L'AIR DU TEMPS

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ANIMAUX


Franceinfo - le mercredi 17 avril 2019

 

 

Etats-Unis : un habitant de Floride tué par son casoar, l'un des plus grands oiseaux du monde

 

 

 

 

Oiseau coureur proche de l'autruche ou de l'émeu, le casoar est considéré comme "l'oiseau le plus dangereux du monde" par le zoo de San Diego

 

 

 

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Un casoar le 26 septembre 2016. (AFP)

 

 

 

Un habitant de l'Etat américain de Floride, qui élevait un casoar sur sa propriété, a été tué par son oiseau, ont rapporté les médias locaux, dimanche 14 avril. Marvin Hajos, 75 ans, détenait différents animaux exotiques dans l'enceinte de sa maison du comté d'Alachua, a précisé dimanche la chaîne WCJB.

 

 

Il se trouvait vendredi près de ses oiseaux quand il a chuté de façon accidentelle. L'un de ses deux casoars l'a alors attaqué, lui infligeant une blessure mortelle. Pris en charge par les secours, le septuagénaire est mort à l'hôpital.

 

 

Oiseau coureur proche de l'autruche ou de l'émeu, le casoar est considéré comme étant "l'oiseau le plus dangereux du monde" par le zoo de San Diego. Le bipède, originaire de Nouvelle-Guinée, est en effet doté de longues griffes tranchantes et peut sauter jusqu'à deux mètres de haut. La femelle peut atteindre 76 kilos, le mâle 55. Le casoar parvient à atteindre 50 km/h en vitesse de pointe. Les autorités de Floride classent cet animal dans la même catégorie que les alligators, les blaireaux et les léopards. Leurs propriétaires doivent justifier d'une "expérience substantielle" avec les animaux, précise BFMTV.

 


17/04/2019
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Franceinfo - le lundi 15 avril 2019

 

 

La tortue du Yangzi Jiang est désormais au bord de l'extinction après une insémination ratée

 

 

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Le parc zoologique de Suzhou tentait en vain depuis des années d'amener le couple de tortues à se reproduire naturellement

 

 

 

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 Ce spécimen de tortue à carapace molle du Yangzi Jiang, ici photographié en mai 2015, est mort au zoo de Suzhou (Chine), ce qui compromet grandement l'avenir de cette espèce. (AFP)

 

 

 

La tortue à carapace molle du Yangzi Jiang n'est plus qu'à deux doigts de l'extinction définitive après la mort d'une femelle dans un zoo de Suzhou (Chine), rapportent les médias chinois, lundi 15 avril. Une femelle d'au moins 90 ans a succombé alors que l'équipe du parc avait tenté la veille de l'inséminer à l'aide de la semence d'une tortue mâle pensionnaire du même zoo.

 

 

Le parc zoologique tentait en vain depuis des années d'amener le couple à se reproduire naturellement. La femelle sera autopsiée pour déterminer la cause exacte de sa mort. L'échec de cette opération de la dernière chance compromet grandement l'avenir de cette espèce. En effet, la tortue à carapace molle du Yangzi Jiang ne compterait plus que trois spécimens connus à la surface du globe.

 

 

 

Une hypothétique dernière chance au Vietnam

Outre le mâle survivant, qui serait plus que centenaire, il ne resterait désormais plus que deux autres représentants connus de l'espèce vivant en liberté au Vietnam. Le sexe de ces deux reptiles n'étant pas connu, s'il s'agit de deux mâles, tout espoir de sauvegarder l'espèce sera anéanti.

 

 

La tortue à carapace molle du Yangzi Jiang, la plus grande tortue d'eau douce, peut atteindre un mètre de long et peser jusqu'à 100 kilos. Ce reptile, dont l'habitat s'étendait au Yangzi Jiang, le plus long fleuve d'Asie, et à d'autres cours d'eau de Chine, a été victime de la chasse mais aussi de la pollution, du trafic fluvial et de la généralisation des barrages.

