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22/02/2018
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Franceinfo - le dimanche 11 février 2018

 

 

Mort de Fiona : la mère de la fillette et son ex-compagnon condamnés à vingt ans de prison en appel

 

 

En première instance, Cécile Bourgeon avait été acquittée pour les violences ayant entraîné la mort de Fiona et avait été uniquement condamnée à cinq ans de prison pour avoir fait croire à un enlèvement de l'enfant

 

 

 

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 Cécile Bourgeon, la mère de la petite Fiona, le 5 septembre 2016 à Riom (Puy-de-Dôme). (THIERRY ZOCCOLAN / AFP)

 

 

 

Cécile Bourgeon, la mère de la petite Fiona, et son ex-compagnon Berkane Makhlouf ont été condamnés en appel à vingt ans de prison, dimanche 11 février. La cour d'assises de la Haute-Loire les a jugés aussi coupables l'un que l'autre des coups fatals portés à la fillette de 5 ans en 2013.

 

 

En première instance, en 2016, la cour d'assises du Puy-de-Dôme avait dissocié les peines. Cécile Bourgeon avait été acquittée pour les violences ayant entraîné la mort de Fiona et avait été uniquement condamnée à cinq ans de prison pour avoir fait croire à un enlèvement de l'enfant. Berkane Makhlouf avait, lui, déjà écopé de vingt ans de réclusion.

 

 

"Ils n'ont pas tout dit"

 

"Les mensonges, les contradictions, les silences, les incohérences, la variabilité n'ont pas permis d'appréhender le contexte exact du décès. Pour autant, le positionnement des accusés ne suffit pas à créer un doute raisonnable, a déclaré le président de la cour. Si ce n'est menti, ils n'ont pas tout dit."

 

 

Après 25 jours de procès cumulés, rien de nouveau n'a émergé sur les faits eux-mêmes. Les anciens partenaires se sont accusés l'un et l'autre d'avoir porté des coups à l'enfant, sans les lier à son décès. La cour, qui a reconnu cette fois que Fiona a été victime de "maltraitance", a également prononcé un "retrait total de l'autorité parentale" de Cécile Bourgeon sur ses deux autres enfants.

 

 

"Un procès hypothéqué par l'émotion"

 

Renaud Portejoie, l’un des avocats de Cécile Bourgeon, a annoncé qu’il allait former "un pourvoi en cassation dès lundi".

 

 

Il y aura donc un troisième procès. Renaud Portejoie, l'un des avocats de Cécile Bourgeon

 

 

De son côté, l'avocat de Berkane Makhlouf s'est dit "déçu" du verdict. "Ce procès a été hypothéqué par l'émotion, a regretté Mohamed Khanifar au micro de France Bleu Pays d'Auvergne. Il y a eu certainement plus d'émotions que de justice, plus d'émotions que d'équité. Plus de raison aurait certainement permis une décision, à mon sens, plus convenable et plus satisfaisante pour tous."

 


19/02/2018
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Attitude

 

 

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18/02/2018
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Elfe

 

 

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18/02/2018
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Franceinfo - le mercredi 7 février 2018

 

 

Syrie : une centaine de jihadistes français ont été arrêtés par les Kurdes

 

 

Alors que l'organisation Etat islamique a été défaite dans le pays, le statut de ces citoyens français partis combattre à ses côtés est au cœur de discussions

 

 

 

"Une petite centaine" de jihadistes français a été arrêtée par les Kurdes, dans le nord-est de la Syrie, a déclaré Jean-Yves Le Drian, mercredi 7 février sur BFMTV. Alors que l'organisation Etat islamique a été défaite dans le pays, le statut de ces citoyens français partis combattre à ses côtés est au cœur de discussions. "Ils vont être jugés par les autorités judiciaires locales", a assuré le ministre des Affaires étrangères.

 

 

 

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Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à l'Elysée, le 30 janvier 2018.  (LUDOVIC MARIN / AFP)

 

 

 

La France veut rapatrier les enfants 

 

Ces jihadistes "ne seront pas rapatriés en France, dans la mesure où ce sont des combattants, donc ce sont des ennemis", a expliqué le ministre, confirmant la position déjà exprimée par le gouvernement. "Ce sont des gens qui ont commis des actes de barbarie. Des gens qui ont attaqué les Kurdes et les forces irakiennes, a-t-il justifié. Les conclusions de leur action, c'est qu'ils soient jugés par ceux qu'ils ont combattus."

