L'AIR DU TEMPS

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Franceinfo - le dimanche 28 janvier 2018

 

 

Afghanistan : un nouveau bilan fait état de 103 morts et 235 blessés dans l'explosion d'une ambulance piégée à Kaboul

 

 

Les talibans ont revendiqué l'attentat. L'explosion s'est produite dans le quartier abritant des bureaux du ministère de l'Intérieur et ceux de l'Union européenne

 

 

Le bilan s'alourdit. Au moins 103 personnes sont mortes et 235 ont été blessées dans l'explosion d'une ambulance piégée à Kaboul, samedi 27 janvier. L'explosion s'est produite dans le quartier abritant des bureaux du ministère de l'Intérieur et ceux de l'Union européenne. Cet attentat, revendiqué par les talibans, survient une semaine après l'attaque de l'hôtel Intercontinental à Kaboul, qui a fait 22 morts, dont 14 étrangers. 

 

 

"Le kamikaze a utilisé une ambulance pour passer les barrages. Il a indiqué au premier contrôle qu'il acheminait un patient vers l'hôpital Jamuriat" voisin, a expliqué un porte-parole du ministère de l'Intérieur. "Au second barrage, il a été identifié et il a fait détoner sa charge", a-t-il ajouté. L'explosion, de très forte intensité, a littéralement secoué la capitale.

 

 

 

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Le site où une ambulance a explosé dans un attentat-suicide à Kaboul, en Afghanistan, le 27 janvier 2018.  (RAHMAT GUL / AP / SIPA)

 

 

Niveau d'alerte extrême à Kaboul 

 

L'attentat a été revendiqué par le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid sur WhatsApp : "Un martyr a fait sauter sa voiture piégée près du ministère de l'Intérieur où se trouvaient de nombreuses forces de police", a-t-il indiqué.

 

 

Le niveau d'alerte est extrême en ce moment à Kaboul, particulièrement dans le centre et le quartier diplomatique, dont la plupart des ambassades et institutions étrangères ont été placées en "lock down" (sorties interdites).

 

 

Cet attentat est le troisième à frapper l'Afghanistan en une semaine après l'attaque le 20 janvier de l'hôtel Intercontinental de Kaboul, revendiquée par les talibans, et celle mercredi des locaux de Save the Children à Jalalabad (est), revendiquée par le groupe Etat islamique.

 


05/02/2018
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Franceinfo - le dimanche 21 janvier 2018

 

 

Afghanistan : l'attaque de l'hôtel Intercontinental à Kaboul, revendiquée par les talibans, a fait au moins 18 morts

 

 

 

Quatorze étrangers figurent parmi les victimes, selon les autorités afghanes. Des hommes armés ont pris d'assaut l'hôtel, dans la nuit de samedi à dimanche, et ont résisté pendant douze heures avant d'être tués

 

 

 

Le bilan de l'attaque de l'hôtel Intercontinental à Kaboul (Afghanistan) s'alourdit, dimanche 21 janvier. Au moins 18 personnes, dont 14 étrangers, ont péri dans cette attaque qui s'est déroulée dans la nuit de samedi à dimanche, a déclaré un porte-parole du ministère de l'Intérieur.

 

 

"Quatorze étrangers et quatre Afghans ont été tués", a déclaré le porte-parole, Najib Danish, à la chaîne Tolo news. Il n'a toutefois pas précisé les nationalités des victimes étrangères. L'attentat, qui a duré environ douze heures, a été revendiqué par les talibans.

 

 

 

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Des Afghans courant près de l'hôtel Intercontinental à Kaboul (Afghanistan), visé par une attaque revendiquée par les talibans, le 21 janvier 2018.  (WAKIL KOHSAR / AFP)

 

 

 

"Tous les assaillants ont été tués"

 

Des hommes armés se sont introduits dans l'hôtel peu après 21 heures, heure locale, samedi. Ils ont déclenché une explosion avant d'ouvrir le feu au hasard. Dans la nuit, de hautes flammes s'échappaient du toit de l'hôtel en raison d'un incendie déclenché par les assaillants.

 

 

Les forces spéciales afghanes, épaulées par des forces de l'Otan, ont par la suite repris peu à peu le contrôle des étages. De fortes explosions ont ensuite été entendues vers 4h30, avant une relative accalmie. "L'attaque est terminée, tous les assaillants ont été tués. 126 personnes ont été secourues dont 41 étrangers", a annoncé dimanche le porte-parole du ministère de l'Intérieur, avant d'annoncer un dernier bilan de 18 morts. 

