L'AIR DU TEMPS

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Franceinfo - le jeudi 15 mars 2019 - mis à jour le 16.03.19

 

 

Attentat de Christchurch : Brenton Tarrant, le suspect inculpé pour meurtre, n'a pas demandé de libération sous caution et reste en prison

 

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Kocila MakdecheLouis SanFrance Télévisions
 

 

 

Brenton Tarrant a comparu samedi devant un tribunal de la ville où il a été inculpé pour meurtre

 

 

 

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Des gerbes de fleurs déposée devant une mosquée à Kilbirnie (Nouvelle-Zélande), le 15 mars 2019. (MARTY MELVILLE / AFP)

 

 

 

 

CE QU'IL FAUT SAVOIR

 

 

Le suspect dans les attentats contre deux mosquées du centre-ville de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, qui a fait 49 morts, est un Australien de 28 ans, Brenton Tarrant, qui a comparu samedi 16 mars devant un tribunal de la ville où il a été inculpé pour meurtre. Portant des menottes et une chemise blanche réservée aux détenus, l'ancien instructeur de fitness et militant d'extrême droite déclaré a écouté impassible le chef d'inculpation porté à son encontre. Il n'a pas demandé à bénéficier d'une libération sous caution et restera en prison jusqu'à sa prochaine comparution devant le tribunal, prévue le 5 avril. Suivez la situation sur franceinfo.fr.

 

 

Trois arrestations. Il s'agit de trois hommes. Ils n'étaient inscrits sur aucun fichier de surveillance, selon la police. L'un d'eux, âgé d'une trentaine d'années, a été inculpé pour "meurtres". Il comparaîtra samedi devant le tribunal de Christchurch. Le Premier ministre australien a annoncé qu'un individu était identifié comme étant un citoyen australien, "terroriste d'extrême droite et violent". Des engins explosifs ont également été retrouvés dans les véhicules des suspects. La police dit ne pas rechercher d'autres suspects.

 

 

Une ville en état de siège. La Nouvelle-Zélande relève à "élever" son niveau d'alerte à la sécurité. En ce jour de prière, la police demande aux musulmans d'éviter les mosquées partout en Nouvelle-Zélande. La municipalité de Christchurch, une ville de 340 000 habitants, a ouvert une ligne téléphonique d'urgence pour les parents inquiets du sort de leurs enfants qui participaient à une marche contre le changement climatique non loin de là. Des bâtiments publics, comme la bibliothèque centrale, sont aussi fermés. 

 

 

Des "actes de violence sans précédent". La Nouvelle-Zélande connaît l'une de ses journées "les plus sombres" après ces attentats "sans précédent", estime la Première ministre. Par ailleurs, Jacinda Ardern appelle à ne pas "partager ou propager ce message de haine" en diffusant les images filmées par un tireur. Les autorités travaillent actuellement à les retirer des réseaux sociaux où elles ont été publiées et partagées. "Il faudra du temps pour guérir et ce soir, nos pensées et nos prières doivent être avec les personnes affectées", a ajouté Jacinda Ardern.

 

 

La France réagit. Dans un tweet, Emmanuel Macron condamne "des crimes odieux" et souligne que "la France se dresse contre toute forme d'extrémisme". Par ailleurs, Christophe Castaner demande aux préfets de "renforcer la surveillance des lieux de culte, par précaution". "Des patrouilles seront assurées à proximité des espaces confessionnels", explique le ministre de l'Intérieur. Il a également affirmé que le suspect de l'attaque n'est "pas connu" en France. 

 



16/03/2019
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