 

 

 

En revanche, Jean-Yves Le Drian a affirmé que la France voulait faire revenir les enfants de jihadistes : "Nous voulons faire en sorte que, par le biais de la Croix-Rouge, nous puissions les rapatrier en France."

 


14/02/2018
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Franceinfo - le vendredi 2 février 2018

 

 

Rixes entre migrants à Calais : Gérard Collomb dénonce "un degré de violence jamais connu"

 

 

Vingt-deux personnes ont été hospitalisées après, notamment, plusieurs coups de feu. Parmi les blessés, quatre se trouvent dans un état critique. Le ministre de l'Intérieur s'est rendu sur place jeudi soir

 

 

 

"On a atteint une escalade de la violence devenue insupportable pour les Calaisiens et les migrants". Arrivé jeudi 1er février en début de nuit à Calais (Pas-de-Calais), le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a dénoncé "un degré de violence jamais connu" après les affrontements entre migrants afghans et africains survenus plus tôt dans plusieurs endroits de la ville et de ses alentours. 

 

 

Vingt-deux personnes ont été hospitalisées, selon un dernier bilan officiel. Cinq migrants ont été touchés par balles, dont quatre grièvement, et l'un d'eux a reçu une balle dans la nuque, selon une source policière citée par l'AFP.

 

 

 

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Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, s'entretient avec le personnal de la préfecture du Pas-de-Calais, vendredi 2 février 2018, après les rixes survenues entre plusieurs groupes de migrants dans la ville. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

 

 

Le ministre dénonce la présence de passeurs

 

Les autres souffraient de nombreux traumatismes et blessures diverses provoqués pour certains par des armes blanches, selon la préfecture. Et deux policiers sont également légèrement blessés. Il s'agit du bilan le plus lourd depuis le 1er juillet 2017 lorsque des bagarres inter-ethniques avaient fait 16 blessés, dont un grave. Un an plus tôt, le 26 juin 2016, d'autres rixes avaient fait 40 blessés. 

 

 

Une première rixe a éclaté vers 15h30, jeudi, entre une centaine de migrants érythréens et une trentaine d'Afghans, en un lieu proche du centre hospitalier de la ville où avait lieu une distribution de repas. Puis vers 16 heures, une deuxième rixe s'est déroulée à environ 5 km de là, à Marck-en-Calaisis. Puis en fin d'après-midi, de nouvelles violences ont éclaté dans la zone industrielle des dunes à Calais, non loin du site de l'ancienne "jungle".

 

 

"Je suis venu réaffirmer notre mobilisation face aux passeurs qui nourrissent quotidiennement violences et rixes", a ajouté Gérard Collomb. Le ministre de l'Intérieur a rencontré les forces de l'ordre, les pompiers et des membres de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

 


08/02/2018
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Franceinfo - le jeudi 1er février 2018

 

 

Calais : 18 migrants blessés, dont quatre par balle, lors de rixes

 

 

Le pronostic vital de quatre migrants est engagé. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb se rend sur place

 

 

 

Vives tensions dans la région de Calais (Pas-de-Calais). Jeudi 1er février, 18 migrants ont été blessés, dont cinq par balle, lors de bagarres entre Aghans et Erythréens, a déclaré le parquet. "Le pronostic vital des quatre blessés par balle est engagé", a-t-il précisé à l'AFP.

 

 

La première bagarre s'est déroulée aux alentours de 15h30 entre une "centaine de migrants armés de bâtons et de pierres" boulevard des Justes, près du centre hospitalier de la ville, selon la préfecture. A 17h45, cette rixe était terminée, mais la police était encore sur place, a constaté un correspondant de l'AFP. Vers 16 heures, une deuxième rixe a éclaté à environ 5 km de là, sur la commune de Marck, près du centre de logistique Transmarck.

 

 

 

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Des migrants assistent à une distribution de repas, à Calais (Pas-de-Calais), le 12 janvier 2018.  (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

 

 

 

Le ministre se rend sur place

 

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a annoncé qu'il se rendait sur place dans la soirée. Il doit passer la nuit sur place.