 

 

Selon ce dernier, une nouvelle compagnie de sécurité avait récemment pris en charge la sécurité de l'hôtel Intercontinental. "Nous enquêtons pour comprendre par où sont entrés les assaillants, a-t-il expliqué. Ils ont pu utiliser les portes de l'arrière-cuisine."

 

 


23/01/2018
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Franceinfo - le mercredi 3 janvier 2018

 

 

Iran : Emmanuel Macron, "préoccupé", appelle Hassan Rohani à "la retenue"

 

La visite que devait effectuer le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, à Téhéran à la fin de la semaine, est reportée

 

 

La France inquiète de la contestation qui agite l'Iran. Emmanuel Macron a exprimé, mardi 2 janvier, dans un entretien téléphonique avec son homologue iranien Hassan Rohani, sa "préoccupation" face "au nombre de victimes liées aux manifestations" des derniers jours en Iran. Le président a appelé Téhéran à "la retenue et à l'apaisement". "Les libertés fondamentales, notamment les libertés d'expression et de manifestation, doivent être respectées", a indiqué l'Elysée dans un communiqué.

 

 

Dans ce contexte, les deux dirigeants ont décidé de reporter à une date ultérieure la visite que devait effectuer le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, à Téhéran à la fin de la semaine, a précisé l'Elysée.

 

 

 

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Le président Emmanuel Macron prononce un discours à l'Elysée, le 30 décembre 2017. (ETIENNE LAURENT / AFP)

 

 

 

 

L'Iran demande la défense de l'accord sur le nucléaire

 

Rendant compte un peu plus tôt de cette discussion, la télévision iranienne a indiqué que Hassan Rohani avait demandé à Emanuel Macron de prendre des mesures contre les activités d'un "groupe terroriste" iranien basé en France et impliqué selon lui dans les récentes manifestations. Téhéran accuse les Moudjahidine du peuple, qualifiés par le pouvoir iranien d'hypocrites, d'alimenter les violences et d'être liés à l'Arabie saoudite, rivale régionale de l'Iran.

 

 

Le communiqué de l'Elysée n'a pas fait état de cette question mais a précisé que les deux présidents avaient évoqué l'accord nucléaire de 2015, "dont la France soutient l'application stricte, sous supervision internationale". Hassan Rohani "a demandé l'appui de la communauté internationale pour défendre cet accord et respecter les engagements pris", a précisé la présidence française.

 


04/01/2018
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Franceinfo - le mercredi 3 janvier 2018

 

 

"Le manque d'espoir et la déprime sont de plus en plus forts" : des Iraniens racontent pourquoi ils manifestent

 

 

 

Décembre 2017. (MEHR NEWS / AFP)

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Margaux Duguet France Télévisions

 

Depuis plusieurs jours, ce pays de 83 millions d'habitants est le théâtre de violentes protestations contre les difficultés économiques et le pouvoir politique. Joints par franceinfo, des Iraniens témoignent de l'ambiance qui règne chez eux

 

 

"Tout est compliqué ici, soupire un étudiant de Téhéran. J'ai appris que certains de mes amis ont été arrêtés pour avoir fait ce genre de choses." Il n'en dira pas plus. "Ce genre de choses", c'est-à-dire parler à un média étranger, peut coûter très cher en Iran. Surtout en ce moment. Depuis le 28 décembre, le pays est secoué par des manifestations contre le coût de la vie et le régime. Vingt et une personnes, dont 16 manifestants, ont été tuées durant ces rassemblements, les plus importants depuis la contestation contre la réélection de l'ex-président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad en 2009. En réaction, le gouvernement du président Hassan Rohani et les autorités religieuses ont accusé des puissances étrangères, dont les Etats-Unis, d'agir en coulisses.

 

 

 

L'accès aux réseaux sociaux comme Instagram ou aux messageries chiffrées comme Telegram a été restreint. Les conversations sont extrêmement contrôlées. "Tous nos messages sont sous étroite surveillance et n'importe quoi, même un simple mot, peut entraîner des conséquences judiciaires graves, raconte un Iranien terrorisé. Nous avons aussi reçu des menaces nous intimant de ne pas participer aux manifestations ou de ne pas partager d'informations avec qui que ce soit." Malgré la peur, des Iraniens ont accepté d'expliquer à franceinfo ce qui se passe dans leur pays et pourquoi certains d'entre eux ont choisi de descendre dans la rue. 

