L'AIR DU TEMPS

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Les recensées rayés de Madagascar n'existent qu'à Madagascar.

 


11/08/2019
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Le serpent de corail bleu malaisien est un elapidae venimeux et est l'un des plus beaux serpents que vous verrez jamais. Ils semblent préférer vivre sous et butiner sous les feuilles et les arbres tombés aux rochers

 


11/08/2019
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Le lézard philippin voile est un excellent nageur et a des orteils aplatis qui lui permettent de courir à travers l'eau. Le lézard de la voile est classé comme vulnérable

 

 


11/08/2019
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Grenouille au nez de cochon. Ils grandissent à environ 3 pouces de longueur

 


11/08/2019
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Franceinfo le jeudi 1er août 2019

 

 

"On voudrait une nature à l'image de ce qu'on aime" : pourquoi les animaux moches sont plus menacés que les autres

 

 

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Guillemette JeannotFrance Télévisions
 
 

 

Le culte de la beauté fait aussi des ravages dans la faune. Des milliers d'espèces sont menacées d'extinction car jugées trop moches pour que les zoos et les scientifiques s'intéressent à elles. Or, même les animaux hideux sont des acteurs essentiels à la biodiversité

 

 

 

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Plusieurs espèces animales jugées non charismatiques sont menacées d'extinction. (AWA SANE / FRANCEINFO)

 

 

 

"La nature fait bien les choses." Tout animal y a sa place et son utilité, qu'il soit beau ou laid. Mais la faune, de plus en plus victime de la croissance mondiale et de nos modes de vie, est de plus en plus vulnérable. Plus de 27 000 espèces menacées dans le monde sont inscrites sur la liste rougede l'Union internationale pour la conservation de la nature. Parmi elles figurent des animaux subissant une double peine car, en plus d'être menacés d'extinction, ils sont jugés "moches" au regard de l'homme. Ce qui leur porte préjudice dans l'accès aux programmes de conservation et diminuent ainsi leur chance de survie.

 

 

 

La laideur n'attire pas les foules

En octobre dernier, le Fonds mondial pour la nature, le WWF, éditait son 11e rapport "Planète vivante" sur l'état de la biodiversité dans le monde. Le constat de l'ONG est plus qu'alarmant : le nombre de vertébrés sauvages a décliné de 60%, entre 1970 et 2014.

 

 

Pour sauver les espèces menacées d'extinction, des appels aux dons sont régulièrement lancés. Mais il est plus facile d'obtenir l'appui du grand public quand un panda fait office de logo, à l'instar de la WWF, plutôt qu'une taupe au nez étoilé.

 

 

 

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La taupe à nez étoilé vit au Canada et aux USA. Toute petite, elle ne mesure qu'une vingtaine de centimètres. Son museau est muni de 22 tentacules qui lui servent d'organes tactiles. (FOTOTOTO / BLICKWINKEL)

 

 

 

"Les ONG choisissent les espèces qui vont plaire pour défendre leur cause", analyse Florian Kirchner, chargé du programme espèces à l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), pour franceinfo. Or moins l'espèce a de visibilité, moins elle a de chance d'être sauvée, constate Ernest Small, chercheur au département agriculture du gouvernement canadien. Il démontre, dans son étude "The New Noah's Ark"("La nouvelle arche de Noé"), que les espèces jamais vues par les humains sont les "perdants de la loterie des programmes de conservation".

 

 

Les normes esthétiques et commerciales sont devenues les principaux déterminants de la conservation des espèces dans le monde.Ernest Smallextrait de "The New Noah's Ark"

 

 

Notre réaction face à un animal est influencée par une mécanique bien connue : l'anthropomorphisme. Plus nous pouvons voir un peu de nous-mêmes chez les animaux, plus nous compatissons avec eux. "L'un des attraits les plus importants est s'il est mignon avec des caractéristiques physiques comme des grands yeux et des traits doux, qui éveillent nos instincts parentaux parce qu'ils nous rappellent un bébé humain", explique Hal Herzog, professeur de psychologie à l'université américaine West Carolina, dans les colonnes de L'Express. Quant aux animaux visqueux et moches, certains sont assimilés "à des choses primaires repoussantes, comme la morve ou la matière fécale" et d'autres se retrouvent "liés à la transmission, réelle ou fantasmée, de maladies", relève Graham Davey, spécialiste des phobies à l'université de Sussex, dans le même article.