 

 

Il s'agit du bilan le plus lourd depuis le 1er juillet 2017 lorsque des bagarres inter-ethniques avaient fait 16 blessés, dont un grave. Un an plus tôt, le 26 juin 2016, d'autres rixes avaient fait 40 blessés, dont aucun n'avait été atteint gravement. La dernière rixe entre migrants ayant débouché sur des blessures par balle remonte au 25 novembre 2017, lors d'un échange de tirs entre deux groupes d'Afghans, possible règlement de comptes entre passeurs. Cinq d'entre eux avaient été blessés.

 

 

Environ 800 migrants vivent actuellement à Calais selon les derniers chiffres des associations, entre 550 et 600 selon la préfecture. Sur Twitter, un travailleur humanitaire sur place déclare que la situation est "plus que tendue" à Calais. Outre l'altercation de l'après-midi à proximité d'un lieu de distribution de repas, il indique qu'une "très grosse opération de destruction des abris" a eu lieu dans la matinée.

 


07/02/2018
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Franceinfo - le jeudi 1er février 2018

 

 

"Si Daech est dans la zone, on la nettoie" : entre la Syrie et l'Irak, des volontaires français combattent les derniers jihadistes

 

 

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Jérôme JadotRadio France

 

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À Kharaij, dans la région de Deir ez-Zor, près de la frontière irakienne, une poignée de volontaires français vivent en ce moment, en première ligne, les derniers jours de Daech. franceinfo les a rencontrés

 

 

 

Ils sont partis prendre les armes en Syrie, dans le camp opposé à l’État islamique : une poignée de volontaires français vivent en ce moment en première ligne, les derniers jours de Daech en tant qu’entité territoriale. Ils font partie des près de 200 combattants étrangers engagés au sein des forces kurdes. franceinfo a pu rencontrer deux d’entre eux à Kharaij, dans la région de Deir ez-Zor, près de la frontière irakienne, dans une des toutes dernières poches de résistance de l’État islamique.

 

 

 

L'unité "tabura enternasyonal"

 

Dans la cour de la grande maison qui sert de poste de commandement, une dizaine d’hommes en uniforme chargent leur paquetage dans deux gros pick-up. On parle ici anglais, mais pas seulement. Le "tabura enternasyonal", petite unité composée d’Américains, de Canadiens, d’Allemands est commandée par un Français. "Je m’appelle Hogir. C’est mon nom kurde : cela veut dire 'l'ami', 'le camarade'", lâche-t-il. Le commandant Hogir préfère ne pas dire grand-chose de sa vie d’avant à Paris : ni son nom, ni son métier. Le trentenaire a rejoint les combattant kurdes YPG, il y a un peu plus de deux ans.

 

 

 

 

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Le commandant Hogir est à la tête de l'unité "tabura enternasyonal" est baséà à Kharaij, dans la région de Deir ez-Zoren Syrie. (RADIO FRANCE / ERIC AUDRA)

 

 

 

Cela fait six mois pour cet autre volontaire, Kendal Breizh. Cet ex-ouvrier par intérim breton confie avec un sourire que si ses outils ne sont "pas tout à fait les même", sa mission ressemble, étant donné le "comportement de Daech", à une mission humanitaire. Kendal Breizh est opérateur lance-roquette au RPG7. Hogir, lui, est sniper et plutôt doué à en croire les soldats kurdes, dont il assure la couverture. "Nous faisons, explique-t-il, des contrôles avec la caméra thermique la nuit et avec des fusils de précision le jour. Et si Daech est dans la zone, on la nettoie."

 

 

 

À quatre kilomètres, la ligne de front

 

La zone ce sont ces maisons et ces champs aux abords de la ville de Kharaij. Depuis le toit du poste de commandement, on distingue la ligne de front à environ 4 km. Le matin même au petit-déjeuner, Hogir et ses hommes y ont été visés par des tirs de mortiers. Les combats sont âpres dans cette ultime bande d’une trentaine de kilomètres à reconquérir sur les rives de l’Euphrate. "C’est une petite zone, très réduite, décrit Hogir, mais où plusieurs centaines, voire milliers de combattants sont concentrés, qui vont être contraints de se battre : on est très proches de la fin de l’Etat islamique…"

 

 