 

 

 

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"Un jour viendra où je n'aurai plus de travail"

 

Il en rigolerait presque. Au beau milieu de la conversation, sur WhatsApp, Ali* glisse un "moi, je n'ai pas peur de parler. Mais s'ils m'arrêtent demain, vous saurez pourquoi". Cet ingénieur manifeste presque tous les soirs depuis le début du mouvement dans sa ville d'Ispahan, dans le centre de l'Iran. Les conditions économiques se sont tellement dégradées qu'il n'a pas hésité à se mobiliser. 

 

 

 

Je travaille pour une société privée et ça fait cinq mois qu'on ne me verse pas mon salaire. C'est difficile, trop difficile.

Ali*, ingénieur à Ispahan

à franceinfo

 

 

Pour joindre les deux bouts, en plus de son travail, Ali rénove des halls d'immeubles et rêve d'"émigrer". "En ce moment, il y a beaucoup de problèmes. Les prix augmentent de plus en plus. Il y a beaucoup de jeunes qui ont étudié à l'université, mais il n'y a pas de travail pour eux, détaille-t-il. La situation est pire qu'en 2009. A l'époque, les manifestations n'étaient que politiques mais là, elles sont aussi une réaction à la situation économique. Et puis, en 2009, les pauvres étaient avec Ahmadinejad. Maintenant, ils sont dans l'opposition."

 

 

Les Iraniens des classes populaires et moyennes ne ressentent pas, en effet, les retombées de la politique du président Hassan Rohani, en particulier celles attendues après l'accord de 2015 qui a levé les sanctions économiques en échange de l'arrêt du programme nucléaire de Téhéran

 

 

Ali sent qu'il n'aura bientôt plus rien à perdre. "Si les prix augmentent encore, un jour viendra où je n'aurai plus de travail et plus d'argent. Si le gouvernement ne change pas sa politique, ce sera bientôt", pronostique-t-il. Mardi soir encore, il était dans la rue malgré "les policiers beaucoup plus nombreux" qu'auparavant. Avec une amie, il continue de filmer la colère de ses compatriotes.

 

 

 

"La situation devient de pire en pire"

 

D'autres Iraniens attendent cependant d'y voir plus clair avant de rejoindre le mouvement. C'est le cas d'Hamif*, 33 ans et manager à Téhéran. Ancien étudiant activiste ayant participé aux manifestations de 2009, il reste un peu sceptique sur ces nouvelles protestations. "Je préfère attendre et ne pas participer pour l'instant. Leurs revendications ne sont pas très claires. Ils savent ce qu'ils ne veulent pas, mais ils ne savent pas ce qu'ils veulent. Et puis, il n'y a pas de leadership pour le moment", regrette-t-il au bout du fil. 

 

 

Hamif est néanmoins bien conscient du danger de la situation. "Le gouvernement d'Ahmadinejad a passé beaucoup de contrats avec des sociétés privées et maintenant, le gouvernement actuel a beaucoup de dettes envers ce secteur privé. Et il ne peut pas payer. Conséquence : les entreprises ne peuvent plus verser leurs salaires aux travailleurs, explique ce féru de philosophie. Cela devient de pire en pire."

 

 

 

La situation est très fragile. A la moindre étincelle, tout peut s'embraser.

Hamif*, manager à Téhéran

à franceinfo

 

 

Hamif dit encore "craindre pour l'avenir". "J'ai peur parce qu'aucun pays dans le monde n'a obtenu la liberté et la démocratie sans la violence et la révolution", assure-t-il. 

 

 

 

Soif de démocratie

 

Une crainte qu'a décidé d'ignorer Pouria*, étudiant à Ispahan. A 27 ans, il est descendu deux fois dans la rue, pas plus, car "nous sommes en pleine période d'examens". Il affirme ne pas avoir peur de manifester. "Je sais quand je peux y aller, où je peux me placer et quand il est temps de partir", explique-t-il. Lui proteste surtout pour plus de démocratie et rêve de "liberté d'expression, de droits pour les femmes et de réformes de l'économie et de la politique étrangère".

