CRISE AFRICAINE - L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

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CRISE AFRICAINE


Franceinfo - le jeudi 16 août 2018

 

 

Mali : le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta réélu avec 67% des voix, l'opposition veut contester les résultats avec "tous les moyens démocratiques"

 

 

Il l'a emporté au second tour contre son principal opposant, Soumaïla Cissé. Le scrutin s'était tenu le 12 août

 

 

 

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Le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, lors d'un meeting à Bamako le 10 août 2018, à deux jours du second tour de l'élection présidentielle. (MICHELE CATTANI / AFP)

 

 

 

Ibrahim Boubacar Keïta, président du Mali depuis 2013, a été réélu pour un nouveau mandat de cinq ans, selon les résultats officiels annoncés par le gouvernement malien jeudi 16 août. Il a remporté 67,17% des voix au second tour, contre 32,83% à l'opposant Soumaïla Cissé. Le chef de campagne de ce dernier a estimé que ces résultats "ne reflètent pas la vérité des urnes". L'opposition veut contester la victoire d'Ibrahim Boubacar Keïta "par tous les moyens démocratiques".

 

 

Le chef de campagne de Soumaïla Cissé a précisé ensuite à des journalistes que son camp allait "déposer des recours devant la cour constitutionnelle pour faire annuler des résultats frauduleux" dans certaines régions. Mais ni les observateurs de l'Union africaine, ni ceux de l'UE n'ont affirmé avoir constaté les "fraudes électorales" alléguées par l'opposition et rejetées en bloc par IBK qui accuse le camp adverse de "mise en scène".

 

 

Le second tour du scrutin s'était tenu dimanche. Le président d'un bureau avait été tué par des jihadistes, et 490 bureaux de vote sur 23 000 n'avaient pas pu ouvrir en raison de cette menace. C'est cependant deux fois moins qu'au premier tour. La participation à ce second tour n'a été que de 34,45%, a annoncé le gouvernement jeudi.

 


17/08/2018
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Franceinfo - le vendredi 3 août 2018

 

 

Zimbabwe : Emmerson Mnangagwa remporte la présidentielle (mais l'opposition rejette les résultats)

 

 

L'ancien bras droit de Robert Mugabe est élu dès le premier tour avec 50,8 % des suffrages, selon les chiffres donnés par la commission électorale vendredi. Ce désaccord entre le pouvoir et l'opposition laisse craindre de nouveaux affrontements meurtriers

 

 

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Les partisans d'Emmerson Mnangagwa fêtent la victoire de leur candidat, le 3 août 2018, à Harare (Zimbabwe). (ZINYANGE AUNTONY / AFP)

 

 

Il va pouvoir rester dans son fauteuil. Emmerson Mnangagwa a été élu président du Zimbabwe, vendredi 3 août. Et ce, dès le premier tour. Selon la commission électorale, le dirigeant sortant a obtenu 50,8% des voix, contre 44,3% pour son principal adversaire, Nelson Chamisa.

 

 

Le vainqueur âgé de 75 ans a immédiatement salué "un nouveau départ", et appelle à l’unité. "Unissons-nous dans la paix, l’unité et l’amour et ensemble construisons un nouveau Zimbabwe pour tous", a écrit sur son compte Twitter celui qui dirige le Zimbabwe depuis la chute en novembre dernier de Robert Mugabe après trente-sept ans au pouvoir.

 


03/08/2018
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Franceinfo - le samedi 3 mars 2018

 

 

Attaque à Ouagadougou : l'explosion à l'état-major des armées provoquée par une voiture piégée, selon un ministre burkinabé

 

 

Une trentaine de personnes ont été tuées vendredi dans l'attaque contre l'état-major des armées du Burkina Faso, selon plusieurs sources sécuritaires

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Une attaque a visé l'ambassade de France et l'état-major des armées à Ouagadougou (Burkina Faso), vendredi 2 mars. La situation est désormais sous contrôle. Selon plusieurs sources sécuritaires françaises et ouest-africaine, au moins 28 personnes ont été tuées dans l'attaque contre l'état-major des armées. L'explosion qui l'a frappé provenait d'une voiture piégée, et visait "peut-être" une réunion du G5 Sahel, a déclaré vendredi soir le ministre burkinabé de la Sécurité, Clément Sawadogo.

