, alors qu'il visitait un centre social, "et accompagner les jeunes, en particulier les jeunes qui entrent dans l'emploi, à l'acquérir plus vite et à moindre coût".

 

 

"Le code, on va l'intégrer à la partie scolaire de manière systématique", a affirmé également le chef de l'Etat. Il a, enfin, annoncé son intention d'"aider à l'acquisition du premier véhicule".

 


13/11/2018
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Franceinfo - le mardi 6 novembre 2018

 

 

Prix des carburants : Macron veut développer les aides pour les Français "qui doivent faire plus de 30 ou 40 km" pour aller travailler

 

 

 

Dans une interview à Europe 1, Emmanuel Macron a pris pour exemple la région Hauts de France, qui a mis en place un "chèque carburant" de 20 euros par mois

 

 

 

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Emmmanuel Macron lors d'un discours à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), le 5 novembre 2018. (POOL / AFP)

 

 

 

"C'est de l'écologie et il faut le faire !" Emmanuel Macron a défendu la hausse des taxes sur le diesel et l'essence, dans une interview à Europe 1 diffusée mardi 6 novembre, alors que la hausse des prix des carburants provoque une colère grandissante. Mais le président de la République a annoncé deux pistes pour compenser certains de ses effets : "améliorer le chèque énergie" et développer les aides adressées aux Français "qui tous les jours prennent la voiture pour aller travailler" sur de longues distances. 

 

 

"Il faut travailler avec les collectivités locales, les employeurs, intelligemment" pour mettre en place des aides destinées à "tous ceux qui doivent se déplacer pour aller travailler, faire 30 ou 40 km chaque jour", a expliqué Emmanuel Macron. "La philosophie, c'est un peu celle de l'indemnité kilométrique", a expliqué le président de la République, qui a cité en exemple l'initiative de la région Hauts-de-France. Celle-ci a mis en place un "chèque carburant" de 20 euros par mois pour les employés contraints de parcourir plus de 30 km par jour en voiture pour aller travailler.

 

 

"Il faut qu'on regarde comment améliorer le chèque énergie" pour mieux aider "les gens très modestes, quand ils ne peuvent pas changer de chaudière et qu'ils n'ont pas d'autres options pour se chauffer", a également annoncé le président de la République. Ce dispositif, déjà existant, est attribué aux ménage modestes pour payer leurs factures d'électricité ou de gaz, ou acheter du combustible comme du fioul. Emmanuel Macron a appelé le gouvernement et le Parlement à y travailler "dans les semaines à venir" en s'inspirant "des collectivités les plus novatrices" en la matière.

 


12/11/2018
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Franceinfo - le jeudi 1er novembre 2018

 

 

Prix des carburants : 78% des Français soutiennent l'appel au blocage des routes le 17 novembre

 

 

 

Ce soutien à la mobilisation contre la hausse du prix des carburants est partagé quelle que soit la sensibilité politique, selon un sondage pour franceinfo

 

 

 

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78% des Français soutiennent l'appel au blocage des routes le 17 novembre, selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting pour franceinfo. (JEAN-FRANÇOIS FERNANDEZ / RADIO FRANCE)

 

 

 

Trois quarts des sondés (78%) trouvent "justifié" l'appel aux blocages des routes le 17 novembre pour protester contre la hausse du prix des carburants, selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting* pour franceinfo et Le Figaro. Cette proportion est beaucoup plus élevée que lors des récents mouvements plus catégoriels et organisés par des syndicats. Par exemple, le mouvement des fonctionnaires du 22 mai n'était qualifié de "justifié" que par 52% des sondés, 39% pour le mouvement des cheminots. Le soutien à cet appel au blocage des routes le 17 novembre est transpartisan. Même les sympathisants de La République en marche sont actuellement 55% à qualifier l’appel aux blocages de "justifié".

 

 

 

Conséquences "importantes" sur le pouvoir d'achat

Près de 8 Français sur 10 (76%) trouvent que l'augmentation des taxes sur le carburant et le fioul domestique est une mauvaise chose. 22% des personnes interrogées trouvent néanmoins que "c'est une bonne chose, car il faut avant tout que les Français se déshabituent des produits pétroliers, quitte à ce que cela leur coûte plus cher de les utiliser pendant un certain temps". Conséquence, 80% des sondés estiment que l'augmentation des taxes sur le carburant et le fioul domestique aura des conséquences importantes sur leur pouvoir d'achat.