 


15/04/2019
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14/04/2019
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14/04/2019
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14/04/2019
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Franceinfo - le mercredi 27 mars 2019

 

 

Dans les coulisses du plus gros nid d'oiseaux au monde

 

 

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Brut.France Télévisions

 

 

 

Bienvenue dans une colocation géante qui peut héberger jusqu'à 500 oiseaux

 

 

 

 

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JGalere.com
Républicain social

 

 

 

7 mètres de long. C'est la taille que peut faire le nid construit par des républicains sociaux. Cette petite espèce de passereau endémique des zones arides du sud de l'Afrique est en effet capable de construire un nid de cette ampleur, faisant de lui l'un des plus gros nids au monde. Bâtis sur de grands arbres ou sur des poteaux, ils peuvent accueillir plus de 100 couples et leur progéniture. Ces habitats collectifs offrent de nombreux avantages. Ils servent notamment de remparts contre certains prédateurs. Mais dans ces régions arides du Kalahari, ils offrent surtout une protection efficace face aux températures extrêmes.

 

 

 

Une organisation hors pair

En plus d'être gigantesques, ces nids hors norme sont également très bien organisés. Au centre, les chambres individuelles permettent de garder la chaleur pendant la nuit. Autour, d'autres espaces servent à s'abriter de la chaleur du jour. Cette collocation géante est d'ailleurs basée sur la coopération : les jeunes élèvent d'autres oisillons, qu'ils soient de leur famille ou non.

 

 

 

 

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Campo Stellae - Overblog
Namibie - Okonjima (Photo Martine Réau-Gensollen)
 
 
 

Des règles bien établies

Pour éviter que certains ne profitent du confort sans contribuer aux tâches communes, plusieurs mécanismes sont mis en place. D'abord, les liens de parenté avec les voisins encourageraient l'oiseau à travailler pour la survie de sa famille. De plus, il y aurait également des superviseurs chargés de punir les oiseaux ne participants pas assez à l'entretien collectif.

 


28/03/2019
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Franceinfo - vendredi 15 mars 2019

 

 

Le trafic d’écailles de pangolins continue : deux tonnes saisies au Cameroun

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions
 

 

 

C’est une saisie hors normes qui a été opérée à Douala au Cameroun, jeudi 14 mars 2019. Deux tonnes d’écailles de pangolins, à qui on prête des vertus aphrodisiaques et que des trafiquants s’apprêtaient à vendre. Le pangolin, curieux mammifère à écailles est aujourd’hui menacé de disparition en raison de ce trafic

 

 

 

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Un pangolin soigné dans un zoo de Singapour le 14 décembre 2018. (ROSLAN RAHMAN / AFP)

 

 

 

"C'est une énorme saisie, d'habitude nous saisissons des dizaines, quelques fois des centaines de kilos d'écailles. Ici on parle de plus de deux tonnes !", s'est réjoui le directeur adjoint de l'ONG LAGA, Eric Kaba Tah, avec qui les forces de l'ordre ont conjointement mené l'opération.

 

 

Ce trafic semble sans fin, et nous nous en faisons régulièrement l’écho. En juillet 2017 trois tonnes d’écailles étaient saisies en Côte d’Ivoire. Malgré l'interdiction de son commerce depuis 2016, l'animal peut encore s'acheter dans des échoppes de Hong Kong, où ses écailles se vendent à prix d'or explique l’AFP. Selon l’ONG LAGA, la saisie est estimée à 150 millions de francs CFA (227 000 euros).

 

 

Ce pauvre mammifère fourmilier ne fait pourtant de mal à personne. Son seul problème : avoir le corps couvert d’écailles. En Asie du Sud-Est, elles passent pour avoir des vertus thérapeutiques et aphrodisiaques. Selon des études un million de pangolins ont été capturés en dix ans en Afrique et en Asie, et l’espèce est aujourd’hui menacée. Les trois tonnes d’écailles saisies en 2017 en Côte d’Ivoire représentent environ 4000 pangolins.

 

 

Et, en guise de saisie accessoire, les policiers ont également mis la main sur 200 défenses d’ivoire. Le réseau, selon les autorités, agit depuis le Nigeria et alimente l’Asie et le Moyen-Orient.