 

 

Cette exclusion des espèces hideuses touche également les zoos. Les grandes espèces charismatiques y ont plus de chances de trouver un enclos, quels que soient leurs besoins en matière de conservation, car ils attirent les visiteurs payants.

 

 

Les zoos remplis d'animaux certes menacés, mais moches, ne gagneront jamais d'argent.Daniel Frynta, biologiste à l'université Charles de Praguedans la revue scientifique "Scientific american"

 

 

Or, pour de nombreuses espèces, la reproduction en captivité représente le dernier espoir de survie. "La corneille d'Hawaï et la tortue géante des Seychelles n'existent que dans les zoos, par exemple, rappelle l'article deScientific Americancontrairement à la taupe marsupiale qui est en voie de disparition et introuvable dans les zoos."

 

 

 

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Le lémurien de Madagascar est un mélange de chauve-souris, de rongeur et d'écureuil. Il est aussi appelé aye-aye.  (THORSTEN NEGRO / IMAGEBROKER RF)

 

 

Boudés aussi par les scientifiques

La communauté scientifique n'est pas épargnée non plus par le culte de l'apparence. Cinq chercheurs du CNRS ont démontré, en 2017, la corrélation entre les préférences du public et les espèces les plus étudiées par les scientifiques. "Certains vertébrés sont surreprésentés dans divers domaines scientifiques, car ils sont considérés comme écologiquement plus importants que d'autres et de ce fait sont plus susceptibles de lever des fonds", avance l'un des auteurs, Frédéric Legendre, chercheur au Muséum national d'histoire naturelle en France. 

 

 

Une étude australienne, publiée en 2015 dans la Mammal Reviewa également révélé que la moitié de la faune du pays – étant considérée comme laide – ne bénéficie pas de crédits de recherche appropriés. Conséquence directe : "Depuis la colonisation européenne (en Australie), nous avons perdu environ 20 espèces de mammifères et nous en avons une vingtaine en grave danger d'extinction" commente un des co-auteurs, Philip Bateman, de l'Université Curtin, au Telegraph

 

 

Pour les scientifiques voués à la cause des laids, ne pas considérer les animaux moches ou hideux dessert la compréhension de la biodiversité à l'échelle mondiale. "La communauté scientifique est réputée 'neutre' et donc censée faire abstraction de la notion de beauté et se concentrer sur la notion d'utilité", met en garde Franck Courchamps, écologue, directeur de recherche au CNRS, à franceinfo. Ignorer une partie de la faune, sous prétexte qu'elle est moche, nuit à la mise en place de plans de conservation efficaces et ralentit la découverte de nouveaux produits ou propriétés chez les espèces sauvages.

 

 

Leur disparition est un danger pour l'écosystème. Car elles sont interconnectées dans des relations écologiques. La disparition d'animaux moches peut précipiter la disparition d'autres espèces jugées plus belles.Franck Courchamp, scientifique à franceinfo

 

 

Autre avantage notable soulevé par le chercheur au CNRS est qu'"ils nous rendent de grands services en nous apportant des connaissances scientifiques", citant l'exemple du rat-taupe-nu. Il est le seul mammifère connu à avoir un comportement eusocial, c'est-à-dire vivant dans une communauté divisée en castes stériles autour d'une reine fertile, comme les abeilles ou les fourmis. "Il est une des espèces les plus moches qui soient, il est difficile à trouver et, si on ne le protège pas, on se prive d'une source importante de découverte scientifique", explique Franck Courchamp.

 

 

 

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Nid de rats-taupes nus. Ces mammifères végétariens, sans poil et possédant deux grandes incisives, vivent en colonies sous terre, en Afrique de l'Est. (K. WOTHE / BLICKWINKEL)

 

 

 

Avec une espérance de vie moyenne de 35 ans, cet animal repoussant bénéficie d'une longévité exceptionnellement longue pour un rongeur. En prime, il reste en bonne santé jusqu'à la fin de sa vie, ne développant aucune cellule cancéreuse, faisant de lui un modèle d'étude privilégié dans les recherches sur le cancer.