 

 

Quant au nucléaire, 53% des Français interrogés estiment qu'il ne faut pas investir dans de nouveaux EPR [Evolutionary Power Reactor est un projet de réacteur nucléaire de troisième génération, comme à Flamanville, dans la Manche]. EDF veut que soient déployés de nouveaux EPR pour remplacer progressivement les 58 centrales nucléaires actuelles. 46% trouvent, en revanche, que c'est une bonne idée "car il faut renouveler les installations actuelles". Ce sont les femmes qui sont majoritairement opposées à de nouveaux EPR (61%) et les jeunes de moins de 25 ans (70%), alors que les hommes y sont plutôt favorables (56%) ainsi que les personnes de 65 ans et plus (59%).

 

 

* Sondage réalisé auprès d'un échantillon de 988 Français représentatifs de la population âgée de 18 ans et plus, interrogés par internet les 30 et 31 octobre 2018.

 


12/11/2018
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Franceinfo - le lundi 5 novembre 2018

 

 

Les produits à base de métam-sodium, un pesticide contesté, vont être définitivement interdits en France, annonce l'Anses

 

 

Le gouvernement avait annoncé, fin octobre, qu'il suspendait son autorisation jusqu'à fin janvier après plusieurs cas d'intoxications

 

 

 

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Une plantation de mâche à Selestat (Bas-Rhin), le 19 février 2006. Le métam-sodium est particulièrement utilisé dans la culture de cette variété de salade. (MAXPPP)

 

 

 

La polémique aura eu raison du métam-sodium. L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) annonce qu'elle va retirer les autorisations de mise sur le marché de tous les pesticides qui contiennent cette substance, ce qui revient à prononcer son interdiction en France. Mis en cause dans l'intoxication de 70 personnes en quelques jours dans le Maine-et-Loire, cet automne, il avait déjà vu son utilisation suspendue par le gouvernement le 26 octobre.

 

 

>> ENQUETE FRANCEINFO. Un "poison", une "kalachnikov"... Inquiétudes autour du métam-sodium, le pesticide qui a intoxiqué 70 personnes dans le Maine-et-Loire.

 

 

"L’Anses a réévalué les dossiers" et "conclut que l’ensemble des usages [du métam-sodium] représente un risque pour la santé humaine et l’environnement", écrit l'agence dans un communiqué.

 

 

Elle explique avoir "notifié aux industriels son intention de retirer l’ensemble des autorisations de mise sur le marché".

 

 

Un produit contre les vers et les champignons

 

 

Les produits à base de métam-sodium sont utilisés pour luter contre les champignons et les vers qui s'attaquent à certaines cultures. "Bien qu’ils soient appliqués sur des petites surfaces en plein champ ou sous serres, ces produits nécessitent d'être utilisés en grandes quantités pour agir avec efficacité", pointe notamment l'Anses.

 

 

La Fédération des maraîchers nantais avait déjà exprimé son inquiétude lors de la suspension de cette substance. "Il y aura beaucoup moins de mâche, de radis ou de poireaux" sur les étals à la saison prochaine, expliquait son président, qui précisait qu'il n'y a "aucune dangerosité pour les consommateurs" : ce sont les agriculteurs et les riverains qui risquent d'être intoxiqués. Le syndicat Coordination rural, elle, jugeait la décision "hâtive, d'autant plus que le produit est utilisé depuis plusieurs années sans incidence"

 


12/11/2018
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Franceinfo - le mercredi 31 octobre 2018

 

 

INFOGRAPHIE. Vous vous chauffez au fioul domestique ? Découvrez l'évolution de son prix depuis 1985

 

 

 

En octobre 2018, le litre de fioul domestique s'est négocié en moyenne à 1,0115 euro, le plus haut prix jamais atteint depuis janvier 1985

 

 

 

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 Des camions-citernes chargent du fioul domestique avant d'effectuer des livraisons aux particuliers qui se chauffent avec cette énergie. (Photo d'illustration) (MYCHELE DANIAU / AFP)

 

 

 

Il n'y a pas que les prix des carburants à la pompe qui flambent. A l'instar de l'essence et du diesel, le prix du fioul s'est lui aussi envolé. En octobre 2017, il fallait dépenser 1 490,80 euros pour remplir sa cuve de 2 000 litres de fioul. Un an plus tard, en octobre 2018, la note a atteint 2 023 euros, soit une augmentation de plus de 500 euros. En s'appuyant sur les données collectées par le ministère de la Transition écologique et solidaire, franceinfo a représenté l'évolution du prix de vente moyen mensuel TTC du litre de fioul domestique, pour des livraisons allant de 2 000 à 4 999 litres.

 

 

En janvier 1985, un litre de fioul domestique coûtait l'équivalent de 0,4528 euro. Trente-trois ans plus tard, en octobre 2018, il a atteint son plus haut prix, à 1,0115 euro. En tenant compte de l'inflation, au début de l'année 1985, le prix d'un plein de 2 000 litres revenait à 1 656 euros, soit 22% de moins qu'actuellement (2 021,20 euros en prix réel, c'est-à-dire corrigé de l'inflation).