 

 

Une voiture piégée à l'origine de l'explosion à l'état-major. "Le véhicule était bourré d'explosifs, la charge était énorme" et a occasionné "d'énormes dégâts" à l'état-major des armées burkinabé, a annoncé Clément Sawadogo. "Il y avait une réunion sur le G5 Sahel", "peut-être qu'elle était visée", a déclaré le ministre lors d'un point presse.

 

 

Il s’agit d’une "attaque terroriste". Jean-Claude Bouda, ministre de la Défense burkinabé, a affirmé à Jeune Afrique qu’il s’agissait d’une "attaque terroriste visant l’état-major et l’ambassade de France"

 

 

La justice française se saisit de l'affaire. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "tentative d'assassinat terroriste". 

 

 

Emmanuel Macron réaffirme le "plein engagement de la France" au Sahel. Le président français a réaffirmé vendredi sa "détermination et le plein engagement de la France, aux côtés de ses partenaires du G5 Sahel, dans la lutte contre les mouvements terroristes".

 


13/04/2018
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Franceinfo - le vendredi 2 mars 2018

 

 

DIRECT. Burkina Faso : la situation est "sous contrôle" à l'ambassade de France, indique le ministère des Affaires étrangères

 

 

"Quatre assaillants ont été neutralisés dans l'attaque de l'ambassade de France", indique par ailleurs le service d'information du gouvernement burkinabé

 

 

 

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Une fumée noire est visible après de multiples attaques dans le centre de Ouagadougou au Burkina Faso, le 2 mars 2018. (AHMED OUOBA / AFP)

 

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Une attaque a visé l'ambassade de France et l'état-major des armées à Ouagadougou (Burkina Faso), vendredi 2 mars. La situation est désormais "sous contrôle" à l'ambassade de France, a indiqué à France 2 le ministère des Affaires étrangères. "Quatre assaillants ont été neutralisés dans l'attaque de l'ambassade de France", ajoute de son côté le service d'information du gouvernement burkinabé.

 

 

Des hommes en armes. Selon des journalistes sur place, des tirs intenses ont été entendus dans le centre de la capitale. Une journaliste de franceinfo poste une photo sur Twitter montrant un panache de fumée, après une explosion.

 

 

 Il s’agit d’une "attaque terroriste". Jean-Claude Bouda, ministre de la Défense burkinabé, a affirmé à Jeune Afrique qu’il s’agissait d’une "attaque terroriste visant l’état-major et l’ambassade de France".

 

 

 "Restez confinés là où vous êtes". L'ambassadeur de France au Burkina Faso appelle les Français à la "prudence absolue" et à "rester dans un endroit sûr".

 

 

 


02/03/2018
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le Progrès du samedi 30 décembre 2017

 

 

MALI - DÉMISSION SURPRISE DU GOUVERNEMENT

 

 

Le Premier ministre malien Abdoulaye Idrissa Maiga a présenté hier sa démission et celle de son gouvernement au président Ibrahim Boubacar Keita. Aucune explication officielle n'a été donnée à cette démission qui intervient alors qu'une élection présidentielle est prévue en juillet 2018 au Mali, et que M. Keita était en poste depuis avril. Le président Keita a été élu en août 2013 pour cinq ans.

 


30/12/2017
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Franceinfo - le mercredi 29 novembre 2017

 

 

"Les panneaux solaires s’étalent sur 55 hectares, c’est phénoménal" : le Burkina Faso inaugure la plus grosse centrale photovoltaïque d'Afrique de l'Ouest

 

La centrale solaire de Zagtouli, à une vingtaine de kilomètres de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, est inaugurée mercredi en présence d'Emmanuel Macron. C'est la plus grosse centrale photovoltaïque d'Afrique de l'Ouest et la France a largement participé à son financement

 

 

 

L’énergie solaire est la priorité numéro un du moment au Burkina Faso. Le pays est en effet totalement dépendant de ses voisins en matière d'énergie et sa population est en grande majorité privée d'électricité. Aussi, mercredi 29 novembre, le président français Emmanuel Macron, en visite dans le pays, inaugurera la centrale solaire de Zagtouli, à une vingtaine de kilomètres de Ouagadougou, la capitale.