 

 

Mais les budgets actuels alloués à la conservation des espèces obligent les scientifiques à faire des choix quant aux animaux à sauver. Ces choix s'effectuent selon une des deux règles en vigueur : le triage ou la priorisation. En France, les espèces en danger sont classées par priorité et aucune n'est écartée. Contrairement à l'Australie qui met les animaux à sauver d'un côté et les laissés-pour-compte de l'autre. Pour Florian Kirchner, même si ces deux politiques de conservation sont proches, la priorisation est moins nocive pour l'ensemble des espèces : "On n'abandonne pas les autres à leur sort comme avec le triage. On met l'accent sur des espèces que l'on privilégie." Et quand les espèces emblématiques et leur habitat sont protégés, ce sont tous les organismes qui vivent autour qui bénéficient de cette protection.

 

 

 

"Il est temps de célébrer les animaux laids"

"Notre enjeu c'est de faire aimer la nature au public", rappelle Florian Kirchner, de l'Union internationale pour la conservation de la nature. Avec son équipe, il travaille à la recherche de solutions pour éviter la destruction de notre environnement et éviter de pousser les espèces à l'extinction. "Quand on préserve les espaces, on sauve toutes les espèces qui s'y trouvent sans distinction de beauté." 

 

 

Certains vont encore plus loin et propose une approche plus originale. En Angleterre, la Ugly Animal Preservation Society, fondée en 2012, utilise la comédie humoristique pour alerter sur le sort d'animaux en danger parce qu'hideux. La troupe menée par le biologiste Simon Watt, a organisé un vote national afin de déterminer l'espèce animale en danger la plus laide du monde. Le gagnant est : le blobfish.

 

 

 

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Le blobfish est un poisson qui vit au large des côtes australiennes dans les profondeurs abyssales. (CATERS NEWS AGENCY/SIPA / CATERS NEWS AGENCY)

 

 

 

 

Avec son livre The Ugly Animals : We Can't All be Pandas (Les animaux laids : nous ne pouvons pas tous être des pandas), le scientifique met en lumière de nombreuses espèces ignorées et mal-aimées du règne animal.

 

 

Leur laideur dissimule leur biologie incroyable et nous empêche de voir qu'ils ont besoin de notre aide. Il est temps de célébrer les animaux laids.Simon Watt, biologisteThe Ugly Animal Preservation Society

 

 

Aux Etats-Unis, des dizaines de millions de dollars sont alloués à la protection du condor de Californie, un symbole national. S'inspirant de ce "pouvoir politique", Simon Watt a monté une pièce de théâtre intitulée "Your town needs a minging mascot !" ("Votre ville a besoin d'une mascotte !"). En dix minutes les comédiens doivent défendre avec humour une espèce laide en danger et convaincre le public que cet animal doit devenir l'emblème de leur ville. Ainsi les spectateurs d'Edimbourg ont choisi une espèce de calamar particulièrement effrayantes, ceux de Winchester la grenouille scrotum et ceux de Dublin la chauve-souris fer à cheval.

 

 

 

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La "grenouille scrotum" est originaire du lac Titicaca, en Bolivie. Cette grenouille en voie de disparition est la plus grande du continent.  (AIZAR RALDES / AFP)

 

 

 

De nombreux scientifiques alertent sur l'urgence de s'attaquer aux préjugés envers la faune, avant qu'il ne soit trop tard. "Moche ne veut pas dire qu'on n'a pas le droit de vivre, martelle Franck Courchamp. Moche ne veut pas dire inutile."

 


01/08/2019
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Franceinfo - le lundi 29 juillet 2019

 

 

"Les espèces menacées n'ont pas de protection réelle" : tollé après la vente de requin-renard en promo dans un supermarché d'Argelès

 

 

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franceinfoRadio France
 

 

 

Cette espèce est menacée et interdite à la pêche volontaire

 

 

 

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Le requin-renard est une espère menacée, et protégée. (CAPTURE D'ÉCRAN TWITTER/SEA SHEPHERD FRANCE)

 

 

 

L'Intermarché d'Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) a proposé, sur les étals de sa poissonnerie, de la viande de requin-renard, une espère menacée et protégée, dont la pêche est interdite, rapporte France Bleu Roussillon mardi 30 juillet. La vente du squale en revanche n'est pas prohibée. C'est la promotion à 12,50 €/kg, avec la tête du requin bien en évidence, qui a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, et fait réagir les associations de protection de la nature.