 

 

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"C'est la double peine"

"Le prix du fioul, c'est du pétrole, du dollar et des impôtsla courbe est indexée sur celle du prix du pétrole, explique Philippe Chalmin, professeur d'histoire économique à l'université Paris-Dauphine. Le baril du pétrole Brent est à 80 dollars en moyenne pour le mois d'octobre, mais le dollar est extrêmement cher. C'est donc la double peine, on a un pétrole moyennement cher, mais un dollar très haut." C'est pour cette raison que le prix du fioul atteint un niveau record, équivalent à celui de juillet 2008 et de février et mars 2012.

 

 

Mais en 2008 et 2012, le dollar était faible. En revanche, le prix du baril du pétrole, lui, s'envolait. "Entre 1986 et 2000, le baril se négocie aux alentours de 10 dollars, estime Jean-Pierre Favennec, professeur à l'Ecole nationale supérieure du pétrole et des moteurs, puis entre 2000 et 2008, il est passé de 10 dollars pour monter jusqu'à 130 dollars au mois de juillet".

 

 

 

Des prix en hausse, mais un poids plus faible

Si le prix du fioul a augmenté en plus de 30 ans, paradoxalement son poids dans les dépenses des ménages a diminué par rapport à 1985. A cette époque, "un litre de fioul représentait 12% du smic horaire", explique Charles-Henri Colombier, directeur du pôle Conjoncture et perspectives chez Rexecode. En 2018, il n'en représente que 10%. 

 

 

"Cela traduit le fait que les ménages ont connu des gains de pouvoir d'achat depuis 1985, mais aussi que le smic a été relevé significativement", éclaire-t-il. Dans les dix années qui ont suivi, ce rapport chute, pour s'établir à 5,4% en 1995. Depuis, le chiffre est reparti à la hausse. En 2015, un litre de fioul coûtait 7,5% du smic horaire. Et l'économiste de conclure : "Le pouvoir d'achat actuel sur le fioul est meilleur qu'en 1985, mais nettement dégradé par rapport à la norme des 20 dernières années."

 


12/11/2018
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Franceinfo - le mercredi 31 octobre 018

 

 

Une enquête nationale "est en cours" dans l'affaire des bébés nés sans bras ou sans main

 

 

Les premiers résultats de l'enquête sont attendus le 31 janvier, a précisé la ministre de la Santé, Agnès Buzyn

 

 

 

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Au total, dix-huit cas de nourrissons nés sans bras ont été rapportés dans le département de l'Ain (photo d'illustration). (MAXPPP)

 

 

 

Le nombre de cas signalé ne cesse d'augmenter. Une enquête qui porte sur toute la France "est en cours" dans l'affaire des bébés nés sans mains, sans bras ou sans avant-bras, a annoncé mercredi 31 octobre le directeur général de l'agence Santé publique France, François Bourdillon, sur RTL. Invitée de BFMTV, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a précisé que les premiers résultats de l'enquête étaient attendus le 31 janvier. Au total, dix-huit cas de nourrissons nés sans bras ont été rapportés dans le département de l'Ain.

 

 

Onze cas supplémentaires de bébés nés sans bras ont été identifiés dans l'Ain, sur une période s'étalant de 2000 à 2014, a annoncé l'agence Santé publique France dans un communiqué, mardi. Ces cas s'ajoutent "aux sept cas signalés par le registre Remera [le Registre des malformations en Rhône-Alpes]", écrit l'établissement placé sous la tutelle du ministère de la Santé. 

 

 

Lundi, un huitième cas avait été révélé par Le Monde. L'agence Santé publique France précise que ce huitième enfant compte parmi ces onze nouveaux cas identifiés et rappelle "l'importance de disposer d'un registre fiable, rigoureux, scientifique et adossé à des équipes hospitalo-universitaires". Une façon de critiquer, sans le nommer, le Remera. Cette structure, qui fonctionne sous forme associative, occupe un rôle central dans les révélations survenues dans cette affaire.

 

 


12/11/2018
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Franceinfo - le mardi 30 octobre 2018

 

 

Bébés nés sans bras : onze cas suspects supplémentaires ont été identifiés dans l'Ain entre 2000 et 2014

 

 

 

Ils s'ajoutent aux sept cas déjà signalés dans le département

 

 

 

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Onze cas supplémentaires d'enfants nés avec une malformation des membres supérieurs ont été identifiés dans l'Ain entre 2000 et 2014 d'après les données hospitalières, a annoncé l'agence Santé publique France, mardi 30 octobre 2018. (GARO / PHANIE / AFP)

 

 

Onze cas supplémentaires de bébés nés sans bras ont été identifiés dans l'Ain, sur une période s'étalant de 2000 à 2014, annonce l'agence Santé publique France dans un communiqué publié mardi 30 octobre. Ces cas s'ajoutent "aux sept cas signalés par le registre Remera [le Registre des malformations en Rhône-Alpes]", écrit l'établissement placé sous la tutelle du ministère de la Santé. Ce qui porte le total à 18 cas dans le département de l'Ain.