 

 

130 000 panneaux solaires 

 

Il s’agit de la plus grosse centrale photovoltaïque d'Afrique de l'Ouest. Pour le Burkina Faso, cette centrale solaire de 33 mégawatts est une première. Nana Saïdou est très fier. Ce responsable de la Sonabel, l'entreprise nationale d'électricité, admire sous une chaleur écrasante les 130 000 panneaux solaires installés ici en quelques mois. "La centrale doit durer 25 à 30 ans, explique-t-il.

 

 

 

Avec le changement climatique, nous avons mis la barre très haut, les panneaux s’étalent sur 55 hectares ! C’est vraiment phénoménal.

Nana Saïdou, responsable à la Sonabel

à franceinfo

 

 

Cette centrale est un projet phare pour le Burkina car aujourd'hui ce petit pays enclavé est obligé d'importer du pétrole pour alimenter ses centrales thermiques. C'est un gouffre financier et un non-sens environnemental. "L'énergie produite par la centrale solaire coûtera environ 45 francs CFA (7 centimes d'euro) le kilowatt/heure (KWH), soit trois fois moins cher que l'électricité produite par les centrales thermiques, qui coûte 145 francs CFA", soutient le directeur d'exploitation de la Sonabel, Daniel Sermé.

 

 

Un impact sur la population burkinabée et au-delà

 

Construite en moins d'un an, elle est aussi un modèle pour la région et pour le Sahel en particulier, estime Quentin Lebègue de l'Agence française du développement, qui finance en partie cette centrale. L'enjeu dépasse les frontières, souligne-t-il. "Quand cette centrale a été imaginée il y a six ou sept ans, parler de 20, puis de 30 mégawatts au Burkina Faso paraissait un pari un peu fou. Or, la centrale a été construite en un an, pour un coût beaucoup moins élevé que prévu." "Cette centrale, prédit-il, aura un impact au-delà du Burkina et montrera aux pays voisins que c’est facile. Le pétrole coûte très cher."

 

 

La centrale ne couvre aujourd'hui qu'une petite partie des besoins en électricité du Burkina Faso, mais c'est une première étape. Dans ce pays où moins de 20% de la population dispose de courant, les attentes sont très fortes. Ainsi, au nord du pays, dans la région de Ouahigouya, une ligne à haute tension vient d'arriver et la vie a changé. À la tombée de la nuit, lorsque les lampadaires éclairent la petite ville de Gourcy, les habitants n’ont plus peur. Les femmes vont au puits, même tard, et elles peuvent travailler dans leur maison. "Avec l’éclairage, nous sommes davantage en sécurité, témoigne l’une d’entre elles. 

 

 

 

On arrive à suivre la télévision et à s’informer. On peut aussi développer de petits commerces. À tout moment, je peux allumer la lumière et travailler correctement.

Une habitante de Gourcy, dans la région de Ouahigouya

à franceinfo

 

 

Un peu plus au nord, tout près de la frontière avec le Mali - cette région a été placée en zone rouge à cause du risque terroriste - la plupart des familles n'ont pas d'électricité. Certaines ont manifesté leur colère dans la rue. "Les lotissements datent de 2004, explique un habitant. Treize ans après, c’était trop. Les phénomènes d’insécurité grandissants inquiétaient la population. Grâce à l’électrification, les gens circulent maintenant en toute liberté."

 

 

 

Un défi énergétique colossal

 

Dans cette région de Ouahigouya, où habitent un peu plus d’un million de personnes, on ne compte que 18 000 abonnés. L'électrification est un défi énorme. Si le gouvernement souhaite que la moitié de la population soit couverte dans les prochaines années, cette centrale solaire de Zagtouli n’est qu’une première pierre posée à l'édifice car les besoins sont bien supérieurs. Pour réellement devenir un champion du solaire, le Burkina devra notamment construire de nouvelles centrales solaires capables de stocker l'énergie.

 

 

Si la centrale de Zagtouli a coûté 30 millions d'euros, le pays a besoin du double. Ces dernières années, le pays a dû importer environ 30% de son électricité de Côte d'Ivoire, mais l'énergie solaire pourrait aider le pays à devenir autosuffisant. Au regard de l'aubaine que constitue l'énergie solaire pour le Burkina Faso, une extension de 17 MW est prévue sur le site de Zagtouli, pour atteindre une production totale de 50 MW. D'autres projets sont prévus, notamment deux centrales solaires à Koudougou (20 MW) et à Kaya (10 MW).