 


17/03/2019
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Franceinfo - le mardi 26 février 2019 - mis à jour le 27.02.19

 

 

Brésil : une baleine à bosse retrouvée morte dans la mangrove amazonienne

 

 

 

 

Selon des biologistes de l'ONG Bicho D'Agua, la baleine à bosse a été retrouvée à Soure sur l'île de Marajó, à quelque 15 mètres d'une plage. Porté par les grandes marées, sa carcasse s'est échouée dans cette partie de la mangrove

 

 

 

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Une baleine retrouvée morte le 22 février 2019 dans la forêt amazonienne, dans l'Etat de Para, au nord du Brésil.  (HO / ACERVO INSTITUTO BICHO D'AGUA / AFP)

 

 

 

Etrange découverte en Amazonie. Des habitants de l'île de Marajó, située dans l'Etat de Para, au nord du Brésil, ont découvert une baleine à bosse morte échouée sur le sol, au beau milieu d'une mangrove de cette partie de l'Amazonie, relève le magazine Géo. Plusieurs oiseaux volant autour de sa carcasse ont permis de la découvrir. 

 

 

Des biologistes de l'ONG brésilienne Bicho D'Agua se sont ensuite rendus sur place, et ont diffusé plusieurs images du cétacé sur les réseaux sociaux, samedi 23 février.

 

 

D'après l'ONG Bicho D'Agua, la baleine à bosse a été retrouvée à Soure sur l'île de Marajó. Elle mesurait huit mètres de long et avait visiblement un an, selon les biologistes brésiliens. "Ce n'est pas un animal adulte, il n'est pas aussi gros qu'il n'y paraît sur les photos", développe Bicho D'Agua sur Facebook. 

 

 

Comment un tel cétacé a-t-il pu s'échouer sur cette île ? Sur le réseau social, Bicho D'Agua précise que la baleine a été retrouvée à quelque 15 mètres d'une plage. Etant donné cette faible distance et les grandes marées sur la côte nord du Brésil, "il est tout à fait compréhensible qu’une carcasse s’arrête à l’intérieur de la mangrove", explique l'ONG. La baleine, portée par la marée, a donc flotté jusqu'à cet endroit.

 


27/02/2019
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Franceinfo - le mercredi 20 février 2019

 

 

Une tortue géante d'une espèce que l'on pensait disparue depuis un siècle découverte aux Galapagos

 

 

 

Une femelle adulte de l'espèce des "chelonoidis phantasticus" a été trouvée sur l'île de Fernandina, dans l'archipel équatorien

 

 

 

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Une tortue géante d'une autre espèce sur l'île de San Cristobal, qui fait partie de l'archipel des Galapagos (Equateur), le 29 mai 2017. (MARTIN RIETZE / AFP)

 

 

 

On pensait son espèce éteinte depuis plus d'un siècle. Mais un spécimen vivant de chelonoidis phantasticus, une espèce de tortue géante, a été découvert dans l'archipel des Galapagos, a annoncé mardi 19 février le ministre équatorien de l'Environnement.

 

 

 

 

 

Il s'agit d'une femelle adulte, qui a été trouvée sur l'île de Fernandina pendant une expédition organisée par le Parc national des Galapagos et l'organisation environnementale américaine Galapagos Conservancy.

 

 

 

Le dernier spécimen avait été retrouvé en 1906

La tortue géante chelonoidis phantasticus est endémique de Fernandina, une île qui est inhabitée. On la pensait éteinte "depuis plus de 100 ans", a expliqué le ministre de l'Environnement équatorien. Sur Twitter, plusieurs scientifiques ont précisé que le dernier spécimen de l'espèce, et le seul jamais retrouvé, l'avait été en 1906.

 

 

 

 

 

Quinze espèces de tortues géantes ont été recensées dans l'archipel des Galapagos, y compris celles considérées comme éteintes. Les scientifiques considèrent qu'elles sont arrivées sur place il y a trois ou quatre millions d'années et qu'elles ont été dispersées par les courants marins, créant des espèces différentes adaptées aux habitats des différentes îles.

 


20/02/2019
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Franceinfo - le dimanche 17 février 2019

 

 

"Sans eux, la planète est inhabitable" : on a demandé à un spécialiste s'il fallait s'inquiéter de la disparition des insectes

 

 

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Aliénor VinçotteFrance Télévisions

 

 

 

Selon une récente étude, les insectes pourraient disparaître d'ici à un siècle. Henri-Pierre Aberlenc, chercheur et entomologiste, estime même que "c'est inéluctable, s'il n'y a pas un changement radical du système économique actuellement en vigueur"

 

 

 

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Une abeille sur une fleur, photo prise le 8 juillet 2018 près de Lille. Près de la moitié des insectes sont en voie d'extinction, selon une étude scientifique australienne publiée le 11 février 2019.  (DENIS CHARLET / AFP)

 

 

 

Mouches, papillons, scarabées, abeilles... Au total, plus de 40% des insectes sont désormais classés en voie d'extinction. Une disparition tout aussi alarmante et problématique que celle d'espèces plus symboliques comme l'orang-outan, la girafe ou le rhinocéros. C'est ce qu'a démontré une vaste étude, publiée dans la revue Biological Conservation et dirigée par des chercheurs australiens des universités de Sydney et du Queensland. Ces derniers ont compilé et analysé 73 études sur l'évolution des populations d'insectes. 