 

 

Ainsi, sur la base de données hospitalières PMSI, dans le département de l'Ain, l'agence sanitaire a repéré entre 2000 et 2008, sept cas suspects. Quatre autres cas suspects ont été constatés entre 2009 et 2014. Des investigations complémentaires sont en cours, ajoute l'agence, qui rappelle que "la réalisation d'enquêtes rétrospectives, plusieurs années après la naissance, sera complexe".

 

 

Lundi, un huitième cas avait été révélé par Le Monde. L'agence Santé publique France précise que ce huitième enfant compte parmi ces onze nouveaux cas identifiés et rappelle "l'importance de disposer d'un registre fiable, rigoureux, scientifique et adossé à des équipes hospitalo-universitaires". Une façon de critiquer, sans le nommer, le Remera. Cette structure, qui fonctionne sous forme associative, occupe un rôle central dans les révélations survenues dans cette affaire.

 


12/11/2018
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Franceinfo - le mardi 30 octobre 2018 - mis à jour le mercredi 31 octobre

 

 

Pluies, inondations et crues : l'Aveyron, le Gard, l'Hérault, la Lozère et le Var placés en vigilance orange

 

 

 

 

 

Au moins 110 000 foyers sont toujours privés d'électricité en France, a annoncé Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution de courant

 

 

 

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La neige tombe à Saint-Etienne (Loire), le 29 octobre 2018. (MAXPPP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

La situation s'améliore petit à petit, mais le Sud-Est reste en alerte. Météo France a placé, mardi 30 octobre, cinq départements en vigilance orange. Il s'agit de l'Aveyron, du Gard, de l'Hérault, de la Lozère – en raison des risques de fortes pluies et d'inondations – et du Var – en raison des risques de crues.

 

 

Des milliers de foyers privés d'électricité. Au moins 110 000 foyers sont privés d'électricité en France, a annoncé en milieu d'après-midi Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution de courant. Les principales régions touchées sont l'Auvergne-Rhône-Alpes, le Centre-Val-de-Loire et le Limousin.

 

 

Le trafic reprend entre Lyon et Saint-Etienne. Le trafic ferroviaire entre Lyon et Saint-Etienne, suspendu en fin de journée lundi, est progressivement revenu à la normale vers 10 heures, a indiqué la direction régionale de la SNCF. Un train circule toutes les demi-heures sur cet axe très fréquenté, au lieu d'un tous les quarts d'heure en temps normal.

 

 

De nouvelles chutes de neige attendues. Des quantités de neige de 15 à 30 cm (localement 50 cm) au-dessus de 800 à 1 000 m sont attendues et au moins 5 à 10 cm au-dessus de 500 m, 2 à 5 cm au-dessous de 500 m. Mardi matin, les chutes de neige gagneront la Champagne, les Ardennes, l'est de l'Ile-de-France.

 

 

Un homme gravement blessé en Corse. En Corse, un homme a été heurté violemment par un portail au plus fort de la tempête en Balagne, il est actuellement hospitalisé.

 


09/11/2018
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Franceinfo - le lundi 29 octobre 2018

 

 

La pollution de l'air tue 600 000 enfants par an, alerte l'Organisation mondiale de la santé

 

 

Selon une étude de l'organisation, plus de 90% des enfants dans le monde respire un air pollué

 

 

 

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L'horizon pollué de Cracovie (Pologne), le 28 décembre 2017.  (ARTUR WIDAK / NURPHOTO / AFP)

 

 

 

La pollution de l'air, tant intérieur qu'extérieur, entraîne chaque année la mort de quelque 600 000 enfants de moins de 15 ans en raison d'infections aiguës des voies respiratoires, alerte lundi 29 octobre l'Organisation mondiale de la santé. La pollution de l'air est "le nouveau tabac", souligne le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, sur le site de l'organisation.

 

 

L'OMS a publié un rapport révélant que chaque jour, environ 93% des enfants de moins de 15 ans dans le monde (soit 1,8 milliard d'enfants) respirent un air si pollué qu'il met gravement en danger leur santé et leur développement. Selon l'OMS, environ 91% des habitants de la planète respirent un air pollué, ce qui entraîne quelque 7 millions de décès chaque année.