 

 


04/01/2018
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le Progrès du mercredi 23 août 2017

 

 
 
    TRUMP RENFORCE LES TROUPES MILITAIRES

 

 

 

Le président Trump a solennellement dévoilé sa stratégie très attendue pour l'Afghanistan, où l'armée américaine est engagée depuis 2001. Opérant une volte-face par rapport à ses propos initiaux, il a décidé de maintenir, voir renforcer, la présence militaire américaine dans ce pays. Il a expliqué "qu'un retrait précipité créerait un vide qui profiterait aux terroristes", mais il est resté avare de détails sur son plan. Une décision saluée par le gouvernement afghan.

 

 

 

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25/08/2017
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le Progrès du samedi 10 juin 2017

 

 
 
    CRISE QATAR/ARABIE SAOUDITE - GUERRE FROIDE ET CYBERGUERRE

 

 

 

L'Arabie Saoudite et ses alliés publient une liste de "terroristes" qui seraient soutenus par le Qatar. Dans le même temps, la chaîne qatarie Al Jazeera a été la cible de cyberattaques. Mais le régime de Doha semble moins isolé depuis que la Turquie lui a apporté son soutien.

 

 

La tension est encore montée d'un cran hier dans le Golfe. La crise entre le Qatar et ses puissants voisins est toujours très vive, cinq jour après la rupture des relations diplomatiques et le blocus routier imposé à l'Émirat gazier. L'Arabie Saoudite et ses alliés accusent le Qatar de soutenir 59 terroristes et 12 organisations djihadistes. Leurs noms figurent sur une liste noire publiée par le royaume wahhabite, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et l'Égypte. Le Qatar dénonce des accusations sans fondement.

 

 

 

Le pouvoir d'influence d'Al Jazeera

 

La guerre froide dans le Golfe a pris aussi l'allure d'une cyberguerre avec les attaques informatiques lancées contre les sites internet et les comptes sur les réseaux sociaux de la chaîne Al Jazeera, un des symboles du "soft power" du Qatar.

 

 

Ce pays de 2,7 millions d'habitants, dont 80 % de travailleurs immigrés, plus petit que la région Île-de-France, dispose d'un énorme pouvoir d'influence grâce à sa chaîne d'informations regardée par plus de 45 millions d'arabophones dans le monde. Lundi dernier, l'Arabie Saoudite a fermé les bureaux d'Al Jazeera dans la pays. Les Émirats arabes unis exigent même du Qatar la fermeture de la chaîne avant toute négociation.

 

 

Ce n'est pas la première fois qu'Al Jazeera est pris pour cible par les principales puissances sunnites du Golfe. Les monarchies pétrolières avaient vu d'un mauvais oeil la couverture de la chaîne favorable aux révolutions arabes. Al Jazeera avait aussi été accusée d'avoir soutenu les Frères musulmans et le président Mohamed Morsi en Égypte.

 

 

Le Qatar, qui se paye le luxe d'accueillir la Coupe du monde de football en 2022, avait aussi donné une leçon de modernité aux régimes sclérosés du Golfe en juin 2013 lorsque l'émir Sheikh Hamad bin Khalifa al-Thani avait abdiqué en faveur de son fils Tamim, alors âgé de 33 ans.

 

 

La rupture était devenue inévitable lorsque l'émirat qui possède les troisièmes réserves mondiales de gaz naturel s'est un peu rapproché de l'Iran chiite, l'ennemi juré de l'Arabie Saoudite.

 

 

 

La guerre informatique joue un rôle important dans cette crise, la plus grave dans le Golfe depuis l'invasion du Koweït en 1990. Le Qatar a accusé des hackers d'avoir piraté l'agence de presse officielle du pays et diffusé une fausse déclaration de l'émir qatari dans laquelle il recommandait un rapprochement avec l'Iran et se félicitait de ses bonnes relations avec Israël et le Hamas. Le FBI américain a confirmé l'hypothèse d'un piratage. C'est en utilisant le prétexte de ces propos incendiaires que l'Arabie Saoudite a décidé la brutale mise au ban du Qatar.