Dans ces combats, un danger guette : celui d’avancer trop vite. "Parfois, explique le combattant, les YPG avancent la nuit et poussent la ligne de 800 mètres. Puis on s’aperçoit que Daech est derrière nous. C’est arrivé il y a quelques jours. Un commandant YPG est entré dans une mosquée située derrière les lignes. Il a pris trois balles : cinq combattants de Daech étaient toujours là…"

 

 

 

Des idéalistes loin de l'image de "Rambo"

 

Réunis autour d’un petit feu de bois pour une pause, Hogir et ses hommes ne renvoient pas l’image de "Rambo" en manque d’adrénaline. Moustache et lunettes rectangulaires, le commandant français se décrit comme un militant de gauche, séduit par l’idéal d’inspiration marxiste des Kurdes YPG.

 

 

"On a les forces d’Assad d’un côté, al-Nosra de l’autre, Daech, indique Hogir. Et, au milieu de toutes ces forces plus ou moins réactionnaires, on a un projet politique novateur, ouvertement de gauche, ouvertement progressiste, qui met au centre de sa politique l’émancipation des femmes et la démocratie directe."

 

 

 

"Moi, j’avais envie de venir sur place, de faire l’expérience d’une révolution"

Hogir

franceinfo

 

 

Un idéal révolutionnaire qui n’empêche pas Hogir d’exhiber, comme un trophée de guerre, des objets et documents émanant de Français engagés dans le camp d’en face. D’abord deux disques métalliques ornées de calligraphies arabes : des pièces de monnaie frappées par l’État islamique, retrouvées dans une maison civile. Il y a, aussi, une lettre d’amour d’un jihadiste, rédigée en français, ainsi que le règlement intérieur d’une communauté de veuves, lui aussi rédigé en français, consigne de ménage en sus.

 

 

Hogir souhaite que ces Français-là, ceux d’en-face, soient jugés ici en Syrie, là où se trouvent leurs victimes. De retour dans leur pays, certains combattants anti-Daech pourraient eux aussi être inquiétés par la justice, considérés comme des mercenaires. "Nous ne sommes pas payés", plaide Kendal Breizh, visiblement peu inquiet. "Il y a peu de conséquences, explique-t-il, pour les gens qui ont eu l’occasion de revenir, puisqu’il serait hypocrite pour la France de poursuivre ceux qui combattent avec les YPG alors qu’à quelques kilomètres d’ici, les forces spéciales françaises font la même chose…", estime-t-il avant de lâcher en riant : "Je vous en dirai davantage à mon retour, si je suis toujours en liberté."

 

 

 

 

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Kendal Breizh, ex-ouvrier par intérim breton. (RADIO FRANCE / ERIC AUDRA)

 

 

 

Kendal Breizh envisage de revenir en France dans six mois. Le quadragénaire ne nie pas avoir laissé une famille en Bretagne. Le jeune commandant Hogir, lui, n’imagine pas de retour pour le moment et se projette sur son prochain adversaire : l’armée turque. Cette dernière a lancé, il y a deux semaines, une offensive contre l’enclave kurde d’Afrine, au nord de la Syrie.

 

 

"Ce sera beaucoup plus difficile, estime-t-il. Contrairement à Daech, l’armée turque a des avions. Nous n’aurons plus de frappes aériennes avec nous, mais contre nous. Les combattants internationalistes sont venus défendre la révolution en cours : nous n’allons pas dire à nos camarades kurdes que comme cela devient chaud ici, nous rentrons en Europe. Ce n’est pas une option." Les hommes d’Hogir n’ont d’ailleurs pas le temps de traîner. Les deux pick-up sont prêts à filer vers le nord, une partie de l’unité vient d’être mobilisée sur le front d’Afrine. L’autre reste ici pour terminer la guerre contre l’État islamique.

 


06/02/2018
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Franceinfo - le mardi 30 janvier 2018

 

 

Mort d'Alexia Daval : comment Jonathann Daval est passé de veuf éploré à meurtrier présumé en moins de trois mois

 

 

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Benoît ZagdounFrance Télévisions

 

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L'époux de la joggeuse, retrouvée morte en octobre dans un bois de Haute-Saône, a été arrêté par les gendarmes lundi. Il a avoué mardi le meurtre de sa femme

 

 

 

Il a craqué. Face aux enquêteurs qui l'interrogeaient depuis plus de 24 heures à la gendarmerie de Besançon (Doubs), Jonathann Daval a avoué le meurtre de sa femme, Alexia, retrouvée morte fin octobre dans un bois de Haute-Saône, à quelques kilomètres de leur domicile de Gray-la-Ville. "Il a dit que c'était un accident, qu'il ne voulait pas et il regrette", ont indiqué ses avocats, maîtres Ornella Spatafora et Randall Schwerdorffer.