 

 

 

 

 

 

De "regrettables initiatives isolées"

"C'est symptomatique d'un problème qui existe en France sur la protection des espèces menacées", explique Lamya Essemlali, la présidente de l'association Sea Shepherd France qui a, en premier, dénoncé cette vente. "Le requin-renard est une espèce qui est interdite de pêche volontaire, on ne doit pas le cibler, car il est menacé et très vulnérable à la surpêche, détaille la militante. Mais dans le même temps, on autorise des méthodes de pêche qui ne sont pas du tout sélectives sur ses zones de vie." Il est ainsi fréquent d'en attraper accidentellement, et dès lors, la vente est autorisée.

 

 

"C'est le côté pervers de la loi de protection, poursuit Lamya Essemlali. On se retrouve avec des espèces menacées dans les poissonneries. Là, c'est Intermarché, mais c'est très commun en fait, ce n'est pas quelque chose d'exceptionnel. C'est un vrai problème pour les espèces menacées, elles n'ont pas de protection réelle."

 

 

 

 

 

 

Depuis, le supermarché a cessé la vente, le groupe Les Mousquetaires parle de "regrettables initiatives isolées". La promotion sur le requin a depuis été remplacée par une promo sur l'espadon et le thon rouge, deux espèces qui préoccupent également les associations de protection de l'environnement.

 


30/07/2019
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Franceinfo - le lundi 29 juillet 2019

 

 

Norvège : 200 rennes retrouvés morts de faim à cause du réchauffement climatique

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions
 

 

 

Selon des chercheurs norvégiens, un nombre inhabituellement élevé de cervidés sont morts de faim dans l'archipel du Svalbard, l'hiver dernier

 

 

 

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Un renne se nourrit dans la toundra, sur l'archipel norvégien du Svalbard, le 30 octobre 2018. (RAPHAEL SANE / BIOSPHOTO / AFP)

 

 

 

Quelque 200 rennes ont été retrouvés morts de faim sur l'archipel norvégien du Svalbard dans l'Arctique, un nombre inhabituellement élevé qui s'explique par les changements climatiques dans la région, a indiqué l'Institut polaire norvégien, lundi 29 juillet. Leurs cadavres ont été découverts par trois chercheurs de l'Institut au cours de leur cartographie annuelle de la population de rennes sauvages sur ce groupe d'îles, situées à quelque 1 200 km du pôle Nord.

 

 

 

"Les conditions de pâture sont très mauvaises"

Cheffe du projet de recensement, Åshild Ønvik Pedersen voit dans ce "très haut degré de mortalité" une conséquence du réchauffement climatique, deux fois plus rapide dans l'Arctique que dans le reste du monde selon les climatologues. "Le changement climatique fait qu'il pleut beaucoup plus. La pluie tombe sur la neige et forme une couche de glace sur la toundra, ce qui fait que les conditions de pâture pour les animaux sont très mauvaises", a-t-elle expliqué à l'AFP. Les rennes se nourrissent généralement de lichen qu'ils dénichent l'hiver à travers la neige grâce à leurs sabots. Les alternances de gel et de redoux peuvent cependant former une ou plusieurs couches de glace impénétrables qui les privent de nourriture.

 

 

Selon Mme Ønvik Pedersen, un degré comparable de mortalité n'a été enregistré qu'une fois, à l'issue de l'hiver 2007-2008, depuis que la population des rennes du Svalbard a commencé à faire l'objet d'un suivi il y a 40 ans. Cette mortalité élevée est aussi due à une nette augmentation sur l'archipel norvégien du nombre de rennes qui entrent ainsi en compétition pour les mêmes zones de pâture, a précisé la chercheuse. Selon l'Institut polaire norvégien, le nombre de rennes au Svalbard, territoire grand comme deux fois la Belgique, a doublé depuis les années 1980 pour atteindre aujourd'hui environ 22 000 têtes.

 


29/07/2019
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Franceinfo - le jeudi 4 juillet 2019

 

 

Du poulailler au tribunal : comment le coq Maurice se retrouve jugé pour avoir chanté trop fort et trop tôt

 

 

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Violaine JaussentFrance Télévisions

 

 

 

Le gallinacé objet du litige vit à Saint-Pierre d'Oléron (Charente-Maritime), où ses cocoricos dès l'aube agacent un couple de voisins, propriétaires d'une résidence secondaire. L'affaire dure depuis 2017 et suscite de nombreuses réactions

 

 

 

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Le coq Maurice à Saint-Pierre-d'Oléron (Charente-Maritime), le 5 juin 2019. (XAVIER LEOTY / AFP)