 

 

 

Les enfants absorbent plus de polluants

"Cette crise de santé publique fait l'objet d'une attention accrue, mais un aspect critique est souvent négligé : comment la pollution de l'air affecte particulièrement les enfants", relève l'OMS dans le rapport. En 2016, la pollution de l'air à l'intérieur des foyers et à l'extérieur a entraîné la mort de 543 000 enfants de moins de 5 ans et de 52 000 enfants âgés de 5 à 15 ans en raison d'infections aiguës des voies respiratoires.

 

 

L'une des raisons pour lesquelles les enfants sont particulièrement vulnérables est qu'ils respirent plus rapidement que les adultes et absorbent donc plus de polluants. En outre, les enfants vivent plus près du sol, où certains polluants atteignent des concentrations maximales, à un moment où leur cerveau et leur corps sont encore en développement. 

 

 

Les nouveau-nés et les jeunes enfants sont également plus vulnérables à la pollution de l'air dans les foyers qui utilisent régulièrement des technologies et combustibles polluants pour cuisiner, se chauffer et s'éclairer.

 


08/11/2018
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Franceinfo - le lundi 29 octobre 2018

 

 

Météo : la vigilance orange à la neige, au verglas et à la pluie étendue à treize départements

 

 

Météo France met en garde contre un "épisode pluvio-orageux intense nécessitant un suivi particulier"

 

 

 

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Des chevaux dans un champ enneigé du Sancy (Puy-de-Dôme), le 28 octobre 2018. (MAXPPP)

 

 

 

L'hiver avant l'heure ? Météo France place la Corrèze, la Creuse et le Tarn en vigilance orange à la neige et au verglas, lundi 29 octobre. Désormais, treize départements sont concernés par une alerte orange à la neige, la pluie ou au verglas : les Alpes-Maritimes, l'Aveyron, le Cantal, la Corse-du-Sud, la Haute-Corse, la Loire, la Haute-Loire, la Lozère, le Puy-de-Dôme et le Var.

 

 

 

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Capture écran du site Météo France, le 28 octobre 2018. (METEO FRANCE)

 

 

 

Météo France met en garde contre un "épisode pluvio-orageux intense nécessitant un suivi particulier du fait de son intensité et de sa durée" et un pisode neigeux notable et arrivant tôt dans la saison"Sur le relief, de la neige tombera à partir de 600 à 700 m sur le Massif central, localement un peu plus bas, 2 000 m sur les Alpes et le Jura. Sur le Massif central, les chutes de neige seront parfois fortes et durables. En soirée et nuit suivante, ce temps très perturbé s'étendra vers les frontières du Nord, donnant encore des précipitations neigeuses à très basse altitude, voire en plaine.

 


08/11/2018
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Franceinfo - le samedi 27 octobre 2018

 

 

On passe à l'heure d'hiver ce week-end, peut-être pour la dernière fois

 

 

La France et les autres pays de l'Union européenne sont passés à l'heure d'hiver dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 octobre

 

 

 

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La France et les autres pays de l'Union européenne passent à l'heure d'hiver dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 octobre 2018. (MAXPPP)

 

 

 

 

A 3 heures du matin, il était de nouveau 2 heures. La France et les autres pays de l'Union européenne sont passés à l'heure d'hiver, dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 octobre. Il ne fallait donc pas oublier de reculer vos montres, horloges et réveils d'une heure. Pour les ordinateurs et les smartphones connectés à internet, en revanche, le réglage est automatique.

 

 

Ce changement d'heure, qui intervient tous les six mois, pourrait bien être l'un des derniers. En effet, la Commission européenne souhaite mettre fin à ce système. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a présenté mi-septembre cette proposition, qui doit désormais être adoptée par le Parlement européen et le Conseil de l'UE (l'instance regroupant les Etats membres) pour devenir effective.

 

 

 

Heure d'hiver ou heure d'été : la France doit choisir

La Commission européenne demande aux pays de l'UE de transmettre leur choix d'ici la fin avril 2019 au plus tard. Si le calendrier proposé par Bruxelles est respecté, le changement d'heure du 31 mars 2019 serait ainsi le dernier passage obligatoire à l'heure d'été. Les pays souhaitant revenir de façon permanente à l'heure d'hiver auront ensuite la possibilité de basculer une dernière fois sur le 27 octobre 2019, après quoi les changements pour motifs saisonniers ne seront plus possibles.

 

 

Le choix de la France n'est pour le moment pas arrêté. Vendredi sur France 2, le ministre de la Transition écologique François de Rugy s'est dit favorable à "réduire" l'écart avec l'heure naturelle du soleil, c'est-à-dire à l'heure d'hiver. Mais "il faut discuter pour voir les voir effets concrets sur la vie quotidienne et sur les dépenses d'énergie", a-t-il nuancé.

 


08/11/2018
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Franceinfo - le vendredi 26 octobre 2018 - mis à jour le dimanche 28 octobre

 

 

INFOGRAPHIE. Que payez-vous vraiment en faisant le plein de carburant ?