 

 

"La conclusion est claire : à moins que nous ne changions nos façons de produire nos aliments, les insectes auront pris le chemin de l'extinction en quelques décennies", indiquent les chercheurs. Depuis trente ans, la biomasse totale des insectes a diminué de 2,5% par an. Et il pourrait même disparaître complètement d'ici à un siècle. Leur taux d'extinction est huit fois plus rapide que celui des mammifères, des oiseaux et des reptiles. Quelles sont les conséquences de cette disparition ? Et celle-ci est-elle inéluctable ? Franceinfo a posé ces questions à Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). 

 

 

 

Franceinfo : Que faut-il retenir de l'étude publiée par Biological Conservation 

 

 

Henri-Pierre Aberlenc : Il y a deux ans, des articles faisaient déjà état de la disparition des insectes, il y avait déjà eu beaucoup d'agitation de la part des médias. Mais, depuis, on n'en parle plus. Le principal mérite de ce rapport est d'enfoncer le clou et de relancer le débat sur le sujet. 

 

 

En revanche, il y a un oubli très net de certains paramètres importants qui sont à l'origine de leur disparition, comme la pollution lumineuse, très néfaste notamment pour les insectes nocturnes. Les chercheurs ne citent que la pollution chimique par différents poisons. 

 

 

Un autre paramètre qui a été minoré dans cette étude, c'est la déforestation des forêts primaires tropicales – c'est-à-dire des forêts telle que la nature les a faites, sans intervention de l'homme. Les forêts qui peuvent pousser à la place d'une forêt primaire ne recèlent qu'un pourcentage infime de la biodiversité présente dans les forêts primaires. La déforestation a un rôle important dans la disparition des insectes, voire même plus que les pesticides et l'agriculture intensive. 

 

 

Les forêts primaires détiennent l'essentiel de la biodiversité des insectes de la planète. En les détruisant, on fait disparaître des millions d'insectes.Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste à franceinfo

 

 

La forêt joue un grand rôle contre les sécheresses. Les forêts ont besoin de population équilibrée d'insectes, qui soient en interaction avec les arbres et les plantes. C'est un ensemble qui s'autorégule. Donc, pas de forêt sans insectes. 

 

 

Enfin, un dernier paramètre a été fortement oublié dans cette étude, c'est la circulation automobile, qui est aussi un facteur de destruction considérable de la faune. 

 

 

 

Avez-vous des chiffres qui permettent de démontrer la disparition des insectes ? 

 

 

Personnellement, mes recherches ne se sont jamais basées sur des chiffres, mais sur mon expérience en tant que naturaliste. Sur le terrain, j'ai constaté un déclin flagrant. Par exemple, il y a une trentaine d'années, lorsque je ramassais des bousiers dans le Midi de la France, je pouvais voir des Copris, qui sont de beaux scarabées coprophages [qui se nourrit d'excréments]. En une heure d'exploration sur le terrain, je pouvais en trouver plusieurs dizaines. Or, il y a cinq ans, j'ai envoyé une étudiante au même endroit pour qu'elle fasse des recherches sur les mêmes bousiers. En trois mois de terrain, elle a vu un seul individu. 

 

 

Cette disparition est très nette au niveau de l'apiculture avec le déclin des abeilles. Beaucoup d'apiculteurs ont perdu 100% de leurs abeilles et ont dû arrêter leur activité. La disparition des abeilles et les problèmes que rencontrent les apiculteurs sont un exemple particulier de la manière dont cela nous porte préjudice. On sait que l'on commence à avoir des déficits de pollinisation dans les champs cultivés du fait de la baisse des abeilles et des insectes sauvages. 

 

 

 

En quoi le déclin de ces insectes est-il une mauvaise nouvelle ? 