 

 

 

"Si mon coq pouvait parler ? Il dirait 'Foutez-moi la paix et laissez-moi chanter !' Point barre." Corinne Fesseau, la propriétaire de Maurice, le confirme : le gallinacé aime pousser la chansonnette chaque matin vers 6h30. Trop fort et trop tôt pour deux de ses voisins. A tel point que leurs accusations lui valent un procès qui doit se tenir jeudi 4 juillet. Mais son cocorico ne résonnera pas dans la salle d'audience. Le coq ne mettra pas une patte dans le tribunal d'instance de Rochefort (Charente-Maritime). Corinne Fesseau le représentera. Il sera également soutenu par des congénères : plusieurs propriétaires de coqs ont annoncé qu'ils feraient le déplacement avec leurs volatiles. Attila, Jean-René et Casanova le défendront donc bec et ongles.

 

 

Maurice, lui, avait prévu de rester bien au chaud dans son poulailler, à Saint-Pierre d'Oléron, où il vit depuis 2015 avec toute une basse-cour. "La communauté de communes a dit qu'on pouvait avoir des poules, pour parvenir à zéro déchet dans chaque foyer, raconte à franceinfo Corinne Fesseau, chanteuse locale connue sur l'île d'Oléron. L'idée est venue de là. Je voulais des poules de Marans, car elles font des œufs magnifiques. Un copain m'a offert un poussin de cette race." Le gallinacé grandit. Et un matin, à l'instar de sa propriétaire, il fait des vocalises. Le mis en cause avait bien trompé son monde.

 

 

On croyait que c'était une petite poulette ! Corinne Fesseau à franceinfo

 

 

Jusque-là, elle possédait Choupinette, Tartiflette, Mimolette et donc Mauricette. Mais pour cette dernière, "il a fallu rectifier". "C'était tout trouvé, mon grand-père s'appelait Maurice ! Il y avait 'Il faut sauver Willy', là c'est 'Il faut sauver Maurice' !", s'exclame Corinne Fesseau. Cette femme de marin-pêcheur, implantée depuis trente-cinq ans sur l'île d'Oléron, dit prendre "tout ça avec humour". "Haute en couleur", l'artiste insulaire "défend son bout de gras", sans être "odieuse", dixit son avocat, Julien Papineau. 

 

 

 

"Les Fesseau ont un tissu de relations"

Quand Corinne Fesseau s'aperçoit que sa poule est en fait un coq qui chante, elle s'inquiète pour ses voisins. "Mais pas ceux de derrière", reconnaît-elle. Or, son poulailler est installé en bout de parcelle. Dans cette zone pavillonnaire, les maisons sont proches. Une résidence secondaire, construite en 2004, se trouve juste derrière leur clôture. "La chambre des Biron est située à deux mètres du poulailler", assure à franceinfo leur avocat, Vincent Huberdeau.

 

 

Sollicités, les Biron, qui ont donc porté plainte contre le coq, ne souhaitent pas s'exprimer. "Ils sont très discrets, un peu effrayés par ce tapage médiatique", justifie leur conseil. Ce couple de retraités âgés de 68 ans habite près de Limoges (Haute-Vienne). "Lui était mécanicien agricole, elle petite fonctionnaire. Elle connaît bien l'île d'Oléron, elle s'y rend en vacances depuis son enfance. Ils ne sont pas des sous-citoyens sous prétexte qu'ils viennent peu souvent. Pourtant, ils se sentent agressés, considérés comme des étrangers depuis le début de cette affaire", argue Vincent Huberdeau. Et d'ailleurs, d'après l'avocat, si l'affaire a pris une telle ampleur, c'est parce que "les Fesseau ont un tissu de relations".

 

 

 

"Qu'est-ce que vous comptez faire de votre coq ?"

Les cocoricos de Maurice troublent la quiétude des Biron. Ils débarquent chez les Fesseau en avril 2017, alors qu'on fête Pâques et ses traditionnels œufs. "Qu'est-ce que vous comptez faire de votre coq ?" demandent-ils, "sans dire bonjour", selon Corinne Fesseau. "Je leur ai répondu de mettre des boules Quiès pour éviter d'être gênés." "Il y a eu deux contacts, relève l'avocat des Biron. La première fois, madame Fesseau était très à l'écoute. Mais quinze jours ou trois semaines après, son mari leur a raccroché au nez." Alors les Biron envoient des courriers en recommandé. Ils demandent aux Fesseau la cessation des nuisances sonores.