 

 

>> Meurtre d'Alexia Daval : suivez en direct les derniers développements de l'enquête.

 

 

La fin de trois mois de mensonges, pendant lesquel le mari avait nié être lié à la disparition de sa femme. Du veuf éploré au mari suspect, franceinfo retrace le film des événements.

 

 

 

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Jonathann Daval, le 4 novembre 2017 à Gray (Haute-Saône), près de ses beaux-parents, Jean-Pierre et Isabelle Fouillot, lors d'une course en hommage à son épouse tuée, Alexia Daval. (MAXPPP)

 

 

 

Un homme brisé face aux caméras

 

Le 2 novembre, Jean-Pierre et Isabelle Fouillot, les parents d'Alexia Daval, convoquent la presse dans une salle de la mairie de Gray. Ils prennent la parole pour la première fois. Les flashs des appareils photo crépitent. Les caméras sont braquées sur eux. Et une forêt de micros attend de recueillir leur parole. La disparition de leur fille suscite un émoi national.

 

 

La veille, le corps d'Alexia Daval a été identifié. Le cadavre a été découvert trois jours plus tôt, calciné et dissimulé sous des branchages, dans le bois d'Esmoulins, à quelques kilomètres du parcours que la jeune femme empruntait habituellement pour son jogging. La jeune femme de 29 ans était portée disparue depuis deux jours.

 

 

 

Ce jeudi soir-là, seule Isabelle Fouillot prend la parole, brièvement. "Nous avons décidé de rendre hommage à Alexia par l'organisation d'une marche blanche qui aura lieu ce dimanche 5 novembre dans la dignité et le respect", lit-elle. Jonathann Daval fait lui aussi face aux médias pour la première fois. Il est assis entre son beau-père et sa belle-mère. Silencieux, le visage agité, les lèvres pincées, le souffle court, il peine à contenir ses sanglots.

 

 

A la sortie de la mairie, à la nuit tombée, une vingtaine de personnes forme une chaîne humaine en soutien aux proches d'Alexia Daval. A Gray, les habitants sont sous le choc. Depuis des jours, ils déposent fleurs et bougies au pied du rideau de fer baissé du restaurant tenu par les parents de la victime. L'avis de recherche est toujours placardé sur la devanture.

 

 

 

En tête d'une course en hommage à son épouse

 

Une semaine jour pour jour après la disparition d'Alexia Daval, partie de bon matin faire son habituel jogging, selon les dires de son mari aux enquêteurs, des joggeurs et beaucoup de joggeuses se rassemblent à Gray pour rendre hommage à la jeune femme en courant.

Ses parents embrassent les coureurs avant le départ. A nouveau, c'est Isabelle Fouillot qui s'exprime pour les remercier de ce geste de solidarité. "C'était l'activité préférée de ma fille et j'encourage tout le monde à courir", déclare-t-elle, émue.

 

 

 

Jonathann Daval, un ruban blanc noué autour du bras gauche, s'élance en tête, des dizaines de coureurs dans sa foulée. Ensemble, ils suivent le trajet en bord de Saône qu'affectionnait Alexia Daval. La course s'achève par une minute de silence d'une foule compatissante en tenue de sport autour de son mari.

 

 

De Paris à Marseille en passant par Nancy ou Dijon, des centaines de joggeurs et de joggeuses, choqués par la mort d'Alexia Daval, prennent part à des courses similaires.

 

 

 

"Cette plénitude me manquera terriblement"

 

Deux jours plus tard, la marche voulue par les parents de la jeune femme réunit une foule impressionnante dans les rues de Gray. Plus de 8 000 personnes – au moins 3 000 de plus que le nombre d'habitants de la ville – foulent le pavé d'un pas lent. Tous réclament justice. Beaucoup ne cachent pas leur émotion. 