 


30/11/2017
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Franceinfo - le mardi 28 novembre 2017

 

 

 

Colonisation, esclavage en Libye, échanges animés... Quatre séquences à retenir du discours de Macron au Burkina Faso

 

Le chef de l’Etat s'est longuement exprimé, mardi, face aux étudiants de l’université de Ouagadougou avant une séance de questions particulièrement vive avec la salle

 

 

 

Une heure et quarante-cinq minutes de discours, puis une heure de questions-réponses. Emmanuel Macron n'a pas regardé sa montre, mardi 28 novembre, lors de son discours à l'université de Ouagadougou au Burkina Faso. Il s'agit de sa première tournée africaine, qui l'emmènera ensuite en Côte d'Ivoire et au Ghana. Franceinfo a sélectionné quelques extraits de son intervention.

 

 

Quand Macron dit être "d’une génération qui ne vient pas dire à l’Afrique ce qu’elle doit faire"

 

 

Ce sont des mots qu'il a prononcés au tout début de son intervention. Devant 800 étudiants burkinabés, le président français a expliqué être "d’une génération qui ne vient pas dire à l’Afrique ce qu’elle doit faire".

 

 

 

Je suis, comme vous, d'une génération qui n'a jamais connu l'Afrique comme un continent colonisé.

Emmanuel Macron

à Ouagadougou

 

 

Le chef de l'Etat a rappelé qu'il voyait dans l'Afrique "un continent pluriel, multiple, fort", "un continent où se joue une partie de notre avenir commun"

 

 

 

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Quand Macron qualifie les "drames" en Libye de "crime contre l'humanité" 

 

Autre thème abordé par le président français, celui de la Libye. Il a de nouveau dénoncé la situation dans le pays, où des migrants sont réduits en esclavage. Il a qualifié les "drames qui se déroulent sous nos yeux" de "crime contre l'humanité". Emmanuel Macron promet de "frapper les réseaux de passeurs" et "d'évacuer les personnes en danger". Pour cela, il a expliqué qu’il allait proposer une "initiative euro-africaine" en ce sens.

 

 

 

Quand Macron dénonce "les crimes de la colonisation européenne" 

 

Emmanuel Macron a eu droit à des applaudissements lorsqu'il a dit être d'une "génération pour qui les crimes de la colonisation européenne sont incontestables et font partie de notre histoire". "C’est un passé qui doit passer", a-t-il expliqué.

 

 

L’Afrique n’est ni un encombrant passé, ni un voisin comme un autre. L’Afrique est gravée dans la culture, dans l’histoire, dans l’identité de la France.

Emmanuel Macron

à Ouagadougou

 

Emmanuel Macron a enfin insisté sur le fait qu’il "n’y avait plus de politique africaine de la France". 

 

 

 

Quand le président burkinabé quitte la salle

 

Curieuse scène lors de la séquence de questions-réponses entre Emmanuel Macron et les étudiants de l'université de Ouagadougou. Interpellé au sujet des coupures d'électricité au Burkina Faso, le chef de l'Etat a répondu : "Vous me parlez comme si j'étais le président du Burkina ! Vous me parlez comme si j'étais toujours une puissance coloniale ! Mais je ne veux pas m'occuper de l'électricité du Burkina !" Le dirigeant burkinabé a brièvement quitté la salle, sans que l'on sache vraiment si le but était de créer un effet comique ou s'il était tout simplement vexé.

 


30/11/2017
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Franceinfo - le mardi 21 novembre 2017

 

 

DIRECT. Zimbabwe : Robert Mugabe annonce sa démission dans une lettre remise au Parlement, après 37 ans au pouvoir

 

Des centaines de personnes sont massées depuis le début de la journée à l'extérieur du siège du Parlement, pour exiger le départ du chef de l'Etat, âgé de 93 ans

 

 

Le président du Zimbabwe Robert Mugabe, âgé de 93 ans, a annoncé sa démission dans une lettre remise au Parlement, mardi 21 novembre, et lue par Jacob Mudenda, président de la Chambre. Cette annonce intervient alors que le Parlement a ouvert sa séance consacrée à l'examen d'une demande de destitution du président, après trente-sept ans au pouvoir.