 

 

 

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Corinne Fesseau avec Maurice, devant son poulailler, le 5 juin 2019 à Saint-Pierre-d'Oléron (Charente-Maritime). (XAVIER LEOTY / AFP)

 

 

 

Rien n'y fait. Maurice lisse son plumage roux et noir aux reflets moirés, secoue sa crête rouge et chante à tue-tête. Corinne Fesseau dispose des boîtes d'œufs sur les murs du poulailler et tente de cacher le lever du jour. Elle double les parois. "L'ensemble de la cabane est opacifiée avec du carton épais", assure Julien Papineau. Maurice rentre dans sa cabane vers 18h30 et n'en ressort qu'à 8h30. "Il chante à l'intérieur", remarque la propriétaire du coq. "Le calfeutrer n'a pas été concluant", note l'avocat des Biron, Vincent Huberdeau. Ses clients sont toujours gênés par les envolées vocales du gallinacé.

 

 

 

"On protège les bruits de la campagne"

Et pourtant. Depuis début 2018, Maurice ne chante plus dans la journée. Il reste sans voix devant ces voisins qui veulent lui clouer le bec. Mais il continue à pousser des cocoricos chaque matin, comme le constate un huissier. Missionné par les Biron, ce dernier observe que le coq chante bien par intermittence entre 6h30 et 7 heures. "Ces jours-là, on est sûrs que le coq a chanté. Les autres jours, rien ne permet de l'affirmer", objecte Julien Papineau. Le créneau horaire matinal pose problème. "Mes clients ont du mal à se rendormir et appréhendent de se coucher. C'est un trouble anormal du voisinage. Une nuisance sonore, comme on pourrait l'avoir avec une tondeuse, un chien, du bricolage", riposte Vincent Huberdeau.

 

 

Ce n'est pas une agression contre le coq : mes clients n'ont rien contre la volaille en général. Ils ne veulent pas la mort de l'animal, ni la mort du monde rural.Vincent Huberdeau, avocat à franceinfo

 

 

Car au fil du temps, Maurice est devenu, bien malgré lui, le symbole d'une ruralité menacée. L'incarnation d'un combat mené pour sauvegarder l'authenticité des petites communes érigées près des réserves naturelles. Le pot de terre contre le pot de fer. "On protège les bruits de la campagne", insiste Corinne Fesseau auprès de franceinfo. "Que doit-on interdire ? Le chant des tourterelles, le cri des mouettes ? Nous sommes sur une île, les oiseaux tous les matins qui gazouillent Les cloches qui sonnent ?" écrit-elle dans une pétition lancée le 12 juillet 2017, "pour sauver Maurice". Deux ans plus tard, le texte recueille plus de 117 300 signatures.

 

 

 

"Le symbole d'un éternel conflit français"

Corinne Fesseau a le soutien du maire de Saint-Pierre d'Oléron. Christophe Sueur a pris un arrêté pour préserver "les modes de vie liés à la campagne notamment pour ce qui concerne la présence des animaux de la ferme", en s'appuyant sur le caractère à "dominante rurale" de l'île. "Aujourd'hui c'est un coq, demain ce sera quoi ? Les mouettes, le bruit du vent, notre accent ?" s'interroge l'édile. Il n'est pas le seul à s'en préoccuper : Bruno Dionis du Séjour, maire de Gajac (Gironde), 400 habitants, a annoncé, le 4 juin, vouloir faire classer les bruits de la campagne au "patrimoine national".

 

 

Batailleur, orgueilleux et conquérant, le coq est depuis toujours l'emblème de la France. Maurice était celui d'une marche, organisée à Saint-Pierre-d'Oléron en août 2017. Il a sa propre page Facebook et revêt un "gilet jaune" en soutien au mouvement à l'automne 2018.

 

 

Le 23 juin, il est même élevé au rang de star internationale, quand le New York Times (article en anglais pour abonnés) fait ses choux gras de cette affaire.

 

 

 

 

 

 

"Le coq est devenu le symbole d'un éternel conflit français entre ceux pour qui la campagne est un simple décor de villégiature et ceux qui y vivent vraiment", écrit le correspondant du célèbre quotidien américain. L'avocat des Biron n'est pas de cet avis. "Il s'agit d'un lotissement, nous ne sommes pas à la campagne", réplique Vincent Huberdeau.