 

 

Jonathann Daval marche en tête du cortège, une rose rouge à la main, tandis que ses beaux-parents en tiennent des blanches. La douleur se lit sur son visage. Sa belle-mère le tient par le bras. Son beau-père pose la main sur son épaule.

 

 

 

Le cortège parcourt ainsi deux kilomètres, le long de la rivière, là où Alexia Daval aimait tant courir. La volonté de la famille a été respectée : la marche est silencieuse, digne et sans banderole ni message de revendication.

 

 

A la fin du cortège, les parents et le mari montent sur une estrade et prennent la parole chacun à leur tour. Jonathann Daval dit quelques mots d'une voix douce et brisée. Les larmes coulent sur ses joues.

 

 

La force de notre couple nous faisait nous dépasser, dans nos sorties et notre vie commune. Cette plénitude me manquera terriblement.Jonathann Daval, mari d'Alexia Davalle 6 novembre 2017, à Gray (Haute-Saône), lors d'une marche silencieuse en hommage à son épouse tuée

 

 

Un veuf en larmes aux obsèques

 

Neuf jours après la découverte du corps d'Alexia Daval, ses obsèques sont célébrées dans la basilique de Gray. Là où elle avait épousé Jonathann Daval, quelques années plus tôt. L'archevêque de Besançon a fait le déplacement. L'église est trop petite pour accueillir la foule qui se presse sur le parvis sous une fine pluie glaciale. 

 

 

A leur arrivée, le beau-père soutient son gendre. Jonathann Daval retient avec difficulté ses larmes, devant les portraits géants de son épouse qui encadrent l'entrée du lieu de culte. Jean-Pierre et Isabelle Fouillot affichent un visage fermé. Le trentenaire, tout de noir vêtu, se signe avant que le haillon du corbillard ne se referme sur le cercueil en bois clair de son épouse.

 

 

Deux jours plus tôt, la procureure de Besançon a dévoilé à la presse les conclusions de l'autopsie"S'il est avéré qu'elle a subi des violences physiques, en revanche, la cause de sa mort n'est pas encore établie avec certitude. Son décès est probablement lié à une asphyxie. De la même manière, il n'est pas possible, comme il l'a été dit, d'affirmer hélas qu'elle n'a pas été violée."

 

 

 

Rumeurs et soupçons à Gray

 

Plus de quinze jours après la mort d'Alexia Daval, le mystère reste entier et le meurtrier court toujours. A Gray, les habitants réclament un coupable. Et depuis quelques jours, une rumeur persistante se fait entendre : le mari ne serait pas étranger à la mort de sa femme. Personne n'a vu courir cette joggeuse, dont seul l'époux assure qu'elle est partie faire son jogging le samedi matin. Et que s'est-il passé entre les deux conjoints, la nuit précédente, derrière les murs de leur maison, une fois rentrés de leur "soirée raclette" en famille, chez les Fouillot.

 

 

L'avocat de Jonathann Daval, Randall Schwerdorffer, défend son client contre cette rumeur "ridicule" et "stupide". "Je n'ai pas connaissance de difficultés de couple", plaide-t-il. Il fait cependant un aveu : il y a eu "des possibilités d'interpellation" de son client, "y compris le jour de l'enterrement" d'Alexia Daval. "Mais attention", prévient-il. "Qu'on ne se trompe pas d'auteur" pour le meurtre. "Ce serait dramatique."

 

 

 

 

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Une femme se recueille devant le commerce tenu par les parents d'Alexia Daval, le 2 novembre 2017 à Gray (Haute-Saône). (SEBASTIEN BOZON / AFP)

 

 

 

 

Le 28 novembre, un mois jour pour jour après la disparition, l'avocat fait un nouveau point sur l'enquête. "On a retrouvé des indices en nombre important", confirme Randall Schwerdorffer. Ces indices vont permettre "des investigations importantes""techniques" et "scientifiques", "et notamment des prélèvements d'ADN", indique-t-il. "On sent que l'enquête arrive à son terme, assure-t-il. Avant la fin décembre, avant les fêtes (...), on aura la solution de cette affaire."

 

 

A Gray, les parents d'Alexia Daval ont rouvert leur commerce. Les habitants attendent la résolution de l'énigme et l'arrestation d'un suspect qui mettra fin à leurs craintes et leurs soupçons.