 

 

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Vincent MatalonFrance Télévisions

 

 

 

Les différentes taxes représentent environ 60% du prix d'un plein

 

 

 

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Une personne se sert à la pompe à essence à Montpellier (Hérault), le 18 octobre 2018. (MAXPPP)

 

 

 

Le compteur s'affole à la pompe, et enflamme le débat public. En un an, le prix du litre de diesel acheté en station-service a augmenté de près de 23% pour s'établir en moyenne à 1,5225 euro vendredi 19 octobre. La hausse s'est établie à près de 15% sur la même période pour le litre d'essence sans-plomb 95, pour un coût moyen de 1,5555 euro. De quoi provoquer une vague de protestation sur internet, et la promesse d'une journée de mobilisation le 17 novembre prochain.

 

 

En prenant pour référence la voiture la plus vendue en France en 2017, la Renault Clio 4, dont le réservoir est d'environ 45 litres, le coût d'un plein s'établit à 68,50 euros pour le diesel, et à 70 euros pour l'essence. Mais en pratique, que payez-vous en faisant le plein ? Franceinfo a sorti la calculette.

 

 

 

1 - Une vingtaine d'euros de pétrole brut

Se basant sur les données de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), les experts de la fondation Connaissance de l'énergie ont établi que le coût du pétrole brut constituait en mai dernier en moyenne 26,8% du prix de l’essence SP95 à la pompe et 28,3% du prix du gazole à la pompe. Ce qui représente donc 19,40 euros sur les 68,50 euros d'un plein de diesel et 18,80 euros sur les 70 euros d'un plein d'essence.

 

 

Cette somme sert à payer le coût d'extraction du pétrole brut, la marge du producteur initial, mais également les impôts que celui-ci paie à l'Etat qui délivre son permis d'exploitation. Le prix du baril en bout de chaîne peut évoluer, essentiellement en raison de variations de l'offre par rapport à la demande, mais aussi en fonction du taux de change entre l'euro et le dollar. Le baril de Brent s'échange en effet en dollars à l'InterContinental Exchange de Londres.

 

 

 

2 - Un peu plus de 3 euros pour le raffinage

Avant d'atterrir dans le réservoir de notre Clio 4, le pétrole brut doit être transformé en essence ou en diesel. Le coût de ce processus ne varie pas en fonction du prix du baril. Il peut en revanche augmenter en cas de hausse soudaine de la demande d'un certain type de carburant, explique la fondation Connaissance de l'énergie.

 

 

La marge que se réservent les industriels de la raffinerie est en revanche très volatile : afin d'obtenir des revenus relativement constants, ils doivent en effet sans cesse ajuster le prix de leur produit fini en fonction du coût du pétrole brut, qui est leur matière première. En septembre, cette marge s'établissait à 23 euros par baril, selon les chiffres du ministère de la Transition écologique.

 

 

Toujours selon l'Ufip, le coût final de ce raffinage pour le consommateur représente 4,6% du prix à la pompe de l'essence SP95 et 5,5% de celui du gazole, soit respectivement 3,20 et 3,76 euros.

 

 

 

3 - Environ 5 euros de frais de transport et de distribution

Le carburant raffiné doit ensuite être transporté jusqu'à l'un des 203 dépôts de stockage présents en France métropolitaine, puis dans les cuves de votre station-service. Ces frais réprésentent environ 7,2% du prix à la pompe de l'essence SP95 et 7,6% de celui du gazole. Soit 5 euros pour un plein d'essence sur notre Clio 4, et 5,20 euros pour un plein de diesel.

 

 

Bonne nouvelle : ce prix est relativement bas par rapport à nos voisins européens. Avec 61,4% de part de marché en 2017 selon les chiffres de l'Ufip (document PDF), les grandes et moyennes surfaces se livrent en effet une concurrence féroce en matière de distribution, ce qui pousse les marges à la baisse. "La situation d’autres pays tels que l’Italie et les Pays-Bas est moins concurrentielle et les marges de transport-distribution y sont plus élevées. Cela explique, en partie, des prix à la pompe plus élevés", explique la fondation Connaissance des énergies.

 

 

 

4 - Et plus de 40 euros de taxes

C'est, de loin, la part la plus importante de notre plein de carburant. Les différentes taxes comptaient en effet en mai dernier pour 61,4% du prix de sans-plomb 95, et pour 58,6% du prix du diesel. Soit 43 euros pour notre plein de sans-plomb 95, et 40,14 euros pour celui du diesel.