 

 

 

"On marche sur la tête"

Puisque Maurice fait la sourde oreille, les Biron ont saisi, au printemps, un juge civil afin d'obtenir des dommages et intérêts, ainsi que la prise en charge des frais de justice. Ils demandent surtout "la cessation sous astreinte de la nuisance", c'est-à-dire "que le coq soit déplacé, ou qu'une solution technique soit trouvée pour mieux isoler le poulailler". "Je ne vois pas l'intérêt d'enfermer mon coq dans une cage et de le mettre dans ma cuisine, ni pourquoi je le déplacerais alors que les autres voisins, qui sont là à l'année, me disent que ça ne les gêne pas, martèle Corinne Fesseau qui a des attestations du voisinage en sa possession. On verra ce que dit le juge, c'est lui décidera."

 

 

De son côté, son avocat demande 2 000 euros d'amende "pour abus du droit d'agir en justice". Car Julien Papineau est effaré de voir une telle affaire se régler devant le tribunal : "On marche sur la tête." Ou plutôt sur la crête. Il y a pourtant au moins un précédent et la jurisprudence est favorable à Maurice. Il y a dix-sept ans, la cour d'appel de Riom (Puy-de-Dôme) a annulé une décision du tribunal de Clermont-Ferrand qui ordonnait la destruction d'un petit élevage de gallinacés en raison des nuisances sonores. Elle justifiait ainsi son arrêt : "La poule est un animal anodin et stupide au point que nul n’est encore parvenu à le dresser, pas même un cirque chinois." Impossible, donc, d'empêcher un coq de chanter. 

 

 

 

"On espère qu'il retrouvera sa voix"

Le procès de Maurice devait initialement avoir lieu le 5 juin. Mais il a été reporté, pour des raisons formelles d'échanges de pièces entre avocats. Cette fois l'audience devait avoir lieu, mais son issue est incertaine. Le juge peut encore demander une conciliation afin de trouver un accord amiable. Le magistrat peut également ordonner une expertise pour mesurer les décibels, car le niveau sonore du chant de Maurice n'a jamais été mesuré.

 

 

Son volume a toutefois baissé en intensité : la voix du gallinacé est "éraillée" depuis quelque temps. "On espère qu'il retrouvera sa voix", s'inquiète sa propriétaire, précisant que Maurice est malade. "Il est stressé. Tout le monde l'a vu, l'a touché. Beaucoup de journalistes viennent le voir", indique Corinne Fesseau. Et d'ajouter : "Il a eu une bronchite pendant l'hiver. Il a toujours un ronflement. Il doit prendre un traitement."

 

 

Il est aussi stressé parce que je suis stressée. A force, tout ça ne me fait plus rire. Corinne Fesseau à franceinfo

 

 

D'autant plus que Maurice doit veiller sur sa progéniture : depuis peu, il est papa. "Il a quatre poules avec lui. Il féconde tous les œufs. J'en ai pris un et je l'ai donné à la poule d'une amie. Elle l'a couvé, c'est sa mère adoptive. Le poussin a un mois et demi", s'enthousiasme Corinne Fesseau. Elle ne sait pas encore s'il s'agit d'une poule ou d'un coq.

 


04/07/2019
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16/06/2019
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Franceinfo - le vendredi 14 juin 2019

 

 

Ce qu'il faut savoir du "chat-renard" recensé en Corse et présenté comme une nouvelle espèce

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

L'Office national de la chasse et de la faune sauvage a révélé l'existence de cet animal, pourtant bien connu par les bergers de l'île de Beauté

 

 

 

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Un chat-renard endormi avant d'être relaché à Asco (Corse), le 12 juin 2019.  (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

 

 

 

Un poil gris aux reflets roux sur le ventre, des oreilles plus grandes que celles d'un chat domestique, une longue queue à anneaux... voici le "chat-renard""C'est une découverte extraordinaire", s'enthousiasme Pierre Benedetti, chef technicien de l'environnement à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

 

 

De son nom corse, le "ghjattu-volpe" est une "nouvelle espèce de félins". C'est ce qu'annoncent en tous cas les chercheurs de l'ONCFS, responsables de l'étude consacrée à cette espèce en Corse et dévoilée vendredi 14 juin. Portrait-robot de cet animal. 