 

 

Si l'on garde l'exemple des bousiers, ils ont pour fonction d'enterrer les excréments des animaux. Quand ils les enterrent, ils transforment ces excréments en engrais.  Si les bousiers disparaissent, les excréments deviennent un polluant qui ne fertilise plus le sol, ce qui est fâcheux pour les équilibres généraux de la nature. 

 

 

Un autre exemple concerne le déficit de pollinisation. Les insectes jouent un rôle-clé dans l'équilibre des écosystèmes. Quand il est rompu, la vie ne peut plus fonctionner correctement. Certaines espèces vont continuer de proliférer alors que les autres disparaissent. On le voit notamment avec la pyrale du buis [introduite accidentellement en Europe dans les années 2000]. Cette chenille détruit les buis, car elle n'a pas d'ennemi naturel chez nous qui pourrait la manger ou la parasiter. Elle a été importée sans les espèces régulatrices. 

 

 

Le rôle d'une partie des insectes est de réguler la biodiversité, comme tous les parasites et les prédateurs.Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste à franceinfo

 

 

Les insectes jouent le rôle de régulateur et de nettoyeur, mais aussi de nourriture pour les poissons et les oiseaux. Si on a hérité d'une belle planète, c'est dû à la présence des insectes et des oiseaux. Sans eux, la planète est inhabitable. Une agriculture biologique ne peut se faire sans insectes, et il ne peut y avoir de gestion forestière ou des plantes sans eux. 

 

 

Si on supprime les insectes, on supprime aussi des quantités d'oiseaux et de chauve-souris, ainsi que de différents vertébrés. 

 

 

 

Cette disparition est-elle inéluctable ? 

 

 

C'est inéluctable s'il n'y a pas un changement radical du système économique actuellement en vigueur. Or, pour l'instant, ce système a peu de raisons de changer radicalement, parce que cela dérangerait trop de personnes. Je pense que malheureusement, c'est inévitable et que nous allons à une catastrophe. 

 

 

Il sera trop tard quand on s'apercevra que l'on aurait dû faire quelque chose. Je ne suis pas très optimiste, mais je ne vois pas comment on peut modifier la façon dont fonctionne actuellement l'économie mondiale. 

 

 

C'est la modernisation de l'économie qui détruit la biodiversité.Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste à franceinfo

 

 

Pour sauver les insectes, il faut offrir des services pour une agriculture durable, c'est-à-dire raisonnée et biologique. Mais il faudrait aussi renoncer à la mythologie de la croissance dans les pays développés. C'est-à-dire prôner la frugalité et une austérité généralisée, mais qui ne seraient tolérables que par des politiques égalitaires.

 


17/02/2019
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Franceinfo - le vendredi 15 février 2019

 

 

Invasion d’ours polaires en Russie : "Une ingérence humaine dans un territoire qui devrait être dédié aux ours", selon un chercheur

 

 

 

"Est-ce une invasion d’ours blancs dans une ville ou bien une présence anormale d’humains en territoire ursin ?", s'interroge David Gremillet, océanographe et directeur de recherche au CNRS, à franceinfo

 

 

 

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 Le Parisien TV

 

 

 

Des ours qui se baladent en bas des immeubles et qui pillent les poubelles. Ces scènes surprenantes sont devenues ordinaires cet hiver, dans l'archipel de Nouvelle-Zemble, au nord de la Russie. Les autorités locales ont même décrété, samedi 9 février, l'état d'urgence face à "l'invasion" de ces dizaines d'ours polaires agressifs. "Est-ce une invasion d’ours blancs dans une ville ou bien une présence anormale d’humains en territoire ursin ?", s'interroge, de son côté, David Gremillet, océanographe et directeur de recherche au CNRS, à franceinfo.

 

 

 

"Un problème de poubelles"

De nombreux observateurs ont pointé du doigt la responsabilité du réchauffement climatique dans ce phénomène. "Je pense plutôt que c’est un problème de poubelles. J’ai vérifié les images satellites de la concentration de glace de mer autour de la Nouvelle-Zemble pour ce mois de février et c’est loin d’être désastreux, nuance David Gremillet. La question que l’on peut se poser, par contre, c’est celle de la présence de 2 000 personnes dans cette zone. On peut nettement plus parler d’une ingérence humaine dans un territoire qui devrait être un parc national dédié aux ours blancs."

 


15/02/2019
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08/01/2019
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