 

 

 

Hier, le régime de Doha semblait toutefois un peu moins isolé. La Turquie, l'autre grande puissance sunnite du Moyen-Orient, a renouvelé son soutien à son allié qatari, proposant une aide pour des approvisionnements. Le président Erdogan est prêt à envoyer d'autres soldats turcs au Qatar où Ankara possède une base militaire. La crise actuelle pourrait finalement déboucher sur une alliance entre les deux régimes sunnites du Qatar et de Turquie, voire même un rapprochement de circonstance avec l'Iran chiite. Luc Chaillot

 

 

 

 

TRUMP OUBLIE LA BASE AMÉRICAINE AU QATAR

 

Donald Trump savait-i que le Qatar abrite la plus grande base militaire américaine au Moyen-Orient ? Le président américain semblait l'ignorer lorsqu'il a félicité l'Arabie saoudite et ses alliés du Golfe pour avoir rompu leurs relations diplomatiques avec l'émirat dans le but de mettre fin au financement du terrorisme.

 

 

Donald Trump a même vu dans l'isolement du Qatar un succès diplomatique, estimant que sa visite en Arabie saoudite commençait à porter ses fruits. Pourtant, les États-Unis entretiennent au Qatar une base aérienne dont le rôle est essentiel dans la lutte contre Daech. Près de 11 000 soldats américains y sont positionnés. C'est de cette base Al Udeid que décolle une partie des avions américains qui partent bombarder les combattants de Daech en Syrie et en Irak.

 

 

Donald Trump semble avoir pris conscience de sa gaffe. Mercredi, il a téléphoné à l'émir du Qatar pour lui proposer la médiation des États-Unis afin de régler le conflit avec ses voisins du Golfe. L.C

 


13/06/2017
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le Progrès du jeudi 8 juin 2017

 

 
 
    DEUX ATTENTATS HIER À TÉHÉRAN, AU MOINS 13 MORTS. DAECH ATTAQUE
      L'IRAN : CRISE MAJEURE

 

 

 

Le double attentat contre le parlement iranien et le mausolée de l'imam Khomeiny s'inscrit dans un regain de tension entre musulmans chiites et sunnites, et entre l'Iran et l'Arabie saoudite.

 

 

C'est une première très inquiétante. Daech a revendiqué les deux attentats commis hier à Téhéran contre le Parlement et le mausolée de l'imam Khomeiny. Les attaques, lancées le matin de manière simultanée sur les deux sites distants d'une vingtaine de kilomètres, ont duré plusieurs heures, et fait au moins treize victimes.

 

 

 

Les Gardiens accusent l'Arabie saoudite

 

Un premier groupe de deux personnes a attaqué le mausolée de l'imam Khomeiny, lieu saint du chiisme iranien, cible éminemment symbolique pour les terroristes sunnites de Daech. "La première personne s'est faite exploser dans les jardins du mausolée et la seconde a été tuée par les forces de l'ordre", selon le ministère de l'Intérieur iranien.

 

 

Un second groupe de quatre assaillants, déguisés en femmes, a attaqué le Parlement. L'un s'est fait exploser, les trois autres ont été tués par les forces de sécurité, tandis que les députés poursuivaient leurs débats.

 

 

Cette première intervient alors que la tension n'a jamais été aussi forte entre l'Iran et l'autre puissance de la région, l'Arabie saoudite. Et entre les deux branches de l'islam dont ces pays se veulent les champions, le chiisme et le sunnisme.

 

 

Les Gardiens de la Révolution iranienne ont d'ailleurs accusé hier soir l'Arabie saoudite d'être à l'origine de ces attaques. Et ils établissaient un lien avec la récente visite du président américain à Ryad : Donald Trump y avait violemment attaqué Téhéran, rangé dans "l'axe du Mal" pour son soutien au terrorisme. Et le président américain maintient toujours le doute sur l'accord conclu avec l'Iran par Barack Obama : une levée de sanctions contre un arrêt du programme nucléaire militaire.

 

 

 

Un conflit "aux origines de l'islam"

 

Cette tension croissante entre les deux pays s'est également manifestée lundi au détriment du Qatar, avec lequel l'Arabie saoudite et ses alliés émiratis ont rompu toute relation. En cause : la volonté du Qatar de ménager l'Iran, qui exploite avec lui un champ gazier dans le Golfe. L'Arabie et l'Iran s'opposent aussi au Yémen et à Bahreïn, par factions interposées. Et bien sûr en Syrie, où l'Iran est très engagé aux côtés de Bachar el Assad, alors que l'Arabie finance les forces islamistes.