 

 

 

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Composition du prix d'un plein de sans-plomb 95, selon les prix moyens pratiqués à la pompe le 19 octobre 2018. (FRANCEINFO / DATAWRAPPER)

 

 

 

 

La plus importante taxe que nous payons à la pompe s'appelle la Taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques (TICPE). A la différence d'une taxe comme la TVA, son montant ne se calcule pas à partir du prix initial d'un bien ou service, mais est fixé par litre. Sa part augmente donc mécaniquement lorsque le cours du pétrole baisse : le baril de carburant raffiné est moins cher, mais le montant de la taxe reste le même. Pour lisser la hausse des prix des carburants à la pompe pour le consommateur, le gouvernement Jospin avait adopté le système de la "TIPP [l'ancêtre de la TICPE] flottante" : quand les prix du pétrole augmentaient, la taxe baissait automatiquement, et inversement.

 

 

 

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Composition du prix d'un plein de gazole, selon les prix moyens pratiqués à la pompe le 19 octobre 2018. (FRANCEINFO / DATAWRAPPER)

 

 

 

Autre particularité de la TICPE : son montant varie en fonction du type de carburant. Initialement, le gouvernement avait appliqué une taxe plus incitative pour le diesel que pour l'essence. Mais à partir de 2015, l'exécutif a choisi de faire progressivement converger ces deux fiscalités pour ne plus favoriser le gazole, accusé d'émettre davantage de particules dans l'atmosphère que l'essence. L'accentuation de cette politique figurait dans le programme du candidat Emmanuel Macron : en 2022, le diesel devrait ainsi être davantage taxé que l'essence, selon les chiffres publiés par le ministère de la Transition écologique.

 

 

La TICPE intègre en outre depuis 2014 la fameuse "taxe carbone", qui vise à inciter les ménages et les entreprises à opter pour des solutions plus écologiques. Cette taxe supplémentaire s'applique en fonction de la quantité de CO2 émise dans l'atmosphère par les différents carburants, et doit elle aussi augmenter progressivement jusqu'en 2022. Enfin, les différentes régions de France peuvent localement majorer légèrement (1,77 euro par hectolitre d'essence, et 1,15 euro par hectolitre de gazole) le montant de la TICPE pour s'assurer des financements.

 

 

Reste enfin la TVA de 20%, qui a la particularité pour les carburants de s'appliquer à la fois au prix hors taxe de notre plein, mais aussi au montant de la TICPE, rapporte l'Ufip.

 


07/11/2018
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Franceinfo - le vendredi 26 octobre 2018 - mis à jour le lundi 29 octobre 2018

 

 

"On ne peut plus suivre" : ils sont retraités mais travaillent encore par nécessité économique

 

 

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Auriane GuerithaultfranceinfoFrance Télévisions

 

 

 

Sur les 16 millions de retraités en France, plus de 460 000 continuent d'exercer une activité professionnelle

 

 

 

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En France, 253 000 personnes de plus de 65 ans cumulent un emploi et une retraite pour vivre. (HERO IMAGES / HERO IMAGES)

 

 

 

Comme Jean-Marie, Martine ou Denis, tous interrogés par franceinfo, de nombreux retraités poursuivent une activité professionnelle au-delà de 62 ans, l'âge légal de départ à la retraite. En 2016, selon une étude de la Drees (PDF), ils étaient 463 000 Français à percevoir une pension tout en travaillant. Et parmi eux, 253 000 ont plus de 65 ans. Alors que le gouvernement réfléchit à repousser à 63 ans l'âge de départ à la retraite permettant de toucher une pension complète, franceinfo a demandé à ces sexagénaires – voire septuagénaires – ce qui les poussait (encore) à travailler. Certains n'ont pas le choix, d'autres y trouvent un moyen de garder le même niveau de vie. Témoignages.

 

 

 

Ceux qui ont des fins de mois difficiles 

Après 45 ans de vie professionnelle, dont 25 à l'hôpital en tant qu'infirmière, le coup est dur à encaisser pour Françoise Marti, 63 ans. Cette fonctionnaire à la retraite touche aujourd'hui 1 500 euros, mais elle doit faire face à 1 000 euros de charges fixes. "Heureusement que je suis propriétaire", lâche-t-elle avec ironie. "Ça fait 41 ans que j'habite ici, je m'y plais, dit-elle. Mais financièrement je ne tiendrai pas le coup." Françoise prévoit donc de vendre sa maison, située près de Rouen (Seine-Maritime).

 

 

Je suis bonne pour vivre dans un studio avec le minimum de charge, voilà ce qui m'attend. Françoise Marti, 63 ans à franceinfo

 

 

Au quotidien, Françoise doit déjà faire avec les restrictions. "Je ne mange de la viande qu'une fois par semaine, et encore je l'achète dans la ferme du coin", explique-t-elle. Et cela fait quelques années qu'elle n'a pas renouvelé sa garde-robe : "Avant j'allais dans des dépôts ventes. Maintenant, j'essaye juste de ne plus prendre de kilos", lance-t-elle avec un rire de dépit.