 

 

"J'ai choisi volontairement de démissionner", assure Robert Mugabe. "Cette décision a été motivée par (...) mon désir d'assurer un transfert du pouvoir sans problème, pacifique et non violent", a-t-il détaillé dans sa lettre.

 

 

Des scènes de liesse. La lecture de la lettre de démission du chef de l'Etat s'est faite sous les applaudissements du Parlement. L'annonce a également été immédiatement saluée par un concert assourdissant d'avertisseurs dans la capitale, Harare.

 

 

Un coup de force de l'armée. Depuis le coup de force des militaires, il y a une semaine, provoqué par la révocation du vice-président Emmerson Mnangagwa, le président Mugabe avait perdu un à un ses soutiens.

 

 

 

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Des Zimbabwéens opposés à Robert Mugabe manifestent, le 21 novembre 2017, dans la capitale Harare. (MUJAHID SAFODIEN / AFP)

 


27/11/2017
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Franceinfo - le dimanche 19 novembre 2017

 

 

ZIMBABWE - Robert Mugabe : du libérateur au dictateur

 

Robert Mugabe quittera-t-il la présidence de son pays ? L'armée lui a donné jusqu'à demain pour partir

 

 

Discours en direct à la télévision, entouré par les militaires. Selon son entourage, Robert Mugabe a pris la décision de démissionner. En 37 ans de règne, il est passé du statut de héros à celui de dictateur. En 1980, quand les colons britanniques quittent le pays, Mugabe est un leader de la résistance contre le régime d'apartheid pratiqué dans l'ex Rhodésie. Celui qu'on nomme camarade Bob devient alors le premier ministre d'un nouveau pays qu'on nomme le Zimbabwe. Sa popularité est au firmament.

 

 

 

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Expulsion de 4 500 fermiers blancs

 

Mais au tournant des années 1990, ses prises de position, notamment sur l'homosexualité, interpellent. "Les êtres humains restent-ils des êtres humains s'ils se comportent comme des porcs ?", avait-il déclaré. Plus de doute désormais, Robert Mugabe est à la tête d'un état autoritaire, prêt à tout pour conserver le pouvoir. En 2000, pour calmer la colère populaire, il encourage les pillages et l'expulsion sauvage de 4 500 fermiers blancs. Conséquence directe : l'économie s'effondre, les magasins se vident, et l'inflation explose. Mis au ban par la communauté internationale, Mugabe l'affiche en grosses lettres : il a toujours raison.

 


20/11/2017
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Franceinfo lundi 16 octobre 2017

 

Somalie : au moins 276 morts et 300 blessés dans l'attentat survenu samedi à Mogadiscio

 

 

Cet attentat au camion piégé est survenu en milieu d'après-midi, samedi, dans un quartier commercial très animé de la capitale.

 

 

Un attentat au camion piégé a fait au moins 276 morts et 300 blessés à Mogadiscio, en Somalie, selon un dernier bilan communiqué par le ministère somalien de l'Information, lundi 16 octobre. 

 

 

Cet attentat est survenu en milieu d'après-midi samedi au carrefour PK5, situé dans le district de Hodan, un quartier commercial très animé de la capitale avec ses magasins et ses hôtels. L'attaque n'a pas été revendiquée, mais les islamistes somaliens shebab, liés à Al-Qaïda, qui lancent fréquemment des attaques et attentats-suicides à Mogadiscio et dans ses environs, ont été pointés du doigt par les autorités.

 

Deuil national

 

L'explosion s'est produite devant l'hôtel Safari, un établissement populaire qui n'est d'ordinaire pas fréquenté par des responsables gouvernementaux. Habituellement, les shebab visent plutôt les hôtels dans lesquels résident les responsables officiels.

 


18/10/2017
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le Progrès du samedi 2 septembre 2017

 

 
 
    LA PRÉSIDENTIELLE ANNULÉE

 

 

 

La Cour suprême kényane a pris hier une décision à la portée historique en invalidant pour "irrégularités" la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta lors du scrutin du 8 août et en ordonnant la tenue d'une nouvelle élection dans les deux mois.