 

 

"Le conflit entre chiites et sunnites remonte aux origines de l'islam. Les sunnites, majoritaires, n'ont jamais accepté la prétention des chiites à incarner un islam légitime", explique Serge Lafitte, auteur de "Chiites et Sunnites" (Presses de la Renaissance). "Et ce conflit rejoint une opposition elle aussi très ancienne entre Persans et Arabes, les Iraniens se targuant aujourd'hui de porter la civilisation face aux "Bédouins saoudiens". Francis Brochet

 


12/06/2017
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le Progrès du mercredi 7 juin 2017

 

 
 
    CRISE DANS LE GOLFE - QATAR : SUSPENSION DE VOLS ET TENTATIVES DE
      MÉDIATION

 

 

 

La suspension des vols aériens vers ou depuis Doha décidée par plusieurs pays arabes a pris effet hier, alors que des tentatives de médiation se poursuivent pour désamorcer la crise sans précédent autour d'un Qatar isolé et accusé de "soutenir le terrorisme".

 

 

Le Qatar a vu lundi l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats Arabes Unis, le Yémen, l'Égypte et les Maldives rompre toute relation diplomatique avec lui. Se sont ajoutées des mesures économiques comme la fermeture des frontières terrestres et maritimes entre ces pays et le Qatar.

 


11/06/2017
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le Progrès du mardi 6 juin 2017

 

 
 
    LE QATAR EST, DEPUIS HIER,  MIS AU BAN PAR L'ARABIE SAOUDITE ET SES
      VOISINS

 

 

 

GOLFE PERSIQUE : L'HEURE EST À LA GUERRE FROIDE

 

 

L'Arabie saoudite et ses alliés ont rompu leurs relations avec le Qatar, accusé de financer le terrorisme. Une crise qui cache surtout une reprise en main par Riyad du petit émirat ami de la France, trop indépendant.

 

 

Frontières fermées, avions cloués au sol, ambassadeurs rappelés, ruée sur les produits de première nécessité dans les magasins... Si cela n'est pas encore la guerre, cela ressemble à ses préparatifs. L'Arabie Saoudite, Bahreïn, les Émirats Arabes Unis, l'Égypte et le Yémen ont rompu hier avec le Qatar, isolant le richissime émirat qu'ils accusent de financer des groupes terroristes.

 

 

Dénonçant la volonté de l'Arabie saoudite et de ses proches alliés de le placer sous tutelle, le Qatar qualifié d'"injustifiée" et "sans fondement" cette décision.

 

 

La crise couvait depuis une dizaine de jours, et la publication par l'agence de presse qatarie de déclarations attribuées à l'émir Tamim ben Hamad Al Thani.  Ce dernier y louait notamment le rôle stabilisateur de l'Iran dans la région : un véritable chiffon rouge pour le régime saoudien qui n'a guère écouté les démentis des autorités de Doha expliquant avoir été victimes d'un piratage. Alimenté par les médias saoudiens et émiratis, l'incendie diplomatique a gonflé pendant des jours. Jusqu'au coup de tonnerre d'hier.

 

 

 

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Le Qatar, franc tireur du Golfe

 

Sur l'échiquier régional, Doha a souvent joué se propre partition. Soutien historique du Hamas palestinien, classé organisation terroriste par Washington, l'émirat héberge pourtant la plus grande base aérienne américaine de la région. Et au contraire de son puissant voisin saoudien, le Qatar a souvent ménagé l'Iran avec lequel il exploite les champs gaziers du Golfe. Il s'est aussi rapproché ces dernières années de la Turquie d'Erdogan. Téhéran et Ankara ont d'ailleurs apporté hier leur soutien au Qatar en appelant au dialogue.

 

 

Mais l'émir de Doha est aussi régulièrement soupçonné de laxisme dans la lutte contre le financement par des fonds privés d'organisations terroristes. Les Saoudiens n'ont fait que reprendre ces critiques.

 

 

 

Un précédent en 2014

 

Paradoxalement, des soupçons identiques pèsent d'encore plus longue date sur l'Arabie saoudite. La rétention par le gouvernement britannique d'un rapport sur la question défrayait encre la chronique ces derniers jours Outre-Manche... Mais dans l'écheveau complexe du Moyen-Orient, le qualificatif d'organisation terroriste varie selon les pays. Soutenus depuis longtemps par le Qatar, les Frères musulmans ont ainsi droit de cité en Turquie... mis sont une des bêtes noires de la monarchie saoudienne, qui voit dans son idéologie ne menace existentielle. Idem pour l'Égypte du général Al-Sissi, qui avait destitué en juillet 2013 le président Morsi, pourtant élu démocratiquement.