 

 

 

"L'étau se resserre violemment"

 

Il est un peu plus de 9 heures, lundi 29 janvier, quand des gendarmes viennent arrêter Jonathann Daval à son domicile de Gray-la-Ville. L'homme est interrogé, sa maison perquisitionnée. Mardi matin, sa garde à vue à la gendarmerie de Besançon est prolongée de 24 heures. Les enquêteurs ont des questions à lui poser. Et son avocat lui-même laisse entendre que le sort de son client pourrait bientôt basculer.

 

 

Ses beaux-parents "maintiennent" toutefois "la même confiance qu'ils avaient" à l'égard de leur gendre "avant la mort de leur fille" et "cette confiance n'a pas été remise en cause jusqu'à ce jour", selon leur avocat Jean-Marc Florand. Ils "souhaitent de tout cœur que Jonathann Daval soit relâché ce soir ou demain matin et qu'il y ait un communiqué indiquant qu'aucune charge n'ait été retenue à son encontre". A Gray, les habitants en quête de vérité accusent le coup de ce dernier rebondissement de l'affaire.

 

 

Jonathann n'est pas soupçonné par hasard, c'est une réalité.Randall Schwerdorffer, avocat de Jonathann Davalau deuxième jour de la garde à vue de son client à Besançon (Doubs)

 

 

Jonathann Daval "maintient rigoureusement sa version" des faits, selon laquelle il n'a rien à voir avec la mort de son épouse. Mais "l'étau se resserre violemment", concède son avocat, qui constate "des éléments effectivement gênants" concernant la déposition de son client. "On nous a apporté des éléments qui (...), effectivement, posent des véritables questions", glisse-t-il. Et de conclure : "La seule personne qui est capable de dire s'il est coupable ou innocent, c'est lui-même, et la garde à vue n'est pas finie. Jonathann doit encore s'exprimer."

 

 

 

"Il l'a étranglée"

 

C'est chose faite quelques heures plus tard. Aux enquêteurs, Jonathann Daval avoue le meurtre, tout en assurant qu'il s'agissait d'un "accident""Il l'explique parce qu'ils avaient une relation de couple avec de très fortes tensions (...) A un moment, il y a eu des mots de trop, qu'il n'a pas su gérer", a ensuite détaillé devant la presse Maître Schwerdorffer. "Il l'a étranglée", a-t-il ajouté, assurant que son client n'avait "pas été dans une logique criminelle" et "n'avait impliqué personne d'autre".

 

 

"Il n'a jamais essayé de mettre le feu au corps d'Alexia", a ajouté l'avocat. Pourtant, le corps de la jeune femme de 29 ans avait été retrouvé partiellement brûlé, dissimulé sous des branchages dans le bois d'Esmoulins. Pour son avocat, "dès le départ, tout le monde a vu que Jonathann cachait un secret plus lourd que la disparition de son épouse".

 


06/02/2018
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Franceinfo - le mercredi 31 janvier 2018

 

 

Meurtre d'Alexia : Jonathann Daval mis en examen pour "meurtre sur conjoint", annonce la procureure

 

 

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Ilan CaroVincent DanielElise LambertFrance Télévisions

 

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Le suspect de 34 ans, qui a d'abord nié être lié au meurtre de sa femme, était placé en garde à vue depuis lundi soir, à la gendarmerie de Besançon. Il a avoué les faits mardi dans l'après-midi

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Jonathann Daval a avoué. Le mari d'Alexia Daval, la joggeuse retrouvée morte fin octobre dans un bois de Haute-Saône, a indiqué aux enquêteurs l'avoir tuée "par accident", ont annoncé mardi 30 janvier ses avocats. Un peu plus tard dans la soirée, la procureure de Besançon (Doubs), Edwige Roux-Morizot, a annoncé sa mise en examen pour "meurtre sur conjoint".

 

 

>> Meurtre d'Alexia Daval : suivez la situation en direct au lendemain des aveux de Jonathann Daval

 

 

"Nous n'avons pas retenu la préméditation". La procureure n'a pas retenu la qualification d'assassinat. "Mais il encours quand même la réclusion criminelle à perpétuité", a-t-elle précisé.

 

 

Une relation de couple avec "de très fortes tensions". Pour justifier son geste, Jonathann Daval a évoqué "une relation de couple avec de très fortes tensions (...) A un moment il y a eu des mots de trop, qu'il n'a pas su gérer".