 


07/09/2017
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le Progrès du mercredi 16 août 2017

 

 
 
    À DOUENTZA ET TOMBOUCTOU - DEUX ATTAQUES CONTRE L'ONU : NEUF
       MORTS

 

 

 

Neuf personnes, dont un Casque bleu togolais et cinq agents de sécurité maliens, ont été tuées lundi lors de deux attaques distinctes contre la mission de l'ONU au Mali (Minusma).

 

 

Une première attaque d'"hommes armés non identifiés" a visé des camps de la Minusma à Douentza, dans le centre du pays. Un Casque bleu togolais, un soldat malien et deux assaillants ont été tués. Un autre casque bleu a été blessé.

 

 

Lors d'un attaque distincte dans l'après-midi, des hommes armés ont pris d'assaut le quartier-général de la Minusma à Tombouctou. Cinq gardes maliens de la mission de l'ONU, un membre de la gendarmerie malienne et un agent civil contractuel de la Minusma, ont été tués. En outre, un garde de sécurité malien et six Casques bleus ont été blessés, dont deux grièvement.

 

 

Selon un responsable du gouvernorat de Tombouctou, les "terroristes" étaient armés de grenades et de Kalachnikov.

 


18/08/2017
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le Progrès du mardi 15 août 2017

 

 
 
    LE BURKINA FASO À NOUVEAU FRAPPÉ - UN FRANÇAIS TUÉ

 

 

 

Une attaque a été menée dimanche soir contre un café-restaurant à Ouagadougou. Au moins 18 personnes ont été tuées parmi lesquelles un Français.

 

 

L'attaque terroriste perpétrée dimanche soir à Ouagadougou a fait au moins 18 morts, dont sept Burkinabé et huit étrangers (un Français, une Canadienne, un Sénégalais, un Nigérian, un Libanais, un Turc et deux Koweïtiennes) et de nombreux blessés.

 

 

L'attaque a été lancée dans la soirée par au moins deux hommes, arrivés à moto armés de kalachnikov, qui ont ouvert le feu sur les clients assis en terrasse du restaurant "Istanbul", sur la grande avenue Kwame Kkrumah de Ouagadougou, particulièrement fréquenté par des expatriés.

 

 

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Assaillants neutralisés

 

Les opérations des forces de l'ordre contre les auteurs de l'attaque retranchés dans le café ont duré toute la nuit avant que les deux assaillants ne soient "neutralisés".

 

 

Le restaurant Istanbul est situé à 200 mètres du café Cappuccino, qui avait été en janvier 2016 la cible d'une attaque jihadiste sanglante, selon un mode opératoire similaire, revendiquée par al-Qaïda au Magrhreb islamique (Aqmi). Cette attaque avait fait 30 morts et 71 blessés, en majorité des étrangers.

 

 

Le président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré a condamné hier "l'attentat ignoble" en assurant que "le Burkina Faso se relèvera de cette épreuve car son vaillant peuple opposera une résistance sans concession au terrorisme".

 

 

 

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Son homologue français Emmanuel Macron a également condamné cette "attaque terroriste". Il s'est entretenu avec le président burkinabé "sur les circonstances de l'attaque, l'identification des victimes et su l'enquête visant à identifier les commanditaires". Ils sont convenus "de l'urgence de mettre en oeuvre les décisions prises lors du sommet de Bamako du 2 juillet et d'accélérer la mise en place de la force du G5Sahel".

 

 

La parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance des chefs d'"assassinat en lien avec une entreprise terroriste" et d'"association de malfaiteurs terroriste criminelle" après l'annonce qu'au moins une victime française avait été identifiée parmi les 18 tués.

 

 

 

Le Burkina, théâtre d'attaques régulières

 

Frontalier du Mali et du Niger, le Burkina Faso est depuis 2015 le théâtre d'attaques régulières de groupes djihadistes qui sévissent dans tout le sahel. En décembre 2016, une douzaine burkinabé ont été tués dans une attaque contre un détachement de l'armée basé dans le nord du pays. En octobre 2016, une précédente attaque avait fait six morts, quatre militaires et deux civils.

 


18/08/2017
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