 

 

À l'époque, le soutien du Qatar aux Frères musulmans avait d'ailleurs entraîné une première crise. En 2014, l'Arabie saoudite, les Émirats Arabes Unis et Bahreïn avaient rappelé leurs ambassadeurs durant huit mois. Bis repetita ? À ceci près que cette fois l'Iran, ennemi mortel de Riyad, fait aussi partie de l'équation, et que se multiplient dans la presse arabe les rumeurs d'un coup d'État visant à renverser l'émir Tamim. Jean-Michel Lahire

 

 

 

46 ans : c'est l'âge de l'émirat du Qatar. Ancien protectorat britannique, ce dernier avait refusé en 1971 de rejoindre les Émirats Arabes Unis. Depuis sa création, il est dominé par la famille Al Thani, ce qui n'empêche pas les coups d'États : cinq au total

 

 

 

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REPÈRES

 

 

■ Un petit pays enclavé

 

À peine plus grand que la Gironde, le Qatar forme une péninsule d'environ 11 500 km2 s'avançant au milieu du Golfe persique. Il partage son unique frontière terrestre, au sud, avec l'Arabie saoudite. Hormis cette dernière, ses plus proches voisins sont le royaume du Bahreïn à l'ouest, et les Émirats Arabes Unis à l'est.

 

 

 

■ Les expatriés majoritaires

 

Des 2,6 millions d'habitants du pays, seuls 313 000 sont Qataris. Tous les autres sont des expatriés, principalement du sous-continent indien ou d'Égypte

 

 

 

■ Un patchwork religieux

 

Autre conséquence : la population du pays est un patchwork de nationalités et de religions. Seuls 67 % des habitants sont musulmans, près de 14 % sont chrétiens et 14 % hindouistes. L'islam est religion d'État.

 

 

 

UN AMI GÉNÉREUX DE LA FRANCE

 

 

Vu de la France, le Qatar est associé au PSG, ses dépenses faramineuses en achats de joueurs, ses salaires pharaoniques. Même si l'ancien tennisman professionnel Nasser Al Khelaïfi est le président du PSG, le vrai propriétaire, via le fonds Qatar Sports Invest (QSI), n'est autre que le cheik Al Thani, émir actuel.

 

 

La chaîne de télévision BeIn sports s'inscrit aussi dans cette visibilité donnée par le football au petit émirat organisateur controversé de la coupe du monde de 2022. L'achat du Grand Prix de l'Arc de Triomphe, à Longchamp, véritable championnat du monde du galop rebaptisé du nom de l'Émirat, participe d'une "tradition et de liens anciens du monde arabe pour les courses de chevaux" selon France-Galop. QSI a mis 20 M€ sur la table pour sauver l'épreuve.

 

 

 

Cadeau fiscal

 

Dans les trois dossiers, sous les présidences Chirac puis surtout Sarkozy, les chefs d'État sont personnellement intervenus. La proximité entre les émirs et les présidents français agaçait l'Arabie saoudite voire les alliés de la France.

 

 

Car le Qatar, partenaire commercial de la France depuis 1974, pèse lourd dans l'économie française. Hôtels de luxe et murs de grands magasins ou de sièges de banques à Paris, casinos et hôtels (Carlton et Martinez) à Cannes, centres commerciaux : le patrimoine immobilier du fonds Qatar hospitality, géré par la famille de l'émir, est évalué à 12 milliards d'euros. Cadeau de bienvenu : une convention fiscale de 2009 qui exonère les investissements qataris de toute fiscalité sur les droits de mutations, les plus-values, les dividendes et les impôts fonciers.

 

 

Par le biais de ses parts dans le groupe Lagardère (2,8 %) et d'un fonds souverain d'investissement l'émirat détient 11 % du capital d'Airbus. Ce fonds a acquis 3,5 % des parts de Total, 5 % de Veolia et 4,5 % de Suez environnement, les deux leaders mondiaux de la gestion de l'eau et des déchets et 4 % du constructeur Vinci. Les Qatariens sont majoritaires dans le groupe des Magasins le Printemps, actionnaires du site Ventreprivée, possèdent via une épouse du cheik, le groupe Le Tanneur & cie.