 

 

Un meurtre par étranglement. Devant la presse, l'avocat a indiqué que Jonathann Daval avait "étranglé" sa femme. L'autopsie avait révélé que la jeune femme avait été victime de violences, de coups et avait été asphyxiée. Selon son avocat, le mari d'Alexia Daval n'a "impliqué personne d'autres" dans son geste. "Jonathann Daval le dit fermement, il n'a jamais essayé de mettre le feu au corps d'Alexia, nous n'avons pas d'explication à ce sujet", a-t-il toutefois précisé.

 


06/02/2018
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Franceinfo - le mercredi 31 janvier 2018

 

 

"C'est toute la République qu'on agresse", réagit Emmanuel Macron après l'agression d'un enfant juif à Sarcelles

 

 

L'enfant de 8 ans, qui portait la kippa, a été roué de coups lundi par deux jeunes d'une quinzaine d'années qui ont pris la fuite

 

 

 

Des "actes ignobles". Emmanuel Macron a condamné sur Twitter, dans la nuit du mardi au mercredi 31 janvier, l'agression d'un enfant portant une kippa survenue lundi à Sarcelles (Val-d'Oise). 

 

 

La victime a été agressée par deux adolescents alors qu'elle se rendait à un cours de soutien scolaire. L'enfant a été roué de coups par deux jeunes d'une quinzaine d'années qui ont pris la fuite. Le parquet de Pontoise a ouvert une enquête en flagrance. En l'absence de mobile apparent, il privilégie le caractère antisémite de l'agression. L'enquête a été confiée à la sûreté départementale.

 

 

 

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Emmanuel Macron, mardi 30 janvier 2018 au palais de l'Elysée. (PHILIPPE WOJAZER / AFP)

 

 


06/02/2018
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Franceinfo - le lundi 29 janvier 2018

 

 

Le mari d'Alexia Daval, la joggeuse assassinée fin octobre en Haute-Saône, a été interpellé

 

 

Le corps de la jeune femme a été trouvé deux jours après sa disparition, calciné, dissimulé sous des branchages, à plusieurs kilomètres du parcours habituellement emprunté par la jeune femme

 

 

 

Le mari d'Alexia Daval, la joggeuse assassinée fin octobre en Haute-Saône, a été interpellé peu après 9 heures, annonce lundi 29 janvier la procureure de Besançon, Edwige Roux-Morizot. Une perquisition est en cours à son domicile.

 

 

Jonathan Daval, 34 ans, avait prévenu les gendarmes, le samedi 28 octobre vers midi, inquiet de ne pas voir rentrer son épouse Alexia, partie faire son jogging vers 9h30. Le corps de la jeune femme avait été trouvé deux jours plus tard, calciné, dissimulé sous des branchages, dans le bois de Velet-Esmoulin, à plusieurs kilomètres du parcours habituellement emprunté par la jeune femme.

 

 

 

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Jonathan Daval, lors d'une conférence de presse à Gray (Haute-Saône), le 2 novembre 2017. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

 

 

La piste d'une dispute conjuguale

 

Les enquêteurs explorent l'hypothèse d'une "dispute conjugale qui aurait mal tourné". "Le couple, qui avait des difficultés à avoir un enfant, connaissait en effet de vives tensions", selon des sources citées par l'AFP. Lors de sa première audition, en tant que simple témoin, Jonathan Daval avait d'ailleurs évoqué une dispute avec sa compagne la veille de sa disparition. Cette altercation expliquait, selon lui, les marques de griffures, voire de morsures visibles sur ses mains.

 

 

Interrogée par l'AFP, la procureure de Besançon a seulement confirmé l'interpellation du mari et n'a pas voulu donner d'autres informations. Elle a prévu de tenir une conférence de presse à l'issue de la garde à vue de Jonathan Daval.

 

 

Fin novembre, l'avocat du jeune homme  avait déploré les "rumeurs toxiques" désignant son client comme potentiel auteur du meurtre de son épouse. "Il a découvert tout cela sur les réseaux sociaux avec effarement ! Il se demande comment on peut penser une telle chose, c'est très violent", avait déclaré Me Randall Schwerdorffer.

 

 


05/02/2018
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Fashion

 

 

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05/02/2018
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