 

 

 

Il ressemble à un gros matou sauvage

S'il ressemble au premier coup d'œil à un félin domestique, le "chat-renard" a le poil soyeux, mesure 90 cm de la tête au bout de la queue, a des pavillons d'oreille "très larges", de courtes moustaches et des canines "très développées"

Animal extrêmement discret et aux mœurs nocturnes, il évolue dans les hauteurs montagneuses et fragmentées. La pose de colliers GPS a également montré que cette espèce se déplaçait loin, jusqu'à 2 500 mètres d'altitude. 

 

 

 

Il est connu depuis longtemps par les chasseurs

Plusieurs références au "chat-renard" ont émaillé l'histoire. Ce chat sauvage "existait dans la mythologie mais n'avait été décrit que de façon très sommaire". Il figure aussi "dans la bibliographie des préfets du XVIIIe siècle, où il apparaît comme une bête fauve", souligne le chercheur Pierre Benedetti.

 

 

Dans le nord-ouest de la Corse, le "chat-renard" s'est surtout fait connaître pour les dégâts qu'il créait dans les troupeaux. Les bergers "racontaient que ces chats forestiers s'attaquaient aux mamelles de leurs brebis et chèvres. C'est à partir de ces récits, transmis de génération en génération, qu'on a commencé nos recherches", renchérit Carlu-Antone Cecchini, chargé de mission chat forestier à l'Office national.

 

 

"Pour nous, l'histoire commence en 2008 par la capture inopinée d'un chat dans un poulailler d'Olcani, dans le Cap Corse", raconte Pierre Benedetti. Cette capture lance l'ONCFS à la recherche du "chat-renard". "C'était un mythe et aujourd'hui c'est une réalité", se satisfait son collègue, Carlu-Antone Cecchini. "Au début, on nous prenait pour des fous mais aujourd'hui, quand on montre ce qu'on a comme données, les gens restent bouche bée", ajoute le chercheur auprès de l'AFP.  

 

 

 

Il a été étudié à partir de 2008

A la suite de cette attaque, un programme de recherche a été lancé en 2008 par l'ONCFS. Des pièges infrarouges nocturnes ont été mises en place. Quatre ans plus tard, des poils récupérés dans ces pièges ont permis d'établir le génome du "chat-renard". Son ADN le distingue clairement du chat sauvage continental. 

 

 

Depuis dix ans, les experts de l'ONCFS sont parvenus à identifier 16 "chats-renards", dont une femelle, dans les hauteurs montagneuses de la vallée d'Asco (Haute-Corse). Douze ont été capturés avant d'être relâchés, à la suite d'un bref examen. L'un d'entre eux a été capturé plusieurs fois puis équipé d'une puce avec un numéro d'identification, ce qui a permis d'étudier ses déplacements. 

 

 

 

Il n'est pas encore officiellement considéré comme une nouvelle espèce 

Aucune preuve de son existence n'avait été apportée avant cette étude. Mais cela suffit-il à le définir comme une nouvelle espèce ? "Oui et non", de l'aveu de Pierre Benedetti, interrogé par franceinfo. 

 

 

Le "chat-renard" n'apparaît pour l'heure dans aucune nomenclature officielle mais les chercheurs de l'ONCFS espèrent maintenant que cette espèce soit reconnue et protégée. Selon Futura Planète, 10 nouvelles espèces sont choisies chaque année par le jury de scientifiques de l'International Institute for Species Exploration (IISE), parmi les 18 000 découvertes. Dans ce même registre, 20 000 espèces disparaissent chaque année.

 


15/06/2019
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Une rarissime guêpe-coucou multicolore (famille des Chrysididae). Elle a été trouvée et photographiée à Bloemfontein, en Afrique du Sud. 

Crédits : Hrodulf Steinkampf
 

10/06/2019
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Originaire de l'Amérique du sud, le capybara est classé comme le plus grand rongeur au monde. Environ 1.5 M. Grand à l'épaule, 4 pieds. En longueur, et 75-150 lb. )

10/06/2019
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Oriental whip snake - The oriental whip snake is a very common rear-fanged venomous snake found here in Thailand’s rain forests.
 
Serpent de fouet oriental - le serpent à fouet oriental est un serpent venimeux très commun, trouvé ici dans les forêts tropicales de la Thaïlande.

10/06/2019
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