 

 

Surtout, les fonds souverains qataris ont soutenu le programme "Future french champions" à hauteur de 150 m€. Il a permis l'émergence de nombreuses strart-up dans la santé, le numérique, l'agroalimentaire et a remplacé avantageusement l'enveloppe de 50 m€ dévolue aux banlieues jusqu'en 2014.

 

 

Enfin, pas moins de 60 entreprises françaises travaillent au Qatar de façon permanente et 80 % de l'armée de l'émirat est équipée de matériel français. On comprend pourquoi François Hollande, plutôt proche des Saoudiens et informé des liens entre Qatar et groupes fondamentalistes, a ménagé cet ami controversé. Pas évident de rompre.

 


08/06/2017
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le Progrès du dimanche 21 mai 2017

 

 
 
    ROHANI ÉLU DÈS LE PREMIER TOUR

 

 

 

Le président iranien, Hassan Rohani, a été largement réélu pour quatre ans dès le premier tour, avec 57 % des voix "Le message de notre peuple a été clairement exprimé. Le peuple iranien a choisi la voie de l'entente avec le monde, loin de l'extrémisme", s'est-il félicité hier, peu après l'annonce des résultats. Ce triomphe est un feu vert pour la poursuite de sa politique d'ouverture au monde et de réformes.

 


23/05/2017
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le Progrès du mardi 9 mai 2017

 

 
 
    TERRORISME - CONFLIT. AFGHANISTAN : LE CHEF DE DAECH TUÉ DANS UN
     RAID AMÉRICAIN

 

 

 

La mort du chef de Daech donne un nouveau point d'avance aux Américains qui ont juré de se débarrasser de Daech en 2017, mais sans changer l'organisation du groupe qui continue de se battre sur le terrain.

 

 

Le gouvernement afghan et l'armée américaine ont confirmé dimanche soir la mort, le 27 avril, d'Abdul Hasib, chef de l'Ei-Khorasan, branche locale de Daech lors d'une opération conjointe dans le Nangarhar (est) où le groupe est apparu en 2015.

 

 

L'homme avait pris le commandement du groupe en juillet 2016 à la mort de son prédécesseur Hafiz Saeed, lui-même tué dans un bombardement américain. "Abdul Hasib avait alors été nommé le chef de l'EI-Khorasan", explique l'analyste Ahmad Saeedi.

 

 

"Hasib était une figure obscure, inconnue de la population, dont aucune photo n'a jamais circulé. Sa mort ne fera aucune différence, un autre commandant va être désigné".

 


12/05/2017
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le Progrès du dimanche 30 avril 2017

 

 
 
    DES MARINES AU HELMAND

 

 

 

Les Marines américains sont de retour dans le Helmand, province du sud de l'Afghanistan en partie dominée par les talibans, qu'ils avaient évacuée en 2014 sans avoir réussi à contrecarrer l'insurrection.

 

 

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01/05/2017
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le Progrès du dimanche 23 avril 2017

 

 
 
LE BILAN S'ALOURDIT. CARNAGE TALIBAN CONTRE UNE BASE MILITAIRE : PLUS
     DE CENT MORTS

 

 

 

Le terrible bilan de l'assaut taliban contre une base militaire du nord de l'Afghanistan vendredi est encore monté hier, à plus d'une centaine de morts et blessés selon le gouvernement. Mails la bataille des chiffres semblait déjà engagée : un commandant l'a ainsi estimé à "150 tués et des dizaines de blessés". Si ce bilan était confirmé,il ferait de cette attaque l'une des plus meurtrières jamais perpétrées dans le pays.

 

 

 

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"Quelqu'un les a aidés"

 

Au lendemain de l'assaut, mené par dix hommes lourdement armés pendant plus de cinq heures, des dizaines de familles se sont regroupées à distance de l'entrée du site, d'où sortaient progressivement les cercueils des victimes.

 

 

Les rescapés se demandaient surtout comme le commando avait pu tromper les contrôles pour pénétrer dans la base avec ses armes, posant une nouvelle fois la question d'éventuelles complicités internes. "Il y a sept barrages à franchir à l'entrée. Nous, les gardes nous bloquent des heures si on n'a pas nos papiers. Ils avaient des armes, des vestes d'explosifs, quelqu'un les a aidés, c'est sûr", rage l'un deux.

 

 

Selon le ministère de la Défense, un assaillant a été arrêté, deux se sont fait exploser et les autres ont été abattus par les forces spéciales afghanes.

 


24/04/2017
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