 

 

Pour compléter ses revenus, elle répond donc à des offres ponctuelles sur le réseau social Linkedin. Françoise Marti enchaîne les contrats courts dans le médical. "J'ai donné une formation à Paris sur le thème de la souffrance", illustre-t-elle. Elle vient aussi de candidater pour les vendanges l'année prochaine : "C'est un ancien collègue de travail de 70 ans qui m'a parlé de cette offre. J'irai dans le Maine-et-Loire, il paraît que les conditions sont meilleures pour le dos."

 

 

"Je suis obligée de trouver un complément de salaire urgent ! Un mi-temps serait parfait !" L'annonce de Claudette Frickert, sur le site Seniorsavotreservice.com, qui met en relation des retraités avec des particuliers ou des entreprises qui cherchent des candidats pour des contrats à durée limitée, est explicite. Et à 77 ans, cette ancienne aide-soignante y recherche désespérément depuis deux mois de quoi compléter sa petite retraite.

 

 

Aujourd'hui, son mari et elle perçoivent 2 000 euros par mois. "On ne fait pas d'excès, on ne part pas en vacances", raconte-t-elle.

 

 

Mais, par exemple, avec le prix de l'essence qui augmente sans arrêt, on ne peut plus suivre. Claudette Frickert, 77 ans

 

 

Malgré son âge, Claudette Frickert se dit prête à garder des enfants à son domicile : "J'ai une grande expérience : je suis maman de quatre enfants et quatorze fois grand-mère", fait-elle valoir, pleine d'énergie. Elle veut surtout pouvoir travailler à domicile, pour rester auprès de son mari malade.

 

 

Ceux qui travaillent pour aider leurs proches 

Avec un fils de 19 ans qui vient de commencer des études en ingénierie, Denis, 63 ans, est obligé de continuer à travailler. "Je n'ai pas le droit de l'empêcher de poursuivre sa scolarité", estime ce père soucieux pour l'avenir de son enfant. Même s'il aime son emploi, il utilise aujourd'hui le terme de "sacrifice" en évoquant la poursuite de son activité, ajoutant que "n'importe quel parent le ferait". 

 

 

"C'est la raison principale qui m'a poussé à continuer", explique aussi Hervé Le Penven. Ce père de deux filles, toutes les deux en écoles de commerce, a dû assurer financièrement le coût de leurs études supérieures : 12 000 euros de frais de scolarité par année pour chaque enfant. Il ne se plaint pas pour autant de sa situation, car pour lui, continuer à travailler est "un mix entre plusieurs choses" : "L'argent pour les études des enfants et vouloir garder une activité intellectuelle." 

 

 

Ceux qui veulent maintenir leur niveau de vie

Selon une enquête de la CFDT, 91% des actifs s'attendent à connaître une baisse de niveau de vie une fois l'âge de la retraite atteint. Une situation que refuse Philippe Andres. A 66 ans, ce retraité d'une grande entreprise de télécommunication a choisi de se lancer dans la finance aux Etats-Unis. Installé depuis sept ans à New York, il ne se voyait pas arrêter de travailler. D'autant que la vie est chère dans la "grosse pomme".

 

 

Rester à New York avec comme seule source de revenus ma retraite, ce n'est pas possible. Philippe Andres, 66 ans à franceinfo

 

 

Un exemple : une prise en charge à l'hôpital lui coûterait 4 200 euros la journée. Le chef d'entreprise le regrette : "L'aspect financier est important, même si on a une bonne retraite, c'est un changement de mode de vie."

 

 

Jean-Marie Polard a pris sa retraite en 2016 : "Comme patron, je touchais 2 300 euros net. Aujourd'hui, je touche 1 500 euros de pension." A raison de 30 heures par mois, ce veuf qui vit en Bretagne continue donc de travailler pour l'entreprise qu'il a fondée. Le repreneur lui a proposé de collaborer deux ans de plus pour former la jeune génération. Une formule qui correspondait à ses envies :

 

 

Ça ne me prend pas beaucoup de temps. Et à côté, j'ai mes passions comme l'astronomie. J'ai de quoi m'occuper pendant des années. Jean-Marie Polard à franceinfo

 

 

A l'image du cas du Breton, "la retraite progressive devient de plus en plus fréquente, explique Françoise Kleinbauer, présidente de France retraite, qui accompagne les futurs retraités. C'est un moyen de continuer une activité tout en touchant une partie de sa pension. De plus en plus de personnes sentent qu'elles ont besoin et envie d'avoir une activité professionnelle mais ne veulent plus un temps plein."


06/11/2018
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